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LKYSPP et l'École d'Affaires publiques créent un nouveau double-diplôme

  • © The LKYSPP at the National University of Singapore© The LKYSPP at the National University of Singapore

Deux institutions majeures en affaires publiques combinent les atouts des continents asiatique et européen pour former les leaders politiques de demain.

L’École d’Affaires publiques de Sciences Po  et La Lee Kuan Yew School of Public Policy (LKYSPP) de la National University of Singapore (NUS) ont le plaisir de vous annoncer la création d’un double diplôme en deux ans, combinant le Master in Public Policy de la LKYSPP et le Master Affaires Européennes de Sciences Po.

Les étudiants commencent le programme à l’École d’Affaires publiques et continuent en seconde année à la LKYSPP.

Ce double diplôme offre aux étudiants une opportunité unique d’expérimenter deux systèmes éducatifs sensiblement différents et de bâtir un réseau professionnel riche et diversifié dans deux grandes régions du monde.  Grâce à cette expérience, les étudiants acquièrent une compréhension approfondie des enjeux des politiques publiques abordés à travers un prisme européen et asiatique.

Une attention particulière aux enseignements pratiques

Au-delà des enseignements fondamentaux en affaires publiques, les étudiants seront confrontés aux besoins réels d’acteurs privés ou publics au sein de l’Incubateur des Politiques publiques de l’École d’Affaires publiques de Sciences Po où ils auront la possibilité, au cours de leur première année, de collaborer avec les partenaires de ce laboratoire pour apporter des solutions pratiques aux enjeux identifiés. A la LKYSPP, ils mettront la théorie en pratique notamment en définissant et développant des recommandations de politiques publiques au cours de l’Exercice d’Analyse Politique développé par l’université.

Plus d’information

Le nouveau double diplôme de l’École d’Affaires publiques et la LKYSPP

Le communiqué de presse du 18 mai 2017en anglais

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50 % d'admis à l'agrégation de science politique issus de Sciences Po

Les résultats du concours 2017
  • ©michaeljung/shutterstock.com©michaeljung/shutterstock.com

Concours très sélectif organisé tous les deux ans, l'agrégation de science politique permet d'accéder directement au titre de Professeur des universités. L'édition 2017 constitue un cru exceptionnel pour l'École doctorale de Sciences Po : ses jeunes docteurs représentent en effet 50% des admis, soit deux sur quatre. Entretien avec Carole Bachelot et Simon Persico, reçus respectivement premier et troisième, qui reviennent sur leur préparation et leur parcours scientifique.

Que représente pour vous l'agrégation de science politique ? Quel est votre parcours ?

Carole Bachelot : J'ai été formée à l'université (maîtrise d'histoire) puis à Sciences Po, où j'ai rejoint le second cycle et où j'ai soutenu une thèse en sociologie politique en 2008, sous la direction de Marc Lazar, portant sur les dirigeants du parti socialiste français*. Après 5 ans de vacations et d'expériences post-doctorales, j'ai obtenu un poste de maître de conférences à la faculté de droit de l'Université de Lorraine à Nancy. Ce concours national me permet d'accéder au rang de Professeur des universités. L'agrégation est un accélérateur de carrière. C'est aussi une manière d'échapper à la pénurie générale de postes qui reflète un état préoccupant de la discipline, encore souvent considérée comme une discipline d'appoint dans de nombreuses universités et facultés de droit. Ce qui est paradoxal alors qu'elle attire de plus en plus d'étudiants.

Réussir l'agrégation de science politique rend nos conditions matérielles plus faciles, nous permet d'accéder à des instances de décision tout en nous assurant une plus grande indépendance pour faire vivre la discipline. Je ne peux qu'encourager les doctorantes et les jeunes docteures (avec ou sans poste de titulaire !) à la passer : le corps professoral est toujours trop masculin.

Simon Persico : Pour ma part, j'ai été formé à l'IEP de Grenoble puis j'ai rejoint Sciences Po pour faire un master recherche, car j'étais très intéressé par les méthodes quantitatives et les travaux en sociologie politique de Nonna Mayer, Vincent Tiberj et Florence Haegel, qui fut ma directrice de thèse**. Après ma thèse, comme la plupart des jeunes docteurs, j'ai été post-doctorant, rattaché à des projets de recherche qui m'intéressaient, à Paris et à l'IEP de Bordeaux.

Il est aujourd'hui très difficile d'obtenir un poste permanent : j'ai passé dix auditions de maître de conférence ! L'agrégation est effectivement la voie royale. Elle nous permet de diriger des thèses, de participer aux décisions scientifiques de l'université dans laquelle on est nommé... Être formé dans un IEP et faire sa thèse à Sciences Po sont, à mon avis, des avantages car cela permet d'avoir une connaissance des différents champs de la science politique, qualité indispensable pour réussir le concours.

Comment se prépare-t-on à ce difficile concours ? Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?

Simon Persico : La première épreuve éliminatoire, qui est l'épreuve sur travaux, où l'on présente son parcours scientifique, nécessite d'être bon à l'oral tout de suite. Il faut l'investir tout particulièrement. Les trois autres épreuves sont des leçons qui demandent chacune huit heures de préparation sur table. Il faut s'entraîner à cet exercice. Pour ma part, je me souviens que j'arrivais difficilement à les terminer. Huit heures, c'est très court finalement. Il faut se préparer avec des coachs qui connaissent le concours et qui ont fait partie d'un jury d'admission. Pour réviser efficacement les différents champs de la science politique, j'ai repris les manuels. J'ai fait des plans. J'ai aussi écouté de nombreux podcasts de France Culture dans le domaine des sciences sociales. Cela permet d'élargir sa culture générale et de tisser une toile d'araignée de connaissances, de concepts…

Carole Bachelot  : Le concours recrute des généralistes en science politique. C'est à la fois l'intérêt et la difficulté. Il faut sortir de son champ de spécialité. Effectivement, il faut reprendre les grands classiques et faire de la veille sur les problématiques émergentes. Par ailleurs, cette agrégation consiste en des épreuves très formatées. Pour se préparer, il faut notamment faire jouer la solidarité intergénérationnelle en demandant des conseils à des membres d'anciens jurys et des candidats qui ont réussi.

Quelles opportunités professionnelles s'ouvrent à vous désormais ? Quels sont vos projets  ?

Carole Bachelot : Je vais rallier Lille 2 qui a un cursus autonome de science politique. Je serai rattachée au Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (CERAPS) qui est un important laboratoire de science politique, réputé en sociologie politique.

Simon Persico : Pour ma part, je rejoins l'IEP de Grenoble, très dynamique en science politique. J'ai envie de mener des travaux sur les enquêtes électorales, l'impact des partis sur les politiques publiques. Je vais essayer d'éclairer la question suivante : « Les responsables élus respectent-ils leurs promesses ? ».

*Carole Bachelot a soutenu sa thèse en Science politique en 2008 sur le thème « Groupons-nous et demain… Sociologie des dirigeants du Parti socialiste depuis 1993 », sous la direction de Marc Lazar, professeur et directeur du Centre d'histoire de Sciences Po.

** Simon Persico a soutenu sa thèse en Science politique en 2014 sur le thème « Un clivage, des enjeux : une étude comparée de la réaction des grands partis de gouvernement face à l'écologie », sous la direction de Florence Haegel, professeure et directrice du Centre d'études européennes de Sciences Po (CEE).

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Performance sociale, financement et réformes de l'enseignement supérieur

Mercredi 3 mai 2017 - 17:00
  • Robert Gary-Bobo © Chaire Sécurisation des Parcours ProfessionnelsRobert Gary-Bobo © Chaire Sécurisation des Parcours Professionnels

A l'occasion de la publication de son ouvrage Performance sociale, financement et réformes de l'enseignement supérieur, Robert Gary-Bobo sera l'invité de l'École d'Affaires publiques de Sciences Po et de la chaire sécurisation des parcours professionnel le 3 mai prochain à 17:00 amphithéâtre Erignac.

Après une brève présentation de son ouvrage, cet événement offrira l'opportunité de participer à une discussion ouverte en présence de :

  • Charline Avenel - Secrétaire Générale de Science Po
  • Thierry Coulhon - Président de Paris Sciences et Lettres
  • Alain Petit-Jean - Directeur du Centre Etudes et Prospective du Groupe Alpha

Robert Gary-Bobo est professeur des universités, enseigne à l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique. Il est également chercheur au CREST. Ses travaux, théoriques et empiriques, portent sur l'économie et les finances publiques, l'organisation et l'économie de l'éducation.

Pour en savoir plus sur Robert Gary-Bobo, cliquez ici

Inscription olbigatoire - cliquez ici

Plus d'informartion 

3 mai 2017, 17h
Amphithéâtre Erignac
13, rue de l’Université
75007 Paris 

 

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Les métiers Post Concours

mercredi 26 avril 2017 - 12h30
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L'École d'Affaires publiques a le plaisir de vous inviter à une table ronde sur Les Métiers Post Concours le mercredi 26 avril de 12h30 à 14h30 en Amphithéâtre Jean Moulin (13 rue de l'université) en présence de :

  • Lucie Roesch, diplômée de l'ENA, auditrice à la Cour des Comptes
  • Lorenzo Schiavi, diplômé de l'ENA, conseiller humanitaire et représentant permanent au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international et magistrat à la Cour des Comptes
  • Odon Martin-Martinière, directeur du centre de formation et développement des compétences AP-HP
  • Lise Simon, Banque de France et Secrétariat au Conseil de Surveillanceà la Banque centrale européenne (sous réserve)
  • Sandrine Kerespars, Représentation en France de la Commission européenne
  • Estelle Poidevin, Représentation en France de la Commission européenne

 

Cette table ronde sera modérée par Benjamin Giami, responsable de la préparation aux  concours administratifs.

Inscriptions obligatoires auprès de marine.schneider@sciencespo.fr

A l'issue de cette table ronde métiers, nous vous invitons à une réunion d'informations sur la préparation aux concours administratifs français et européens de 14h45 à 16h45, toujours en Amphithéâtre Jean Moulin, en présence de Benjamin Giami, responsable de la préparation aux concours administratifs 

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Les métiers du Digital

lundi 24 avril 2017 - 10h15

L'École d'Affaires publiques a le plaisir de vous inviter à une table ronde sur Les Métiers du Digital le lundi 24 avril de 10h15 à 12h15 en Amphithéâtre Erignac (13 rue de l'université) en présence de :

  • Gautier Cloix, Business Developmment, Palantir Technologies
  • Alexandre Kelagopian, Consultant Manager, cabinet de conseil Greenworking spécialisé dans le digital
  • Coline Rivière, Public Affairs et Partner Manager, Showroomprivé, anciennement chargée de mission auprès d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État en charge du numérique
  • Pierre Verlyck, Chef de projet communication et relations institutionnelles, Grande école du numérique

Cette table ronde sera modérée par Simon Cordonnier, responsable pédagogique de la spécialité Digital, New Technology and Public Policy.

Attention, les places sont limitées - Inscriptions obligatoires auprès de marine.schneider@sciencespo.fr

 

 

 

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