Date du dossier: 
05/2013

Illustration du dossierIran : une époque révolue ?
Coordonné par Fariba Adelkhah

Il serait vain de décrypter l’élection présidentielle de 2013 à la lumière de celle de 2009, surtout lorsque l’on s’est mépris sur le sens de cette dernière, et plus largement sur celui des deux mandats de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013). Certes, il est clair que les résultats du scrutin de 2009 ont été le fruit d’une « ingénierie électorale », comme l’on dit en Iran, moins sans doute par bourrage des urnes que par « correction » informatique des chiffres de 2005 à l’avantage du Président sortant.
Il est également su que le mouvement de protestation civique contre la fraude – « Où est mon vote ? », demandaient les manifestants – a été impitoyablement réprimé. Mais ces évidences ne doivent pas en dissimuler deux autres. Si Mahmoud Ahmadinejad n’avait sans doute pas gagné l’élection au premier tour, il ne l’avait pas pour autant perdue : on ne saura jamais le nombre de voix qu’il avait effectivement réunies sur son nom, mais nul ne peut dire que celui-ci était insignifiant.