Grace Moore, rencontre avec la nouvelle lauréate de la Bourse Michel David-Weill

Grace Moore, rencontre avec la nouvelle lauréate de la Bourse Michel David-Weill

Découvrez le portrait de cette brillante étudiante américaine
  • Grace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas ArrivéGrace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas Arrivé

C’est une première. Le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge aux États-Unis, mondialement reconnu pour ses enseignements en sciences dures (recherche scientifique et technologique), a soutenu cette année la candidature d’une de ses élèves, Grace Moore, à la Bourse Michel David-Weill. Échanges avec une prometteuse lauréate.

La Bourse Michel David-Weill : un tremplin pour les engagés

Cette bourse d’excellence, qui s’inscrit dans le cadre du programme de bourses de la Sciences Po American Foundation, a pour objectif d’attirer des étudiantes et étudiants américains particulièrement brillants pour poursuivre leurs études de master à Sciences Po à Paris.

Pour se voir décerner cette prestigieuse dotation (80000 € en valeur monétaire couvrant les frais d’inscription, scolarité, logement, livres...), il faut savoir incarner les valeurs chères à Michel David-Weill lui-même. Alumnus de Sciences Po, le président de la Fondation éponyme met un point d’honneur à mettre en avant des qualités d’excellence, de leadership, de multiculturalisme, de tolérance. Sélectionnés sur la base de leurs réalisations scolaires et de leur esprit critique, les candidats doivent aussi faire montre d'une grande capacité à mener des projets et à prouver leur engagement envers la communauté, aussi bien au plan local qu’international.

Cette année, c’est Grace Moore, fraîchement diplômée d’un Bachelor of Science in Materials Science and Engineering au MIT, qui rejoint la liste des dix autres lauréats ayant reçu cette bourse depuis sa création.

Une opportunité rare de mêler sciences et politiques publiques

La brillante étudiante a la particularité de mener un projet qui se situe à l’intersection des sciences dures, dont elle est issue, et des politiques publiques. Elle a débuté en cette rentrée un cycle de master en Public Policy à l'École d’affaires publiques (spécialité Energy, Environment and Sustainability).

“Au MIT, l'un de mes cours préférés était Industrial Ecology. Dans ce cadre, j’ai eu l'occasion de mener un projet autour du plastique et de son traitement en terme environnemental, pour une approche industrielle circulaire permettant de produire et de recycler. Mais j’ai pu observer que, la plupart du temps, les innovations scientifiques se retrouvent à un certain point bloquées dans une sorte de bourbier politique et ne voient pas le jour”. 

C'est cet espace à l’intersection des études qui la passionne. “Je ne me qualifierais en aucun cas d'experte, mais j'ai certainement une connaissance assez large du sujet du point de vue scientifique, il est donc important pour moi d'avoir un complément de formation en politique publique pour mieux comprendre cet espace de niche et de voir comment combler ce fossé de communication entre scientifiques et décideurs politiques”. 

“C’est donc une chance incroyable pour moi d'être ici et d’avoir rejoint cette formation à Sciences Po. L'octroi de la bourse Michel David-Weill a été fondamental pour me permettre de me spécialiser dans mes études. Je suis infiniment reconnaissante”.

La réputation de Sciences Po à l’international est aussi ce qui a séduit la brillante Américaine. “J'ai eu la chance depuis la rentrée d’assister à de nombreux cours en présence de conférenciers extrêmement pertinents dans le milieu de la politique environnementale, et cet accès aux leaders mondiaux est quelque chose qui m'enthousiasme beaucoup”.

Ce que Grace a également pu observer est son statut assez unique en classe. “Lorsque nous nous présentons en début de cours, je suis la plupart du temps la seule étudiante ingénieure”. Pour elle, le mélange des profils est pourtant passionnant et nécessaire. “De manière générale, on a l'impression qu'il n'y a souvent que la perspective politique dans les débats. Mais si l’on veut parler d'innovation, il est important d’impliquer aussi les personnes qui innovent”. 

Passionnée, engagée, ouverte, une étudiante à suivre de près, qui sans nul doute saura porter de grands messages et tracer sa voie pour un impact significatif et positif sur l’avenir de la planète.

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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