Accueil en crèche et développement de l'enfant en France

une étude à partir de la cohorte d'enfants ELFE
Anne Solaz - Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 22 novembre 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 novembre 2019 de 12h à 13h30

Accueil en crèche et développement de l'enfant en France:
une étude  à partir de la cohorte d'enfants ELFE

Anne Solaz (Directrice de recherche, INED)

Anne SolazLes modes d’accueil collectifs sont de plus en plus mis  en avant par les décideurs politiques comme un moyen de réduire les inégalités sociales dès le plus jeune âge. La littérature internationale a abondamment étudié l'effet de l’accès à la crèche sur le développement de l'enfant mais les résultats divergent notamment en raison de la diversité dans la qualité de cet accueil. Le contexte français est particulièrement bien adapté pour explorer cette question, car la majorité des enfants qui fréquentent les structures d'accueil collectif (environ un cinquième de notre échantillon à l'âge de 2 ans) le font dans des crèches de qualité, subventionnées et contrôlées par l'État.

Nous utilisons une enquête de large envergure l'Étude longitudinale française depuis l'enfance (Elfe) suivant le développement d’une cohorte d’enfants nés en 2011, pour estimer si le recours au mode d’accueil de l’enfant lorsque qu’il a un an affecte son développement dans différentes dimensions : langagières, motrices et socio-émotionnelles mesurées un an plus tard. Nous nous intéressons aux disparités socio-économiques, c’est-à-dire dans quelle mesure les enfants issus de familles défavorisées bénéficient de la même manière de la fréquentation des crèches que ceux issus de milieux plus favorisés.

The Impact of Early Center-Based Childcare on Early Child Development: Evidence from France

A rich literature has attempted to study the impact of early collective childcare on child development, an arrangement that is increasingly advanced by policy makers as a way to decrease social inequalities from the earliest age. The French context is particularly suited to explore this question as the majority of children who attend collective care (about a fifth of our sample at age 2) do so within high-quality, state-funded, state-controlled nurseries. We use a large, nationally representative birth cohort, the Etude Longitudinale Français depuis l’Enfance (Elfe), to estimate whether the type of childcare received at one year of age has an impact on language, motor and socio-emotional skills measured a year later. We are particularly interested to what extend children from disadvantaged families benefit in the same way from crèche attendance than those from advantaged backgrounds

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

De l'immigration permanente aux migrations circulaires

L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France
Soutenance de thèse, Louise Caron, 6 décembre 2019
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De l'immigration permanente aux migrations circulaires.
L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France

Louise Caron (OSC, LIEPP)

Soutenance de thèse, le vendredi 6 décembre 2019, 14h30 à Sciences Po, 199 boulevard Saint-Germain, salle de réunion, 3ème étage, Paris 7e.
Composition du jury : 
M. Didier Breton, Professeur des universités, IDUS, Strasbourg
M. Mathieu Ichou, Chercheur, INED
Mme Dominique Meurs, Professeure des universités, EconomiX, Université Paris Nanterre
M. Ettore Recchi, Professeur des universités, Sciences Po - OSC
Mme Mirna Safi, Associate Professor, Sciences Po - OSC (Directeur de recherche)
M. Thomas Soehl, Associate Professor, McGill University, Montreal

Cette thèse étudie le rôle des trajectoires migratoires depuis et vers la France métropolitaine dans les parcours individuels. Dépassant la conception traditionnelle de la migration comme un mouvement unidirectionnel et linéaire, l’objectif de cette thèse est d’abord d’améliorer la connaissance du phénomène de remigration des immigrés en France. En considérant la France à la fois comme espace d’arrivée et de départ, elle vise plus largement à renouveler l’approche des migrations en comparant différents types de migrants rarement étudiés conjointement : immigrés, natifs des DOM, Français nés à l’étranger, deuxièmes générations, et natifs de la population majoritaire. En combinant les données des recensements et des déclarations fiscales de l’Échantillon Démographique Permanent (1975-1999, 2011-2016), et de l’enquête Trajectoires et Origines (2008), cette recherche s’appuie sur un dispositif empirique original qui permet d’explorer la place des expériences migratoires dans les parcours individuels à divers moments du processus migratoire. La comparaison entre différentes catégories de population met au jour la diversité des trajectoires migratoires au départ de la France métropolitaine, réelles ou envisagées, et de leurs déterminants. L’analyse combinée de ces processus de sélection et des effets d’un séjour à l’étranger sur les carrières professionnelles au retour en France apporte des éléments nouveaux sur le rôle des migrations dans la (re)production des inégalités sociales. Enfin, cette thèse montre comment considérer les mobilités passées et les possibles remigrations futures des immigrés affine notre compréhension des mécanismes d’intégration socioéconomique dans la société d’accueil.

From permanent migration to circular migration.
The experience of (re)migration in individuals’ trajectories in France

This doctoral dissertation studies the role of migration trajectories from and to metropolitan France in individuals’ trajectories. Breaking with the conventional depiction of migration as a one-way and one-time movement, this thesis aims first of all at improving our knowledge of immigrants’ remigration in France. By considering France both as a place of arrival and departure, this research more broadly seeks to renew the analytical approach of migration, by drawing systematic comparisons between several types of migrants rarely studied together: immigrants, internal migrant from overseas French departments, French nationals born abroad, second generations, and natives. I combine large datasets drawn from censuses and tax returns (the Permanent Demographic Sample) and the Trajectories and Origins survey. Thus, this research is based on an original empirical framework that makes it possible to explore the role of migration experiences in individuals’ trajectories at various points in the migration process. The comparison between different populations reveals the diversity of migration patterns from France, and of their determinants. The combined analysis of these selection processes and of the effects of an international experience on professional careers upon return in France provides new insights into the role of migration in the (re)production of social inequalities. Finally, this thesis shows the need to consider past migration and potential future remigration of immigrants to understand the mechanisms of socioeconomic integration in the host society.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

Parler pour libérer et cacher pour protéger

Les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel
Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 15 novembre 2019
  • Image Photographee.eu (via Shutterstock)Image Photographee.eu (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 15 novembre 2019 de 12h à 13h30

Parler pour libérer et cacher pour protéger : les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel

Gaëlle Larrieu (Sciences Po - OSC)

Gaelle LarrieuCette présentation reprend une partie du travail de thèse en cours qui porte sur les expériences de personnes ayant des enfants présentant une variation du développement sexuel (VDS)*. Elle sera centrée sur la prise en charge parentale des VDS des enfants au sein de la famille et principalement sur la transmission de connaissances et/ou le maintien de l’ignorance. Qu’est-ce qui est dit à l’enfant à propos de sa variation et des éventuels traitements médicaux passés et à venir ? Quelles sont les raisons évoquées pour justier la parole ou bien le silence ? Des travaux sur les épistémologies de l’ignorance ainsi que sur les rapports sociaux d’âge sont mobilisés. Cette recherche empirique se base principalement sur des entretiens semi-directifs avec des parents de personnes ayant été diagnostiqués avec une variation du développement sexuel pendant la grossesse, à la naissance ou durant la petite enfance.

* Les personnes ayant une variation du développement sexuel sont nées avec des caractéristiques
sexuelles (génitales, gonadiques, hormonales et/ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux dénitions binaires types des corps masculins ou féminins.

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert).

Soutien de l'OSC pour le concours chercheurs·euses CNRS 2020

  • Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)

L’Observatoire sociologique du changement, UMR 7049, soutient les docteur·e·s motivé·e·s pour préparer le concours de chargé·e de recherche 2020 du CNRS. Choisir l’OSC leur permettra rejoindre une équipe de recherche très dynamique, à dimension humaine, reconnue en France et à l’international pour ses travaux sur les inégalités et la stratification sociale.

Les demandes de soutien peuvent être envoyées jusqu’au 3 décembre 2019, accompagnées d’un C.V. et d’un descriptif du projet de recherche, par courriel à  la secrétaire générale Marie Ferrazzini et  à la directrice de l’unité Mirna Safi. Il est aussi possible de prendre rendez-vous au préalable avec Mirna Safi pour en savoir plus sur l’environnement de recherche à l’OSC. 

Fondé en 1988, l’OSC étudie les dynamiques d’ensemble des sociétés contemporaines dans une perspective comparée. Les travaux sont ancrés dans une sociologie empirique faisant appel à des méthodes quantitatives, qualitatives et expérimentales, combinant des approches micro et macro.

Les principaux domaines de recherche interrogent les inégalités sociales sous différents angles : inégalités socioéconomiques, urbaines, scolaires, numériques, de genre, ethnoraciales, liées au handicap...

Les chercheurs du centre sont particulièrement compétents dans l’analyse comparative de l’Etat-Providence, des politiques éducatives, des migrations internationales, de la ségrégation urbaine, des pratiques culturelles, des dynamiques familiales, de l’usage des emplois de temps, des trajectoires professionnelles, de la mobilité sociale...

Les membres de l’OSC sont fortement impliqués dans l’enseignement de la sociologie à Sciences Po. Certains sont affiliés au Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP) ou au MaxPo.

Disability as Inequality: Social Disparities, Health Disparities and Participation in Daily Activities

Carrie Shandra
Joint Seminar OSC-LIEPP, November 27th
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Le LIEPP et l'OSC ont le plaisir de vous inviter au séminaire:

Disability as Inequality : Social Disparities, Health Disparities, and Participation in Daily Activities

Mercredi 27 novembre 2019, 12h30 - 14h30

Salle Percheron 

98 rue de l'Université, 75007 Paris 

Inscription 

Présentation:  

 

 Carrie Shandra

 Associate Professor at the State University of New York 

 Visiting Professor, Sciences Po 

 

 

Individuals with disabilities experience lower education levels, lower employment rates, fewer household resources, and poorer health than people without disabilities. Yet, despite comprising more than one-eighth of the US population, people with disabilities are seldom integrated into sociological studies of inequality. This study uses time use data to understand one type of inequality between working-aged people with and without disabilities: participation in daily activities. It also tests whether social disparities (as suggested by the social model of disability) or health disparities (as suggested by the medical model of disability) explain a larger percentage of participation differences. Results indicate that adults with disabilities spend less time than those without disabilities in market work and more time in health-related activities and leisure - but the same amount of time in nonmarket work like housework and childcare. Although health characteristics explain more of the difference in health-related time use, by disability status, socioeconomic characteristics explain more of the difference in market and leisure time. Results indicate the importance of disentangling disability from health in sociological studies of inequality.  Extensions of these findings are also discussed.