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10 avril 2026

Félicitations à Charles Corval, notre nouveau docteur en science politique

Le CEVIPOF adresse ses félicitations à Charles Corval pour la soutenance de sa thèse de théorie politique, intitulée “Pourquoi connecter des objets ? ”Examen phénoménologique des utopies et critiques de l’objet connecté dans la perspective d’une théorie de la justice fondée sur un principe de durabilité des techniques, soutenue à la fin du mois de mars, sous la direction des professeurs Frédéric Gros et Pierre-Antoine Chardel.

Par la rigueur de son analyse et l’originalité de sa problématique, cette thèse apporte une contribution significative aux débats contemporains en théorie politique et en philosophie des techniques.

Le CEVIPOF salue la qualité de cette recherche et lui adresse tous ses vœux de réussite pour la poursuite de ses travaux.

 

Soutenance thèse Charles Corval
Soutenance thèse Charles Corval 27 mars 2026 - Jury : Benjamin BOUDOU, Pierre‑Antoine CHARDEL, Franck CORMERAIS, Divya DWIVEDI, Frédéric GROS, Xavier GUCHET, Virginie TOURNAY (crédits : CEVIPOF)

Pour en savoir plus

“Cette thèse propose un examen phénoménologique des objets connectés afin de contribuer aux conceptions politiques contemporaines de la justice et du bien. Les objets connectés désignent l’ensemble des artefacts rehaussés par une connexion aux réseaux numériques, inscrits dans le projet d’un Internet des objets promettant l’interconnexion de toutes les productions humaines au sein d’une même infrastructure. 

Après une première partie consacrée à l’élaboration d’une phénoménologie des objets connectés et à sa conceptualisation, la thèse dresse, dans une deuxième partie, une cartographie des principales utopies qui les entourent : l’hédonisme technologique de la maison connectée, l’idéal d’une informatique calme promettant une autonomie individuelle renouvelée, les tentatives anarchistes de dépassement du capitalisme par la connectivité, et de nouveaux modèles cybernétiques de l’action étatique. La troisième partie reconstruit les critiques adressées au mouvement d’interconnexion des choses, en soulignant les menaces pesant sur l’individualité, les nouvelles formes d’exploitation et la réduction de la pensée humaine à une quête de puissance. La quatrième partie prolonge l’analyse en interprétant le rapport à l’objet connecté comme la généralisation d’une relation phénoménologique à un quasi-autre. Elle permet de concevoir la justice comme une exigence de durabilité des formes de vie associées à ces objets. 

La thèse assume ainsi une conclusion normative, dont l’horizon est l’impératif de faire durer les choses par la connexion, et s’achève par une proposition de matérialisme politique visant à favoriser l’attachement aux choses, à encourager la vertu de maintenance et à réévaluer l’anthropomorphisme technologique.”

 

Les membres du Jury

M. Benjamin BOUDOU, Professeur des Universités, Université de Rennes. (Rapporteur)
M. Franck CORMERAIS, Professeur des Universités émérite, Université de Bordeaux Montaigne. (Rapporteur)
M. Pierre-Antoine CHARDEL Professeur des Universités, Institut Mines-Télécom Business School
Mme Divya DWIVEDI, Professeure des Universités, Institut indien de technologie de Delhi.
M. Frédéric GROS, Professeur des Universités, IEP de Paris.
M. Xavier GUCHET, Professeur des Universités, Université de technologie de Compiègne.
Mme Virginie TOURNAY, Directrice de recherche CNRS, IEP de Paris.

 

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