Séminaire sur les approches postcoloniales (SAP)

 
Responsable(s)
Responsables scientifiques : Mina Kleiche-Dray et Frédéric Ramel
Comité d’organisation : Ayrton Aubry, Pablo Barnier-Khawam,Léonard Colomba-Petteng, Claire Duboscq (doctorante, CERI), Aline Martello (doctorante, Université de Lausanne), Luciana Landgraf Castelo Branco (doctorante, CEPED, IRD-Université de Paris), Salomé Molina (doctorante, CLESTHIA, Université de Paris), Iris Padiou (doctorante, CEDITEC, Université Paris-Est Créteil), Louise Perrodin (doctorante, Université Paris-Est Créteil/LIPHA), Niandou Touré (enseignant-chercheur à l'USJPB (Mali), chercheur associé au CEPED et à l'UMR Développement et sociétés), Charlotte Vampo (post-doctorante, LPED, Université Aix-Marseille), Binxin Zhan (doctorante, CERI).
A propos

Le premier semestre d’existence du SAP confirme le constat dressé dans sa première présentation : les approches postcoloniales (anti-coloniales, études subalternes, postcoloniales, décoloniales) occupent une place mineure dans l’enseignement et la recherche en sciences sociales en France, alors qu’elles y occupent une place significative dans l’espace international. Peu de centres de recherche se consacrent à la situation postcoloniale ou à ses manifestations et évolutions contemporaines.

Pourtant, de nombreux doctorant.e.s et chercheur.se.s travaillent sur les questions postcoloniales. La mise en place d’un espace de réflexion, de discussion, d’actualisation des débats et de partage sur cette question s’impose. L’objet de ce séminaire mensuel est de construire un espace pour accueillir des doctorant.e.s, des chercheur.ses, des étudiants de masters qui discutent ces approches scientifiques ainsi que des militants qui en font usage en dehors du milieu académique.

Le format régulier de ce séminaire consiste en une présentation d’un travail de recherche achevé ou en cours, suivie d’une discussion. Nous sommes un séminaire partagé entre le CEPED (Université de Paris et Institut de recherche pour le développement) et le CERI (Sciences Po). Grâce aux réflexions menées entre les deux institutions en 2019, nous avons défini les axes de recherche suivants :

Axe 1 : (Post)colonalisme, impérialisme, et histoire

Bien que le terme “postcolonial” ne renvoie pas seulement à l’après-décolonisation, il reste étroitement lié à l’histoire du fait de son renvoi constant aux périodes marquées par différentes formes de colonisation et l’expansion impériale de la science moderne. Cet axe propose ainsi de réfléchir aux liens entre histoire et approches postcoloniales tant sur le plan empirique que théorique.

Axe 2 : Approches postcoloniales et activités militantes

Le lien entre approches postcoloniales et activités militantes est autant utilisé à charge contre ces approches que pour en louer l’épistémologie située. Cet axe a donc pour objectif d’éclaircir la construction des rapports entre activité scientifique et militantisme dans les approches postcoloniale en dialoguant aussi avec ceux qui s’en saisissent pour l’action.

Axe 3 : Approches postcoloniales et SHS

Cet axe vise à penser la place des approches postcoloniales dans le renouvellement des SHS. Dans quelle mesure l’approche critique par la différence qu’elles proposent en critiquant l’universalisme des SHS permet de remettre en cause leurs fondements épistémologiques ? Quelles opérations méthodologiques produisent-elles pour désenclaver l’approche monodisciplinaire et eurocentrée des sciences humaines et sociales ?

Axe 4 : Lecture critique de la réception des approches postcoloniales

Cet axe s’attache à l’étude des circulations, réceptions, transformations des approches postcoloniales ainsi qu’aux résistances qu’elles rencontrent dans différents contextes. Il vise à comprendre les causes, les effets et les changements provoqués par les approches postcoloniales tant dans l’espace scientifique que social.  

Réseaux

Retrouvez la bibliothèque partagée du séminaire en suivant ce lien

Programme

6 octobre 2023 
12h-14h
CEPED, Université Paris-Cité, 45 rue des Saints-Pères - 75007 Paris, salle J322

De l’histoire coloniale à l’histoire des empires : parcours, acteurs et actrices de la postcolonialisation de l'histoire en France

Invitée  Emmanuelle Sibeud, historienne, Université Paris 8
La lecture de l'article suivant d'Emmanuelle Sibeud est fortement conseillée pour assister à la séance : De la controverse autour des études postcoloniales à l’histoire intellectuelle de la décolonisation en France, Diogène 2017/2-3-4 (n° 258-259-260).

Travaux

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