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Innovation sociale et urbaine à Paris : découvrez notre université d’été The Biopolis

  • © Adam Tanaka - CRI© Adam Tanaka - CRI

Pour la 3e année consécutive, Harvard, le CRI et Sciences Po rassemblent 50 étudiant·e·s lors de l’Université d’Eté “The Biopolis” pour réfléchir sur l’innovation sociale et urbaine dans la ville de Paris. Pendant les mois de juin et juillet, 12 groupes internationaux et interuniversitaires vont imaginer la ville de demain et présenteront fin juillet des solutions concrètes à des problèmes réels de Paris.

 

L’Université d’été s’inscrit dans le cadre des Objectifs de Développement Durables (ODD) de l’ONU qui fixent les enjeux prioritaires et les problèmes mondiaux les plus urgents.

 

Cette année, les thématiques principales de l’Université d’Eté “The Biopolis” sont la santé et le travail.

Ces projets cherchent à valoriser aussi bien les infrastructures de la Ville que le capital socio-intellectuel de ces résident·e·s. 

La mise en relation des étudiant·e·s avec des interlocuteur·rice·s des secteurs public, privé et citoyen permet d’assurer la faisabilité des projets.

 

La notion de contributions collectives pour améliorer un environnement vivant trouve de nombreux parallèles avec l’évolution des populations, comme les bactéries d’une colonie, les cellules d’un tissu, ou les animaux d’un écosystème. La ville pouvant être comparée à un système vivant, les étudiant·e·s construisent des métaphores biologiques pour développer leur projet.

 

Ainsi, tout au long du programme, elles et ils apprennent à s’approprier des disciplines comme la biologie cellulaire, la physiologie humaine et l’écologie. Le but ? Mettre plus de 3 milliards d’années d’évolution du vivant au profit de projets innovants. 

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CORE : un autre enseignement de l'économie est possible

Un nouveau manuel pour comprendre le réel
  • Yann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences PoYann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences Po

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient vraiment eu lieu. Et (re)donner le goût pour cette discipline aux étudiants. Telles sont les ambitions de CORE, un nouveau cours et son manuel élaborés par des professeurs d’économie du monde entier, parmi lesquels Yann Algan à Sciences Po. Objectif de ce cours : montrer que l’économie, jugée souvent trop abstraite et théorique, peut contribuer à résoudre les problèmes et les crises du monde réel.

Quel est le problème le plus urgent que les économistes devraient traiter ? Les inégalités ! répondent en masse les étudiants du monde entier quand on leur pose la question. Mais aussi le changement climatique, l’instabilité financière. Ou, pour la France, le chômage. Face à cette attente, les cours d’économie déçoivent, voire détournent les étudiants de la matière. “Lors de la crise des subprimes en 2008, raconte Wendy Carlin, professeure d’économie à UCL (UK) et co-fondatrice du projet CORE, les étudiants en économie avaient honte. Ils rentraient chez eux pour fêter Noël et se trouvaient incapables de répondre aux questions qu’on leur posait.”

Un enseignement jugé trop théorique et trop réducteur

C’est de ce constat qu’est né en 2016 le projet CORE (pour Curriculum Open-access Resources in Economics) : si les citoyens du monde, et en premier lieu les Français, sont si critiques vis-à-vis de l’économie, c’est sans doute que son enseignement actuel en est, pour partie, responsable. “L’enseignement de l’économie est fortement remis en cause dans le monde entier, et plus particulièrement en France, car il est jugé trop théorique, trop éloigné des grands enjeux contemporains, et trop réducteur sur les comportements humains”, explique Yann Algan, économiste et professeur à Sciences Po et l’un des auteurs du projet CORE. Mené par une équipe de chercheurs et enseignants du monde entier, CORE a déjà été utilisé dans une centaine d’universités dans le monde.

“La plus grande des résistances au changement, poursuit Yann Algan, c’est l’absence d’alternative.” Pour faire changer concrètement les choses, il fallait un nouvelle approche pour enseigner l’économie - c’est l’objectif de CORE - mais aussi un outil immédiatement utilisable dans les salles de cours : il s’agit de l’e-book The Economy. Un manuel en ligne, gratuit et accessible à tous, dont la version française, intitulée L’Économie vient d’être publiée, et que les étudiants de Sciences Po et de Toulouse School of Economics utilisent déjà en cours.

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient eu lieu

Pour mieux répondre aux attentes des étudiants, ce nouvel enseignement prend le contrepied des manuels classiques, avec une idée simple : étudier la réalité. La réalité des être humains, d’abord, capables à la fois de calculer leur intérêt mais aussi de coopérer et de se montrer généreux. Rien à voir donc avec l’homo œconomicus abstrait dépeint dans les manuels que la plupart des étudiants utilisent. La réalité du monde d’aujourd’hui, ensuite, en intégrant les découvertes récentes de la recherche en économie, qui aborde les problèmes liés à l’environnement, à l’instabilité économique, ou aux inégalités. La réalité d’une science humaine et sociale, enfin, qui n’est pas un objet isolé mais s’enrichit des apports du droit, de l’histoire, de la sociologie.  “On ne comprend pas l’entreprise si on ignore le pouvoir, la politique ou le droit social”, relève Samuel Bowles, autre co-fondateur de CORE et professeur au Sante Fe Institute (USA). Ainsi refondé, le cours d’économie se tourne vers la résolution de ces problèmes. Et ne se borne pas à opposer les analyses des grands auteurs présentées comme inconciliables pour toujours : “On ne se contente pas de juxtaposer et de comparer Marx et Keynes, explique Samuel Bowles. On les intègre pour créer un nouveau paradigme”.

Prochaine étape pour CORE en France : une adaptation au programme de lycée, qui sera pilotée par Sciences Po et testée dès l’été prochain via le programme “Premier campus” et les Conventions éducation prioritaire. “Je me réjouis de l’engouement suscité par CORE à travers le monde, conclut Yann Algan. Nous appelons nos collègues universitaires à participer au projet pour poursuivre l’ambition du programme de redonner aux étudiants et à la société civile le goût de l’économie comme science humaine au service du bien commun.”

Lire le communiqué de presse du 30 mai 2018.

*À propos de CORE : Curriculum Open-access Resources in Economics

Le projet CORE regroupe une équipe internationale de chercheurs et enseignants du monde entier sous l’égide de Samuel Bowles (Santa Fe) et Wendy Carlin (UCL). Des cours basés sur CORE ont déjà été enseignés comme introduction générale aux sciences économiques dans plus d’une centaine d’universités dans le monde. Depuis son lancement en 2016, CORE compte plus de 60 500 utilisateurs de 186 pays et plus de 6100 enseignants de 131 pays. La version papier de l’eBook en anglais a déjà été rééditée six fois pour tenir compte de la demande. Des traductions en farsi, en italien, en espagnol, en portugais, ainsi qu’une adaptation pour l’Asie du Sud-Est sont en préparation. Un site internet a été lancé en septembre 2017 et un nouveau projet adapté à un public de non spécialistes en économie a récemment été développé par 20 universités.

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Découvrez les projets innovants des étudiants de l'Incubateur de politiques publiques

Le 7 juin 2018
  • © Marta Nascimento / Sciences Po© Marta Nascimento / Sciences Po

Cette année, 20 étudiants sélectionnés issus de l'École d'Affaires publiques et de l'École 42 vous présenteront leurs projets innovants offrant des solutions opérationnelles pour repenser le Bien commun, en lien avec nos institutions partenaires le jeudi 7 juin 2018 de 15h00 à 18h30, au 13 rue de l’Université, 75007 Paris.

 

Inscription obligatoire.

 

Les projets proposés cette année 

 

N#1 : "Entrez c’est fermé !"

Promouvoir et encourager la consommation responsable dans la grande distribution tant pour les clients que pour les collaborateurs

N#2 : "Clic'Droits"
Lutter contre le non-recours aux droits sociaux et en particulier les prestations familiales

N#3 : "Cafouillages"
Améliorer le service rendu aux usagers de prestations familiales

N#4 : "CurioCité"
Réinventer la qualité de vie pour les familles parisiennes

 

 

Déroulé prévisionnel

 

15h00 - 15h30 : Accueil des participants et découverte des stands de présentation des prototypes

 

15h30 - 16h30 - Amphithéâtre Érignac

Introduction par Yann Algan, Doyen de l’École d’Affaires publiques

Présentation des défis et interventions des partenaires de l’Incubateur

  • Rachel Bousquet, Chargée du développement des projets de simplification et d’innovation de l’action publique de la Mairie de Paris - Pôle Innovation ; Secrétariat Général
  • Jean-Louis Haurie, Directeur Général de la CAF de Paris
  • Stéphane Rivallant, Directeur de l'Innovation de Carrefour
  • Delphine Reyre, Directrice des Affaires publiques de Facebook (à confirmer)

Modération : Adeline Braescu-Kerlan, Responsable de l’Incubateur

16h10 - 16h30 : Présentation des projets des étudiants

16h30 - 16h45 : Conclusion par Thomas Cazenave, Délégué interministériel à la transformation publique (à confirmer)

16h45 - 18h30 - Jardin du 13, rue de l'Université

16h45 - 17h30 : Présentation des prototypes et échanges informels avec les groupes d’étudiants

17h30 - 18h30 : Cocktail

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Ateliers de politiques terriennes - un projet SPEAP

Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai
  • © SPEAP 2018© SPEAP 2018

Humains, microbes, champignons, virus, pesticides : sur Terre cohabitent des mondes en friction permanente. Il y a confrontation entre ces mondes, leurs manières de représenter la Terre et de l’occuper. 

Les Ateliers de politiques terriennes veulent mettre en chantier la manière dont l’Occident s’est représenté le monde habitable. Chacun est invité à venir à Nanterre-Amandiers pour inventer et négocier au sein d’ateliers.

Durant tout le week-end du 19/20 mai 2018, les étudiants de SPEAP investiront le hall du théâtre pour y proposer différents dispositifs de recherche collaborative et la grande salle, avec SciencesPo dans l’installation des frères Chapuisat, pour le tribunal de l'histoire, le samedi. Bruno Latour et ses acolytes inviteront un ensemble de praticiens (auteurs, architectes, scientifiques…) à travailler avec eux les cahiers de doléances du futur, le dimanche.

Pour plus dinformation, cliquez ici 

Découvrez le programme complet en cliquant ici

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Les carrières internationales à l'École d'Affaires publiques

  • © Marceau Ferrand© Marceau Ferrand

Mercredi 28 mars, l’École d’Affaires publiques et Sciences Po Nations Unies ont organisé pour les étudiants de Sciences Po une conférence d’information sur les carrières à l’international. Étaient présents Mikael Griffon, représentant de la Délégation aux Fonctionnaires Internationaux du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (DFI), ainsi que Julia Lindhorn, représentante de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils ont présenté leur organisation respective ainsi que les possibilités de stages et de carrières au sein de chacune d’elles.

La DFI, service du MEAE, permet d’informer le public sur les appels à candidatures des organisations internationales (OI), notamment à l’ONU, mais pas seulement. L’objectif de la DFI est l’allocation optimale du plus grand nombre de Français à des postes stratégiques de ces organisations. On compte aujourd’hui 19 000 travailleurs français en OI, ce qui place la France au 2ème rang mondial. Cependant la forte pression, notamment à l’ONU promouvant un rééquilibre géographique en faveur des pays émergents, est un défi pour la DFI. Pour conserver une place importante au sein des OI, la DFI propose donc aux candidats des conseils dans l’élaboration de leur dossier de candidature et des entraînements pour préparer les entretiens, pour leur donner toutes les chances de réussir. Sont en général requis une excellente maîtrise de l’anglais (minimum C1), un niveau académique suffisant mais surtout une spécialisation dans un certain domaine de compétence, ainsi qu’une cohérence de parcours (sujet de mémoire, bénévolat etc.). De multiples stages sont relayés, en organisation humanitaire par exemple (UNICEF, HCR) et permettent d’enrichir un CV. Par ailleurs, le Bureau des Volontaires des Nations Unies à Bonn propose des formules permettant de faire du volontariat depuis son propre pays.

La procédure de candidature se fait générale en deux étapes. Premièrement il faut remplir un CV en ligne assez détaillé, puis a lieu un entretien, très souvent en anglais. Cependant le français est un réel atout à mettre en valeur dans un dossier de candidature, étant donné qu’il est la langue de travail de nombreuses organisation.

L’OCDE regroupe 35 pays membres et est basée à Paris, a pour but de traiter les données économiques, les analyser et les comparer avec des données d’autres pays, ainsi que de rédiger des rapports et recommandations pour les autorités publiques. Les personnes recrutées sont donc principalement des économistes, mais quelques profils issus des autres sciences sociales peuvent être recherchés. En 2017, la plupart des recrutements se faisait au niveau A1 (le plus bas niveau, 2 ans d’expérience professionnel requis), mais de nombreuses possibilités de stages existent également. Ils représentent une excellente opportunité pour se construire un réseau, mais également une voie d’accès à l’OCDE car 20% des stagiaires finissent par être recrutés tout de suite ou plus tard par l’organisme. 2 programmes en direction des jeunes ont été aménagés. Le YPP (Young Professional Program) recrute 20 jeunes professionnels tous les 2 ans. La procédure, semblable à celle employée au niveau A1 se déroule ainsi. Premièrement il y a une inscription en ligne qu’il ne faut pas négliger, car elle permet de montrer ce qu’un stage/expérience professionnelle nous a apporté concrètement. Il y a ensuite un test écrit qui permet d’évaluer les compétences techniques, puis un entretien oral avec un panel de collaborateurs, pour évaluer les « soft skills ». Le YAP (Young Associates Program) compte aujourd'hui 5 jeunes et s’adresse aux étudiants diplômés de licence, en leur donnant une expérience professionnelle de 2 ans. Quant aux stages, il existe un partenariat avec Sciences Po qui permet aux étudiants d’être traité de façon prioritaire, mais sachant que le nombre d’étudiants sélectionnés pour cette procédure est faible, il est conseillé de maximiser ses chances en postulant par les deux manières (Sciences Po et voie classique). Des stages de 2 mois sont possibles mais extrêmement rares, il est donc préférable d’être disponible pour une durée minimale de 4 mois.

Après cette présentation, Georgia, étudiante en Master de Public Policy à Sciences Po et a nous a fait part de son expérience de stagiaire à l’OCDE. Elle a rappelé l’importance de se préparer sérieusement avant de postuler à un stage, et de l’opportunité que celui-ci représentait pour construire son réseau.

Un grand merci à Marceau Ferrand, étudiant Master Politiques publiques, 4éme année, spécialité Administration publique, et président de l'association Sciences Po Nations Unies, et Charlotte Dozias, étudiante en 2éme année CU pour cet article.

 

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