The End of Social Europe?

Understanding Social Policy Change in the EU
Séminaire avec Paolo Graziano, 23 mars 2017, 12h30-14h30
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Seminar with Paolo Graziano:

The End of Social Europe ?

LIEPP is glad to invite you to attend the seminar held on:

Thursday, March 23rd, 2017

12:30 pm - 2:30 pm

LIEPP Seminar Room

1st floor, 254 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Free entry with limited seating (Sandwich lunch will be offered)

Please click on this link to register

 

Paolo Graziano

Paolo Graziano is Professor of Political Science at the University of Padova and Associate Fellow at the European Social Observatory in Brussels. He has published and edited several volumes and special issues on topics such as Europeanization, welfare state politics, European social policy, political consumerism, European governance.

His work has appeared in the following journals, among others: Comparative European Politics, Mediterranean Politics, European Journal for Political Research, European Political Science, Regional and Federal Studies, Social Policy and Administration, Governance, Global Social Policy, Italian Review of Political Science, International Political Science Review, Journal of European Social Policy, Journal of Social Policy, International Journal of Social Welfare, The Annals of the America Academy of Political and Social Science.

Abstract of the paper

Drawing on Easton’s political system approach we identify the 2004, 2009 and 2014 European elections and the financial and economic crisis as inputs to the EU political system. On the output side, social policy has been substantially removed from the priorities of the EU political agenda already prior to the crisis. To understand this discrepancy between input and output we ask if and how inputs have altered power relationships among core actors in the system. We argue that although crisis-generated demand could have predicted European social policies becoming more relevant in order to cope with the crisis, support in form of election results empowered actors interested in deepening economic integration and austerity policies.  We present new empirical data contributing to this argument from different perspectives and sources.

Journée d'études organisée par le CSO et le LIEPP - Enquêtes sur l'argent et la consommation au XXe siècle

28 mars 2017, 9h-18h
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Journée d'études organisée par le CSO et le LIEPP, 28 mars 2017 à Paris :

Enquêtes sur l'argent et la consommation au XXe siècle

Le 28 mars 2017 de 9h à 18h

CSO, 19 rue Amélie, 75007 Paris (métro : La Tour Maubourg) 

 

Après avoir mis l'accent sur le rapport entre consommation et politique, l'histoire de la consommation contemporaine revisite depuis quelques années les pratiques des consommateurs, que ce soit dans les milieux populaires ou bourgeois. Les thèses d'Anaïs Albert, sur la consommation dans les milieux populaires, ou celle de Manuel Charpy, sur les consommations bourgeoises au XIXe siècle, en sont en France un exemple.

Le dernier ouvrage de synthèse de Frank Trentmann sur l'histoire de la consommation, qui fait appel à divers types d'enquêtes pour illustrer son propos, en fournit une autre illustration. Ils sont nourris des travaux des historiens modernistes et des autres sciences sociales, notamment l'ethnographie. Par ailleurs, des sociologues revisitent l'histoire des enquêtes comme une part de l'histoire de leurs disciplines. La rencontre de ces deux traditions nous semble pouvoir être féconde.

Nous aimerions donc rassembler des chercheuses et chercheurs étudiant des enquêtes portant sur les modes de vie, le rapport à l'argent et les pratiques de consommation. Nous privilégions de nouveaux travaux revisitant des enquêtes diverses, menées dans un cadre universitaire ou non. Il s'agit de nous interroger d'une part sur l'histoire précise de pratiques d'enquêtes - et des discours normatifs qui peuvent les accompagner - et sur les éléments qu'ils permettent de mettre au jour sur les pratiques quotidiennes de consommation. Le dialogue entre historiens et autres chercheurs en sciences sociales sera privilégié.

Voir le programme

Inscription 

Organisation : Marie-Emmanuelle Chessel avec Sophie Dubuisson-Quellier, Jeanne Lazarus et Gwénaële Rot.

Contact : marieemmanuelle.chessel@sciencespo.fr

En partenariat avec le Centre de Sociologie des Organisations
 

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Comment évaluer le revenu universel ? L'expérience finlandaise.

Séminaire avec Olli Kangas, coordinateur de l’expérimentation du revenu de base en Finlande, 23 février 2017, 12h30-14h30
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Seminar with Olli Kangas:

How to evaluate the basic income? The Finnish experiment.

 (Séminaire en anglais)

LIEPP is glad to invite you to attend the seminar held on:

Thursday, Fabruary 23rd, 2017
12:30 pm - 2:30 pm

Room Percheron
98 rue de l'Université, 75007 Paris

 Slides here

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Olli KANGAS  (Director of Governmental Relations, KELA - Social Insurance Institution of Finland) en charge de l’expérimentation du revenu de base en Finlande

Olli Kangas Olli Kangas took his PhD degree 1991 in sociology at Helsinki University. 1994 he was nominated to Professor and Head of the Department of Social Policy at Turku University. 2004-2007 he worked as professor at the Danish Institute for Social Research. 2008-2015 he worked as the head of the Research Department at the Social Insurance Institution of Finland (Kela). In 2016 he was nominate to Director of Governmental relations at Kela. He is a member of the Finnish Academic Society of Sciences. His research interests revolve around comparative political economy of the welfare state - causes and consequences. At present he is leading the basic income experiment in Finland.


Abstract

There are strong arguments in favor and against basic income (BI). The arguments are too often based on very thin empirical evidence. We can obtain more evidence by carrying out microsimulations on the would-be effects of different BI models and tax systems attached to them. We can also arrange experiments to test how BI would work in practice. The Finnish pilot that started in 2017 experiments with 2,000 unemployed persons by guaranteeing them €560 net a month. The main outcomes that will be followed are employment, other activities, experiences with social bureaucracy and the level of health and general well-being.

Discussion by

Bruno PALIER (CNRS Research Director at Centre d'études européennes/CEE, LIEPP's Co-Director).

Entretenir, renouveler et protéger le capital humain dans une perspective d’investissement social : Formation tout au long de la vie, politiques d’emplois et vieillissement actif

le vendredi 9 décembre 2016
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Investissement Social: quelle stratégie pour la France ?

Entretenir, renouveler et protéger le capital humain dans une perspective d’investissement social. Formation tout au long de la vie, politiques d’emplois et vieillissement actif

Vendredi 9 décembre 2016

9h15 - 17h15

Salle H 101

Sciences Po, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Inscription

Programme du séminaire 

 

Présentation:

L’un des objectifs des politiques d’investissement social est de garantir une participation de tous au marché du travail tout au long de la vie, dans les meilleures conditions. Ainsi, les personnes peuvent mener des carrières les plus complètes possibles, ce qui leur garantit des revenus plus élevés et plus de droits sociaux. D’un point de vue collectif, l’augmentation des taux d’emploi, du fait d’une participation accrue de tous au marché du travail,  permet une augmentation des ressources fiscales et de cotisations sociales, gage de la soutenabilité des systèmes de protection sociale.

En France, les taux de participation au marché du travail des moins qualifiés et des seniors sont particulièrement bas. En 2014, 50,7 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine : 47,0 % ont un emploi et 3,7 % sont au chômage. Le taux d’activité des 55-64 ans en France est inférieur de 5 points à celui de l’Union européenne en 2014 (contre 7 points en 2011 – Données DARES janvier 2016). Des mesures purement contraignantes (conditionnalité des allocations chômage, report de l’âge de départ à la retraite) ou incitatives à la reprise d’emploi (prime d’activité) ne semblent pas suffire pour augmenter les taux de participation de ces catégories au marché du travail. L’investissement social propose une approche positive, fondée sur la formation de tous tout au long de la vie, et des politiques d’amélioration des conditions de travail et de vieillissement actif.

Si les politiques d’investissement social cherchent à investir dans les capacités futures des individus, elles visent aussi à permettre de mobiliser au mieux et selon le souhait des individus leurs « capabilités » acquises. Il s’agit aussi d’entretenir, de renouveler et de maintenir les capacités professionnelles de chacun tout au long de la vie, y compris en fin de carrière.

L’investissement social ne peut être un fusil à un coup, qui dote les individus de certaines capacités initiales et les laisse ensuite se débrouiller seul sur les marchés. La nécessité d’accompagner les individus tout au long de leurs carrières professionnelles mais aussi et surtout de garantir le maintien, le renouvellement voire l’amélioration de leur employabilité paraît essentiel pour permettre à tous de mener une carrière aussi complète que possible, et à la collectivité de connaître des taux d’emploi les plus élevés lorsque les salariés vieillissent. L’investissement social se donne également comme une solution positive au problème du financement des retraites. Dans certains pays, un âge plus tardif de départ à la retraite (dans de bonnes conditions), signifie des dépenses globales de retraites moins importantes. Ainsi, en Suède, l’âge effectif de départ en retraite est proche de 64 ans, les Suédois dépensent plus de 2 points de PIB de moins en retraite qu’en France, pour des taux moyens de remplacement comparables.

Dans un contexte où les qualifications sont un élément clé de la participation au marché du travail (le taux de chômage des non diplômés est trois fois plus élevé que celui des personnes qui disposent d’un diplôme niveau bac + 2 en 2013 et on compte 6 % de chômeurs chez les détenteurs d’un diplôme supérieur à bac + 2, contre 16,8 % chez les non diplômés – données INSEE), où chaque salarié sera amené à changer non seulement d’employeurs, mais aussi de secteur d’activité voire de métiers, et de fortes mutations technologiques, il paraît essentiel de permettre et garantir à tous les capacités de maintien et de renouvellement de leurs compétences.

Pour ce faire, une politique de formation adaptée aux compétences de chacun et permettant de répondre aux besoins du marché du travail actuel et futur accessible à tous tout au long de la vie semble un impératif économique et social. Les pays qui ont développé des politiques de flexicurité ont fait de la formation tout au long de la vie l’un des trois piliers de leur modèle (avec la flexibilisation du marché du travail et des garanties sociales élevées, indépendantes de la situation et du statut dans l’emploi).

La France présente des difficultés particulières et d’ordre général sur le front de la formation tout au long de la vie, dont la responsabilité est partagée entre les acteurs publics, à l’échelle nationale et territoriale, les partenaires sociaux et les employeurs. Notamment, la France se situe en dessous des moyennes de l’OCDE s’agissant du  niveau de qualification des adultes (données PIAAC).

Un premier enjeu est celui de l’accès et du recours de tous à la formation. Malgré des sommes consacrées à la formation professionnelle qui ne sont pas négligeables (31.2 mds en 2013 soit 1,47 points de PIB), l’accès à celle-ci reste difficile pour les chômeurs, pour les moins qualifiés et pour les plus âgés. Notamment, comment forme-t-on et comment devrait-on former pour accroitre l’accès des moins qualifiés ou des seniors (par exemple, quelles pédagogie et méthodes de formation ? comment former en situation de travail ?).

L’efficacité, ainsi que le rendement, des formations existantes est également souvent remise en cause. La valeur des moyens investis dans la formation est plus souvent considérée que l’évaluation de ses résultats. Il existe un enjeu de mobilisation et donc de rendement individuel et collectif de ces formations car en France les formations suivies par les individus se traduisent moins qu’ailleurs par de meilleures conditions d’emploi. Quelles formations sont à privilégier (certifiantes ou non)? Quelle est la qualité de l’offre de formation. Quelle adéquation de l’offre de formation à la structure productive, dans un contexte de polarisation des emplois ?

Enfin, il ne suffit cependant pas de former les individus pour garantir positivement l’allongement de leur carrière. Investir dans les conditions de travail et d’une façon plus générale dans la qualité des emplois semble crucial pour garantir un allongement des carrières dans les meilleures conditions possibles. De nombreux travaux ont constaté une dégradation des conditions de travail, qui fait souhaiter à de nombreux salariés de partir en retraite le plus vite possible. En France, le taux d’emploi des seniors a un peu augmenté au cours des 15 dernières années, mais il reste parmi les plus faibles en Europe, alors même que d’autres pays ont fait plus de progrès (Finlande fin des années 1990, Allemagne plus récemment). L’amélioration de la qualité des emplois, garantie d’une plus forte participation de tous (et notamment des séniors) au marché du travail, peut donc être considérée comme faisant partie intégrante d’une stratégie d’investissement social misant sur la formation continue.

Par qualité des emplois, on entend : rémunération permettant d’échapper à la pauvreté, horaires négociés et choisis, compatibles avec vie privée, accès à la formation, accès aux promotions, accès à la représentation syndicale et/ou salariée, accès à une protection sociale complète – notamment d’entreprise, complémentaire, satisfaction subjective dans l’emploi.

Pour plus d'informations, rendez vous sur le site du séminaire Investissement Social.

Réguler, conseiller, éduquer ? Comment les politiques publiques encadrent-elles l'argent des ménages ?

Journée d'étude co-organisée par le LIEPP et le CSO
Jeudi 13 octobre 2016
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Réguler, conseiller, éduquer ? Comment les politiques publiques encadrent-elles l'argent des ménages ? 

L'axe politiques socio-fiscales du LIEPP et le Centre de sociologie des organisations (CSO)

ont le plaisir de vous convier à cette journée d'étude le :

Jeudi 13 octobre 2016, 9h-18h

au Centre de Sociologie des Organisations, 19 rue Amélie 75007 Paris

Métro La Tour Maubourg (ligne 8)

Inscription 

 

Presentation:

En partenariat avec le LIEPP, Jeanne Lazarus organise une journée d’étude interdisciplinaire, réunissant sociologues, historiens et économistes, consacrée aux politiques publiques d’encadrement des pratiques monétaires. Ils chercheront à comprendre de quelles définitions de l’intégration sociale et de la citoyenneté ces politiques sont issues et celles qu’elles engendrent.  La situation française contemporaine sera particulièrement étudiée mais des travaux centrés sur des pays et des époques différentes permettront d’opérer des déplacements de perspective, et de faire apparaître les spécificités de chaque situation.

Consultez le programme de la journée.

Consultez le compte-rendu de la journée.

 

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Programme JE 13 octobre.pdf549.62 Ko
Compte rendu de la journée d'études du 13 octobre.pdf102.31 Ko