Les Eglises, outil de médiation au Soudan du Sud

Auteur(s): 

Sébastien Fath, directeur du GRSL – EPHE, Paris

Illustration

"ABU DHABI, UNITED ARAB EMIRATES-FEBRUARY 5, 2019: Pope Francis historic papal visit on Tuesday, February 5, 2019 in Abu Dhabi, United Arab Emirates. This is the first ever papal visit to Muslim Gulf."

Une guerre civile déchire le Soudan du Sud depuis décembre 2013. Elle a généré, avec le conflit yéménite et le conflit syrien, une des plus graves crises humanitaires du début du XXIe siècle. Le conflit inter-sud-soudanais aurait provoqué 382 000 victimes à compter de 20181, et plus de 4 millions de personnes déplacées (dans le pays ou à l'extérieur), sur une population totale estimée à 12,5 millions d'habitants. Ce n'est pas un conflit religieux. Les acteurs confessionnels exercent, dans ce contexte, un rôle de médiateur. L'Eglise catholique est une des deux Eglises dominantes au Soudan du Sud avec l’Eglise Episcopale du Soudan du Sud (ECS), rattachée à la Communion anglicane. Elle s'est révélée particulièrement active en matière de pacification. Pour analyser le rôle de médiatrice jouée par l’Eglise, Sébastien Fath, spécialiste du Soudan du Sud, nous propose l’étude de deux documents de première main. La déclaration ci-dessous éclaire le rôle joué par le clergé catholique local (rattachés à une Eglise à laquelle appartient aussi le président en exercice, Salva Kiir). Ce texte est extrait d'un message pastoral des évêques catholiques du Soudan du Sud, largement diffusé à l'issue d'une réunion tenue entre les 26 et 28 février 2019 dans la capitale, Juba. Sa diffusion a été suivie d'effet, avec une rencontre spectaculaire entre les deux ennemis mortels, le Président Salva Kiir et son Premier ministre Riek Machar, sous l'égide de l'Eglise catholique et de l'Eglise anglicane. Elle s’est tenue au Vatican les 10 et 11 avril 2019, avec une dimension symbolique très forte comme en témoigne le second document analysé ici, la photographie ci-après.

 

DOCUMENT 1 :
Extrait du MESSAGE PASTORAL DE LA RÉUNION DES ÉVÊQUES CATHOLIQUES DU SUD SOUDAN2, JUBA (26 au 28 FÉVRIER 2019)

PRÉAMBULE

Nous, évêques catholiques du Soudan du Sud, réunis à Juba du 26 au 28 février 2019, avons réfléchi à la situation actuelle de notre pays afin de déterminer, dans un esprit de prière, la voie à suivre. Nous avons écouté les comptes rendus et les briefings de nos différents diocèses et agents pastoraux. Nous adressons notre message à nos propres chrétiens, à tous les Soudanais du Sud, à nos voisins et amis de la communauté internationale et à tous les peuples de bonne volonté. Nous partageons humblement ce message avec notre Saint-Père, le pape François, et nous lui sommes reconnaissants de son profond intérêt personnel et de sa préoccupation pour le Sud-Soudan.

(...)

LA VOIE À SUIVRE

Nous proposons les recommandations et engagements suivants :

1. Le président du Soudan du Sud, en tant que dirigeant national, devrait engager de manière constructive toutes les parties prenantes au R-ARCSS3 afin de s'assurer que chacune des parties s'acquitte de ce qu'elle avait convenu de faire en signant l'accord revitalisé.

2. La valeur des leaders et des chefs traditionnels doit être reconnue et prise en compte dans le processus de mise en œuvre (des accords de paix) par le biais de divers mécanismes de renforcement de la confiance.

3. Le dialogue national actuel peut jouer un rôle déterminant dans le processus de mise en œuvre, mais il doit être authentique et inclusif pour servir de pierre angulaire à la poursuite du renforcement de la confiance. Les partis d'opposition doivent être pleinement inclus.

4. Les mécanismes traditionnels de résolution des conflits et les pratiques de dialogue entre tribus au Soudan du Sud devraient être utilisés pour approfondir la compréhension, et contribuer à la mise en œuvre intégrale de l'Accord. Les universités, les chercheurs, le personnel ecclésiastique et d'autres praticiens expérimentés devraient être impliqués pour formuler des recommandations et des exemples des meilleures pratiques.

5. Les parties devraient manifester collectivement la détermination et la volonté politique nécessaire pour agir contre ceux qui perturbent à l'intérieur de leurs propres rangs. Le message et l'action des parties prenantes devraient être harmonisés pour contrer les forces qui cherchent à entraver ou à retarder la mise en œuvre.

6. Les parties devraient veiller à ce que tous les prisonniers politiques et prisonniers de guerre restants soient libérés, et que les personnes faisant l'objet d'affaires pénales bénéficient d'une procédure transparente dans les délais impartis. Toute personne ayant « disparu » pendant sa détention doit être recherchée et la responsabilité doit être établie.

7. Afin de renforcer la confiance, nous recommandons d'annoncer officiellement la levée de l'état d'urgence afin de garantir la mise en place de l'espace politique nécessaire à l'exercice des droits démocratiques et de la liberté de parole et de réunion des citoyens ; le rôle des médias qui font preuve de responsabilité doit être dûment reconnu.

8. Les Parties devraient examiner les erreurs du passé récent, en tirer des enseignements et mettre en place des mécanismes d'alerte rapide afin d'éviter les déclencheurs ayant conduit au conflit de juillet 20164. L’Eglise et les autres dirigeants religieux, personnalités éminentes et la société civile, ainsi que les groupes de femmes et de jeunes, devraient jouer un rôle de premier plan dans la réconciliation nationale et l’effort de renforcement de la confiance.

10. (Il convient de) mieux faire connaître les violations du R-ARCSS et responsabiliser les auteurs de ces violations.

11. Maintenir des voies de communication ouvertes avec les individus et les groupes qui n'ont pas signé le R-ARCSS.

12. Veiller à ce que la décision de l'IBC5 sur le nombre d’États du Soudan du Sud et leurs frontières tienne compte de l’opinion des citoyens sur la question. SI l'on ne consulte pas correctement les gens eux-mêmes, cette question continuera à être une source de conflit.

13. Accélérer la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle appropriés, y compris des formes de justice réparatrice et traditionnelle.

14. Que le déploiement des troupes des pays voisins du Soudan du Sud soit soumis au plus haut degré de surveillance, en particulier dans le cas de l'armée soudanaise dans les champs pétrolifères6, et dans le cas des UPDF7 dans l'État de Yei River.

15. L’Eglise catholique s’emploiera à préparer les parties au R-ARCSS et à s’adresser aux parties non signataires pour un dialogue véritable et ouvert au sein de forums impartiaux, afin de: créer une plate-forme acceptable pour le dialogue et les délibérations; identifier les obstacles au processus de paix; repérer les lacunes et les différences entre les parties prenantes; mobiliser les acteurs autour d'une véritable table de négociation; instaurer un climat de confiance entre les parties; identifier et engager une équipe respectée de médiateurs de la paix, qui prendront contact avec les parties et développeront une stratégie de résolution des problèmes cités, et qui devront être non partisans, agir de manière éthique, et être respectés; ils devront aussi avoir une expérience antérieure de la médiation et du règlement des conflits, et connaître les affaires politiques du Soudan du Sud.

16. Nous saluons les efforts de nos commissions Justice et Paix8 aux niveaux national et diocésain; et de toutes les activités de paix et de réconciliation menées par notre personnel pastoral et nos laïcs au niveau local dans tout le pays, souvent dans des conditions très difficiles; et nous les reconnaissons comme faisant partie de notre stratégie nationale de paix et de réconciliation. L’Église catholique continuera à utiliser ses réseaux de prédication, d’enseignement et de pastorale pour créer un climat propice à la paix et à la réconciliation à tous les niveaux.

17. Tout en poursuivant ses propres initiatives, l’Église catholique continuera de jouer son rôle dans le Plan d’action du Conseil des Églises du Sud-Soudan pour la paix9. Toutes ces mesures, si elles sont correctement appliquées, créeront un environnement politique, social et économique propice à la population du Sud-Soudan, en particulier aux réfugiés et aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, afin de profiter des dividendes de la paix.

 

DOCUMENT 2 :

Le Pape François baise les pieds de Rebecca Garang, épouse du défunt John Garang (1945-2005), figure de référence du nationalisme sud-soudanais

Photo Servizio Fotografico du Vatican, 11 avril 2019, Vatican

Une des originalités de l'extrait présenté ci-dessus est d'illustrer le rôle pacificateur de la religion, et notamment de l'Eglise catholique, dans le contexte du conflit inter-sud-soudanais amorcé en décembre 2013. A l'inverse de la situation centrafricaine voisine, où les tensions interreligieuses constituent un des facteurs majeurs de conflictualité depuis la chute de du Président de la République centre-africaine, François Bozizé, en mars 2013, les lignes de fracture qui traversent l'espace sud-soudanais ne trouvent pas leur origine dans la religion.

Pour le comprendre, un retour sur la construction nationale sud-soudanaise est nécessaire. La République du Soudan du Sud, qui a pour capitale Juba (ou Djouba), est le plus jeune Etat reconnu par les Nations unies10. Peuplé aujourd'hui de 12 à 13 millions d'habitants, d'une superficie proche de celle de la France métropolitaine, le Soudan du Sud est devenu indépendant le 9 juillet 2011, après le référendum d'autodétermination mis en place du 9 au 15 janvier 2011, raz-de-marée électoral en faveur de l'indépendance. Pays neuf, sans infrastructures, marqué par la très grande pauvreté et l'héritage de deux guerres civiles sanglantes avec la partie Nord du Soudan d’une part et le pouvoir de Khartoum d’autre part, le Soudan du Sud a connu deux années de paix (2011-2013), avant de (re)tomber dans une guerre civile interne. Ce conflit particulièrement meurtrier oppose principalement les partisans du Président Salva Kiir, de l'ethnie Dinka (majoritaire), à ceux de son ancien Vice-président, Riek Machar, de l'ethnie Nuer (la seconde ethnie sud-soudanaise en termes démographiques). Mais de nombreux autres conflits régionaux se sont greffés sur ce combat des chefs, dans un contexte d'Etat fantôme11 où le gouvernement central, en plein processus de statogenèse12, ne parvient pas à imposer son autorité.

Une des spécificités du Soudan du Sud tient dans sa double identité. Elle est d'abord noire et africaine, s'appuyant sur une mosaïque ethnique dans laquelle dominent les tribus Nuer et Dinka. Cette identité noire, construite socialement13, a nourri un sentiment de relégation entretenu par la férule brutale du pouvoir de Khartoum, entre l'indépendance soudanaise (1956) et l'indépendance sud-soudanaise (2011). « Nous étions juste du bois pour faire du feu », constate l'évêque de Malakal rencontré lors d'une enquête de terrain menée en 201214. Mais cette infériorisation remonte plus en amont, en particulier dans l'option prise par l'ancienne tutelle coloniale britannique de ne pas investir dans le développement du Sud (noir), du Soudan, au profit du Nord, arabisé, islamisé et plus prospère15.

L'autre ciment identitaire du Soudan du Sud est sa référence majoritaire au christianisme, autour de deux Eglises principales, l'Eglise catholique et l'Eglise Episcopale du (Sud-) Soudan (Episcopal Church of Sudan, ECS). La première doit beaucoup à l'œuvre des prêtres comboniens16. La seconde, qui appartient à la communion anglicane, est l'ancienne Eglise coloniale, héritée de la tutelle britannique. L'ECS entretient de bonnes relations avec les nombreuses églises évangéliques et pentecôtistes qui se sont implantées depuis un demi-siècle. Les peuples du Soudan du Sud comptent aussi une minorité musulmane, et une proportion non négligeable d'animistes. Depuis le début de la guerre civile en décembre 2013, le facteur religieux n'a pas été investi de charge partisane. Ce n'est pas au nom d'une religion, d'une Eglise, d'une dénomination que les parties prenantes du conflit ont pris les armes.

Au plan scolaire, médical, humanitaire, les Eglises constituent la principale force motrice de la jeune société civile sud-soudanaise. Un colloque international a été organisé en France à l'Assemblée Nationale le 14 novembre 2018, sous la responsabilité de Mme Annie Chapelier, députée La République en marche de la 4e circonscription du Gard et présidente du groupe d'amitié France / Soudan du Sud. Les principales grandes ONG engagées sur le terrain, dont Médecins Sans Frontières (MSF), y ont participé, aux côtés de responsables politiques comme l'ambassadeur de France au Soudan du Sud17 et l'ambassadeur du Soudan du Sud en France18. Des chercheurs spécialistes de l'espace soudanais, comme l’historien Gérard Prunier, ont également pris la parole. Le constat général a été celui de l'extrême difficulté d'une situation où tout est à construire, mais il a aussi été reconnu, dans l'échange poursuivi avec les orateurs de la table ronde, que les Eglises sont le cœur du ciment social. Elles administrent la grande majorité des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des centres de réinsertion, voire des médias, dont Bakhita Radio19, et assurent un encadrement de terrain qu'aucun autre réseau ne peut égaler. Les initiatives protestantes, multipolaires, s'appuient souvent sur le relai apporté par l’ECS conduite jusqu'en avril 2018 par son primat, Mgr Daniel Deng Bul Yak20. Quant à l'Église catholique, elle porte le consortium Solidarity with South Sudan (SSS), qui regroupe et coordonne l'effort social de 170 congrégations sous le parapluie de la Sudan Catholic Bishop's Conference. Habituées au travail œcuménique, en lien étroit avec la population, les Eglises ne sont pas à l'abri du népotisme, du favoritisme tribal ou de la compromission. Mais elles s'emploient à faire taire les armes et s'investissent dans des initiatives de médiation.

Ceci renvoie au message du Pape François, lu le dimanche 23 mars 2014.Signé par le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, il a été présenté à Juba par le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix. En célébrant la messe en la cathédrale Sainte-Thérèse, dans la capitale sud-soudanaise, ce dernier a appelé, de la part du Pape, à promouvoir la « culture de la rencontre » et la capacité à voir en l’autre « non pas un ennemi, mais un frère qu’il faut accepter et avec qui travailler »21.

Le message pastoral des évêques catholiques de février 2019 (cf. document 1 ci-dessus) s'inscrit, de manière nettement plus précise, dans cette dynamique pacificatrice, sur la base d'un catalogue détaillé de mesures qui témoignent d'une approche transpartisane, fondée sur la défense de la population dans son ensemble. Des initiatives similaires, côté anglican (ECS), ont abouti à l'initiative au sommet portée par le Pape français et le primat anglican Justin Welby : les 10 et 11 avril 2019, les principaux adversaires et parties prenantes du conflit sud-soudanais ont participé, ensemble, à une retraite spirituelle au Vatican, à Sainte-Marthe22, au cours de laquelle le Pape François a baisé les pieds de Rebecca Garang, Riek Machar, Salva Kiir et Taban Deng Gai, le premier Vice-président de Salva Kiir [Cf. document 2]. De retour à Juba, à l'ouverture du Parlement sud-soudanais, le Président Kiir a déclaré avoir été bouleversé par le geste du Pape, affirmant : « ce fut une bénédiction, et cela peut devenir une malédiction si nous jouons avec la vie de notre peuple23 ». Lorsque, le 12 septembre 2018, le Revitalized Agreement on the Resolution of the Conflict in the Republic of South Sudan a été signé entre les belligérants sud-soudanais à Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie, sous très forte pression des Nations Unies et de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), personne n'imaginait que cette trêve durerait plus de quelques semaines, en dépit des moyens déployés (dont un embargo sur les armes). Si le très fragile processus de pacification s'est prolongé bien au-delà des prédictions des augures, sans doute faut-il créditer en partie les Eglises, médiatrices au-dessus des partis.

  • 1. Selon le rapport sur la guerre civile au Soudan du Sud réalisé par la London School of Hygiene and Tropical Medicine, avec financement du Département d'Etat américain, septembre 2018.
  • 2. « Pastoral Message from the South Sudan Catholic Bishops’ Meeting Juba, 26th-28th February 2019 », document PDF de 4 pages disponible en ligne, traduit de l'anglais par l’auteur. [URL : https://cpn.nd.edu/assets/311222/sudan_bishops_pastoral_message_2019.pdf]
  • 3. Initiales de « Revitalized Agreement on the Resolution of the Conflict in the Republic of South Sudan ».
  • 4. Cette date mentionne une reprise des conflits après une tentative de pacification qui a tourné court. La guerre civile sud-soudanaise a véritablement commencé deux ans et demi plus tôt, en décembre 2013.
  • 5. Il s'agit d'une commission créée par l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement). Créée en 1996, l'IGAD regroupe Djibouti, l'Ethiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud et l'Ouganda. L'IGAD a mis en place en 2018-19 l'IBC, Independent Boundaries Commission, qui vise à clarifier les enjeux frontaliers, y compris entre les Etats qui composent le Soudan du Sud.
  • 6. Riche en pétrole, le Soudan du Sud disposerait de la 3e réserve de pétrole d'Afrique. La plupart des champs pétrolifères se situent dans l'Etat de l'Unité (Unity State), frontalier du Soudan.
  • 7. Forces armées ougandaises (Etat frontalier au Sud).
  • 8. La première commission Justice et Paix a été créée le 6 janvier 1967 par le pape catholique Paul VI. Ces commissions constituent un élément clef du soft power de l'Eglise catholique en matière de régulation des conflits régionaux.
  • 9. Ratifié en 2015 par les sept principales Eglises sud-soudanaises, ce Plan (APP) émane du South Sudan Council of Churches, séparé depuis 2013 du Sudan Council of Churches.
  • 10. Il est le 193e Etat indépendant reconnu par l'ONU
  • 11. Marc-André Lagrange , « Soudan du Sud, de l'Etat en faillite à l'Etat chaotique », Politique étrangère, 2015, vol. 2, p.137-145.
  • 12. Géraldine Pinauldt, Nathalie Coste, « Somaliland et Soudan du Sud : créations d’Etats et identité(s) nationale(s), entre reconfigurations et statu quo »‪, Egypte/Monde arabe, 2018, vol. 2, n°18, p. 83-109.‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬
  • 13. Cf. Pap Ndiaye , L'identité noire, essai sur une minorité française, Paris, Calmann-Lévy, 2008
  • 14. Cité dans Sébastien Fath, « Croisade de Franklin Graham au Soudan du Sud », Afrique Contemporaine, 2014, vol. 4, n°252, p.27-49.
  • 15. Voir notamment M. W. Daly, Empire on the Nile, The Anglo-Egyptian Sudan, 1898-1934, Cambridge University Press, 2008, Heather Sharkey, Living with Colonialism, Nationalism and Culture in Anglo-Egyptian Sudan, University of California Press, 2003, et Douglas H. Johnson, South Sudan, a New History for a New Nation, Ohio University Press, 2016
  • 16. Les missionnaires comboniens du Coeur de Jésus se rattachent à un ordre missionnaire créé pour l'Afrique par Daniel Comboni (1831-1881). Voir Sébastien Fath, « Les missions chrétiennes et la construction du Sud-Soudan », Afrique Contemporaine, 2013, vol. 2, n°246, p.99-110.
  • 17. Il s'agit de son Excellence Mr Jean-Yves Roux, en poste depuis 2015.
  • 18. Il s'agit de son Excellence Mr Lazaro Akoi Aru Lukuac, qui a remplacé en 2017-18 son Excellence Andrew Akon Akech.
  • 19. Considérée comme la radio la plus influente du Soudan du Sud, Bakhita Radio tient son nom de Joséphine Bahkita (1869-1947), ancienne esclave du Darfour, convertie, canonisée par le pape catholique Jean-Paul II en l'an 2000. Radio Bakhita émet en continu depuis 2006-2007, et dépend de l'archidiocèse de Juba.
  • 20. Il a publié ses mémoires en autoédition : Daniel DENG BUL YAK, From the Kraal to the Cathedral, the memoir of Daniel Deng Bul Yak, archibishop of Sudan, 2018 (192p). Il a été remplacé à la primature anglicane par Justin Badi Arama.
  • 21. « Le Pape appelle le Soudan du Sud à mettre un terme aux violences », dépêche APIC, 23 mars 2014.
  • 22. Huit membres du Conseil des Églises du Soudan du Sud ont participé à la retraite, conduite par deux catholiques: Mgr John Baptist Odama, archevêque de Gulu, en Ouganda, et par le prêtre jésuite Agbonkhianmeghe Orobator, président de la Conférence des Supérieurs Majeurs d’Afrique et de Madagascar.
  • 23. Salva KIIR, cité par Abdur Rahman Alfa Shaban, " Pope kissing our feet, a blessing or curse if … - South Sudan president", site Africanews.en, 14 mai 2019.