
Accueil>Recherche>Groupes de recherche et séminaires>LabSem (séminaire général du laboratoire)
LabSem (séminaire général du laboratoire)
À propos

Programmé un jeudi par mois, le Labsem se veut un temps fort de la vie scientifique du CERI. Pensé comme un véritable “Lab”, il est un laboratoire d’idées, d’expérimentation et de recherche, autant qu’un espace de discussion, d’interaction et d’échange.
Une place particulière est accordée aux doctorantes et doctorants, qui ont vocation à y jouer un rôle essentiel. D’une durée d’une heure et demie, chaque séance est conçue librement par les intervenantes et intervenants. Ceux-ci sont invités à proposer des approches thématiques et interdisciplinaires innovantes.
Programme 2026-2027
8 octobre 2026 (12:30-14:00)
Laurence Louër
Titre : Travail et ordre politique dans les pays du Golfe
Discutant : À confirmer
12 novembre 2026 (12:30-14:00)
Laurent Bonnefoy
Titre : Le champ religieux omanais
Discutant : À confirmer
10 décembre 2026 (12:30-14:00)
Chiara Ruffa
Titre : How do international norms die? Exploring modalities of norms hollowing out
Discutant : À confirmer
14 janvier 2027 (12:30-14:00)
Paul Grassin
Titre : Maintenir l’ordre au quartier. Ethnographie symétrique du travail de police en milieu urbain au Malawi
Discutant : À confirmer
11 février 2027 (12:30-14:00)
Benoît Pélopidas
Titre : Dé-démocratisation, course aux armements et production de risques catastrophiques globaux
Discutant : Elias Brugidou, Doctorant
11 mars 2027 (12:30-14:00)
Sandrine Revet
Titre : À confirmer
Discutant : À confirmer
8 avril 2027 (12:30-14:00)
Hélène Combes, Sandrine Perrot & Elise Massicard
Titre : À confirmer
Discutant : À confirmer
13 mai 2027 (12:30-14:00)
Elena Butti
Titre : Criminal Labour and Criminalized Lives at the Bottom of Colombia’s Drug Economy
Discutant : À confirmer
21 mai 2026
Traquer, tracer les pêcheries thonières de la région Pacifique - Une enquête sur la surveillance et la territorialisation de l'environnement "offshore"
Responsable scientifique : Juliette Kon Kam King
Cette présentation reviendra sur les principaux résultats d’une recherche empirique portant sur les politiques et pratiques de surveillance des pêcheries industrielles thonières et de l’environnement océanique, en lien avec la territorialisation des espaces "offshore" (de haute mer) par les États et territoires insulaires du Pacifique. La recherche explore ainsi les modalités de surveillance et de contrôle d'un environnement plus qu'humain, labile et difficile d'accès, en raison de son éloignement tant matériel que social.
L'analyse proposée s’appuie sur une enquête socio-historique (archives, histoire orale) combinée à une enquête ethnographique multi-située et multi-niveaux, suivant le "cycle de vie" des données de surveillance auprès d'acteurs rattachés à l'industrie thonière, sa gestion, son suivi scientifique et son contrôle policier.
La présentation décrira le déploiement et le fonctionnement pratique des principaux dispositifs de surveillance des pêcheries thonières (programmes de collecte de fiches de pêche, d'observateurs embarqués, de marquage des thonidés, et de surveillance et de patrouille maritimes), en relation avec la création des Zones Économiques Exclusives (ZEE) et de l'Organisation régionale de gestion des pêches du Pacifique Ouest et Central. Elle montrera la dépendance de ces dispositifs envers des infrastructures de surveillance limitées et limitantes, et la coexistence de diverses formes de surveillance « scientifique », « réglementaire », « coercitive » ou encore « commerciales » au sein de « dispositifs frontières » polyvalents et partagés. Elle discutera les frictions, et les formes de verrouillage, d’ignorance et d’inaction qui dérivent de cet entremêlement et qui façonnent notamment des formes de territorialisation et de souveraineté réduites et diluées par l’environnement marin.
Ces considérations soutiendront une réflexion au croisement des science and technology studies, des surveillance studies et des humanités environnementales, proposant de décloisonner l’étude de « la » surveillance pour mieux considérer sa diversité et sa complexité.
16 avril 2026
Science diplomacy in the age of sciento-populism : rethinking the role of knowledge in international relations
Responsable scientifique : Stéphanie Balme
The seminar recenters science diplomacy as a core concept in international relations by examining its transformation under conditions of rising sciento-populism, where science and knowledge production are increasingly politicized and delegitimized. It analyses how scientific knowledge is reconfigured through shifting dynamics of cooperation, competition, and sanctions, and how knowledge production itself becomes a strategic resource shaped by power and epistemic rivalries, thereby driving the rise of technonationalism in international relations.
Le séminaire repositionne la diplomatie de la science comme concept central des relations internationales en examinant sa transformation dans un contexte de montée du sciento-populisme, où la science et la production de connaissances sont de plus en plus politisées et délégitimées. Il analyse la manière dont la connaissance scientifique est reconfigurée par l'évolution des dynamiques de coopération, de compétition et de sanctions, et comment la production de connaissances devient un enjeu stratégique influencé par le pouvoir et les rivalités épistémiques, ce qui alimente la montée du technonationalisme dans les relations internationales.
19 mars 2026
#Tradwives: comprendre les ‘Serena Joy’ de la manosphère
Responsable scientifique : Béatrice Châteauvert-Gagnon
« Se soumettre à son mari comme si on était en 1959 » : telle est l’une des devises des #tradwives (mot-valise pour épouses traditionnelles), un mouvement de plus en plus important de femmes qui se réclament d’un mode de vie traditionnel composé d’une domesticité sans faille, d’une dévotion à ses enfants et à son foyer, et d’une soumission assumée envers son mari. Ayant rapidement gagné en popularité suite à une vague d’attention médiatique, les #tradwives sont passées d’un phénomène anglo-étatsunien proche des mouvements d’extrême droite à une mouvance globalisée comprenant plusieurs variantes selon les contextes. L’esthétique léchée des influenceuses tradwives vend sur les médias sociaux un mode de vie tiré d’une publicité des années 50 ou d’une vie pastorale idyllique faite de confitures maison, d’enfants épanouis et d’une maison bien tenue; et promettant un retour mythique vers une époque fantasmée où les femmes étaient libérées des injonctions de la vie moderne et les hommes (blancs) occupaient la place qui leur revient en haut de l’échelle sociale. Bien que seules certaines soient ouvertement/explicitement liées à la manosphère et aux idéologies d'extrême droite, elles partagent toutes une posture antiféministe et une blanchité épistémologique implicite (Mattheis 2021) sur laquelle repose leur nostalgie d'un passé fantasmé. Cette présentation visera à explorer différentes pistes intellectuelles pour appréhender le phénomène des #tradwives et le rôle qu'il joue dans l’écosystème de plus en plus décomplexé des mouvements réactionnaires transnationaux.
12 février 2026
Gabriel Vommaro (Conicet, UNSA) sur “La construction de la droite radicale et la sociologie politique de ses électeurs: le cas de Milei en Argentine”
Marie-Hélène Sa Vilas Boas (Ermes, Université de Nice) sur “L'autoritarisme au nom de la chrétienté: le bolsonarisme à Rio”
Responsable scientifique : Hélène Combes
Alors qu'en décembre 2025 l'extrême droite a remporté l'élection présidentielle au Chili, cette séance vise à analyser l'implantation sociale et politique des droites radicales dans les Amériques, depuis une perspective de sociologie politique. Elle s'appuiera sur la comparaison de deux contextes, l'Argentine et le Brésil, et des enquêtes empiriques de long terme auprès des électeurs et des militants.
15 janvier 2026
"Les habitants de Tokyo allaient se révolter contre le régime". Retour sur la construction de la croyance dans l'efficacité des bombardements aériens
Responsable scientifique : Mathias Delori
11 décembre 2025
An Oxford Handbook on International Economic Governance (2025) : questions sur la justice privée internationale
Responsable scientifique : Jérôme Sgard
Discutante : Stéphanie Balme
Sur les marchés internationaux, des conflits lourds opposent en permanence des multinationales, des banques et autres investisseurs financiers ou encore des pays bénéficiaires des investissements directs. Résoudre ces différends et permettre ainsi aux échanges de continuer est un enjeu premier de régulation : interprétation des contrats, confrontation réglée des arguments, rapport à un “droit applicable”, exécution des jugements, etc. Au plan intérieur, c'est le travail des tribunaux de commerce. Au plan international, c'est en premier lieu celui de l'arbitrage privé international : une justice privée, largement extra-territoriale. Nous présenterons cette institution si puissante et si discrète avant de discuter d'un travail en cours, qui devrait aboutir à un livre dans les prochaines années : l'histoire politique, économique et juridique de cette institution, les transactions avec les États qui lui ont donné son ascendant, la sociologie des entrepreneurs institutionnels qui l'ont bâtie - depuis un siècle, à Paris.
20 novembre 2025
Aysen Uysal et Alexandra Arkhipova
La délation en situation autoritaire/Denunciation in an authoritarian context
Discutant : Gilles Favarel-Garrigues
Cette séance, organisée en partenariat avec la revue Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques (SPC) valorisera deux enquêtes sur la délation en situation autoritaire, en Russie et en Turquie. Dans une perspective comparative, elle permettra de s'interroger non seulement sur la manière dont les situations autoritaires encouragent la délation ordinaire, mais aussi sur les méthodes qui peuvent être déployées en sciences sociales pour enquêter sur ce phénomène.
16 octobre 2025
The political economy of Africa's links with Asian Financial Centres: Focus on Dubai, Singapore and Hong Kong
Responsable scientifique : Ricardo Soares de Oliveira
Discussant : Jérôme Sgard
Offshore financial centres (OFCs) - jurisdictions that cater to non-residents by providing secrecy, low or non-existent taxation, light regulation, and easy incorporation rules - are the hidden infrastructure of the global economy. The UN estimates that $88.6 billion per year leaves Africa in the form of capital flight, with much of it routed through, or ending up in, OFCs. A historical study of Africa’s offshore links would have rightly focused on Western jurisdictions. Since the 2008 global financial crisis, however, Africa’s offshore links have diversified. This is notably the case of Asian jurisdictions and fits the wider pattern of deepening Asian-African connections since the turn of the century. These offshore dynamics remain poorly researched despite their significance for Africa’s changing position in the global economy.
This presentation will focus on Africa’s offshore links with Dubai, Hong Kong, and Singapore. Dubai looms largest as the de facto global headquarters for African corporate registration and the location of choice for African elites as well as foreigners doing business with Africa. The world’s third-largest financial centre and a major base for the offshore renminbi trade, Hong Kong is primarily a gateway for Chinese investors into Africa. Singapore is a financial services and commodity trading hub with strong African connections, but only a limited presence by African high-net-worth individuals. Despite the importance of the development discussed in this presentation, I argue that it is nothing like an alternative “Asian offshore system”. This is rather the same densely interwoven and multijurisdictional offshore world, further diversified across new geographies, but functioning in strikingly similar manners. Crucially, the world-class services the Asian OFCs host are often proffered by the same (Western) blue-chip firms that have long experience of the offshore world.
15 mai 2025
La coercition au-delà de l'enfermement : la libération des migrants de Malte et la contrainte du travail
Responsable scientifique : Lucas Puygrenier
Les camps pour migrants ont souvent été décrits comme les lieux de manifestations des tendances autoritaires ou illibérales au sein même des démocraties. A partir du cas des politiques de détention à Malte, cette communication explore à l'inverse des formes plus inattendues d'exercice de la contrainte qui se réalisent au-delà de la réclusion. En discutant la façon dont la mise en liberté des personnes en exil s'accompagne de dynamiques de mise au travail, il s'agit de réfléchir à la diversité des modes d'expression de la coercition et du contrôle de populations jugées "de trop" aux frontières de l'Europe.
La rente migratoire. État, espace et économie morale de l'inégalité (The migration rent. State, space and the moral economy of inequality)
Responsable scientifique : Hélène Thiollet
This chapter examines how corporate colonialism shaped the foundations of contemporary migration governance in Saudi Arabia and the broader Gulf region. It explores how oil companies, particularly the US-owned Aramco, acted as agents of quasi-colonial rule, embedding systems of extraction, labour management, and social differentiation. These are central processes in the production of a "migration rent," a symbolic and material surplus extracted from mobility and mobile people within Saudi Arabia and across transnational networks. Through the hybridisation of imperial and vernacular institutions, practices such as the kafala (sponsorship) system emerged, institutionalising migration rentierism and racialised labour hierarchies. By analysing the intertwining of corporate power, religious mobility governance, and local state-building strategies, the chapter demonstrates how historical patterns of extraction and differentiation continue to influence migration politics today without entirely determining it. It contributes to broader debates on colonial legacies in migration studies, to the political economy of the Gulf, and fleshes out original theoretical frameworks that can travel beyond the Gulf: the "colonial migration state" and the "migration rent".
19 avril 2025
L’ordre du chaos. Comprendre les variations autoritaires dans la région MENA
Responsable scientifique : Nadia Marzouki et Hamza Meddeb
10 avril 2025
Authoritarian deeper states (national-populism and tech): the cases of Modi’s India and Xi Jinping’s China.
Responsables scientifiques : Stéphanie Balme, Jean-Louis Rocca et Christophe Jaffrelot.
13 mars 2025
La mise en récit de l’esclavage colonial et de ses héritages contemporains dans les lieux d’autorité que sont les musées
Responsable scientifique : Androula Michael (CNRS/CERI)
La proposition artistique de Fred Wilson, Mining the Museum (avril 1992 - février 1993), présentée au Maryland Historical Society (maintenant Maryland Center for History and Culture) à Baltimore, a marqué un tournant dans la mise en lumière des silences et des biais des institutions muséales face à l’histoire coloniale esclavagiste. Dans son sillage, des artistes contemporains tels que Kara Walker, Nona Faustine, Barthélémy Toguo, Moridja Kitenge Banza ou encore Romuald Hazoumé investissent les musées et ouvrent des espaces de contre-discours, interrogeant les formes d’autorité qui régissent la mémoire de l’esclavage colonial et ses héritages contemporains. Cette intervention explore les stratégies artistiques et curatoriales qui, par le sensible, initient un dialogue essentiel entre création, mémoire et pouvoir.
16 janvier 2025
Individualisation, personnalisation, autorité: le gouvernement du social en Mauritanie et au Maroc.
Responsables scientifiques : Béatrice Hibou (CERI-Sciences Po/CNRS) & Boris Samuel (IRD-Imaf)
12 décembre 2024
Érosion des normes et pratiques autoritaires
Responsables scientifiques : Chiara Ruffa et Louise Beaumais
What are the consequences of crises in democratic contexts? How do we see authoritarian behaviour emerge in democracies and in a rule-based international (dis)order? What mechanisms can we observe? In this LabSem, we explore key themes and dynamics of authoritarian postures and behaviors across 'crises', ranging from migration, international norms, war and nuclear futures
Introduction: Louise Beaumais and Chiara Ruffa
Migration as Crisis and the question of migration and de-democratisation/ illiberalisation of policies - Hélène Thiollet
Norm erosion in international politics - Chiara Ruffa
The production of future military crises: reordering stability and continuity in social order rather than adaptation - Louise Beaumais, with(out) Éric Sangar
The liberal way of war in times of crisis - Mathias Delori, online
The production of nuclear future - Benoît Pelopidas, online
14 novembre 2024
Documenting repression: a conversation about data collection challenges
Responsables scientifiques : Jérôme Doyon et Gilles Favarel-Garrigues
This session focuses on how to collect data on state repression in various authoritarian contexts. The session will start with a presentation by Daniil Beilinson (co-founder of the NGO OVD-Info, exiled in France) on the work of OVD-Info regarding legal and police repression in Russia, and in particular, the challenges met by the organisation when it comes to collect and analyse data. Funded in 2011, OVD-Info has faced the hardening of the Russian regime, following the war in Ukraine, and was registered as a "foreign agent" in 2021. The second part of the session will take the form of a conversation between Daniil Beilinson and CERI researchers working on different countries (such as China, Turkey or India), as well as the audience more broadly, to think comparatively on how to document repression in authoritarian contexts. This session aims to foster a methodological conversation between academics and NGO-based researchers working on different political systems and focusing on different forms of state repression.
For information: OVD-Info website in English: https://en.ovdinfo.org/
24 octobre 2024
Variations autour d’un adagietto de Gustav Mahler : individus, institutions et régimes. Adagietto. Sehr langsam, Symphonie n.° 5, Gustav Mahler, 1901-1902
Responsables scientifiques : Nadège Ragaru et Jeanne-Louise Roellinger
Introduction : Laurence Louër
Discutante : Laure Schnapper, Centre Georg Simmel, EHESS.
C’est en accompagnant cette partition emblématique du compositeur Gustav Mahler en trois lieux, trois moments et trois mondes sociaux que l’on interrogera ici certaines des formes prises par les variations autoritaires – dans un champ professionnel (celui de la musique classique), dans les rapports de conjugalité et dans un régime politique où la répression a été associée (entre autres) à l’expérience de l’exil. À chaque étape, il s’agira de suggérer des approches possibles des configurations autoritaires, de leurs acteurs, de leurs institutions et de leurs mécanismes sociaux. Il sera donc question de sources (sonores, visuelles ou scripturaires), de démarches (microsociales ou multiscalaires ; individualisantes ou holistiques ; comparatives ou circulatoires ; sensibles au genre), de champs disciplinaires (science politique, histoire) et de la contribution des savoirs de l’art et de la fiction aux sciences sociales.
Suivez-nous
Nous contacter
Contact Média
Coralie Meyer
Tel: +33 (0)1 58 71 70 85
coralie.meyer@sciencespo.fr
Éléonore Longuève
Tel: +33 (0)1 58 71 70 09
eleonore.longueve@sciencespo.fr
