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Cycle 2019 des Tribunes de la santé,  "Des outils pour  faire évoluer le système de santé"

21 mars : Expérimentations organisationnelles innovantes du système de santé

Dominique POLTON, vice-présidente du conseil stratégique de l'innovation en santé (article 51, LFSS 2018) et Natacha LEMAIRE, rapporteure générale.

7 février : L'intelligence artificielle 

Etienne GRASS, Executive VP, Head of Citizen Services, Capgemini Consulting, membre de la Chaire santé
David GRUSON, Fondateur de l'initiative Ethik-IA, membre de la Chaire santé

     en partenariat avec Le  Concours médical

31 janvier 2019,  résultats du 14 ème Baromètre santé 360 sur les médecines alternatives et complémentaires.

Les principaux enseignements du sondage présentés le 31 janvier 2019

I) Perceptions des médecines alternatives et complémentaires (MAC) et de l’homéopathie : patients et médecins sont à front renversé, les premiers y croient et les utilisent, les seconds… pas du tout (surtout sur l’homéopathie)

• Les Français sont convaincus des bienfaits des MAC (à 68%, vs 56% des médecins) et de l’homéopathie (72% vs 33% des médecins). Plus d’un Français sur deux a recours à l’homéopathie et un sur trois aux autres médecines alternatives. En cas de déremboursement de l’homéopathie, 6 Français sur 10 continueraient à en prendre, 1 sur 5 ne prendrait plus aucun médicament et seul 1 sur 6 la remplacerait pas un médicament conventionnel.

• Les médecins sous-estiment totalement cet usage de l’homéopathie : ils estiment en moyenne qu’1/4 de leurs patients y a recours, alors qu’ils sont deux fois plus nombreux. Seul 1 soignant sur trois (et 1 médecin sur 4) a déjà recommandé de l’homéopathie à un patient … et encore, une fois sur deux (51%) les médecins recommandent de l’homéopathie à leurs patients sans vraiment croire à son efficacité.

II) Pourquoi le rapport aux « MAC » et surtout à l’homéopathie est-il si différent chez les patients et leurs médecins et soignants ?

• Méconnaissance ? Français et soignants sont convaincus que la formation des professionnels de santé est trop axée sur les médicaments conventionnels, et deux-tiers des professionnels de santé (65%) disent n’avoir jamais suivi de formation(s) sur l’homéopathie et les MAC. Une méconnaissance également du côté des Français qui sont 56% à ne pas savoir précisément comment est « fabriquée » l’homéopathie.

• Des « MAC » jugées plus naturelles (90%) et moins nocives pour l’organisme (88%) par les Français.

• Si les Français et soignants s’accordent pour juger que l’homéopathie est naturelle et facile à se procurer … en revanche, les Français la jugent « utile » et ne la voient pas comme un simple effet placebo alors que les soignants sont persuadés du contraire (surtout les médecins).

• Nos concitoyens sont tout de même 3 sur 10 à avoir déjà refusé un traitement prescrit par leur médecin au profit d’homéopathie ou « MAC » … là encore, les pros de santé sous-estiment largement la part de leurs patients capables de le faire (rapport de 1 à 3).

• Duel d’image entre allopathie et homéopathie : les Français jugent l’allopathie plus rassurante (63%), plus scientifique (86%) et surtout plus efficace pour soigner les maladies graves (90%)… mais une large majorité pense que l’homéopathie l’est davantage pour soigner les maladies bénignes (63%) et qu’elle est en même temps moins nocive sur la santé à long terme (81%). Les médecins – eux – sont systématiquement convaincus des bénéfices de l’allopathie sur l’homéopathie.

III) Quid d’internet et des réseaux sociaux ? Internet, et le développement du numérique sont-ils des véhicules utiles ou, au contraire, des vecteurs de propagation de comportements néfastes ?

• Français (60%), soignants (70%) et médecins (69%) sont persuadés du rôle néfaste que jouent Internet/les réseaux sociaux sur la santé en véhiculant de fausses informations. Nos concitoyens sont aussi 1 sur 2 à le penser concernant plus spécifiquement l’homéopathie et MAC. Mais ils voient aussi du positif : 67% estiment qu’il est facile de trouver sur Internet des renseignements fiables sur les médecines alternatives et complémentaires.

• Consulter Internet est fréquent pour recueillir des avis/conseils pour soigner une affection, près d’un Français sur deux le fait déjà. Nombreux sont aussi les Français (37%) qui consultent Internet spécifiquement pour rechercher des solutions homéopathiques ou « MAC » à leurs problèmes de santé.

•Tous les acteurs – Français (70%), professionnels de santé (83%) et médecins (86%) – auraient une totale confiance dans les informations que pourrait communiquer un site internet officiel labelisé par l’Etat en matière de santé, et tous souhaiteraient que de tels sites officiels puissent « noter » ce qui est reconnu scientifiquement et ce qui ne l’est pas : 77% des Français et 83% des médecins y seraient favorables.

Consultez le sondage en détail ici (PDF 1,33 Mo)

20 décembre 2018 , Les Tribunes de la santé 2018

L'AP-HP en 2028, Martin HIRSCH, Directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)

22 novembre, Les Tribunes de la santé 2018

La démocratie sanitaire à l'hôpital, Alain-Michel CERETTI, Président de France Assos Santé  

14 novembre 2018 , 9h00-13h00 colloque

La réforme des professions de santé : entre droit européen et ordonnances

 Sept ordres représentant les professions de santé des infirmiers, médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues co-organisent avec la Chaire santé de Sciences Po et l'Institut Droit et Santé (Inserm UMR_S 1145) de Paris Descartes, un colloque sur "La réforme des professions de santé : entre droit européen et ordonnances" le mercredi 14 novembre 2018 de 9h00 à 13h00.

Consultez le programme ici

12 novembre 2018 : Petit-déjeuner/débat 

Les français et les professionnels de santé libéraux

Résulats de la treizième vague du Baromètre Santé 360 sur le thème "Les français et les professionnels de santé libéraux" réalisé par Odoxa pour Orange Healthcare, la MNH et l'Asip Santé, publié en partenariat avec France Inter et la Figaro Santé, et avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po, le 12 novembre 2018 de 8h30 à 10h00, à Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, Paris 7 ème.

Principaux enseignements :

I- Image et perception des professionnels de santé

  1. Les professions libérales de santé (PLS) jouissent d’une exceptionnelle image en France (comme partout en Europe) avec 91% de bonnes opinions
  1. Ces professionnels sont jugés « compétents », « courageux », « sympathiques », « à l’écoute de leurs patients » par plus de 8 Français sur 10 ! Les Français pensent que les PLS entretiennent d’excellentes relations à la fois entre eux (86%) et avec leurs patients (89%) … les PLS partagent ce sentiment 

 

  1. En revanche, les relations des PLS avec les établissements de santé et les pouvoirs publics sont perçues comme nettement moins bonnes. Les PLS le confirment : 4 sur 10 évoquent de mauvaises relations avec les établissements 2 sur 3 avec les pouvoirs publics
  1. Par ailleurs, le prestige de ces professions apparaît en berne, notamment celui des infirmières et des médecins : c’est ce que pense une majorité de Français et 7 PLS sur 10. 94% des médecins et 81% des infirmiers estiment ainsi que leur prestige s’est dégradé.

 

II- Les professions libérales de santé et les réformes


  1. Confirmant leur image « corporatiste », ces professions, surtout les médecins (56%), sont souvent perçues comme ayant systématiquement tendance à s’opposer aux réformes

 

  1. 9 sur 10 soutiennent massivement l’abaissement du numerus clausus et ils sont majoritairement pour toutes les mesures envisagées pour inciter les jeunes médecins à s’installer en zones démédicalisées : 6 sur 10 sont même favorables aux sanctions financières des médecins s’installant en zones surmédicalisées
  1. Les réformes plébiscitées ne concernent pas que les médecins : ainsi, 69% des Français sont pour l’autorisation donnée aux infirmiers d’effectuer des vaccins sans prescription du médecin et 53% soutiennent même l’extension future de cette mesure aux pharmaciens
  1. Au-delà du vaccin, les Français seraient aussi largement favorables (63%) à ce que les infirmiers puissent prescrire certains médicaments… les infirmiers le sont plus encore (85%) mais les médecins s’y refusent (6 sur 10), surtout les généralistes (67%)

 

III- Le numérique et le digital en santé : usages et perceptions par les professionnels et les patients


  1. Le numérique en santé est plébiscité : 7 Français sur 10 pensent que son développement n’aura que des bénéfices pour les patients comme les soignants et même qu’il améliorera la qualité des soins en France (68%)
  1. Les trois-quarts des Français comme des Européens pensent que le développement du numérique permettrait d’améliorer le parcours de soin du patient, aujourd’hui jugé problématique par les trois-quarts des PLS… 

 

  1. … et 85% des Français pensent que son développement constitue un enjeu essentiel au développement des maisons de santé pluridisciplinaires. Or elles constituent LA tendance forte en santé actuellement : 37% des Français les fréquentent déjà.

 

Mais ce « positivisme » sur le numérique en santé a des limites :

 

  1. Plus de 4 Français sur 10 ne savent pas si les PLS qu’ils fréquentent échangent entre eux des informations sensibles les concernant. Et parmi ceux qui savent que leurs PLS le font, un sur deux ne sait pas comment ils font pour le faire. 

 

  1. Confirmation du côté des professionnels : 9 sur 10 disent échanger des informations sensibles sur leurs patients… et dans les deux-tiers des cas, ils échangent ces informations sans utiliser de messageries sécurisées
  1. Cette situation est problématique car elle pourrait bien créer un risque de rupture de confiance entre les patients et les professionnels qui les soignent. En effet, les patients sont tous (88%) convaincus qu’il serait utile voire indispensable que leurs soignants utilisent ces messageries.

Pour en savoir plus (PDF, 979 Ko)

Cycle des Tribunes de la santé 2018

La "révolution" hospitalière : 1958-2018

En partenariat avec Le Concours Médical et la revue Réseaux, Santé & Territoire.

18 octobre : De l'agent des collectivités locales au fonctionnaire hospitalier : une mutation permanente, Danielle TOUPILLIER, Directrice générale du Centre National de Gestion (CNG) des practiciens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière

Consultez la présentation de Danielle Toupillier

Janvier à octobre 2018 et , séminaire : quel avenir pour les maisons et pôles de santé en France ? 

La Chaire Santé de Sciences Po a organisé en 2018 un séminaire de réflexion, sous la direction d' Henri Bergeron, sur les évolutions des pratiques en soins primaires en France, en collaboration avec la Fédération Française des Maisons et des Pôles de Santé (FFMPS) et le Centre de Sociologie des Organisations (UMR CNR/CSO) et le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP). 

On décompte aujourd'hui 910 maisons ou pôles de santé en fonctionnement et 334 regroupements pluriprofessionnels en projet et la fréquentation des rencontres annuelles organisées par la FFMPS est chaque année plus élevée.

Est-ce le signe de l'émergence d'un nouveau modèle de l'offre de soins? Ces nouvelles pratiques permettent-elles de répondre aux problèmes de coopération et de démographie médicale qui préoccupent les pouvoirs publics et professionnels? Quel modèle économique permettra d'assurer la pérennité de ces pratiques de soins ? Quels sont les enjeux organisationnels, politiques et sociaux sous-jacents ?

Les actes du séminaire sont en cours de rédaction.

Consultez le programme détaillé ici (PDF, 579 Ko)

Une révolution dans la prise en charge à domicile ?

Séminaire les 25 juin et 06 juillet 2018 

La Chaire santé de Sciences Po organise un nouveau séminaire les 25 juin et 6 juillet 2018 à Sciences Po.

Il vise à explorer les transformations majeures que connaît la prise en charge en santé à domicile. Il analysera notamment les effets de la révolution digitale que connaît notre système de soins et portera un regard sur les effets des changements du rapport des français à leur domicile dans leur manière d’accéder à la santé. Il explorera plus particulièrement ces transformations dans le domaine de la prise en charge des maladies chroniques et métaboliques.

Consultez le programme détaillé ici (PDF376 Ko)

Value based care

Séminaire les 21 et 22 juin 2018 

La transformation vers de nouveaux modèles de rémunération dans laquelle s’engage notre système de santé est un processus long, entamé il y a plus de dix ans dans les systèmes de santé anglo-saxons, et dont les résultats restent globalement à évaluer.

En France, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a introduit, en son article 51, un dispositif permettant d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des adaptations des règles de financement fixées par le code de la sécurité sociale. Ce nouveau séminaire va explorer les différents modèles étrangers et s'interroger sur les conditions de succès des expérimentations en France.

Consultez le programme détaillé ici (PDF638 Ko)

Résultats du baromètre 360 (12ème vague)

Petit-déjeuner/débat le 29 mai 2018 à la Paris Healthcare Week

I - L’hôpital et la santé aujourd’hui : image des acteurs de la santé et du système

  1. Les personnels de santé jouissent d’une excellente image, partout en Europe, et, plus particulièrement en France. 94% des Français ont ainsi une bonne opinion des infirmières, soit 10 points de plus que la moyenne européenne. Médecins et infirmières sont perçus par plus des trois-quarts des Français comme des professionnels « compétents », « courageux » et « sympathiques » et jugent qu’ils sont insuffisamment reconnus et rémunérés.
  2. Les établissements de santé sont, eux-aussi, très appréciés : 8 Français sur 10 disent ainsi avoir une bonne opinion des établissements de santé (publics ou privés) et jugent « bonne » la qualité des soins en France. Sur tous ces points la France est, pour une fois, numéro 1 en Europe, loin devant les autres pays et notamment l’Allemagne.
  3. Singularités Françaises en Europe : nos concitoyens pensent que les notions de justice et d’équité doivent l’emporter sur la performance (65% vs 34%) et, contrairement à nos voisins, croient que leur pays investit peu dans la santé. Convaincus qu’il faut lui accorder plus de moyens, ils jugent que l’amélioration de la situation des hôpitaux passe par plus de dotations.

II – L’avenir de l’hôpital : les Français sont prêts à des révolutions que ce soit sur la e-santé et des datas, et même à un « grand soir » de la tarification des soins

  1. Les Français se montrent très favorables au développement de la e-santé et les notions nouvelles de télémédecine, téléconsultation, télé-expertise, et télésurveillance médicale sont déjà bien connues et suscitent l’adhésion et l’appétence des Français.
  2. L’accès en ligne à ses données médicales, voulue, par la Ministre, est plébiscité par les Français (82%) qui se disent prêts à y accéder (75%) dès qu’ils en auront la possibilité. Sur la sécurité des données, si les Français craignent les risques de piratage (80%), ils ont confiance dans les institutions pour les protéger (55%)
  3. Sur la tarification des soins, les Français et les acteurs de la santé sont prêts à une révolution : les deux-tiers des médecins et près d’un Français sur deux seraient favorables à la fin de la tarification à l’acte pour les médecins ; réciproquement, les Français comme les personnels hospitaliers sont POUR la suppression de la tarification à l’acte/activité à l’hôpital. Enfin, une majorité de Français comme de médecins seraient favorables à la rémunération de la téléconsultation/télé expertise.

 Consultez ici les résultats détaillés

Cycle des Tribunes de la santé 2018

Présentation du programme des conférences 

La "révolution" hospitalière : 1958-2018

Cycle 2018 des Tribunes de la santé, en partenariat avec Le Concours Médical et la revue Réseaux, Santé & Territoire.

  • 28 juin : Médecine générale et CHU, Claude LEICHER, Médecin généraliste, président de MG France de 2009 à 2017
  • 31 mai : La médecine hospitalo-universitaire, André GRIMALDI, Professeur émérite d'endocrinologie-diabétologie au CHU La Pitié-Salpêtrière
  • 26 avril : Le médecin hospitalier de 1958 à 2018, Rachel BOCHER, Psychiatre des hôpitaux au CHU de Nantes, Présidente de l'Intersyndicat National des Practiciens Hospitaliers (INPH
  • 29 mars : Le big bang des ordonnances de 1958, Didier TABUTEAU, Responsable de la Chaire santé de Sciences Po

Consulter le programme détaillé ici 

Réécouter l'intervention de Didier Tabuteau, invité sur France Culture

Interview le 23 février 2018

Didier Tabuteau est intervenu dans le cadre de l'émission La Grande Table de France Culture, le 23 février dernier, sur le thême "Urgences dans la santé". 

Cliquer pour réécouter l'émission 

Quel avenir pour les maisons et pôles de santé en France ?

Séminaire de janvier à mai 2018

La Chaire Santé de Sciences Po propose d'organiser en 2018 un séminaire de réflexion, sous la direction d' Henri Bergeron, sur les évolutions des pratiques en soins primaires en France, en collaboration avec la Fédération Française des Maisons et des Pôles de Santé (FFMPS) et le Centre de Sociologie des Organisations (UMR CNR/CSO) et le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP). Ce séminaire aura lieu de janvier à mai 2018.

On décompte aujourd'hui 910 maisons ou pôles de santé en fonctionnement et 334 regroupements pluriprofessionnels en projet et la fréquentation des rencontres annuelles organisées par la FFMPS est chaque année plus élevée.

Est-ce le signe de l'émergence d'un nouveau modèle de l'offre de soins? Ces nouvelles pratiques permettent-elles de répondre aux problèmes de coopération et de démographie médicale qui préoccupent les pouvoirs publics et professionnels? Quel modèle économique permettra d'assurer la pérennité de ces pratiques de soins ? Quels sont les enjeux organisationnels, politiques et sociaux sous-jacents ?

Ce séminaire est divisé en quatre séances thématiques et une séance de bilan. Le séminaire est ouvert à tout professionnel concerné par ces questions. L'inscription à l'ensemble des séances est requise et une participation aux frais de 150 euros est demandée. Une courte lettre de participation motivée est à adresser avant le 18 décembre 2017par courriel à chaire.sante@sciencespo.fr

Consultez les dates et le programme détaillé ici (PDF, 237 Ko)

Design en santé : comment changer d'échelle ?

Séminaire les 12 et 15 janvier 2018

La Chaire Santé de Sciences Po, en partenariat avec l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) organise un séminaire d'études sur le design dans le secteur de la santé les 12 et 15 janvier 2018 à Sciences Po de 9h15 à 18h00.

L'intégration du design dans le champ de la santé participe à l'amélioration des conditions d'usage, de confort et de bien-être, en proposant des solutions innovantes à la faveur des évolutions technologiques et numériques. Une part croissante de l'activité des grandes écoles de Design, en France et à l'étranger, est aujourd'hui consacrée à des projets qui, directement ou indirectement, concernent le soin ou le vieillissement.

Faire que les traitements soient appropriés et réellement absorbés, que la technologie toujours plus présente dans les espaces hospitaliers n'altère pas le lien de confiance avec le patient, que les applicatifs toujours plus envahissants dans le quotidien des professionnels améliorent leur qualité de vie sont trois défis devenus centraux. Chacun implique de créer des ponts entre le design et les acteurs de la santé.

Ce séminaire est ouvert à un public de professionels ayant un intérêt particulier pour ces problématiques pour un nombre de places limitées. La présence est requise pour l'ensemble des séances et la participation aux frais demandés s'élève à 120 euros. Une lettre de demande de participation motivée est à adresser par courriel à chaire.sante@sciencespo.fr avant le 5 janvier 2018.

Consultez le programme détaillé ici (PDF, 180 Ko)

Résultats du Baromètre santé 360 (10 ème vague) - L'humain dans la santé 

Petit-déjeuner/débat le 22 janvier 2018

Présentation des résultats de la 10 ème vague du Baromètre santé 360° réalisée par Odoxa pour le compte de la FHF, la MNH et Orange Healthcare ; avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po et publiée en partenariat avec France Inter et le Figaro Santé.

Avec la participation de :

Didier TABUTEAU Chaire santé de Sciences Po, Directeur du pilotage de la transformation, de l'audit et de l'inspection de l'AP-HP
Frédéric VALLETOUX, Président de la Fédération Hospitalière de France
Dr Philippe DENORMANDIE, Directeur Relations Santé, MNH Groupe
et les porte-paroles d'Odoxa, d'Orange Healthcare, du Figaro Santé et de France Inter

Enseignements clés de cette étude :

CHAPITRE I- La place du patient

Beaucoup de points très positifs s’agissant de la place actuelle du patient dans la santé : Plus de 9 patients sur 10 sont satisfaits de leur dernière visite en établissement de santé et on enregistre un très haut niveau de satisfaction détaillée des patients quant à leur relation avec les divers interlocuteurs hospitaliers, surtout s’ils sont soignants (77% à 92%). Surtout l’hôpital est « HUMAIN » : plus de 8 patients sur 10 estiment qu’ils ont été bien traités, écoutés, compris, or l’HUMAIN est justement le facteur clé n°1 de recommandation d’un établissement de santé.

Mais, des points de vigilance émergent s’agissant du dialogue, de la communication et des informations transmises aux patients : Pour les médecins, les informations données lors de l’hospitalisation ne sont ni bien comprises (77%), ni bien retenues et assimilées (80%) par les patients et souvent, le compte-rendu d’hospitalisation n’est pas remis au patient à sa sortie. De même, l’information donnée sur les médicaments administrés est très perfectible : seulement 31% des médecins pensent que leurs patients sont correctement informés. « Trop » de transparence en revanche concernant les discussions sur l’état de santé du patient devant ses proches (parfois sans même le consulter préalablement) : cette pratique est encore trop fréquente. Enfin, la consultation constitue un autre axe d’amélioration : les médecins surestiment la diversité des sujets qui y sont abordés, et nombre de patients et une majorité de médecins critiquent le temps laissé au dialogue et à l’écoute.

CHAPITRE II-La place du médecin

Relation patients-médecins : Plus de 9 Français sur 10 sont satisfaits de leur médecin, une satisfaction stable quel que soit le profil du médecin. Etre soigné par un médecin-homme ou un médecin-femme indiffère totalement les Français : 71% refusent de choisir, et lorsqu’ils ont une préférence, celle-ci s’explique le plus souvent pour des raisons d’intimité de l’examen en question. Cela ne signifie pas que nul problème de laïcité n’existe, 45% des médecins dit avoir déjà vu un patient refuser un soignant en raison de son genre pour des motifs religieux, mais ces problèmes reposent en fait sur un nombre extrêmement limité de patients.

Climat social : 78% des médecins sont satisfaits de leur travail, 68% à 95% sont satisfaits de leurs relations avec leurs collègues, patients ou supérieurs éventuels, et ils sont même plus satisfaits que les Français du contenu de leur travail : leur niveau de satisfaction est exceptionnel sur l’intérêt (94%) et l’utilité (96%) de leur travail. Inversement, ils sont plus critiques que les Français sur la reconnaissance de leur travail (60% de mécontentement) et leurs perspectives d’évolution (61%). Enfin, ils se singularisent par un flagrant manque de temps pour accomplir leur travail (72%) et de pauses (60%) et donc, par un niveau de stress professionnel supérieur à celui des Français.

CHAPITRE III-Avenir de l’humain dans la santé

Le développement des nouvelles technologies est le premier levier permettant de laisser une plus grande place à l’humain dans la santé et au dialogue soignants/patients : à l’exception des robots avec lesquels 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir, la quasi-totalité des outils connectés de santé testés dans l’étude sont perçus par les Français et les patients comme permettant « d’apporter plus d’humanité ». Il reste à en convaincre les médecins qui sont une majorité (55%) à estimer au contraire que les nouvelles technologies détérioreront les relations en limitant encore les contacts humains.

Le second levier pour l’avenir est l’accentuation de la démarche de démocratie sanitaire et le développement des relations avec les associations de patients : La démocratie sanitaire est méconnue par les Français, mais une fois qu’on leur explique de quoi il retourne, 8 Français sur 10 pensent que c’est une démarche qui peut améliorer la qualité de notre système de santé. Réciproquement, les associations de patients gagneraient à se faire davantage connaître du grand public car elles jouissent d’une bonne image tant auprès des Français, que des patients et de leurs proches.

Voir les résultats ici: 

Source: site Odoxa: http://www.odoxa.fr/sondage/barometre-sante-360-lhumain-sante/