Metaleurop, mémoire ouvrière, mémoires d’ouvriers

Josué Gimel, 2011, Metaleurop, mémoire ouvrière, mémoires d’ouvriers, Paris, L'OURS

 

Pas de Calais, janvier 2003. Suite à l'annonce de la fermeture brutale de leur usine, les salariés de Metaleurop se mobilisent et livrent une longue bataille sociale. Leur combat déborde le cadre local et a un fort impact au niveau national. Le collectif de salarié qui a conduit la lutte poursuit ensuite son action au sein d'une association, Chœurs de fondeurs, qui cherche à maintenir les liens entre les travailleurs licenciés et à les aider dans leur recherche de réinsertion professionnelle.


En 2008, Josué Gimel s'installe dans la région. Son enquête de terrain relate de manière vivante et sensible l'immersion de jeune chercheur parisien dans le bassin minier, sa rencontre avec les acteurs de la lutte de l'usine Metaleurop.

A partir d'observations et d'entretiens conduits avec les métallos et leurs proches, il annalyse le travail de mémoire de l'association Chœurs de fondeurs qu'il met en regard de la parole des ouvriers sur l'histoire du travail et militantisme à l'usine. Il livre une stimulante réflexion sur la construction de la mémoire d'usine, en croisant de nombreuses sources.

La mémoire des ouvriers témoigne ici des contratdictions et des difficultés du monde ouvrier contemporain, mais elle se présente également comme un refus collectif de la précarisation et de la marginalisation politique et sociale qui frappent la société ouvrière et les classes populaires depuis trente ans.

Article mis à jour le 23-11-2012