MARGinalisation/INclusion

Le projet

MARGinalisation/INclusion : les effets à moyen et à long terme des politiques de régulation de la pauvreté étrangère sur les populations-cibles : le cas des migrants dits « roms » dans les villes d’Europe occidentale (France, Italie, Espagne). 

A partir du cas des migrants dits « roms » en situation précaire dans quinze villes de France, d’Italie et d’Espagne, le projet MARGin cherche à analyser le rôle joué par les politiques de régulation de la pauvreté étrangère dans les processus d’inclusion et d’exclusion sociale dans un contexte de libre-circulation au sein de l’Union européenne. Il explore notamment les liens étroits entre marginalité sociale et marginalité spatiale en se focalisant sur les inégalités liées au caractère dual des politiques de régulation de la pauvreté (rejet/insertion), à l’allocation inégale des ressources et aux catégorisations institutionnelles.

Les études d’évaluation des politiques de lutte contre la pauvreté se focalisent généralement sur les aspects matériels et objectifs de l’action publique et sur les performances des acteurs institutionnels, mais passent sous silence les dynamiques d’insertion peu quantifiables et peu visibles, le plus souvent à l’initiative des personnes en situation précaire. Ce sont ces dynamiques que le projet veut mettre au jour à partir de données empiriques précises et nombreuses, l’objectif étant à la fois d’apporter un éclairage original sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et d’identifier des modes opératoires efficaces dans la durée. Ce projet est soutenu depuis 2016 par l'Agence Nationale de la Recherche.

Créé en 2010 avec le soutien de l’UMR 7324 CITERES (CNRS/ Université de Tours), du CEE (Sciences Po, UMR8239) et de l’UMR 7301 Migrinter (CNRS/Université de Poitiers), l’observatoire des politiques en direction des groupes dits roms/tsiganes URBA-ROM, qui réunit une centaine de chercheurs européens, a posé les premiers jalons de cette recherche collective. Il s’agit désormais de monter en généralité, ce qui nécessite de vérifier les hypothèses grâce à des enquêtes de terrain nombreuses et systématiques et de confronter les  travaux menées avec les recherches engagées sur des sujets similaires par d’autres chercheurs et par d’autres équipes. 

L'équipe