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    "result": {"pageContext":{"data":{"swapi":{"allBricks":[{"id":"71","slug":"duchesse-de-galliera","type":"portrait","lastname":"de Galliera","firstname":"Duchesse","format":null,"miniature":"Galliera_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Duchesse de Galliera","related_ressources":"","slug":"duchesse-de-galliera","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>La patricienne mondaine.</em></strong>&nbsp;Arri&egrave;re-petite-fille de doges, issue d&rsquo;une dynastie d&rsquo;ambassadeurs, de g&eacute;n&eacute;raux, de princesses de Monaco et de comtesses intrigantes, Marie de Brignole Sale descend d&rsquo;une des plus fameuses et plus influentes familles de G&ecirc;nes. Son p&egrave;re, client de Napol&eacute;on&nbsp;Ier puis ministre du roi de Sardaigne, sera le &laquo;&nbsp;grand ambassadeur du petit Roi&nbsp;&raquo; &agrave; Paris (1834-1848). &Eacute;duqu&eacute;e avec soin, dou&eacute;e en langues, extravertie et mondaine, Marie &eacute;pouse en&nbsp;1837 le marquis de Ferrari, prince de Lucedio et duc de&nbsp;Galliera, rejeton d&rsquo;une lign&eacute;e moins prestigieuse mais nettement plus fortun&eacute;e. Aussi r&eacute;serv&eacute; qu&rsquo;elle est exub&eacute;rante, le marquis se consacre &agrave; la R&eacute;volution industrielle, authentique magnat de la banque et des chemins de fer qu&rsquo;il contribue &agrave; &eacute;tendre de l&rsquo;Autriche-Hongrie &agrave; Istanbul jusqu&rsquo;en Am&eacute;rique latine. Install&eacute;e &agrave; Paris, sa ville de pr&eacute;dilection, la duchesse donne des f&ecirc;tes somptueuses dans l&rsquo;h&ocirc;tel Galliera (futur Matignon) et tient salon recevant la cr&egrave;me de la vie intellectuelle et politique parisienne. Femme puissante, apparent&eacute;e aux Orl&eacute;ans [1], elle h&eacute;berge l&rsquo;infortun&eacute;e famille faisant de son h&ocirc;tel de la rue de&nbsp;Varenne le lieu de ralliement des orl&eacute;anistes o&ugrave; se croisent Thiers, Guizot, le duc de Broglie, M&eacute;rim&eacute;e ou Sainte-Beuve. La petite histoire dit que Clemenceau, bloqu&eacute; dans les embouteillages occasionn&eacute;s par une r&eacute;ception en l&rsquo;honneur de la famille royale, en aurait pris ombrage, provoquant leur exil.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les lieux et les &oelig;uvres de la duchesse.</em></strong>&nbsp;H&eacute;riti&egrave;re d&rsquo;une fabuleuse collection d&rsquo;art, veuve richissime et m&egrave;re d&rsquo;un original qui refusera les titres, les propri&eacute;t&eacute;s et la fortune familiale, Marie, duchesse de Galliera, ne cessera de distribuer son immense fortune &agrave; ses proches, et de la d&eacute;penser en &oelig;uvres de charit&eacute; et entreprises philanthropiques en tous genres. De l&rsquo;Ospedale Galliera (Grand h&ocirc;pital de G&ecirc;nes) &agrave; l&rsquo;Orphelinat Saint-Philippe de Meudon, en passant par l&rsquo;Hospice Ferrari pour personnes &acirc;g&eacute;es de Clamart, la duchesse laisse sa marque sur nombre de b&acirc;timents et de palais. &Agrave; Paris, elle fait construire dans le style de la renaissance italienne le palais Brignole-Galliera (futur Mus&eacute;e de la mode, Mus&eacute;e Galliera) pour y abriter la collection d&rsquo;art qu&rsquo;elle destine &agrave; la France. R&eacute;volt&eacute;e par l&rsquo;exil qui frappe les Orl&eacute;ans, elle reviendra sur sa d&eacute;cision, l&eacute;guant le b&acirc;timent &agrave; la Ville de Paris et sa collection &agrave; la Ville de G&ecirc;nes.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La bienfaitrice de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques.</em></strong>&nbsp;Cette activit&eacute; philanthropique, tourn&eacute;e vers la charit&eacute; et l&rsquo;&eacute;ducation, trouve un r&eacute;cipiendaire tout d&eacute;sign&eacute; en l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. Nul doute que la fr&eacute;quentation des cercles orl&eacute;anistes a contribu&eacute; &agrave; la rencontre d&rsquo;&Eacute;mile Boutmy et de la duchesse et au don d&rsquo;un million de francs en&nbsp;1877, qui&nbsp;permet &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole de s&rsquo;installer &agrave; demeure rue&nbsp;Saint-Guillaume en&nbsp;1879. Son fils, Philippe de Ferrari, y enseignera une conf&eacute;rence d'histoire diplomatique des 17 et 18e si&egrave;cle de 1877 &agrave; 1890.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Sa fille fut &eacute;lev&eacute;e avec Antoine d&rsquo;Orl&eacute;ans, duc de Montpensier&nbsp;; Philippe d&rsquo;Orl&eacute;ans est le parrain de son fils Philippe de&nbsp;Ferrari.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Duchesse de Galliera","related_ressources":"","slug":"duchesse-de-galliera","lang":"fr","excerpt":"Richissime héritière, illustre femme du monde, hôtesse d’un salon parisien renommé, Marie Brignole Sale Galliera est l’anonyme bienfaitrice de l’École libre des sciences politiques(©Sciutto / Gallica/BNF)."}],"thumbnail":"Galliera_portrait.jpg","media":[{"id":"152","image":"duchesse.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Médaille, Marie Brignole-Sale, duchesse de Galliera. Paris. s.d. (après 1880), Armoiries des ducs de Galliera."}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Benefactor"},{"lang":"fr","title":"Bienfaiteur"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"17"},{"brick_id":"42"}],"comment":"","date_start":"1811-01-01"},{"id":"37","slug":"hippolyte-taine","type":"portrait","lastname":"Taine","firstname":"Hippolyte","format":null,"miniature":"00201273b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Hippolyte Taine","related_ressources":"","slug":"hippolyte-taine","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Aux c&ocirc;t&eacute;s d'&Eacute;mile Boutmy, Hippolyte Taine est la figure tut&eacute;laire de l'&Eacute;cole libre des sciences politiques dont il a &eacute;t&eacute; l'un des plus ardents promoteurs. &laquo;&nbsp;<em>Chef d'&Eacute;cole</em>&nbsp;&raquo; ayant &laquo;&nbsp;<em>contribu&eacute; &agrave; modifier l'allure intellectuelle du si&egrave;cle&nbsp;</em>&raquo; et qui &laquo;&nbsp;<em>dans aucune branche de l'activit&eacute; intellectuelle n'a laiss&eacute; les choses au point o&ugrave; il les avait prises</em> [1]&nbsp;&raquo;, Taine a su imprimer sa marque&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>ses formules&nbsp;: milieu, race, moment, id&eacute;e ma&icirc;tresse, s&eacute;rie de groupes, &eacute;tats d'&acirc;mes... couraient les &eacute;coles, les revues, les ateliers, les journaux</em> [2]&nbsp;&raquo; pour venir se cristalliser rue&nbsp;Saint-Guillaume o&ugrave; Boutmy, Sorel, Siegfried les ont illustr&eacute;es. Sa pens&eacute;e pour le moins paradoxale a ainsi donn&eacute; sa couleur intellectuelle &agrave; l'ELSP&nbsp;: ultra-d&eacute;terministe et n&eacute;anmoins lib&eacute;rale, positiviste en m&ecirc;me temps que psychologue, rebelle et pourtant conservatrice, pessimiste mais r&eacute;formatrice.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Vivre pour penser</em></strong>[3]&nbsp;&raquo; Si Hippolyte Taine a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;frondeur&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;franc-tireur&nbsp;&raquo;, c'est que son ind&eacute;pendance d'esprit lui a valu quelques d&eacute;convenues. Le jeune ardennais re&ccedil;u premier en&nbsp;1848 &agrave; l'&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure s'y distingue par sa force de travail, son originalit&eacute; incandescente et par sa &laquo;&nbsp;<em>fermet&eacute; d'esprit indomptable</em> [4]&nbsp;&raquo; qui lui vaut un d&eacute;but de carri&egrave;re contrari&eacute;. Un refus &agrave; l'agr&eacute;gation de philosophie pour cause de spinozisme (1851), un renvoi en province faute de pr&ecirc;ter serment au Pr&eacute;sident Bonaparte, une th&egrave;se de philosophie retoqu&eacute;e en Sorbonne par le parti cl&eacute;rical car trop mat&eacute;rialiste (1852) et des d&eacute;boires avec l'Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [5]&nbsp;privent Taine d'une carri&egrave;re universitaire. Sa renomm&eacute;e d'essayiste, l'amiti&eacute; de Guizot, la fr&eacute;quentation des salons o&ugrave; il c&ocirc;toie Renan, Sainte-Beuve, Scherer, les Flaubert, Gautier et autres Goncourt, enfin l'appui de la princesse Mathilde, lui valent un retour en gr&acirc;ce sous l'Empire lib&eacute;ral&nbsp;: l'&Eacute;cole des Beaux-Arts lui octroie la chaire d'histoire de l'art de Viollet le Duc (1863-1883).</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Quelle &oelig;uvre que celle o&ugrave; figurent ensemble presque toutes les grandes &eacute;poques&hellip; presque tous les pays... presque tous les genres !</em></strong>&nbsp;[6]&nbsp;&raquo; Cam&eacute;l&eacute;on disciplinaire, Taine est l'auteur d'&laquo;&nbsp;<em>une &oelig;uvre consid&eacute;rable qui ne le repr&eacute;sente pas tout entier</em> [7] &raquo;. Gabriel Monod salue le disciple de Spinoza, auteur des tr&egrave;s irr&eacute;v&eacute;rencieux <em>Philosophes fran&ccedil;ais du XIXe si&egrave;cle</em> (1857) et de <em>L'intelligence </em>(1870). Sa th&egrave;se sur les <em>Fables de La Fontaine </em>(1853-1860) et son <em>Histoire de la litt&eacute;rature anglaise</em> (1864) lui valent sa renomm&eacute;e de critique litt&eacute;raire. Publiciste de talent, il collabore &agrave; partir de&nbsp;1855 &agrave; la <em>Revue des Deux Mondes</em> et au <em>Journal des D&eacute;bats</em>. Ses <em>Voyages aux eaux des Pyr&eacute;n&eacute;es </em>(1855) et ses <em>Notes sur Paris. Vie et opinions de M.&nbsp;Graindorge</em> (1867) consacrent ce voyageur inv&eacute;t&eacute;r&eacute; en croqueur de m&oelig;urs. Aux Beaux-Arts, il &eacute;labore sa <em>Philosophie de l'art</em> (1869). Enfin, initi&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire depuis ses <em>Essais sur Tite-Live</em> (1853), il se consacre &agrave; partir de&nbsp;1875 &agrave; son &oelig;uvre ma&icirc;tresse, <em>Les origines de la France contemporaine</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>La doctrine fondamentale de M.&nbsp;Taine, la norme scientifique qui lui sert de guide et de fil d'Ariane &agrave; travers l'obscur labyrinthe des connaissances humaines, c'est, pour la r&eacute;sumer d'un mot... la th&eacute;orie des milieux.</em></strong>[8]<em>&nbsp;</em>&raquo; &nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Si on ne peut le traiter de doctrinaire, on ne saurait nier qu'il ait une doctrine, et cette doctrine p&eacute;n&egrave;tre toutes ses &eacute;tudes, laisse son empreinte sur tous ses livres</em>. [9] &raquo; Ardent promoteur de la science positive, Taine &eacute;tudie &laquo;&nbsp;<em>des ph&eacute;nom&egrave;nes, des &eacute;v&eacute;nements, et entre ces &eacute;v&eacute;nements, des relations de d&eacute;pendance... Taine n'estimait solide et scientifique que la connaissance des rapports</em> [10] &raquo;. Cette science des &laquo;&nbsp;rapports fixes&nbsp;&raquo; et des lois positives postule &laquo;&nbsp;<em>une disposition initiale ma&icirc;tresse et sup&eacute;rieure, qui dirige toutes les id&eacute;es et tous les actes. Elle proc&egrave;de de trois forces primordiales, la race, le milieu, le moment</em>&nbsp;[11]. &raquo;&nbsp;Tout serait le &laquo;&nbsp;<em>produit d'un lieu et du temps, du sol et du climat, le fruit changeant d'une race, d'un &eacute;tat social ou religieux</em>&nbsp;[12] &raquo;. Voici paradoxalement un historien dont &laquo;&nbsp;<em>l'histoire, ainsi encha&icirc;n&eacute;e et group&eacute;e, est immobile</em> [13]&nbsp;&raquo; et un penseur lib&eacute;ral, th&eacute;oricien de la d&eacute;pendance et du d&eacute;terminisme&hellip;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les origines de la France contemporaine. &laquo;&nbsp;Cette &oelig;uvre capitale aura marqu&eacute;, pour l'histoire contemporaine et la science politique, une halte et un nouveau d&eacute;part </em></strong>[14].&nbsp;<strong>&raquo;</strong> Taine souhaite &laquo;&nbsp;<em>faire de l'histoire une science, en lui donnant comme au monde organique une anatomie et une physiologie</em>&nbsp;[15] &raquo;. Aussi fait-il de son objet, la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, &laquo;&nbsp;<em>une sorte de maladie organique attaquant le corps et l'esprit</em>&nbsp;&raquo; et de son &oelig;uvre &laquo;&nbsp;<em>une autopsie</em> [16]&nbsp;&raquo; et une psychanalyse [17]. D&eacute;terministe inv&eacute;t&eacute;r&eacute;, Taine d&eacute;nonce &laquo;&nbsp;<em>l'homme [des Lumi&egrave;res] abstrait, id&eacute;al et chim&eacute;rique, universel et naturel... sans pass&eacute;, sans parents, sans tradition, sans habitudes&nbsp;</em>&raquo;. &Eacute;ternel pessimiste, il r&eacute;cuse &laquo;&nbsp;<em>cet homme raisonnable et bon par essence</em>&nbsp;&raquo; l&agrave; o&ugrave; il ne voit qu'&laquo;&nbsp;<em>un triomphe de la brutalit&eacute; sur l'intelligence, un mardi gras meurtrier</em>&nbsp;[18] &raquo;. &nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Entre la r&eacute;volution et son nouvel historien, il y a antipathie de principe... une mani&egrave;re oppos&eacute;e d'entendre l'homme et la marche des soci&eacute;t&eacute;s</em>&nbsp;[19]. &raquo; Pourtant, Taine inscrit les Lumi&egrave;res, la R&eacute;volution et le jacobinisme dans la continuit&eacute; de l'&acirc;ge classique, catholique et monarchique. Au risque de d&eacute;plaire &agrave; tout le monde : &nbsp;&laquo;&nbsp;<em>son premier volume a indign&eacute; les admirateurs de l'Ancien R&eacute;gime&nbsp;; les trois suivant, ceux de la R&eacute;volution&nbsp;; les deux derniers, ceux de l'Empire</em>&nbsp;[20]. &raquo;</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Taine a &eacute;t&eacute; un des fondateurs de cette &Eacute;cole, le plus ancien confident de la pens&eacute;e d'o&ugrave; elle est sortie... &agrave; aucun moment, pendant cette longue p&eacute;riode de 21&nbsp;ans, son appui ne nous fit d&eacute;faut&nbsp;</em></strong>[21]. &raquo; Taine s'est d&eacute;pens&eacute; sans compter pour l'&Eacute;cole libre, &eacute;laborant les programmes de&nbsp;1871, cautionnant le projet dans le <em>Journal des d&eacute;bats</em>, secondant Boutmy au Conseil d'administration et dans le recrutement des enseignants. L'&Eacute;cole a servi de banc d'essai et de tribune pour l'apprenti historien qui y a expos&eacute; ses <em>Origines de la r&eacute;volution fran&ccedil;aise</em>. Il y exerce un incontestable magist&egrave;re moral&nbsp;: &nbsp;&laquo;&nbsp;<em>La machine &agrave; penser et &agrave; raisonner qu'il avait construite est celle dont deux g&eacute;n&eacute;rations de suite se sont servies</em>&nbsp;[22]. &raquo;</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1]&nbsp;A. Sorel, Discours de r&eacute;ception &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, reproduit dans <em>Le temps</em>, 08/02/1895.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] G. Monod, &laquo; La vie d&rsquo;Hippolyte Taine, d&rsquo;apr&egrave;s des documents in&eacute;dits&nbsp;&raquo;, <em>Revue de Paris</em>, 1894.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Appr&eacute;ciation de son directeur des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;ENS, M.&nbsp;Vacherot, in Gabriel Monod, &laquo; La vie d&rsquo;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] L&rsquo;<em>Essai sur Tite-Live</em> a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au concours de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise en&nbsp;1853&nbsp;: d&rsquo;abord refus&eacute;, il en obtint le prix en&nbsp;1855 apr&egrave;s censure&nbsp;; en&nbsp;1864, Taine pr&eacute;sente son <em>Histoire de la litt&eacute;rature anglaise</em> au prix Bourdin de l&rsquo;AF&nbsp;: faute d&rsquo;accord, le prix ne fut d&eacute;cern&eacute; &agrave; personne&nbsp;!</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] &Eacute;. Boutmy, &laquo;&nbsp;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>Annales de l'&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, T8, avril 1893.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Anatole Leroy-Beaulieu, &laquo;&nbsp;Un philosophe historien&nbsp;&raquo;, <em>Revue des Deux Mondes</em>, janvier-f&eacute;vrier 1882.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] &Eacute;. Boutmy, &laquo;&nbsp;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] A. Sorel, Discours <em>op.cit</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] A.&nbsp;Leroy-Beaulieu, &laquo;&nbsp;Un philosophe historien&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] A.&nbsp;Sorel, Discours <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, &laquo;&nbsp;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Lettre 24 juin 1852 &agrave; Pr&eacute;vost-Paradol, in Gabriel Monod, &laquo; La vie d&rsquo;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] A.&nbsp;Leroy-Beaulieu, &laquo;&nbsp;Un philosophe historien&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] &laquo;&nbsp;<em>Faire de l'histoire, quelque part encore, c'est faire de la psychologie.</em> &raquo; Taine a tent&eacute; d&rsquo;introduire les id&eacute;es de Stuart Mill, Bain, Hamilton en France. Ayant &eacute;tudi&eacute; la m&eacute;decine, l'anatomie et l&rsquo;ali&eacute;nisme, il est un des repr&eacute;sentants de la premi&egrave;re &laquo;&nbsp;psychologie exp&eacute;rimentale&nbsp;&raquo;. Cf. Nicolas Serge, Marchal Anne, Isel Fr&eacute;d&eacute;ric &laquo;&nbsp;La psychologie au XIX&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'Histoire des Sciences</em> <em>Humaines</em>, 1-2, 2000, p.&nbsp;57-103</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] H.&nbsp;Taine, <em>Les origines de la France contemporaine, La r&eacute;volution </em>T1.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] A.&nbsp;Leroy-Beaulieu, &laquo;&nbsp;Un philosophe historien&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] G.&nbsp;Monod, &laquo; La vie d&rsquo;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[21] E.&nbsp;Boutmy, &laquo; Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[22]&nbsp;A.&nbsp;Sorel, Discours, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Hippolyte Taine","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>COINTET Jean-Paul, <em>Hippolyte Taine, un regard sur la France</em>, Paris, Perrin, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>NICOLAS Serge, MARCHAL Anne, ISEL Fr&eacute;d&eacute;ric, &laquo;&nbsp;La psychologie au XIX&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'Histoire des Sciences</em> <em>Humaines</em>, 1-2, 2000, p.&nbsp;57-103.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RICHARD Nathalie, <em>Hippolythe Taine, Histoire, psychologie, litt&eacute;rature</em>, Paris, Garnier, 2013.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, &laquo;&nbsp;Hippolyte Taine&nbsp;&raquo;, <em>Annales de l'&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, T8, avril 1893.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, <em>Taine, Scherer, Laboulaye</em>, Paris, Colin, 1901.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROY-BEAULIEU Anatole, &laquo;&nbsp;Un philosophe historien&nbsp;&raquo;, <em>Revue des Deux Mondes</em>, janvier-f&eacute;vrier 1882.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MONOD Gabriel, &laquo;&nbsp;La vie d&rsquo;Hippolyte Taine, d&rsquo;apr&egrave;s des documents in&eacute;dits&nbsp;&raquo;, <em>Revue de Paris</em>, 1894.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SOREL Albert, &laquo;&nbsp;Discours de r&eacute;ception &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, reproduit dans <em>Le temps</em>, 08/02/1895.</li>\r\n</ul>","slug":"hippolyte-taine","lang":"fr","excerpt":"« L'un des chefs reconnus de la génération nouvelle, il fut leur conscience intellectuelle, leur maître à penser et leur maître à écrire. » (Albert Sorel) (©Léon Bonnat-Synnberg/CC-BY 4.0 /Wikimedia)"}],"thumbnail":"00201273.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Benefactor"},{"lang":"fr","title":"Bienfaiteur"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"5"},{"brick_id":"22"},{"brick_id":"36"},{"brick_id":"42"},{"brick_id":"40"}],"comment":"","date_start":"1828-01-01"},{"id":"40","slug":"emile-boutmy","type":"portrait","lastname":"Boutmy","firstname":"Émile","format":null,"miniature":"Boutmy_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Émile Boutmy","related_ressources":"","slug":"emile-boutmy","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>Fondateur, organisateur, administrateur, inventeur d&rsquo;hommes, de m&eacute;thodes, &eacute;veilleur d&rsquo;id&eacute;es et de talents&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo; : Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal ne tarit pas d&rsquo;&eacute;loges sur le p&egrave;re fondateur de L'&Eacute;cole Libre de Sciences Politiques&nbsp;! Ce n&rsquo;est pas le moindre des paradoxes qu&rsquo;un jeune homme sans fortune et sans r&eacute;putation ait pu fonder une &eacute;cole appel&eacute;e &agrave; devenir le <em>&laquo;&nbsp;carrefour des classes dirigeantes&nbsp;</em>[2]<em>&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;; ou encore qu&rsquo;un journaliste n&rsquo;ayant pas fait d&rsquo;&eacute;tudes sup&eacute;rieures, professeur &agrave; l'Ecole sp&eacute;ciale d&rsquo;architecture, ait pu bouleverser durablement le paysage universitaire fran&ccedil;ais.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&Eacute;mile Boutmy est un entrepreneur de talent, nanti en capital social et culturel. Son p&egrave;re, apr&egrave;s avoir fait fortune et tent&eacute; une carri&egrave;re politique sous la Monarchie de Juillet, fait faillite sous le Second Empire, contraignant son fils, n&eacute; en 1835, &agrave; interrompre ses &eacute;tudes pour travailler comme pr&eacute;cepteur. Mais de cette famille cultiv&eacute;e et mondaine, Boutmy h&eacute;rite un formidable r&eacute;seau social, anim&eacute; par son parrain et protecteur, &Eacute;mile de Girardin, le patron de <em>La Presse</em>. Il lui doit sa carri&egrave;re d&rsquo;&eacute;ditorialiste politique et ses entr&eacute;es dans les salons acquis &agrave; la cause lib&eacute;rale. Autre rencontre cruciale, Hippolyte Taine, son professeur et mentor, l&rsquo;initie &agrave; la m&eacute;thode critique, l&rsquo;introduit dans les milieux positivistes et lui offre en&nbsp;1865 une chaire d&rsquo;histoire de l&rsquo;art &agrave; l&rsquo;&eacute;cole sp&eacute;ciale d&rsquo;architecture d&rsquo;&Eacute;mile Tr&eacute;lat. Boutmy mobilisera ces cercles lib&eacute;raux de la politique et des lettres pour r&eacute;unir le capital n&eacute;cessaire &agrave; son entreprise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Rien ne le pr&eacute;disposait pourtant &agrave; devenir l&rsquo;<strong><em>&laquo;&nbsp;&eacute;ducateur merveilleux&nbsp;&raquo;</em></strong>, d&eacute;crit par d'Eichthal, si ce n&rsquo;est le choc de la d&eacute;faite qui provoque en lui &laquo;&nbsp;<em>la passion de cr&eacute;er et d&rsquo;agir&nbsp;</em>&raquo;. Cette action, les partisans de la r&eacute;forme intellectuelle et morale &ndash; Taine, Renan, Vinet, Boutmy &ndash; en sont convaincus, passe par l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. D&egrave;s&nbsp;1871,&nbsp;Boutmy met en forme ses id&eacute;es et fonde l'ELSP. En&nbsp;1878, il cr&eacute;e, au c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;&eacute;minents universitaires, la Soci&eacute;t&eacute; pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et la <em>Revue internationale de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>&nbsp;; en&nbsp;1880, il est nomm&eacute; au Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;instruction publique par Jules Ferry et entre &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques. Inlassable p&eacute;dagogue, il publie des projets sur la r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur&nbsp;[3], sur celle des &eacute;tudes de droit&nbsp;[4], sur <em>la place des sciences &eacute;conomiques et sociales dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur&nbsp;</em>[5], sur <em>la formation des administrateurs coloniaux&nbsp;</em>[6] et sur la <em>r&eacute;forme du baccalaur&eacute;at&nbsp;</em>[7]. Mais ses talents d&rsquo;&eacute;ducateur &eacute;clatent r&eacute;ellement dans &laquo;<em>&nbsp;l&rsquo;art de distinguer et de choisir les hommes</em>&nbsp;[8]&nbsp;&raquo; tels Albert&nbsp;Sorel, Elie&nbsp;Hal&eacute;vy, Albert&nbsp;Vandal, Paul&nbsp;et Anatole&nbsp;Leroy-Beaulieu, Alfred de Foville, qu&rsquo;il r&eacute;v&egrave;le comme professeurs et qui firent la r&eacute;putation de l'ELSP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Boutmy a peu &eacute;crit. Tour &agrave; tour critique d&rsquo;art, philosophe politique, biographe, son &oelig;uvre savante se limite &agrave; son cours &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;architecture&nbsp;[9], &agrave; deux volumes sur l&rsquo;histoire constitutionnelle&nbsp;[10], &agrave; deux essais de psychologie historique&nbsp;[11] et &agrave; quelques notices n&eacute;crologiques sur Taine, Scherer, Laboulaye, Bardoux&nbsp;[12]. Liant intimement milieu physique, &eacute;tat moral, &eacute;tat social et histoire politique, Boutmy proc&egrave;de en sociologue et en psychologue, en discipline assidu de Taine, lib&eacute;ral quant &agrave; ses id&eacute;aux politiques, d&eacute;terministe quant &agrave; ses conceptions scientifiques.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] E. d&rsquo;Eichthal, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie de Boutmy&nbsp;&raquo;, <em>L&rsquo;&Eacute;conomiste fran&ccedil;ais</em>, 3/02/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] C. Charle, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 86-1, 1991, p.&nbsp;99-105.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] &Eacute;. Boutmy, <em>Quelques observations sur la r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>. Paris, G. Bailli&egrave;re, 1876.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>De l&rsquo;institution d&rsquo;une licence &egrave;s sciences politiques et administratives dans les Facult&eacute;s de droit</em>. Paris, Chamerot, 1881.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, &laquo;&nbsp;De la place des sciences &eacute;conomiques et sociales dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur&nbsp;&raquo;, <em>Annales de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, 1889.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>Le recrutement des administrateurs coloniaux</em>. Paris, Colin, 1895.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>Le baccalaur&eacute;at et l&rsquo;enseignement secondaire, projets de r&eacute;forme</em>. Paris, Colin, 1899.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] &Eacute;. Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 1906, p.&nbsp;165.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] &Eacute;. Boutmy, <em>Philosophie de l&rsquo;architecture en Gr&egrave;ce.</em> Paris, Germer-Bailli&egrave;re, 1870, r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1897 sous le titre, <em>Le Parth&eacute;non et le g&eacute;nie grec</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>&Eacute;tudes de droit constitutionnel&nbsp;: France, Angleterre, &Eacute;tats-Unis, </em>Paris, Plon, 1885et <em>Le d&eacute;veloppement de la constitution et de la soci&eacute;t&eacute; politique en Angleterre,</em> Paris, Plon, 1887.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>Essai d&rsquo;une psychologie politique du peuple anglais au XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle, </em>Paris, Colin, 1901 et <em>&Eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une psychologie politique du peuple am&eacute;ricain : la Nation, la Patrie, l&rsquo;&Eacute;tat, la religion</em>. Paris, Colin, 1902.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12]&nbsp;&Eacute;. Boutmy, <em>Taine, Scherer, Laboulaye</em>. Paris, Colin, 1901.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Émile Boutmy","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo;&nbsp;Les Sciences de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;: entre d&eacute;terminisme et lib&eacute;ralisme. E.&nbsp;Boutmy et la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques&nbsp;&raquo;, <em>Revue de sociologie</em>, 1981, XXII, p.129-465.&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GUETTARD Herv&eacute;, <em>Un r&eacute;formiste lib&eacute;ral&nbsp;: &Eacute;mile Boutmy, 1835-1906</em>. Doctorat histoire sous la dir. de Raoul Girardet, Paris, IEP, 1992.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEBLOND Fran&ccedil;ois et Renaud, <em>&Eacute;mile Boutmy, le p&egrave;re de Sciences Po</em>, Paris, Anne Carri&egrave;re, 2013.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;histoire des archives de Sciences Po, Communication de Herv&eacute; Guettard.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTHAL Eug&egrave;ne (d'), &laquo;&nbsp;&Eacute;mile Boutmy&nbsp;&raquo;, <em>L&rsquo;&Eacute;conomiste fran&ccedil;ais</em>, 3 f&eacute;vrier 1906.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTHAL Eug&egrave;ne (d'), <em>Quelques &acirc;mes d&rsquo;&eacute;lite (1804-1912)&nbsp;: esquisses et</em> <em>souvenirs</em>. Paris, Hachette, 1919.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>&Eacute;mile Boutmy, In memoriam</em>, Recueil d&rsquo;articles. Paris, 1906.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FOVILLE Alfred (de), &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M. &Eacute;mile Gaston Boutmy&nbsp;&raquo;, s&eacute;ance publique du 3/12/1910, <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, Paris, Institut de France, 1910.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEBON Andr&eacute;, &laquo;&nbsp;Un historien constitutionnel : E. Boutmy&nbsp;&raquo;, <em>Revue internationale de l&rsquo;enseignement</em>, 1888, t.15.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEVASSEUR &Eacute;mile, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEVY-BRUHL Lucien, <em>&Eacute;mile Boutmy</em>. Paris, Chaix, 1906, et <em>Revue de Paris</em>, 15/02/1906.</li>\r\n</ul>","slug":"emile-boutmy","lang":"fr","excerpt":"«Le père fondateur»\r\n«Toutes les qualités de l’administrateur, tous les dons de l’éducateur.» (© Photographie Richelieu)"}],"thumbnail":"Boutmy_portrait.jpg","media":[{"id":"25","image":"Emile-Boutmy-raconte-par-Pascal-Cauchy.","type":"video","video_id":"25671001","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Emile Boutmy raconté par Pascal Cauchy (©Thomas Arrivé)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Benefactor"},{"lang":"fr","title":"Bienfaiteur"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"5"},{"brick_id":"22"},{"brick_id":"4"},{"brick_id":"36"},{"brick_id":"42"},{"brick_id":"37"}],"comment":"","date_start":"1835-01-01"},{"id":"36","slug":"albert-sorel","type":"portrait","lastname":"Sorel","firstname":"Albert","format":null,"miniature":"00182585bis.jpg","translations":[{"text":"","title":"Albert Sorel","related_ressources":"","slug":"albert-sorel","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Si Albert Sorel n&rsquo;a jamais occup&eacute; de position officielle au sein de l&rsquo;&Eacute;cole libre, le prestige professoral de cet &laquo;&nbsp;&eacute;ducateur des &acirc;mes&nbsp;&raquo;, le parcours atypique de cet historien improvis&eacute;, le caract&egrave;re novateur de l&rsquo;histoire pratiqu&eacute;e &ndash;&nbsp;diplomatique, contemporaine, europ&eacute;enne&nbsp;&ndash; en font une des figures intellectuelles embl&eacute;matiques de l&rsquo;&Eacute;cole des sciences politiques.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Albert Sorel est un jeune homme bien dot&eacute;. &laquo; <em>Avec sa haute taille, ses traits accentu&eacute;s, sa moustache virile, son regard bleu et clair, il repr&eacute;sentait bien le type des Normands, ses anc&ecirc;tres&nbsp;</em>[1]. &raquo; N&eacute; &agrave; Honfleur en&nbsp;1842 dans une vieille famille catholique, industrielle et n&eacute;gociante, le jeune Sorel poursuit ses &eacute;tudes &agrave; Paris au Coll&egrave;ge Rollin puis &agrave; la facult&eacute; de droit. Sa curiosit&eacute; le pousse &agrave; fr&eacute;quenter l&rsquo;&Eacute;cole des Chartes, son milieu &agrave; entreprendre le voyage &agrave; Berlin. H&eacute;sitant entre une carri&egrave;re litt&eacute;raire &ndash;&nbsp;il &eacute;crit des nouvelles et collabore &agrave; la <em>Revue des Deux Mondes</em>&nbsp;&ndash; et une carri&egrave;re diplomatique, il choisit la diplomatie sur les conseils de Guizot qui lui d&eacute;croche un poste aux Affaires &Eacute;trang&egrave;res en&nbsp;1866. Alors qu'il est t&eacute;moin de la d&eacute;route fran&ccedil;aise de&nbsp;1870, son action au c&oelig;ur de la crise le met en contact avec Taine et lui fait &eacute;crire, &agrave; chaud, son premier essai d&rsquo;histoire imm&eacute;diate, l&rsquo;<em>Histoire de la guerre franco-allemande </em>[2] en&nbsp;1875. Le patronage de Guizot et de Taine, l&rsquo;audace de ses analyses, l&rsquo;engagement patriotique pour la r&eacute;forme : il n&rsquo;en faut pas plus pour que Boutmy l&rsquo;associe au projet d&rsquo;&Eacute;cole libre comme actionnaire et professeur.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Pourquoi le diplomate prometteur a-t-il choisi la chaire plut&ocirc;t que l&rsquo;ambassade&nbsp;? Comment le jeune professeur improvis&eacute; est-il devenu le &laquo;&nbsp;<em>ma&icirc;tre de la jeunesse&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;? Toujours est-il qu&rsquo;&agrave; partir de&nbsp;1872 et jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en&nbsp;1906, Sorel se voue &agrave; l&rsquo;enseignement et &agrave; ses recherches. Son parcours atypique est embl&eacute;matique&nbsp;: Boutmy confie la chaire d&rsquo;histoire diplomatique &agrave; un autodidacte de&nbsp;29 ans, p&eacute;tri de doutes sur son nouveau m&eacute;tier &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>vous ferez comme nous, vous l&rsquo;apprendrez en le faisant&nbsp;&raquo;</em> lui r&eacute;pond Guizot. De cette tribune, il &laquo;&nbsp;<em>adresse &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves ses harangues simples et courtes, toutes vibrantes d&rsquo;&eacute;motion contenue qui soulevaient l&rsquo;enthousiasme de la jeunesse.</em> [...] <em>nous comprenions ce que devait &ecirc;tre l&rsquo;action p&eacute;n&eacute;trante de ce grand esprit sur ses jeunes auditeurs</em>&nbsp;[3]. &raquo; Sorel formera des g&eacute;n&eacute;rations de diplomates et d&rsquo;hommes politiques &agrave; l&rsquo;amour de l&rsquo;&Eacute;tat-nation dont il d&eacute;crit la fulgurante et incontournable ascension.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Cette tribune et ses &eacute;crits lui valent les honneurs&nbsp;: &eacute;lu en&nbsp;1889 &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques dans le fauteuil de Fustel de Coulanges, il succ&egrave;de &agrave; Taine en&nbsp;1894 &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise. Sa &laquo;&nbsp;passion de la grandeur nationale&nbsp;&raquo; lui vaut &eacute;galement des ranc&oelig;urs. Catholique, patriote, conservateur, Sorel condamne la politique coloniale de Jules Ferry au nom de la ligne bleue des Vosges et signe, en pleine Affaire Dreyfus, la p&eacute;tition de la Ligue de la Patrie fran&ccedil;aise, aux c&ocirc;t&eacute; de Maurice Barr&egrave;s, Charles Maurras, Henri Vaugeois et Jules Lema&icirc;tre. Boutmy peut se r&eacute;jouir d&rsquo;avoir &laquo;&nbsp;<em>donn&eacute; Sorel &agrave; l&rsquo;histoire</em>&nbsp;&raquo;, Sorel dont l&rsquo;&oelig;uvre et le rayonnement rejaillissent sur l&rsquo;ELSP.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1]&nbsp;A. de Foville, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux d&rsquo;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, S&eacute;ance de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Le Temps</em>, 09/12/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Sorel, <em>Histoire diplomatique de la guerre franco-allemande</em>, Paris, Plon, 1875.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. de&nbsp;Foville, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux d&rsquo;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Albert Sorel","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;histoire des archives de Sciences Po, communication de Pascal Cauchy.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FOVILLE Alfred (de), &laquo; Notice historique sur la vie et les travaux d&rsquo;Albert Sorel &raquo;, S&eacute;ance de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Le Temps</em>, 09/12/1906.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROY-BEAULIEU Anatole, &laquo;&nbsp;Albert Vandal&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 1910, t.25, p. 589-592.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VANDAL Albert, &laquo;&nbsp;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 1906, t.&nbsp;21, p.&nbsp;425-430.</li>\r\n</ul>","slug":"albert-sorel","lang":"fr","excerpt":"« Un des maîtres de la jeunesse et un de ses conseillers les plus écoutés. » (Alfred de Foville) (Crédit photo : ©Reutlinger / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00182585.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"19"},{"brick_id":"8"}],"comment":"","date_start":"1842-01-01"},{"id":"39","slug":"anatole-leroy-beaulieu","type":"portrait","lastname":"Leroy-Beaulieu ","firstname":"Anatole","format":null,"miniature":"Leroy_Beaulieu_vignetteOK.jpg","translations":[{"text":"","title":"Anatole Leroy-Beaulieu ","related_ressources":"","slug":"anatole-leroy-beaulieu","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Publiciste, essayiste, conf&eacute;rencier &agrave; la r&eacute;putation internationale, Anatole Leroy-Beaulieu y gagne sa renomm&eacute;e de &laquo;&nbsp;<em>Fran&ccedil;ais le plus connu &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Penseur &eacute;pris des hautes altitudes, causeur vibrant&nbsp;</em>[2] &raquo;, c&rsquo;est un intellectuel engag&eacute;, &agrave; la fois catholique et lib&eacute;ral. Surtout, le professeur et directeur de l&rsquo;ELSP aux &laquo;&nbsp;<em>vues &eacute;loquentes sur les probl&egrave;mes de notre histoire contemporaine&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo; est un des premiers slavistes, pr&eacute;curseur et promoteur des &eacute;tudes russes et orientales.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Une formation par les livres et les voyages. </em></strong>Issu d&rsquo;une famille de notables normands, petit-fils et fils de maires, de d&eacute;put&eacute;s et de hauts fonctionnaires gravitant dans la client&egrave;le de Guizot, &laquo;&nbsp;<em>Anatole fut peut &ecirc;tre le plus rebelle aux carri&egrave;res s&eacute;dentaires.</em>&nbsp;&raquo; Manifestant tr&egrave;s t&ocirc;t son &laquo;&nbsp;<em>go&ucirc;t de libert&eacute; nomade&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;, il pr&eacute;f&egrave;re les voyages aux &eacute;tudes, la plume &agrave; la toge. Sa sensibilit&eacute; litt&eacute;raire le pousse &agrave; l&rsquo;&eacute;criture. L&rsquo;insucc&egrave;s de ses romans de jeunesse [5] lui fait embrasser le journalisme &laquo;&nbsp;<em>en &eacute;tudiant historiquement les questions qui s&rsquo;agitent au sein des peuples, questions &eacute;conomiques, questions religieuses, questions de races, questions d&rsquo;ind&eacute;pendance</em>&nbsp;[6]&nbsp;&raquo;. Son premier article sur la politique ext&eacute;rieure du Second Empire, paru dans la <em>Revue des Deux Mondes</em> en&nbsp;1872, t&eacute;moigne de sa maturit&eacute; et fait sa r&eacute;putation.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une &laquo;&nbsp;vocation ethnographique&nbsp;</em></strong>[7]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;Envoy&eacute; par la <em>Revue</em> mener une enqu&ecirc;te en Russie, le voyageur passionn&eacute; se mue en &laquo;&nbsp;<em>un observateur patient des institutions et des m&oelig;urs des nations &eacute;trang&egrave;res, un explorateur dans le monde des races et des peuples comme dans celui des id&eacute;es&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;. De cette exp&eacute;rience na&icirc;t une &oelig;uvre, <em>L&rsquo;empire des tsars et les Russes</em>, qui fait sa renomm&eacute;e internationale et le propulse au rang de chroniqueur reconnu du monde contemporain. Recrut&eacute; par Boutmy en&nbsp;1883, il enseigne &agrave; l'ELSP <em>l&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe contemporaine des quinze derni&egrave;res ann&eacute;es</em> et se voit confier de d&eacute;licates conf&eacute;rences d&rsquo;actualit&eacute; sur <em>Les Arm&eacute;niens et la question arm&eacute;nienne</em> (1896), <em>la r&eacute;volution turque</em> (1909), <em>les questions religieuses</em> ou encore <em>L&rsquo;empire allemand, l&rsquo;autonomie de l&rsquo;Alsace Lorraine et la nouvelle constitution </em>(1911). En&nbsp;1887, il est re&ccedil;u &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Intellectuel lib&eacute;ral engag&eacute;,</em></strong>&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu &laquo;&nbsp;<em>met au service des causes qui lui sont particuli&egrave;rement ch&egrave;res sa nature ardente de pol&eacute;miste&nbsp;</em>[9] &raquo;. Il jette toutes ses forces dans de vigoureuses campagnes au service de trois combats&nbsp;: la question religieuse (&laquo;&nbsp;<em>question dont je suis le plus pr&eacute;occup&eacute;. Je pourrais m&ecirc;me dire que j&rsquo;en suis obs&eacute;d&eacute;&nbsp;</em>&raquo;), la d&eacute;fense des opprim&eacute;s, et le lib&eacute;ralisme. &laquo;&nbsp;<em>Ma conclusion tient en ces trois mots&nbsp;: libert&eacute;, tol&eacute;rance, paix&nbsp;; libert&eacute; pour tous, tol&eacute;rance mutuelle, paix religieuse&nbsp;</em>[10]. &raquo; Catholique fervent, il condamne la s&eacute;paration de l&rsquo;&Eacute;glise et de l&rsquo;&Eacute;tat et la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican, et s&rsquo;interroge sur l&rsquo;antagonisme entre d&eacute;mocratie et catholicisme. Dans <em>Isra&euml;l chez les nations</em> publi&eacute; en&nbsp;1894 et dans <em>Les doctrines de la haine</em> paru en&nbsp;1902, il d&eacute;nonce les trois &laquo;&nbsp;anti&nbsp;&raquo; (antis&eacute;mitisme, anti-protestantisme, anticl&eacute;ricalisme). Dreyfusard militant, il temp&ecirc;te&nbsp;: &laquo; L<em>&rsquo;ennemi de l&rsquo;heure pr&eacute;sente, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de haine et d&rsquo;intol&eacute;rance&nbsp;</em>[11]. &raquo; Conf&eacute;rencier infatigable, il s&rsquo;engage dans la d&eacute;fense des peuples opprim&eacute;s, des Polonais insurg&eacute;s en&nbsp;1863, des Arm&eacute;niens r&eacute;prim&eacute;s en&nbsp;1896 et des juifs pers&eacute;cut&eacute;s en Ukraine. Il combat l&rsquo;oppression et l&rsquo;intol&eacute;rance, &laquo;&nbsp;<em>ces maladies enracin&eacute;es et complexes</em> [qu&rsquo;il] <em>se flattait de traiter, de gu&eacute;rir, de soulager. [...] La m&eacute;thode th&eacute;rapeutique qu&rsquo;il appliquait [...] c&rsquo;&eacute;tait le lib&eacute;ralisme&nbsp;</em>[12]. &raquo; En&nbsp;1894, Leroy-Beaulieu fonde le Comit&eacute; de d&eacute;fense et de progr&egrave;s social&nbsp;au manifeste explicite, <em>Pourquoi nous ne sommes pas socialistes&nbsp;</em>[13]. D&eacute;non&ccedil;ant l&rsquo;illusion socialiste, Leroy-Beaulieu entend r&eacute;concilier l&rsquo;&eacute;galit&eacute; et la libert&eacute;, au nom de la concorde patriotique et de l&rsquo;unit&eacute; nationale.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques </em>1915.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Discours prononc&eacute; par M.&nbsp;Fagniez, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Acad&eacute;mie, &agrave; l&rsquo;occasion de la mort de M. Anatole Leroy-Beaulieu, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, 1912.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Leroy-Beaulieu, <em>Heures de solitude fantaisies po&eacute;tiques</em>, Paris, Dentu, 1865&nbsp;; <em>Une troupe de com&eacute;diens, </em>Paris, Faure 1866.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, <em>op. cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Discours prononc&eacute; par M. Fagniez, <em>op. cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, <em>op. cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] A. Leroy-Beaulieu, <em>Les doctrines de la haine</em>, 1902</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Discours prononc&eacute; par M.&nbsp;Fagniez, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Comit&eacute; de d&eacute;fense et de progr&egrave;s social,<em> Pourquoi nous ne sommes pas socialistes</em>, janvier 1895.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Anatole Leroy-Beaulieu ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MAYEUR Jean-Marie, &laquo;&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu. Un catholique lib&eacute;ral devant l'orthodoxie&nbsp;&raquo;, <em>Cristianesimo nella storia</em>, 19, 1998, p.&nbsp;371-381.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P.&nbsp;Nora. 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;histoire des archives de Sciences Po, communication de Huguette Le B&eacute;guec.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTAL Eug&egrave;ne (d'), <em>Quelques &acirc;mes d&rsquo;&eacute;lite (1804-1912) : esquisses et souvenirs</em>. Paris, Hachette, 1919.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Discours prononc&eacute; par M.&nbsp;Fagniez, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Acad&eacute;mie, &agrave; l&rsquo;occasion de la mort de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, 1912.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>STOURM Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques </em>1915.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>1SP2 Dossier 4.</li>\r\n</ul>","slug":"anatole-leroy-beaulieu","lang":"fr","excerpt":"Un intellectuel engagé,  précurseur et promoteur des études russes et orientales. (crédit photo : © Henri Mannes)"}],"thumbnail":"Leroy_Beaulieu_portraitOK.jpg","media":[{"id":"22","image":"00177669.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Anatole Leroy-Beaulieu dans son bureau (© Henri Mannes)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"18"},{"brick_id":"8"},{"brick_id":"25"}],"comment":"","date_start":"1842-01-01"},{"id":"41","slug":"elie-halevy","type":"portrait","lastname":"Halévy","firstname":"Élie","format":null,"miniature":"Halevy_vignetteOK.jpg","translations":[{"text":"","title":"Élie Halévy","related_ressources":"","slug":"elie-halevy","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;cole des sciences politiques lui doit une grande partie de son prestige&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, &eacute;crit Andr&eacute; Siegfried qui voit en son a&icirc;n&eacute; &laquo;&nbsp;<em>le serviteur sans compromission d&rsquo;un magnifique id&eacute;al intellectuel, le repr&eacute;sentant sans doute le plus parfait d&rsquo;une m&eacute;thode historique impeccable</em>&nbsp;&raquo;. Mais force est de constater qu'&laquo;&nbsp;<em>alors que son nom est illustre en Angleterre, &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy n&rsquo;a recueilli de son vivant en France que les suffrages d&rsquo;un monde restreint&nbsp;</em>[2]<em>&nbsp;</em>&raquo;. Ce n&rsquo;est pas le moindre des paradoxes qui caract&eacute;risent ce normalien &eacute;gar&eacute; &agrave; Sciences&nbsp;Po, philosophe devenu historien, grand penseur injustement m&eacute;connu.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un normalien &agrave; Sciences&nbsp;Po. </em></strong>Rien ne pr&eacute;disposait &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy &agrave; devenir l&rsquo;un des professeurs embl&eacute;matiques de l&rsquo;ELSP o&ugrave; il enseigne de&nbsp;1892 &agrave;&nbsp;1937. N&eacute; dans un milieu intellectuel et artiste&nbsp;[3], &Eacute;lie&nbsp;est un &eacute;l&egrave;ve mod&egrave;le, form&eacute; &agrave; la philosophie par Alphonse Darlu &agrave; Condorcet, laur&eacute;at du Concours g&eacute;n&eacute;ral, re&ccedil;u deuxi&egrave;me &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, agr&eacute;g&eacute; en&nbsp;1892, docteur en&nbsp;1896. S&rsquo;il peut refuser la servitude d&rsquo;un m&eacute;tier car il a &laquo;&nbsp;<em>exactement la condition sociale qui [lui]&nbsp;convient pour [s]a vie tout enti&egrave;re, libre et de plus en plus libre de travailler &agrave; [s]on gr&eacute;</em> [4]&nbsp;&raquo;, il se veut n&eacute;anmoins &laquo;&nbsp;en r&egrave;gle avec la soci&eacute;t&eacute; &raquo;. Aussi accepte-il &ndash;&nbsp;de mauvaise gr&acirc;ce&nbsp;&ndash; d&rsquo;assurer un cours &agrave; l&rsquo;ELSP sur <em>L'&eacute;volution de l&rsquo;esprit public en Angleterre</em> &agrave; la demande de Boutmy. D&rsquo;embl&eacute;e, Hal&eacute;vy s&rsquo;insurge contre le directeur, cet &laquo;&nbsp;<em>espion de l&rsquo;&eacute;conomie conservatrice</em>&nbsp;&raquo; qui s&rsquo;invite en censeur &agrave; son cours sur le &laquo;&nbsp;<em>socialisme europ&eacute;en</em>&nbsp;&raquo;. Le normalien garde une distance critique avec l&rsquo;institution qui l&rsquo;a accueilli et ironise sur son &eacute;trange destin&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>je suis calviniste et fataliste, il faut que toutes choses arrivent comme elles arrivent. Dieu sauve ceux qu&rsquo;il veut sauver</em> [5]&nbsp;&raquo;&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un philosophe devenu historien.</em></strong>&nbsp;Elie Hal&eacute;vy entre dans la carri&egrave;re comme philosophe et en sort comme historien. En&nbsp;1893, il fonde avec Xavier L&eacute;on la <em>Revue de m&eacute;taphysique et de morale</em>, puis organise le premier Congr&egrave;s international de Philosophie en&nbsp;1900, tout en participant &agrave; la r&eacute;daction du <em>Vocabulaire technique et critique de la philosophie </em>[6]<em>&nbsp;</em>avec ses condisciples normaliens, Alain, Charles Andler, C&eacute;lestin Bougl&eacute;, L&eacute;on Brunschvicg, Lucien Herr, Lucien L&eacute;vy-Bruhl, Dominique Parodi. Apr&egrave;s avoir soutenu sa th&egrave;se sur la <em>Th&eacute;orie platonicienne des sciences</em>, il se consacre &agrave; l'&eacute;tude de l'utilitarisme anglais et publie entre 1901 et 1904 sa somme sur <em>Le radicalisme philosophique</em>. Mais ses cours &agrave; l'ELSP sur l&rsquo;Angleterre (1892) et sur le socialisme (1902) l&rsquo;am&egrave;nent &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser aux faits et aux pratiques politiques et sociales. En&nbsp;1912, lorsqu&rsquo;il publie le premier tome de <em>L&rsquo;histoire du peuple anglais au XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle</em>, la boucle est boucl&eacute;e&nbsp;! Aurait-t-il trahi sa vocation originelle&nbsp;? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r, selon son condisciple Brunschvicg&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Si Platon a eu &agrave; c&oelig;ur, avant tout, de d&eacute;passer, pour le salut de la cit&eacute;, l&rsquo;opposition d&rsquo;une critique purement sp&eacute;culative et d&rsquo;une politique purement empirique, l&rsquo;&oelig;uvre de &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy s&rsquo;explique par la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;inspiration de Platon&nbsp;</em>[7]. &raquo;</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le spectateur engag&eacute;</em></strong>[8]. En&nbsp;1936, &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy juge le jeune homme qu'il &eacute;tait en&nbsp;1900&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;&eacute;tais pas socialiste. J&rsquo;&eacute;tais \"lib&eacute;ral\", en ce sens que j&rsquo;&eacute;tais anticl&eacute;rical, r&eacute;publicain, disons d&rsquo;un seul mot qui &eacute;tait alors lourd de sens&nbsp;: un dreyfusard</em>&nbsp;[9].&nbsp;&raquo; Venu &agrave; la politique par l&rsquo;Affaire Dreyfus, patriote mais pas nationaliste durant la Grande Guerre, pessimiste mais pas pacifiste dans l'apr&egrave;s-guerre, t&eacute;moin lucide et d&eacute;sesp&eacute;r&eacute; de la crise des d&eacute;mocraties, &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy d&eacute;nonce les fascismes et s&rsquo;inqui&egrave;te d&rsquo;un bolch&eacute;visme qui &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;rive beaucoup plus du r&eacute;gime de guerre que de la doctrine marxiste </em>[10]<em>&nbsp;</em>&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le portrait intellectuel id&eacute;al du lib&eacute;ral fran&ccedil;ais ... aux c&ocirc;t&eacute;s d'Alexis de Tocqueville et de Raymond Aron&nbsp;</em></strong>[11]. &raquo; Mort inopin&eacute;ment en&nbsp;1937, laissant une &oelig;uvre inachev&eacute;e [12], &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;<em>grand penseur lib&eacute;ral fran&ccedil;ais</em>&nbsp;&raquo; au m&ecirc;me titre que Montesquieu ou Tocqueville, par son &eacute;l&egrave;ve Raymond Aron et par Fran&ccedil;ois Furet.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Siegfried, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie, &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'&eacute;conomie politique</em>, mars-avril 1938, p.&nbsp;430-445.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] R. Dreyfus, &laquo; &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>La Revue de Paris</em>, 1/10/1937, p.&nbsp;678-685.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Son p&egrave;re Ludovic Hal&eacute;vy est musicien ; sa famille est li&eacute;e &agrave; Degas, Bizet, Pr&eacute;vost-Paradol...</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4]&nbsp;&Eacute;. Hal&eacute;vy, <em>Correspondance</em>, <em>op.cit.</em>, Lettre d&rsquo;Hal&eacute;vy &agrave; Bougl&eacute;, 08/03/1902, p.&nbsp;321.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5]&nbsp;&Eacute;. Hal&eacute;vy, <em>Correspondance</em>, <em>op.cit.</em>, Lettre d&rsquo;Hal&eacute;vy &agrave; L&eacute;on, 19/11/1902, p.&nbsp;326.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lalande (dir.), <em>Vocabulaire technique et critique de la philosophie</em>, Paris, Alcan, 1926.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] L. Brunschvicg , &laquo; &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;: 6 septembre 1870-21 ao&ucirc;t 1937&nbsp;&raquo;, <em>Revue de m&eacute;taphysique et de morale</em>, 4, 1937, p.&nbsp;680.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Julliard, &laquo;&nbsp;&Eacute;lie Hal&eacute;vy, le t&eacute;moin engag&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Mil neuf cent</em>, 17, 1999, p.&nbsp;27-44.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9]&nbsp;&Eacute;. Hal&eacute;vy, <em>Correspondance, op.cit., </em>Lettre &agrave; Bougl&eacute;, 16/11/1897, p.&nbsp;176.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Pr&eacute;face de F. Furet, in &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy, <em>Correspondance</em>, Paris, &Eacute;d. de Fallois, 1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Deux textes majeurs seront publi&eacute;s &agrave; titre posthume, sous la direction de C&eacute;lestin Bougl&eacute; et de Raymond Aron: <em>L&rsquo;&egrave;re des tyrannies</em>, Paris, Gallimard, 1938 et <em>L&rsquo;histoire du socialisme europ&eacute;en</em>, Paris, Gallimard, 1948.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Élie Halévy","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ARON Raymond, &laquo;&nbsp;L&rsquo;itin&eacute;raire intellectuel d&rsquo;&Eacute;lie Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo; in &laquo;&nbsp;Pour le centenaire d&rsquo;Elie Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la St&eacute; fran&ccedil;aise de philosophie</em>, LXVI, Paris, Gallimard, 1971.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BO BRAMSEN Mich&egrave;le, <em>Contribution &agrave; une biographie intellectuelle d'&Eacute;lie Hal&eacute;vy</em>, Th&egrave;se IEP sous la direction de J. Touchard, 1971.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BO BRAMSEN Mich&egrave;le, <em>Portrait d'&Eacute;lie Hal&eacute;vy</em>, 1978.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHASE Myrna, <em>&Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy: An Intellectual Biography</em>, NY, Columbia University Press, 1980.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FROBERT Ludovic, &Eacute;lie<em>&nbsp;Hal&eacute;vy: R&eacute;publique et &eacute;conomie (1896-1914)</em>, Presses universitaires du Septentrion, 2003.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FURET Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Pr&eacute;face&nbsp;&raquo;, in &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy, <em>Correspondance</em>, Paris, &Eacute;d. de Fallois, 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GUY-LO&Eacute;&nbsp;Henriette, <em>La famille Hal&eacute;vy 1760-1960</em>, Paris, Fayard, 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JULLIARD Jacques, &laquo;&nbsp;&Eacute;lie Hal&eacute;vy, le t&eacute;moin engag&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Mil neuf cent</em>, 17, 1999, p.&nbsp;27-44.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LETERRE Thierry, \"Elie Hal&eacute;vy e &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;cole libre des sciences politiques&nbsp;&raquo;\" in Maurizio Griffoe e Gaetano Quagliariello, <em class=\"spip\">Elie Hal&eacute;vy e l&rsquo;era delle tirannie</em>, Soveria Manelli, Rubbettino, 2001.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BRUNSCHVICG L&eacute;on, &laquo; &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;: 6 septembre 1870-21 ao&ucirc;t 1937&nbsp;&raquo;, <em>Revue de m&eacute;taphysique et de morale</em>, 4, 1937, p.&nbsp;679-691.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Robert, &laquo; &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>La Revue de Paris</em>, 1/10/1937, p.&nbsp;678-685.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy 1870-1937</em>, Recueil d&rsquo;articles, Paris, 1938.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SIEGFRIED Andr&eacute;, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie, &Eacute;lie&nbsp;Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'&eacute;conomie politique</em>, mars-avril 1938, p.&nbsp;430-445.</li>\r\n</ul>","slug":"elie-halevy","lang":"fr","excerpt":"« Le portrait idéal de l’intellectuel libéral français » ? (François Furet) (©DR)"}],"thumbnail":"Halevy_portraitOK.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"21"},{"brick_id":"8"},{"brick_id":"22"}],"comment":"","date_start":"1870-01-01"},{"id":"42","slug":"le-groupe-des-fondateurs","type":"portrait","lastname":"fondateurs ","firstname":"Le groupe des","format":null,"miniature":"Levasseur_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Le groupe des fondateurs ","related_ressources":"","slug":"le-groupe-des-fondateurs","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Jeune homme sans fortune, &Eacute;mile Boutmy a su mobiliser son capital social pour assurer le succ&egrave;s de son entreprise. Le premier cercle des convertis est issu du monde des lettres et de la presse politique. Des professeurs renomm&eacute;s comme Taine, Levasseur et de Laboulaye parrainent son projet initial soutenu par <em>La Presse</em> d&rsquo;&Eacute;mile de Girardin, <em>Le Temps</em> d&rsquo;Edmond Scherer, le <em>Journal des d&eacute;bats</em> et la <em>Revue des deux mondes</em> qu'animent Fran&ccedil;ois Guizot et Taine. Cependant, Levasseur met en garde&nbsp;:<em> &laquo;&nbsp;Il vous manque trois choses essentielles&nbsp;: de l&rsquo;argent pour fonder l&rsquo;&eacute;tablissement, des ma&icirc;tres pour donner un enseignement sur des mati&egrave;res inhabituelles, des &eacute;l&egrave;ves pour fr&eacute;quenter une &eacute;cole qui ne conduira ni &agrave; une carri&egrave;re ni &agrave; un dipl&ocirc;me officiel&nbsp;</em>[1].<em>&nbsp;&raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>De l&rsquo;argent.&nbsp;&raquo;</em></strong>&nbsp;Pour r&eacute;unir le capital de 200&nbsp;000 francs n&eacute;cessaire au lancement de l&rsquo;&Eacute;cole, Boutmy sollicite un r&eacute;seau d&rsquo;interconnaissance o&ugrave; se c&ocirc;toient relations mondaines et grande bourgeoisie d&rsquo;affaires. De grands industriels des chemins de fer et des mines (d'Eichthal, H&eacute;ly d&rsquo;Oisel) et des banquiers (les fr&egrave;res Andr&eacute;, les fr&egrave;res Siegfried, L&eacute;on Say) sont membres du Conseil d&rsquo;administration. La fondation de l'&Eacute;cole n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de parent&egrave;le, m&ecirc;me si 41&nbsp;% des premiers administrateurs sont unis par des liens familiaux. Ni m&ecirc;me une cr&eacute;ation de protestants, m&ecirc;me si 18&nbsp;% des fondateurs le sont&nbsp;(Scherer, Guizot, les Siegfried). Le groupe fondateur partage en fait la m&ecirc;me conception du monde. Sont r&eacute;unis des repr&eacute;sentants de la bourgeoisie modernisatrice de la Monarchie de Juillet et du Second Empire, champions du lib&eacute;ralisme &eacute;conomique et du libre-&eacute;change, r&eacute;formateurs certes mais conservateurs, lib&eacute;raux mais sociaux qui se c&ocirc;toient au sein de clubs tels la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;encouragement pour l&rsquo;industrie nationale, la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie politique de Paris, le Mus&eacute;e social ou la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie sociale de Le Play.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Des &eacute;l&egrave;ves.</em></strong>&nbsp;&raquo; Le cercle des actionnaires et des bienfaiteurs, qui donne le ton &agrave; l&rsquo;institution, ne fournira pas &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole sa principale client&egrave;le. Pour s&rsquo;assurer la bienveillance des pouvoirs publics et le monopole de formation des &eacute;lites administratives, Boutmy n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;associer aux destin&eacute;es de l&rsquo;&Eacute;cole des parlementaires et des ministres (Guizot, Siegfried, Rambot, Ribot, Casimir-P&eacute;rier, Say), des repr&eacute;sentants des grands corps et des hauts fonctionnaires (Hely d&rsquo;Oisel, Stourm) qui si&egrave;geront dans ses conseils et y enseigneront.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Des ma&icirc;tres.&nbsp;</em></strong>&raquo; Boutmy a &eacute;galement su doter son entreprise du capital savant et de la l&eacute;gitimit&eacute; scientifique qui lui faisaient d&eacute;faut. Membre fondateur de la Soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur (1878), il anime la r&eacute;flexion sur la refonte de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et si&egrave;ge au Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;Instruction publique et &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques (1880). Il n&rsquo;h&eacute;sitera pas &agrave; faire appel &agrave; des universitaires prestigieux, issus des facult&eacute;s (Rambaud, Janet, Glasson), du Coll&egrave;ge de France (Levasseur) et de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure (Bourgeois) et ne cessera de s&rsquo;attacher les membres des prestigieuses Acad&eacute;mies, faisant de l&rsquo;&Eacute;cole le &laquo;&nbsp;vestibule de l&rsquo;Institut &raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Levasseur, &laquo; Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole &raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le groupe des fondateurs ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>DAMAMME Dominique, &laquo;&nbsp;Gen&egrave;se sociale d'une institution scolaire&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 70-1, 1987, p.&nbsp;31-46.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DAMAMME Dominique, &laquo;&nbsp;D&rsquo;une &Eacute;cole des sciences politiques&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 1988, 3-4, p.&nbsp;6-12.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VANNEUVILLE Rachel, &laquo;&nbsp;Le protestantisme &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques et la formation des &eacute;lites dirigeantes &agrave; la fin du 19e si&egrave;cle&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la Soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;histoire du protestantisme fran&ccedil;ais</em>, 149-3, juillet-septembre 2003.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"le-groupe-des-fondateurs","lang":"fr","excerpt":"Les bonnes fées qui se penchent sur le berceau de l’École libre de sciences politiques présentent des caractéristiques communes tout en provenant d’horizons très variés ; elles ont donné à l’ELSP les moyens de devenir un véritable « carrefour des classes dirigeantes ».(crédit photo : Pierre Emile Levasseur/Gallica/BNF)"}],"thumbnail":"Levasseur_portrait.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Benefactor"},{"lang":"fr","title":"Bienfaiteur"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"116"},{"brick_id":"5"},{"brick_id":"4"},{"brick_id":"71"},{"brick_id":"40"},{"brick_id":"37"}],"comment":"","date_start":"1870-01-01"},{"id":"5","slug":"fondation-de-l-ecole-libre-de-sciences-politiques-elsp-le-contexte","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>2&nbsp;septembre 1870&nbsp;: Napol&eacute;on&nbsp;III capitule, la France est d&eacute;faite par la Prusse&nbsp;; 4&nbsp;septembre&nbsp;: le Second Empire est d&eacute;chu, la Troisi&egrave;me R&eacute;publique proclam&eacute;e. 1870, &laquo;&nbsp;l&rsquo;ann&eacute;e terrible&nbsp;&raquo;, est hant&eacute;e par la &laquo;&nbsp;crise allemande de la pens&eacute;e fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, ce complexe d&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; qui interpelle les intellectuels et les hommes politiques. Quelles sont les causes de la d&eacute;faite&nbsp;? Comment pr&eacute;parer le redressement, sinon la revanche&nbsp;? La fondation de l&rsquo;ELSP en&nbsp;1871 est pens&eacute;e comme une r&eacute;ponse &agrave; la crise nationale et comme une contribution &agrave; la r&eacute;forme politique, intellectuelle et morale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut &ecirc;tre aveugle pour ne pas voir l&rsquo;ignorance fran&ccedil;aise derri&egrave;re la folle d&eacute;claration de guerre qui nous a conduit o&ugrave; nous sommes</em></strong>[1].<strong><em>&raquo;&nbsp;</em></strong>D&rsquo;Ernest Renan &agrave; Hyppolite Taine, nombre de personnalit&eacute;s fran&ccedil;aises s&rsquo;interrogent sur la cuisante d&eacute;faite que la Prusse a inflig&eacute;e &agrave; la France&nbsp;: le territoire national est occup&eacute;, Paris assi&eacute;g&eacute;, l&rsquo;Alsace-Moselle annex&eacute;e au Reich allemand dont la naissance a &eacute;t&eacute; proclam&eacute;e dans la Galerie des glaces &agrave; Versailles. Le peuple fran&ccedil;ais ne s&rsquo;est pas lev&eacute; en masse pour d&eacute;fendre la patrie en danger&nbsp;; les &eacute;lites politiques ont abdiqu&eacute; en signant l&rsquo;humiliante et co&ucirc;teuse paix de Francfort le 18&nbsp;mai 1871. La fondation de l&rsquo;ELSP est inspir&eacute;e par un premier d&eacute;fi patriotique&nbsp;: former des &eacute;lites pour pr&eacute;parer le redressement national.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo; Ne faut-il pas cr&eacute;er l&rsquo;&eacute;lite qui, de proche en proche, donnera le ton &agrave; toute la nation. Refaire une t&ecirc;te de peuple</em></strong>[2].<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;La chute du Second Empire et l&rsquo;av&egrave;nement de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique marquent l&rsquo;&eacute;pilogue d&rsquo;un long XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle agit&eacute; de r&eacute;volutions et de r&eacute;actions. Plus encore, la Commune de 1871, cette tentative de r&eacute;volution politique et sociale &eacute;cras&eacute;e dans le sang, retentit comme un avertissement funeste. La crise de l&eacute;gitimit&eacute; et d&rsquo;autorit&eacute; des anciennes &eacute;lites impose de donner de nouveaux cadres &agrave; la R&eacute;publique fond&eacute;e sur le libre exercice du suffrage universel. Le maintien de l&rsquo;ordre social et la stabilit&eacute; politique passent d&eacute;sormais par la reconnaissance du m&eacute;rite et de la comp&eacute;tence. L&rsquo;ELSP doit relever un second d&eacute;fi : contribuer &agrave; instaurer l'in&eacute;luctable &laquo;&nbsp;<em>gouvernement par les meilleurs</em> [3]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong><em><br /></em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo; L&rsquo;instruction sup&eacute;rieure touche de tr&egrave;s pr&egrave;s au premier, au plus urgent de nos probl&egrave;mes</em><em> politiques</em></strong>[4].<em>&raquo;</em>&nbsp;Si le ma&icirc;tre d'&eacute;cole prussien l&rsquo;a emport&eacute; sur l'instituteur fran&ccedil;ais, si la d&eacute;faite est la cons&eacute;quence du retard scientifique de la France, alors le rel&egrave;vement passe par la refonte de son syst&egrave;me d&rsquo;enseignement. Boutmy, Vinet, Taine ou Renan en sont convaincus et appellent de leurs v&oelig;ux une r&eacute;forme intellectuelle et morale. La faillite de l&rsquo;Universit&eacute; napol&eacute;onienne est consomm&eacute;e et la fondation de l&rsquo;ELSP anticipera d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es la recomposition de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur fran&ccedil;ais avec l&rsquo;&eacute;tablissement des facult&eacute;s (1885) et leur regroupement en universit&eacute;s (1896).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Redressement national, formation des nouvelles &eacute;lites, foi dans la science sont au c&oelig;ur du projet de fondation de l'ELSP.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Boutmy, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une Facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>, f&eacute;vrier 1871, p.&nbsp;5.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>, p.&nbsp;5-6.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>, p.&nbsp;14.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem</em>, p.&nbsp;6.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Fondation de l'École libre de sciences politiques (ELSP) – le contexte ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>DAMAMME Dominique, &laquo;&nbsp;Gen&egrave;se sociale d'une institution scolaire&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 70-1, 1987, p.&nbsp;31-46.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LAURENT S&eacute;bastien, <em>L'&Eacute;cole libre des Sciences politiques, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de l'IEP sous la direction de G.&nbsp;Thuillier, 1991.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PROST Antoine, <em>Histoire de l&rsquo;enseignement en France 1800-1967</em>, Paris, Colin, 1968.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P.&nbsp;Nora. 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VANEUVILLE Rachelle, <em>La r&eacute;f&eacute;rence anglaise &agrave; l'ELSP&nbsp;: la formation de gentlemen r&eacute;publicains, 1870-1914</em>. Doctorat de Sciences politiques, IEP Grenoble, 1999.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Lettres et programme</em>, Paris, Impr. A Lain&eacute;, 1871. 28 p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Projet d&rsquo;une facult&eacute; libre des sciences politiques</em>, Paris, Impr. A Lain&eacute;, 1871. 11&nbsp;p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>Rapport pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des souscripteurs par le Directeur de l&rsquo;&Eacute;cole</em>. Paris, R.&nbsp;Martinet, 11 juillet 1872.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>&nbsp;Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP</li>\r\n</ul>","slug":"fondation-de-l-ecole-libre-de-sciences-politiques-elsp-le-contexte","lang":"fr","excerpt":"« Ceux qui n’ont pas vécu en 1871 et 1872 ne se doutent pas de ce que fut, au lendemain de la guerre, la passion de créer et d’agir. C’était au milieu d’un deuil national, une universelle volonté de relèvement. » (Alfred de Foville) (illustration « Capitulation de Sedan », Caricature de Daumier parue dans Le Charivari le 22 septembre 1870)"}],"thumbnail":"sedan.jpg","media":[{"id":"2","image":"BismarckundNapoleonIII.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Napoléon III et Bismarck - 2 septembre 1870 (©Wilhelm Camphausen/Public domain/Wikimedia Commons)"}]},{"id":"3","image":"4septembre1870.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La proclamation de la 3ème République - 4 septembre 1870  (Litho. de Smeeton © Assemblée nationale)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"36"},{"brick_id":"42"},{"brick_id":"40"},{"brick_id":"37"}],"comment":"","date_start":"1870-01-01"},{"id":"6","slug":"fondation-de-l-elsp-les-caracteres-essentiels","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Dans ses <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une Facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em> (&eacute;change de lettres entre Boutmy et Vinet de f&eacute;vrier&nbsp;1871), puis dans son <em>Projet d&rsquo;une facult&eacute; libre des sciences politiques</em> (adress&eacute; &agrave; la presse de juin&nbsp;1871), et enfin dans le Livret des enseignements de janvier&nbsp;1872, Boutmy a &eacute;nonc&eacute; son ambition pour l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques et expos&eacute; son projet institutionnel et scientifique. Quelles que soient les &eacute;volutions et les orientations pragmatiques ult&eacute;rieures, des caract&egrave;res originels fondent cette &laquo;&nbsp;institution originale&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p>&nbsp;<strong><em>&laquo;&nbsp;Si nous appartenons &agrave; un parti, c&rsquo;est &agrave; celui de la science</em></strong>[1].<strong><em>&raquo;</em></strong> D&rsquo;embl&eacute;e, le projet scientifique que propose &Eacute;mile Boutmy en f&eacute;vrier&nbsp;1871 surprend par son caract&egrave;re pionnier et son ambition&nbsp;: physique, biologie, math&eacute;matiques, arts et lettres, sciences sociales, &laquo; <em>le champ que parcourt l&rsquo;esprit est immense : c&rsquo;est celui de la science elle-m&ecirc;me </em>[2]<em>&raquo;.</em> Si le programme n&rsquo;est pas appliqu&eacute;, si la liste des cours propos&eacute;s &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1872 perd en extension, si la facult&eacute; des sciences sociales se mue en &eacute;cole d&rsquo;administration apr&egrave;s&nbsp;1875, les germes d'une future &laquo;&nbsp;universit&eacute; de recherche&nbsp;&raquo; sont sem&eacute;s. D&egrave;s&nbsp;1872, la biblioth&egrave;que, archive et laboratoire des sciences sociales, est fond&eacute;e&nbsp;; en&nbsp;1883, la section g&eacute;n&eacute;rale accueille les &eacute;tudiants &laquo;&nbsp;d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;s&nbsp;&raquo;&nbsp;; en&nbsp;1885 sont mis en place des groupes de travail sur le mod&egrave;le des s&eacute;minaires qui &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tudient &agrave; fond des questions d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t historique, th&eacute;orique ou pratique et fixent dans les m&eacute;moires d&rsquo;une certaine ampleur les r&eacute;sultats de leurs recherches</em> &raquo;, publi&eacute;es par les <em>Annales de l&rsquo;&Eacute;cole des Sciences Politiques</em> lanc&eacute;es en&nbsp;1886.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong><em>&laquo;&nbsp;<strong>Il y a en France un enseignement organis&eacute; pour le m&eacute;decin, pour l&rsquo;avocat, pour l&rsquo;ing&eacute;nieur, pour le militaire, etc... il n&rsquo;y en a pas pour l&rsquo;homme politique</strong></em>[3].<em><strong>&raquo;</strong></em>&nbsp; L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;institution est-il pass&eacute; avant son objectif scientifique&nbsp;? L&rsquo;insucc&egrave;s initial a-t-il contraint Boutmy &agrave; modifier ses plans en &laquo;&nbsp;professionnalisant&nbsp;&raquo; l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;? La fonction utilitaire a-t-elle fait reculer la fonction savante&nbsp;? En partie&nbsp;! D&egrave;s&nbsp;1872 ont &eacute;t&eacute; instaur&eacute;es des conf&eacute;rences de r&eacute;vision (les fameuses &laquo;&nbsp;conf&eacute;rences de m&eacute;thode&nbsp;&raquo;), non pas sur le mod&egrave;le du &laquo;&nbsp;s&eacute;minaire &raquo;, mais en vue de la pr&eacute;paration des concours administratifs. Sont &eacute;galement institu&eacute;es des sections, administrative, diplomatique, &eacute;conomie et finance, donnant un caract&egrave;re r&eacute;solument pratique et appliqu&eacute; aux enseignements.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une p&eacute;dagogie novatrice&nbsp;:</em></strong> &laquo;&nbsp;<strong><em>essayer des sujets, essayer des hommes</em></strong>[4].<strong><em>&raquo; </em></strong>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, libre de ses programmes et du recrutement de ses enseignants, a &eacute;t&eacute; aussi un laboratoire p&eacute;dagogique. Sa scolarit&eacute; en deux ans, sanctionn&eacute;e par la r&eacute;daction de &laquo;&nbsp;th&egrave;ses&nbsp;&raquo;, tranche avec la licence des Facult&eacute;s. L&rsquo;instauration de &laquo;&nbsp;cours libres&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;cours compl&eacute;mentaires&nbsp;&raquo; permet d&rsquo;adapter l&rsquo;enseignement &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; la plus br&ucirc;lante. Les &laquo;&nbsp;conf&eacute;rences&nbsp;&raquo; d&rsquo;application, de r&eacute;vision, de pr&eacute;paration, sont une alternative au cours magistral, cet &laquo;&nbsp;<em>enseignement par monologue </em>[5]<em>&raquo;</em>, et les bancs d&rsquo;essai d&rsquo;une p&eacute;dagogie interactive. Enfin, les &laquo;&nbsp;groupes de travail&nbsp;&raquo; r&eacute;unissant des enseignants, d'anciens &eacute;l&egrave;ves et les &eacute;tudiants autour de questions &agrave; approfondir jouent le r&ocirc;le du &laquo; s&eacute;minaire de recherche &raquo; des universit&eacute;s allemandes.</p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em>&nbsp;</p>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Boutmy, 1SP-17, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale 1872, p.12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, &Eacute;.&nbsp;Vinet, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d'une Facult&eacute; libre d'enseignement sup&eacute;rieur : lettres et programme</em>, f&eacute;vrier&nbsp;1871, p.&nbsp;9.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, &Eacute;.&nbsp;Vinet, <em>Projet d'une Facult&eacute; libre des sciences politiques, </em>Juillet 1871, p.&nbsp;10.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ELSP, 14/02/1880.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] &Eacute;. Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Fondation de l’ELSP : les caractères essentiels","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo;&nbsp;Les sciences de l&rsquo;&Eacute;tat entre d&eacute;terminisme et lib&eacute;ralisme&nbsp;: &Eacute;mile Boutmy (1835-1906) et la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 1981, XXII, p.429-465.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LAURENT S&eacute;bastien, <em>L'&Eacute;cole libre des Sciences politiques, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de l'IEP sous la direction de G.&nbsp;Thuillier, 1991.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P.&nbsp;Nora. 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, Lettres et programme</em>, Paris, Impr. A Lain&eacute;, 1871. 28 p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Projet d&rsquo;une facult&eacute; libre des sciences politiques</em>, Paris, Impr. A Lain&eacute;, 1871. 11&nbsp;p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"fondation-de-l-elsp-les-caracteres-essentiels","lang":"fr","excerpt":"Ambition scientifique, formation à l’action et pédagogie novatrice caractérisent le projet fondateur de Boutmy. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"4","image":"correspondances.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Échange de lettres entre Boutmy et Vinet - 25 février 1871"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"7"},{"brick_id":"56"},{"brick_id":"98"},{"brick_id":"120"},{"brick_id":"5"},{"brick_id":"121"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1871-02-02"},{"id":"4","slug":"le-directorat-d-emile-boutmy","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>De 1871 &agrave; 1906, durant 35&nbsp;ans, Boutmy imprime sa marque &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole,&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;constamment sur la &nbsp;br&egrave;che, recrutant des professeurs, assistant le plus souvent aux le&ccedil;ons ... cherchant pour la biblioth&egrave;que un local ... &eacute;laborant un plan de r&eacute;organisation [en sections]&nbsp;</em>[1]<em>&raquo;.</em></p>\r\n<p>Salu&eacute; &agrave; sa mort comme ayant<em> &laquo;&nbsp;toutes les qualit&eacute;s de l&rsquo;administrateur, tous les dons de l&rsquo;&eacute;ducateur</em> [2]<em>&raquo;, </em>le p&egrave;re fondateur de l&rsquo;ELSP a su relever trois d&eacute;fis&nbsp;:<em> &laquo;&nbsp;recueillir des capitaux, &nbsp;recruter des professeurs, attirer des &eacute;l&egrave;ves&nbsp;</em>[3].<em>&raquo;</em> Mais deux autres batailles, pour le statut de l'&Eacute;cole et son monopole, ont marqu&eacute; son directorat.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;&Eacute;cole libre en question&nbsp;: 1881 ou la menace de la nationalisation.&nbsp;</em></strong>Le d&eacute;p&ocirc;t des statuts de l&rsquo;ELSP en d&eacute;cembre&nbsp;1871, la tenue des premiers cours en janvier 1972, et sa constitution en soci&eacute;t&eacute; anonyme le&nbsp;10&nbsp;juillet&nbsp;1872 ne comblent pas le vide juridique qui entoure la &laquo;&nbsp;facult&eacute; libre&nbsp;&raquo; qui se r&eacute;soudra &agrave; n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>&eacute;cole libre </em>&raquo; au nom de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;initiative priv&eacute;e, qui est hardie, active et souple&nbsp;</em>[4]<em>&raquo;.&nbsp;</em>Jusqu&rsquo;au vote de la loi sur l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur priv&eacute; en&nbsp;1875, l&rsquo;&Eacute;cole reste &agrave; la merci &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;une administration dont il avait fallu forcer la main&nbsp;</em>[5]<em>&raquo;.</em>&nbsp;</p>\r\n<p>Les premiers succ&egrave;s de l&rsquo;&Eacute;cole aux concours administratifs font planer une autre menace&nbsp;: une &eacute;cole priv&eacute;e peut-elle former la haute fonction publique&nbsp;? La cr&eacute;ation de l&rsquo;ELSP avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de tentatives infructueuses pour former et recruter des hauts fonctionnaires&nbsp;: Hippolyte Carnot en&nbsp;1848 avait envisag&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole d&rsquo;administration&nbsp;; Victor Duruy en&nbsp;1869 avait cr&eacute;&eacute; une section des sciences &eacute;conomiques &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Pratique des Hautes &Eacute;tudes. Occupant la place laiss&eacute;e vacante par les pouvoirs publics, l&rsquo;ELSP &eacute;tait expos&eacute;e &agrave;&nbsp; &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;in&eacute;vitable et prochaine prise de possession par l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;</em> r&eacute;clam&eacute;e par les r&eacute;publicains d&egrave;s&nbsp;1876. Seule l&rsquo;opposition du S&eacute;nat emp&ecirc;cha l&rsquo;application du trait&eacute; de cession de l&rsquo;&Eacute;cole sign&eacute; la mort dans l&rsquo;&acirc;me par Boutmy le&nbsp;21&nbsp;juin&nbsp;1881, faisant ainsi &eacute;chec &agrave; une premi&egrave;re tentative de nationalisation.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le monopole sur les sciences politiques. La rivalit&eacute; avec les facult&eacute;s de droit.&nbsp;</em></strong>De&nbsp;1881 &agrave;&nbsp;1891 dans la <em>Revue internationale de l&rsquo;enseignement</em>, une pol&eacute;mique oppose &Eacute;mile Boutmy et Claude Bufnoir, professeur &agrave; la facult&eacute; de droit de Paris, sur l&rsquo;enseignement des sciences politiques et la pr&eacute;paration aux concours de la haute fonction publique que se disputent l&rsquo;ELSP et les juristes. Si la licence de droit est requise pour pr&eacute;senter certains concours administratifs, les facult&eacute;s de droit entendent &eacute;galement r&eacute;former leur cursus pour y introduire l&rsquo;&eacute;conomie politique en&nbsp;1877 et les sciences administratives et politiques en&nbsp;1889&nbsp;: le doctorat de droit est d&eacute;doubl&eacute; en&nbsp;1895 entre les &laquo;&nbsp;sciences juridiques&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;sciences politiques et &eacute;conomiques&nbsp;&raquo;. Peine perdue, l&rsquo;autonomisation des sciences politiques dans les facult&eacute;s de droit &eacute;chouera&nbsp;! Quant &agrave; la pr&eacute;paration aux concours administratifs propos&eacute;e par ces derni&egrave;res en&nbsp;1908, elle est trop tardive pour menacer les rapports privil&eacute;gi&eacute;s que l&rsquo;ELSP entretient avec la haute administration. Par sa vigilance, par son influence, par ses r&eacute;seaux, Boutmy a su pr&eacute;server l&rsquo;&Eacute;cole des concurrences et des r&eacute;cup&eacute;rations.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;.&nbsp;Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>op.cit., </em>propos de M.&nbsp;Arnaun&eacute;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] E. d&rsquo;Eichthal, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie de Boutmy&nbsp;&raquo;, L&rsquo;<em>&Eacute;conomiste fran&ccedil;ais</em>, 3/02/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] &Eacute;.&nbsp;Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] &Eacute;. Boutmy, &Eacute;. Vinet, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d'une Facult&eacute; libre d'enseignement sup&eacute;rieur : lettres et programme</em>, f&eacute;vrier 1871, p.&nbsp;8.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] &Eacute;.&nbsp;Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>. Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ELSP, 06/02/1879.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le directorat d’Émile Boutmy ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo;&nbsp;Les sciences de l&rsquo;&Eacute;tat entre d&eacute;terminisme et lib&eacute;ralisme&nbsp;: &Eacute;mile Boutmy (1835-1906) et la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 1981, XXII, p.&nbsp;429-465</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LAURENT S&eacute;bastien, <em>L'&Eacute;cole libre des Sciences politiques, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de l'IEP sous la direction de G.&nbsp;Thuillier, 1991.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEBLOND Fran&ccedil;ois et Renaud, <em>&Eacute;mile Boutmy, le p&egrave;re de Sciences Po</em>, Paris, Anne Carri&egrave;re, 2013.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>THUILLIER Guy, <em>L&rsquo;ENA avant l&rsquo;ENA</em>. Paris, PUF, 1983.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, Paris, Germer-Bailli&egrave;re, 1872.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, 1871-1889, Paris, Chamerot, 1889.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, 1871-1897, Paris, Chamerot et Renouard, 1897.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>Le vingt-cinqui&egrave;me anniversaire de fondation 31 mai 1896</em>, Paris, ELSP, 1896.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques fond&eacute;e en 1871, par Emile Boutmy</em>. Coulommiers, impr. P. Brodard, Paris, 27 rue Saint-Guillaume, 1921. 42 p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, Paris, Martinet. Ann&eacute;es 1872 &agrave; 1940.</li>\r\n</ul>","slug":"le-directorat-d-emile-boutmy","lang":"fr","excerpt":"« Une œuvre presque aussi difficile que nécessaire à accomplir. » (François Guizot) (crédit photo: © Photographie de la Presse artistique)"}],"thumbnail":"boutmy_chaise.jpg","media":[{"id":"7","image":"Boutmy2.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Signature E. Boutmy"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"105"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"30"},{"brick_id":"42"},{"brick_id":"40"}],"comment":"","date_start":"1871-04-04"},{"id":"8","slug":"ils-ont-enseigne-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>N&rsquo;&eacute;tant pas circonscrit dans le choix des ma&icirc;tres par l&rsquo;obligation d&rsquo;un dipl&ocirc;me ou par des consid&eacute;rations hi&eacute;rarchiques, le Directeur peut s&rsquo;associer des collaborateurs qui r&eacute;pondent &agrave; tous les genres de besoins&nbsp;; il peut les prendre partout o&ugrave; il d&eacute;couvre une comp&eacute;tence, dans le monde de la pratique comme dans celui de la science. Il peut modifier la composition, le nombre, les fonctions du corps enseignant&nbsp;</em>[1].<em>&raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>En 1878, l&rsquo;&Eacute;cole compte 20&nbsp;professeurs&nbsp;; en 1906, plus d&rsquo;une cinquantaine. Ce corps professoral se recrute dans trois viviers&nbsp;: les enseignants universitaires, les autodidactes et les &laquo;&nbsp;<em>hommes du m&eacute;tier</em> [2]&nbsp;&raquo; de la haute fonction publique et des affaires. Soucieux de r&eacute;putation et de l&eacute;gitimit&eacute; scientifique, Boutmy a sollicit&eacute; la collaboration d&rsquo;universitaires patent&eacute;s, venus des facult&eacute;s de droit et de lettres, du Coll&egrave;ge de France ou de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. Parmi les professeurs improvis&eacute;s, les hauts fonctionnaires sont de loin le groupe le plus nombreux (entre 40 et 50&nbsp;%) jusque dans les ann&eacute;es&nbsp;1970. Boutmy entendait &laquo;&nbsp;<em>&eacute;veiller chez les jeunes gens d&rsquo;&eacute;lite que nous avons nous-m&ecirc;mes form&eacute;s le d&eacute;sir et l&rsquo;espoir de professer &agrave; c&ocirc;t&eacute; de leurs anciens ma&icirc;tres et de leur succ&eacute;der&nbsp;</em>[3]&raquo;.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Les &laquo;&nbsp;autodidactes&nbsp;&raquo;, bien que minoritaires, comptent parmi les plus flamboyants des professeurs&nbsp;: Boutmy a lanc&eacute; des personnalit&eacute;s aux profils atypiques et aux parcours remarquables, tels Albert Sorel, Anatole Leroy-Beaulieu ou Elie Hal&eacute;vy, &laquo;&nbsp;<em>talents originaux et ind&eacute;pendants qui n&rsquo;ont pas suivi la route battue, qui, poss&eacute;d&eacute;s trop t&ocirc;t ou trop tard de la passion de la science, ont n&eacute;glig&eacute; ou n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; en mesure de se munir de grades</em>&nbsp;[4]&raquo;.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Le profil des &laquo;&nbsp;historiens&nbsp;&raquo; t&eacute;moigne d&rsquo;un corps recrut&eacute; plut&ocirc;t jeune (38 ans), de formations vari&eacute;es, soit soumis &agrave; la r&egrave;gle de la double appartenance institutionnelle, soit autodidactes rentiers, mais tr&egrave;s fid&egrave;les &agrave; l'ELSP car y enseignant en moyenne 26&nbsp;ans en d&eacute;pit de traitements modestes allant de&nbsp;6&nbsp;000 francs annuels pour une chaire principale &agrave; 2&nbsp;000&nbsp;francs pour une simple conf&eacute;rence, contre&nbsp;12&nbsp;&agrave; 15&nbsp;000&nbsp;francs pour une chaire d&rsquo;universit&eacute;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>L&rsquo;histoire diplomatique, l&rsquo;histoire compar&eacute;e, l&rsquo;histoire des pays &eacute;trangers ont &eacute;t&eacute; illustr&eacute;es avant&nbsp;1914 par Albert Sorel (Europe), Anatole Leroy-Beaulieu (Russie, Orient), Elie Hal&eacute;vy (Grande-Bretagne), Th&eacute;odore Funck-Brentano (Allemagne), Albert Vandal, Alfred Rambaud, puis &Eacute;mile Bourgeois (histoire diplomatique de l&rsquo;Europe). L&rsquo;&eacute;conomie politique fut initi&eacute;e par Anatole Dunoyer et &Eacute;mile Cheysson, l&rsquo;&eacute;conomie statistique par &Eacute;mile Levasseur et l'analyste des cycles Cl&eacute;ment Juglar, la g&eacute;ographie &eacute;conomique par Henri Pigeonneau, et les finances publiques par Paul Leroy-Beaulieu, Alfred de Foville, de Laboulaye, Ren&eacute; Stourm et L&eacute;on Say.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Les institutions politiques, l&rsquo;histoire l&eacute;gislative et le droit furent enseign&eacute;s par les juristes Ernest Glasson, Jacques Flach et Alexandre Ribot (l&eacute;gislation civile compar&eacute;e), Louis Renault (droit international, droit de la guerre), Gabriel Alix, L&eacute;on Aucoc, Andr&eacute; Lebon et Octave Le Vavasseur de Pr&eacute;court (droit administratif) ou encore Charles Lyon-Caen (droit commercial).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>L&rsquo;ethnologie, la sociologie, la psychologie des peuples furent introduites par des pionniers comme Henri Gaidoz et Paul Janet (histoire sociale et morale de l&rsquo;Europe), ou encore Gabriel Tarde, Lucien L&eacute;vy-Bruhl et &Eacute;mile Boutmy lui-m&ecirc;me, alors que les id&eacute;es de r&eacute;formes sociales et la l&eacute;gislation ouvri&egrave;re le furent par &Eacute;mile Cheysson et Georges Paulet.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Levasseur, &laquo; Boutmy et l&rsquo;Ecole &raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/30/1906, p.&nbsp;166</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] ELSP, <em>L&rsquo;Ecole libre des sciences politiques 1871-1998</em>, Paris, Chamerot, 1889, p.&nbsp;46.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] &Eacute;.&nbsp;Levasseur, &laquo; Boutmy et l&rsquo;Ecole &raquo;, <em>op.cit.</em>, Boutmy, rapport 1885.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] &Eacute;. Boutmy, <em>Quelques observations sur la r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>, Paris, 1876, p.&nbsp;29.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont enseigné à l’École libre des sciences politiques ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, <em>La R&eacute;publique des universitaires&nbsp;: 1870-1940</em>, Paris, Seuil, 1994. (Sur l&rsquo;ELSP, p.&nbsp;438-454).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE&nbsp;Pierre, &laquo;&nbsp;Les professeurs de l&rsquo;ELSP et la constitution d&rsquo;une science du politique en France&nbsp;&raquo;<em>, </em>in<em> Le personnel de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur en France aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> si&egrave;cles</em>, Paris, Ed CNRS, 1985.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>NOIRIEL G&eacute;rard, &laquo;&nbsp;Naissance du m&eacute;tier d&rsquo;historien&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, 1, septembre 1990, p.&nbsp;58-85.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P.&nbsp;Nora. 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><br /></span></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-enseigne-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"Souveraine en matière de recrutement, l’ELSP s’est distinguée par l’absence d'un corps enseignant permanent, par la diversité de ses intervenants, et par une grande souplesse et un grand éclectisme dans leur recrutement."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"5","image":"tableau-des-heures.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Tableau des heures de cours"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"24"},{"brick_id":"19"},{"brick_id":"7"},{"brick_id":"18"},{"brick_id":"21"},{"brick_id":"53"},{"brick_id":"107"},{"brick_id":"118"},{"brick_id":"41"},{"brick_id":"36"},{"brick_id":"39"}],"comment":"","date_start":"1872-03-03"},{"id":"7","slug":"enseigner-les-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques se propose d&rsquo;y rem&eacute;dier. Sans grand succ&egrave;s, si l&rsquo;on en croit le jugement port&eacute; par &Eacute;mile Durkheim en 1890&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;les sciences politiques, sp&eacute;culations b&acirc;tardes, &agrave; moiti&eacute; science &agrave; moiti&eacute; art</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em>. M&ecirc;me si le projet n&rsquo;est pas neuf, m&ecirc;me si l&rsquo;usage du pluriel traduit une conception ambigu&euml; et &eacute;clat&eacute;e de la discipline, m&ecirc;me si les sciences politiques resteront tributaires de la demande politique et sociale et se constitueront en sciences d&rsquo;&Eacute;tat, l&rsquo;objectif de Boutmy &eacute;tait bien de cr&eacute;er une science exp&eacute;rimentale du politique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Contemporain pour les sujets... le mouvement actuel des faits et des id&eacute;es...&nbsp;l&rsquo;&eacute;cho direct et fid&egrave;le des grandes id&eacute;es modernes</em></strong>[2].<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;La premi&egrave;re rupture qu&rsquo;envisage Boutmy est d&rsquo;ordre chronologique&nbsp;: la science politique a pour objet le contemporain, le temps pr&eacute;sent, l&rsquo;histoire imm&eacute;diate. La p&eacute;riodisation des enseignements &ndash;&nbsp;<em>Tableau de l&rsquo;Europe pendant les dix derni&egrave;res</em> <em>ann&eacute;es</em>&nbsp;&ndash; &eacute;pouse r&eacute;solument le XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle et s&rsquo;aventure rarement en-de&ccedil;&agrave; de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. L&rsquo;actualit&eacute; suscite des cours libres, tels ceux d&rsquo;Anatole&nbsp;Leroy-Beaulieu sur <em>Les Arm&eacute;niens et la question arm&eacute;nienne</em> en&nbsp;1896 ou la <em>R&eacute;volution turque</em> en&nbsp;1909.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Europ&eacute;en ou m&ecirc;me universel par le cadre ... chaque cours est une &eacute;tude compar&eacute;e o&ugrave; tous les peuples &eacute;trangers figurent en regard de la France</em></strong>[3].<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Le second d&eacute;fi est d&rsquo;ordre g&eacute;ographique. Le mod&egrave;le hexagonal est syst&eacute;matiquement confront&eacute; &agrave; celui des pays &eacute;trangers &eacute;tudi&eacute;s par des sp&eacute;cialistes, l&rsquo;Allemagne par Levy-Bruhl, la Grande-Bretagne par Hal&eacute;vy ou la Russie par Leroy-Beaulieu, tandis que la R&eacute;volution fran&ccedil;aise et l&rsquo;histoire du socialisme sont analys&eacute;es dans une perspective r&eacute;solument europ&eacute;enne&nbsp;; les empires coloniaux sont au centre de toutes les attentions.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em><strong><em>&laquo;</em></strong> Historique et critique par la m&eacute;thode&nbsp;: des faits, mais des faits s&eacute;v&egrave;rement group&eacute;s, clairement expliqu&eacute;s, savamment comment&eacute;s</em></strong>[4].<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Soucieux de se d&eacute;marquer des &laquo;&nbsp;<em>causeries</em>&nbsp;&raquo; litt&eacute;raires ou du &laquo;&nbsp;<em>journalisme frivole</em> [5]&nbsp;&raquo;, l&rsquo;enseignement des sciences politiques est tributaire du positivisme et de la m&eacute;thode critique d&eacute;velopp&eacute;e par les historiens de l&rsquo;&Eacute;cole m&eacute;thodique, comme en t&eacute;moigne l&rsquo;importance accord&eacute;e aux sources et aux documents in&eacute;dits.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Riche et complet par la composition... on y a fait entrer... toutes les sciences politiques avec leurs d&eacute;pendances et leurs annexes</em></strong>[6].<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Sciences plurielles, science-carrefour, les sciences politiques le sont d&rsquo;abord par obligation de nouer des alliances disciplinaires et de se m&eacute;nager des neutralit&eacute;s. Leur pluridisciplinarit&eacute; refl&egrave;te de fait le syst&egrave;me des disciplines du moment, o&ugrave; dominent l&rsquo;histoire et le droit. Pour autant, de nouveaux champs disciplinaires&nbsp;s&rsquo;&eacute;panouissent sous l&rsquo;aile protectrice de l&rsquo;ELSP : l'histoire diplomatique avec Sorel et Rambaud, le droit administratif avec Aucoc et Alix, l'ethnologie et la psychologie sociale avec Gaidoz, la sociologie introduite par Levy-Bruhl et Funck-Brentano, la d&eacute;mographie et la statistique illustr&eacute;e par Levasseur, la g&eacute;ographie &eacute;conomique initi&eacute;e par Pigeonneau et enfin l'&eacute;conomie politique introduite par Cheysson et Dunoyer.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Durkheim, &laquo;&nbsp;Les principes de 1789 et la sociologie&nbsp;&raquo;, 1890, reproduit dans <em>La science sociale et l&rsquo;action</em>, Paris, PUF, 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, &Eacute;.&nbsp;Vinet, <em>Projet d'une Facult&eacute; libre</em>, <em>op.cit,</em> p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem</em>, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, &Eacute;.&nbsp;Vinet, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>, Paris, f&eacute;vrier 1871, p.&nbsp;7.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem</em>, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Enseigner les sciences politiques ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DAMAMME Dominique, <em>Histoire des sciences morales et politiques et de leur enseignement des Lumi&egrave;res au Scientisme</em>. Doctorat sciences politiques, Paris I, 1982.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, <em>Naissances de la science politique en France, 1870-1914</em>, Paris, Fayard, 1989.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo;&nbsp;La constitution d'une science du politique le d&eacute;placement de ses objets et &laquo; l'irruption de l'histoire r&eacute;elle &raquo; (premi&egrave;re partie), <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, n&deg;2, 1983, p.&nbsp;181-219.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEVAN-LEMESLE Lucette, &laquo;&nbsp;l&rsquo;ELSP et l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire contemporaine&nbsp;&raquo;, <em>RHMC</em>, Hors s&eacute;rie, novembre 1981, p.&nbsp;155-63.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P. Nora, 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROSENBAUER&nbsp;Margarethe, <em>L&rsquo;ELSP de 1871 &agrave; 1896. L&rsquo;enseignement des sciences politiques sous la III<sup>e</sup>&nbsp;R&eacute;publique</em>, facult&eacute; de Marburg, 1969.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une facult&eacute; libre d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Lettres et programme</em>, Paris, Impr. A Lain&eacute;, 1871. 28&nbsp;p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, VINET &Eacute;mile, <em>Projet d&rsquo;une facult&eacute; libre des sciences politiques</em>, Paris, Impr. A&nbsp;Lain&eacute;, 1871. 11&nbsp;p.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP</li>\r\n</ul>","slug":"enseigner-les-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"« Il n’y a pas en France d’enseignement organisé des sciences politiques. C’est une des lacunes les plus apparentes de notre instruction supérieure. » (Émile Boutmy)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"6","image":"programme.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Programme des cours 1871 (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"24"},{"brick_id":"2"}],"comment":"","date_start":"1872-03-03"},{"id":"13","slug":"creation-de-la-bibliotheque-de-l-elsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Archive du monde contemporain, laboratoire des sciences sociales, lieu de rencontre de la communaut&eacute; scientifique, la biblioth&egrave;que<em> &laquo;&nbsp;va tenir une place proportionnellement tr&egrave;s large dans la vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;</em>[1]<em>&nbsp;&raquo;</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>D&egrave;s&nbsp;1872, la biblioth&egrave;que de l&rsquo;ELSP propose &agrave; la lecture &laquo;&nbsp;<em>23 revues fran&ccedil;aises et dix journaux&nbsp;; six revues anglaises dont l&rsquo;Economist et quatre journaux dont le Times&nbsp;; sept revues allemandes et six journaux&nbsp;; des revues suisses, autrichiennes, belges, italiennes, espagnoles, russes, am&eacute;ricaines</em> [2]&nbsp;&raquo;. Gr&acirc;ce aux accords pass&eacute;s avec la Soci&eacute;t&eacute; de statistiques, la Soci&eacute;t&eacute; de linguistique et la Soci&eacute;t&eacute; de l&eacute;gislation compar&eacute;e, et gr&acirc;ce aux dons consentis par des particuliers, la biblioth&egrave;que rassemble 5&nbsp;000 livres et 100 publications fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res en&nbsp;1889, 25&nbsp;000 volumes et 160&nbsp;journaux et revues en&nbsp;1892.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Cette croissance extraordinaire pose d&rsquo;embl&eacute;e l&rsquo;&eacute;pineuse question de l&rsquo;espace, d&rsquo;autant que doivent &ecirc;tre log&eacute;s des &laquo;&nbsp;salles de lecture et de travail&nbsp;&raquo; et des espaces de stockage. En&nbsp;1888, l&rsquo;acquisition du 25&nbsp;rue Saint-Guillaume permet la construction d&rsquo;une grande biblioth&egrave;que (100&nbsp;places &ndash; 6 m&egrave;tres de hauteur) coiff&eacute;e d&rsquo;une verri&egrave;re, et l&rsquo;am&eacute;nagement de caves pour r&eacute;pondre provisoirement &agrave; ces besoins. Boutmy peut d&eacute;crire amoureusement sa biblioth&egrave;que o&ugrave; r&egrave;gne &laquo;&nbsp;<em>une temp&eacute;rature douce, r&eacute;guli&egrave;re et saine. Les livres sont dispos&eacute;s sur deux galeries superpos&eacute;es &hellip; la grande baie ouverte sur le jardin fera de cette grande pi&egrave;ce un s&eacute;jour d&eacute;licieux au printemps&nbsp;</em>[3]<em>.</em>&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Les biblioth&eacute;caires se succ&egrave;dent &ndash;&nbsp;David Gallot (1871-1886), L&eacute;on Poinsard (1887-1892), Maurice Caudel (1893-1910), Maurice Escoffier (1910-1919), Pierre Rain (1919-1950)&nbsp;&ndash; et collectent, surtout gr&acirc;ce &agrave; des dons, ouvrages et documents, dont nombre en langues &eacute;trang&egrave;res. Dans l'optique de Boutmy, qui pr&eacute;conise l&rsquo;association des &eacute;tudes et de la documentation &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;abondantes lectures sont le compl&eacute;ment n&eacute;cessaire de nos cours&nbsp;</em>&raquo; &ndash;, ils d&eacute;finissent &laquo;&nbsp;<em>leur r&ocirc;le comme celui d&rsquo;un guide, d&rsquo;un directeur d&rsquo;&eacute;tudes constamment consult&eacute;&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Surtout, ils d&eacute;veloppent l&rsquo;activit&eacute; de documentation, le&nbsp;traitement m&eacute;thodique de l&rsquo;information et son classement&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>deux catalogues alphab&eacute;tique et m&eacute;thodique sont dress&eacute;s, le catalogue m&eacute;thodique correspondant le plus possible aux sections de l&rsquo;enseignement&nbsp;</em>[5]<em>.</em>&nbsp;&raquo; Par cette op&eacute;ration de valorisation des collections, les biblioth&eacute;caires deviennent les producteurs d&rsquo;un savoir, &agrave; l&rsquo;origine de la science de la documentation. Boutmy con&ccedil;oit enfin la biblioth&egrave;que comme un lieu de rencontres, ouvert sur la communaut&eacute; scientifique ext&eacute;rieure, sur &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;&eacute;lite des &eacute;crivains et des savants de Paris&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;&nbsp;: Gabriel Monod, Ernest Lavisse, Gaston Paris, Arthur Giry ou Charles Gide comptent parmi les lecteurs de&nbsp;1873 attir&eacute;s par &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;app&acirc;t de nos collections et journaux&nbsp;</em>&raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] ELSP, Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du 15/02/1888. Paris, Chamerot, p.&nbsp;9.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Pierre Rain, Jacques Chapsal. <em>L&rsquo;Ecole libre des sciences politiques op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] 1SP-29, Dr2, Conseil d&rsquo;administration, 29/10/1877, Boutmy.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Création de la bibliothèque de l’ELSP","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po. De la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SEMENCE Marie-Edith, <em>Constitution et &eacute;valuation des collections de livres de la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po. ELSP 1871-1945</em>, note 2008.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, Paris, Germer-Bailli&egrave;re, 1872.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, 1871-1889, Paris, Chamerot, 1889.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em>, 1871-1897, Paris, Chamerot et Renouard, 1897.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ELSP, <em>Le vingt-cinqui&egrave;me anniversaire de fondation 31 mai 1896</em>, Paris, ELSP, 1896.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques fond&eacute;e en 1871, par &Eacute;mile Boutmy</em>, Coulommiers, impr. P. Brodard, Paris, 27 rue Saint-Guillaume, 1921.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, Paris, Martinet. Ann&eacute;es 1872 &agrave; 1940.</li>\r\n</ul>","slug":"creation-de-la-bibliotheque-de-l-elsp","lang":"fr","excerpt":"« Il sera organisé, aussitôt que possible, une salle de lecture et une bibliothèque où seront réunis tous les documents relatifs à l’histoire politique contemporaine. » (Brochure de présentation de l’ELSP, Art. 5) (crédit photo : © Albert Harlingue / Roger-Viollet)"}],"thumbnail":"Bibliotheque_vig.jpg","media":[{"id":"20","image":"Bibliotheque.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Bibliothèque du 25 rue Saint-Guillaume (© Studio Chevojon)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"541E32","translations":[{"title":"Library","lang":"en"},{"title":"Bibliothèque","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"12"},{"brick_id":"94"},{"brick_id":"128"}],"comment":"","date_start":"1872-06-07"},{"id":"14","slug":"ils-ont-etudie-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Une success story</em></strong>. Apr&egrave;s des d&eacute;buts difficiles, l'ELSP conna&icirc;t une croissance soutenue du nombre de ses &eacute;tudiants r&eacute;guliers, auditeurs ou &eacute;trangers&nbsp;: la barre des 150&nbsp;inscrits est d&eacute;pass&eacute;e en&nbsp;1878, celle des&nbsp;300 en&nbsp;1891, des&nbsp;400 en&nbsp;1896, des&nbsp;500 en&nbsp;1896, des&nbsp;600 en&nbsp;1906 et des&nbsp;700 en&nbsp;1911. D&egrave;s&nbsp;1875, Boutmy fonde la Soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques.</p>\r\n<p>Pour les accueillir et les orienter, cinq sections ont &eacute;t&eacute; institu&eacute;es&nbsp;: aux deux sections diplomatique et administrative instaur&eacute;es en&nbsp;1872, destin&eacute;es &agrave; la formation des futurs diplomates et des futurs hauts fonctionnaires, s&rsquo;ajoutent en&nbsp;1883 la section &eacute;conomique et financi&egrave;re et la section g&eacute;n&eacute;rale (droit public et histoire), puis en&nbsp;1893 la section &eacute;conomique et sociale. L&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re section coloniale ouverte en&nbsp;1886 ne r&eacute;siste pas &agrave; la concurrence de l&rsquo;&Eacute;cole coloniale fond&eacute;e en&nbsp;1889, et dispara&icirc;tra en&nbsp;1892. La section &eacute;conomique et financi&egrave;re conna&icirc;t un tel succ&egrave;s qu&rsquo;elle sera d&eacute;doubl&eacute;e en deux sous sections (public/priv&eacute;) en&nbsp;1910.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le r&eacute;sultat aux concours d&rsquo;&Eacute;tat attestait la valeur de la pr&eacute;paration</em></strong>[1].<strong><em>&raquo;</em></strong> <strong><em>&laquo;&nbsp;Notre primaut&eacute; s&rsquo;est donc maintenue, elle pr&eacute;sente m&ecirc;me toute la physionomie d&rsquo;un monopole</em></strong>[2]<strong><em>&raquo;</em></strong>, se r&eacute;jouit Boutmy en&nbsp;1889, commentant les chiffres d&rsquo;admission de ses &eacute;l&egrave;ves aux concours des grands corps d&rsquo;&Eacute;tat et des minist&egrave;res (90&nbsp;%). L'ELSP serait-elle devenue une antichambre de la haute fonction publique, une &eacute;cole du pouvoir, ou s&rsquo;agit-il d&rsquo;une l&eacute;gende&nbsp;[3]&nbsp;? Ces taux de r&eacute;ussite ne doivent pas occulter le nombre des doubles cursus (90&nbsp;% des &eacute;l&egrave;ves de l'&Eacute;cole sont inscrits parall&egrave;lement &agrave; la facult&eacute; de droit) ni le statut priv&eacute; des &laquo;&nbsp;&eacute;curies&nbsp;&raquo;, ces pr&eacute;parations aux concours d&eacute;livr&eacute;es par des hauts fonctionnaires dans les locaux de l&rsquo;&Eacute;cole mais hors de son contr&ocirc;le, ni surtout faire oublier qu&rsquo;&agrave; partir de&nbsp;1900, la principale fonction de l&rsquo;&eacute;cole n&rsquo;est plus seulement la formation des &eacute;lites administratives.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une &eacute;cole de pr&eacute;paration aux affaires</em></strong>. D&egrave;s&nbsp;1900, la demande &eacute;tudiante s&rsquo;oriente majoritairement vers les carri&egrave;res priv&eacute;es en raison de la fermeture des d&eacute;bouch&eacute;s publics, d'une offre d&eacute;multipli&eacute;e de nouveaux cours (op&eacute;rations de banque, l&eacute;gislation des chemins de fer, techniques industrielles) et de la cr&eacute;ation de bourses d&rsquo;&eacute;tudes pour les employ&eacute;s des grandes entreprises priv&eacute;es. Face au succ&egrave;s de la section &laquo;&nbsp;&eacute;conomie et finances&nbsp;&raquo;, la direction de l&rsquo;&Eacute;cole ouvre en&nbsp;1910 une sous-section \"&eacute;conomie et finances priv&eacute;es\" destin&eacute;e &agrave; former aux &laquo;&nbsp;fonctions dans les grandes entreprises industrielles et commerciales, banques, chemins de fer&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><strong>Quelques Anciens c&eacute;l&egrave;bres de l&rsquo;ELSP</strong></li>\r\n</ul>\r\n<p>Louis Barthou (1883-85)</p>\r\n<p>L&eacute;on Blum (1892-94)</p>\r\n<p>Austen Chamberlain (1885-86)</p>\r\n<p>Paul Claudel (1888)</p>\r\n<p>Pierre de Coubertin (1883-86)</p>\r\n<p>Pierre Drieu la Rochelle (1910-13)</p>\r\n<p>Gaston Gallimard (1898-99)</p>\r\n<p>Andr&eacute; Maginot (1897)</p>\r\n<p>Marcel Proust (1891-92)</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Levasseur, &laquo; Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole &raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906, p.&nbsp;153.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 1SP-19, Dr4, Boutmy, Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 23/02/1889, p.&nbsp;11.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] N. Carr&eacute; de Mallberg, &laquo;&nbsp;Le recrutement des inspecteurs de finances 1892-1946&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me si&egrave;cle</em>, oct-nov 1985, p.&nbsp;67-91,</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont étudié à l’École libre des sciences politiques ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>LAURENT S&eacute;bastien, <em>L'&Eacute;cole libre des Sciences politiques, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de l'IEP sous la direction de G.&nbsp;Thuillier, 1991.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>&nbsp;DES PORTES Claude, <em>L&rsquo;Atmosph&egrave;re des sciences politiques</em>, pr&eacute;f. de M.&nbsp;Andr&eacute; Siegfried, Paris, Ed. Spes, 1935.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DOLLOT Ren&eacute;, <em>Souvenirs de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques 1895-1905</em>, Paris, A.&nbsp;Dollot, 1947.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-etudie-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"De 1872 à 1914, quelque 16 000 étudiants ont fréquenté les bancs de l’ELSP, installant durablement l’institution dans le paysage de l’enseignement supérieur français. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"26","image":"Ils_ont_etudie_1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Quelques anciens célèbres de l’ELSP (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"15"},{"brick_id":"9"},{"brick_id":"60"},{"brick_id":"106"},{"brick_id":"117"},{"brick_id":"63"},{"brick_id":"143"},{"brick_id":"27"}],"comment":"","date_start":"1872-07-07"},{"id":"15","slug":"les-etudiants-etrangers-a-l-elsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;affluence des &eacute;trangers&hellip; est un bien &agrave; deux titres. Elle attache &agrave; la France, par les souvenirs de la plus heureuse et la plus f&eacute;conde p&eacute;riode de leur vie, un grand nombre d&rsquo;&eacute;trangers de distinction&nbsp;; elle propage l&rsquo;influence et augmente le cr&eacute;dit des id&eacute;es fran&ccedil;aises&nbsp;</em>[1]<em>.&nbsp;&raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>D&egrave;s la fondation de l'ELSP, Boutmy attache une grande importance &agrave; l&rsquo;accueil des &eacute;tudiants &eacute;trangers au nom de <strong><em>trois motifs hautement &laquo;&nbsp;patriotiques&nbsp;&raquo;</em></strong> intimement li&eacute;s aux balbutiements de la diplomatie culturelle fran&ccedil;aise. Il faut d'abord contrer le rayonnement de l&rsquo;universit&eacute; allemande&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Il y aurait int&eacute;r&ecirc;t &agrave; se pr&eacute;occuper du moyen d&rsquo;attirer &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole les &eacute;l&egrave;ves des facult&eacute;s am&eacute;ricaines dont la plupart vont continuer leurs &eacute;tudes &eacute;conomiques en Allemagne&nbsp;[2]</em>.&nbsp;&raquo; Il s&rsquo;agit ensuite d&rsquo;attacher &agrave; la France les &eacute;lites &eacute;trang&egrave;res et &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;augmenter le cr&eacute;dit des id&eacute;es fran&ccedil;aises&nbsp;</em>&raquo; en exposant et d&eacute;fendant le point de vue fran&ccedil;ais sur l&rsquo;empire colonial et l&rsquo;Alsace-Moselle. Il importe enfin de cr&eacute;er des r&eacute;seaux d&rsquo;amiti&eacute; et d&rsquo;interconnaissance entre &eacute;lites fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res&nbsp;: l'ELSP &laquo;&nbsp;<em>cr&eacute;e des relations entre nos futurs diplomates ou hommes d&rsquo;&Eacute;tat et plus d&rsquo;un jeune homme d&rsquo;&eacute;lite qu&rsquo;ils sont appel&eacute;s &agrave; retrouver par la suite dans les chancelleries, les cours ou les parlements des autres pays&nbsp;</em>[3] &raquo;. Subsidiairement, la pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers &agrave; Paris permet de &laquo;&nbsp;<em>procurer aux &eacute;l&egrave;ves fran&ccedil;ais des sources d&rsquo;information excellentes&nbsp;</em>[4] &raquo;. Cette fr&eacute;quentation compl&egrave;te la perspective comparatiste, pierre angulaire des enseignements de l&rsquo;&Eacute;cole.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Cette paradoxale politique d'ouverture internationale au nom du rayonnement fran&ccedil;ais aboutit &agrave; une politique active de recrutement et &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;une offre de formation sp&eacute;cifiquement destin&eacute;e aux &eacute;trangers. D&egrave;s&nbsp;1873 des cours de langue anglaise, allemande, russe ou arabe sont propos&eacute;s aux &eacute;tudiants&nbsp;; en&nbsp;1907, un certificat d&rsquo;examen est attribu&eacute; aux &eacute;tudiants &eacute;trangers ayant &eacute;chou&eacute; au dipl&ocirc;me&nbsp;; en&nbsp;1909 des &laquo;&nbsp;conf&eacute;rences sp&eacute;ciales pour les &eacute;trangers&nbsp;&raquo; sont instaur&eacute;es pour les aider dans leur adaptation. Cette politique porte incontestablement ses fruits.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;affluence d&rsquo;&eacute;trangers va sans cesse grandissant</em></strong>[5]<strong><em>&raquo;</em></strong>, constate-t-on en&nbsp;1909. En d&eacute;pit de statistiques incompl&egrave;tes, il appara&icirc;t que les &eacute;trangers repr&eacute;sentent entre&nbsp;15 et 20&nbsp;% des effectifs &eacute;tudiants (et m&ecirc;me 33&nbsp;% durant la Grande guerre), chiffre consid&eacute;rable&nbsp;! Attir&eacute;s par la section diplomatique, ils se portent &eacute;galement vers la section &eacute;conomique et financi&egrave;re. Leurs origines g&eacute;ographiques t&eacute;moignent des forces et des faiblesses du rayonnement fran&ccedil;ais&nbsp;: si de nombreux Russes, Polonais, Roumains, Bulgares, Grecs et ressortissants de pays alli&eacute;s d&rsquo;Europe centrale et m&eacute;ridionale viennent se former en France, les Scandinaves, les Allemands, les Suisses sont attir&eacute;s vers les universit&eacute;s allemandes.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-16, Dr2, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 24/02/1894.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 1SP-31, Dr3, Conseil d&rsquo;administration 19/01/1897.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 1SP-16, Dr2, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 24/02/1894.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] 1SP-18, Dr3, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 25/02/1882, p.&nbsp;10.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] 1SP-1, Dr3, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale 27/02/1909, p.&nbsp;10.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les étudiants étrangers à l'ELSP ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>SCOT Marie, &laquo;&nbsp;Internationalization Strategies and Academic Mobility in Europe: Sciences&nbsp;Po France and the London School of Economics UK&nbsp;&raquo;, in Deane Neubauer, Kazuo Kuroda (eds), <em>Mobility and Migration in Asian Pacific Higher Education</em>, Palgrave Macmillan. Forthcoming 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAMBERLAIN Joseph Austen, <em>Au fil des ann&eacute;es</em>, Paris, Gallimard, 1936. (&Eacute;l&egrave;ve en&nbsp;1885, voir le chapitre&nbsp;: &eacute;tudiant &agrave; Paris. p.&nbsp;9-21).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CAUDEL Maurice, <em>Aux &eacute;tudiants &eacute;trangers : les &eacute;tudes politiques que les jeunes am&eacute;ricains peuvent faire en France</em>, Paris, Impr. nationale, 1919.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CAUDEL Maurice, <em>Pour les &eacute;tudiants &eacute;trangers en France. Notes, conseils, lectures</em>, Paris, Plon-Nourrit, 1925.</li>\r\n</ul>","slug":"les-etudiants-etrangers-a-l-elsp","lang":"fr","excerpt":"L’internationalisation de l’enseignement supérieur n’est pas un phénomène récent. Pour preuve, l’ouverture précoce de l’École libre des sciences politiques aux étudiants étrangers."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"27","image":"auditeurs_etrangers.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Cahier des auditeurs étrangers"}]},{"id":"85","image":"visite_Chamberlain.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Visite de Sir Austen Chamberlain (1937) (© Paris-Soir)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"14"},{"brick_id":"16"},{"brick_id":"60"},{"brick_id":"110"},{"brick_id":"101"},{"brick_id":"149"},{"brick_id":"150"}],"comment":"","date_start":"1872-08-08"},{"id":"35","slug":"andre-siegfried","type":"portrait","lastname":"Siegfried","firstname":"André","format":null,"miniature":"00182571_bis.jpg","translations":[{"text":"","title":"André Siegfried","related_ressources":"","slug":"andre-siegfried","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>P&egrave;re de la science politique fran&ccedil;aise</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>plus haute autorit&eacute; intellectuelle </em>[1]&nbsp;&raquo; de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, c&eacute;l&eacute;br&eacute;e au Coll&egrave;ge de France en&nbsp;1975 lors du centi&egrave;me anniversaire de sa naissance, Andr&eacute; Siegfried est une figure de r&eacute;f&eacute;rence, si ce n&rsquo;est LA figure de r&eacute;f&eacute;rence de la science politique fran&ccedil;aise. Ce culte du p&egrave;re fondateur cache les multiples facettes d&rsquo;un personnage plus complexe, tour &agrave; tour candidat malheureux &agrave; la carri&egrave;re politique, apprenti g&eacute;ographe, psychologue de peuples, journaliste mondain et essayiste de r&eacute;putation internationale, sp&eacute;cialiste du monde anglo-saxon et ap&ocirc;tre de la modernit&eacute;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Dans la famille Siegfried... le p&egrave;re.&nbsp;</em></strong>Andr&eacute; est d&rsquo;abord le fils de Jules Siegfried, n&eacute;gociant cotonnier, maire r&eacute;publicain du Havre (1878-1886), d&eacute;put&eacute; et s&eacute;nateur de la Seine inf&eacute;rieure (1885-1922), &eacute;ph&eacute;m&egrave;re ministre du Commerce (1892-1893). Ce protestant philanthrope fut membre fondateur du Mus&eacute;e social, initiateur des &eacute;coles sup&eacute;rieures de commerce de Mulhouse, de Rouen et du Havre, et fervent promoteur et administrateur de l'ELSP. <strong><em>... le fils</em></strong> Andr&eacute; Siegfried tente, apr&egrave;s deux licences de lettres et de droit et un tour du monde, une carri&egrave;re politique, mais &eacute;choue quatre fois &agrave; la d&eacute;putation. Ayant soutenu en&nbsp;1904 sa th&egrave;se sur <em>la d&eacute;mocratie en Nouvelle Z&eacute;lande</em>, il enseigne &agrave; l&rsquo;ELSP de&nbsp;1900 &agrave;&nbsp;1955, au Coll&egrave;ge de France de&nbsp;1933 &agrave;&nbsp;1946 tout en se livrant au journalisme (il collabore au<em> Figaro</em>) et &agrave; l&rsquo;essayisme, ce qui lui vaut un immense succ&egrave;s &eacute;ditorial et une renomm&eacute;e mondiale, une place &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales (1931) et un fauteuil &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie Fran&ccedil;aise (1944).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le premier &agrave; consid&eacute;rer les faits &eacute;lectoraux comme des choses&nbsp;</em></strong>[2].&nbsp;<strong><em>&raquo;&nbsp;</em></strong>En&nbsp;1913 para&icirc;t le <em>Tableau politique de la France de l&rsquo;Ouest</em>. Candidat malheureux aux &eacute;lections, disciple du g&eacute;ographe Vidal&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;Blache, Andr&eacute; Siegfried tente dans cette monographie r&eacute;gionale de percer l&rsquo;&eacute;nigme du vote en construisant des variables &ndash;&nbsp;cette d&eacute;clinaison de facteurs susceptibles d&rsquo;agir sur le comportement &eacute;lectoral. Ce premier essai d&rsquo;analyse &eacute;lectorale passe inaper&ccedil;u &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Le futur pr&eacute;sident de la Fondation nationale des sciences politiques (1945), futur pr&eacute;sident de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique (1949) et futur directeur de la <em>Revue fran&ccedil;aise de sciences politiques</em> (1951-1959) ne pers&eacute;v&egrave;re pas&nbsp;: l&rsquo;essentiel de ses &eacute;crits portera d&eacute;sormais sur d&rsquo;autres sujets que la g&eacute;ographie et la sociologie &eacute;lectorale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le sp&eacute;cialiste du monde anglo-saxon. </em></strong>Titulaire de la chaire de politique &eacute;conomique de l&rsquo;Angleterre &agrave; l'ELSP, il doit son succ&egrave;s &eacute;ditorial des ann&eacute;es 1920-1930 et sa r&eacute;putation mondiale &agrave; sa connaissance des mondes anglophones [3]. <em>L&rsquo;Angleterre aujourd&rsquo;hui</em> paru en&nbsp;1924 et <em>Les &Eacute;tats-Unis aujourd&rsquo;hui</em> publi&eacute; en&nbsp;1927 connaissent une douzaine d&rsquo;&eacute;ditions, des traductions en plusieurs langues, et sont vendus &agrave; plus de cent mille exemplaires dans l&rsquo;entre-deux-guerres. Voyageur et conf&eacute;rencier infatigable, Andr&eacute; Siegfried s'inscrit par ses cours, ses essais et ses articles dans la lign&eacute;e de la psychologie des peuples et de la pens&eacute;e raciale fin de si&egrave;cle [4].</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;ap&ocirc;tre de la modernit&eacute;</em></strong>. N&eacute;anmoins la finesse de ses observations &ndash;&nbsp;sa fameuse &laquo;&nbsp;<em>m&eacute;thode inductive</em> [...] <em>aller voir sur place, c'est-&agrave;-dire voyager ... questionner beaucoup de gens divers </em>[5]<em>&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;&ndash; et ses r&eacute;seaux scientifiques et mondains, en font un passeur entre le vieux monde et le nouveau monde, ainsi qu&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>ap&ocirc;tre de la modernit&eacute;&nbsp;</em>[6]<em>&nbsp;</em>&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;P&egrave;re de la science politique&nbsp;&raquo;, Siegfried aura r&eacute;uni en sa personne les deux facettes de la discipline naissante, l'analyse scientifique du vote d&rsquo;une part et les commentaires politiques de l&rsquo;autre, portant en lui les contradictions et les enjeux de sa discipline.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, &laquo;&nbsp;Les probl&egrave;mes &eacute;lectoraux&nbsp;&raquo;, <em>L&rsquo;&oelig;uvre scientifique d'Andr&eacute; Siegfried</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1977.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Siegfried, <em>L&rsquo;Angleterre aujourd&rsquo;hui</em>, Paris, Colin, 1924&nbsp;; <em>Les &Eacute;tats-Unis aujourd&rsquo;hui</em>, Paris, Colin, 1927&nbsp;; <em>Le Canada, les deux races&nbsp;; probl&egrave;mes politiques contemporains</em>, Paris, Colin, 1906. <em>Le Canada, puissance internationale</em>, Paris, Colin, 1937.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] P. Birnbaum, &laquo;&nbsp;Andr&eacute; Siegfried, la g&eacute;ographie des races&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>in</em> Id., <em>&laquo;&nbsp;La France aux Fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo;. Histoire des haines nationalistes</em>, Paris, Seuil, 1993, p. 145-186.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] F. Goguel, &laquo;&nbsp;En m&eacute;moire d'Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, n&deg;2, 1959, p.&nbsp;333-339.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Siegfried, <em>Aspects du XXe si&egrave;cle</em>, Paris, Hachette, 1955.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"André Siegfried","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, VEITL Philippe, &laquo;&nbsp;La carri&egrave;re symbolique d'un p&egrave;re fondateur. Andr&eacute; Siegfried et la science politique fran&ccedil;aise apr&egrave;s 1945&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, 37, 1999, p.&nbsp;4-26.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, <em>Naissances de la science politique en France, 1870-1914</em>, Paris, Fayard, 1989.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GARRIGOU Alain, &laquo;&nbsp;L'initiation d'un initiateur&nbsp;: Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 106-107, mars 1995, p.&nbsp;27-41.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Colloque, <em>L&rsquo;&oelig;uvre scientifique d'Andr&eacute; Siegfried</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1977.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>GOGUEL Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;En m&eacute;moire d'Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 2, 1959, p.&nbsp;333-339.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences Po, Fonds Andr&eacute; SIEGFRIED.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"andre-siegfried","lang":"fr","excerpt":"Une figure de référence, si ce n’est LA figure de référence de la science politique française (©DR)."}],"thumbnail":"00182571.jpg","media":[{"id":"155","image":"portrait_andre_siegfried.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"André Siegfried (©DR)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"2"},{"brick_id":"23"},{"brick_id":"72"},{"brick_id":"69"},{"brick_id":"29"}],"comment":"","date_start":"1875-01-01"},{"id":"16","slug":"une-ecole-modele-un-modele-d-ecole","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>Il l&rsquo;a fond&eacute;e en prenant quelque peu mod&egrave;le sur certains pays &eacute;trangers, et je suis certain de ne rien exag&eacute;rer en disant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui l&rsquo;ELSP est devenue &agrave; son tour un mod&egrave;le pour d&rsquo;autres pays&nbsp;</em>[1].&nbsp;&raquo; Au moment o&ugrave; le m&eacute;rite et le concours remplacent les privil&egrave;ges de la naissance et de la fortune dans l&rsquo;acc&egrave;s aux plus hautes fonctions, o&ugrave; les sciences sociales s&rsquo;autonomisent et les sciences d&rsquo;&Eacute;tat se structurent pour r&eacute;pondre &agrave; la demande des &Eacute;tats-nations modernes et bureaucratiques, l&rsquo;heure est &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;&Eacute;coles politiques<em>.</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Mod&egrave;les de fondation</em></strong>. Les p&egrave;res fondateurs de l'&Eacute;cole libre, m&eacute;ditant sur la d&eacute;faite fran&ccedil;aise, prennent mod&egrave;le sur les universit&eacute;s germaniques qui ont produit de puissantes sciences cam&eacute;rales (<em>Staatwissenschaften</em>) au sein de facult&eacute;s autonomes de sciences &eacute;conomiques et sociales, mais &eacute;galement sur les <em>Graduate Schools</em> am&eacute;ricaines de Columbia &agrave; New York et de Johns Hopkins &agrave; Baltimore qui ont mis en honneur la science politique. D&egrave;s sa fondation, l&rsquo;&Eacute;cole libre devient une vitrine de l&rsquo;innovation p&eacute;dagogique et remporte des prix et m&eacute;dailles aux expositions universelles de Vienne (1873) et de Paris (1889). Instrument de rayonnement de la culture fran&ccedil;aise, son programme de cours est envoy&eacute; aux ambassades et aux universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res avec force publicit&eacute;. Connue et reconnue, l'ELSP sert &agrave; son tour de mod&egrave;le...</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Institut Cesare Alfieri de Florence</em></strong>. 1870. Si l&rsquo;Italie est faite, reste &agrave; faire des Italiens&nbsp;! Reste &eacute;galement &agrave; construire une nation et un &Eacute;tat. D&eacute;fi exaltant qui se heurte au manque d&rsquo;administrateurs et d&rsquo;hommes politiques comp&eacute;tents de l&rsquo;avis du francophile s&eacute;nateur de Florence, le marquis Cesare Alfieri di Sostegno. Promoteur d&rsquo;une r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, il institue en&nbsp;1875 une &Eacute;cole libre des sciences sociales &agrave; Florence, au c&oelig;ur de l&rsquo;Italie unifi&eacute;e, en s'inspirant de l'ELSP et des conseils de Boutmy. Avec des diff&eacute;rences notables. Bien que n&eacute; d&rsquo;une initiative priv&eacute;e, l'institut Alfieri est subventionn&eacute; par la ville et la province qui interviennent dans son fonctionnement. Si son programme et ses m&eacute;thodes d&rsquo;enseignement sont calqu&eacute;s sur son a&icirc;n&eacute;e parisienne (mati&egrave;res juridiques, &eacute;conomiques et historiques et conf&eacute;rences de m&eacute;thode), l&rsquo;&Eacute;cole florentine, &eacute;litiste et isol&eacute;e dans une Italie encore analphab&egrave;te, recrute sur concours, conduit ses &eacute;tudiants jusqu&rsquo;au doctorat et entretient un corps enseignant permanent.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>London School of Economics</em></strong><strong> &amp; <em>Political Science</em></strong>. Autre fausse jumelle de l&rsquo;&Eacute;cole libre, la <em>London School</em> s&rsquo;en distingue par son projet politique et intellectuel. Fond&eacute;e en 1895 par des socialistes fabiens (Sidney Webb, Graham Wallas), la <em>LSE</em> s&rsquo;inscrit dans un projet de d&eacute;mocratisation de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, en alternative aux prestigieuses universit&eacute;s d&rsquo;Oxford et de Cambridge qui forment les classes dirigeantes anglaises. &Eacute;cole de l&rsquo;Universit&eacute; de Londres d&egrave;s 1900, elle s&rsquo;organise en universit&eacute; de recherche, et non en &eacute;cole de pouvoir, titre auquel elle ne pourra pr&eacute;tendre que tardivement. Laboratoire des sciences sociales, ses formations sont moins politiques et juridiques que chez son homologue parisienne, et elle mobilise plus l'&eacute;conomie, la statistique et les hautes &eacute;tudes commerciales. Si l&rsquo;ELSP a pu servir de mod&egrave;le &agrave; la <em>LSE,</em> si des &eacute;changes ont &eacute;t&eacute; formalis&eacute;s, les deux institutions sont d'embl&eacute;e peu comparables.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Louvain, Barcelone, Lima&hellip; </em></strong>De conseils en visites, l&rsquo;ELSP a contribu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration en&nbsp;1893 du curriculum de sciences politiques de l&rsquo;Universit&eacute; de Louvain. Elle a m&ecirc;me envoy&eacute; un de ses enseignants au P&eacute;rou, &agrave; Lima, pour y cr&eacute;er une facult&eacute; de sciences politiques et administratives.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Levasseur, &laquo;&nbsp;Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906, banquet du dixi&egrave;me anniversaire de l&rsquo;ELSP.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Une école modèle, un modèle d’école","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CURCIO Carlo, <em>Carlo Alfieri e le origini della Scuola Fiorentina di Scienze Politiche</em>, Milano, 1963.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MUSIEDLAK Didier, <em>Universit&eacute; priv&eacute;e et formation de la classe dirigeante. L&rsquo;universit&eacute; Luigi Bocconi de Milan 1902-1925</em>, Rome, EFR, 1990.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROSENBAUER Margarethe, <em>L&rsquo;ELSP de&nbsp;1871 &agrave;&nbsp;1896. L&rsquo;enseignement des sciences politiques sous la III<sup>e</sup>&nbsp;R&eacute;publique</em>, facult&eacute; de Marburg, 1969.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SCOT Marie, <em>La London School of Economics 1895-2010. </em><em>Internationalisation universitaire et circulation des savoirs</em>, Paris, PUF, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP</li>\r\n</ul>","slug":"une-ecole-modele-un-modele-d-ecole","lang":"fr","excerpt":"Lorsque Boutmy crée l’École libre des sciences politiques, l’enseignement supérieur européen est un vaste chantier où les concurrences entre modèles universitaires sont intenses. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"86","image":"elsp_lse.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Fronton de l'ELSP, fronton de la London School of Economics & Political Science (montage ©Frédéric Monsus-LSE)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"15"},{"brick_id":"60"},{"brick_id":"110"},{"brick_id":"101"}],"comment":"","date_start":"1875-01-01"},{"id":"17","slug":"premieres-acquisitions-immobilieres","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Le 10 janvier&nbsp;1872, l&rsquo;&Eacute;cole fait sa rentr&eacute;e &laquo;&nbsp;chez les autres&nbsp;&raquo;, dans les locaux de la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;encouragement &agrave; l&rsquo;industrie nationale, &agrave; Saint-Germain-des-Pr&eacute;s. Commence plus d&rsquo;un si&egrave;cle d&rsquo;&eacute;pop&eacute;e immobili&egrave;re, faite d&rsquo;acquisitions et d&rsquo;occasions manqu&eacute;es, de travaux et de remaniements, de d&eacute;m&eacute;nagements et de transferts.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>L&rsquo;itin&eacute;rance accompagne les premi&egrave;res rentr&eacute;es de l&rsquo;&Eacute;cole libre&nbsp;: des premiers locaux lou&eacute;s &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;encouragement &agrave; l&rsquo;industrie nationale &agrave; l&rsquo;angle de la rue de l&rsquo;Abbaye et de la place Saint-Germain, elle se transporte rue de Taranne o&ugrave; Boutmy loge un temps la biblioth&egrave;que et les salles de cours, puis au 15&nbsp;rue des Saints-P&egrave;res o&ugrave; &eacute;chouent provisoirement professeurs et &eacute;tudiants chass&eacute;s par le percement du boulevard Saint Germain.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>En&nbsp;1877, un don providentiel met fin &agrave; cette errance et offre &agrave; l&rsquo;ELSP l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre ma&icirc;tresse chez elle. Maria de Brignole-Sale, duchesse de Galliera, est l&rsquo;anonyme auteure de cette lib&eacute;ralit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Elle intervint alors spontan&eacute;ment&nbsp;; son assistance nous donnant la s&eacute;curit&eacute;, nous permit la hardiesse&hellip; nous p&ucirc;mes en moins de trois ans, r&eacute;aliser tous les d&eacute;veloppements que l&rsquo;exp&eacute;rience et une longue r&eacute;flexion nous avaient recommand&eacute;s&nbsp;</em>[1]. &raquo; A la mort de son mari en&nbsp;1876, la duchesse d&eacute;cide de consacrer sa colossale fortune &agrave; des &oelig;uvres philanthropiques, comme le Mus&eacute;e Galliera &agrave; Paris, l&rsquo;orphelinat St Philippe de Meudon, l&rsquo;h&ocirc;pital de G&ecirc;nes ou encore l&rsquo;&Eacute;cole libre, &agrave; laquelle elle consent un don d&rsquo;un&nbsp;million de francs. C'est une &laquo;&nbsp;seconde naissance&nbsp;&raquo; pour l&rsquo;ELSP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>L&rsquo;acquisition en&nbsp;1879 du 27&nbsp;rue Saint-Guillaume permet d&rsquo;effectuer la rentr&eacute;e&nbsp;1882 &agrave; demeure. Le c&oelig;ur de l&rsquo;&Eacute;cole battra d&eacute;sormais dans une demeure Grand&nbsp;Si&egrave;cle, l&rsquo;antique h&ocirc;tel du duc&nbsp;de&nbsp;Mortemart et de sa fille Fran&ccedil;oise Ath&eacute;na&iuml;s de&nbsp;Montespan, ma&icirc;tresse de Louis&nbsp;XIV. La fa&ccedil;ade s&eacute;v&egrave;re et l&rsquo;escalier monumental sont rest&eacute;s intacts, t&eacute;moins de la splendeur aristocratique du quartier Saint-Germain-des-Pr&eacute;s, cette &laquo;&nbsp;campagne&nbsp;&raquo; aux portes de la ville dont s&rsquo;&eacute;taient entich&eacute;es les familles de la noblesse parisienne d&egrave;s le XVII<sup>e</sup> si&egrave;cle.</p>\r\n<p>Commence alors la colonisation silencieuse de la rue&nbsp;Saint-Guillaume, faite d&rsquo;annexions successives&nbsp;: en&nbsp;1887, l&rsquo;h&ocirc;tel d&rsquo;Eaubonne, au&nbsp;25 de la rue, est rattach&eacute; et transform&eacute;&nbsp;: il permettra la construction du premier grand amphith&eacute;&acirc;tre (200&nbsp;places) et de la biblioth&egrave;que. Le sort de l&rsquo;h&ocirc;tel du Lau d&rsquo;Allemans, situ&eacute; au&nbsp;29, sera le m&ecirc;me. Le 25,&nbsp;27,&nbsp;29 r&eacute;unis sous l&rsquo;&eacute;tendard du&nbsp;27 ne feront bient&ocirc;t plus qu&rsquo;un.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-19, Dr4, CR AG 23/02/1889, p.&nbsp;7.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Premières acquisitions immobilières ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CLERAY Edmond, <em>L&rsquo;H&ocirc;tel de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, Paris, Alcan, 1909.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, &laquo;&nbsp;L&rsquo;H&ocirc;tel Mortemart&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de l&rsquo;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves de la rue Saint-Guillaume</em>, 1951, p.&nbsp;9-12.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>REGIBIER Philippe, <em>27&nbsp;rue Saint-Guillaume : petite chronique d&rsquo;une grande demeure et de ses habitants</em>, Paris, R&eacute;gibier, 1997.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>&nbsp;Hors-s&eacute;rie Lettre des donateurs, n&deg;27 <em>\"Histoire de Sciences Po en images\"</em> sous la direction de Marc Jezegabel et d'Anne-Sophie Beauvais</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"premieres-acquisitions-immobilieres","lang":"fr","excerpt":"Deux constantes : la fidélité au « pré carré » Saint-Germain et le repère immuable du 27 rue Saint Guillaume. ( crédit photo : © Harry C. Ellis)"}],"thumbnail":"27_saint_guillaume_small.jpg","media":[{"id":"21","image":"Capture.JPG","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Petite annonce, 27 rue Saint-Guillaume"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"97"},{"brick_id":"46"},{"brick_id":"114"},{"brick_id":"28"},{"brick_id":"71"}],"comment":"","date_start":"1879-04-01"},{"id":"18","slug":"l-empire-des-tsars-et-les-russes","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme d&rsquo;un livre unique est toujours redoutable [&hellip;] Or </em>l&rsquo;Empire des Tsars<em> fut bien le livre unique, par excellence, sorti de la plume d&rsquo;Anatole Leroy Beaulieu&nbsp;</em>[1]<em>&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;titre fondamental de sa renomm&eacute;e&nbsp;</em>[2]<em>&nbsp;&raquo;, un &laquo;&nbsp;monument&nbsp;&raquo;. </em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Je suis retourn&eacute; en hiver et en &eacute;t&eacute; au pays des tsars, perfectionnant par de nouveaux voyages mes premi&egrave;res impressions, et consacrant &agrave; mes recherches deux ou trois fois plus de temps que je n&rsquo;en avais eu le dessein</em></strong>[3]. &raquo; Envoy&eacute; en&nbsp;1872 en Russie par Fran&ccedil;ois Buloz, r&eacute;dacteur de la <em>Revue des Deux Mondes</em>, Anatole Leroy-Beaulieu fait partie de ces rares Fran&ccedil;ais (Louis L&eacute;ger, Alfred Rambaud) qui ont effectu&eacute; le voyage en Russie imp&eacute;riale et accumul&eacute; une connaissance de premi&egrave;re main sur le pays des Tsars. Ses articles et son ouvrage en font un slaviste r&eacute;put&eacute; et un passeur entre les deux pays. &laquo;&nbsp;<em>Ses &eacute;crits, sa propagande, les nombreuses et hautes amiti&eacute;s qu&rsquo;il avait conquises en Russie favoris&egrave;rent puissamment le rapprochement des id&eacute;es et des c&oelig;urs&nbsp;</em>[4]. &raquo; Russophone, ayant fr&eacute;quent&eacute; des hommes politiques lib&eacute;raux, interview&eacute; des hommes d&rsquo;&Eacute;tat et des ministres, rencontr&eacute; des &eacute;crivains dont Tolsto&iuml;, il participe &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de relations scientifiques franco-russes. Il enseigne &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole russe des hautes &eacute;tudes sociales de Paris (1901-1906) et promeut l&rsquo;Institut fran&ccedil;ais de Saint-P&eacute;tersbourg (1910), avant-poste de la slavistique fran&ccedil;aise. Ses voyages et ses recherches personnelles ont suppl&eacute;&eacute; l&rsquo;absence de formation historique universitaire&nbsp;; ses r&eacute;seaux et ses amiti&eacute;s lui ont donn&eacute; acc&egrave;s &agrave; des sources exceptionnelles.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;empire des tsars et les Russes&hellip; offre du pays et de ses habitants, de leurs institutions et de leur christianisme orthodoxe un tableau fouill&eacute;, &eacute;quilibr&eacute;, remarquablement inform&eacute;</em></strong>[5]<strong>.</strong>&raquo; Compos&eacute; de trois volumes, l&rsquo;ouvrage analyse l&rsquo;Empire russe dans toutes ses dimensions et accorde notamment une large place &agrave; l&rsquo;histoire intellectuelle et religieuse. Le premier tome, consacr&eacute; au pays et aux habitants, &agrave; la soci&eacute;t&eacute; et &agrave; son organisation, est le travail d&rsquo;un ethnographe-sociologue, cherchant &agrave; percer le secret de l&rsquo;&acirc;me russe. Le deuxi&egrave;me, d&eacute;di&eacute; aux institutions administratives et politiques, est l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;un politiste, attentif aux lentes transformations du corps politique et social et aux soubresauts qui en d&eacute;coulent&nbsp;; le troisi&egrave;me, centr&eacute; sur la religion, explore non seulement l&rsquo;orthodoxie mais aussi les cultes non chr&eacute;tiens (juifs, musulmans, bouddhistes) et dresse un tableau sociologique visionnaire du statut &eacute;conomique et politique des juifs en Russie. Anatole Leroy-Beaulieu est &eacute;galement un des premiers &agrave; avoir &eacute;tudi&eacute; la question de l&rsquo;immensit&eacute; de l'Empire, explorant l&rsquo;Asie russe et le Caucase, et &agrave; avoir pens&eacute; l&rsquo;&laquo;&nbsp;&eacute;clatement&nbsp;&raquo; de cette &laquo;&nbsp;mosa&iuml;que&nbsp;&raquo; de nations.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques </em>1915.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Discours prononc&eacute; par M.&nbsp;Fagniez, vice pr&eacute;sident de l&rsquo;Acad&eacute;mie, &agrave; l&rsquo;occasion de la mort de M.&nbsp;A.&nbsp;Leroy-Beaulieu, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, 1912.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A.&nbsp;Leroy-Beaulieu, Pr&eacute;face, <em>L&rsquo;Empire des Tsars et les Russes</em>, t1, Paris, Hachette, 1881.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] R. Stourm, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] F.-X. Coquin, J. Catteau, &laquo;&nbsp;Le&ccedil;on inaugurale Chaire d'Histoire moderne et contemporaine du monde russe du Coll&egrave;ge de France&nbsp;&raquo;, <em>Revue des &eacute;tudes slaves</em>, 66-4, 1994. p.&nbsp;715-731.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’empire des Tsars et les Russes ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>COLAS Dominique, &laquo;&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu et l&rsquo;importance des &eacute;tudes sur la Russie et l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est au sein de Sciences Po&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Anatole Leroy-Beaulieu, </em>n&deg;1, f&eacute;vrier 1998.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Discours prononc&eacute; par M.&nbsp;FAGNIEZ, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Acad&eacute;mie, &agrave; l&rsquo;occasion de la mort de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, 1912.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>STOURM Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux de M.&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Bulletin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques </em>1915.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROY-BEAULIEU Anatole, <em>L&rsquo;Empire des Tsars et les Russes</em>, Paris, Hachette, 1881-1889 :</li>\r\n</ul>\r\n<ol>\r\n<li>Le pays et les habitants, 1881</li>\r\n<li>Les institutions, 1882 ;</li>\r\n<li>La religion, 1889.</li>\r\n</ol>","slug":"l-empire-des-tsars-et-les-russes","lang":"fr","excerpt":"Monographie en trois tomes, fruit de dix ans de travail et de multiples séjours en Russie, l’Empire des Tsars et les Russes est encore aujourd’hui un classique incontournable de l’historiographie russe."}],"thumbnail":"empire_des_tsars_vig.jpg","media":[{"id":"19","image":"empire_des_tsars.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"L’Empire des Tsars et les Russes","legend":"L'Empire des Tsars et les Russes"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"25"},{"brick_id":"39"}],"comment":"","date_start":"1881-01-02"},{"id":"19","slug":"l-europe-et-la-revolution-francaise","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Il la parlait avant de l&rsquo;&eacute;crire.</em></strong>&raquo; L&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Albert Sorel, comme celle d&rsquo;ailleurs d&rsquo;Elie Hal&eacute;vy, est fille de l&rsquo;enseignement d&eacute;livr&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Ses le&ccedil;ons et son livre sortent de la m&ecirc;me conception, marchent du m&ecirc;me pas et sont tellement confondus, en quelque sorte indivisibles, qu&rsquo;on ne peut les s&eacute;parer&nbsp;</em>[1].<em> &raquo;</em> Cette &oelig;uvre monumentale (huit volumes) est le travail d&rsquo;une vie &eacute;tal&eacute; sur 32&nbsp;ans, de 1885 &agrave; 1904.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;<strong>&laquo;&nbsp;<em>De ce point de vue, o&ugrave; nul ne s&rsquo;&eacute;tait plac&eacute; avant lui, sortait naturellement et sans effort, une histoire tr&egrave;s originale</em></strong>[2]. &raquo; Avec l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent et l&rsquo;histoire transnationale, Sorel propose deux r&eacute;volutions &agrave; l&rsquo;historiographie fran&ccedil;aise d&egrave;s... 1880&nbsp;! Histoire du vif, histoire imm&eacute;diate, histoire &agrave; chaud : Sorel est un t&eacute;moin qui fait l&rsquo;histoire avant de devenir son historiographe. Conscient des limites d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>entreprise aussi hardie que d&eacute;cevante&nbsp;</em>&raquo;, il entreprend, moins de trois ans apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, d&rsquo;&eacute;crire l&rsquo;<em>histoire diplomatique de la guerre franco-allemande</em> (1875). Sa R&eacute;volution fran&ccedil;aise commence bien avant&nbsp;1789 et finit bien apr&egrave;s&nbsp;1815. &laquo;&nbsp;<em>D&eacute;cid&eacute; &agrave; suivre une m&eacute;thode toute nouvelle [...] il ne voulait pas se contenter de suivre les &eacute;v&eacute;nements de France [...] il entendait p&eacute;n&eacute;trer plus loin [...] voir sous leurs deux faces les relations diplomatiques [...] Au lieu de tout voir de Paris, il allait se d&eacute;placer sans cesse, pour mieux observer&nbsp;</em>[3]. &raquo; Inaugurant une tradition historiographique appel&eacute;e &agrave; la post&eacute;rit&eacute;, Sorel inverse la focale d&rsquo;analyse de la R&eacute;volution, croisant syst&eacute;matiquement les archives anglaises, prussiennes, russes, &eacute;galement polonaises et orientales.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Albert Sorel est surtout le p&egrave;re fondateur de l&rsquo;histoire diplomatique, illustr&eacute;e plus tard par deux universitaires fid&egrave;les de Sciences&nbsp;Po, Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle. Sorel partage avec l&rsquo;&eacute;cole m&eacute;thodique et positiviste &laquo;&nbsp;<em>cette &eacute;motion du manuscrit&nbsp;</em>&raquo; et passe des heures dans les d&eacute;p&ocirc;ts des Affaires &eacute;trang&egrave;res &agrave; d&eacute;pouiller correspondances et feuillets in&eacute;dits. Son histoire diplomatique n&rsquo;est pas seulement factuelle&nbsp;; elle est &eacute;galement biographique, voire psychologique&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Les dates et les faits, c&rsquo;est le squelette qu&rsquo;il faut couvrir de chair, auquel il faut rendre la lumi&egrave;re des yeux et la vibration de la parole... c&rsquo;est donc l&rsquo;homme qu&rsquo;il faut rechercher, retrouver et ressusciter dans l&rsquo;histoire&nbsp;</em>[4].&nbsp;&raquo;&nbsp;</p>\r\n<p>Les grands hommes certes, mais pas seulement&nbsp;! &laquo;&nbsp;<em>Au dessous des champions, derri&egrave;re les arm&eacute;es et les ministres, il met la main sur le c&oelig;ur des peuples et compte leurs battements&nbsp;</em>&raquo;, car &laquo;<em>la foule m&egrave;ne les &eacute;v&eacute;nements, comme dans les espaces, les masses meuvent les mondes&nbsp;</em>[5]. &raquo; A l&rsquo;heure o&ugrave; l&rsquo;on th&eacute;orise la psychologie des peuples et des foules, Sorel est sensible aux mouvements de ce que l&rsquo;on ne nomme pas encore &laquo;&nbsp;l&rsquo;opinion publique&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Ce dernier volume de M.&nbsp;Sorel a donc la m&ecirc;me valeur litt&eacute;raire que les pr&eacute;c&eacute;dents&nbsp;; comme les trois pr&eacute;c&eacute;dents, il a moins de valeur</em><em> scientifique</em></strong>[6]. &raquo; Boud&eacute;e par les historiens de la Sorbonne et de la Revue d&rsquo;Histoire Moderne et Contemporaine, l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Albert Sorel est critiqu&eacute;e. Une th&egrave;se aurait &laquo;&nbsp;<em>comme hypnotis&eacute; l&rsquo;historien&nbsp;</em>&raquo; : celle d&rsquo;un <em>continuum</em> historique englobant l&rsquo;Ancien R&eacute;gime, la R&eacute;volution et l&rsquo;Empire dans un m&ecirc;me mouvement, celui de la construction de l&rsquo;&Eacute;tat-nation impos&eacute; par la France &agrave; l&rsquo;Europe. Le &laquo;&nbsp;<em>tout national</em>&nbsp;&raquo; occulte la rupture politique&nbsp;; Napol&eacute;on devient &laquo;&nbsp;<em>un successeur de Danton ou de Carnot [...] la question des \"limites\" [territoriales] lui cacha la question de l&rsquo;Empire&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. La &laquo;&nbsp;<em>passion patriotique&nbsp;</em>&raquo; de Sorel aura sans doute eu raison de sa clairvoyance, mais la post&eacute;rit&eacute; de son sujet&nbsp;[8] et de sa m&eacute;thode n&rsquo;est plus &agrave; d&eacute;monter.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. de FOVILLE, &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux d&rsquo;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, S&eacute;ance de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Le Temps</em>, 09/12/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. SOREL, &laquo;&nbsp;L&rsquo;Europe et la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, Discours prononc&eacute;s le 29 mars 1905 &agrave; la f&ecirc;te donn&eacute;e en l&rsquo;honneur de M.&nbsp;Albert Sorel &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;ach&egrave;vement de son ouvrage, in <em>Annales des sciences politiques</em>, 01/1905 et Paris, Plon, 1905.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5]<em> Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J.E.&nbsp;DRIAULT, Compte-rendu du Tome huit de <em>L&rsquo;Europe et la R&eacute;volution fran&ccedil;aise</em>, &laquo;&nbsp;Napol&eacute;on et la paix en 1813&nbsp;&raquo;, RHMC, 12/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. GODECHOT, <em>La Grande Nation&nbsp;: L'expansion r&eacute;volutionnaire de la France dans le monde de 1789 &agrave; 1799</em>, 1956 (r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1983 par Aubier-Montaigne) et <em>Les r&eacute;volutions (1770-1799)</em>, Paris, PUF, &laquo;&nbsp;Nouvelle Clio&nbsp;&raquo;, 1963. Jacques DROZ, <em>L&rsquo;Allemagne et la R&eacute;volution fran&ccedil;aise</em>, Paris, PUF, 1949.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’Europe et la Révolution française ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>FOVILLE Alfred (de), &laquo;&nbsp;Notice historique sur la vie et les travaux d&rsquo;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, S&eacute;ance de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, in <em>Le Temps</em>, 09/12/1906.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROY-BEAULIEU Anatole, &laquo;&nbsp;Albert Vandal&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 1910, t.25, p.&nbsp;589-592.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VANDAL Albert, &laquo;&nbsp;Albert Sorel&nbsp;&raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 1906, t.&nbsp;21, p.&nbsp;425-430.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SOREL Albert, <em>L'Europe et la R&eacute;volution fran&ccedil;aise</em>, Paris, E. Plon Nourrit et cie, 1885-1904 : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<p>1&nbsp;Les m&oelig;urs politiques et les traditions, 1885 ;</p>\r\n<p>2 La chute de la royaut&eacute;, 1885 ;</p>\r\n<p>3 La guerre aux rois, 1885 ;</p>\r\n<p>4 Les limites naturelles, 1892 ;</p>\r\n<p>5 Bonaparte et le Directoire, 1903 ;</p>\r\n<p>6 La tr&ecirc;ve, Lun&eacute;ville et Amiens, 1903 ;</p>\r\n<p>7 Le blocus continental, le grand empire, 1904 ;</p>\r\n<p>8 La coalition, les trait&eacute;s de 1815, 1904.</p>","slug":"l-europe-et-la-revolution-francaise","lang":"fr","excerpt":"Une fresque magistrale qui résume ce que sera l’histoire à l’École libre des sciences politiques : contemporaine, diplomatique, européenne voire mondiale."}],"thumbnail":"FirefoxEcranSnapz228.jpg","media":[{"id":"23","image":"L_Europe_et_la_Revolution_francaise_A_Sorel.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"L'Europe et la Révolution Française par A. Sorel"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"36"}],"comment":"","date_start":"1885-01-02"},{"id":"20","slug":"les-annales-de-l-ecole-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><em>&laquo;&nbsp;Comment, lorsque l&rsquo;&Eacute;cole aura amplement d&eacute;velopp&eacute; la partie sup&eacute;rieure et d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e de ses enseignements, pourrait-elle se passer d&rsquo;avoir, comme l&rsquo;&Eacute;cole normale, comme l&rsquo;&Eacute;cole des Hautes &eacute;tudes, ses </em>Archives<em>, publication p&eacute;riodique o&ugrave; les travaux de ses professeurs, de ses &eacute;l&egrave;ves et de ses missionnaires para&icirc;tront sous leur forme originale, et organe de communication avec les autres centres o&ugrave; se poursuivent les m&ecirc;mes &eacute;tudes&nbsp;?&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p>La revue des <em>Annales de l&rsquo;&Eacute;cole libre des Sciences Politiques</em> institu&eacute;e en&nbsp;1886 &eacute;tait &agrave; l&rsquo;origine destin&eacute;e &agrave; la publication des articles et des m&eacute;moires &eacute;crits par les &eacute;l&egrave;ves, les anciens &eacute;l&egrave;ves et les professeurs de l&rsquo;&Eacute;cole, r&eacute;unis dans les &laquo;&nbsp;groupes de travail&nbsp;&raquo;, ces s&eacute;minaires de recherche anim&eacute;s par la Soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves. L&rsquo;objectif de Boutmy &eacute;tait de les stimuler en leur offrant la perspective d&rsquo;une publication certaine. &Eacute;dit&eacute;e par Alcan, cette revue trimestrielle contient des &laquo;&nbsp;articles originaux&nbsp;&raquo;, porteurs de l&rsquo;ambition scientifique et des capacit&eacute;s de recherche du corps enseignant, ainsi qu'une rubrique traditionnelle &laquo;&nbsp;Analyses et compte-rendu&nbsp;&raquo; et une &laquo;&nbsp;chronique sur la vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p>En&nbsp;1899, la revue change de titre et adopte celui plus g&eacute;n&eacute;raliste d&rsquo;<em>Annales des sciences politiques</em> tout en se dotant d&rsquo;un comit&eacute; de r&eacute;daction et d&rsquo;un r&eacute;dacteur en chef, Achille Viallate, professeur &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole. Le tournant &eacute;ditorial est sensible&nbsp;: la revue veut &eacute;largir son champ en y faisant &laquo;&nbsp;<em>entrer l&rsquo;&eacute;tude du mouvement social contemporain [et les] questions politiques, agricoles, &eacute;conomiques, financi&egrave;res et coloniales&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. La cr&eacute;ation de cinq chroniques &ndash;&nbsp;internationale, l&eacute;gislative, coloniale, questions ouvri&egrave;res et questions agricoles&nbsp;&ndash; illustre cette orientation vers le commentaire d&rsquo;actualit&eacute; &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un journal d&rsquo;opinion. En revanche, la chronique sur la vie de l&rsquo;&Eacute;cole dispara&icirc;t, autre preuve de la &laquo;&nbsp;normalisation&nbsp;&raquo; de la revue.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p>En&nbsp;1911, la revue change encore de nom et devient la <em>Revue des Sciences Politiques</em>&nbsp;: ses r&eacute;dacteurs en chef seront Maurice Escoffier (1910-1919) puis Maurice Caudel (1920-1936). La nouvelle revue proposera un nombre resserr&eacute; d&rsquo;articles approfondis et un &eacute;ventail de contributeurs plus international.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Rebaptis&eacute;e <em>Sciences Politiques</em> en&nbsp;1937 et publi&eacute;e sous la direction de Pierre Rain, la revue est &laquo;&nbsp;<em>suspendue depuis l&rsquo;Armistice</em>&nbsp;&raquo; en&nbsp;1940. &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;cole tient cependant &agrave; ce que les amis de la Maison, membres du Corps professoral, membres de la Soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves soient inform&eacute;s des &eacute;v&egrave;nements la concernant depuis le mois de juin 1940&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;&nbsp;: ce sera le r&ocirc;le du <em>Bulletin </em>qui para&icirc;t de&nbsp;1940 &agrave;&nbsp;1943.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-18, Dr2, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 14/02/1880, p.&nbsp;7-8.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &Eacute;. Levasseur, &laquo; Boutmy et l&rsquo;&Eacute;cole &raquo;, <em>Annales des sciences politiques</em>, 15/03/1906, p.&nbsp;159.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Pr&eacute;face &agrave; <em>Bulletin </em>- &Eacute;cole libre des sciences politiques, 1940-1941(publi&eacute; en 1942).</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les Annales de l’École des Sciences Politiques ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.<br /><br /></li>\r\n<li>Pour consulter la revue&nbsp;: <a href=\"http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34422232p/date.r=Annales+de+l%27%C3%A9cole+libre+des+sciences+politiques.langFR\" target=\"_blank\">gallica.bnf.fr</a> et<a href=\"http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&amp;p=1&amp;lang=FR&amp;q=Annales++des+sciences+politiques\" target=\"_blank\">gallica.bnf.fr 2</a></li>\r\n</ul>","slug":"les-annales-de-l-ecole-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"Les Annales sont conçues comme un instrument de diffusion de la recherche et comme un vecteur de rayonnement et de prestige anticipant de beaucoup la fondation de la Revue française de science politique (1950) ou des Presses de Sciences Po (1976).\r\n"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"28","image":"annales.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Les Annales de l’École Libre des Sciences Politiques (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"90"}],"comment":"","date_start":"1886-01-01"},{"id":"149","slug":"therese-ehlers-holstebroe","type":"portrait","lastname":"Ehlers-Holstebroe","firstname":"Thérèse","format":null,"miniature":"DOC200422-20042022104212-0001_bis.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>A trail-blazer.</strong></em> Joining the &Eacute;cole libre des sciences politiques in September 1919, Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe was part of the first cohort of female students permitted to step inside the Rue Saint-Guillaume. When the idea of accepting young women was mooted in 1904, it was unpopular with the school&rsquo;s Board of Directors, whose members feared ushering in &ldquo;<em>frivolous women whose aim would be to begin liaisons with the sons of well-to-do families who make up the majority of our intake and merely curious ones who would attend the &Eacute;cole as one goes to a picnic</em>&rdquo;. [3] In spite of that reluctance, the increasing feminisation of higher education after 1870 and the contribution women made during the First World War helped to lift the last barriers keeping them out of Sciences Po. After a background check and an interview with the school&rsquo;s director, both designed to assess the seriousness of their motives, the selected young women were welcomed into the student body. They accounted for less than 10% of its total during the 1920s and barely 13% in the latter half of the 1930s.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>An international student.</strong></em> Many of the young women were international students, who made up between 20 and 30% of the new female intake in the inter-war period. Ehlers-Holstebroe was a Danish national born in Copenhagen in 1892, at a time when Northern Europe was at the forefront the feminisation of higher education. Ehlers-Holstebroe was one of the few Scandinavian students to attend the ELSP: they numbered 20 between 1872 and 1939, rising to 30 when including the Baltic states. Geographical proximity and cultural and linguistic affinities invariably drew them towards British and German universities. Thus, as the daughter of a wealthy, French-speaking family &ndash; her relative Dr Edvard Ehlers was president of the Danish branch of the Alliance Fran&ccedil;aise &ndash; Ehlers-Holstebroe was the exception to the rule. Like many foreign students, she was older than her classmates (27), had almost certainly already gained a university education and some professional experience (a post as a nurse during the war, though this remains to be confirmed). Furthermore, like many foreign students, she enrolled in the ELSP&rsquo;s Diplomatic Section, which was aimed at French students preparing to enter the Ministry of Foreign Affairs was well as international students. The section hoped to &ldquo;<em>connect international students to France</em>&rdquo; and to &ldquo;<em>foster relationships between future diplomats or statesmen</em>&rdquo; from France and abroad [4].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>A penchant for diplomacy.</em> </strong>Aided by her fluency in six foreign languages, Ehlers-Holstebroe excelled in the Diplomatic Section. In line with the academic regulations of the time, she was taught in English, German and Italian. Her mastery of French shone through in written work and oral presentations alike and only her choice of dissertation topic, &ldquo;Queen Margaret of Denmark&rsquo;s Foreign Policy prior to the Kalmar Union&rdquo;, gave any hint of her Danish roots. Across her two years at the ELSP, Ehlers-Holstebroe took core courses in Jus Gentium (taught by the school&rsquo;s deputy director, Charles Dupuy) and International Law (taught by a professor from the Paris Law Faculty, Gilbert Gidel), as well as courses in Diplomatic History (Christian Schefer), Europe and its Expansion (Ren&eacute; Pinon), Commercial and Industrial Geography (Andr&eacute; Siegfried and Paul de Rousiers) and, lastly, Corporate Banking (Rapha&euml;l-Georges Levy). The young Dane consistently achieved top marks and won praise from her teachers for her critical thinking skills, ability to structure information, hard work and composure. She graduated with flying colours in 1921: placing fifth in the section and earning a mention bien.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>A committed philanthropist.</strong> </em>Though Ehlers-Holstebroe&rsquo;s student portfolio gives little away about her career path after leaving Sciences Po, research by fellow students the 21st century has found evidence of work in the fields of women&rsquo;s education, medicine and public health. A report she produced on the Danish mobile medical units during the First World War [5], her work for the Danish Ambulance Services Committee and her bequest to Copenhagen&rsquo;s municipal and general hospitals all paint a picture of a life devoted to feminist causes, medical philanthropy and transnational dialogue between Denmark, France and the United States. Ehlers-Holstebroe visited the latter frequently, no doubt with the aim of drawing inspiration from work funded by the Carnegie and Rockefeller Foundations to improve public health, limit Tuberculosis and treat veterans and populations impacted by the Tuberculosis and Spanish Flu epidemics in post-war Europe. With these fragments, we can piece together the trajectory of this early Danish alumna, who found herself at the heart of a vast international network in the making: Red Cross committees, the League of Nations Health Committee, philanthropic foundations and governments. Within that network, Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe did her bit to improve preventive healthcare and health systems, advance medical progress and champion public health.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>[1] Report by &Eacute;mile Boutmy, Meeting Minutes of the General Assembly of the &Eacute;cole libre des sciences politiques, 25/02/1920.</p>\r\n<p>[2]&nbsp;Juliette Anthoine-Milhomme-Baumgartner, H&eacute;lo&iuml;se Bernard, &Eacute;milie Pasquier, &ldquo;Les pionni&egrave;res de Sciences&nbsp;Po 1919-1931&rdquo;, master&rsquo;s dissertation (2020-21), \"Biopolitics and Inequality\" course, supervised by Paul-Andr&eacute; Rosental. H&eacute;lo&iuml;se Bernard and Lucas Privet, \"Les &eacute;tudiantes &eacute;trang&egrave;res et coloniales &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Libre des Sciences Politiques (1919-1945)\", master&rsquo;s dissertation (2021-2022), \"<em>History and Archives of Sciences Po</em>\" workshop, supervised by Marie Scot.</p>\r\n<p>[3]&nbsp;Meeting Minutes of the Board of Directors of the &Eacute;cole libre des sciences politiques, 29&nbsp;November 1904.</p>\r\n<p>[4]&nbsp;Report by &Eacute;mile Boutmy, Meeting Minutes of the General Assembly of the &Eacute;cole libre des sciences politiques, 24/02/1894.</p>\r\n<p>[5] Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe,&nbsp;<em>De danske Hj&aelig;lpeambulancer - 1914-1921</em>. Rapport du Dansk Hj&aelig;lpeambulancekomit&eacute;, Copenhague, &eacute;d. Henrik Koppels Forlag, 1923.</p>","title":"Thérèse Ehlers-Holstebroe","related_ressources":"","slug":"therese-ehlers-holstebroe","lang":"en","excerpt":"“For the first time, six young women have been approved for enrolment by the Board. Of these students, two are Serbian, one Danish, one Palestinian, one French and one Canadian”. [1] The aforementioned Danish student was one Therese Ehlers-Holstebroe, whose story we can trace in unpublished research carried out by fellow female students many years in the future. [2](© Archives de Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><strong><em>Pionni&egrave;re.</em></strong> Admise &agrave; la rentr&eacute;e 1919, Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe fait partie de la premi&egrave;re promotion d&rsquo;&eacute;tudiantes autoris&eacute;es &agrave; franchir les portes de la rue Saint-Guillaume. Sollicit&eacute; en&nbsp;1904 au sujet de l&rsquo;admission des jeunes filles, le conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques avait d&eacute;clin&eacute;, redoutant les &laquo;&nbsp;<em>femmes l&eacute;g&egrave;res dont le but serait d&rsquo;&eacute;baucher des liaisons avec les fils de famille qui composent la majorit&eacute; de nos auditoires, et les curieuses qui viendraient &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole comme on va &agrave; une partie de plaisir</em>&nbsp;&raquo; [3]. La f&eacute;minisation de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur engag&eacute;e depuis&nbsp;1870 et la participation des Fran&ccedil;aises &agrave; l&rsquo;effort de guerre l&egrave;vent les derniers obstacles qui les retenaient sur le seuil de la rue Saint-Guillaume. Sur recommandation, apr&egrave;s enqu&ecirc;te de moralit&eacute; et entretien de motivation avec le directeur, elles int&egrave;grent le corps &eacute;tudiant dont elles forment moins de&nbsp;10&nbsp;% des effectifs dans les ann&eacute;es&nbsp;1920, &agrave; peine 13&nbsp;% dans la seconde moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;1930.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>&Eacute;trang&egrave;re.</strong> </em>Ces &eacute;tudiantes sont, pour beaucoup, des &eacute;trang&egrave;res qui repr&eacute;sentent entre 30 et 20&nbsp;% des effectifs f&eacute;minins durant l&rsquo;entre-deux-guerres. N&eacute;e &agrave; Copenhague en&nbsp;1892 et de nationalit&eacute; danoise, Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe est originaire d&rsquo;Europe du Nord, r&eacute;gion &agrave; l&rsquo;avant-garde de la f&eacute;minisation de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Elle fait partie des rares &eacute;l&egrave;ves scandinaves &agrave; fr&eacute;quenter l&rsquo;&Eacute;cole libre &ndash;&nbsp;vingt de 1872 &agrave; 1939, trente en y ajoutant les &eacute;l&egrave;ves originaires des pays baltes&nbsp;&ndash; tant la proximit&eacute; g&eacute;ographique, les affinit&eacute;s culturelles et linguistiques les orientent invariablement vers les universit&eacute;s britanniques et allemandes. Issue d&rsquo;une famille fortun&eacute;e et francophone &ndash;&nbsp;un parent, le docteur Edvard Ehlers pr&eacute;side la branche danoise de l&rsquo;Alliance fran&ccedil;aise de 1915 &agrave; 1922&nbsp;&ndash;, Th&eacute;r&egrave;se est l&rsquo;exception qui confirme la r&egrave;gle. Comme beaucoup d&rsquo;&eacute;tudiantes &eacute;trang&egrave;res, elle est plus &acirc;g&eacute;e que ses camarades (27&nbsp;ans), sans doute d&eacute;j&agrave; munie d&rsquo;un bagage universitaire et dot&eacute;e d&rsquo;une exp&eacute;rience professionnelle (un engagement comme infirmi&egrave;re pendant la guerre, qui reste &agrave; confirmer). Comme beaucoup d&rsquo;&eacute;tudiantes &eacute;trang&egrave;res, elle s&rsquo;inscrit en section diplomatique destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;parer les &eacute;l&egrave;ves fran&ccedil;ais au concours du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res mais &eacute;galement &agrave; accueillir leurs camarades &eacute;trangers dans le but de les &laquo;&nbsp;<em>attacher &agrave; la France</em>&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;<em>cr&eacute;er des relations entre nos futurs diplomates ou hommes d&rsquo;&Eacute;tat</em>&nbsp;&raquo; et ces derniers.&nbsp;[4]</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Diplomatique.</strong></em> Au sein de la section, elle brille par sa ma&icirc;trise de six langues &eacute;trang&egrave;res, dont elle suit des enseignements en anglais, allemand et italien conform&eacute;ment au r&egrave;glement de la scolarit&eacute;. Sa pratique de la langue fran&ccedil;aise est remarquable dans ses compositions &eacute;crites comme &agrave; l&rsquo;oral et seul le choix de son sujet de th&egrave;se, consacr&eacute; &agrave; &laquo;&nbsp;La reine Marguerite du Danemark, sa politique ext&eacute;rieure jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;union de Kalmar&nbsp;&raquo;, laisse deviner ses origines. Durant ses deux ann&eacute;es de scolarit&eacute;, elle suit les cours fondamentaux de <em>Droit des gens</em>, enseign&eacute; par le directeur adjoint de l&rsquo;ELSP, Charles Dupuy, et de <em>Droit international</em> profess&eacute; par le professeur de la facult&eacute; de Paris, Gilbert Gidel, ainsi que les cours d&rsquo;<em>Histoire diplomatique</em> de Christian Schefer, l&rsquo;enseignement consacr&eacute; &agrave;<em> l&rsquo;Europe et son expansios</em> de Ren&eacute; Pinon et les cours de g&eacute;ographie commerciale et industrielle d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried et de Paul de&nbsp;Rousiers, ou encore le cours <em>Affaires de banque</em> de Rapha&euml;l-Georges Levy. Ses notes comprises entre 16 et 18, ainsi que les commentaires des professeurs louant ses capacit&eacute;s de r&eacute;flexion, de hi&eacute;rarchisation, son investissement et son sang-froid, en font une heureuse dipl&ocirc;m&eacute;e en&nbsp;1921, mention bien, cinqui&egrave;me de sa section.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Au service des autres.</em> </strong>Si son dossier &eacute;tudiant reste muet sur la trajectoire professionnelle ult&eacute;rieure de Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe, les recherches de ses cons&oelig;urs du 21e&nbsp;si&egrave;cle nous renseignent sur son engagement en faveur de l&rsquo;&eacute;ducation des femmes et du progr&egrave;s m&eacute;dical et sanitaire. Un rapport consacr&eacute; aux unit&eacute;s m&eacute;dicales mobiles danoises durant la Grande Guerre [5], ses activit&eacute;s au sein du Comit&eacute; danois des services ambulanciers, ainsi que son testament &eacute;tablissant des bourses d&rsquo;&eacute;tudes et de voyages pour les jeunes infirmi&egrave;res et des legs pour les h&ocirc;pitaux municipal et g&eacute;n&eacute;ral de Copenhague t&eacute;moignent d&rsquo;une vie plac&eacute;e sous le signe du f&eacute;minisme, de la philanthropie m&eacute;dicale et du dialogue transnational entre le Danemark, la France et les &Eacute;tats-Unis o&ugrave; elle se rend, sans doute pour s&rsquo;inspirer des actions entreprises par les fondations Carnegie et Rockefeller en faveur de l&rsquo;hygi&egrave;ne et de la lutte anti-tuberculose, puis des secours aux bless&eacute;s et aux populations touch&eacute;es par les &eacute;pid&eacute;mies de tuberculose et grippe espagnole dans l&rsquo;Europe de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre. Se dessine ainsi l&rsquo;itin&eacute;raire d&rsquo;une <em>alumna</em> danoise, &oelig;uvrant au sein d&rsquo;un vaste r&eacute;seau international en constitution (comit&eacute;s de la Croix rouge, comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne de la SDN, fondations philanthropiques et &Eacute;tats) &agrave; am&eacute;liorer les syst&egrave;mes de pr&eacute;vention et de soins, au service de la m&eacute;decine et de la sant&eacute; des autres.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>\r\n<p dir=\"ltr\">[1] Rapport d&rsquo;&Eacute;mile Boutmy, PV de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, 25/02/1920.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[2]&nbsp;Juliette Anthoine-Milhomme-Baumgartner, H&eacute;lo&iuml;se Bernard, &Eacute;milie Pasquier, &laquo;&nbsp;Les pionni&egrave;res de Sciences&nbsp;Po 1919-1931&nbsp;&raquo;, mini-m&eacute;moire de master&nbsp;1 (2020-21), cours <em>Biopolitique et in&eacute;galit&eacute;</em>, supervis&eacute; par Paul-Andr&eacute; Rosental. H&eacute;lo&iuml;se Bernard et Lucas Privet, &laquo;&nbsp;Les &eacute;tudiantes &eacute;trang&egrave;res et coloniales &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Libre des Sciences Politiques (1919-1945)&nbsp;&raquo;, mini-m&eacute;moire de master&nbsp;2 (2021-2022), atelier <em>Histoire et archives de Sciences&nbsp;Po</em>, supervis&eacute; par Marie Scot.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[3]&nbsp;PV du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, 29&nbsp;novembre 1904.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[4]&nbsp;Rapport d&rsquo;&Eacute;mile Boutmy, PV de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, 24 f&eacute;vrier 1894.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[5]&nbsp;Th&eacute;r&egrave;se Ehlers-Holstebroe, <em>De danske Hj&aelig;lpeambulancer - 1914-1921</em>. Rapport du Dansk Hj&aelig;lpeambulancekomit&eacute;, Copenhague, &eacute;d. Henrik Koppels Forlag, 1923.</p>","title":"Thérèse Ehlers-Holstebroe","related_ressources":"","slug":"therese-ehlers-holstebroe","lang":"fr","excerpt":"« Figurent pour la première fois six femmes dont le Conseil a autorisé l’inscription. Parmi ces étudiantes deux sont Serbes, une Danoise, une Palestinienne, une Française et une Canadienne. [1] » La Danoise dont il est ici question est Thérèse Ehlers-Holstebroe dont nous pouvons retracer le parcours grâce au travail de recherche inédit effectué par ses lointaines consœurs. [2] (© Archives de Sciences Po)"}],"thumbnail":"DOC200422-20042022104212-0001_bis.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Student"},{"lang":"fr","title":"Étudiant"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1892-05-09"},{"id":"34","slug":"pierre-renouvin","type":"portrait","lastname":"Renouvin","firstname":"Pierre","format":null,"miniature":"00122611b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Pierre Renouvin","related_ressources":"","slug":"pierre-renouvin","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Historien &laquo;&nbsp;officiel&nbsp;&raquo; de la Grande guerre, &laquo;&nbsp;<em>ma&icirc;tre de l&rsquo;histoire contemporaine&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, p&egrave;re fondateur de la discipline des Relations internationales, Pierre Renouvin figure &eacute;galement au panth&eacute;on de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques o&ugrave; il enseigne &agrave; partir de&nbsp;1938. Au c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried auquel il succ&egrave;dera en&nbsp;1959 comme pr&eacute;sident de la Fondation nationale des sciences politiques, il &eacute;labore la grande r&eacute;forme des &eacute;tudes de&nbsp;1940 qui consacre le triomphe de l&rsquo;histoire. Toute son &oelig;uvre t&eacute;moigne de la f&eacute;condit&eacute; du dialogue entre l'histoire et la science politique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un professeur de la Sorbonne &agrave; Sciences&nbsp;Po.</em></strong> Pierre Renouvin est un pur produit de la Sorbonne. Agr&eacute;g&eacute; d&rsquo;histoire &agrave; dix-neuf ans en&nbsp;1912, auteur d&rsquo;une th&egrave;se sur <em>les assembl&eacute;es de&nbsp;1787</em> dirig&eacute;e par Alphonse Aulard, le patron des &eacute;tudes r&eacute;volutionnaires, il y enseigne plus de quarante ans (1933-1964). B&acirc;tisseur d&rsquo;institutions, il dirige d&egrave;s&nbsp;1920 la biblioth&egrave;que d&rsquo;histoire de la guerre (future BDIC de Nanterre), fonde en&nbsp;1935 l&rsquo;Institut d&rsquo;histoire des relations internationales contemporaines et pilote la <em>Revue d&rsquo;histoire de la guerre</em> avant de lancer la revue <em>Relations internationales</em> en&nbsp;1974. Homme de pouvoir, il est &eacute;lu doyen de la Sorbonne en&nbsp;1955, si&egrave;ge au Conseil de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et pr&eacute;side la commission d&rsquo;histoire moderne et contemporaine du CNRS (1956-60). Renouvin met &eacute;galement son talent au service de l&rsquo;&Eacute;cole libre puis de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: d'abord comme professeur durant vingt-trois ans, ensuite comme membre du comit&eacute; des r&eacute;formes en&nbsp;1941 et en&nbsp;1945, enfin au sein des instances dirigeantes de l&rsquo;institution. Si&eacute;geant au conseil de perfectionnement de l&rsquo;IEP, il contribue &agrave; y d&eacute;velopper les cours d'histoire en Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire et &agrave; restaurer la section internationale (1948)&nbsp;; il pilote en&nbsp;1955 la mise en place du troisi&egrave;me cycle de la FNSP qu'il pr&eacute;sidera de la mort de Siegfried en&nbsp;1959 jusqu&rsquo;en&nbsp;1971.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un historien chez les politistes.</em></strong>&nbsp;Cette double appartenance institutionnelle en fait un intellectuel passeur&nbsp;: Renouvin a su nouer un dialogue exigeant et f&eacute;cond entre histoire et science politique. Les deux disciplines ont le temps pr&eacute;sent en partage. Ancien combattant et mutil&eacute; de guerre, Renouvin analyse les origines de la Grande Guerre d&egrave;s 1925 [2]&nbsp;et devient paradoxalement convaincu de l&rsquo;impossibilit&eacute; d&rsquo;&eacute;crire une histoire du temps pr&eacute;sent, faute d&rsquo;archives [3]. Aussi ne cessera-t-il de rassembler de la &laquo;&nbsp;documentation&nbsp;&raquo;, au sens large du terme. Il pilote la publication des <em>documents diplomatiques fran&ccedil;ais</em> qui p&acirc;tissent encore &agrave; son go&ucirc;t d&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>un point de vue trop &eacute;troit</em>&nbsp;&raquo; et innove en empruntant certaines m&eacute;thodes d&rsquo;investigation aux politistes comme l&rsquo;entretien avec les t&eacute;moins et la constitution d&rsquo;archives parl&eacute;es [4]. Surtout, il r&eacute;cuse la stricte s&eacute;paration entre politique int&eacute;rieure (science politique) et politique ext&eacute;rieure des &Eacute;tats (histoire diplomatique), fondant ainsi l&rsquo;&eacute;cole fran&ccedil;aise des Relations internationales &agrave; la crois&eacute;e des deux disciplines.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>De l&rsquo;histoire diplomatique &agrave; l&rsquo;histoire des relations internationales.</em></strong>&nbsp;La mobilisation du concept de &laquo;&nbsp;<em>forces profondes</em>&nbsp;&raquo;, emprunt&eacute; &agrave; Fernand Braudel [5]&nbsp;et &agrave; Frederico Chabod [6], et appliqu&eacute; &agrave; l&rsquo;analyse de la politique ext&eacute;rieure des &Eacute;tats, fait advenir l&rsquo;histoire des Relations internationales. Renouvin, en v&eacute;ritable penseur de la causalit&eacute; historique soucieux d&rsquo;expliquer les &eacute;v&eacute;nements, enqu&ecirc;te sur les mobiles et les influences qui animent les comportements individuels et collectifs. Son <em>Histoire des relations internationales&nbsp;</em>[7]&nbsp;analyse en quoi la g&eacute;ographie et la d&eacute;mographie, la puissance &eacute;conomique et financi&egrave;re, les id&eacute;ologies (religion, sentiment national, pacifisme) sont les &laquo;&nbsp;forces profondes&nbsp;&raquo; qui meuvent le monde. De cette typologie apparemment simple, d&eacute;coule une mise en hypoth&egrave;se complexe et prudente, bas&eacute;e sur le refus d&rsquo;isoler ou d&rsquo;accorder une part pr&eacute;pond&eacute;rante &agrave; un facteur, pour laisser place &agrave; la pluralit&eacute; des principes d&rsquo;explications. R&eacute;conciliant l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement et les structures, l&rsquo;&eacute;cume des vagues et les profondeurs immobiles, Renouvin ouvre une voie fructueuse dans laquelle s&rsquo;engagera son &eacute;l&egrave;ve Jean-Baptiste Duroselle, autre agent de liaison entre la Sorbonne et Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Gerbet, note bibliographique, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 18-1, 1968, p.&nbsp;149-152.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] P. Renouvin, <em>Les origines imm&eacute;diates de la guerre (28 juin-4 ao&ucirc;t 1914)</em>, Paris, Costes, 1925.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Il fait m&ecirc;me prendre par le conseil scientifique de la Sorbonne la d&eacute;cision d&rsquo;interdire des th&egrave;ses qui porteraient sur l&rsquo;histoire trop contemporaine &ndash;&nbsp;post&nbsp;1914.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Deux entretiens avec l'ancien ambassadeur de France en Russie au moment de la d&eacute;claration de guerre, Maurice Pal&eacute;ologue, l&rsquo;un dat&eacute; du 7&nbsp;octobre&nbsp;1922, l&rsquo;autre de f&eacute;vrier&nbsp;1936.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Fernand Braudel, <em>La M&eacute;diterran&eacute;e et le monde m&eacute;diterran&eacute;en &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de Philippe&nbsp;II</em>, Paris, Colin, 1949.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Frederico Chabod, <em>Storia della politica estera italiana dal 1870 al 1896</em>, Bari, Laterza, 1951.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Pierre Renouvin, <em>Histoire des relations internationales. Le XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle. I, De 1815 &agrave; 1871. L'Europe des nationalit&eacute;s et l'&eacute;veil de nouveaux mondes&nbsp;; II, De 1871 &agrave; 1914. L'apog&eacute;e de l'Europe&nbsp;</em>; III- <em>Les Crises du XX<sup>e&nbsp;</sup></em><em>Si&egrave;cle, I. De 1914 &agrave; 1929. II. De 1929 &agrave; 1945</em>, Paris, Hachette, 1953-1958.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Pierre Renouvin","related_ressources":"<ul>\r\n<li>DUROSELLE Jean-Baptiste, &laquo;&nbsp;Pierre Renouvin et la science politique&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 25-3, 1975, p.&nbsp;561-574.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GERBET Pierre, note bibliographique&nbsp;: &laquo;&nbsp;&Eacute;tudes d'histoire des relations internationales. M&eacute;langes Pierre Renouvin&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 18-1, 1968, p.&nbsp;149-152.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GIRAULT Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Pierre Renouvin, la BDIC et l'historiographie fran&ccedil;aise des relations internationales&nbsp;&raquo;, <em>Mat&eacute;riaux pour l'histoire de notre temps</em>, 1998, 49-50. p.&nbsp;7-9.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"pierre-renouvin","lang":"fr","excerpt":"Une œuvre qui témoigne de la fécondité du dialogue entre l'histoire et la science politique. (Crédit photo : © DR)"}],"thumbnail":"00122611.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"11"},{"brick_id":"3"},{"brick_id":"78"}],"comment":"","date_start":"1893-01-01"},{"id":"150","slug":"miriam-jaffe","type":"portrait","lastname":"Jaffé","firstname":"Miriam","format":null,"miniature":"00104432.jpg","translations":[{"text":"<p><strong><em>Pioneers.</em></strong> In 1904, the Board of Directors of the ELSP had already rejected three female applicants for fear of attracting &ldquo;<em>frivolous women whose aim would be to begin liaisons with the sons of well-to-do families who make up the majority of our intake and merely curious ones who would attend the &Eacute;cole as one goes to a picnic</em>&rdquo; [2].&nbsp; Yet the feminisation of higher education that had begun in the 1870s (with women comprising 10% of French student numbers by 1914), and the contribution women made to the First World War overcame the niggling doubts keeping them at the door of the Rue Saint-Guillaume. The first women were admitted in autumn 1919, after a background check and a interview with the director, designed to assess their motivations for applying, but would make up less than 10% of student numbers during the 1920s, barely reaching 13% by the latter half of the 1930s.&nbsp; Miriam Jaff&eacute; was one of those very first women to join the ELSP in 1919, although her student dossier reveals neither the reasons for her application nor the conditions of her admission.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Foreigners.</em> </strong>Of the six women admitted to the ELSP in 1919, five came from abroad.&nbsp; This strong international orientation continued to characterise the female student population of the 1920s and 1930s, with between 20 and 30% of the female cohort coming from overseas. The nationalities of the first six women (French, Canadian, Danish, Polish-Palestinian and two Serbs) demonstrates the comparatively early feminisation of higher education within Scandinavian and Anglo-Saxon countries, as well as the adventurousness of elite students from Central and Eastern Europe, regions which had felt a French influence through the Little Entente.&nbsp; Born in 1896 in Grodno (originally Lithuanian, now part of Belarus, it had joined the Russian empire in 1815 before being returned to Poland in 1919), Jaff&eacute; and her family left this small town in 1909 to emigrate to Palestine.&nbsp; They were very likely fleeing persecution and the double exclusion faced by Jewish female students, who were subject to <em>numerus clausus</em> quotas. Accordingly, it was as a &ldquo;Jewish Palestinian&rdquo; that Miriam Jaff&eacute; was recorded on the register of the ELSP.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>First prize.</em></strong> Jaff&eacute;&rsquo;s time at the ELSP was both lightning-swift&nbsp;&ndash; she halved the usual two-year requirement and obtained her degree in a year &ndash; and brilliant, with Jaff&eacute; landing the highest honours (<em>mention tr&egrave;s bien</em>) and first prize for her section.&nbsp; Admitted at age 23, she enrolled in the Economics and Sociology Section, which had opened in 1893 to prepare students for private-sector careers in commercial and industrial enterprise (human resources, management, accounting, strategy) as well as careers in the public and non-profit sectors (social work, health and safety inspection).&nbsp; She took core courses in &ldquo;Political Economy&rdquo;, taught by the State Counsellor and economist Cl&eacute;ment Colson, &ldquo;Public Finance&rdquo;, delivered by &Eacute;cole Polytechnique alumnus and finance inspector Louis Courtin and &ldquo;Banking Affairs&rdquo; with the banker and chief executive of Cr&eacute;dit mobilier de France Rapha&euml;l-Georges L&eacute;vy.&nbsp; Jaff&eacute;&rsquo;s optional courses were chosen with care, prioritising those linked to social issues: &ldquo;Social Economics&rdquo; with Auguste Souchon, a legal scholar who was also a specialist in agricultural issues; &ldquo;Labour Law&rdquo; with management executive Jacques Girard; &ldquo;Socialism in Europe&rdquo; with historian-philosopher &Eacute;lie Hal&eacute;vy; and &ldquo;Agricultural Questions&rdquo; with agricultural engineer Daniel Zolla. Like all students at the &Eacute;cole libre, she also took two language classes, excelling in German, which she &ldquo;knew like a mother tongue&rdquo;, and &ldquo;speaking fairly good&rdquo; French, as feedback on the two essays in her student file confirms. With a student record as dazzling as they come, she never scored lower than 15/20, was showered with praise from her professors and graduated first in the Economics and Sociology Section in July of 1920.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">In 1951, the senior management of Sciences Po sent a letter to the Israeli Ministry of Labour attesting to the value of the degree offered by the former ELSP. It indicated that Mrs Weinshall (as she was now known) had carved out a career in the field of social work, just as her French education had prepared her for. This is a small but precious clue as to what was to be Myriam Jaff&eacute;&rsquo;s professional destiny 30 years after leaving Sciences Po.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>\r\n<p dir=\"ltr\">[1]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-34b84b5d-7fff-af61-1bd6-9e0b799d5cd2\"><span>Report by director &Eacute;mile Boutmy at the General Assembly of the &Eacute;cole libre des sciences politiques, 23/02/1921.</span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span><span>[2]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-21f4ea85-7fff-6218-80aa-9742503ab738\"><span>Meeting minutes of the Board of Directors of the &Eacute;cole libre des sciences politiques, 29&nbsp;November 1904.</span></span></span></span></p>","title":"Miriam Jaffé","related_ressources":"<p><strong>Find out more:</strong></p>\r\n<p>Dossier d&rsquo;&eacute;tudiant de Miriam Jaff&eacute;, D&eacute;partement des archives de Sciences&nbsp;Po</p>","slug":"miriam-jaffe","lang":"en","excerpt":"“Among our students this year, we have 15 women from France or overseas […] During the end of year exams for 1919-1920, a young Palestinian woman graduated with highest honours.” [1] Unknown from the beginning and quickly forgotten, the École libre des sciences politiques first female graduate emerged from obscurity in 1968 thanks to the efforts of her son, a professor of economics at Tel Aviv University. By handing over to the powers that be at Rue Saint-Guillaume a copy of his mother’s diploma (who had since become Mrs Weinshall), he ensured a rightful place in the collective memory of Sciences Po for a brilliant pioneer by the name of Miriam Jaffé. (© Stephanie Samper / Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><strong><em>Pionni&egrave;res.</em></strong> Si le Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques avait rejet&eacute; en&nbsp;1904 trois demandes d&rsquo;inscription f&eacute;minines par crainte d&rsquo;attirer les &laquo;&nbsp;<em>femmes l&eacute;g&egrave;res dont le but serait d&rsquo;&eacute;baucher des liaisons avec les fils de famille qui composent la majorit&eacute; de nos auditoires, et les curieuses qui viendraient &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole comme on va &agrave; une partie de plaisir</em>&nbsp;[2] &raquo;, la f&eacute;minisation de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur amorc&eacute;e d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1870 (elles constituent 10&nbsp;% des effectifs &eacute;tudiants fran&ccedil;ais en&nbsp;1914) et leur mobilisation durant la Grande Guerre ont raison des r&eacute;ticences qui les maintenaient &agrave; la porte de la rue Saint-Guillaume. Admises &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1919, apr&egrave;s enqu&ecirc;te de moralit&eacute; et entretien de motivation avec le directeur, elles constituent moins de&nbsp;10&nbsp;% des effectifs durant les ann&eacute;es&nbsp;1920, pour atteindre p&eacute;niblement 13&nbsp;% dans la seconde moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;1930. Miriam Jaff&eacute; fait partie de ces toutes premi&egrave;res qui int&egrave;grent l&rsquo;ELSP &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1919, sans que son dossier &eacute;tudiant ne nous renseigne sur les raisons qui ont pr&eacute;sid&eacute; &agrave; sa venue, ni sur les conditions de son admission.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>&Eacute;trang&egrave;res.</strong></em> Sur les six femmes admises &agrave; l&rsquo;ELSP en&nbsp;1919, cinq sont &eacute;trang&egrave;res. Cette internationalisation remarquable caract&eacute;rise le groupe des &eacute;tudiantes durant les ann&eacute;es&nbsp;1920 et 1930 o&ugrave; les &eacute;trang&egrave;res forment entre 30&nbsp;% et 20&nbsp;% des effectifs f&eacute;minins. La nationalit&eacute; des six pionni&egrave;res (fran&ccedil;aise, canadienne, danoise, polono-palestinienne, deux serbes) t&eacute;moigne de la f&eacute;minisation pr&eacute;coce de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur dans les pays scandinaves et anglo-saxons, comme de l&rsquo;extraversion des &eacute;lites &eacute;tudiantes d&rsquo;Europe centrale et orientale soumises &agrave; l&rsquo;influence fran&ccedil;aise (Petite Entente). N&eacute;e &agrave; Grodno en&nbsp;1896, Miriam Jaff&eacute; et sa famille ont quitt&eacute; cette ville lituanienne int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;empire russe en&nbsp;1815 et remise &agrave; la Pologne en&nbsp;1919 (actuellement bi&eacute;lorusse) pour &eacute;migrer en Palestine en&nbsp;1909 &ndash;&nbsp;fuyant sans doute les pers&eacute;cutions et la double exclusion qui touchait alors les &eacute;tudiants juifs et les &eacute;tudiantes, soumis &agrave; des <em>numerus clausus.</em> Aussi est-ce en &laquo;&nbsp;juive de Palestine&nbsp;&raquo; que Miriam Jaff&eacute; est recens&eacute;e sur les registres de l&rsquo;ELSP.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Premier prix.</em> </strong>Sa scolarit&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques est &agrave; la fois fulgurante &ndash;&nbsp;puisqu&rsquo;elle y obtient son dipl&ocirc;me en un an, l&agrave; o&ugrave; une scolarit&eacute; normale en n&eacute;cessitait deux&nbsp;&ndash; et brillante, puisqu&rsquo;elle d&eacute;croche la mention &laquo;&nbsp;tr&egrave;s bien&nbsp;&raquo; et le premier prix de sa section. &Acirc;g&eacute;e de&nbsp;23&nbsp;ans au moment de son admission, elle s&rsquo;inscrit en section &eacute;conomique et sociale, ouverte en 1893 pour pr&eacute;parer aux carri&egrave;res priv&eacute;es dans les entreprises industrielles et commerciales (gestion du personnel, encadrement, comptabilit&eacute;, strat&eacute;gie), ainsi qu&rsquo;aux carri&egrave;res publiques et associatives (travail social, inspection du Travail). Elle y suit les cours fondamentaux d&rsquo;<em>&Eacute;conomie politique</em> profess&eacute; par le conseiller d&rsquo;&Eacute;tat et &eacute;conomiste Cl&eacute;ment Colson, de <em>Finances publiques</em> d&eacute;livr&eacute; par le polytechnicien et inspecteur des finances Louis Courtin, d&rsquo;<em>Affaires de banque</em> par le banquier et patron du Cr&eacute;dit mobilier de France Rapha&euml;l-Georges L&eacute;vy, et choisit avec soin ses cours facultatifs, privil&eacute;giant les enseignements li&eacute;s aux question sociales (<em>&Eacute;conomie sociale</em> du juriste Auguste Souchon, &eacute;galement sp&eacute;cialiste des questions agricoles, <em>L&eacute;gislation du travail</em> du repr&eacute;sentant patronal Jacques Girard, <em>Le socialisme en Europe</em> du philosophe&nbsp;historien &Eacute;lie Hal&eacute;vy,<em> Questions agricoles</em> de l&rsquo;ing&eacute;nieur agricole Daniel Zolla). Comme tous les &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole libre, elle suit &eacute;galement deux cours de langue obligatoires et se distingue en allemand, qu&rsquo;elle &laquo;&nbsp;sait comme une langue maternelle&nbsp;&raquo;, tandis qu&rsquo;elle &laquo;&nbsp;parle assez bien&nbsp;&raquo; le fran&ccedil;ais, ce que confirment les deux copies conserv&eacute;es dans son dossier &eacute;tudiant. Scolarit&eacute; brillante s&rsquo;il en est, elle n&rsquo;obtient jamais de note inf&eacute;rieure &agrave; 15/20, r&eacute;colte les &eacute;loges de ses professeurs et sort premi&egrave;re de la section &Eacute;conomique et sociale en juillet&nbsp;1920.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">En&nbsp;1951, un courrier adress&eacute; par l&rsquo;administration de Sciences&nbsp;Po au minist&egrave;re du Travail isra&eacute;lien pour t&eacute;moigner de la valeur du dipl&ocirc;me de l&rsquo;ancienne ELSP, laisse penser que, comme l&rsquo;y pr&eacute;parait sa formation fran&ccedil;aise, c&rsquo;est dans le secteur du travail social que la d&eacute;sormais Madame Weinshall fait carri&egrave;re &ndash;&nbsp;trace t&eacute;nue mais pr&eacute;cieuse de son devenir professionnel trente ans apr&egrave;s sa sortie de l&rsquo;&Eacute;cole.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>\r\n<p dir=\"ltr\">[1]&nbsp;Rapport du directeur &Eacute;mile Boutmy devant l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, 23/02/1921.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[2]&nbsp;PV du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, 29&nbsp;novembre 1904.</p>","title":"Miriam Jaffé","related_ressources":"<p dir=\"ltr\"><strong>En savoir plus :</strong></p>\r\n<p dir=\"ltr\">Dossier d&rsquo;&eacute;tudiant de Miriam Jaff&eacute;, D&eacute;partement des archives de Sciences&nbsp;Po</p>","slug":"miriam-jaffe","lang":"fr","excerpt":"« Nous avons cette année, parmi nos élèves, quinze étudiantes françaises ou étrangères […] Aux examens de fin d’année 1919-1920, une jeune Palestinienne a obtenu le diplôme avec la mention très bien. [1] » Déjà anonyme et aussitôt tombée dans l’oubli, la première femme diplômée de l’École libre des sciences politiques sort de l’ombre en 1968, grâce aux démarches de son fils, professeur d’économie à l’université de Tel Aviv. En remettant aux autorités de la rue Saint-Guillaume la copie du diplôme de sa mère, devenue Madame Weinshall, il redonne toute sa place dans la mémoire collective de Sciences Po à une brillante pionnière enfin nommée : Miriam Jaffé. (© Stephanie Samper / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00104432.jpg","media":[{"id":"168","image":"00105682-Caroline-Maufroid-Sciences-Po.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":"Student file of Miriam Jaffé, first female student at Sciences Po"},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Dossier d'étudiant de Miriam Jaffé, première femme étudiante de Sciences Po"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Student"},{"lang":"fr","title":"Étudiant"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1896-06-16"},{"id":"22","slug":"la-politique-a-l-ecole-des-sciences-politiques-l-affaire-dreyfus","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>L&rsquo;Affaire Dreyfus a divis&eacute; les familles (&laquo;&nbsp;<em>ils en ont parl&eacute;</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;!) et a fait advenir le temps des &laquo;&nbsp;intellectuels&nbsp;&raquo; engag&eacute;s. L&rsquo;ELSP n'est pas rest&eacute;e indiff&eacute;rente &agrave; l'Affaire. &Eacute;cole libre mais aussi &eacute;cole du pouvoir, &eacute;cole du savoir mais aussi des pratiques politiques, l&rsquo;ELSP se devait de trouver la bonne distance pour tout &agrave; la fois affirmer des valeurs et se pr&eacute;server des passions.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Indiff&eacute;rence&nbsp;?&nbsp;</em></strong>L'ELSP a-t-elle vocation &agrave; faire de la politique&nbsp;? Boutmy s&rsquo;en d&eacute;fend&nbsp;! Il faut &laquo;&nbsp;<em>pacifier, &eacute;purer, &eacute;lever l&rsquo;enseignement de la politique&nbsp;</em>[1] &raquo; : &laquo;<em>Nous ne sommes d&rsquo;aucun parti, nous sommes du parti de la science</em> [2]. &raquo; A ce titre, il exprime sa &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;pugnance d&eacute;cid&eacute;e pour les &eacute;coles de fonctionnaires</em>&nbsp;&raquo; et d&eacute;fend le statut priv&eacute; de son &Eacute;cole, car &laquo;&nbsp;<em>le caract&egrave;re officiel apporte avec lui certaines g&ecirc;nes et certains dangers&nbsp;</em>&raquo;, dont le &laquo;&nbsp;<em>mandarinat politique&nbsp;</em>[3] &raquo;.Neutre et apolitique, l&rsquo;&Eacute;cole libre&nbsp;? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r&nbsp;! Vers&nbsp;1890 encore p&egrave;se le &laquo;&nbsp;<em>soup&ccedil;on d&rsquo;hostilit&eacute; ou d&rsquo;indiff&eacute;rence aux institutions actuelles&nbsp;</em>[4] &raquo; r&eacute;publicaines sur l&rsquo;ELSP &laquo;&nbsp;<em>pr&eacute;destin&eacute;e &agrave; devenir une &eacute;cole d&rsquo;opposition</em>&nbsp;[5]&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;<strong><em>La faute &agrave; Guizot&nbsp;et &agrave; Taine&nbsp;?</em></strong>&nbsp;N&eacute; au temps de l&rsquo;Ordre Moral dans les milieux orl&eacute;anistes, lib&eacute;raux et conservateurs, Boutmy assume un projet &eacute;litiste&nbsp;: l&rsquo;&Eacute;cole doit former &laquo;&nbsp;<em>deux ou trois cents esprits hautement civilis&eacute;s&nbsp;</em>&raquo; pour &laquo;&nbsp;<em>que le flot de la d&eacute;mocratie [...] se heurte &agrave; un second rempart, fait de m&eacute;rites &eacute;clatants et utiles, de sup&eacute;riorit&eacute;s dont le prestige s&rsquo;impose&nbsp;</em>&raquo;. Hostile &agrave; toute &laquo;&nbsp;<em>revanche excessive au point d&rsquo;&ecirc;tre injuste&nbsp;</em>&raquo; contre les anciennes &eacute;lites, Boutmy souhaite la continuit&eacute; du &laquo;&nbsp;<em>gouvernement par les meilleurs</em>&nbsp;[6]&raquo;.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>La faute aux &laquo;&nbsp;<strong><em>professeurs r&eacute;actionnaires choisis en connaissance de cause</em></strong>[7]&raquo;&nbsp;? &laquo;&nbsp;<em>Nous accentuons le caract&egrave;re que l&rsquo;on nous attribue, caract&egrave;re qui provient de notre personnel enseignant et de nos doctrines et du milieu o&ugrave; nous recrutons en majorit&eacute; nos &eacute;l&egrave;ves [...] notre base politique est trop &eacute;troite [...] puisque la droite tient chez nous une si large place&nbsp;</em>[8]. &raquo; Tr&egrave;s vite le crit&egrave;re politique devient discriminant dans le recrutement des professeurs&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Il vaudrait mieux trouver des personnages extra-parlementaires et neutres, ou paraissant l&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;</em>[9].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Le triomphe des r&eacute;publicains et l&rsquo;enracinement de la R&eacute;publique apr&egrave;s&nbsp;1880 poussent l'&Eacute;cole au ralliement. Le r&eacute;alisme et le pragmatisme dissipent le conservatisme originel&nbsp;: pour se pr&eacute;munir des vell&eacute;it&eacute;s de nationalisation et s&rsquo;assurer le monopole de la formation des &eacute;lites politiques, Boutmy m&eacute;nage ses appuis parmi les r&eacute;publicains et met l'&Eacute;cole au service de la Nation.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em><strong>L'Affaire Dreyfus t&eacute;moigne de cette normalisation</strong></em>. Comme la France, l&rsquo;&Eacute;cole se divise&nbsp;! Boutmy, &laquo;&nbsp;<em>profond&eacute;ment &eacute;branl&eacute; jusque dans les racines de son &ecirc;tre intime par le grand drame de l&rsquo;Affaire</em>&nbsp;[10] &raquo;, soutient la r&eacute;vision du proc&egrave;s. Anatole Leroy-Beaulieu, pourfendeur de l&rsquo;antis&eacute;mitisme et dreyfusard convaincu, signe plusieurs manifestes. Elie Hal&eacute;vy mobilise ses amis car &laquo;&nbsp;<em>rarement bras de mer a s&eacute;par&eacute; deux civilisations si diff&eacute;rentes</em>&nbsp;[11] &raquo;. <em>A contrario</em>, Albert Sorel, touch&eacute; par la &laquo;&nbsp;<em>passion de la grandeur nationale&nbsp;</em>&raquo;, signe la p&eacute;tition de la Ligue de la Patrie fran&ccedil;aise&nbsp;; Frantz Funck-Brentano, luxembourgeois naturalis&eacute; fran&ccedil;ais, adh&egrave;re au manifeste antidreyfusard de l&rsquo;&Eacute;cole des Chartes. En 1900, l'&Eacute;cole pr&eacute;f&egrave;re n&eacute;gocier la d&eacute;mission d&rsquo;Andr&eacute; Lebon, ancien ministre des colonies, r&eacute;publicain et franc-ma&ccedil;on, bien trop compromis pour affairisme et engagement antidreyfusard.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Boutmy, <em>Quelques id&eacute;es sur la cr&eacute;ation d'une Facult&eacute; libre d'enseignement sup&eacute;rieur&nbsp;: lettres et programme</em>, f&eacute;vrier 1871, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 1SP-17, CR Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale 1872, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 1SP-18 Dr3, CR de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, 17/06/1881, Boutmy.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] 1SP-29, Dr4, CR du Conseil d&rsquo;administration, 5/05/1890.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] 1SP-50, Dr2, Lettre de Lebon &agrave; Boutmy, 21/08/1888.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] &Eacute;.&nbsp;Boutmy, <em>Quelques id&eacute;es... op.cit., </em>p.&nbsp;14-15.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] 1SP-1, Dr7, Lettre d'Algave &agrave; Boutmy, 16/02/1879.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] 1SP-50, Dr2, Lettre de Lebon &agrave; Boutmy, 21/08/1888.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] 1SP-29, Dr2, Lettre de Boutmy &agrave;&nbsp;?, 27/07/1896.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] E. d&rsquo;Eichthal, &laquo;&nbsp;&Eacute;mile Boutmy&nbsp;&raquo;, <em>Quelques &acirc;mes d&rsquo;&eacute;lite 1804-1912</em>, Paris, Hachette, 1919, p.&nbsp;133.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] &Eacute;. Hal&eacute;vy, <em>Correspondance</em>, Fayard, p.223.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La politique à l’École des sciences politiques : l’Affaire Dreyfus","related_ressources":"<ul>\r\n<li>LAURENT S&eacute;bastien, <em>L'&Eacute;cole libre des Sciences politiques, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de l'IEP sous la direction de G.&nbsp;Thuillier, 1991.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>R&Eacute;B&Eacute;RIOUX Madeleine, &laquo;&nbsp;Histoire, historiens et dreyfusisme&nbsp;&raquo;, <em>Revue historique</em>, 518, 1976, p.&nbsp;407-433.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RIDEL Charles, <em>L'enseignement de l'histoire et les historiens de l'ELSP, 1871-1914</em>, m&eacute;moire de DEA de l'EHESS, sous la direction de P.&nbsp;Nora. 1996.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"la-politique-a-l-ecole-des-sciences-politiques-l-affaire-dreyfus","lang":"fr","excerpt":"L’Affaire fut un test de la conception de la politique à l’École des sciences... politiques. (Une du \"Petit Journal\", le 18 January 1895)"}],"thumbnail":"Dreyfus.jpg","media":[{"id":"30","image":"laurore_jaccuse.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Article d'Emile Zola « J'accuse » publié dans le journal L'Aurore"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"1898-01-01"},{"id":"24","slug":"l-economie-sociale-les-leplaysiens-a-l-elsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Quelle est donc cette science en devenir et sur le nom de laquelle on h&eacute;site&nbsp;: &laquo;&nbsp;&eacute;conomie industrielle&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;&eacute;conomie sociale&nbsp;&raquo;&nbsp;? Quels en sont les promoteurs&nbsp;? Les disciples de Fr&eacute;d&eacute;ric Le&nbsp;Play (1906-1882) ont form&eacute; une &eacute;cole m&eacute;connue, initiatrice d&rsquo;une sociologie &laquo;&nbsp;de plein champ&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;terrain&nbsp;&raquo; pratiqu&eacute;e par des &laquo;&nbsp;ing&eacute;nieurs sociaux&nbsp;&raquo;, r&eacute;solument orient&eacute;e vers l'action pratique et l'ing&eacute;nierie sociale. L&rsquo;&eacute;cole leplaysienne a jou&eacute; un r&ocirc;le important dans l&rsquo;&eacute;laboration de l&rsquo;offre de sciences sociales de l&rsquo;&Eacute;cole libre et dans la diffusion de la sociologie en France, &agrave; d&eacute;faut d'avoir connu la cons&eacute;cration universitaire.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La sociologie de l'ELSP dans la n&eacute;buleuse leplaysienne</em></strong>. &Eacute;mile Boutmy, Anatole Leroy-Beaulieu, l&rsquo;&eacute;conomiste social &Eacute;mile Cheysson, les juristes Glasson et Lyon-Caen, l'historien George Blondel, le sociologue Th&eacute;odore Funck-Brentano, l&rsquo;&eacute;conomiste Paul&nbsp;de Rousiers fr&eacute;quentent la Soci&eacute;t&eacute; d'&eacute;conomie sociale (SES) fond&eacute;e en&nbsp;1856 par Le&nbsp;Play pour propager son programme scientifique et ses id&eacute;es r&eacute;formatrices. Le Mus&eacute;e social, structure de documentation et d'information et haut lieu de la sociabilit&eacute; leplaysienne, r&eacute;unit en son conseil pas moins de cinq membres du Conseil d'administration de l'&Eacute;cole (&Eacute;mile Boutmy, L&eacute;on Say, George Picot, Ren&eacute; Stourm et Jules Siegfried) et nombre de ses professeurs (Cheysson, Lyon-Caen, Glasson, de Foville, de Rousiers, Lebon, Challamel, Ribot).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La science sociale des ing&eacute;nieurs sociaux.</em></strong> La science sociale de Le&nbsp;Play est tributaire de ses fondateurs, les &laquo;&nbsp;<em>ing&eacute;nieurs sociaux&nbsp;</em>&raquo;, comme les baptise Cheysson qui loue en eux &laquo;&nbsp;<em>la r&eacute;union rare des qualit&eacute;s de l&rsquo;ing&eacute;nieur, de l&rsquo;administrateur et de l&rsquo;&eacute;conomiste, sans lesquelles on risque de s&rsquo;&eacute;garer soi-m&ecirc;me et d&rsquo;&eacute;garer ceux qu&rsquo;on a la pr&eacute;tention de conduire&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. Les Leplaysiens sont souvent polytechniciens, ing&eacute;nieurs des mines, &agrave; la fois hauts fonctionnaires et familiers de la grande industrie. Ils marquent de leur empreinte les sciences sociales &eacute;mergentes en leur donnant un contenu sp&eacute;cifique, distinct de ce que les juristes (Tarde) ou les philosophes (Fouill&eacute;e, Durkheim) proposent. Leur sp&eacute;cificit&eacute; r&eacute;side dans leur technique d'investigation empirique et dans leur vis&eacute;e sociale prescriptive. Ces hommes de terrain mobilisent la d&eacute;marche inductive et l'observation directe des faits sociaux par la monographie (Le&nbsp;Play) et la statistique (Cheysson). Leur science sociale doit &eacute;clairer l'action pratique, l'&eacute;levant au rang d'une ing&eacute;nierie sociale. Leur strat&eacute;gie pragmatique d'intervention sociale est r&eacute;solument conservatrice et fond&eacute;e sur la religion, la famille, la propri&eacute;t&eacute; et l&rsquo;initiative priv&eacute;e. C&rsquo;est dans cette optique que Boutmy propose la fondation d'une section &eacute;conomique et sociale, &agrave; la fois &laquo;&nbsp;<em>&eacute;cole de gouvernement social&nbsp;</em>&raquo; et antidote aux &laquo;&nbsp;<em>p&eacute;rils des entra&icirc;nements sentimentaux, l'action sociale devait &ecirc;tre pr&eacute;par&eacute;e par une connaissance s&eacute;v&egrave;re des ph&eacute;nom&egrave;nes et lois &eacute;conomiques&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>R&eacute;pondre au mouvement de l&eacute;gislation et d'opinion qui entra&icirc;ne le monde civilis&eacute; dans une direction nouvelle, mouvement tr&egrave;s puissant et singuli&egrave;rement complexe o&ugrave; se m&ecirc;lent aspirations id&eacute;alistes et aspirations mat&eacute;rielles&nbsp;</em></strong>[3]. &raquo; La cr&eacute;ation de la section &eacute;conomique et sociale participe de l'engouement fin de si&egrave;cle pour les sciences sociales en lien avec la mont&eacute;e du syndicalisme et du socialisme et les r&eacute;flexions sur le r&ocirc;le de l'&Eacute;tat. En&nbsp;1895 avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; un Coll&egrave;ge libre des sciences sociales, compl&eacute;t&eacute; en juillet&nbsp;1900 par une &Eacute;cole des hautes &eacute;tudes sociales&nbsp;[4]. En juillet&nbsp;1900 s'ouvre &agrave; Paris le premier Congr&egrave;s international des sciences sociales. L'&Eacute;cole libre proposait d&eacute;j&agrave; des cours sur les questions ouvri&egrave;res (1889) qui mobilisaient un groupe de travail anim&eacute; par Glasson, Dunoyer et Cheysson. Le grand organisateur de la nouvelle section, &Eacute;mile Cheysson (1836-1911) est titulaire du cours d'&eacute;conomie politique (1887-1901) puis d'&eacute;conomie sociale. Promoteur de la g&eacute;ographie commerciale et de la statistique sociale, il entend &laquo;&nbsp;<em>fonder une &eacute;cole pratique pour l'enseignement concret de l'&eacute;conomie sociale&nbsp;</em>[5] &raquo;. L'enseignement exp&eacute;rimental&nbsp;[6]&nbsp;comprend une partie abstraite &laquo;&nbsp;<em>sur la question ouvri&egrave;re&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo; et une partie pratique, ponctu&eacute;e de visites industrielles et d'enqu&ecirc;tes de terrain (monographie). Conservateur chr&eacute;tien, proche des milieux patronaux, &laquo;&nbsp;<em>il forma des disciples [pour] r&eacute;pandre autour d&rsquo;eux la paix et le progr&egrave;s mat&eacute;riel et moral</em>&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Si cette sociologie a &eacute;t&eacute; &nbsp;marginale dans l'Universit&eacute; domin&eacute;e par Durkheim, elle a &nbsp;n&eacute;anmoins trouv&eacute; une large audience dans la soci&eacute;t&eacute; (milieux patronaux, organisations syndicales et chr&eacute;tiennes) et dans les cercles de la politique sociale.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] &Eacute;. Cheysson, &laquo;&nbsp;Discours au banquet de cl&ocirc;ture&nbsp;&raquo;, <em>La R&eacute;forme sociale</em>, 16 juillet 1890, p.&nbsp;84.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 1PS-49, Dr3, Anatole Leroy-Beaulieu, <em>Dans quelle mesure l'&eacute;cole poursuit-elle un but scientifique et une action sociale&nbsp;?</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 1SP-37, Dr4, Rapport annuel du directeur au Conseil de perfectionnement, s&eacute;ance 27/03/1901.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] C. Prochasson, &laquo;&nbsp;Sur l'environnement intellectuel de Georges Sorel&nbsp;: l'&Eacute;cole des hautes &eacute;tudes sociales (1899-1911)&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Georges Sorel</em>, 3, 1985, p.&nbsp;16-38.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] 1SP-3, Dr2, <em>Note sur la cr&eacute;ation d'un s&eacute;minaire de sciences sociales &agrave; l'ELSP</em>, 1891 ou 1892, note anonyme adress&eacute;e au directeur.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Dipl&ocirc;me en deux ans, sauf pour les dipl&ocirc;m&eacute;s d'Eco&nbsp;Fi, des Ponts &amp; Chauss&eacute;es, des Mines et de l'&Eacute;cole Centrale (un an).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] C. Colson, &laquo;&nbsp;Notice sur la vie et les travaux de M.&nbsp;&Eacute;mile Cheysson&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances du 14 et 21/12/1912, S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1913&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Il y &eacute;tudiait la r&eacute;glementation du travail, les salaires, les syndicats professionnels, les gr&egrave;ves et l&rsquo;arbitrage, les institutions patronales, les soci&eacute;t&eacute;s coop&eacute;ratives de production... il exposait les crises que traverse trop souvent la famille ouvri&egrave;re et leurs rem&egrave;des&hellip; notamment l&rsquo;organisation et le fonctionnement des institutions de pr&eacute;voyance et d&rsquo;assurance.&nbsp;</em>&raquo;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L'économie sociale : les Leplaysiens à l'ELSP","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>HORNE Janet, <em>Mus&eacute;e social&nbsp;: aux origines de l&rsquo;&Eacute;tat-providence</em>, Paris, Belin, 2004.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PROCHASSON Christophe, &laquo;&nbsp;Sur l'environnement intellectuel de Georges Sorel&nbsp;: l'&Eacute;cole des hautes &eacute;tudes sociales (1899-1911)&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Georges Sorel</em>, 3, 1985, p.&nbsp;16-38.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>R&Eacute;B&Eacute;RIOUX Madeleine, &laquo;&nbsp;Naissance de l'&eacute;conomie sociale&nbsp;&raquo;, <em>La revue de l'&eacute;conomie sociale</em>, juillet-sept 1994.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SAVOYE Antoine, &laquo;&nbsp;Les continuateurs de Le Play et l'enseignement de la &laquo;&nbsp;science sociale&nbsp;&raquo;, <em>Communications</em>, 54, 1992, p.&nbsp;53-75.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SAVOYE Antoine, &laquo;&nbsp;Paul de Rousiers, sociologue et praticien du syndicalisme&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Georges Sorel</em>, 6, 1988, p.&nbsp;52-77.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SAVOYE Antoine, AUDREN Fr&eacute;d&eacute;ric &laquo;&nbsp;Les ing&eacute;nieurs des mines et les sciences sociales au XIXe si&egrave;cle&nbsp;: le filon leplaysien&nbsp;&raquo;, introduction Anthologie <em>Naissance de l&rsquo;ing&eacute;nieur social. Les ing&eacute;nieurs des mines et la science sociale au XIXe si&egrave;cle</em>, Paris, Presses de l&rsquo;&Eacute;cole des mines de Paris, 2008.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BLONDEL Georges, <em>M.&nbsp;Emile Cheysson</em>, Paris, 1910.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>COLSON Cl&eacute;ment, &laquo;&nbsp;Notice sur la vie et les travaux de M.&nbsp;&Eacute;mile Cheysson&nbsp;&raquo;, S&eacute;ances du 14 et 21/12/1912, <em>S&eacute;ances et travaux de l'Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques</em>, 1913.</li>\r\n</ul>","slug":"l-economie-sociale-les-leplaysiens-a-l-elsp","lang":"fr","excerpt":"Si la fondation de l'ELSP doit beaucoup à la défaite de 1870, la création en 1900 de sa section économique et sociale s'explique par l'acuité nouvelle de la question sociale."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"29","image":"frederic_le_play.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Frédéric Le Play (1906-1882) (©Wikimedia Commons)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"26"},{"brick_id":"38"},{"brick_id":"150"}],"comment":"","date_start":"1900-01-01"},{"id":"25","slug":"succeder-a-boutmy-le-directorat-d-anatole-leroy-beaulieu","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Apr&egrave;s 35&nbsp;ans pass&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;institution, la succession de Boutmy n&rsquo;est pas une mince affaire. Ce dernier, peu enclin &agrave; d&eacute;l&eacute;guer, a veill&eacute; avec un soin jaloux &agrave; la bonne marche de son &eacute;cole (&laquo;&nbsp;<em>il n&rsquo;avait jamais eu d&rsquo;autre enfant&nbsp;</em>[1] &raquo;) et laisse des instructions concernant le choix de son successeur. Sans doute sa pr&eacute;f&eacute;rence va-t-elle &agrave; Albert Sorel. Mais ce dernier, de sant&eacute; fragile et d&rsquo;un &acirc;ge avanc&eacute; (64&nbsp;ans), d&eacute;cline la proposition. Tous deux disparaissent en&nbsp;1906, laissant l&rsquo;&Eacute;cole orpheline de son p&egrave;re fondateur et du doyen de ses professeurs. Anatole Leroy-Beaulieu, dont le nom avait &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute;, accepte la direction que lui propose L&eacute;on Aucoc, pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration. Professeur de la premi&egrave;re heure, &agrave; l&rsquo;apog&eacute;e de sa carri&egrave;re et de sa notori&eacute;t&eacute; internationale, Leroy-Beaulieu rassure par &laquo;&nbsp;<em>son attachement aux doctrines lib&eacute;rales, aux id&eacute;es de d&eacute;fense et de progr&egrave;s social, son caract&egrave;re &agrave; la fois ferme et conciliant&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Son court septennat &ndash;&nbsp;au&nbsp;regard des 35&nbsp;ann&eacute;es du directorat Boutmy et des 25&nbsp;ann&eacute;es du mandat d'Eichthal&nbsp;&ndash; s&rsquo;op&egrave;re sous le signe du &laquo;&nbsp;<em>rajeunissement&nbsp;</em>&raquo; et de &laquo;&nbsp;<em>la continuit&eacute; de l&rsquo;ascension&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Rajeunissement du corps professoral avec le recrutement de deux brillants conf&eacute;renciers, Andr&eacute; Siegfried et Andr&eacute; Tardieu, et le renouvellement des &eacute;quipes des sections. Croissance du nombre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves qui passe de&nbsp;466 en&nbsp;1905 &agrave; pr&egrave;s de&nbsp;800 en&nbsp;1912. Continuit&eacute; certes mais &eacute;galement adaptations aux &eacute;volutions de l&rsquo;environnement politique et &agrave; la demande sociale. En&nbsp;1910, la scolarit&eacute;, service militaire oblige, est port&eacute;e &agrave; trois ans, ce qui ent&eacute;rine l&rsquo;allongement du cursus valid&eacute; en son temps par Boutmy pour valoriser le dipl&ocirc;me. En&nbsp;1910, la section &eacute;conomique et financi&egrave;re est d&eacute;doubl&eacute;e (public/priv&eacute;), ce qui atteste son succ&egrave;s et sa sp&eacute;cialisation&nbsp;; des conf&eacute;rences destin&eacute;es aux cadres des entreprises, pr&eacute;figuration de la formation continue, sont alors institu&eacute;es. Le directeur, c&eacute;l&egrave;bre slaviste, dote &eacute;galement l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;une chaire d&rsquo;ethnographie de l&rsquo;Europe centrale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Les qualit&eacute;s d&rsquo;administrateur d'Anatole Leroy-Beaulieu ne firent pas l&rsquo;unanimit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>ses collaborateurs se plaignirent qu&rsquo;il se montr&acirc;t incapable d&rsquo;application. De sant&eacute; d&eacute;licate, il n&rsquo;&eacute;tait pas fait pour le labeur r&eacute;gulier de l&rsquo;administration et ne se plaisait qu&rsquo;aux choses qui l&rsquo;int&eacute;ressaient&nbsp;</em>[4]<em>.</em>&nbsp;&raquo; Mais le directeur et son &eacute;pouse ont &oelig;uvr&eacute; pour faire de l&rsquo;&Eacute;cole un lieu de sociabilit&eacute;, recevant chez eux la &laquo;&nbsp;<em>bonne compagnie&nbsp;</em>&raquo;, resserrant les liens entre l&rsquo;&Eacute;cole et la Soci&eacute;t&eacute; des Anciens &eacute;l&egrave;ves, organisant des conf&eacute;rences publiques sur des sujets d&rsquo;actualit&eacute;. Le directorat d&rsquo;Anatole Leroy-Beaulieu assure l&rsquo;expansion de l&rsquo;Ecole et renforce son prestige pour en faire un &eacute;tablissement incontournable.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] ISP-16, Dr2, PV de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du 24/02/1906.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] P. Rain, Jacques Chapsal. <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques,</em> <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] R. Dollot, <em>Souvenirs de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques 1895-1905</em>, Paris, Dollot, 1947, p.&nbsp;23.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Succéder à Boutmy, le directorat d’Anatole Leroy-Beaulieu ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;histoire des archives de Sciences Po, Communication de Huguette Le B&eacute;guec.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTHAL Eug&egrave;ne (d'), <em>Quelques &acirc;mes d&rsquo;&eacute;lite (1804-1912)&nbsp;: esquisses et souvenirs</em>, Paris, Hachette, 1919.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTHAL Eug&egrave;ne (d'), &laquo;&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu&nbsp;&raquo;, <em>Revue des sciences politiques,</em>&nbsp;1912, t.&nbsp;27, p.&nbsp;1-6.</li>\r\n</ul>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Discours prononc&eacute;s &agrave; l&rsquo;inauguration du monument &eacute;lev&eacute; &agrave; la m&eacute;moire d&rsquo;Anatole Leroy-Beaulieu</em>, 01/03/1914. Paris, Impr. Brodard, 1914. Contient les discours d&rsquo;Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal, L.&nbsp;Renault et G.&nbsp;Teissier.</li>\r\n</ul>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<ul>\r\n<li><em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques fond&eacute;e en 1871, par &Eacute;mile Boutmy,</em>&nbsp;Coulommiers, impr. P. Brodard, Paris, 27 rue Saint-Guillaume, 1921.</li>\r\n</ul>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le 50e Anniversaire de la fondation de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques 1871-1921</em>, Paris, &Eacute;cole libre des sciences politiques, 1921. 38 p.</li>\r\n</ul>","slug":"succeder-a-boutmy-le-directorat-d-anatole-leroy-beaulieu","lang":"fr","excerpt":"« Notre nouveau directeur continuera, nous en sommes assurés, les traditions de libéralisme, de tolérance et de patriotisme qui ont toujours inspiré la vie de l’École. » (crédit photo : © Eugène Pirou / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00182582.jpg","media":[{"id":"22","image":"00177669.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Anatole Leroy-Beaulieu dans son bureau (© Henri Mannes)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"18"},{"brick_id":"39"}],"comment":"","date_start":"1906-02-02"},{"id":"144","slug":"suzanne-bastid","type":"portrait","lastname":"Bastid","firstname":"Suzanne","format":null,"miniature":"00104433.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>Daughter of, wife of, trailblazer nonetheless.</strong></em> Suzanne Bastid was the daughter of legal scholar Jules Basdevant, a professor of international law at the Paris Law Faculty who taught the Law of Nations at the &Eacute;cole libre des sciences politiques during the inter-war period, acted as a jurisconsult at the Ministry of Foreign Affairs and contributed to the founding of the League of Nations as one of its legal specialists. She was the wife of Paul Bastid, a normalien who sat the agr&eacute;gation exam in philosophy and public law before becoming a radical politician and a minister in the Popular Front government. Yet Bastid also charted her own unique course in a distinctly male-dominated world. She was the first woman to pass the agr&eacute;gation in public law in 1932; the first female professor at the ELSP in 1941 and at the Paris Law Faculty in 1946; the first woman elected to the Institute of International Law in 1948 and to the Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques in 1971. For all these firsts, Bastid&rsquo;s feminism was of the most discreet kind. It just barely permitted her to join the women&rsquo;s rights group Association fran&ccedil;aise des femmes dipl&ocirc;m&eacute;es d&rsquo;universit&eacute;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>From Lyon to Paris.</strong></em> Having been a professor at the Lyon Law School before the war, Bastid was appointed to teach the Law of Nations course at the ELSP when the latter opened a campus in Lyon, which fell in the unoccupied zone libre, at the start of the 1940 academic year. The city soon became the heartland of French Resistance activities and the Bastids played their own part in the clandestine movement. When Jules Basdevant resigned from the Ministry of Foreign Affairs in 1941 and was relieved of his duties at the Paris Law Faculty, he continued to teach for a time at the Rue Saint-Guillaume, before joining the couple in Lyon himself. Recalled to Paris after the liberation, Suzanne Bastid continued her teaching at the Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques, succeeding her father in his post. Over the next 40 years, she worked tirelessly to train the aspiring diplomats, civil servants and international students of the International Section in the Law of Nations, renamed Public International Law in 1968.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>The Mandarin.</strong></em> An &ldquo;iron lady&rdquo; as much as a &ldquo;Doktermutter&rdquo;, &ldquo;Madame Bastid&rdquo; commanded respect. She was a professor at the prestigious Paris Law Faculty (now Paris II) as well as teaching at Sciences Po, the Institut des hautes &eacute;tudes internationals and The Hague Academy of International Law. Bastid took an active interest in enhancing the prestige of French jurisprudence, editing the journal Annuaire fran&ccedil;ais de droit international in 1956 and founding the French Society for International Law in 1968, which she chaired for 20 years. Having long been a member of the Institute of International Law, she became its secretary general in the 1960s (1963-1969). As a practicing lawyer as well as a legal analyst and academic, in the 1950s, Judge Bastid served as president of the United Nations Administrative Tribunal, where she sat until 1982. She was a judge at the International Court of Justice from the 1970s.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p><em><strong>International law.</strong></em> Bastid wrote her doctoral thesis on the international civil servants working at the League of Nations and its International Labour Organisation (ILO) and the forms and conditions of their independence. She was an expert in the law of international organisations, describing its jurisprudence as it emerged and developed. As a positivist, Bastid was interested in the sources of law, particularly the major international treaties to which she devoted her second book. As a pragmatist and a realist, she examined international disputes and arbitrations, rejecting all systemic approaches in order to analyse the law as it is practised. Her course at Sciences Po outlined the structuring of the international sphere, the sources of international law, its modes and scope of application. Bastid also taught within the International Section, which was dominated by the revered academics Pierre Renouvin and Jean-Baptiste Duroselle, where she opened up fruitful discussions around the historical and philosophical sources of law. Finally, she sat on the academic boards of the Development Council and the IEP de Paris.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>","title":"Suzanne Bastid","related_ressources":"<p><strong>Find out more:</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"https://www.sfdi.org/internationalistes/bastid/\">Notice d&rsquo;Alain Pellet</a>, Professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris Ouest Nanterre La D&eacute;fense, Pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise de droit international&nbsp;:&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Daniel Vignes, &laquo;&nbsp;In memoriam: Madame Bastid&nbsp;&raquo;,&nbsp;AFDI, vol.&nbsp;40, 1994, p.&nbsp;7-9.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Fran&ccedil;ois Terr&eacute;, &laquo;&nbsp;Notice sur la vie et les travaux de Suzanne Bastid (1906-1995)&nbsp;&raquo;, ASMP, Institut de France, s&eacute;ance du 4&nbsp;f&eacute;vrier 1997.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong><br /></strong></p>","slug":"suzanne-bastid","lang":"en","excerpt":"“Madame Paul Bastid”, as she was known in the IEP de Paris Student Guides right through to the 1960s, was the first and only woman to teach a core lecture at the Rue Saint-Guillaume between 1941 and 1968.(© Stephanie Samper / Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>Fille de, femme de, pionni&egrave;re pourtant</strong></em><em><strong>.</strong></em> &ndash;&nbsp;Fille du juriste Jules Basdevant, professeur de droit international &agrave; la facult&eacute; de Paris et titulaire du cours de droit des gens &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques (ELSP) durant l&rsquo;entre-deux-guerres, jurisconsulte du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res et juriste fondateur de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations &ndash;&nbsp;&eacute;pouse de Paul Bastid, normalien, agr&eacute;g&eacute; de philosophie et de droit public, homme politique radical, un temps ministre du Front Populaire, Suzanne Bastid n&rsquo;en a pas moins trac&eacute; sa voie singuli&egrave;re dans un monde r&eacute;solument masculin. Premi&egrave;re femme agr&eacute;g&eacute;e de droit public en&nbsp;1932, premi&egrave;re femme professeure &agrave; l&rsquo;ELSP en&nbsp;1941 et &agrave; la facult&eacute; de droit de Paris en&nbsp;1946, premi&egrave;re femme &eacute;lue &agrave; l&rsquo;Institut de droit international en&nbsp;1948 et &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques en&nbsp;1971, S.&nbsp;Bastid est de la trempe des f&eacute;ministes discr&egrave;tes, mais n&eacute;anmoins membre de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des femmes dipl&ocirc;m&eacute;es d&rsquo;universit&eacute;.</p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>De Lyon &agrave; Paris. </strong></em><span>En poste &agrave; la facult&eacute; de droit de Lyon avant-guerre, elle est charg&eacute;e de professer le cours de </span><span>droit des gens</span><span> lorsque l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques y ouvre une antenne en zone libre &agrave; la rentr&eacute;e 1940. Dans la capitale de la r&eacute;sistance, le couple Bastid participe &agrave; la lutte clandestine pour la lib&eacute;ration de la France, tandis que Jules Basdevant, d&eacute;missionnaire du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res en&nbsp;1941 et relev&eacute; de ses fonctions &agrave; la facult&eacute; de droit de Paris, poursuit ses cours rue Saint-Guillaume, avant de rejoindre Lyon &agrave; son tour. Nomm&eacute;e &agrave; Paris &agrave; la Lib&eacute;ration, Suzanne Bastid poursuit son enseignement &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques, succ&eacute;dant &agrave; son p&egrave;re. Quarante ans durant, elle initie les apprentis diplomates, hauts fonctionnaires et les &eacute;l&egrave;ves &eacute;trangers de la section internationale au </span><span>droit des gens</span><span>, rebaptis&eacute; </span><span>droit public international</span><span> en&nbsp;1968.</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Femme puissante</strong></em><span><em><strong>.</strong></em> &laquo;&nbsp;Doktor Mutter&nbsp;&raquo; autant que &laquo;&nbsp;patronne&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Madame Bastid&nbsp;&raquo; fait autorit&eacute;. Professeure &agrave; la prestigieuse facult&eacute; de droit de Paris, future Paris&nbsp;II, elle enseigne &eacute;galement &agrave; Sciences&nbsp;Po, &agrave; l&rsquo;Institut des hautes &eacute;tudes internationales et &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie de droit international de La&nbsp;Haye. Soucieuse du rayonnement de la pens&eacute;e juridique fran&ccedil;aise, elle &eacute;dite en&nbsp;1956 l&rsquo;</span><span>Annuaire fran&ccedil;ais de droit international</span><span> et fonde en&nbsp;1968 la </span><span>Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise pour le droit international</span><span> qu&rsquo;elle pr&eacute;side pendant vingt ans. Membre de l&rsquo;Institut de droit international, elle en devient la secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale dans les ann&eacute;es&nbsp;1960 (1963-1969). Universitaire autant que praticienne, analyste autant qu&rsquo;actrice, la juge Bastid pr&eacute;side le Tribunal administratif des Nations Unies dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 o&ugrave; elle si&egrave;ge jusqu&rsquo;en 1982 et plaide devant la Cour internationale de justice &agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;1970.</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>International</strong><strong>.</strong> </em><span>Ayant consacr&eacute; sa th&egrave;se aux fonctionnaires internationaux de la SDN et de son Bureau international du travail (BIT) et aux conditions et aux formes de leur ind&eacute;pendance, S.&nbsp;Bastid excelle en droit des organisations internationales, dont elle d&eacute;crit la jurisprudence en construction. Positiviste, elle s&rsquo;int&eacute;resse aux sources du droit, notamment aux grands trait&eacute;s auxquels elle consacre son deuxi&egrave;me ouvrage. Pragmatique et r&eacute;aliste, elle &eacute;tudie les diff&eacute;rends et les arbitrages internationaux, r&eacute;cusant tout esprit de syst&egrave;me pour analyser le droit tel qu&rsquo;il se pratique. Son cours &agrave; Sciences&nbsp;Po d&eacute;crit la structuration de la soci&eacute;t&eacute; internationale, les sources du droit international, ses modes et ses p&eacute;rim&egrave;tres d&rsquo;application. Au sein de la section internationale, domin&eacute;e par les figures tut&eacute;laires de Pierre Renouvin puis de Jean-Baptiste Duroselle, elle entame un dialogue f&eacute;cond sur les sources historiques et philosophiques du droit et si&egrave;ge dans les instances p&eacute;dagogiques du conseil de perfectionnement et de l&rsquo;Institut.</span></p>\r\n<div><span><br /></span><br />\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n</div>","title":"Suzanne Bastid","related_ressources":"<div><strong>En savoir plus :&nbsp;</strong></div>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"https://www.sfdi.org/internationalistes/bastid/\"><span>Notice d&rsquo;Alain Pellet</span></a><span>, Professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris Ouest Nanterre La D&eacute;fense, Pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise de droit international&nbsp;:&nbsp;</span></li>\r\n</ul>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<ul>\r\n<li><span>Daniel Vignes, &laquo;&nbsp;In memoriam: Madame Bastid&nbsp;&raquo;, </span><span>AFDI</span><span>, vol.&nbsp;40, 1994, p.&nbsp;7-9.</span></li>\r\n</ul>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<ul>\r\n<li><span>Fran&ccedil;ois Terr&eacute;, &laquo;&nbsp;Notice sur la vie et les travaux de Suzanne Bastid (1906-1995)&nbsp;&raquo;, ASMP, Institut de France, s&eacute;ance du 4&nbsp;f&eacute;vrier 1997.</span></li>\r\n</ul>","slug":"suzanne-bastid","lang":"fr","excerpt":"« Madame Paul Bastid », comme la désignent jusque dans les années 1960 les Livrets de l’étudiant de l’IEP de Paris, est la première et unique femme titulaire d’un cours magistral rue Saint-Guillaume de 1941 à 1968.(© Stephanie Samper / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00104433.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1906-08-15"},{"id":"43","slug":"jacques-chapsal","type":"portrait","lastname":"Chapsal","firstname":"Jacques","format":null,"miniature":"00177054_bis_ter.jpg","translations":[{"text":"<p>n</p>","title":"Jacques Chapsal","related_ressources":"","slug":"jacques-chapsal","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Le second fondateur.</em></strong>&nbsp;Rarement vie d&rsquo;un homme ne s&rsquo;est autant confondue avec l&rsquo;institution qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner. Chapsal est un enfant de l&rsquo;&Eacute;cole libre, biblioth&eacute;caire du S&eacute;nat appel&eacute; par Roger Seydoux au poste de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral en&nbsp;1939, promu directeur-adjoint en&nbsp;1945 et nomm&eacute; directeur en&nbsp;1947 pour le rester jusqu&rsquo;en&nbsp;1979. Qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;<em>second fondateur</em> [1]&nbsp;&raquo;, il a accompagn&eacute; la transition de l&rsquo;ELSP &agrave; l&rsquo;IEP-FNSP et particip&eacute; &agrave; la r&eacute;daction du statut de&nbsp;1945, avant d&rsquo;en &ecirc;tre le principal interpr&egrave;te et praticien par ses fonctions de directeur-administrateur. &laquo;&nbsp;Autorit&eacute; invisible&nbsp;&raquo; lors des &eacute;v&eacute;nements de&nbsp;1968, il assure la continuit&eacute; des institutions en n&eacute;gociant le nouveau statut de&nbsp;1969 et la continuit&eacute; du pouvoir &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Institut. &laquo;&nbsp;<em>B&acirc;tisseur, constructeur d&rsquo;institution</em> [2]&nbsp;&raquo; au sens figur&eacute; mais aussi au sens propre, Chapsal est l&rsquo;homme d&rsquo;un projet immobilier, le pr&eacute;-carr&eacute;, et d&rsquo;une obsession, agrandir le patrimoine germanopratin de la FNSP&nbsp;; inlassable architecte, il ne se r&eacute;sout &agrave; quitter la Maison qu&rsquo;une fois pos&eacute;e la derni&egrave;re pierre de la r&eacute;novation de l'immeuble de la rue des Saints-P&egrave;res.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;homme de l&rsquo;IEP.</em></strong>&nbsp;Administrateur certes, Chapsal est &eacute;galement &laquo;&nbsp;<em>enseignant et savant</em> [3]&nbsp;&raquo;. D&eacute;tenteur d&rsquo;une th&egrave;se sur <em>Le r&eacute;gime administratif de la batellerie</em> (1934), il est ma&icirc;tre de conf&eacute;rences en &eacute;conomie sociale &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre puis titulaire du cours magistral sur <em>La vie politique fran&ccedil;aise sous la Ve R&eacute;publique ;</em>&nbsp;son manuel <em>Th&eacute;mis</em> au m&ecirc;me titre s'impose comme un classique sans cesse r&eacute;&eacute;dit&eacute;. Si la modestie de Chapsal lui interdit de revendiquer le titre de savant, Alain Lancelot rappelle toutefois &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ensemble des comptes-rendus critiques et des recensions qu&rsquo;il assurait dans la RFSP... [et] la rigueur de son jugement critique</em> [4]&nbsp;&raquo;. Si &laquo;&nbsp;<em>assur&eacute;ment il a consacr&eacute; plus de temps &agrave; la direction de l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;enseignement qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;animation de l&rsquo;institution de recherche</em> [5]&nbsp;&raquo;, s&rsquo;il fut l&rsquo;homme de l&rsquo;IEP plus que de la FNSP, si ses relations avec les secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux de la Fondation, Jean Meynaud et Jean Touchard, n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; sans tensions, &laquo;&nbsp;<em>rien n&rsquo;aurait pu se faire sans son assentiment et son concours, et rien ne s&rsquo;est fait qu&rsquo;il ne l&rsquo;ait appuy&eacute; de son aide et de sa comp&eacute;tence</em> [6]&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;instauration des troisi&egrave;mes cycles en&nbsp;1956 et de la d&eacute;livrance des doctorats en&nbsp;1974, de la cr&eacute;ation des centres de recherche ou du d&eacute;veloppement des Presses de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1976.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>L&rsquo;homme de la rigueur, aussi exigeant pour lui-m&ecirc;me que pour son entourage</em></strong>[7]. &raquo; Homme de fortes convictions religieuses et politiques (catholique et gaulliste), Jacques Chapsal n&rsquo;en a pas moins &eacute;t&eacute; la simplicit&eacute; et la discr&eacute;tion incarn&eacute;es, &agrave; l&rsquo;image de son c&eacute;l&egrave;bre solex. Farouchement droit, Chapsal est salu&eacute; pour &laquo;&nbsp;<em>la rigueur avec laquelle il veillait &agrave; la qualit&eacute; des examens et au maintien jaloux de l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;Institution, dans toutes les directions, aussi bien &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des pouvoirs publics que des pressions de toute nature, de toutes les interventions</em> [8]&nbsp;&raquo;. Farouchement &laquo;&nbsp;<em>lib&eacute;ral</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>rebelle aux id&eacute;ologies, aux orthodoxies, aux modes, mais respectueux des convictions de chacun</em> [9]&nbsp;&raquo;, Chapsal est tr&egrave;s attach&eacute; &agrave; la neutralit&eacute; de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: &laquo;<em>&nbsp;l&rsquo;IEP doit faire place dans son enseignement &agrave; toutes les id&eacute;es</em> [10]&nbsp;&raquo;. Attentif au choix des hommes, il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; faire appel &agrave; des enseignants communistes (Pierre George, Jean Baby, Jean Bruhat, Guy Braibant), mais r&eacute;pugne en revanche &agrave; maintenir les cours des enseignants titulaires de fonctions &eacute;lectives ou politiques. S&rsquo;il est, de son aveu m&ecirc;me, un grand pessimiste et un incorrigible sceptique, il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; l&rsquo;homme de l&rsquo;immobilisme, de la r&eacute;signation ou du repli&nbsp;: le Sciences&nbsp;Po&nbsp;45-75 est ind&eacute;niablement celui de l&rsquo;expansion conqu&eacute;rante, de l&rsquo;optimisme des Trente Glorieuses.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] S. Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] M. Gentot, &eacute;ditorial, BAE mars-avril&nbsp;1979.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] A. Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] M. Gentot, &eacute;ditorial, BAE mars-avril&nbsp;1979.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] 2PS-10, Comit&eacute; de perfectionnement. S&eacute;ance du 03/01/1946.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jacques Chapsal","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"jacques-chapsal","lang":"fr","excerpt":"Second fondateur, homme de l’institution et plus encore de l’Institut, Jacques Chapsal a su imposer son style et ses choix en dédiant quarante ans au service de la Maison, dont trente comme directeur. (©DR)"}],"thumbnail":"00177054_bis.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"29"},{"brick_id":"59"}],"comment":"","date_start":"1909-01-01"},{"id":"69","slug":"francois-goguel","type":"portrait","lastname":"Goguel","firstname":"François","format":null,"miniature":"00177064b.jpg","translations":[{"text":"","title":"François Goguel","related_ressources":"","slug":"francois-goguel","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Haut fonctionnaire et politiste.</em></strong>&nbsp;Homme de plusieurs carri&egrave;res, juriste de formation, Fran&ccedil;ois Goguel est un haut-fonctionnaire parlementaire attach&eacute; au S&eacute;nat o&ugrave; il entre en&nbsp;1931 et dont il occupe le secr&eacute;tariat-g&eacute;n&eacute;ral durant dix-sept ans (1954-1971) avant d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; membre du Conseil constitutionnel en&nbsp;1971. Observateur-participant de la vie agit&eacute;e des institutions r&eacute;publicaines et des soubresauts de la vie publique des ann&eacute;es&nbsp;1930 aux ann&eacute;es&nbsp;1980, Goguel se fait chroniqueur politique. Attach&eacute; aux institutions de la Troisi&egrave;me et de la Quatri&egrave;me R&eacute;publique qu&rsquo;il a servies avec constance, Goguel se rallie pourtant au gaullisme pr&eacute;sidentialiste. Sa double casquette d&rsquo;expert des institutions et de politiste sp&eacute;cialiste des questions &eacute;lectorales, ainsi que l&rsquo;amiti&eacute; de Michel Debr&eacute; et de Jean-Marcel Jeanneney, le propulsent au rang de conseiller du Prince o&ugrave; Goguel contribue &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration et aux modifications de la Constitution de&nbsp;1958.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Au service de la FNSP.</em></strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Parfaitement averti de tous les probl&egrave;mes d&rsquo;une Maison &agrave; laquelle il n&rsquo;a cess&eacute; d&rsquo;apporter depuis des ann&eacute;es un concours aussi constant que d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, Fran&ccedil;ois Goguel a &eacute;t&eacute; de toutes les batailles pour l&rsquo;autonomie de Sciences&nbsp;Po et sur tous les fronts de l&rsquo;institutionnalisation de la science politique. Dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole libre en&nbsp;1929, r&eacute;dacteur en chef de la <em>Revue des sciences politiques </em>(1936), secr&eacute;taire&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral &eacute;ph&eacute;m&egrave;re de la FNSP de&nbsp;1945 &agrave;&nbsp;1946, professeur &agrave; l&rsquo;IEP &agrave; partir de&nbsp;1948, pr&eacute;sident du Conseil de direction de l&rsquo;Institut durant vingt&nbsp;ans (1969-1989), membre du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP (1954) dont il prend la pr&eacute;sidence pour dix ans en&nbsp;1971, Goguel a &eacute;t&eacute; un compagnon de route exceptionnel, mettant ses comp&eacute;tences, ses r&eacute;seaux, son autorit&eacute; au service de la Fondation et de l&rsquo;Institut. Sp&eacute;cialiste du bon fonctionnement des institutions, il contribue &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;une jurisprudence Sciences&nbsp;Po, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du statut de&nbsp;1969 et de son application ou de l&rsquo;union des fonctions de Directeur-Administrateur qu&rsquo;il th&eacute;orise en&nbsp;1979. Garant sourcilleux de l&rsquo;ind&eacute;pendance scientifique, il accompagne le d&eacute;veloppement harmonieux des centres de recherche de la FNSP, n&eacute;gociant les conventions de rattachement de l&rsquo;Observatoire fran&ccedil;ais des conjonctures &eacute;conomiques, du Centre des hautes &eacute;tudes sur l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie modernes, des Archives contemporaines au mieux des int&eacute;r&ecirc;ts de l&rsquo;institution. Suivant de pr&egrave;s les &eacute;volutions du statut des IEP de province et se d&eacute;pensant sans compter au sein de leur Conseil d&rsquo;administration, Goguel est, avec Michel Gentot, l&rsquo;artisan de la politique du rapprochement.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Gardien de la tradition fran&ccedil;aise de science politique,</em></strong>&nbsp;Goguel n&rsquo;est pourtant pas un conservateur. On le retrouve aux origines de la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> dont il est un temps secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral, au lancement de l&rsquo;Association internationale de science politique dont il devient le premier secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral (1949-1950), lors de la fondation et de la refondation du CEVIPOF (Centre d&rsquo;&eacute;tudes de la vie politique fran&ccedil;aise) dont il sera le directeur de&nbsp;1966 &agrave;&nbsp;1973, au d&eacute;marrage de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique dont il assure la pr&eacute;sidence de&nbsp;1967 &agrave;&nbsp;1983, &agrave; l&rsquo;initiative de la cr&eacute;ation d&rsquo;une agr&eacute;gation du sup&eacute;rieur de science politique en&nbsp;1971. Goguel a donc &eacute;t&eacute;, au m&ecirc;me titre que Jean Touchard, l&rsquo;un des principaux acteurs de la structuration de la science politique fran&ccedil;aise. Sur un plan scientifique, Goguel fait figure de pont entre deux g&eacute;n&eacute;rations de politistes. Disciple d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried, il ne cessera de panth&eacute;oniser le ma&icirc;tre et de r&eacute;enchanter la tradition fran&ccedil;aise de science politique. S&rsquo;il n&rsquo;est pas exempt d&rsquo;ambition scientifique, s&rsquo;il revendique le titre de &laquo;&nbsp;politiste&nbsp;&raquo; plus que de &laquo;&nbsp;politologue&nbsp;&raquo;, Goguel &eacute;lectoraliste d&eacute;fend et illustre le legs de la g&eacute;ographie et de la sociologie &eacute;lectorales&nbsp;[2]&nbsp;contre la vogue quantitativiste des sondages et des enqu&ecirc;tes d&rsquo;opinion. Sp&eacute;cialiste des institutions politiques, il opte pour un dialogue entre juristes et historiens, qu&rsquo;il illustre par ses &eacute;crits d&rsquo;histoire politique&nbsp;[3], plus que pour le tournant sociologique. Observateur empirique, il rejette l&rsquo;excessive conceptualisation de la science politique. Si Goguel n&rsquo;a ni &eacute;labor&eacute; une m&eacute;thode ni fond&eacute; une &eacute;cole, reste qu&rsquo;il a tenu lieu de figure titulaire et d&rsquo;autorit&eacute; morale pour la jeune g&eacute;n&eacute;ration.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1972.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &Eacute;dite le premier fascicule des Cahiers de la FNSP, <em>&Eacute;tudes de sociologie &eacute;lectorale</em>, Paris, Colin, 1947. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il publie une <em>Initiation aux recherches de g&eacute;ographie &eacute;lectorale</em>, Paris, Centre d&rsquo;Etudes Sociologiques. Dans les Cahiers de la FNSP&nbsp;: <em>G&eacute;ographie des &eacute;lections fran&ccedil;aises de 1870 &agrave; 1951</em>, Paris, Colin, 1951, et avec Georges Dupeux : <em>Sociologie</em> <em>&eacute;lectorale. Esquisse d&rsquo;un bilan, guide de recherches</em>, Paris, Colin, 1951&nbsp;; puis ouvrage collectif, <em>Nouvelles &eacute;tudes de sociologie &eacute;lectorale</em>, Paris, Colin, 1954. Les Presses de la FNSP et les &eacute;ditions Fayard publient ses <em>Chroniques &eacute;lectorales relatives &agrave; la vie &eacute;lectorale fran&ccedil;aise de la IVe et Ve R&eacute;publique (1981-1983)</em> en 1983.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] F. Goguel, <em>La politique des partis sous la Troisi&egrave;me r&eacute;publique</em>, Paris, Seuil, 1946.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"François Goguel","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Fonds Fran&ccedil;ois Goguel, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BENOIST Pierre, <em>Fran&ccedil;ois Goguel&nbsp;: haut fonctionnaire et politiste</em>, Paris, Cahiers du CEVIPOF, 50, 2009.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, VEITL Philippe, &laquo;&nbsp;La carri&egrave;re symbolique d'un p&egrave;re fondateur. Andr&eacute; Siegfried et la science politique fran&ccedil;aise apr&egrave;s 1945&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, 37, 1999, p.&nbsp;4-26.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"francois-goguel","lang":"fr","excerpt":"Discret président de la FNSP, François Goguel a été de toutes les fondations, de tous les débats, de tous les combats de l’histoire de Sciences Po. Gardien de l’École française de science politique, il a joué un rôle crucial dans l’institutionnalisation de la discipline. (crédit photo : ©DR)"}],"thumbnail":"00177064.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"72"},{"brick_id":"145"}],"comment":"","date_start":"1909-02-02"},{"id":"82","slug":"jean-marcel-jeanneney","type":"portrait","lastname":"Jeanneney","firstname":"Jean-Marcel","format":null,"miniature":"Jean-Marcel_Jeanneney_160x190.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean-Marcel Jeanneney","related_ressources":"","slug":"jean-marcel-jeanneney","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>L&rsquo;universitaire-ministre.</em></strong>&nbsp;Issu d&rsquo;une famille de grands serviteurs de l&rsquo;&Eacute;tat, Jean-Marcel Jeanneney est le digne h&eacute;ritier d&rsquo;une dynastie r&eacute;publicaine telle que Sciences&nbsp;Po les affectionne (les Siegfried, les Debr&eacute;, les Parodi, les Joxe). Fils unique de Jules, sous-secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat de Clemenceau de&nbsp;1917 &agrave;&nbsp;1920, s&eacute;nateur et pr&eacute;sident du S&eacute;nat (1932-1940), ministre &eacute;ph&eacute;m&egrave;re du gouvernement provisoirede De&nbsp;Gaulle &agrave; la Lib&eacute;ration, Jean-Marcel est un &eacute;tudiant brillant et press&eacute;, dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole libre, docteur en droit, agr&eacute;g&eacute; de sciences &eacute;conomiques en&nbsp;1936, professeur d&rsquo;&eacute;conomie &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Dijon, puis de Grenoble dont il est le plus jeune doyen de France (1947-1951). Sa fulgurante ascension universitaire le m&egrave;ne &agrave; la Sorbonne o&ugrave; il professe de&nbsp;1952 &agrave;&nbsp;1980. H&eacute;ritier en politique, son expertise &eacute;conomique le propulse vers un destin national. Membre du comit&eacute; Rueff-Pinay en&nbsp;1958, ministre de l'Industrie de 1959 &agrave; 1962, Jean-Marcel Jeanneney est intimement associ&eacute; &agrave; la modernisation &eacute;conomique de la France (nouveau franc, lib&eacute;ralisation des &eacute;changes, modernisation de l&rsquo;industrie, tournant &eacute;nerg&eacute;tique). Ministre des Affaires sociales de&nbsp;1966 &agrave;&nbsp;1968, il accompagne la consolidation de l&rsquo;&Eacute;tat-providence (accords de Grenelle). Enfin,&nbsp;ministre en charge du r&eacute;f&eacute;rendum, il est l'artisan de la r&eacute;forme constitutionnelle et administrative (r&eacute;forme du S&eacute;nat, r&eacute;gionalisation), causant bien involontairement la chute du g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;Gaulle en&nbsp;1969. Gaulliste par attachement personnel, il se rallie &agrave; Mitterrand d&egrave;s&nbsp;1974 et devient son conseiller &eacute;conomique en 1981.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un &eacute;conomiste &agrave; Sciences&nbsp;Po, le fondateur du SEAE et de l&rsquo;OFCE.</em></strong>&nbsp;Dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, Jean-Marcel saura remercier comme il se doit son <em>alma mater</em>. &Agrave; la Lib&eacute;ration, directeur de cabinet de son ministre de p&egrave;re, il &eacute;tend son aile protectrice sur l&rsquo;institution qu&rsquo;il a fr&eacute;quent&eacute;e et o&ugrave; il a nou&eacute; de durables et pr&eacute;cieuses amiti&eacute;s avec Michel Debr&eacute; et Fran&ccedil;ois Goguel. Professeur et doyen de l&rsquo;Universit&eacute; de Grenoble, il y fonde le Centre d&rsquo;&eacute;tudes administratives et politiques (CEAP), matrice du futur IEP institu&eacute; en&nbsp;1948. Neveu et disciple de Charles Rist, il veille au rattachement de la rue&nbsp;Michelet &agrave; Sciences&nbsp;Po, gratifiant la FNSP d&rsquo;un centre de recherche en &eacute;conomie financ&eacute; par la Rockefeller d&egrave;s&nbsp;1950. En&nbsp;1980 encore, lorsque son ami et patron Raymond Barre songe &agrave; cr&eacute;er un institut de conjoncture, il n&eacute;gocie son rattachement &agrave; la FNSP et le sauve des h&eacute;sitations socialistes par sa pers&eacute;v&eacute;rance. Membre du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP de&nbsp;1981 &agrave;&nbsp;2010, c&rsquo;est un conseiller &eacute;cout&eacute; et un redoutable scrutateur des comptes de la Fondation. Homme de pouvoir, Jean-Marcel Jeanneney a &eacute;t&eacute; le discret ange gardien du Sciences&nbsp;Po d&rsquo;apr&egrave;s-guerre&nbsp;; &eacute;conomiste universitaire, il a dot&eacute; la FNSP de centres de recherche et d&rsquo;une &eacute;quipe de chercheurs, constitu&eacute;e de Raymond Barre et Jean-Claude Casanova, puis de ses &eacute;l&egrave;ves Jean-Paul Fitoussi et&nbsp; Patrick Messerlin.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>De la mesure &agrave; l&rsquo;analyse, de l&rsquo;analyse &agrave; l&rsquo;action.</em></strong>&nbsp;Serviteur de l&rsquo;&Eacute;tat, Jean-Marcel Jeanneney est &eacute;galement un &laquo;&nbsp;<em>p&eacute;dagogue de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, soucieux d&rsquo;acculturer la puissance publique aux r&eacute;alit&eacute;s &eacute;conomiques et de d&eacute;velopper la culture &eacute;conomique des hommes d&rsquo;&Eacute;tat, de l&rsquo;administration et de la classe politique fran&ccedil;aise. Son entreprise de promotion du d&eacute;bat public en &eacute;conomie et de d&eacute;mystification de la &laquo;&nbsp;<em>bo&icirc;te noire&nbsp;</em>&raquo; &eacute;conomique explique ses choix en faveur de l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;expertise, qu&rsquo;elle prenne la forme de l&rsquo;engagement politique ou de la cr&eacute;ation d&rsquo;un Observatoire parascientifique&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>le mot observatoire signifie qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de prendre connaissance, aussi pr&eacute;cise que possible, des r&eacute;alit&eacute;s &agrave; comprendre&nbsp;</em>[2].&nbsp;&raquo; Cette connaissance permet de passer &laquo;&nbsp;<em>de la mesure &agrave; l&rsquo;analyse, de l&rsquo;analyse &agrave; l&rsquo;action&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. De cette mission p&eacute;dagogique d&eacute;coule un choix m&eacute;thodologique, celui d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>v&eacute;ritable &eacute;thique empirique&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>la crise de la science &eacute;conomique, l&rsquo;incapacit&eacute; o&ugrave; elle se trouve fr&eacute;quemment de guider la politique, paraissent dues essentiellement &agrave; ce que la r&eacute;alit&eacute;, faute d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; suffisamment observ&eacute;e, mesur&eacute;e, sond&eacute;e, &eacute;chappe encore trop &agrave; notre connaissance&nbsp;</em>[5].&nbsp;&raquo; Jean-Marcel Jeanneney, form&eacute; durant l&rsquo;entre-deux-guerres aux m&eacute;thodes quantitatives au sein de l&rsquo;Institut Rist, &laquo;&nbsp;<em>aime les longues et implacables s&eacute;ries de chiffres et les graphiques rigoureux et parlants&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo; et montre tout son int&eacute;r&ecirc;t pour les m&eacute;thodes statistiques et &eacute;conom&eacute;triques et le<em> bon usage des mod&egrave;les&nbsp;</em>[7]. Surtout, le biais empirique a pour autre vertu de &laquo;&nbsp;<em>se tenir &agrave; distance de toutes les id&eacute;ologies&nbsp;</em>&raquo;. Au sein de l&rsquo;Observatoire, trois d&eacute;partements compl&eacute;mentaires et concurrents &eacute;tudient les m&ecirc;mes r&eacute;alit&eacute;s &agrave; partir de m&eacute;thodes et d&rsquo;approches diff&eacute;rentes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la mod&eacute;lisation &eacute;conomique, de l&rsquo;analyse classique de la conjoncture ou de la r&eacute;flexion th&eacute;orique. Toute l&rsquo;entreprise est ainsi plac&eacute;e sous le signe du &laquo;&nbsp;<em>lib&eacute;ralisme intellectuel&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo; et du &laquo;&nbsp;<em>pluralisme&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo; chers &agrave; Jean-Marcel Jeanneney.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J.-P. Fitoussi et &Eacute;. Laurent, &laquo;&nbsp;Jean-Marcel Jeanneney ou le lib&eacute;ralisme intellectuel&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J.-M. Jeanneney, &laquo;&nbsp;La cr&eacute;ation de l&rsquo;OFCE, <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, n&deg;102, &eacute;t&eacute; 2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J.-P. Fitoussi et &Eacute;. Laurent, &laquo;&nbsp;Jean-Marcel Jeanneney ou le lib&eacute;ralisme intellectuel&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J.-P. Fitoussi et &Eacute;. Laurent, &laquo;&nbsp;Jean-Marcel Jeanneney ou le lib&eacute;ralisme intellectuel&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J.-M. Jeanneney, &laquo;&nbsp;La crise de la science &eacute;conomique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, <em>Le Monde</em>, 20 juin 1953.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J.-P. Fitoussi et &Eacute;. Laurent, &laquo;&nbsp;Jean-Marcel Jeanneney ou le lib&eacute;ralisme intellectuel&nbsp;&raquo;&nbsp;<em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J.-M. Jeanneney, <em>Du bon usage des mod&egrave;les</em>, num&eacute;ro sp&eacute;cial de la <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, n&deg;28, 1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J.-M. Jeanneney, &laquo;&nbsp;Pr&eacute;sentation&nbsp;&raquo; de la <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, n&deg;1, juillet&nbsp;1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J.-M. Jeanneney, &laquo;&nbsp;La cr&eacute;ation de l&rsquo;OFCE&nbsp;&raquo;, <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, n&deg;102, &eacute;t&eacute; 2007.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean-Marcel Jeanneney","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives d'histoire contemporaine du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives Jean-Marcel Jeanneney, Archives d'histoire contemporaine du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FITOUSSI Jean-Paul, &laquo;&nbsp;Hommage &agrave; Jean-Marcel Jeanneney&nbsp;&raquo;, <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, 115, octobre 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JEANNENEY Jean-Marcel, <em>Jean-Marcel Jeanneney &agrave; l&rsquo;OFCE, Fondations et contributions 1981-1989</em>.Textes choisis et introduits par Jean-Paul Fitoussi et &Eacute;loi Laurent, <em>Revue de l&rsquo;OFCE Futur Ant&eacute;rieur</em>, 121, novembre 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JEANNENEY Jean-Marcel, <em>Une m&eacute;moire r&eacute;publicaine (entretiens avec Jean Lacouture</em>), Seuil, 1997.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>KOCHER-MARBOEUF &Eacute;ric, <em>Le Patricien et le G&eacute;n&eacute;ral. Jean-Marcel Jeanneney et Charles de Gaulle, 1958-1969</em>, Comit&eacute; pour l'histoire &eacute;conomique et financi&egrave;re de la France, 2003.</li>\r\n</ul>","slug":"jean-marcel-jeanneney","lang":"fr","excerpt":"« Économiste rare, à la fois théoricien empiriste et praticien  », Jean-Marcel Jeanneney appartient au cercle restreint des anges gardiens de Sciences Po. (© Teidix  / CC BY-SA 4.0)\r\n"}],"thumbnail":"Jean-Marcel_Jeanneney.jpg","media":[{"id":"161","image":"002016481.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Portrait Jean-Marcel Jeanneney (©Teidix / CC BY-SA 4.0/Wikimedia)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"92"},{"brick_id":"29"},{"brick_id":"122"}],"comment":"","date_start":"1910-11-13"},{"id":"1","slug":"directorat-d-eugene-d-eichthal","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><em>Vieillard &laquo;&nbsp;conservant une grande jeunesse d&rsquo;esprit</em> [1]<em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;excellent administrateur, prudent, &eacute;conome m&ecirc;me </em>[2]<em>&nbsp;&raquo;, </em>tel est l&rsquo;homme qui va pr&eacute;sider aux destin&eacute;es de Sciences&nbsp;Po durant un quart de si&egrave;cle, lui faire traverser sans encombre l&rsquo;&eacute;preuve de la Grande Guerre et c&eacute;l&eacute;brer en&nbsp;1920 le cinquantenaire de sa fondation.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Administrateur provisoire, directeur par d&eacute;faut, d&rsquo;Eichthal est pourtant, par sa famille, intimement li&eacute; &agrave; l&rsquo;ELSP. Son p&egrave;re, Gustave, form&eacute; par Auguste Comte, appartient aux cercles saint-simoniens qui jouent un r&ocirc;le dans la maturation intellectuelle de l&rsquo;&Eacute;cole. Son oncle, Adolphe, banquier et r&eacute;gent de la Banque de France, pr&eacute;sident de la Compagnie des chemins de fer du Midi, participe tr&egrave;s activement &agrave; la fondation de l&rsquo;&Eacute;cole et si&egrave;ge d&egrave;s l&rsquo;origine &agrave; son Conseil d&rsquo;administration. De son p&egrave;re intellectuel et &eacute;rudit, Eug&egrave;ne h&eacute;rite un esprit encyclop&eacute;dique, un int&eacute;r&ecirc;t pour les questions &eacute;conomiques et sociales (et pour la musique) et un capital culturel et savant qui lui ouvrent l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques&nbsp;; &agrave; son oncle qu&rsquo;il seconde &agrave; la Compagnie du Midi, il emprunte les comp&eacute;tences administratives et le capital &eacute;conomique. Cette double filiation en fait un parfait repr&eacute;sentant du milieu ELSP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Appel&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s par Anatole Leroy-Beaulieu pour assurer la gestion administrative et financi&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;cole, Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal lui succ&egrave;de en&nbsp;1912. La survie de l&rsquo;&Eacute;cole durant la Grande Guerre sera le premier p&eacute;ril &agrave; surmonter. Pari gagn&eacute;. Hormis une rentr&eacute;e perturb&eacute;e en&nbsp;1914, l&rsquo;&Eacute;cole assure ses enseignements durant toute la dur&eacute;e du conflit. Le succ&egrave;s de l&rsquo;institution dans l&rsquo;entre-deux-guerres pr&eacute;sente paradoxalement un autre d&eacute;fi&nbsp;: il faut accompagner la croissance &ndash;&nbsp;les effectifs passent de&nbsp;800 &agrave; pr&egrave;s de 2 000&nbsp;&eacute;tudiants en&nbsp;1933. Si l&rsquo;&Eacute;cole ouvre ses portes aux filles en&nbsp;1919 et aux &eacute;trangers, attir&eacute;s en nombre par le prestige de la victoire fran&ccedil;aise, le directeur se r&eacute;sout &agrave; encadrer cet afflux&nbsp;: les frais de scolarit&eacute; sont augment&eacute;s (de&nbsp;350 &agrave; 500&nbsp;francs) et les premi&egrave;res bourses attribu&eacute;es&nbsp;; l&rsquo;admission sans condition est remplac&eacute;e en&nbsp;1931 par l&rsquo;obligation du baccalaur&eacute;at pour les gar&ccedil;ons, d&rsquo;un concours pour les filles et d&rsquo;un examen de fran&ccedil;ais pour les &eacute;trangers.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Pour accueillir ces nouveaux publics et d&eacute;congestionner les anciens locaux, la conqu&ecirc;te de l&rsquo;espace est relanc&eacute;e. L&rsquo;achat en&nbsp;1912 de l&rsquo;immeuble du 29&nbsp;rue Saint Guillaume permet une premi&egrave;re extension de la biblioth&egrave;que, mais ce sont les travaux d&rsquo;&eacute;l&eacute;vation du nouveau b&acirc;timent des amphith&eacute;&acirc;tres, confi&eacute;s en&nbsp;1933 &agrave; l&rsquo;architecte Henri Martin, qui am&eacute;liorent le confort et les conditions de travail des &eacute;l&egrave;ves.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Sur le plan de la scolarit&eacute;, la fid&eacute;lit&eacute; est de rigueur avec n&eacute;anmoins deux inflexions. La pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers &ndash;&nbsp;ils repr&eacute;sentent 26&nbsp;% des effectifs durant l&rsquo;entre-deux-guerres&nbsp;&ndash; impose une organisation de leur accueil, assur&eacute;e par Maurice Caudel qui propose des conf&eacute;rences sp&eacute;ciales. Se repose avec plus d'acuit&eacute; que jamais l&rsquo;&eacute;ternelle question des d&eacute;bouch&eacute;s&nbsp;: la section &eacute;conomique et financi&egrave;re est renforc&eacute;e sous l&rsquo;impulsion du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&Eacute;cole, Edmond Leb&eacute;e, qui &eacute;labore des conf&eacute;rences d&rsquo;application pour la pr&eacute;paration aux affaires, sur le mod&egrave;le des <em>case studies</em> am&eacute;ricains et fait appel &agrave; des professionnels pour les enseigner.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;82.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>, p.&nbsp;63.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Directorat  d’Eugène d’Eichthal ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;82.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LE BRET Herv&eacute;, <em>Les fr&egrave;res d&rsquo;Eichthal</em>, Th&egrave;se d&rsquo;histoire, Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>EICHTHAL Eug&egrave;ne (d&rsquo;), <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques.1927</em>, Extr. de <em>la Revue des deux mondes,&nbsp;</em>01/12/1927.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>TIRARD Paul, <em>Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal</em>, Coulommiers, Impr. Brodard, 1936.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"directorat-d-eugene-d-eichthal","lang":"fr","excerpt":"Nommé à 68 ans, mort en fonction à 92 ans, Eugène d’Eichthal n’était pourtant pas destiné à devenir le successeur de Boutmy, ni à le rester si longtemps. ( crédit photo : © STAR / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00173551.jpg","media":[{"id":"8","image":"Eugene_d_Eichthal.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Eugène d’Eichthal à son bureau (©Public domain/Wikimedia Commons )"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"25"}],"comment":"","date_start":"1912-01-02"},{"id":"21","slug":"histoire-du-peuple-anglais-au-xixe-siecle","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><em>&nbsp;[...] Il m&rsquo;a donn&eacute;, avec une s&eacute;curit&eacute; parfaite, garantie par une m&eacute;thode de travail irr&eacute;prochable, la connaissance pr&eacute;cise de tout ce que je pouvais d&eacute;sirer savoir sur ce sujet difficile, et sans exiger de ma part aucun effort, car la lecture m&rsquo;en a paru agr&eacute;able&nbsp;</em>[1]. &raquo; Cet hommage posthume du &laquo;&nbsp;pape&nbsp;&raquo; de l'histoire, Charles Seignobos, adress&eacute; &agrave; l&rsquo;apprenti historien Elie Hal&eacute;vy, en aurait fait rougir plus d&rsquo;un&nbsp;! Quant &agrave; Andr&eacute; Siegfried, il d&eacute;dicace son &oelig;uvre &laquo;&nbsp;<em>&Agrave; Elie Hal&eacute;vy &agrave; qui l&rsquo;on ne pr&eacute;sente pas sans trembler un peu une &eacute;tude sur l&rsquo;Angleterre&nbsp;</em>[2] &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>Fran&ccedil;ais j&rsquo;&eacute;cris une histoire de l&rsquo;Angleterre. J&rsquo;aborde l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;un peuple auquel je suis &eacute;tranger par la naissance et par l&rsquo;&eacute;ducation</em></strong>[3]. &raquo; Si Elie Hal&eacute;vy se veut modeste en abordant les rives d'outre-Manche, il n&rsquo;en est pas moins un fin connaisseur des Iles britanniques qu&rsquo;il visite longuement chaque ann&eacute;e depuis son plus jeune &acirc;ge. Passeur de d&eacute;troits, il fr&eacute;quente les salons des intellectuels r&eacute;formateurs, fabiens et travaillistes (Sidney Webb, Graham Wallas, George Bernard Shaw, Eileen Power)&nbsp;; familier de la <em>London School of Economics </em>et docteur <em>honoris causa</em> de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Oxford en&nbsp;1926, il est le premier Fran&ccedil;ais invit&eacute; &agrave; y prononcer en&nbsp;1929 les <em>Memorial Rhodes Lectures&nbsp;</em>; enqu&ecirc;teur et observateur-participant, il arpente les mines et les usines, assiste aux r&eacute;unions syndicales, rencontre les leaders ouvriers, suit les s&eacute;ances des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;ducation populaire&nbsp;; lecteur insatiable et grand habitu&eacute; de la <em>British Library</em> du <em>British Museum</em>, il r&eacute;dige de nombreux compte rendu d&rsquo;ouvrages britanniques dans les journaux fran&ccedil;ais et publie des articles dans les meilleures revues anglaises&nbsp;; son <em>Histoire du peuple anglais</em> est traduite et para&icirc;t quasi simultan&eacute;ment en Grande-Bretagne &agrave; partir de&nbsp;1924, devenant un authentique <em>best-seller</em> salu&eacute; par la critique<em>&nbsp;</em>! &laquo;&nbsp;<em>Les Anglais eux-m&ecirc;mes demeurent &eacute;merveill&eacute;s devant une information si riche [...] De la vie anglaise, &agrave; une &eacute;poque donn&eacute;e, il sait tout&nbsp;: ni la litt&eacute;rature, ni l&rsquo;&eacute;loquence parlementaire, ni la presse, ni les on-dit, ne demeurent en dehors de son rayon d&rsquo;observation&nbsp;</em>[4]. &raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;<strong><em>&OElig;uvre de patience</em></strong>[5] &raquo;<strong><em> et </em></strong>&laquo;<strong><em>monument</em> inachev&eacute;</strong>[6]. &raquo; Onze ans s&eacute;parent le <em>Tableau de l&rsquo;Angleterre en 1815</em> paru en&nbsp;1912 des tomes&nbsp;deux et trois de <em>L&rsquo;histoire du peuple anglais</em> consacr&eacute;s &agrave; la p&eacute;riode 1815-1841 (<em>Du lendemain de Waterloo &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de Sir Richard Peel</em>). Le traumatisme de la Grande guerre, la conscience aigu&euml; de la fragilit&eacute; de la vie et la hantise d&rsquo;un nouveau conflit vont perturber son entreprise&nbsp;: enjambant le second XIXe si&egrave;cle, Hal&eacute;vy pare au plus press&eacute; en proposant, dans deux tomes publi&eacute;s en&nbsp;1926 et&nbsp;1932, l&rsquo;<em>&Eacute;pilogue</em> de son <em>Histoire </em>(1895-1914), une analyse de l&rsquo;&acirc;ge des imp&eacute;rialismes et des nationalismes et de la marche &agrave; la guerre. &laquo;&nbsp;<em>Je reviendrai plus tard &agrave; l&rsquo;&egrave;re victorienne&nbsp;</em>&raquo;, avait-il annonc&eacute;. H&eacute;las&nbsp;! Sa mort soudaine prive l&rsquo;inconsolable lecteur du r&eacute;cit de la seconde moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle. Des fragments permirent &agrave; son &eacute;l&egrave;ve Paul Vaucher de livrer un texte posthume pour la p&eacute;riode 1841-1850.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;&laquo;&nbsp;<strong><em>Le tableau de l&rsquo;Angleterre en 1815 offre &agrave; l&rsquo;historien et au sociologue un mod&egrave;le de ce que doit &ecirc;tre l&rsquo;&eacute;tude exhaustive d&rsquo;une civilisation</em></strong>[7]. &raquo; Pionnier des &eacute;tudes anglaises apr&egrave;s Boutmy, Hal&eacute;vy s&rsquo;en distingue par sa m&eacute;thode tr&egrave;s vigoureuse et son refus des id&eacute;es re&ccedil;ues. Il s'interroge pourtant sur la myst&eacute;rieuse stabilit&eacute; anglaise. Produit des institutions&nbsp;? L&rsquo;Angleterre est &laquo;&nbsp;<em>un pays sans bureaux, sans police, o&ugrave; le pouvoir ex&eacute;cutif &eacute;tait plus faible que dans aucun autre pays d&rsquo;Europe&nbsp;</em>[8] &raquo;. Effet de la religion&nbsp;? Plus qu'&agrave; &laquo;&nbsp;<em>une &eacute;glise d&rsquo;&Eacute;tat apathique, sceptique, inerte&nbsp;</em>[9]&raquo;, c'est aux courants non-conformistes que la Grande-Bretagne devrait son salut&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>le m&eacute;thodisme est le v&eacute;ritable antidote du jacobinisme, et l&rsquo;organisation libre des &Eacute;glises est... le v&eacute;ritable principe d&rsquo;ordre... l&rsquo;Angleterre est le pays de l&rsquo;ob&eacute;issance volontaire, de l&rsquo;organisation spontan&eacute;e&nbsp;</em>[10]. &raquo;</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] C. Seignobos, <em>Revue critique</em>, d&eacute;cembre 1938.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Siegfried, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie, Elie Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'&eacute;conomie politique</em>, mars-avril 1938, p.&nbsp;430-445.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] E. Hal&eacute;vy, <em>Histoire du peuple anglais</em>, introduction, 1912.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Siegfried, &laquo;&nbsp;N&eacute;crologie, Elie Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] E. Hal&eacute;vy, <em>Histoire du peuple anglais</em>, introduction, 1912.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] R. Dreyfus, &laquo;&nbsp;Elie Hal&eacute;vy&nbsp;&raquo;, <em>La Revue de Paris</em>, 1/10/1937, p.&nbsp;678-685.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] R. Dreyfus, &laquo; Elie Hal&eacute;vy &raquo;, <em>La Revue de Paris</em>, 1/10/1937.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] E. Hal&eacute;vy, <em>Histoire du peuple anglais</em>, T2, 1923, p.&nbsp;V.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] <em>idem</em>, T1, p.&nbsp;387.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] <em>idem</em>, T1, p.&nbsp;564.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Histoire du peuple anglais au XIXe siècle ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>BO BRAMSEN Mich&egrave;le, <em>Contribution &agrave; une biographie intellectuelle d'Elie Hal&eacute;vy</em>, Th&egrave;se IEP sous la direction de J. Touchard, 1971.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>BO BRAMSEN Mich&egrave;le, <em>Portrait d'Elie Hal&eacute;vy</em>, 1978.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>FROBERT Ludovic, <em>Elie Hal&eacute;vy: R&eacute;publique et &eacute;conomie (1896-1914)</em>, Presses universitaires du Septentrion, 2003.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>HALEVY Elie, <em>Histoire du peuple anglais au XIX<sup>e </sup>si&egrave;cle</em>, Paris, Hachette, 1912-1932 :</li>\r\n</ul>\r\n<p>L&rsquo;Angleterre en 1815, 1912.</p>\r\n<p>Du lendemain de Waterloo &agrave; la veille du Reform Bill (1815-1830), 1923.</p>\r\n<p>De la crise du Reform Bill &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de Sir Robert Peel (1830-1841), 1923.</p>\r\n<p>&Eacute;pilogue (1895-1914) 1- Les imp&eacute;rialiste au pouvoir (1895-1905), 1926.</p>\r\n<p>&Eacute;pilogue (1895-1914) 2- Vers la d&eacute;mocratie sociale et vers la guerre (1905-1914), 1932</p>","slug":"histoire-du-peuple-anglais-au-xixe-siecle","lang":"fr","excerpt":"« Je ne connais aucune histoire contemporaine d’aucun État qui m’ait donné une aussi complète satisfaction. » (Charles Seignobos)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"41","image":"Halevy_peuple_anglais.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Élie Halévy, Histoire du peuple anglais au XIXe siècle (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"41"}],"comment":"","date_start":"1912-02-01"},{"id":"2","slug":"tableau-politique-de-la-france-de-l-ouest","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Le Tableau a ceci de paradoxal que cet &laquo;&nbsp;acte de naissance de la science politique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, ce &laquo;&nbsp;<em>br&eacute;viaire&nbsp;</em>[1] &raquo; &nbsp;des apprentis politistes, cette &oelig;uvre unanimement c&eacute;l&eacute;br&eacute;e, objet de r&eacute;f&eacute;rence et de r&eacute;v&eacute;rence, a quasiment &eacute;t&eacute; ignor&eacute;e jusqu&rsquo;en&nbsp;1945. Sans post&eacute;rit&eacute; institutionnelle ni &eacute;cho intellectuel imm&eacute;diats, le <em>Tableau</em> a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un r&eacute;investissement symbolique tardif, au moment m&ecirc;me o&ugrave; son caract&egrave;re exceptionnel s&rsquo;att&eacute;nue, o&ugrave; son apport scientifique faiblit, o&ugrave; son rayonnement d&eacute;cline.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Trois ma&icirc;tres ont exerc&eacute; sur ma formation une influence d&eacute;cisive&nbsp;: Izoulet mon professeur de philosophie m&rsquo;a donn&eacute; le go&ucirc;t des id&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales&nbsp;; Seignobos m&rsquo;a enseign&eacute; le r&eacute;alisme psychologique politique&nbsp;; Vidal de la Blache m&rsquo;a fait comprendre l&rsquo;esprit profond de la g&eacute;ographie</em></strong>[2].&nbsp;<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Le <em>Tableau</em> s&rsquo;inscrit dans l&rsquo; &laquo;&nbsp;univers scientifique&nbsp;&raquo; de son temps, &agrave; la crois&eacute;e de l&rsquo;histoire, de la g&eacute;ographie et de la sociologie. La monographie locale et le commentaire de carte, marques de fabrique de la g&eacute;ographie &eacute;lectorale, sont des emprunts &agrave; la g&eacute;ographie vidalienne. Le substantialisme et le d&eacute;terminisme culturel et ethnique viennent de la psychologie pratiqu&eacute;e par Taine, Boutmy et Le Bon. Le <em>Tableau</em> doit &eacute;galement beaucoup &agrave; l&rsquo;intime connaissance de la vie politique du candidat malheureux &agrave; Castellane et au Havre&nbsp;: &laquo;&nbsp;l<em>&rsquo;exp&eacute;rience des politiciens n&rsquo;ignore pas ces facteurs solides du jeu &eacute;lectoral</em>&nbsp;[3]. &raquo; &nbsp;Les campagnes &eacute;lectorales ont form&eacute; Siegfried dont la science n&rsquo;est pas si &eacute;loign&eacute;e des savoirs pratiques des pr&eacute;fets et des politiciens.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le granit produit le cur&eacute;, le calcaire l'instituteur. &raquo;&nbsp; </em></strong>Cette citation fameuse ne rend pas justice &agrave; celui qui fut un des premiers &agrave; affirmer la possibilit&eacute; d&rsquo;une connaissance scientifique de la politique, le premier &agrave; tenter de percer l&rsquo;&eacute;nigme du comportement &eacute;lectoral et &agrave; d&eacute;finir le langage des variables, ces facteurs religieux, sociaux, &eacute;conomiques, historiques susceptibles d&rsquo;agir sur le vote. La stabilit&eacute; des &laquo;<em>&nbsp;temp&eacute;raments politiques&nbsp;</em>&raquo; &ndash;&nbsp;plus que l&rsquo;indiff&eacute;rence politique ou les fluctuations de l&rsquo;opinion&nbsp;&ndash; est l&rsquo;objet central de l'enqu&ecirc;te sur la France de l&rsquo;Ouest. La d&eacute;pendance sociale ferait le vote de droite, les convictions politiques le vote de gauche. Le <em>Tableau</em> inaugure un si&egrave;cle de commentaires &eacute;lectoraux.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Post&eacute;rit&eacute;</em></strong>. Le <em>Tableau</em> fera des &eacute;mules, apr&egrave;s-guerre, chez les historiens, &agrave; l&rsquo;instar des th&egrave;ses fameuses de Paul Bois sur la Sarthe [4] et de Charles Tilly sur la Vend&eacute;e [5]. Fran&ccedil;ois Goguel, en enchanteur de la tradition ELSP, contribuera &agrave; magnifier le savant, l&rsquo;&oelig;uvre, et la m&eacute;thode de la g&eacute;ographie &eacute;lectorale avant qu'une autre tradition venue des &Eacute;tats-Unis soit introduite &agrave; Sciences&nbsp;Po par Georges Dupeux, Guy Michelat&nbsp;et Alain Lancelot&nbsp;: la psychologie sociale avec ses questionnaires et ses sondages s&rsquo;av&egrave;re bien plus &agrave; m&ecirc;me de rendre compte des comportements politiques, et bien plus pr&eacute;cise dans l&rsquo;exploration des motivations des &eacute;lecteurs. D&eacute;pass&eacute;e mais pass&eacute;e &agrave; la post&eacute;rit&eacute;, l&rsquo;&oelig;uvre de Siegfried reste un incontournable de la science politique.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] G. Le Bras, &laquo;&nbsp;G&eacute;ographie &eacute;lectorale et g&eacute;ographie religieuse&nbsp;&raquo;, F.&nbsp;Goguel (&eacute;d.). <em>&Eacute;tudes de sociologie &eacute;lectorale</em>, Paris, Colin, 1954.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Lettre &agrave; un correspondant inconnu, 03/03/1946, cit&eacute;e in Fran&ccedil;ois Goguel, &laquo;&nbsp;En m&eacute;moire d'Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, n&deg;2, 1959, p.&nbsp;333-39.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] P. Bois, <em>Paysans de l'Ouest. Des structures &eacute;conomiques et sociales aux options politiques depuis l'&eacute;poque&nbsp;</em><em>R&eacute;volutionnaire</em>, Paris-La Haye, Mouton, 1960&nbsp;; <em>Paysans de l'Ouest</em>, Paris, Flammarion, 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] C. Tilly, Th&egrave;se de&nbsp;1964 publi&eacute;e sous le titre <em>La Vend&eacute;e, R&eacute;volution et contre-r&eacute;volution</em>, Paris, Fayard, 1970.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Tableau politique de la France de l’Ouest ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, VEITL Philippe, &laquo;&nbsp;La carri&egrave;re symbolique d'un p&egrave;re fondateur. Andr&eacute; Siegfried et la science politique fran&ccedil;aise apr&egrave;s 1945&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, 37, 1999, p.&nbsp;4-26.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, <em>Naissances de la science politique en France, 1870-1914</em>, Paris, Fayard, 1989.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GARRIGOU Alain, &laquo;&nbsp;L'initiation d'un initiateur&nbsp;: Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 106-107, mars 1995, p.&nbsp;27-41.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VEITL Philippe, &laquo;&nbsp;Territoires du politique. Lectures du Tableau politique d'Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 8-29, 1995, p.&nbsp;103-122.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>SIEGFRIED Andr&eacute;, <em>Tableau politique de la France de l&rsquo;Ouest sous la Troisi&egrave;me R&eacute;publique</em>, Paris, Colin, 1913.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VIDAL DE LA BLACHE Paul, CR &laquo;&nbsp;Tableau politique de la France de l'Ouest&nbsp;&raquo;, <em>Annales de G&eacute;ographie</em>, 23-129, 1914, p.&nbsp;261-264.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GOGUEL Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;En m&eacute;moire d'Andr&eacute; Siegfried&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 2, 1959, p.&nbsp;333-339.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences Po, Fonds Andr&eacute; SIEGFRIED.</li>\r\n</ul>","slug":"tableau-politique-de-la-france-de-l-ouest","lang":"fr","excerpt":"Acte de naissance de la science politique française, bréviaire des apprentis politistes, le Tableau est aujourd’hui encore unanimement célébré."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"10","image":"tableau_france_ouest1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Ouvrage d'André Siegfried (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1913-01-01"},{"id":"66","slug":"jean-meynaud","type":"portrait","lastname":"Meynaud","firstname":"Jean","format":null,"miniature":"00167539_160-90.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean Meynaud","related_ressources":"","slug":"jean-meynaud","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>S&rsquo;il est rest&eacute; moins de dix ans &agrave; la t&ecirc;te de la FNSP, Jean Meynaud en a &eacute;t&eacute; le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral pionnier et l&rsquo;a dot&eacute;e d&rsquo;une v&eacute;ritable identit&eacute; intellectuelle.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un caract&egrave;re flamboyant.</em></strong>&nbsp;La personnalit&eacute; hors normes de Jean Meynaud tranche quelque peu avec l&rsquo;univers feutr&eacute; de l&rsquo;IEP et le monde aust&egrave;re de la recherche. Certes Meynaud est dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences&nbsp;Po, docteur en droit de la facult&eacute; de Paris en&nbsp;1937, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre depuis&nbsp;1942. Mais son passage chez les financiers de la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale durant la guerre, son mariage avec une riche h&eacute;riti&egrave;re, fille d&rsquo;un armateur grec et militante communiste, son go&ucirc;t pour les beaux costumes, les belles voitures et les grandes vir&eacute;es l&rsquo;entourent d&rsquo;un parfum sulfureux. Pourtant, dans le Paris de l&rsquo;imm&eacute;diat apr&egrave;s-guerre, c&rsquo;est &agrave; la recherche que Meynaud d&eacute;cide de consacrer son talent. Dot&eacute; d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>puissance de travail, d&rsquo;un go&ucirc;t de l&rsquo;action, d&rsquo;une &eacute;tendue de curiosit&eacute; auxquels rien ne devait r&eacute;sister&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, il triomphe dans le cours d&rsquo;introduction &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie dispens&eacute; en Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire &agrave; l&rsquo;IEP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le temps des &laquo;&nbsp;perc&eacute;es tous azimuts&nbsp;&raquo;</em></strong> (1946-1954). Promu secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP en&nbsp;1946, Meynaud, &laquo;&nbsp;<em>extraordinaire bulldozer&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; a &laquo;&nbsp;<em>assur&eacute; le d&eacute;marrage des Services de la Fondation&hellip; publications, recherches, liaisons nationales et internationales&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de la biblioth&egrave;que est cr&eacute;&eacute; un Centre de documentation, instrument de veille scientifique, producteur de bibliographies et de recensions, v&eacute;ritable embryon de centre de recherche o&ugrave; se c&ocirc;toie la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration des chercheurs de Sciences&nbsp;Po. Meynaud donne &eacute;galement une ampleur in&eacute;dite &agrave; l&rsquo;activit&eacute; de publication de la Fondation. Sous son impulsion sont lanc&eacute;s le <em>Bulletin analytique de documentation</em> (1946), les <em>Cahiers de la Fondation</em> (1947) mais &eacute;galement la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> (1951) et la <em>Revue &eacute;conomique</em> (1950). Enfin, Meynaud contribue &agrave; l&rsquo;institutionnalisation de la science politique en France par la cr&eacute;ation d&rsquo;une Association fran&ccedil;aise de science politique, &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; la FNSP, dont il est le premier secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;1949 &agrave;&nbsp;1954. Lieu de d&eacute;finition et de promotion de la jeune discipline, l&rsquo;association suscite des activit&eacute;s de recherche (colloques, tables rondes, enqu&ecirc;tes) et emploie de jeunes chercheurs. Meynaud veille &eacute;galement &agrave; la pr&eacute;&eacute;minence de la France dans le r&eacute;seau international des sciences sociales&nbsp;: la cr&eacute;ation de l&rsquo;Association internationale de science politique, dont il est le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;1950 &agrave;&nbsp;1955 et dont la France est membre-fondateur, est &agrave; mettre &agrave; son actif. En&nbsp;1954, Meynaud quitte Sciences&nbsp;Po pour l&rsquo;Universit&eacute; de Lausanne, puis de Gen&egrave;ve, enfin de Montr&eacute;al. Son d&eacute;part, sur fond de d&eacute;saccords, marque la fin d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>activit&eacute; d&eacute;vorante, dont le rythme</em> [de l&rsquo;avis de Chapsal] <em>ne pouvait &ecirc;tre ind&eacute;finiment soutenu&nbsp;</em>[4]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Faire &oelig;uvre scientifique. </em></strong>Sans doute Meynaud a-t-il souhait&eacute; se consacrer enti&egrave;rement &agrave; sa carri&egrave;re scientifique&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>le premier ouvrage de Jean Meynaud est paru en librairie en&nbsp;1958&nbsp;; au milieu de&nbsp;1964, plus de vingt-six ouvrages repr&eacute;sentent [sa] production scientifique&nbsp;</em>[5].&nbsp;&raquo; Meynaud est un pionnier original et un explorateur &eacute;clectique. Circulant sans complexe de la banque &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie, de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; la science politique en passant par l&rsquo;&eacute;tude des groupes de pressions et des organisations professionnelles et associatives&nbsp;[6], Meynaud est &eacute;galement un passeur de fronti&egrave;res, familier de la science politique am&eacute;ricaine et fran&ccedil;aise qu&rsquo;il exporte en Suisse&nbsp;[7]&nbsp;et au Qu&eacute;bec&nbsp;[8].</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1972, n&eacute;crologie de Jean Meynaud.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1971, n&eacute;crologie de Jean Touchard.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1972, n&eacute;crologie de Jean Meynaud.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1971, n&eacute;crologie de Jean Touchard.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] G. Lavau, &laquo;&nbsp;Jean Meynaud&nbsp;: &eacute;tudes sur les groupes&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 14-4, 1964. p.&nbsp;774-780.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Meynaud, <em>Nouvelles &eacute;tudes sur les groupes de pression en France</em>, Paris, Colin, 1962. Id., <em>Les consommateurs et le pouvoir</em>, Lausanne, 1964. Id., <em>Les groupes de pression dans la communaut&eacute; europ&eacute;enne</em> 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Meynaud, <em>Les organisations professionnelles en suisse</em>, Lausanne, Payot, 1963&nbsp;; Id., <em>Les partis politiques vaudois</em>, La Fert&eacute;-Bernard, Bellanger et fils, 1966&nbsp;; Id., <em>Le probl&egrave;me des langues dans l&rsquo;administration f&eacute;d&eacute;rale helv&eacute;tique</em>, Montr&eacute;al, Universit&eacute; de Montr&eacute;al, 1968.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Meynaud, <em>Le choc des langues au Qu&eacute;bec</em>, Montr&eacute;al, Presses de l&rsquo;universit&eacute; du Qu&eacute;bec, 1972 avec Guy Bouthillier&nbsp;; Id., <em>La r&eacute;gionalisation municipale au Qu&eacute;bec</em>, Montr&eacute;al, Editions Nouvelle fronti&egrave;re, 1973, avec Jacques Leveill&eacute;e.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean Meynaud","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de&nbsp;1940 &agrave;&nbsp;1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Jean Meynaud ou l&rsquo;utopie revisit&eacute;e</em>. Actes du colloque tenu &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Lausanne les&nbsp;25 et 26&nbsp;septembre 1986, Presses de l&rsquo;universit&eacute; de Lausanne, 1988.</li>\r\n</ul>","slug":"jean-meynaud","lang":"fr","excerpt":"« Inventif, actif, bousculant, expansif et conquérant, Jean Meynaud allait tout créer, sur la table rase, avec le dynamisme de ceux qui devaient construire par la suite sur les hauts plateaux de Brasilia ou de Tignes. » (Jacques Chapsal) (crédit photo :  © Henri Mellin)"}],"thumbnail":"00167539_160-255.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"85"},{"brick_id":"86"},{"brick_id":"94"},{"brick_id":"90"},{"brick_id":"83"}],"comment":"","date_start":"1914-02-02"},{"id":"3","slug":"l-ecole-et-la-grande-guerre","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Les quatre ann&eacute;es de conflit constituent un d&eacute;fi institutionnel dont l&rsquo;enjeu n'est rien moins que l&rsquo;ouverture de l&rsquo;&eacute;tablissement et la poursuite des enseignements.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Avec la d&eacute;claration de guerre de l'Allemagne &agrave; la France le 3&nbsp;ao&ucirc;t, la rentr&eacute;e&nbsp;1914 de l'ELSP est repouss&eacute;e &agrave; janvier&nbsp;1915.&nbsp;&Agrave; cette date, 80&nbsp;&eacute;tudiants sont inscrits contre 685 en&nbsp;1913-1914. La remont&eacute;e ult&eacute;rieure des effectifs, jamais plus de&nbsp;200, est due &agrave; des efforts de recrutement tous azimuts et &agrave; la pr&eacute;sence d&rsquo;un bon tiers d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers. N&eacute;anmoins, 30&nbsp;&agrave; 50&nbsp;% des promotions quittent l&rsquo;&eacute;cole apr&egrave;s une ann&eacute;e de scolarit&eacute; seulement, au gr&eacute; des incorporations par classe d&rsquo;&acirc;ge. P&eacute;nurie et instabilit&eacute; caract&eacute;risent donc les effectifs. La situation est plus dramatique encore du c&ocirc;t&eacute; des enseignants&nbsp;: des 46&nbsp;professeurs de&nbsp;1914, seuls&nbsp;12 restent en poste l&rsquo;ann&eacute;e suivante et moins de&nbsp;20 en&nbsp;1918. L&rsquo;&Eacute;cole propose dix cours durant l&rsquo;ann&eacute;e&nbsp;1915, contre une quarantaine auparavant, et une vingtaine par la suite. Les finances de l'ELSP sont en d&eacute;ficit en&nbsp;1915 et&nbsp;1916. Mais la saign&eacute;e humaine est plus cruelle et pr&eacute;occupante que les difficult&eacute;s institutionnelles.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>L&rsquo;ann&eacute;e a perdu son printemps</em></strong>[1]. &raquo; Les noms des 326&nbsp;morts pour la patrie inscrits dans le Livre d&rsquo;or de l&rsquo;&Eacute;cole et grav&eacute;s dans le marbre du hall d'entr&eacute;e t&eacute;moignent du lourd sacrifice consenti &agrave; la d&eacute;fense de la patrie. Rien de comparable n&eacute;anmoins avec les pertes subies par l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure &ndash;&nbsp;&eacute;quivalentes &agrave; celles de Saint Cyr&nbsp;&ndash; qui re&ccedil;ut la Croix de Guerre pour honorer la disparition de 50&nbsp;% de ses promotions 1910-1913 (239&nbsp;morts). L'ELSP, moins touch&eacute;e en proportion (4&nbsp;% de mortalit&eacute; contre 16&nbsp;% en moyenne), aurait-elle failli &agrave; son devoir patriotique&nbsp;? Apr&egrave;s deux premi&egrave;res ann&eacute;es particuli&egrave;rement meurtri&egrave;res, nombre de ses &eacute;tudiants sont mobilis&eacute;s, mais &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re, dans les bureaux des Minist&egrave;res et les &Eacute;tats-Majors parisiens, plus que sur le front.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong><em>C&rsquo;est l&rsquo;&Eacute;cole fran&ccedil;aise des sciences politiques qui a gagn&eacute; la guerre</em></strong>[2]. &raquo; La boutade d&rsquo;Alexandre Ribot fait &eacute;cho &agrave; la phrase fameuse de Boutmy&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>C&rsquo;est l&rsquo;universit&eacute; de Berlin qui a triomph&eacute; &agrave; Sedan</em>. &raquo; Cr&eacute;ation patriotique, l&rsquo;ELSP a-t-elle &eacute;t&eacute; l&rsquo;&Eacute;cole de la Revanche&nbsp;? L&rsquo;Allemagne occupe une place de choix dans l&rsquo;enseignement d&eacute;livr&eacute; [3], objet d&rsquo;&eacute;tude autant que de pol&eacute;miques. Le sort de l&rsquo;Alsace-Lorraine est &eacute;galement trait&eacute; par Anatole Leroy-Beaulieu et Henri Gaidoz [4]. La mobilisation intellectuelle est donc forte durant la marche &agrave; la guerre dont il s&rsquo;agit de l&eacute;gitimer les motifs. Mais l'&Eacute;cole de sciences politiques sera &eacute;galement la premi&egrave;re institution &agrave; &eacute;tudier &laquo;&nbsp;&agrave; chaud&nbsp;&raquo; l&rsquo;imm&eacute;diat apr&egrave;s-guerre, les n&eacute;gociations de paix, le trait&eacute; de Versailles, la question des r&eacute;parations et de l&rsquo;impossible application des trait&eacute;s&nbsp;: en 1929, le conseil d'administration mandate Pierre Rain pour &laquo;&nbsp;comprendre la guerre et l&rsquo;apr&egrave;s-guerre&nbsp;&raquo; et les enseigner.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal reprend cette citation de P&eacute;ricl&egrave;s dans le livre d&rsquo;or de l&rsquo;&Eacute;cole. Cette notice est bas&eacute;e sur la communication de Charles Ridel aux ateliers d'histoire des archives de Sciences Po.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Ribot, conf&eacute;rence &agrave; Berlin en 1919, cit&eacute;e, in P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;79.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Sorel (<em>Histoire diplomatique de la guerre franco-allemande</em>, 1875), Th.&nbsp;Funck-Brentano (<em>Correspondance de Bismarck 1851-1859</em>), L. L&eacute;vy-Bruhl (<em>L&rsquo;Allemagne depuis Leibniz, essai sur le d&eacute;veloppement de la conscience nationale en Allemagne</em> 1890), G. Blondel (<em>&Eacute;tudes sur les populations rurales de l&rsquo;Allemagne et la crise agraire</em> 1897 et <em>Les embarras de l&rsquo;Allemagne</em>, 1913).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] 1SP-5, Dr4, Notes sur <em>G&eacute;ographie et Ethnographie</em>, Henri Gaidoz, 1880-1881.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’École et la Grande guerre ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Atelier 6 d&rsquo;histoire des archives \"Sciences Po et les conflits\" 23/06/2010, communication Charles Ridel.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Livre d&rsquo;or 1939-1946 de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, pr&eacute;f. d&rsquo;A.&nbsp;Siegfried, Paris, Impr. de Marcilly, 1949.</li>\r\n</ul>","slug":"l-ecole-et-la-grande-guerre","lang":"fr","excerpt":"Née de la guerre de 1870, l’École libre des sciences politiques survivra-t-elle à la guerre de 1914-1918 qui la prive de ses étudiants et de ses enseignants ? (© DR)"}],"thumbnail":"ww13.jpg","media":[{"id":"9","image":"1914-18b.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Publication 1921 (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"11"},{"brick_id":"31"}],"comment":"","date_start":"1914-08-03"},{"id":"79","slug":"raoul-girardet","type":"portrait","lastname":"Girardet","firstname":"Raoul","format":null,"miniature":"Girardet_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Raoul Girardet","related_ressources":"","slug":"raoul-girardet","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Historien de ses propres passions</em>&nbsp;</strong>[1]<strong><em>&raquo;.</em></strong> Agr&eacute;g&eacute; et docteur en histoire, Raoul Girardet est le troisi&egrave;me homme du trio fameux assurant le cours de l&rsquo;IEP <em>Mouvement des id&eacute;es politiques </em>et le s&eacute;minaire <em>Id&eacute;ologies de la France contemporaine</em>. Cet historien engag&eacute; aupr&egrave;s de l&rsquo;Action fran&ccedil;aise et des ligues nationalistes dans les ann&eacute;es 1930, dans la r&eacute;sistance durant la guerre puis au sein de la mouvance Alg&eacute;rie Fran&ccedil;aise-OAS r&eacute;unie autour de la revue <em>Esprit public </em>dans les ann&eacute;es 1950 et 1960<em>,</em> incarne la f&eacute;condit&eacute; en m&ecirc;me temps que les difficult&eacute;s de l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent, perturb&eacute;e par les effets de proximit&eacute; et de distance avec son objet. &laquo;&nbsp;<em>Acteur autant que commentateur&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;, Girardet est un historien des id&eacute;es que ses engagements politiques porteront vers l&rsquo;&eacute;tude de la crise des ann&eacute;es 1930, du nationalisme et du colonialisme.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Un historien des id&eacute;es chez les sociologues.</em></strong><strong><em>La crise des soci&eacute;t&eacute;s militaires</em>&nbsp;</strong>[3]<strong>.</strong> Fils d&rsquo;un officier de carri&egrave;re, th&eacute;oricien de la doctrine de la guerre r&eacute;volutionnaire qu&rsquo;il enseigne aux Arm&eacute;es&nbsp;[4], Raoul Girardet en fait un objet d&rsquo;&eacute;tude, d&eacute;clinaison particuli&egrave;re de son th&egrave;me de recherche de pr&eacute;dilection, le nationalisme. Illustration de l&rsquo;opportunisme &eacute;clair&eacute; de la FNSP, l&rsquo;enqu&ecirc;te sur <em>Les soci&eacute;t&eacute;s militaires</em> est le fruit d&rsquo;une collaboration entre le minist&egrave;re de la D&eacute;fense, f&eacute;ru d&rsquo;action psychologique, et la FNSP &agrave; la recherche de financement. Au sein du Centre de Sociologie de la D&eacute;fense nationale (CSDN) cr&eacute;&eacute; &agrave; cet effet en&nbsp;1958, l&rsquo;enqu&ecirc;te r&eacute;unit des historiens, Raoul Girardet assist&eacute; de Jean-Pierre Thomas et Paul Bouju, et des psychologues sociaux et sociologues employ&eacute;s par le Service de Psychologie de la Marine, Guy&nbsp;Michelat et Raymond Boudon, ainsi que l&rsquo;IFOP de Jean St&oelig;tzel mobilis&eacute; pour la partie sondage. L&rsquo;enqu&ecirc;te sociologique et prosopographique sur &laquo;&nbsp;<em>le recrutement, la structuration et les modes de vie&nbsp;</em>&raquo; du corps des &eacute;l&egrave;ves-officiers de l&rsquo;&Eacute;cole navale et l&rsquo;enqu&ecirc;te par questionnaire et sondage r&eacute;alis&eacute;e par l&rsquo;IFOP sur l&rsquo;id&eacute;ologie et le moral des m&ecirc;mes troupes servent de base empirique &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation de l&rsquo;historien qui conclut, en pleine guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie, au &laquo;&nbsp;<em>divorce entre l&rsquo;arm&eacute;e en guerre et la nation en paix&nbsp;</em>&raquo;. Pour en expliquer les causes, Girardet insiste sur les mutations id&eacute;ologiques qui ont conduit &agrave; la politisation de l&rsquo;arm&eacute;e. Les donn&eacute;es sociologiques sont ainsi &eacute;clair&eacute;es par les m&eacute;thodes et les th&egrave;ses de l&rsquo;historien des id&eacute;es.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Imaginaires politiques.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;enqu&ecirc;te sur les <em>Soci&eacute;t&eacute;s militaires</em> s&rsquo;inscrit dans un programme de recherche sur le nationalisme que Girardet conduit &agrave; la fronti&egrave;re de l&rsquo;histoire et de la science politique, de la th&eacute;orie des id&eacute;es et de l&rsquo;histoire des repr&eacute;sentations. Dans la lign&eacute;e de Jean Touchard et de Louis Bodin, Girardet explore les traces &ndash; visibles dans les discours politiques, les &eacute;crits doctrinaux, la presse, mais &eacute;galement la litt&eacute;rature, la chanson, la mode, l&rsquo;architecture et la culture populaire &ndash; laiss&eacute;es par l&rsquo;id&eacute;e nationale&nbsp;[5]&nbsp;et coloniale&nbsp;[6]&nbsp;dans l&rsquo;imaginaire collectif. Historien des repr&eacute;sentations, il met en &eacute;vidence &agrave; la fois la permanence des syst&egrave;mes de pens&eacute;e et leur remarquable stabilit&eacute;, par-del&agrave; le temps court de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, et leur grande &eacute;lasticit&eacute; et formidable ambivalence, facteurs de cette m&ecirc;me stabilit&eacute;. Ainsi le <em>nationalisme fran&ccedil;ais</em> est-il &agrave; la fois de gauche, produit du jacobinisme r&eacute;publicain, et de droite, issu du conservatisme, parfois r&eacute;volutionnaire, souvent antis&eacute;mite. De m&ecirc;me, <em>l</em>&rsquo;<em>id&eacute;e coloniale</em>, r&eacute;publicaine autant que droiti&egrave;re, th&egrave;me r&eacute;conciliateur s&rsquo;il en est, a impr&eacute;gn&eacute; la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise bien au-del&agrave; du temps des colonies. Avec <em>Mythes et mythologies politiques&nbsp;</em>[7], Girardet s&rsquo;aventure dans un domaine o&ugrave; l&rsquo;histoire est largement tributaire de l&rsquo;anthropologie, de la sociologie et de la psychologie sociale. S&rsquo;il se r&eacute;clame de L&eacute;vi-Strauss et de Bachelard, Girardet ne sonde ni les fonctions ni les m&eacute;canismes de diffusion du mythe, pas plus qu&rsquo;il ne d&eacute;crit la mobilisation du mythe en situation d&eacute;termin&eacute;e. Toujours fid&egrave;le &agrave; sa m&eacute;thode d&rsquo;histoire des id&eacute;es, il pr&eacute;sente quatre structures mythiques &ndash; la conspiration, le sauveur-homme providentiel, l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or et l&rsquo;unit&eacute; &ndash; dont il montre la complexit&eacute; et la forte h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute;, voire l&rsquo;enchev&ecirc;trement r&eacute;ciproque, en m&ecirc;me temps que la permanence. Nonobstant, Girardet a ouvert des chantiers novateurs et laiss&eacute; des travaux pr&eacute;curseurs qui interrogent la m&eacute;thodologie de l&rsquo;historien &ndash; de l&rsquo;historien du culturel en particulier &ndash; &agrave; l&rsquo;aune du dialogue pluridisciplinaire.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A.-G. Slama, &laquo;&nbsp;CR de Raoul Girardet, <em>L'id&eacute;e coloniale en France de 1871 &agrave; 1962</em><em>&nbsp;</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 22-3, 1972, p.&nbsp;602-605.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] D. Leroux, &laquo;&nbsp;Relire La Crise militaire fran&ccedil;aise (1944-1962) de Raoul Girardet&nbsp;&raquo;. 24 avril 2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. Girardet, <em>La soci&eacute;t&eacute; militaire de 1815 &agrave; nos jours</em>, Paris Plon, 1953. R. Girardet, &laquo; Probl&egrave;mes militaires contemporains : &Eacute;tat des travaux&nbsp;&raquo;,. <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 10-2, 1960, p.&nbsp;395-418.&nbsp; R. Girardet (dir.), <em>La Crise militaire fran&ccedil;aise (1944-1962)</em>, Paris, Ed. de la FNSP, 1964. R. Girardet, <em>Probl&egrave;mes militaires et strat&eacute;giques contemporains</em>, Paris, Dalloz, 1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Girardet intervient en 1959-1960 au Centre d&rsquo;instruction interarm&eacute;es de l&rsquo;arme psychologique&nbsp;; il a enseign&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole sp&eacute;ciale militaire de Saint-Cyr Co&euml;tquidan, et a &eacute;t&eacute; directeur d&rsquo;&eacute;tudes au coll&egrave;ge interarm&eacute;es de D&eacute;fense.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. Girardet, <em>Le nationalisme fran&ccedil;ais Anthologie. 1871-1914</em>, Paris, Colin, 1966.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] R. Girardet, <em>L&rsquo;id&eacute;e coloniale en France 1872-1962</em>, Paris, La Table Ronde, 1972.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] R. Girardet, <em>Mythes et mythologies politiques</em>, Paris, Seuil, 1986.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Raoul Girardet","related_ressources":"<ul>\r\n<li>GIRARDET Raoul, <em>Singuli&egrave;rement libre (Entretiens avec Pierre Assouline)</em>, Paris, Perrin, 1990.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SLAMA Alain-G&eacute;rard, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Raoul Girardet, <em>L'id&eacute;e coloniale en France de 1871 &agrave; 1962</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 22-3, 1972, p.&nbsp;602-605.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LABORIE Pierre, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Raoul Girardet, <em>Mythes et mythologies politiques</em>&nbsp;&raquo;,<em> Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations</em>, Ann&eacute;e 1988, Volume 43-1, p. 133-135.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CARR&Egrave;RE D'ENCAUSSE H&eacute;l&egrave;ne, &laquo;&nbsp; Compte rendu de Raoul Girardet (dir.), sur la <em>Crise militaire fran&ccedil;aise</em>&nbsp;&raquo;, <em>Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations</em>, Ann&eacute;e 1965, Volume 20-4, p.&nbsp;856 &ndash; 857.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"raoul-girardet","lang":"fr","excerpt":"Historien de renom et intellectuel controversé, Raoul Girardet, par son parcours et par son œuvre, témoigne de ce que le milieu Sciences Po a pu produire d’original et de meilleur à la croisée de la sociologie, de la science politique et de l’histoire.(©DR)\r\n"}],"thumbnail":"Girardet_portrait.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"88"},{"brick_id":"72"}],"comment":"","date_start":"1917-02-02"},{"id":"78","slug":"jean-baptiste-duroselle","type":"portrait","lastname":"Duroselle","firstname":"Jean- Baptiste","format":null,"miniature":"RV-27279-17_bisterquatro.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean- Baptiste Duroselle","related_ressources":"","slug":"jean-baptiste-duroselle","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>L&rsquo;&eacute;l&egrave;ve, le collaborateur et le digne successeur de Pierre Renouvin.</em></strong>&nbsp;Comme son illustre ma&icirc;tre, Duroselle est un pur produit et un parfait repr&eacute;sentant de l&rsquo;Universit&eacute; fran&ccedil;aise. Normalien (1938), agr&eacute;g&eacute; (1943), docteur en histoire (1949), il devient l&rsquo;assistant de Renouvin &agrave; la Sorbonne en&nbsp;1945. Commence alors une &eacute;troite collaboration institutionnelle, Duroselle succ&eacute;dant &agrave; son ma&icirc;tre &agrave; l&rsquo;IEP comme titulaire du cours d&rsquo;histoire des relations internationales en&nbsp;1956, puis &agrave; la chaire d&rsquo;histoire des relations internationales de la Sorbonne en&nbsp;1964. Comme son mentor, il gravit les &eacute;chelons du pouvoir universitaire, b&acirc;tisseur d&rsquo;institutions, doyen d&rsquo;universit&eacute;s&nbsp;[1], directeur de revues&nbsp;[2], membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences Morales et Politiques. La publication en&nbsp;1964 de leur c&eacute;l&egrave;bre<em> Introduction &agrave; l&rsquo;histoire des relations internationales&nbsp;</em>[3]&nbsp;t&eacute;moigne &eacute;galement de leur collaboration scientifique. Comme Renouvin, les deux conflits mondiaux hantent Duroselle, n&eacute; en&nbsp;1917 d&rsquo;un p&egrave;re bless&eacute; &agrave; Verdun, parvenu &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte en&nbsp;1938 dans un pays au bord de l&rsquo;ab&icirc;me. Comme lui, il pr&eacute;side la Commission pour la publication des documents diplomatiques fran&ccedil;ais et des documents relatifs aux origines de la Seconde Guerre mondiale. Comme lui, il ne cessera d&rsquo;explorer les causes des conflits &ndash;&nbsp;du premier auquel il consacre son <em>Clemenceau&nbsp;</em>[4]&nbsp;et <em>La Grande guerre des Fran&ccedil;ais&nbsp;</em>[5], et du second dont il analyse les pr&eacute;mices dans <em>La d&eacute;cadence&nbsp;</em>[6]&nbsp;et <em>L&rsquo;ab&icirc;me&nbsp;</em>[7]&nbsp;&ndash; se d&eacute;portant in&eacute;luctablement vers l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent. Comme Renouvin enfin, c&rsquo;est &agrave; Sciences&nbsp;Po que Duroselle donne libre cours &agrave; ses recherches et inaugure le dialogue f&eacute;cond entre histoire et science politique au sein du Troisi&egrave;me cycle dont il est l&rsquo;un des premiers enseignants titulaires en&nbsp;1956.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Parcours universitaire international.</em></strong>&nbsp;&Agrave; la diff&eacute;rence de Renouvin, mais dans la lign&eacute;e d&rsquo;un Andr&eacute; Siegfried, Jean-Baptiste Duroselle pr&eacute;sente un authentique parcours universitaire international qui en fera un homme-cl&eacute; des relations scientifiques europ&eacute;ennes et occidentales. Europ&eacute;en convaincu, Duroselle est nomm&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de la Sarre en&nbsp;1950 comme professeur d&rsquo;histoire contemporaine. Durant sept&nbsp;ans, il contribuera au dialogue franco-allemand au sein de cette universit&eacute; europ&eacute;enne au corps enseignant multinational fond&eacute;e en&nbsp;1948. Atlantiste convaincu, Duroselle est &eacute;galement un champion des relations franco-am&eacute;ricaines. Effectuant de fr&eacute;quents s&eacute;jours dans les universit&eacute;s am&eacute;ricaines en tant que <em>Visiting Professor</em> (Harvard, Notre Dame, Chicago), Duroselle est un familier des fondations philanthropiques Rockefeller et Ford, et il pr&eacute;side durant dix ans la Commission franco-am&eacute;ricaine Fulbright d&rsquo;&eacute;changes universitaires et culturels (1963). Il est d&rsquo;ailleurs membre des associations am&eacute;ricaines de philosophie et d&rsquo;histoire et docteur <em>Honoris Causa</em> de nombreuses universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Militant de la discipline Relations internationales.</em></strong>&nbsp;Formidable militant de la cause des relations internationales, Duroselle a jou&eacute; un r&ocirc;le fondateur dans leur institutionnalisation en France et en Europe. &Agrave; la Sorbonne, il inaugure l&rsquo;Institut d&rsquo;histoire des Relations internationales contemporaines, puis la revue <em>Relations internationales</em> (1974)<em>&nbsp;</em>; &agrave; Sciences&nbsp;Po, il contribue &agrave; fonder le CERI qu&rsquo;il dirige de&nbsp;1958 &agrave;&nbsp;1963. En Europe, il se d&eacute;pense sans compter pour cr&eacute;er et animer le r&eacute;seau des instituts europ&eacute;ens en relations internationales branch&eacute; sur le canal am&eacute;ricain, comme &agrave; Sarrebruck l&rsquo;Institut europ&eacute;en fond&eacute; en&nbsp;1951, &agrave; Turin l&rsquo;Institut universitaire d&rsquo;&eacute;tudes europ&eacute;ennes (IUEE) cr&eacute;&eacute; en&nbsp;1953, &agrave; Bologne la<em> School of Advanced International Studies</em> de la <em>Johns Hopkins University</em> de Baltimore inaugur&eacute;e en&nbsp;1955 et &agrave; Gen&egrave;ve l&rsquo;Institut universitaire de hautes &eacute;tudes internationales (HEI) qu&rsquo;il anime avec son coll&egrave;gue Jacques Freymond.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un th&eacute;oricien des relations internationales.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;histoire des relations internationales que d&eacute;fend et illustre Duroselle est p&eacute;trie de science politique, &agrave; l&rsquo;instar de ce qui se fait dans les universit&eacute;s am&eacute;ricaines et de ce qui se pratique dans le microcosme Sciences&nbsp;Po. Historien, Duroselle l&rsquo;est certes, et il en a la m&eacute;thode &ndash;&nbsp;empirique, descriptive, &eacute;v&eacute;nementielle et monographique. Mais, &agrave; Sciences&nbsp;Po, au CERI et au Troisi&egrave;me cycle, Duroselle met les <em>area studies</em> &agrave; l&rsquo;honneur, et, sp&eacute;cialiste d&rsquo;histoire am&eacute;ricaine comme Siegfried, il compte parmi les introducteurs des <em>American Studies</em> en France&nbsp;[8]. Son histoire des relations internationales est &eacute;galement tributaire des &eacute;tudes de <em>decision-making</em> en vogue chez les behavioristes am&eacute;ricaines. S&rsquo;int&eacute;ressant au r&ocirc;le des individus dans l&rsquo;histoire &ndash;&nbsp;hommes politiques, dirigeants et lobbies&nbsp;&ndash; Duroselle d&eacute;cortique les m&eacute;canismes de la prise de d&eacute;cision au sein de la diplomatie et de l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais&nbsp;[9], tout en se m&eacute;fiant des envol&eacute;es th&eacute;oriques et des approches syst&eacute;miques par trop pratiqu&eacute;es par l&rsquo;&Eacute;cole des Annales. Aussi Duroselle est-il l&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>interm&eacute;diaire entre la th&eacute;orie et l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement&nbsp;</em>&raquo;, l&rsquo;homme de la synth&egrave;se entre les relations internationales historiques &agrave; la fran&ccedil;aise et les relations internationales politiques &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine, entre Pierre Renouvin, ma&icirc;tre de l&rsquo;histoire diplomatique raviv&eacute;e par l&rsquo;&eacute;tude des &laquo;&nbsp;<em>forces profondes&nbsp;</em>&raquo;, et Raymond Aron, sociologue des relations internationales.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Universit&eacute;s de Sarre et de Vincennes.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Directeur de la RHMC (1965-1980) et fondateur et directeur de <em>Relations internationales</em> fond&eacute;e en 1974.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J.-B. Duroselle, P. Renouvin, <em>Introduction &agrave; l&rsquo;histoire des relations internationales</em>, Paris, Colin, 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J.-B. Duroselle, <em>Clemenceau</em>, Paris, Fayard, 1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J.-B. Duroselle, <em>La Grande Guerre des Fran&ccedil;ais, 1914-1918. L&rsquo;incompr&eacute;hensible</em>, Paris, Perrin, 1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J.-B. Duroselle, <em>Politique ext&eacute;rieure de la France. La d&eacute;cadence (1932-1939)</em>, Paris, Imprimerie nationale, 1979.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J.-B. Duroselle, <em>Politique ext&eacute;rieure de la France. L&rsquo;ab&icirc;me, 1939-1945</em>, Paris, Imprimerie nationale, 1982-1986.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J.-B. Duroselle, <em>De Wilson &agrave; Roosevelt. Politique &eacute;trang&egrave;re des &Eacute;tats-Unis, 1913-1945</em>, Paris, Colin, 1961&nbsp;; La <em>France et les &Eacute;tats-Unis des origines &agrave; nos jours</em>, Chicago, University of Chicago Press, 1976</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J.-B. Duroselle, <em>Histoire diplomatique de&nbsp;1919 &agrave; nos jours</em>, Paris, Dalloz, onze &eacute;ditions depuis 1953-1986.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean- Baptiste Duroselle","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>&laquo;&nbsp;Jean-Baptiste Duroselle et l'histoire des relations internationales&nbsp;&raquo;, num&eacute;ro sp&eacute;cial de <em>Relations internationales</em>, 3, 1995.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SIRINELLI Jean, <em>Duroselle</em> (Jean-Baptiste), <em>Annuaire des anciens</em><em> &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure</em>, 1994.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DUP&Acirc;QUIER Jacques, <em>Notice sur la vie et les travaux de Jean-Baptiste Duroselle</em>, publication de l'Institut de France, 1997, n&deg;13.</li>\r\n</ul>","slug":"jean-baptiste-duroselle","lang":"fr","excerpt":"Grand maître de l’histoire des relations internationales, Jean-Baptiste Duroselle a été un agent de liaison entre histoire et science politique, entre Sorbonne et Sciences Po. Plus encore, son parcours authentiquement international en fait un passeur entre l’École française de relations internationales et les traditions étrangères. (©Jean-Régis Roustan / Roger-Viollet)"}],"thumbnail":"RV-27279-17_bister.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"86"},{"brick_id":"88"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"147"}],"comment":"","date_start":"1917-11-17"},{"id":"70","slug":"georges-lavau","type":"portrait","lastname":"Lavau","firstname":"Georges ","format":null,"miniature":"00166726b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Georges  Lavau","related_ressources":"","slug":"georges-lavau","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Profession politiste</em></strong>[1]<strong>.</strong> Major de l&rsquo;agr&eacute;gation en&nbsp;1948, professeur durant quatorze ans (1948-1962) &agrave; la facult&eacute; de Grenoble, Georges Lavau &eacute;tait promis &agrave; une belle et classique carri&egrave;re de professeur de droit. Pourtant, &agrave; l&rsquo;&eacute;troit dans ses habits de constitutionnaliste, Georges Lavau a multipli&eacute; les sorties et emprunt&eacute; les chemins de traverse, profitant de la r&eacute;forme des &eacute;tudes juridiques de&nbsp;1954 pour &eacute;laborer des enseignements de science politique, de sciences sociales et de sociologie politique au sein de la facult&eacute; de droit, investissant l&rsquo;IEP de Grenoble dont il devient le directeur en&nbsp;1959. Son insatisfaction disciplinaire ira jusqu&rsquo;&agrave; la s&eacute;cession. Son ouvrage <em>Partis politiques et r&eacute;alit&eacute;s sociales. Contribution &agrave; une &eacute;tude r&eacute;aliste des partis politiques</em> paru en&nbsp;1952 est une d&eacute;claration de guerre vis-&agrave;-vis de sa discipline dont il critique la <em>&laquo;&nbsp;s&eacute;cheresse, [le] formalisme, [l&rsquo;]id&eacute;alisme, [le] verbalisme&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;: les <em>&laquo;&nbsp;th&eacute;ories juridiques des constitutions, de la souverainet&eacute;, du r&eacute;gime parlementaire, de la d&eacute;mocratie etc. ne nous paraissent pas seulement dangereusement abstraites&nbsp;: elles nous semblent inutiles&nbsp;&raquo;</em>, enfermant les hommes <em>&laquo;&nbsp;dans la chambre &agrave; gaz des id&eacute;es pures&nbsp;&raquo;</em>, relevant non pas d&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;une science mais [d&rsquo;]une distraction&nbsp;</em>[2]<em>&raquo;</em>. Larguant les amarres, Georges Lavau quitte la terre ferme du droit pour gagner les rivages inconnus d&rsquo;une science politique en cours de constitution. Montant de Grenoble &agrave; Paris en&nbsp;1962, Lavau rejoint la FNSP comme directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche du Troisi&egrave;me cycle, avant d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de science politique &agrave; l&rsquo;IEP en&nbsp;1973. Intronis&eacute; politiste, il cumule les positions de pouvoir, devenant co-directeur puis directeur du CEVIPOF de&nbsp;1967 &agrave;&nbsp;1976, directeur de la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> de&nbsp;1971 &agrave;&nbsp;1990, pr&eacute;sident du jury de la premi&egrave;re agr&eacute;gation de science politique en&nbsp;1971, membre &eacute;minent du comit&eacute; ex&eacute;cutif de l&rsquo;Association internationale de science politique (1964-1967 puis 1985-1988).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Des partis politiques.</em></strong>&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Engag&eacute; dans la science politique la fleur au fusil, sans rien conna&icirc;tre&nbsp;</em>[3]<em>&raquo;</em>, Georges Lavau s&rsquo;est fait remarquer en&nbsp;1952 par sa proposition th&eacute;orique&nbsp;: &eacute;tudier les partis politiques non pas dans leur dimension juridique et structurelle comme l&rsquo;avait fait avant lui Maurice Duverger [4], la r&eacute;f&eacute;rence en la mati&egrave;re, mais les analyser dans leur dimension sociale. Son ouvrage <em>Partis politiques et r&eacute;alit&eacute;s sociales. Contribution &agrave; une &eacute;tude r&eacute;aliste des partis politiques</em> oppose une approche &laquo;&nbsp;formelle&nbsp;&raquo; qui se focaliserait sur les r&eacute;gimes &eacute;lectoraux et les modes de scrutin qui (de l&rsquo;avis de Lavau) ne d&eacute;terminent rien, et une approche &laquo;&nbsp;r&eacute;aliste&nbsp;&raquo;, ancr&eacute;e dans l&rsquo;analyse historique et sociologique. &Eacute;tudier un parti reviendrait donc &agrave; analyser son programme tactique et son projet, le public vis&eacute; et les milieux sur lesquels il s&rsquo;appuie, la soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;il veut transformer. Provocateur certes, Georges Lavau est surtout un pionnier&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;nos concepts, notre terminologie... nous les avons fabriqu&eacute;s de bric et de broc&nbsp;&raquo;</em>. Assumant la posture du sociologue, il mobilise les r&eacute;f&eacute;rences th&eacute;oriques de la sociologie et de la science politique am&eacute;ricaines, <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;Easton &agrave; Tilly&nbsp;</em>[5]<em>&raquo;</em>. L&rsquo;&eacute;tude du Parti communiste fran&ccedil;ais [6] servira de laboratoire et de terrain d&rsquo;application &agrave; ses hypoth&egrave;ses. Lavau mettra en &eacute;vidence la strat&eacute;gie de conqu&ecirc;te d&rsquo;une base politique, fond&eacute;e sur la r&eacute;unification politique et syndicale (alliance CGT-PC), &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;ouvri&eacute;risme du PCF&nbsp;; il mettra en lumi&egrave;re les pratiques de fonctionnement et d&rsquo;organisation internes de la &laquo;&nbsp;machine politique&nbsp;&raquo;, gages du monolithisme&nbsp;; surtout il analysera son action qu&rsquo;il r&eacute;sume par la notion de <em>&laquo;&nbsp;fonction tribunicienne&nbsp;&raquo;</em>. Le PCF aurait ainsi refus&eacute; l&rsquo;exercice du pouvoir et se serait auto-exclu du jeu politique, se contentant d&rsquo;exercer un &laquo;&nbsp;pouvoir n&eacute;gatif&nbsp;&raquo;, de tenir un r&ocirc;le de protestation et de s&rsquo;&eacute;riger en protecteur de groupes domin&eacute;s, &agrave; l&rsquo;instar du Tribun de la pl&egrave;be de la R&eacute;publique romaine, en raison de son ouvri&eacute;risme (n&eacute;cessit&eacute; du maintien de la base politique), de son dogmatisme (r&ocirc;le dirigeant de la classe ouvri&egrave;re, pas d&rsquo;alliance avec la bourgeoisie), et des circonstances internationales (d&eacute;fense de l&rsquo;URSS). Aussi, loin d&rsquo;&ecirc;tre un parti r&eacute;volutionnaire, le PCF aurait paradoxalement contribu&eacute; &agrave; assurer la stabilit&eacute; et la permanence du syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais en canalisant les m&eacute;contents et en favorisant leur int&eacute;gration politique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Synth&egrave;se assez rare du savant et de l&rsquo;homme d&rsquo;action</em></strong>[7], Georges Lavau a su allier la dialectique de la r&eacute;flexion et de l&rsquo;action, tour &agrave; tour enseignant militant, intellectuel engag&eacute;, homme public tent&eacute; par la politique. Enseignant militant, il pr&ocirc;ne la formation par l&rsquo;action et exhorte ses &eacute;tudiants&nbsp;:&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;vous devez vous engager, peu importe l&rsquo;engagement.&nbsp;&raquo;</em> &Agrave; Grenoble, notre sp&eacute;cialiste des partis conduit en&nbsp;1956 la liste Jeune R&eacute;publique, proche de la Nouvelle Gauche de Pierre Mend&egrave;s&nbsp;France, exp&eacute;rience malheureuse qui le convainc qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un homme de parti. C&rsquo;est donc par la parole (sa participation au club Jean&nbsp;Moulin) et par l&rsquo;&eacute;crit (ses articles publi&eacute;s dans <em>Esprit</em>) que Lavau unit le mieux les postures de l&rsquo;intellectuel et du citoyen. Il y d&eacute;nonce les guerres coloniales, les d&eacute;rives de la Quatri&egrave;me R&eacute;publique, les travers <em>&laquo;&nbsp;effarants&nbsp;&raquo;</em> de la Cinqui&egrave;me et pr&ocirc;ne la transformation &eacute;conomique et sociale et la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;enseignement.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] G. Lavau, F.&nbsp;Haegel, J.-B. Legavre, &laquo;&nbsp;Profession politiste. Entretien avec George Lavau&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, vol.2, n&deg;7-8, octobre-d&eacute;cembre 1989, p.&nbsp;132-138.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] G. Lavau, <em>Partis politiques et r&eacute;alit&eacute;s sociales. Contribution &agrave; une &eacute;tude r&eacute;aliste des partis politiques</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1952.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] G. Lavau, F. Haegel, J.-B. Legavre, &laquo;&nbsp;Profession politiste. Entretien avec George Lavau&nbsp;&raquo;,<em> op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] M. Duverger,<em> L&rsquo;influence des syst&egrave;mes &eacute;lectoraux sur la vie politique</em>, Paris, Cahiers de la FNSP, 1950<em>&nbsp;</em>; Maurice Duverger, <em>Les partis politiques</em>, Paris, Colin, 1951. Id, <em>La VIe R&eacute;publique et le r&eacute;gime pr&eacute;sidentiel</em>, Paris, Fayard, 1961&nbsp;; Id, <em>Les institutions fran&ccedil;aises</em>, Paris, PUF, 1962&nbsp;; Id, <em>Institutions politiques et droit constitutionnel (I.&nbsp;Les grands syst&egrave;mes politiques et II.&nbsp;Le syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais)</em>, Paris, Th&eacute;mis, 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] G. Lavau, F.&nbsp;Haegel, J.-B. Legavre, &laquo;&nbsp;Profession politiste. Entretien avec George Lavau&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>. Par exemple David Easton <em>A Framework for Political Analysis</em>, Englewood Cliffs, Prentice-Hall,1965 et la notion de &laquo;&nbsp;r&eacute;pertoires d&rsquo;action collective&nbsp;&raquo; de Charles Tilly, <em>From Mobilization to Revolution</em>, London Addison-Wesley, 1978.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] G. Lavau, &laquo;&nbsp;&Agrave; la recherche d&rsquo;un cadre th&eacute;orique pour l&rsquo;&eacute;tude du PCF&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 18-3, 1968, p.&nbsp;445-466&nbsp;; Georges Lavau, <em>Un parti pour la gauche&nbsp;?</em> Paris, le Seuil, 1965&nbsp;; Fr&eacute;d&eacute;ric Bon et <em>ali</em>., <em>Le communisme en France,</em> Paris, Presses de la FNSP, 1970. Georges Lavau, <em>&Agrave; quoi sert le Parti communiste fran&ccedil;ais&nbsp;?</em> Paris, Fayard, 1981.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Discours de Fran&ccedil;ois Gor&eacute;, doyen de la Facult&eacute; de droit de Grenoble lors de la c&eacute;r&eacute;monie de d&eacute;part de Georges Lavau, cit&eacute; par P. Leroy et M. Rousset, &laquo;&nbsp;Georges Lavau, professeur &agrave; la facult&eacute; de droit de Grenoble 1948-1962&nbsp;&raquo; , in Y. Meny, <em>Id&eacute;ologies Partis politiques et groupes sociaux. &Eacute;tudes r&eacute;unies pour Georges Lavau</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1989.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Georges  Lavau","related_ressources":"<ul>\r\n<li>LAVAU Georges, HAEGEL Florence, LEGAVRE Jean-Baptiste, &laquo;&nbsp;Profession politiste. Entretien avec George Lavau&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, vol.2, n&deg;7-8, octobre-d&eacute;cembre 1989, p.&nbsp;132-138.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MENY Yves, <em>Id&eacute;ologies Partis politiques et groupes sociaux. &Eacute;tudes r&eacute;unies pour Georges Lavau</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1989.</li>\r\n</ul>","slug":"georges-lavau","lang":"fr","excerpt":"Juriste de formation, politiste de profession, George Lavau s’est fait connaître par ses études sur les partis politiques et son ambition d’en dévoiler la dimension sociale. (crédit photo :© Janine Mossuz-Lavau / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00166726.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"85"},{"brick_id":"72"}],"comment":"","date_start":"1918-01-01"},{"id":"10","slug":"ils-ont-etudie-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Succ&egrave;s croissant. </em></strong>La d&eacute;mobilisation des soldats en&nbsp;1919, le prestige de la victoire fran&ccedil;aise aupr&egrave;s des &eacute;trangers, l&rsquo;admission de femmes drainent de nouveaux publics. Si les femmes ne repr&eacute;sentent jamais plus de 15&nbsp;% des effectifs, les &eacute;tudiants &eacute;trangers sont bien plus nombreux (26&nbsp;% en moyenne) &agrave; suivre les enseignements de l&rsquo;ELSP durant l&rsquo;entre-deux-guerres. Gr&acirc;ce aux imposants bataillons de Grecs et de Serbes, les Europ&eacute;ens, forment le gros des &eacute;trangers (60&nbsp;%) devant les \"Orientaux\" (20&nbsp;%) et les Latino-am&eacute;ricains (14&nbsp;%). Les Am&eacute;ricains du nord peinent &agrave; trouver le chemin de l&rsquo;&Eacute;cole et ne constituent encore que 6&nbsp;% des &eacute;trangers.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La ran&ccedil;on de la gloire</em></strong>. Ce succ&egrave;s est &agrave; double tranchant&nbsp;; les directeurs de l&rsquo;ELSP sont confront&eacute;s &agrave; un v&eacute;ritable dilemme&nbsp;: faut-il limiter la demande d'admissions, preuve de la r&eacute;putation de l&rsquo;&Eacute;cole libre et gage de sa bonne sant&eacute; financi&egrave;re, ou faut-il participer &agrave; l&rsquo;expansion au risque de l&rsquo;engorgement et de la banalisation&nbsp;? Le premier r&eacute;flexe est lib&eacute;ral&nbsp;: aucun dipl&ocirc;me ni examen ne doivent en limiter l&rsquo;acc&egrave;s, sauf... pour les femmes et les &eacute;trangers soumis &agrave; l&rsquo;exigence du baccalaur&eacute;at pour les premi&egrave;res, de l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e pour les seconds. La situation &eacute;volue au fil des ann&eacute;es&nbsp;1930&nbsp;: le baccalaur&eacute;at est impos&eacute; &agrave; tous les imp&eacute;trants en&nbsp;1931, en r&eacute;ponse aux accusations de laxisme et de m&eacute;diocrit&eacute; qui s&rsquo;abattent sur l&rsquo;&Eacute;cole. Mais il faudra attendre les grandes r&eacute;formes p&eacute;dagogiques de&nbsp;1940-41 pour que se dessine une v&eacute;ritable politique d&rsquo;admission.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;&eacute;cole d&rsquo;une caste&nbsp;&raquo;&nbsp;?</em></strong> Parisienne et &eacute;litiste, priv&eacute;e et payante, laxiste et m&eacute;diocre... ! La r&eacute;putation de l&rsquo;&Eacute;cole libre dans les ann&eacute;es&nbsp;1930 est mauvaise. Si l&rsquo;&eacute;litisme n&rsquo;est pas une tare dans la France r&eacute;publicaine, il va de pair avec l&rsquo;exigence m&eacute;ritocratique. Or l&rsquo;ELSP n&rsquo;est pas ou peu s&eacute;lective, si ce n&rsquo;est socialement... Tout ceci ne poserait pas probl&egrave;me si l&rsquo;&Eacute;cole n&rsquo;&eacute;tait la voie d&rsquo;acc&egrave;s royale vers la haute fonction publique... dont la d&eacute;mocratisation est un enjeu politique sensible. Pour r&eacute;futer son image d&rsquo;&eacute;cole de caste, la direction va diligenter en&nbsp;1945 une enqu&ecirc;te sur l&rsquo;origine sociale de ses &eacute;tudiants [1]. Grande premi&egrave;re&nbsp;qui confirme plus qu&rsquo;elle n&rsquo;infirme les malveillantes suppositions&nbsp;: la &laquo;&nbsp;profession des parents&nbsp;&raquo; t&eacute;moigne que 70&nbsp;% des &eacute;tudiants [2]&nbsp;sont issus des professions lib&eacute;rales, du monde des affaires et de la fonction publique. Concession &agrave; l&rsquo;ouverture sociale, l&rsquo;ELSP propose &agrave; partir de&nbsp;1938 des bourses Boutmy [3]&nbsp;aux &eacute;l&egrave;ves m&eacute;ritants...</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Quelques anciens &eacute;l&egrave;ves c&eacute;l&egrave;bres</em></strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Empereur Bao Dai (1931-32)</p>\r\n<p>Wilfrid Baumgartner (1922)</p>\r\n<p>Fran&ccedil;ois Bloch Lain&eacute; (1934)</p>\r\n<p>Habib Bourguiba (1927)</p>\r\n<p>Jacques Chaban-Delmas (1938)</p>\r\n<p>Maurice Couve de Murville (1928)</p>\r\n<p>Michel Debr&eacute; (1931)</p>\r\n<p>Paul Delouvrier (1935)</p>\r\n<p>Christian Dior (1923-27)</p>\r\n<p>L&eacute;o Ferr&eacute; (1939)</p>\r\n<p>Jean Fourasti&eacute; (1933)</p>\r\n<p>Claude Gallimard (1935)</p>\r\n<p>Pierre Mend&egrave;s France (1925)</p>\r\n<p>Fran&ccedil;ois Mitterrand (1937)</p>\r\n<p>Andr&eacute; Philip (1921)</p>\r\n<p>Maurice Druon (1937)</p>\r\n<p>Rainier Grimaldi (1943)</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-67 dossier&nbsp;2, &laquo;&nbsp;Statistique sur les professions de parents des &eacute;l&egrave;ves&nbsp;&raquo;, note dactylographi&eacute;e du 21/03/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 25&nbsp;% fonction publique, 11&nbsp;% professions lib&eacute;rales, 26&nbsp;% monde des affaires, 8,5&nbsp;% ing&eacute;nieurs.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 62&nbsp;bourses sur 1&nbsp;700 &eacute;l&egrave;ves.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont étudié à l'École libre des sciences politiques ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo; Savoir durer &raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 86-1, 1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n<li>\r\n<p>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</p>\r\n</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>&nbsp;SMITH Robert John, &laquo;&nbsp;The Social Origins of the Students of the Ecole libre and Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques, 1885-1970&nbsp;&raquo;, <em>History of education</em>, 1988, 17-3, p.&nbsp;229-238.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-etudie-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"Si l’École libre compte 800 élèves en 1914, l’après-guerre inaugure une période de forte croissance qui porte les effectifs à environ 2 000 dans les années 1930. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"46","image":"etudie_1918.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":" Bureau des inscriptions (© Albert Harlingue / Roger-Viollet)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"15"},{"brick_id":"14"},{"brick_id":"106"},{"brick_id":"117"},{"brick_id":"63"},{"brick_id":"143"},{"brick_id":"27"}],"comment":"","date_start":"1918-01-01"},{"id":"38","slug":"ils-ont-enseigne-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Stabilit&eacute;</strong>. Certains domaines pr&eacute;sentent une grande stabilit&eacute; dans leur p&eacute;rim&egrave;tre et leur contenu. Les professeurs qui s&rsquo;y succ&egrave;dent reprennent dans les grandes lignes les cours de leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs. C&rsquo;est le cas de l'histoire et des relations internationales&nbsp;: Anatole Leroy-Beaulieu c&egrave;de sa place au sp&eacute;cialiste des questions m&eacute;diterran&eacute;ennes et orientales, le journaliste Ren&eacute; Pinon&nbsp;; Lucien Levy-Bruhl laisse son cours sur l&rsquo;esprit public en Allemagne au philosophe Albert Rivaud&nbsp;; Elie Hal&eacute;vy poursuit ses conf&eacute;rences sur l&rsquo;Angleterre&nbsp;; seul un nouveau venu, l&rsquo;historien Georges Blondel, analyse la puissance &eacute;conomique de l&rsquo;Allemagne. En histoire diplomatique, la continuit&eacute; est &eacute;galement de mise avec &Eacute;mile Bourgeois et Christian Schefer. Le cours de droit international de Louis Renaud est repris par Gilbert Gidel, professeur &agrave; la facult&eacute; de droit de Paris et membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie de droit international de La Haye&nbsp;; l&rsquo;histoire parlementaire et l&eacute;gislative est enseign&eacute;e par Joseph Barth&eacute;lemy, &eacute;galement professeur &agrave; la facult&eacute; de droit. La m&ecirc;me stabilit&eacute; caract&eacute;rise les enseignements de droit public et administratif.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;&eacute;conomie en</em><em> mutation.</em></strong>&nbsp;On ne peut pas en dire autant des cours d'&eacute;conomie et de finances qui connaissent une r&eacute;elle expansion et des inflexions notables. En <em>&eacute;conomie politique</em>, les vertus de la doctrine lib&eacute;rale sont expos&eacute;es par le conseiller d&rsquo;&Eacute;tat Cl&eacute;ment Colson puis par le jeune inspecteur des finances Jacques Rueff. En &eacute;conomie publique, le cours de <em>Finances publiques</em>, assur&eacute; par Ren&eacute; Courtin et Yvon Chotard, de la Cour des Comptes, est repris par un polytechnicien, Andr&eacute; Boulloche, et un jeune Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des finances, Wilfrid Baumgartner&nbsp;; les cours sur <em>la monnaie, le cr&eacute;dit et les changes</em>, assur&eacute;s jusqu&rsquo;alors par le conseiller Fran&ccedil;ois Arnaun&eacute;, &eacute;choient &agrave; Jacques Belin de l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des finances (IGF) ; le cours sur les <em>finances &eacute;trang&egrave;res</em> du s&eacute;nateur Raphael Georges-Levy est assur&eacute; d&eacute;sormais par Henry de Peyster, de l&rsquo;IGF. La <em>l&eacute;gislation budg&eacute;taire et l&rsquo;administration financi&egrave;re</em> de la France est enseign&eacute;e par Henry Deroy, &eacute;galement de l'IGF. Les ann&eacute;es 1930 consacrent donc la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;Inspection des finances et de Polytechnique, au d&eacute;triment des journalistes, des hommes politiques, et m&ecirc;me des conseillers de la Cour des Comptes, preuve sans doute de la technicit&eacute; accrue de l'&eacute;conomie enseign&eacute;e.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L'appel du monde des affaires.</em></strong> La section &laquo;&nbsp;finances priv&eacute;es&nbsp;&raquo; conna&icirc;t un formidable essor et devient une &Eacute;cole des affaires, d&eacute;volue aux m&eacute;tiers de la banque et de l'assurance, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;Auguste Detoeuf, polytechnicien promu directeur d&rsquo;Alsthom, et d'Edmond Philipar, directeur du Cr&eacute;dit foncier d&rsquo;Alg&eacute;rie et de Tunisie. Les <em>op&eacute;rations de banque</em> sont enseign&eacute;es par Henri Ardent, directeur de la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale, et les <em>valeurs mobili&egrave;res et op&eacute;rations de bourse</em> par l'ex secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&Eacute;cole, Edmond Leb&eacute;e, devenu patron du CIC. Les cours sur l&rsquo;industrie sont confi&eacute;s &agrave; Henri Davezac, du syndicat g&eacute;n&eacute;ral de la construction &eacute;lectrique, et &agrave; Louis de Launay, professeur &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole des Mines. Paul de Rousiers, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Comit&eacute; des armateurs, pr&eacute;sente les <em>grandes industries modernes</em>. Les questions agricoles sont trait&eacute;es par l&rsquo;agronome Henri Hitier. Certains de ces professeurs d&rsquo;&eacute;conomie priv&eacute;e sont porteurs d&rsquo;un projet r&eacute;formateur&nbsp;: Davezac, Detoeuf, de Rousiers et Baumgartner entendent moderniser l&rsquo;&eacute;conomie et r&eacute;organiser les relations industrielles selon les conceptions technocratiques et planistes de X-crise [1]&nbsp;et des <em>Nouveaux Cahiers</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Autres nouveaut&eacute;s</em></strong>. Guerre oblige, les questions militaires (et les g&eacute;n&eacute;raux) font leur entr&eacute;e &agrave; l'ELSP&nbsp;: un cours sur la <em>D&eacute;fense nationale</em> est par exemple confi&eacute; au mar&eacute;chal P&eacute;tain. Parall&egrave;lement, un cours sur <em>les cons&eacute;quences de la paix</em> est institu&eacute; en&nbsp;1929. L&rsquo;avant-guerre a &eacute;t&eacute; l&rsquo;&acirc;ge des imp&eacute;rialismes, l&rsquo;entre-deux-guerres est le &laquo;&nbsp;temps des colonies&nbsp;&raquo;&nbsp;: si la cr&eacute;ation d'une section coloniale a &eacute;chou&eacute;, l'expansion outre-mer est lou&eacute;e par des hommes du parti colonial [2]. Quant aux questions sociales inaugur&eacute;es par &Eacute;mile Cheysson, disciple de Le Play et fondateur du Mus&eacute;e social, et Georges Paulet, directeur de la Pr&eacute;voyance sociale au minist&egrave;re du Commerce, elles sont revisit&eacute;es apr&egrave;s-guerre par le polytechnicien, d&eacute;mographe et statisticien Joseph Girard, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des chemins de fer du Nord, et par un conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, sp&eacute;cialiste de la l&eacute;gislation sociale et p&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute; sociale, Pierre Laroque.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Olivier Dard, &laquo;&nbsp;Voyage &agrave; l'int&eacute;rieur d'X-crise&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me si&egrave;cle, revue d&rsquo;histoire</em>, 47, 1995, p.&nbsp;132-146.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Albert Duch&egrave;ne, directeur honoraire au minist&egrave;re des colonies&nbsp;sur la <em>Politique internationale politique coloniale&nbsp;</em>; Henri Gourdon, directeur de l&rsquo;&Eacute;cole coloniale, sur les <em>Questions &eacute;conomiques dans les colonies</em>&nbsp;; Augustin Bernard, professeur de g&eacute;ographie &agrave; la Sorbonne, sur l&rsquo;<em>Organisation administrative de l&rsquo;Alg&eacute;rie</em>&nbsp;; Paul Gauthier, ambassadeur, et Jacques Ladreit de Lacharri&egrave;re, conseiller d'&Eacute;tat et membre du Comit&eacute; du Maroc, sur la <em>Tunisie</em> et le <em>Maroc</em>&nbsp;; Henri Gourdon, futur directeur de l&rsquo;ENFOM, sur <em>l&rsquo;Indochine ;</em>&nbsp;Henri Labouret, ethnologue et professeur &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole coloniale sur <em>l&rsquo;Afrique noire,&nbsp;</em>et Gustave Julien, gouverneur de Madagascar et de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire sur <em>Madagascar et possessions indiennes</em>.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont enseigné à l'École libre des sciences politiques ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n<li>\r\n<p>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</p>\r\n</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-enseigne-a-l-ecole-libre-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"Si l’équilibre complexe du corps enseignant de l’École libre n’est pas bouleversé durant l’entre-deux-guerres, celui-ci est néanmoins renouvelé. De nouveaux cours sont institués ; de nouvelles matières émergent ; des sections prennent une ampleur inédite."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"85","image":"visite_Chamberlain.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Visite de Sir Austen Chamberlain (1937) (© Paris-Soir)"}]},{"id":"47","image":"Cours_Petain.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Cours sur la Défense nationale du maréchal Pétain (©Agence Fulgur)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"26"},{"brick_id":"11"},{"brick_id":"23"},{"brick_id":"21"},{"brick_id":"53"},{"brick_id":"107"},{"brick_id":"8"},{"brick_id":"118"},{"brick_id":"41"},{"brick_id":"39"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1918-01-01"},{"id":"74","slug":"rene-remond","type":"portrait","lastname":"Rémond","firstname":"René ","format":null,"miniature":"00185628bis.jpg","translations":[{"text":"","title":"René  Rémond","related_ressources":"","slug":"rene-remond","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Homo academicus.</em></strong>&nbsp;Ren&eacute; R&eacute;mond incarne la quintessence de l&rsquo;universitaire. Admis &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale au c&oelig;ur de la tourmente (1942), il est agr&eacute;gatif le jour et r&eacute;sistant la nuit. Jeune assistant en Sorbonne et ca&iuml;man &agrave; Ulm, il est introduit &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1947 par ses camarades ulmiens Duroselle et Touchard. Ce fief, il ne le quittera plus, associant sa destin&eacute;e &agrave; celle de Sciences&nbsp;Po durant pr&egrave;s d&rsquo;un demi-si&egrave;cle comme professeur, directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche du Troisi&egrave;me cycle, membre du Conseil d&rsquo;administration, puis pr&eacute;sident de la FNSP de&nbsp;1981 &agrave;&nbsp;2007. Reconnaissante, l&rsquo;institution lui d&eacute;diera un b&acirc;timent et une biblioth&egrave;que et en fera un de ses saints patrons. Titulaire de la premi&egrave;re chaire d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de la toute jeune universit&eacute; de Nanterre en&nbsp;1964, R&eacute;mond traverse le fameux mois de mai sous les hu&eacute;es, assumant la succession difficile de Paul Ric&oelig;ur &agrave; la pr&eacute;sidence de l&rsquo;universit&eacute; en&nbsp;1971. Il cherchera sans rel&acirc;che &agrave; faire de Nanterre, universit&eacute; scandaleuse et frondeuse, un lieu de dialogue, exposant dans <em>La r&egrave;gle et le consentement&nbsp;</em>[1]&nbsp;sa conception de la gouvernance universitaire. Homme de pouvoir, il est port&eacute; &agrave; la vice-pr&eacute;sidence de la Conf&eacute;rence des Pr&eacute;sidents d&rsquo;universit&eacute; (1974-76)&nbsp;; il fonde l&rsquo;Institut d&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent qu&rsquo;il pr&eacute;side de&nbsp;1979 &agrave;&nbsp;1990, et dirige la <em>Revue historique</em> (1973-1998). Historien notable, familier des ondes radiophoniques et des plateaux t&eacute;l&eacute; comme des Conseils, comit&eacute;s et autres commissions r&eacute;publicaines&nbsp;[2], il rev&ecirc;t, ultime cons&eacute;cration, l&rsquo;habit vert de l&rsquo;acad&eacute;micien en&nbsp;1998. Figure tut&eacute;laire, il exerce un incontestable magist&egrave;re sur une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;historiens et de politistes qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; former&nbsp;: Alain Lancelot, Jean-Luc Parodi, Jean-Pierre Az&eacute;ma, Jean-Jacques Becker, Serge Berstein, Pierre Milza, Jean-No&euml;l Jeanneney, Jean-Pierre Rioux, Michel Winock seront les gardiens du temple de la \"R&eacute;mondie\".</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Historiciser le pr&eacute;sent &ndash; Historiciser la politique.</em></strong>&nbsp;Historien h&eacute;r&eacute;tique, Ren&eacute; R&eacute;mond formule deux th&egrave;ses h&eacute;t&eacute;rodoxes en leur temps. En&nbsp;1957, son &laquo;&nbsp;<em>plaidoyer pour une histoire d&eacute;laiss&eacute;e&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo; invite &agrave; franchir la ligne de d&eacute;marcation entre histoire r&eacute;volue et histoire du temps pr&eacute;sent et &agrave; se pencher sur l&rsquo;entre-deux-guerres, sujet encore sensible. C&rsquo;est &eacute;galement lui qui se lance en&nbsp;1975 &agrave; l&rsquo;assaut de Vichy et des fant&ocirc;mes de l&rsquo;Occupation. C&rsquo;est toujours lui qui contribuera &agrave; fonder en&nbsp;1979 l&rsquo;Institut d&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent (IHTP&nbsp;[4]), fleuron de la recherche historique fran&ccedil;aise qu&rsquo;il pr&eacute;side durant dix&nbsp;ans. Autre manifeste publi&eacute; en&nbsp;1988, <em>Pour une histoire politique&nbsp;</em>[5]&nbsp;revient sur une seconde transgression, all&eacute;grement op&eacute;r&eacute;e d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1950 par les chercheurs de la rue&nbsp;Saint-Guillaume, Alfred Grosser, Jean-Baptiste Duroselle, Raoul Girardet, Maurice Duverger et Jean Touchard, celle du dialogue entre histoire et science politique. Par ses deux travaux pr&eacute;curseurs sur <em>L&rsquo;opinion publique fran&ccedil;aise et les &Eacute;tats-Unis&nbsp;</em>[6]&nbsp;et sur <em>La droite en France&nbsp;</em>[7], Ren&eacute; R&eacute;mond ouvre la voie &agrave; une histoire renouvel&eacute;e du politique et &agrave; une science politique nourrie par l&rsquo;histoire et la longue dur&eacute;e. Ces deux batailles d&eacute;bordent de la Tour d&rsquo;ivoire universitaire pour descendre dans l&rsquo;ar&egrave;ne m&eacute;diatique o&ugrave; l&rsquo;historien se m&ecirc;le sans complexe de commentaires politiques lors des soir&eacute;es &eacute;lectorales, et dans les pr&eacute;toires o&ugrave; il se fait expert. Si l&rsquo;historien peut et doit se m&ecirc;ler de la vie publique et l&rsquo;&eacute;clairer scientifiquement, la r&eacute;ciproque n&rsquo;est pas vraie et Ren&eacute; R&eacute;mond mettra toute son autorit&eacute; et sa notori&eacute;t&eacute; &agrave; condamner les lois m&eacute;morielles et les tentatives &eacute;tatiques d&rsquo;&eacute;riger une histoire officielle, prenant la t&ecirc;te de l&rsquo;association <em>Libert&eacute; pour l&rsquo;Histoire</em> en&nbsp;2002.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Intellectuel engag&eacute;,</em></strong>&nbsp;comme il le revendique lui-m&ecirc;me, Ren&eacute; R&eacute;mond doit son militantisme chr&eacute;tien &agrave; ses origines familiales. Enfant du Jura catholique, &eacute;lev&eacute; dans la religion et dans l&rsquo;imitation de son oncle &eacute;v&ecirc;que, Ren&eacute; R&eacute;mond s&rsquo;engage tr&egrave;s t&ocirc;t au sein de la JEC puis du Centre des intellectuels catholiques, s&rsquo;inscrivant dans&nbsp; la lign&eacute;e des Claudel, Mauriac, Bernanos et autres Maritain dont l&rsquo;&oelig;uvre s&rsquo;&eacute;crit sous la signe de la Foi. Th&eacute;orisant <em>a posteriori</em> les rapports entre <em>l&rsquo;historien et la foi&nbsp;</em>[8], R&eacute;mond fait de l&rsquo;histoire religieuse un sujet de pr&eacute;dilection. Prenant Lamennais, premier socialiste chr&eacute;tien et anticl&eacute;rical de l&rsquo;int&eacute;rieur, comme h&eacute;ros de son premier opus&nbsp;[9](1948), il consacre nombre de travaux post&eacute;rieurs &agrave; l&rsquo;anticl&eacute;ricalisme&nbsp;[10]&nbsp;et aux formes mutantes de la s&eacute;cularisation et de la la&iuml;cit&eacute;&nbsp;[11].</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] R. R&eacute;mond, <em>La r&egrave;gle et le consentement. Gouverner une soci&eacute;t&eacute;</em>, Paris, Fayard, 1979.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Entre autres, Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;ORTF, de Radio-France et d&rsquo;Antenne&nbsp;2&nbsp;; Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature (1975-79)&nbsp;; Haut Comit&eacute; pour la r&eacute;forme criminelle&nbsp;; Conseil sup&eacute;rieur des archives 2003&nbsp;; Commission Stasi sur le voile...</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. R&eacute;mond, &laquo;&nbsp;Plaidoyer pour une histoire d&eacute;laiss&eacute;e. La fin de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, avril-juin 1957, p.&nbsp;253-270.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Ex-Comit&eacute; d&rsquo;histoire de la Seconde Guerre mondiale (1944).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. R&eacute;mond (dir.), <em>Pour une histoire politique</em>, Paris, Seuil, 1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] R. R&eacute;mond, <em>Les &Eacute;tats-Unis devant l'opinion fran&ccedil;aise, 1815-1852</em>, Paris, Colin, 1962.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] R. R&eacute;mond, <em>La droite en France de&nbsp;1815 &agrave; nos jours</em>, Paris, &Eacute;ditions Montaigne, 1954.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Delumeau (dir.), <em>L&rsquo;historien et la foi</em>, Paris, Fayard, 1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] R. R&eacute;mond, <em>Lamennais et la d&eacute;mocratie</em>, Paris, PUF, 1948.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] R. R&eacute;mond, <em>L&rsquo;anticl&eacute;ricalisme en France de&nbsp;1815 &agrave; nos jours</em>, Paris, Fayard, 1976&nbsp;; <em>Le christianisme en accusation</em>, Paris, Descl&eacute;e de Brouwer, 2000&nbsp;; <em>Le Nouvel Antichristianisme</em>, Paris, Descl&eacute;e de Brouwer, 2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] R. R&eacute;mond, <em>Religion et soci&eacute;t&eacute; en Europe&nbsp;: essai sur la s&eacute;cularisation des soci&eacute;t&eacute;s europ&eacute;ennes aux 19<sup>e</sup> et 20<sup>e </sup>si&egrave;cles, 1789-1998, </em>Paris, Seuil, 1998.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"René  Rémond","related_ressources":"<ul>\r\n<li>&nbsp;Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CARR&Egrave;RE d'ENCAUSSE H&eacute;l&egrave;ne, <em>R&eacute;ponse de Mme H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, au discours de M.&nbsp;Ren&eacute; R&eacute;mond, </em>jeudi 4&nbsp;novembre&nbsp;1999, Institut de France.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CARR&Egrave;RE d'ENCAUSSE&nbsp;H&eacute;l&egrave;ne, <em>Hommage prononc&eacute; lors du d&eacute;c&egrave;s de M.&nbsp;Ren&eacute; R&eacute;mond</em>, 20&nbsp;avril&nbsp;2007, Institut de France.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SPINA Rapha&euml;l, &laquo;&nbsp;Ren&eacute; R&eacute;mond, au revoir, 1918-2007. Le tala engag&eacute;, l'Histoire et la science politique&nbsp;&raquo;, <a href=\"http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/paques07/seneve011.html\">http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/paques07/seneve011.html</a></li>\r\n</ul>","slug":"rene-remond","lang":"fr","excerpt":"René Rémond a accompagné le développement de la FNSP, des premiers pas du Troisième cycle à la présidence de la Fondation, durant près d’un demi-siècle.(©DR)"}],"thumbnail":"00185628.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"88"},{"brick_id":"93"},{"brick_id":"72"},{"brick_id":"87"},{"brick_id":"83"},{"brick_id":"148"}],"comment":"","date_start":"1918-09-30"},{"id":"67","slug":"jean-touchard","type":"portrait","lastname":"Touchard","firstname":"Jean","format":null,"miniature":"Touchard_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean Touchard","related_ressources":"","slug":"jean-touchard","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Arri&egrave;re-petit-fils de Louis Nepomuc&egrave;ne Rousseau, saint-simonien excentrique dressant des barrages contre l&rsquo;Atlantique, Jean Touchard s&rsquo;inscrit dans une lign&eacute;e d&rsquo;intellectuels r&ecirc;veurs. De cette descendance bretonne, Touchard tient son catholicisme lib&eacute;ral&nbsp;; de sa formation parisienne de normalien (1938) et d&rsquo;agr&eacute;g&eacute; de lettres (1944), sa passion pour la litt&eacute;rature, l&rsquo;histoire, le cin&eacute;ma. La guerre l&rsquo;&eacute;loigne un temps de ses premi&egrave;res amours&nbsp;: bless&eacute;, prisonnier puis r&eacute;sistant, il entre au cabinet du g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;Gaulle (1944-46), voyage &agrave; Buenos-Aires, s&rsquo;&eacute;panouit &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale des relations culturelles au service du rayonnement de la France. Ce passage en politique en fait un gaulliste de gauche, familier des cabinets minist&eacute;riels, talentueux animateur d&rsquo;&eacute;quipe et planificateur visionnaire.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;homme de la recherche collective. </em></strong>&laquo;&nbsp;<em>Administrateur passionn&eacute;&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>serviteur hors pair d&rsquo;institutions&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;, Touchard rev&ecirc;t en&nbsp;1954 le large costume de secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP. Succ&eacute;dant &agrave; Meynaud au secr&eacute;tariat-g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique, il fait d&rsquo;Alain Lancelot son assistant. Directeur des publications de la Fondation, Touchard &eacute;diteur, r&eacute;dacteur en chef et directeur de collection, contribuer &agrave; &laquo;&nbsp;<em>&eacute;crire les &oelig;uvres compl&egrave;tes des autres&nbsp;</em>[3] &raquo;. Surtout, Touchard, normalien et universitaire, fomente une &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volution scientifique&nbsp;</em>&raquo; qui fait de la FNSP une institution de recherche dot&eacute;e de troupes (les chercheurs) et de bases avanc&eacute;es (les centres de recherche). Pr&eacute;figuration des &eacute;coles doctorales, le Troisi&egrave;me cycle est acclimat&eacute; pour la premi&egrave;re fois en France (1956) &agrave; Sciences&nbsp;Po et fournit la main d&rsquo;&oelig;uvre n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;entreprise de recherche. Quant aux centres de recherche qui &laquo;&nbsp;<em>v&eacute;g&egrave;tent&nbsp;</em>&raquo;, Touchard joue un r&ocirc;le crucial dans leur r&eacute;veil, les dotant en personnels,&nbsp;assistants, doctorants, directeurs d&rsquo;&eacute;tudes rassembl&eacute;s autour de projets collectifs. Soucieux de cons&eacute;cration scientifique et de cr&eacute;ation de postes, Touchard veille &agrave; leur rattachement au CNRS en 1968.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Un mentor irrempla&ccedil;able</em></strong>[4]<strong><em>&raquo;</em>.</strong> L&rsquo;extraordinaire &laquo;&nbsp;<em>sens de l&rsquo;humain&nbsp;</em>&raquo; de Jean Touchard, son flair pour d&eacute;couvrir des talents et lancer des carri&egrave;res&nbsp;[5], &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;attention extr&ecirc;me&nbsp;qu&rsquo;il portait au recrutement&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo; en font le patron d&rsquo;une &eacute;quipe de jeunes &laquo;&nbsp;<em>trublions&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo; novateurs et enthousiastes, un &laquo;&nbsp;<em>mentor irrempla&ccedil;able&nbsp;</em>&raquo;, un ma&icirc;tre &agrave; penser mais toujours lib&eacute;ral. Ainsi cet amoureux de litt&eacute;rature recrutera-t-il Guy Michelat, venu de la psychologie sociale et introducteur &laquo;&nbsp;<em>des trieuses de cartes perfor&eacute;es, sommet de l&rsquo;&eacute;volution technologique&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo; au sein de la v&eacute;n&eacute;rable FNSP. Ainsi ce repr&eacute;sentant d&rsquo;une science politique nourrie d&rsquo;histoire et de litt&eacute;rature soutiendra-t-il avec bienveillance et humour les exp&eacute;riences quantitatives de ses &eacute;l&egrave;ves &laquo;&nbsp;<em>Messieurs Lancelot et Ranger [qui] ont mis une machine&nbsp;IBM entre les &eacute;lecteurs et eux. Le r&eacute;sultat est assez curieux&nbsp;</em>[9].&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;intellectuel &laquo;&nbsp;r&ecirc;veur&nbsp;&raquo; ou la &laquo;&nbsp;gloire du po&egrave;te&nbsp;&raquo;.</em></strong> Enfant de Bretagne, berc&eacute; par la l&eacute;gende grand-paternelle et par l&rsquo;histoire de la communaut&eacute; saint-simonienne de Ker Emma, auxquels il d&eacute;diera une th&egrave;se&nbsp;[10], Touchard est une &laquo;&nbsp;<em>belle figure d&rsquo;intellectuel&nbsp;</em>[11]&nbsp;&raquo;. Il consacre &agrave; ceux-ci des ouvrages pr&eacute;curseurs, ouvrant ainsi un chantier de recherche&nbsp;[12]. Litt&eacute;raire s&rsquo;int&eacute;ressant moins &agrave; la lettre qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;esprit, Touchard se fait &eacute;galement sp&eacute;cialiste d&rsquo;histoire des id&eacute;es&nbsp;[13], &laquo;&nbsp;<em>cette science du vague&nbsp;</em>&raquo;, pluridisciplinaire par excellence, explorant &laquo;&nbsp;<em>les ismes fondamentaux de ces derniers si&egrave;cles&nbsp;</em>[14]&nbsp;&raquo;. De sa voix envo&ucirc;tante, il anime le s&eacute;minaire <em>Id&eacute;ologies de la France contemporaine</em> rebaptis&eacute; s&eacute;minaire &laquo;&nbsp;Touchard-Girardet-R&eacute;mond&nbsp;&raquo; et professe sur <em>litt&eacute;rature et politique</em>, <em>cin&eacute;ma et politique</em>, <em>art et politique</em>. Jean Touchard a ainsi contribu&eacute; &agrave; ancrer dans la topographie intellectuelle de la rue&nbsp;Saint-Guillaume les champs pr&eacute;curseurs de l&rsquo;histoire culturelle du politique, de l&rsquo;histoire politique du culturel et de l&rsquo;histoire des intellectuels.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, in <em>Colloque Jean Touchard</em>,Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] <em>Idem</em>&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>cette cohorte, qui a &eacute;t&eacute; baptis&eacute;e par Louis Bodin la caste des sous-mandarins, et les sous-mandarins comptent, outre Louis Bodin, Janine Bourdin, Jean-Claude Casanova..., Jean Charlot, Jean-Marie Cotteret, Aline Coutrot, Claude &Eacute;mery, Philippe Guillemin, ..., R&eacute;my Leveau, Guy Michelat, Nicole Racine, Jean Ranger, Jean-Pierre Thomas et moi, en attendant Mich&egrave;le Cotta, Roland Cayrol, Jean-Luc Parodi, Fr&eacute;d&eacute;ric Bon, Annick Percheron, Colette Ysmal et les autres</em>.&nbsp;&raquo;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Sirinelli,<em> Annuaire des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure</em>, 1973.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] R. Descoings citant Janine Bourdin-Borotra , in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] A. Lancelot, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Th&egrave;se compl&eacute;mentaire sur son grand p&egrave;re, le saint simonien Louis Rousseau fondateur d&rsquo;une communaut&eacute; en Bretagne &agrave; Ker&nbsp;Emma. J. Touchard, <em>Aux origines du catholicisme social. Louis Rousseau 1787-1856</em>, Paris, Colin, 1968.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] S. Hurtig, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] L. Bodin et J. Touchard, &laquo;&nbsp;Les Intellectuels dans la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise contemporaine&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, IX-4, d&eacute;cembre&nbsp;1959. Jean Touchard, th&egrave;se sur <em>La Gloire de B&eacute;ranger</em>, Paris, Colin, 1968.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] J. Touchard, L. Bodin, G. Lavau, J. Sirinelli, <em>Histoire des id&eacute;es politiques</em>, Paris, PUF, Th&eacute;mis, 1959.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] J. Chapsal, BAAEE 1971.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean Touchard","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives Jean Touchard, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SIRINELLI Jean,<em> Annuaire des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure</em>, 1973.</li>\r\n</ul>","slug":"jean-touchard","lang":"fr","excerpt":"« Il n’est aucun des services de la Fondation qui n’ait été marqué de son activité. » (Jacques Chapsal). Si Jean Meynaud a été le « bulldozer des percées tous azimuts », son bref passage à la tête de la FNSP fait figure d’étoile filante comparé à la longévité – 17 ans – du secrétariat général de Jean Touchard. Ce dernier, plus que Meynaud, a été le grand ordonnateur de la recherche collective, assurant la formation des chercheurs au sein d’un Troisième cycle pionnier, leur ouvrant des débouchés au sein de centres de recherche rattachés au CNRS, mettant ainsi en ordre de marche l’institution de recherche FNSP. (Dessin © Charles Szlakmann / Sciences Po)"}],"thumbnail":"Touchard_portrait.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"85"},{"brick_id":"86"},{"brick_id":"88"},{"brick_id":"72"},{"brick_id":"90"},{"brick_id":"83"},{"brick_id":"148"}],"comment":"","date_start":"1918-11-13"},{"id":"9","slug":"entree-des-femmes-a-l-elsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Si les jeunes filles commencent &agrave; investir les facult&eacute;s de m&eacute;decine, de droit, de science et de pharmacie dans les ann&eacute;es 1880-1890, il faut attendre&nbsp;1919 pour que l&rsquo;&Eacute;cole libre leur entrouvre ses portes. C&rsquo;est tr&egrave;s tard, mais &eacute;galement tr&egrave;s t&ocirc;t. Au m&ecirc;me moment, Polytechnique et HEC optent pour des scolarit&eacute;s rigoureusement s&eacute;par&eacute;es.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>En&nbsp;1904, confront&eacute; &agrave; des demandes d&rsquo;admission f&eacute;minines, Boutmy s&rsquo;interroge sur &laquo;&nbsp;<em>le mouvement tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;ral et tr&egrave;s ressenti qui s&rsquo;est produit dans l&rsquo;opinion &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;&eacute;ducation des femmes. [&hellip;] Serait-il prudent de r&eacute;sister &agrave; un tel mouvement&nbsp;? Serait-il juste de l&rsquo;entraver&nbsp;?&nbsp;</em>&raquo; &laquo;&nbsp;<em>Grave question</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;! Boutmy, visionnaire pr&eacute;curseur, y est favorable, mais seulement apr&egrave;s &laquo;&nbsp;<em>enqu&ecirc;te soigneusement et discr&egrave;tement conduite</em>&nbsp;&raquo;, pour &eacute;loigner deux cat&eacute;gories d&rsquo;ind&eacute;sirables, &laquo;&nbsp;<em>les femmes l&eacute;g&egrave;res dont le but serait d&rsquo;&eacute;baucher des liaisons avec les fils de familles qui composent la majorit&eacute; de nos auditoires, et les curieuses qui viendraient &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole comme on va &agrave; une partie de plaisir&nbsp;</em>[1] &raquo;. Le Conseil d&rsquo;administration, dans sa grande prudence, ne suivra pas l&rsquo;avis de Boutmy. Et Madame Leroy-Beaulieu, &eacute;pouse trop curieuse et cultiv&eacute;e du directeur de l&rsquo;&Eacute;cole, en sera r&eacute;duite &agrave; suivre les conf&eacute;rences d&rsquo;Andr&eacute; Tardieu par un guichet am&eacute;nag&eacute; &agrave; son intention dans l&rsquo;une des portes du grand amphith&eacute;&acirc;tre.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s la Grande Guerre qu&rsquo;est admise la gent f&eacute;minine, sur proc&eacute;dure discriminatoire comme il se doit &ndash;&nbsp;pr&eacute;sentation du baccalaur&eacute;at, puis concours en&nbsp;1931, le baccalaur&eacute;at &eacute;tant impos&eacute; aux gar&ccedil;ons&nbsp;! Des six&nbsp;femmes qui poussent laborieusement les portes de l&rsquo;&Eacute;cole &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1919, cinq sont canadienne, danoise, serbes, juive de Palestine et il faut encore attendre la rentr&eacute;e&nbsp;1921 pour que les Fran&ccedil;aises d&eacute;passent en nombre leurs cons&oelig;urs &eacute;trang&egrave;res. La proportion de femmes stagne &agrave; 10&nbsp;% des effectifs &eacute;tudiants de l&rsquo;entre-deux-guerres (contre 20&nbsp;% dans les universit&eacute;s fran&ccedil;aises en moyenne en 1925). Elles peuplent la section &laquo;&nbsp;g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;, destin&eacute;e aux &eacute;tudiants &laquo;&nbsp;d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;s&nbsp;&raquo; et soucieux de &laquo;&nbsp;culture g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;, ainsi que la section diplomatique, accueillante pour les &eacute;tudiants &eacute;trangers &ndash;&nbsp;et donc pour les &eacute;tudiantes&nbsp;!&nbsp;&ndash; et, dans une moindre mesure, la section &eacute;conomique et financi&egrave;re. En ce qui concerne les enseignantes, le bilan est encore plus maigre. La premi&egrave;re (1941) et unique (jusqu&rsquo;en&nbsp;1968) femme &agrave; enseigner &agrave; Sciences&nbsp;Po sera Suzanne Bastid, professeur &agrave; la facult&eacute; de droit et sp&eacute;cialiste de droit international. Encore d&eacute;butera-t-elle ses cours dans le centre ouvert en zone libre &agrave; Lyon&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Ni r&eacute;actionnaire, ni r&eacute;volutionnaire, l&rsquo;&Eacute;cole du pouvoir se f&eacute;minisera, &agrave; l&rsquo;image de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, lentement et difficilement&nbsp;: en&nbsp;1980, les &eacute;tudiantes n'&eacute;taient encore que 35&nbsp;% des &eacute;tudiants.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] ELSP, Conseil d&rsquo;administration, 29/11/1904.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Entrée des femmes à l’ELSP","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;histoire des archives de Sciences Po, communications de Ghislaine Fau, de Janine Mossuz-Lavau et de Juliette Rennes.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"entree-des-femmes-a-l-elsp","lang":"fr","excerpt":"« Une jeune fille pas trop laide, c’est cinq garçons qui ne travaillent pas. » Le théorème de Siegfried a contribué à la réputation de misogynie de l’École. "}],"thumbnail":"femmes.jpg","media":[{"id":"32","image":"Femmes_ELSP.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Entrée des femmes à l’ELSP (© Albert Harlingue / Roger-Viollet)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"63"},{"brick_id":"142"},{"brick_id":"143"},{"brick_id":"149"},{"brick_id":"150"}],"comment":"","date_start":"1919-01-01"},{"id":"143","slug":"jeannie-de-clarens","type":"portrait","lastname":"de Clarens","firstname":"Jeannie","format":null,"miniature":"00118860.jpg","translations":[{"text":"<p class=\"news-title cell-wrapper police-sans-condensed\">It can often be from the blandest of backgrounds that history begins to unfold. Yet few reading the report card of Sciences Po student Jeannie Rousseau today would fail to be moved. As brilliant as it is completely banal, this report produced in Autumn 1940 reminds its reader that &ldquo;due to current events, you have not been able to sit the entirety of the exams necessary for the awarding of your degree&rdquo;. In the neutral language of bureaucracy, no elaboration follows as to what these &ldquo;events&rdquo; might be. Nor that these pages, which did not ultimately prevent Jeannie from graduating first of her class in 1940, had as their subject one of the most distinguished female spies of the Second World War. A heroine at the centre of scenes like those immortalised in Jean-Pierre Melville&rsquo;s iconic film&nbsp;<em>Army of Shadows</em>, Jeannie more recently caught the attention of journalists at the&nbsp;<em>New York Times</em>. The American newspaper published in August 2017&nbsp;<a href=\"https://www.nytimes.com/2017/08/29/world/europe/jeannie-rousseau-de-clarens-dead-french-spy-in-world-war-ii.html\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">an obituary that pays homage to the spy&rsquo;s &ldquo;heroic and momentous achievements&rdquo; on behalf of the French Resistance</a>. French journalists have yet to produce an equivalent.</p>\r\n<div class=\"news-text\">\r\n<h2><span><br /></span></h2>\r\n<h2><span>Student in Finance at 18, spy and interpreter at 21</span></h2>\r\n<p><a href=\"https://www.casimages.com/i/180905124022238932.jpg.html\" target=\"_blank\" title=\"Jeannie de Clarens - New window\"><img src=\"https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/05/180905124022238932.jpg\" border=\"0\" alt=\"Mon image\" /></a></p>\r\n<p>Out of the monotony of a flawless academic record emerged the thrilling career of Jeannie Rousseau: enrolled at 18 in Sciences Po&rsquo;s Finance course, by 21 the young graduate was working underground in occupied Paris. How did it happen that a young girl fresh from university would come to outwit the German military, collecting information on a secret weapons project to save countless civilian lives?</p>\r\n<p>Firstly, thanks to her perfect command of both German and English. The young Jeannie excelled in languages as in all subjects, from social economics to the study of insurance, not forgetting &lsquo;Modern Forms of Movable Property&rsquo;. But beyond that, as her friend&nbsp;<a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_du_Granrut\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">Claude de Granrut (FR)</a>&nbsp;put it, &ldquo;she loved the window Sciences Po gave her onto foreign cultures&rdquo;. Granrut, who met Jeannie in 1946, admits that &ldquo;it was thanks to Jeannie that I studied at Sciences Po! She did everything to convince me to apply. She had loved the constant emphasis on cultural exchange and had made some very dear friends there.&rdquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<h2><span>Alias Amniarix, a special recruit for the French Resistance</span></h2>\r\n<p>After the war, Rousseau&rsquo;s fluency in English would be the gateway to a career in interpretation for international bodies. During the conflict, her perfect German was both a strength and an affliction. It was this that led her to make her first break as an interpreter and then spy. It all began in Dinard, where her father had thought it wise to move his family: Jeannie became a go-between for local officials and the German authorities, communicating all that she could learn about the plans of the occupiers. Next she returned to Paris, becoming in 1941 an interpreter for a collective of businessmen &ndash; and putting into practice, perhaps, the training she had gained only recently in classes on &lsquo;Great Modern Industry&rsquo; and &lsquo;Powerful Commercial Policy&rsquo;.&nbsp;</p>\r\n<p>Jeannie continued to use her charm and her cunning to win the confidence of the Germans, affecting na&iuml;vet&eacute; to gather military secrets of the utmost importance. &ldquo;I gazed at them stunned, repeating that they could not be serious when they spoke of these new weapons that would travel faster than an airplane&rdquo;,&nbsp;<a href=\"http://www.tournemire.net/jeannie.htm\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">she recalled to a journalist from the&nbsp;<em>Washington Post</em>&nbsp;in 1998</a>, referring here to the German&rsquo;s newly developed V1 and V2 Rockets. Keen to convince her, one officer went as far as to present Jeannie with full plans of the rockets, which she committed instantly to her photographic memory. As she stated, as if self-evident: &ldquo;what&rsquo;s the use of collecting information, if not to pass it on?&rdquo;</p>\r\n<p>If there were to be a war film based on Jeannie&rsquo;s life, we would now come to a classic scene: the man intended to receive Jeannie&rsquo;s precious information is in a packed night train speeding through occupied France. His name is&nbsp;<a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Lamarque\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">Georges Lamarque (FR)</a>&nbsp;and he recognises Jeannie despite the dim light inside the train: it is indeed the very lively and very gifted young lady he knew at Sciences Po before the war. She would be a unique recruit for the &ldquo;Druids&rdquo;, a resistance network affiliated to the Alliance, founded by Lamarque. Rousseau accepts his proposition without hesitation, and thus commences her double life under the code name &ldquo;Amniarix&rdquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<h2><span>An exceptional character</span></h2>\r\n<p>Alongside her natural talent for languages, Rousseau&rsquo;s exceptional intelligence was noticed by all of her professors. Pierre Waline, who taught Social Economics, noted on two of her oral presentations in 1938: &ldquo;One was good, the other almost too good. Speaks easily, a little too fast. Intelligent student, evidently more at ease in oral presentations than written work, should do better&hellip;&rdquo;</p>\r\n<p>She did more than better: her path was to be extraordinary. But her linguistic abilities would bring her into grave danger. In 1944, she was arrested while attempting to exfiltrate to London. Deported first to the concentration camp at Ravensbr&uuml;ck and then moved to Torgau, Jeannie took the helm of a prisoner&rsquo;s revolt. It&rsquo;s hard to imagine the almost fatal audacity it must have taken for this 25 year-old woman to stand before the authorities of her prison camp, explaining how, within the terms of the Geneva Convention, they had no right to force their prisoners into manufacturing arms. Jeannie&rsquo;s courage almost cost her her life. Placed in solitary confinement at Ravensbr&uuml;ck and in the throes of tuberculosis, she faced a horror she would later struggle to articulate to her children.&nbsp;</p>\r\n<p>It was a dying woman that the Swedish Red Cross liberated from the camp in 1945. Despite the odds, Jeannie survived, meeting in her convalescence a fellow survivor: her soon-to-be husband, Henri de Clarens. He too had been a victim of the camps, in his case B&uuml;chenwald and Auschwitz. Never again was a word of German to pass through Jeannie&rsquo;s lips. &ldquo;But that didn&rsquo;t stop her enrolling her children in German classes at school&rdquo;, her son Pascal de Clarens remembers with admiration. Evidently his mother&rsquo;s openness could withstand anything, even the unspeakable.&nbsp;</p>\r\n<p><a href=\"https://www.casimages.com/i/180905123217578889.jpg.html\" target=\"_blank\" title=\"Jeannie de Clarens - New window\"><img src=\"https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/05/180905123217578889.jpg\" border=\"0\" alt=\"Mon image\" /></a></p>\r\n<h2><span><br /></span></h2>\r\n<h2><span>&ldquo;Heroism is a question of instinct&rdquo;</span></h2>\r\n<p>Now an interpreter of the highest level working for the United Nations and other international organisations, Jeannie de Clarens avoided nearly all requests from journalists and historians after the war. &ldquo;People want to forget&rdquo;, she told the<em>&nbsp;Washington Post&nbsp;</em>in 1998, &ldquo;people don&rsquo;t want to know.&rdquo; In 1993, decades after the end of the war, she accepted the Seal Medal of Honour from Director of the CIA, R. James Woolsey. To this decoration was added the&nbsp;<em>M&eacute;daille de la R&eacute;sistance</em>&nbsp;and the&nbsp;<em>Croix de Guerre</em>, and in 2009 she was nominated Grand Officer of the Legion of Honour. Yet in her single and precious interview for the&nbsp;<em>Washington Post</em>, de Clarens dodged the issue of her own courage: &ldquo;Why did I do it? I just did it, that&rsquo;s all. How could I not have done it? Heroism is not a question of choice but of instinct. It&rsquo;s something that starts in our nervous system, not in the brain.&rdquo;</p>\r\n<p>Jeannie might raise an eyebrow ironically at the sight of her name fixed on the door of a lecture hall. We can only hope that her fond memories of the rue Saint-Guillaume are permission enough for Sciences Po to break its silence on her incredible story. Until the day a curious script-writer might unearth it again&hellip;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>\r\n</div>","title":"Jeannie de Clarens","related_ressources":"<p><span>Sources</span></p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Jeannie_Rousseau\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">Wikipedia</a></li>\r\n<li><a href=\"https://france.aiic.net/page/8437/jeannie-de-clarens-heroine-de-la-resistance-et-membre-de-l-aiic-8230/lang/2\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">'Jeannie de Clarens, h&eacute;ro&iuml;ne de la R&eacute;sistance' (FR)</a>, article by&nbsp;Christopher Thi&eacute;ry on the site of the AIIC (International Association of Conference Interpreters)</li>\r\n<li><a href=\"https://www.nytimes.com/2017/08/29/world/europe/jeannie-rousseau-de-clarens-dead-french-spy-in-world-war-ii.html\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">'Jeannie Rousseau de Clarens, Valiant World War II Spy, Dies at 98'</a>&nbsp;- The New York Times, 29&nbsp;August 2017</li>\r\n<li><a href=\"http://www.tournemire.net/jeannie.htm\" target=\"_blank\" title=\" - New window\">'Amniarix, The Reluctant Spy'</a>&nbsp;- The Washington Post, 28&nbsp;December 1998</li>\r\n</ul>\r\n<p>&gt;&nbsp;<span><a href=\"https://www.sciencespo.fr/en/news/news/international-womens-day-lecture-halls-renamed-after-two-legends-0/3502\">Find out more about the renaming of Sciences Po lecture halls</a></span></p>","slug":"jeannie-de-clarens","lang":"en","excerpt":"After graduating at the top of her class in July 1940, Jeannie de Clarens, née Rousseau, set out on an extraordinary career in the world of interpretation and espionage. At 23 years old, she was to hand Allied Forces one of the Second World War’s most precious pieces of intelligence. A true heroine of the “army of shadows”. (© Sandrine Gaudin / Sciences Po)"},{"text":"<p>C&rsquo;est parfois au d&eacute;tour de la plus grande banalit&eacute; que l&rsquo;Histoire fait irruption. La derni&egrave;re page du dossier, brillant et presque ennuyeux, de l&rsquo;&eacute;tudiante Jeannie Rousseau, n&rsquo;en est que plus &eacute;mouvante. Dans la neutralit&eacute; administrative d&rsquo;un courrier de l&rsquo;automne 1940, la scolarit&eacute; de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris &ldquo;rappelle&rdquo; &agrave; son &eacute;tudiante&nbsp;<em>&ldquo;que, du fait des &eacute;v&eacute;nements&nbsp;</em>(sic)<em>, vous n&rsquo;avez pu passer en juin la totalit&eacute; des examens que vous avez &agrave; subir pour le dipl&ocirc;me.&rdquo;</em>&nbsp;Nul ne sait alors de quoi ces &ldquo;&eacute;v&eacute;nements&rdquo; sont le nom. Ni que ce feuillet dactylographi&eacute;, qui n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute;&nbsp;Jeannie d&rsquo;&ecirc;tre dipl&ocirc;m&eacute;e premi&egrave;re de la promotion 1940, s&rsquo;adresse &agrave; celle qui deviendra l&rsquo;une des plus grandes espionnes de Deuxi&egrave;me Guerre Mondiale. Une h&eacute;ro&iuml;ne de l&rsquo;arm&eacute;e des ombres&nbsp;: ses aventures, dignes d&rsquo;un sc&eacute;nario de cin&eacute;ma, ont &eacute;veill&eacute; la curiosit&eacute; de reporters am&eacute;ricains du&nbsp;<em>New York Times</em>&nbsp;qui lui ont rendu &agrave; sa mort en ao&ucirc;t 2017&nbsp;<a href=\"https://www.nytimes.com/2017/08/29/world/europe/jeannie-rousseau-de-clarens-dead-french-spy-in-world-war-ii.html\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">un hommage (eng.) dont on cherche en vain l&rsquo;&eacute;quivalent dans la presse fran&ccedil;aise.</a></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<h2>&Eacute;tudiante en Finances priv&eacute;es &agrave; 18 ans, espionne-interpr&egrave;te &agrave; 21 ans</h2>\r\n<p>C&rsquo;est sous la monotonie d&rsquo;un parcours acad&eacute;mique sans accroc que se cache la romanesque destin&eacute;e de Jeannie Rousseau, re&ccedil;ue &agrave; 18 ans dans la section Finances Priv&eacute;es de l&rsquo;Institut, espionne &agrave; 21 ans dans le Paris occup&eacute;. Comment cette jeune femme &agrave; l&rsquo;excellence aussi lisse que sa mise en plis a pu duper les Allemands et collecter des renseignements d&rsquo;une valeur exceptionnelle sur leurs armes secr&egrave;tes (V1 et V2), sauvant un nombre consid&eacute;rable de vies ?</p>\r\n<p>D&rsquo;abord, en parlant un allemand parfait, comme son anglais. La jeune Jeannie excelle en langues - ainsi que dans toutes les autres mati&egrave;res, de l&rsquo;&eacute;conomie sociale aux assurances, en passant par &ldquo;Formes moderne de la fortune mobili&egrave;re&rdquo;. Mais au-del&agrave;,&nbsp;<em>&ldquo;elle aimait &agrave; l&rsquo;Institut &nbsp;cette ouverture sur les cultures &eacute;trang&egrave;res&rdquo;</em>, raconte son amie&nbsp;<a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_du_Granrut\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Claude du&nbsp;Granrut</a>, qui l&rsquo;a connue en 1946 et confie :&nbsp;<em>&ldquo;c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; Jeannie que j&rsquo;ai fait Sciences Po ! Elle a tout fait pour que j&rsquo;y entre. Elle avait ador&eacute; cet &eacute;change culturel permanent, et s&rsquo;y &eacute;tait fait des amis tr&egrave;s chers&rdquo;.</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<h2>&ldquo;Amniarix&rdquo;, une recrue de choix pour la R&eacute;sistance</h2>\r\n<p><a href=\"https://www.casimages.com/i/18090403352356038.jpg.html\" target=\"_blank\" title=\"Mon image - Nouvelle fen&ecirc;tre\"><img src=\"https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/04/18090403352356038.jpg\" border=\"0\" alt=\"Mon image\" /></a></p>\r\n<p>La ma&icirc;trise de l&rsquo;anglais lui ouvrira, apr&egrave;s-guerre, les portes d&rsquo;une carri&egrave;re d&rsquo;interpr&egrave;te pour les institutions internationales. Dans le conflit, son allemand courant lui valut le meilleur comme le pire. C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; lui qu&rsquo;elle entre dans la carri&egrave;re d&rsquo;espionne-interpr&egrave;te. &Agrave; Dinard d&rsquo;abord - o&ugrave; son p&egrave;re avait cru prudent de d&eacute;placer sa famille - elle officie entre les services locaux et les autorit&eacute;s allemandes, et communique tout ce qu&rsquo;elle apprend sur les pr&eacute;paratifs de l&rsquo;occupant. &Agrave; Paris ensuite, o&ugrave; elle revient en 1941 et devient interpr&egrave;te pour une association d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires, mettant peut-&ecirc;tre &agrave; profit ses cours encore tout r&eacute;cents sur &ldquo;Les grandes industries modernes&rdquo; et &ldquo;La politique commerciale des grandes puissances&rdquo;? Toujours est-il qu&rsquo;elle utilise son talent et sa ruse pour gagner la confiance des Allemands, jouant les na&iuml;ves pour glaner des secrets militaires de la plus haute importance :&nbsp;<em>&ldquo;Je les regardais m&eacute;dus&eacute;e, en leur r&eacute;p&eacute;tant qu&rsquo;ils ne pouvaient pas &ecirc;tre s&eacute;rieux quand ils parlaient de ces nouvelles armes plus rapides et qu&rsquo;un avion</em>, raconte-t-elle dans<a href=\"http://www.tournemire.net/jeannie.htm\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">&nbsp;un article (eng.) du&nbsp;<em>Washington Post</em>&nbsp;en 1998</a>. Soucieux de la convaincre, l&rsquo;un des officiers ira jusqu&rsquo;&agrave; lui montrer les plans des fus&eacute;es, qu&rsquo;elle enregistre dans sa m&eacute;moire photographique.&nbsp;<em>&ldquo;Mais &agrave; quoi bon accumuler des informations, si ce n&rsquo;est pour les transmettre ?&rdquo;</em>&nbsp;r&eacute;sumait-elle comme une &eacute;vidence.</p>\r\n<p>Le sc&eacute;nariste du film de sa vie tient l&agrave; une sc&egrave;ne d&rsquo;anthologie : le destinataire de ces pr&eacute;cieuses informations surgit dans un train de nuit bond&eacute; filant &agrave; travers la France occup&eacute;e. Il s&rsquo;appelle&nbsp;<a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Lamarque\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Georges Lamarque</a>, et a reconnu Jeannie malgr&eacute; la faible lueur qui &eacute;claire le couloir : c&rsquo;est bien cette jeune femme si vive et si dou&eacute;e en langues &eacute;trang&egrave;res qu&rsquo;il a crois&eacute;e &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques avant le d&eacute;but de la guerre. Une recrue de choix pour le r&eacute;seau de R&eacute;sistance des &ldquo;Druides&rdquo; - affili&eacute; au r&eacute;seau Alliance - qu&rsquo;il a fond&eacute;. Elle accepte sans h&eacute;siter, et entame sa double vie sous le nom &ldquo;d&rsquo;Amniarix&rdquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<h2>Une force de caract&egrave;re exceptionnelle</h2>\r\n<p>&Agrave; ses dons en langues, il faut en effet ajouter au portrait, plus si lisse, de Jeannie, une intelligence exceptionnelle, remarqu&eacute;e par tous ses professeurs, comme Pierre Waline, en &ldquo;&Eacute;conomie sociale&rdquo;, qui commente ainsi ses deux expos&eacute;s oraux de 1938 :&nbsp;<em>&ldquo;L&rsquo;un est bon, l&rsquo;autre presque trop bon. Parole facile, un peu trop rapide. &Eacute;tudiante intelligente, &eacute;videmment plus dou&eacute;e pour l&rsquo;expos&eacute; oral que pour un travail &eacute;crit, devrait donner mieux&hellip;&rdquo;</em></p>\r\n<p>Elle donna plus que mieux : une trajectoire exceptionnelle. Mais elle paiera tr&egrave;s cher sa ma&icirc;trise des langues et de l'argumentation.&nbsp; En 1944, elle est arr&ecirc;t&eacute;e au cours de sa tentative d&rsquo;exfiltration vers Londres. D&eacute;port&eacute;e &agrave; Ravensbr&uuml;ck, puis au camp de travail de Torgau, Jeannie prend la t&ecirc;te d&rsquo;une fronde des d&eacute;tenues. Il faut imaginer cette jeune femme de 25 ans, d&rsquo;une audace folle et mortelle, expliquer aux autorit&eacute;s d&rsquo;un camp de concentration qu&rsquo;en vertu de la Convention de Gen&egrave;ve sur les prisonniers de guerre, les prisonni&egrave;res ne pouvaient &ecirc;tre forc&eacute;es &agrave; fabriquer des armes. Son geste lui co&ucirc;tera presque la vie. Enferm&eacute;e au cachot de Ravensbr&uuml;ck, atteinte de la tuberculose, confront&eacute;e &agrave; une horreur qu&rsquo;elle a grand-peine &agrave; raconter &agrave; ses propres enfants, c&rsquo;est une mourante que la Croix Rouge su&eacute;doise lib&egrave;re en 1945. Elle survit &agrave; une op&eacute;ration de la derni&egrave;re chance, et rencontre en convalescence un autre survivant, son mari Henri de Clarens, rescap&eacute; de B&uuml;chenwald et d&rsquo;Auschwitz. Aucun mot d&rsquo;allemand ne franchira plus jamais les l&egrave;vres de Jeannie.&nbsp;<em>&ldquo;Mais cela ne l&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute;e d&rsquo;inscrire ses enfants en section allemande &agrave; l&rsquo;&eacute;cole !&rdquo;</em>, rappelle avec admiration son fils Pascal de Clarens. Prouvant que son go&ucirc;t pour l&rsquo;ouverture r&eacute;sista &agrave; tout, m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;indicible. &nbsp;</p>\r\n<p><a href=\"https://www.casimages.com/i/180904033045795566.jpg.html\" target=\"_blank\" title=\"Mon image - Nouvelle fen&ecirc;tre\"><img src=\"https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/04/180904033045795566.jpg\" border=\"0\" alt=\"Mon image\" /></a></p>\r\n<h2>&nbsp;</h2>\r\n<h2>&ldquo;L&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme, c&rsquo;est une question de r&eacute;flexe&rdquo;</h2>\r\n<p>Devenue interpr&egrave;te de haut niveau pour les Nations Unies et d&rsquo;autres organisations internationales, Jeannie de Clarens a d&eacute;clin&eacute; presque toutes les demandes de journalistes et d&rsquo;historiens apr&egrave;s la guerre.&nbsp;<em>&ldquo;Les gens voulaient oublier</em>, d&eacute;clare-t-elle aux journalistes du&nbsp;<em>Washington Post</em>&nbsp;en 98.&nbsp;<em>Les gens ne voulaient pas savoir.&rdquo;</em>&nbsp;Des d&eacute;cennies plus tard, elle accepte en 1993 de recevoir la&nbsp;<em>Seal Medal&nbsp;</em>des mains du Directeur de la CIA, R. James Woolsey. D&eacute;cor&eacute;e de la M&eacute;daille de la R&eacute;sistance et de la Croix de Guerre, elle est nomm&eacute;e grand officier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur en 2009. Dans ses confidences au&nbsp;<em>Washington Post</em>, unique et pr&eacute;cieux t&eacute;moignage publi&eacute;, elle botte en touche sur la question du sens de son engagement.&nbsp;<em>&ldquo;Pourquoi je l&rsquo;ai fait ? Je l&rsquo;ai juste fait, c&rsquo;est tout. Comment aurais-je pu ne pas le faire ? L&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme n&rsquo;est pas une question de choix, mais de r&eacute;flexe. Cela rel&egrave;ve du syst&egrave;me nerveux central, pas du cerveau sup&eacute;rieur.&rdquo;</em></p>\r\n<p>On l&rsquo;imagine sans peine, levant un sourcil ironique &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de figurer au fronton d&rsquo;un amphith&eacute;&acirc;tre. Gageons que ses bons souvenirs de la rue Saint-Guillaume lui auraient fait pardonner&nbsp;&agrave; Sciences Po de briser ce trop long silence. En attendant le jour o&ugrave; un sc&eacute;nariste curieux d&eacute;nichera son histoire ?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>","title":"Jeannie de Clarens","related_ressources":"<p><em><span>Sources :&nbsp;</span></em></p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannie_de_Clarens\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Wikip&eacute;dia</a></li>\r\n<li><em>Jeannie de Clarens, h&eacute;ro&iuml;ne de la R&eacute;sistance</em>,&nbsp;<a href=\"https://france.aiic.net/page/8437/jeannie-de-clarens-heroine-de-la-resistance-et-membre-de-l-aiic-8230/lang/2\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">article de Christopher Thi&eacute;ry sur le site de l'AIIC&nbsp;</a>(Association internationale des interpr&egrave;tes de conf&eacute;rences)</li>\r\n<li><em><a href=\"https://www.nytimes.com/2017/08/29/world/europe/jeannie-rousseau-de-clarens-dead-french-spy-in-world-war-ii.html\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Jeannie Rousseau de Clarens, Valiant World War II Spy, Dies at 98&nbsp;</a></em>- The New York Times, 29th August 2017</li>\r\n<li><a href=\"http://www.tournemire.net/jeannie.htm\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\"><em>Amniarix, The Reluctant Spy</em></a>&nbsp;- The Washington Post, 28th December 1998</li>\r\n</ul>\r\n<p>&gt; En savoir plus sur&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/fr/actualites/actualit%C3%A9s/deux-h%C3%A9ro%C3%AFnes-donnent-leur-nom-%C3%A0-des-amphis/3503\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">le bapt&ecirc;me des amphis aux noms de Jeannie de Clarens et Simone Veil</a></p>","slug":"jeannie-de-clarens","lang":"fr","excerpt":"Jeannie de Clarens, née Rousseau, première de sa promotion en juillet 1940, entame au sortir de la rue Saint-Guillaume une carrière d’espionne-interprète exceptionnelle. À 23 ans, elle a offert aux Alliés un des renseignements les plus précieux de la Deuxième Guerre Mondiale. Une véritable héroïne de “l’armée des ombres”. (© Sandrine Gaudin / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00118860.jpg","media":[{"id":"167","image":"00122783.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Dossier d'étudiante de Jeannie de Clarens (©Archives de Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Student"},{"lang":"fr","title":"Étudiant"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1919-04-01"},{"id":"11","slug":"guerre-et-paix-comprendre-et-agir-sur-son-siecle","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Au sortir de la Grande Guerre, historiens, juristes, sp&eacute;cialistes des relations internationales mettent leurs savoirs au service de la France. Mobilis&eacute;s lors de la Conf&eacute;rence de Paris et de la r&eacute;daction des trait&eacute;s de paix, ils endossent sans complexe le costume de conseiller et d&rsquo;expert. Les professeurs de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, &agrave; l&rsquo;interface de la politique et de la science, sont nombreux &agrave; &ecirc;tre mis &agrave; contribution.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Science et Politique.</em></strong>&nbsp;Tr&egrave;s t&ocirc;t, des comit&eacute;s, associant savants et praticiens, se constituent pour justifier la guerre et &eacute;noncer ses buts. En&nbsp;1916, le Comit&eacute; de la Rive gauche du Rhin d&eacute;ploie une intense activit&eacute; de propagande &agrave; destination du grand public et des hommes politiques afin de populariser l'annexion de la rive gauche du Rhin en cas de victoire&nbsp;: l&rsquo;historien Georges Blondel en est un membre actif. En f&eacute;vrier&nbsp;1917, Aristide Briand installe un Comit&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes qui r&eacute;unit l&rsquo;&eacute;lite de la science historique fran&ccedil;aise&nbsp;: il produira plus de 40&nbsp;m&eacute;moires pour l&eacute;gitimer les revendications territoriales fran&ccedil;aises. Les deux professeurs d&rsquo;histoire diplomatique de l&rsquo;&Eacute;cole libre, &Eacute;mile Bourgeois et Christian Schefer, ainsi que le journaliste et homme politique en charge du cours d&rsquo;<em>histoire constitutionnelle de l&rsquo;Europe</em>, Charles Benoist, en sont des membres &eacute;minents.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>N&eacute;gocier les trait&eacute;s.</em></strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Durant la conf&eacute;rence de Paix, nombreux avaient &eacute;t&eacute; les professeurs et les anciens &eacute;l&egrave;ves &agrave; prendre part aux travaux des commissions, non seulement parmi les Fran&ccedil;ais, mais aussi dans les d&eacute;l&eacute;gations &eacute;trang&egrave;res</em>. [1]&nbsp;&raquo; Les n&eacute;gociations de paix et la r&eacute;daction du trait&eacute; de Versailles &ndash;&nbsp;notamment l&rsquo;interpr&eacute;tation du fameux article&nbsp;231 sur les responsabilit&eacute;s de guerre, fondement juridique des r&eacute;parations [2]&nbsp;&ndash; ont mobilis&eacute; la communaut&eacute; acad&eacute;mique, et certains membres de l&rsquo;ELSP dont Andr&eacute; Tardieu, enseignant vedette de l&rsquo;&Eacute;cole libre avant-guerre, bras droit de Cl&eacute;menceau et principal n&eacute;gociateur de la d&eacute;l&eacute;gation fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les origines et les responsabilit&eacute;s de la guerre&nbsp;: objectiver la guerre.</em></strong>&nbsp;Plus encore, l'ELSP, pionni&egrave;re dans l&rsquo;&eacute;tude du temps pr&eacute;sent, devient un haut lieu de r&eacute;flexion sur l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement lui-m&ecirc;me. Au sortir du conflit, la vindicte laisse place &agrave; l&rsquo;analyse et &agrave; une intense production &eacute;ditoriale&nbsp;: en 1922, le dernier tome de <em>L&rsquo;histoire de la France contemporaine&nbsp;</em>[3]&nbsp;d&rsquo;Ernest Lavisse est consacr&eacute; au conflit&nbsp;; les historiens Alphonse Aulard [4]&nbsp;et Jules Isaac [5]&nbsp;se livrent au m&ecirc;me exercice. Deux historiens de l&rsquo;&Eacute;cole libre prennent une grande part au d&eacute;bat&nbsp;: d&egrave;s 1919, Frantz Funck-Brentano publie <em>La France sur le Rhin&nbsp;</em>[6]&nbsp;et en 1925, Pierre Renouvin ach&egrave;ve, dix ans &agrave; peine apr&egrave;s le conflit, <em>Les origines imm&eacute;diates de la guerre&nbsp;</em>[7]. Cet essai d&rsquo;histoire d&eacute;sormais classique fait date car il s&rsquo;appuie sur une analyse minutieuse des documents diplomatiques et nuance la th&egrave;se de la responsabilit&eacute; allemande [8]. Pierre Renouvin, ancien combattant et mutil&eacute; de guerre, devient l&rsquo;historien officiel du conflit&nbsp;: il est tour &agrave; tour conservateur de la biblioth&egrave;que-mus&eacute;e de la guerre (1922, future BDIC), secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;histoire de la guerre mondiale, r&eacute;dacteur en chef de la <em>Revue d&rsquo;histoire de la guerre mondiale</em>, enfin, grand ordonnateur de la publication des <em>Documents diplomatiques fran&ccedil;ais&nbsp;</em>[9], indispensables &agrave; l&rsquo;analyse d&eacute;passionn&eacute;e du conflit.Participant &agrave; ce mouvement r&eacute;flexif, l&rsquo;&Eacute;cole libre, o&ugrave; il enseigne, institue en&nbsp;1929 une conf&eacute;rence sur &laquo;&nbsp;<em>les n&eacute;gociations de paix, la question des r&eacute;parations, les difficult&eacute;s constantes avec l&rsquo;Allemagne n&eacute;es de l&rsquo;application du trait&eacute; de Versailles</em> [&hellip;] <em>C&rsquo;&eacute;tait le premier cours qui fut profess&eacute; en France sur ce sujet</em>&nbsp;[10]. &raquo;</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;76.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;Allemagne reconna&icirc;t qu&rsquo;elle est responsable, pour les avoir caus&eacute;s, de tous les dommages subis par les gouvernements alli&eacute;s et associ&eacute;s et par leurs nationaux, par suite de la guerre qui leur a &eacute;t&eacute; impos&eacute;e par son agression</em>.&nbsp;&raquo; CF. Camille Bloch et Pierre Renouvin, &laquo;&nbsp;L&rsquo;article&nbsp;23l du trait&eacute; de Versailles, sa gen&egrave;se et sa signification&nbsp;&raquo;, <em>Revue d&rsquo;histoire de la guerre mondiale</em>, janvier 1932.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] E. Lavisse, <em>Histoire de la France contemporaine depuis la R&eacute;volution jusqu&rsquo;&agrave; la paix de l919. </em>Tome neuvi&egrave;me, <em>La Grande Guerre </em>par Henry Bidou, Alphonse Gauvain et Charles Seignobos, Hachette, 1922.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Aulard (avec la collaboration d&rsquo;E.&nbsp;Bouvier et A.&nbsp;Ganem), <em>1914-1918. Histoire politique de la Grande Guerre</em>, Quilliet, 1924.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Isaac, <em>Histoire de la Grande Guerre</em>, Hachette, 1920.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] F. Funck-Brentano, <em>La France sur le Rhin, </em>Paris, Librairie de la Soci&eacute;t&eacute; du Recueil Sirey, 1919.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] P. Renouvin, <em>Les origines imm&eacute;diates de la guerre (28 juin-4 ao&ucirc;t 1914)</em>, Paris, Costes, 1925.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Si l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne ont pris le risque de la guerre, elles tablaient sur un conflit local&nbsp;; si le Chancelier allemand souhaitait temporiser, l&rsquo;&Eacute;tat-major a impos&eacute; la guerre. Cette derni&egrave;re serait une immense erreur de jugement doubl&eacute;e d&rsquo;une manipulation politique.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] P. Renouvin, <em>Les documents diplomatiques fran&ccedil;ais 1871-1914</em>, imp.&nbsp;Daupeley-Gouverneur, Publication d&eacute;but&eacute;e en 1928 et achev&eacute;e en 1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;82.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Guerre et Paix, comprendre et agir sur son siècle","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BECKER Jean-Jacques, &laquo;&nbsp;La question des responsabilit&eacute;s allemandes au lendemain de la guerre mondiale. L&rsquo;implication des historiens dans l&rsquo;expertise et l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une &eacute;cole historique&nbsp;&raquo;, <em>Soci&eacute;t&eacute;s Contemporaines</em>, 39, 2000, p.&nbsp;85-94.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DROZ Jacques, <em>Les</em> <em>causes de la premi&egrave;re guerre mondiale. Essai d&rsquo;historiographie</em>, Postface de Jean-Jacques Becker, Paris, Seuil, 1973.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LOWCZYK Olivier, &laquo;&nbsp;L'historien et le diplomate en&nbsp;1919&nbsp;: l'usage des sciences historiques dans la n&eacute;gociation pour les fronti&egrave;res de la France&nbsp;&raquo;, <em>Guerres mondiales et conflits contemporains</em>, 236-4, 2009, p.&nbsp;27-44.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"guerre-et-paix-comprendre-et-agir-sur-son-siecle","lang":"fr","excerpt":"Quelles sont les causes de la guerre ? Qui est responsable du conflit ? Quelles seront les conséquences de la paix ? "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"57","image":"versailles.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La signature du traité de paix à Versailles (©H. John. - L. Swift Kirtland/Public domain /Wikimedia Commons)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"38"},{"brick_id":"3"},{"brick_id":"34"}],"comment":"","date_start":"1920-01-01"},{"id":"75","slug":"jean-meyriat","type":"portrait","lastname":"Meyriat","firstname":"Jean","format":null,"miniature":"Meyriat_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean Meyriat","related_ressources":"","slug":"jean-meyriat","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Un si parfait normalien.</em></strong>&nbsp;Lyonnais et catholique de naissance, mont&eacute; &agrave; Paris en&nbsp;1937, Jean Meyriat suit la trajectoire id&eacute;ale du normalien agr&eacute;g&eacute; de lettres classiques, parfait &laquo;&nbsp;<em>repr&eacute;sentant des anciennes Facult&eacute;s&nbsp;</em>&raquo;. Son &laquo;&nbsp;<em>sombre costume trois pi&egrave;ces, son fran&ccedil;ais ch&acirc;ti&eacute;, avec une extr&ecirc;me pr&eacute;cision de vocabulaire, [son] corps presque immobile&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, son &laquo;&nbsp;<em>extr&ecirc;me exigence&nbsp;</em>&raquo; et son &laquo;&nbsp;<em>absolue autorit&eacute;&nbsp;</em>&raquo; intimident les g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;tudiants qui p&eacute;n&egrave;trent dans son antre, encombr&eacute;e de &laquo;&nbsp;<em>sombres piles de milliers d&rsquo;ouvrages qui l&rsquo;encerclaient comme une muraille&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Pourtant Jean Meyriat est de &laquo;&nbsp;<em>la race des &eacute;couteurs du meilleur pedigree&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;, attentif et d&eacute;vou&eacute; &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves qui deviendront ses disciples. Cet homme de lettres et de plume, d&rsquo;une discr&eacute;tion sans pareille, sera sur tous les fronts, de la litt&eacute;rature &agrave; la science politique, aux relations internationales et aux aires culturelles jusqu&rsquo;aux chantiers de la documentation-information&nbsp;; de l&rsquo;enseignement et de la recherche, comme de la gestion administrative, de la formation professionnelle, de la vie associative ou de l&rsquo;engagement international.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les &nbsp;initiatives et les responsabilit&eacute;s de l&rsquo;universitaire.</em></strong>&nbsp;Venu des lettres classiques, Meyriat est introduit &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1946 comme politiste. Cette premi&egrave;re conversion le m&egrave;ne aux &eacute;tudes internationales dont il sera l&rsquo;un des principaux promoteurs&nbsp;[4]<em>.</em> En&nbsp;1952, il fonde avec son camarade ulmien Jean-Baptiste Duroselle le Centre d&rsquo;&eacute;tudes des relations internationales, laboratoire pionnier par son objet, sa taille et sa r&eacute;putation, qu&rsquo;il dirige pendant un quart de si&egrave;cle avant de le confier &agrave; son &eacute;l&egrave;ve Guy Hermet en&nbsp;1976. S&rsquo;il donne une impulsion d&eacute;cisive &agrave; ce secteur, c&rsquo;est qu&rsquo;il est lui-m&ecirc;me pionnier des &eacute;tudes hispaniques. Son long s&eacute;jour de professeur r&eacute;fugi&eacute; au lyc&eacute;e fran&ccedil;ais de Madrid durant la Seconde Guerre mondiale en a fait un sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Espagne contemporaine. Iconoclaste et briseur de tabous, il anime &agrave; Sciences&nbsp;Po un s&eacute;minaire sur l&rsquo;Espagne de Franco et sur les r&eacute;gimes autoritaires et, &agrave; l&rsquo;Institut des hautes &eacute;tudes d&rsquo;Am&eacute;rique latine, un cours sur les politiques ext&eacute;rieures des &Eacute;tats latino-am&eacute;ricains. Architecte du champ, il engage des projets de recherches pr&eacute;curseurs sur les pays m&eacute;diterran&eacute;ens (Calabre et Mezzogiorno italiens&nbsp;; migrations internes en Espagne) et lance le Conseil m&eacute;diterran&eacute;en de recherches en sciences sociales en&nbsp;1961.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;infatigable constructeur et le professionnel reconnu de l&rsquo;information-documentation.&nbsp;</em></strong>Jean Meyriat ne sort ni de l&rsquo;&Eacute;cole des Chartes ni du corps des conservateurs de biblioth&egrave;que. Directeur du Centre de documentation en&nbsp;1948, prenant la t&ecirc;te des services de documentation de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1950, Meyriat se forme sur le tas aux sciences de l&rsquo;information et de la communication (SIC) qui l&rsquo;occuperont durant plus de quarante&nbsp;ans. Sa conversion en fait un pionnier d&rsquo;un domaine encore marginal, et un militant engag&eacute; sur tous les fronts de l&rsquo;institutionnalisation de la discipline, de la formation professionnelle &agrave; la cons&eacute;cration universitaire. &Agrave; Sciences&nbsp;Po, il fait de la biblioth&egrave;que l&rsquo;un des meilleurs centres de documentation du monde, pr&eacute;curseur dans le traitement et l&rsquo;analyse des collections et la veille documentaire. Si la rue&nbsp;Saint-Guillaume constitue un immuable port d&rsquo;attache, ses activit&eacute;s d&eacute;bordent vite &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole pratique des Hautes &eacute;tudes o&ugrave; Fernand Braudel lui confie des conf&eacute;rences en th&eacute;orie de la documentation et en fait un directeur d&rsquo;&eacute;tudes en&nbsp;1962&nbsp;; mais aussi dans les IUT, o&ugrave; il pr&eacute;side une Commission p&eacute;dagogique nationale d&eacute;di&eacute;e &agrave; la formation aux carri&egrave;res de l&rsquo;information (1967). En&nbsp;1972, avec Robert Escarpit et Roland Barthes, il milite aupr&egrave;s du minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale et de la Direction des enseignements sup&eacute;rieurs pour obtenir la reconnaissance de la discipline des SIC. C&rsquo;est chose faite en&nbsp;1975 lorsqu&rsquo;est institu&eacute;e une section au Conseil Sup&eacute;rieur des Universit&eacute;s que Jean Meyriat pr&eacute;sidera de&nbsp;1984 &agrave;&nbsp;1988, et qu&rsquo;est d&eacute;cern&eacute;e l&rsquo;autorisation de d&eacute;livrer des doctorats. &Agrave; l&rsquo;EHESS et &agrave; Sciences&nbsp;Po, Meyriat &eacute;labore alors des formations pionni&egrave;res, DEA et DESS, en SIC. Engag&eacute; dans la vie collective, Meyriat est de toutes les associations professionnelles (Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise des SIC, Association des professionnels de l&rsquo;information et de la documentation) et de toutes les revues (<em>Lettre de l&rsquo;Inforcom</em>, <em>Documentaliste</em>), alliant responsabilit&eacute;s de terrain et th&eacute;orisation. Son activit&eacute; d&eacute;borde &eacute;galement &agrave; l&rsquo;international. Sollicit&eacute; par l&rsquo;UNESCO, il prend la t&ecirc;te du Comit&eacute; international pour l&rsquo;information et la documentation en sciences sociales, surnomm&eacute; Comit&eacute; Meyriat en raison de sa long&eacute;vit&eacute; (1950-1991). Initiateur d&rsquo;un travail bibliographique de grande envergure, il est le r&eacute;dacteur en chef des<em> Bibliographies internationales de sciences sociales</em> de&nbsp;1952 &agrave;&nbsp;1988 et lance les <em>Abstracts de science politique</em>. En Europe et &agrave; l&rsquo;international, Meyriat a jou&eacute; un r&ocirc;le crucial dans la normalisation des techniques de documentation.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A.-L. Laulan, &laquo;&nbsp;Tranquille audace&nbsp;&raquo;, <em>in</em>&nbsp;V. Couzinet, J.-M. Rauzier&nbsp;(ed.), <em>Jean Meyriat, th&eacute;oricien et praticien de l&rsquo;information documentation</em>, Paris, ADBS &Eacute;ditions, 2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] G. Hermet, &laquo;&nbsp;Jean Meyriat, entrepreneur en &eacute;tudes internationales&nbsp;&raquo;, <em>in</em>&nbsp;V. Couzinet, J.-M. Rauzier&nbsp;(ed.), <em>Jean Meyriat, th&eacute;oricien et praticien de l&rsquo;information documentation</em>, Paris, ADBS &Eacute;ditions, 2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem.</em>&nbsp;Il si&egrave;ge par exemple &agrave; la Commission des sciences juridiques et politiques du CNRS.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean Meyriat","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>COUZINET Vivianne, RAUZIER Jean-Michel (ed.), <em>Jean Meyriat, th&eacute;oricien et praticien de l&rsquo;information documentation</em>, Paris, ADBS &Eacute;ditions, 2001.</li>\r\n</ul>","slug":"jean-meyriat","lang":"fr","excerpt":"« Homme de plume aux multiples facettes  » (Jean-Michel Rauzier), Jean Meyriat a été tout à la fois professeur, chercheur, entrepreneur en institutions scientifiques et professionnel reconnu en France et à l’étranger.(©DR)"}],"thumbnail":"Meyriat_portrait.jpg","media":[{"id":"164","image":"00202085.png","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Jean Meyriat dans son bureau en 1982 (©DR)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"86"},{"brick_id":"94"}],"comment":"","date_start":"1921-03-03"},{"id":"123","slug":"michel-crozier","type":"portrait","lastname":"Crozier","firstname":"Michel","format":null,"miniature":"BAL_2402397_bis_ter.jpg","translations":[{"text":"","title":"Michel Crozier","related_ressources":"","slug":"michel-crozier","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Comment on devient sociologue</strong>. Fils d&rsquo;entrepreneur et &eacute;l&egrave;ve d&rsquo;HEC, Michel Crozier ne &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;couvre pas la sociologie comme une discipline intellectuelle abstraite</em>&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;exp&eacute;rimente comme une fa&ccedil;on de vivre, de raisonner, de [se] relier &agrave; autrui&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est aux &Eacute;tats-Unis qu'il entame sa conversion sociologique en &laquo;&nbsp;<em>allant voir les syndicalistes</em>&nbsp;&raquo; auxquels il consacre une th&egrave;se de droit (Usines et syndicats d&rsquo;Am&eacute;rique, 1949). Sa pratique sociologique ne vient donc pas de &laquo;&nbsp;<em>la fr&eacute;quentation des universitaires am&eacute;ricains</em>&nbsp;&raquo; mais bien plut&ocirc;t du &laquo;&nbsp;<em>terrain</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>des gens qui parlaient et qu&rsquo;il fallait comprendre</em>&nbsp;&raquo;. Les &laquo;&nbsp;<em>tournants majeurs&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; s&rsquo;op&egrave;rent &agrave; son retour en France. Chercheur au CNRS en&nbsp;1952, Michel Crozier d&eacute;bute sa premi&egrave;re enqu&ecirc;te au Centre des ch&egrave;ques postaux de Paris [3] en intellectuel marxiste (pourquoi les employ&eacute;s de bureau n&rsquo;ont pas de conscience de classe&nbsp;?) et la termine en sociologue des organisations (pourquoi les gens arrivent &agrave; travailler ensemble&nbsp;?). Son second terrain (la SEITA) lui offre l&rsquo;occasion d&rsquo;&eacute;laborer une &laquo;&nbsp;<em>enqu&ecirc;te mod&egrave;le</em>&nbsp;&raquo; par sa m&eacute;thodologie (choix et comparabilit&eacute; des terrains, technique de l&rsquo;entretien). De ces deux recherches fondatrices, sortiront une th&egrave;se et une &oelig;uvre-manifeste au retentissement national et international, <em>Le ph&eacute;nom&egrave;ne bureaucratique </em>(1964). Les ann&eacute;es&nbsp;1960 seront celles de la &laquo;&nbsp;cr&eacute;ation collective&nbsp;&raquo; et de la constitution d&rsquo;une &eacute;quipe, appel&eacute;e &agrave; devenir une &eacute;cole, rassembl&eacute;e en&nbsp;1964 autour du Centre de Sociologie des organisations (CSO) et du DEA de sociologie de Sciences&nbsp;Po (1972-1975).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>America&nbsp;! America&nbsp;!</strong> Comme beaucoup de sociologues de sa g&eacute;n&eacute;ration (Alain Touraine, Raymond Boudon, Henri Mendras), la carri&egrave;re de Michel Crozier emprunte le d&eacute;tour par les &Eacute;tats-Unis, lieu d&rsquo;initiation, d&rsquo;apprentissage et de cons&eacute;cration [4]. Crozier y d&eacute;couvre la &laquo;&nbsp;<em>passion de l&rsquo;&eacute;coute</em>&nbsp;&raquo; et l&rsquo;art de l&rsquo;entretien (il en r&eacute;alise plus de&nbsp;600 &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;enqu&ecirc;te sur le syndicalisme en&nbsp;1947). Participant aux missions de productivit&eacute; du Plan Marshall en&nbsp;1956, Crozier y acquiert une bonne connaissance de la sociologie industrielle et des milieux acad&eacute;miques&nbsp;: il devient un interlocuteur privil&eacute;gi&eacute; de Daniel Bell, Floy Mann, Anselm Strauss, Harold Sheppard, Chris Argyris, Seymour Lipset. Il obtient ainsi une bourse Ford et un s&eacute;jour au <em>Center for Advanced Study of Behavioral Sciences</em> de Stanford (1959-1960), v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>abbaye de Th&eacute;l&egrave;me</em>&nbsp;&raquo; o&ugrave; il apprend &laquo;&nbsp;<em>la libert&eacute; intellectuelle et surtout les principes pratiques de l&rsquo;argumentation &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;. L&agrave; sera r&eacute;dig&eacute;e, en anglais, la premi&egrave;re version du <em>Ph&eacute;nom&egrave;ne bureaucratique</em>, ouvrage qui assure sa r&eacute;putation outre-Atlantique [6] et conna&icirc;t un &eacute;cho mondial [7]. Il fr&eacute;quente &eacute;galement le centre d&rsquo;&eacute;tudes europ&eacute;ennes de Harvard &ndash;&nbsp;o&ugrave; enseigne Stanley Hoffmann&nbsp;&ndash; et y livre son interpr&eacute;tation culturaliste du &laquo;&nbsp;mal fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est &eacute;galement aux &Eacute;tats-Unis, &agrave; Harvard, qu&rsquo;il fait ses premi&egrave;res armes d&rsquo;enseignant en&nbsp;1967-1968 et s&rsquo;essaye &agrave; la transmission des r&eacute;sultats de la recherche et &agrave; la formation des &eacute;tudiants. Familier des universit&eacute;s am&eacute;ricaines o&ugrave; il est re&ccedil;u en <em>visiting professor</em> (Irvine, Harvard), comme des fondations et des <em>think tanks</em>, Crozier est l&rsquo;incarnation de l&rsquo;intellectuel passeur entre la France et le Nouveau Monde. Il y envoie se former ses &eacute;l&egrave;ves (Jean-Pierre Worms en&nbsp;1965, Pierre et Catherine Gr&eacute;mion en&nbsp;1970, Jean-Claude Thoenig en&nbsp;1974). Il y explore les subtilit&eacute;s de la m&eacute;thodologie d&rsquo;enqu&ecirc;te (questionnaires/entretiens), s&rsquo;inspire de la th&egrave;se d&rsquo;Herbert Simon sur la &laquo;&nbsp;rationalit&eacute; limit&eacute;e&nbsp;&raquo; et y discute la version am&eacute;ricaine (trop quantitativiste &agrave; ses yeux) de la sociologie des organisations. Surtout, il en ram&egrave;ne un objet de recherche (le changement), la foi dans les &laquo;&nbsp;Lumi&egrave;res appliqu&eacute;es&nbsp;&raquo; et le r&eacute;formisme ainsi que la posture de l&rsquo;intellectuel-expert.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Intellectuel engag&eacute; et intellectuel-expert&nbsp;</strong>[8]<strong>. </strong>&laquo;&nbsp;<em>Intellectuel de gauche</em>&nbsp;&raquo; &agrave; ses d&eacute;buts, labellis&eacute; &laquo;&nbsp;<em>marxiste ind&eacute;pendant&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo;, Michel Crozier abandonnera vite sa fi&egrave;vre id&eacute;ologique pour embrasser le r&eacute;formisme, mais sans renier &laquo;&nbsp;<em>la passion qui a gouvern&eacute; et scand&eacute; [sa] vie professionnelle&nbsp;: la passion de r&eacute;soudre des probl&egrave;mes&hellip;, cet aller et retour pratique-th&eacute;orie et th&eacute;orie-pratique&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo;. Intellectuel engag&eacute;, il fait ses classes au sein de la revue <em>Esprit</em>, ce &laquo;&nbsp;<em>creuset o&ugrave; se forge sa personnalit&eacute; intellectuelle et morale</em>&nbsp;&raquo; et au sein du Club Jean Moulin dont il devient l&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>homme-orchestre</em>[11]&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;<em>gourou&nbsp;</em>[12]&nbsp;&raquo;. Mais son r&ocirc;le d&rsquo;&eacute;veilleur et son &eacute;cho exceptionnel dans les milieux politico-administratifs, Michel Crozier les doit d&rsquo;abord &agrave; sa posture d&rsquo;intellectuel-expert et &agrave; la place privil&eacute;gi&eacute;e qu&rsquo;il s&rsquo;est acquise dans l&rsquo;univers concurrentiel de l&rsquo;expertise d&rsquo;&Eacute;tat et du complexe scientifico-politique de la r&eacute;publique gaullienne. En&nbsp;1964, alors que se d&eacute;ploie l&rsquo;ambition modernisatrice de l&rsquo;&Eacute;tat, g&eacute;n&eacute;ratrice d&rsquo;une forte demande sociale d&rsquo;expertise [13], et que s&rsquo;&eacute;bauche la r&eacute;gionalisation [14], le Commissariat au Plan et la Direction G&eacute;n&eacute;rale de la Recherche Scientifique et Technique financent le programme de recherche de Michel Crozier et de son &eacute;quipe sur <em>l&rsquo;administration fran&ccedil;aise face au probl&egrave;me du changement</em>. Pendant dix&nbsp;ans, quelque quatre-vingt&nbsp;rapports et documents [15] seront produits par le CSO sur l&rsquo;administration, la d&eacute;centralisation, les r&eacute;formes des collectivit&eacute;s locales, le rapport entre l&rsquo;&Eacute;tat et les citoyens. Autant de &laquo;&nbsp;<em>poil &agrave; gratter utile qui faisait bouger les administrations&nbsp;</em>[16]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;</em>[17]&nbsp;&raquo;, Michel Crozier devient alors un interlocuteur &eacute;cout&eacute; des gouvernements et des hommes politiques r&eacute;formateurs (Jacques Chaban-Delmas, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Alain Peyrefitte, Raymond Barre). Souvent d&eacute;&ccedil;u par ces collaborations inabouties, il d&eacute;nonce la &laquo;&nbsp;soci&eacute;t&eacute; bloqu&eacute;e&nbsp;&raquo; par l&rsquo;esprit de caste des anciens &eacute;l&egrave;ves des grandes &eacute;coles et de l&rsquo;ENA dans les m&eacute;dias (<em>L&rsquo;Express</em> dans les ann&eacute;es 1970[18]) et dans des livres grand-public publi&eacute;s au Seuil <em>(La soci&eacute;t&eacute; bloqu&eacute;e</em>, 1970&nbsp;; <em>On ne change pas la soci&eacute;t&eacute; par d&eacute;cret</em>, 1979&nbsp;; <em>&Eacute;tat moderne, &Eacute;tat modeste</em>, 1987). Au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1980, il r&eacute;oriente son action vers l&rsquo;intervention sociologique dans les entreprises, &agrave; l&rsquo;Institut de l&rsquo;entreprise, &agrave; la SNFC (1986) et &agrave; Air France (1993).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La sociologie de l'action organis&eacute;e. &laquo;&nbsp;<em>Une question simple (pourquoi les gens arrivent-ils &agrave; travailler ensemble) et une m&eacute;thode d&rsquo;investigation, l&rsquo;interview&nbsp;</em></strong>[19]&nbsp;<strong>&raquo;.</strong> Michel Crozier a contribu&eacute; &agrave; introduire en France une &eacute;cole, la sociologie de l&rsquo;action organis&eacute;e, et &agrave; la structurer autour d&rsquo;une &eacute;quipe, le Centre de sociologie des organisations. <em>Le ph&eacute;nom&egrave;ne bureaucratique</em>, paru en&nbsp;1964, propose une &laquo;&nbsp;<em>analyse percutante et novatrice des ressorts et des sp&eacute;cificit&eacute;s de la bureaucratie fran&ccedil;aise&nbsp;</em>[20]&nbsp;&raquo;, non plus analys&eacute;e au travers du prisme traditionnel du juridisme abstrait ou de la sociologie web&eacute;rienne, mais comme syst&egrave;me d&rsquo;organisation [21]. Michel Crozier y pose les bases de sa m&eacute;thode, caract&eacute;ris&eacute;e par l&rsquo;importance accord&eacute;e &agrave; l&rsquo;entretien et &agrave; la d&eacute;marche inductive et empirique ancr&eacute;e dans le travail de terrain. Il y expose les sp&eacute;cificit&eacute;s de son approche sociologique (individualisme m&eacute;thodologique) centr&eacute;e sur le r&ocirc;le central des acteurs &agrave; l&rsquo;autonomie et &agrave; la rationalit&eacute; limit&eacute;es. S&rsquo;il soumet &agrave; l&rsquo;analyse les structures d&rsquo;autorit&eacute; et de pouvoir, Crozier relativise leur r&ocirc;le et d&eacute;construit leur apparente unit&eacute;, en mettant &agrave; jour les &laquo;&nbsp;jeux&nbsp;&raquo; des m&eacute;canismes informels et des circuits parall&egrave;les et en soulignant la place des n&eacute;gociations et des arrangements spontan&eacute;s. &laquo;&nbsp;<em>Jetant un regard d&eacute;capant sur une r&eacute;alit&eacute; qui fonctionne &agrave; l&rsquo;inverse des repr&eacute;sentations&nbsp;</em>[22]&nbsp;&raquo;, Michel Crozier d&eacute;montre que l&rsquo;action publique est plus morcel&eacute;e et moins coh&eacute;rente, mais aussi moins instable et plus r&eacute;sistante au changement, qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. En&nbsp;1977, alors que s&rsquo;essoufflent les courants marxistes et structuralistes, Michel Crozier et Erhard Friedberg publient <em>L&rsquo;acteur et le syst&egrave;me&nbsp;</em>[23], pr&eacute;sentation syst&eacute;matique des &laquo;&nbsp;<em>El&eacute;ments d&rsquo;une th&eacute;orie organisationnelle de l&rsquo;action collective</em>&nbsp;&raquo;. Ces deux livres, au retentissement important, ont contribu&eacute; au renouvellement d&rsquo;une sociologie de l&rsquo;action en France.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue. R&eacute;flexion sur un apprentissage qui ne sera jamais termin&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 46-1, 1996, p.&nbsp;80-95.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Entretien avec Michel Crozier, propos recueillis par Dominique Vellin, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, sociologue &agrave; contre-courant&nbsp;&raquo;, <em>G&eacute;rer et comprendre</em>, n&deg;80, juin 2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Michel Crozier, P<em>etits Fonctionnaires au travail. Compte rendu d&rsquo;une enqu&ecirc;te sociologique effectu&eacute;e dans une grande administration publique parisienne</em>, CNRS, 1955.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, entre France et Am&eacute;rique, parcours international d&rsquo;un sociologue&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me si&egrave;cle</em>, &agrave; para&icirc;tre.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Recension dans l&rsquo;<em>American Journal of Sociology</em> en juillet 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Traductions en espagnol et en italien.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Dominique Damamme, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, intellectuel, sociologue, expert&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers politiques. Expertise et engagement politique</em>, mai 2001, p.&nbsp;95-119.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat (d&eacute;but des ann&eacute;es 1950-fin des ann&eacute;es 1970), <em>Revue historique</em>, 663-3, 2012, p.&nbsp;659-681.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Entretien avec St&eacute;phane Hessel, 07/03/2011, cit&eacute; par Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Se met en place un complexe scientifico-politico-administratif autour du Commissariat au Plan (1946), de la DATAR (1963),&nbsp;du CORDES (Comit&eacute; d&rsquo;organisation des recherches appliqu&eacute;es sur le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social) 1966, de la DGRST (D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale &agrave; la Recherche Scientifique et Technique) (1959), mais &eacute;galement des grands corps et des minist&egrave;res (notamment Minist&egrave;re des Finances).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14]Juin 1964, signature des deux d&eacute;crets sur la r&eacute;gionalisation (cr&eacute;ation du pr&eacute;fet de r&eacute;gion et des CODER)</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Pierre Gr&eacute;mion, <em>Le pouvoir p&eacute;riph&eacute;rique. Bureaucrates et notables dans le syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais</em>, Paris, le Seuil, 1976&nbsp;; Jean-Claude Thoenig<em> L&rsquo;&egrave;re des technocrates</em>, Paris, CSO, 1973.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Jacques Lautman, interview&eacute; par Ph. Bezes,<em> Gouverner l&rsquo;administration. Une sociologie des politiques de la r&eacute;forme administrative en France 1962-97</em>, th&egrave;se de science politique de l&rsquo;IEP de Paris, sous la direction de Lagroye, 2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Michel Crozier, &laquo; Pourquoi la France est bloqu&eacute;e &raquo;, <em>L&rsquo;Express</em>, 4-10 mai 1970</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] Entretien avec Michel Crozier r&eacute;alis&eacute; par Christophe Premat en d&eacute;cembre 2003, Revue &eacute;lectronique <em>Sens public&nbsp;</em>: <a href=\"http://www.sens-public.org/spip.php?article509\">http://www.sens-public.org/spip.php?article509</a> (consult&eacute; en d&eacute;cembre 2012).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] Christine Musselin, &laquo;&nbsp;Sociologie de l&rsquo;action organis&eacute;e et analyse des politiques publiques&nbsp;: deux approches pour un m&ecirc;me objet&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, Vol.55, 1, 2005, p.&nbsp;51-71.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[21] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;De la bureaucratie comme syst&egrave;me d&rsquo;organisation&nbsp;&raquo;, <em>European Journal of Sociology</em>, Vol&nbsp;2-1, juin 1961, p.&nbsp;18-50.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[22] Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[23] Michel Crozier, Erhard Friedberg, L&rsquo;acteur et le syst&egrave;me. Les contraintes de l&rsquo;action collective, Paris, Seuil, 1977.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Michel Crozier","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Site internet consacr&eacute; &agrave; Michel Crozier <a href=\"http://www.michel-crozier.org/home/home/\">http://www.michel-crozier.org/home/home/ </a></li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Chaubet Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat (d&eacute;but des ann&eacute;es 1950-fin des ann&eacute;es 1970), <em>Revue historique</em>, 663-3, 2012, p.659-681.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Chaubet Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, entre France et Am&eacute;rique, parcours international d&rsquo;un sociologue&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me si&egrave;cle</em>, &agrave; para&icirc;tre.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Crozier Michel, <em>Ma Belle &eacute;poque</em> (2002) et <em>A Contre-courant</em> (2004), Fayard, Paris.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Crozier Michel, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue. R&eacute;flexion sur un apprentissage qui ne sera jamais termin&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 46-1, 1996, p.&nbsp;80-95.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Damamme Dominique, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, intellectuel, sociologue, expert&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers politiques. Expertise et engagement politique</em>, mai 2001, p.&nbsp;95-119.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Entretien Jacques Lautman, interview&eacute; par Ph. Bezes,<em> Gouverner l&rsquo;administration. Une sociologie des politiques de la r&eacute;forme administrative en France 1962-97</em>, th&egrave;se de science politique de l&rsquo;IEP de Paris, sous la direction de Jacques Lagroye, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Entretien avec Michel Crozier, propos recueillis par Dominique Vellin, &laquo;&nbsp;Michel Crozier, sociologue &agrave; contre-courant&nbsp;&raquo;, <em>G&eacute;rer et comprendre</em>, n&deg;80, juin 2005.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Musselin Christine, &laquo;&nbsp;Sociologie de l&rsquo;action organis&eacute;e et analyse des politiques publiques&nbsp;: deux approches pour un m&ecirc;me objet&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, Vol.55, 1, 2005, p.&nbsp;51-71.</li>\r\n</ul>","slug":"michel-crozier","lang":"fr","excerpt":"Introducteur en France de la sociologie de l’action organisée, Michel Crozier a fondé le Centre de sociologie des organisations et le DEA de sociologie de Sciences Po. (© Louis Monier / Bridgeman)"}],"thumbnail":"BAL_2402397_bis.jpg","media":[{"id":"156","image":"BAL_2402397_mini.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Michel Crozier (©Louis Monier / Bridgeman)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"125"},{"brick_id":"80"}],"comment":"","date_start":"1922-11-06"},{"id":"76","slug":"alfred-grosser","type":"portrait","lastname":"Grosser","firstname":"Alfred","format":null,"miniature":"00078926b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Alfred Grosser","related_ressources":"","slug":"alfred-grosser","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>France-Allemagne-Europe. </em></strong>Alfred Grosser est un homme double, passeur entre la France et l&rsquo;Allemagne, son h&eacute;ritage juif et ses convictions chr&eacute;tiennes. Allemand de naissance, fils d&rsquo;un m&eacute;decin berlinois d&eacute;cor&eacute; de la croix de guerre durant la Premi&egrave;re Guerre mondiale, Alfred Grosser devient fran&ccedil;ais par n&eacute;cessit&eacute;. L&rsquo;exil (1933), la perte du p&egrave;re (1934), la naturalisation (1937), le bapt&ecirc;me inaugurent sa <em>Vie de Fran&ccedil;ais&nbsp;</em>[1]. Fort de sa double identit&eacute; et de son bilinguisme, Alfred Grosser &oelig;uvre sa vie durant au dialogue franco-allemand. Par ses activit&eacute;s scientifiques, il s&rsquo;efforce de &laquo;&nbsp;<em>remplacer les pr&eacute;jug&eacute;s par les connaissances&nbsp;</em>&raquo;. Par ses activit&eacute;s d&rsquo;universitaire-diplomate, il joue un r&ocirc;le crucial au sein de l&rsquo;Unesco, du Comit&eacute; fran&ccedil;ais d&rsquo;&eacute;changes avec l&rsquo;Allemagne, de l&rsquo;Office franco-allemand pour la Jeunesse, ou encore &agrave; Sciences&nbsp;Po, o&ugrave;, moteur de l&rsquo;internationalisation, il n&eacute;gocie les doubles dipl&ocirc;mes franco-allemands et dirige le programme international de l&rsquo;IEP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une carri&egrave;re universitaire contrari&eacute;e. </em></strong>Agr&eacute;g&eacute; d&rsquo;allemand, boursier de la Fondation Thiers en&nbsp;1947 pour enqu&ecirc;ter sur les conditions de vie en Allemagne nouvelle, Alfred Grosser devient en&nbsp;1951 le premier assistant d&rsquo;Edmond Vermeil, grand ma&icirc;tre de la germanistique &agrave; la Sorbonne. Sa carri&egrave;re universitaire se brise sur l&rsquo;&eacute;cueil d&rsquo;une th&egrave;se inachev&eacute;e et sur le choix assum&eacute; du journalisme. Ses articles sur l&rsquo;Allemagne parus dans <em>Combat </em>et le retentissement de son ouvrage <em>L&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Occident&nbsp;</em>[2], &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;en faire un docteur, le lancent dans le monde de la science politique et de l&rsquo;histoire contemporaine. Introduit &agrave; Sciences&nbsp;Po par Vermeil en&nbsp;1953, il y professe la politique et la soci&eacute;t&eacute; allemande apr&egrave;s&nbsp;1945.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le pilier du Troisi&egrave;me cycle et du CERI.</em></strong> En&nbsp;1956, Alfred Grosser est nomm&eacute; directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches du Troisi&egrave;me cycle, qu&rsquo;il va diriger durant vingt&nbsp;ans, de&nbsp;1966 jusqu&rsquo;en&nbsp;1986. Il est la cheville ouvri&egrave;re de ce &laquo;&nbsp;<em>dipl&ocirc;me impressionniste</em>&nbsp;&raquo;, promu th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle, puis, &agrave; son grand regret&nbsp;[3], dipl&ocirc;me national en&nbsp;1974, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il officie au&nbsp;CERI comme responsable de la section Allemagne. Il participe de cette premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration de chercheurs&nbsp;FNSP, v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>mafia&hellip; un groupe qui se renouvelait sans doute, mais qui gardait une caract&eacute;ristique essentielle&nbsp;: courtois, tol&eacute;rant, civilis&eacute;&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;, pionni&egrave;re par sa nouvelle fa&ccedil;on d&rsquo;envisager l&rsquo;histoire, la science politique, les relations internationales &agrave; la crois&eacute;e des disciplines. S&rsquo;imposant comme l&rsquo;un des meilleurs connaisseurs de l&rsquo;outre-Rhin, il est pr&eacute;curseur dans son analyse de l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;imm&eacute;diat apr&egrave;s-guerre&nbsp;[5], s&rsquo;int&eacute;ressant non seulement &agrave; l&rsquo;&eacute;cume de la vie politique, mais aux &eacute;volutions profondes des institutions, de l&rsquo;organisation sociale, des mentalit&eacute;s et de la soci&eacute;t&eacute; allemandes, en recourant non seulement aux archives, aux statistiques, mais aussi en mobilisant la presse, la litt&eacute;rature, l&rsquo;interview de fa&ccedil;on in&eacute;dite. Il traite ainsi des questions les plus br&ucirc;lantes de l&rsquo;histoire imm&eacute;diate, d&eacute;nazification et apprentissage de la d&eacute;mocratie, d&eacute;militarisation et r&eacute;armement, question nationale et unification. Revanche sur son destin contrari&eacute;, Grosser soutient en&nbsp;1971 une th&egrave;se sur travaux qui en fait un professeur des universit&eacute;s &agrave; l&rsquo;IEP et un membre du jury de la premi&egrave;re agr&eacute;gation de science politique.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Herr Professor.</em></strong>&nbsp;Maniant d&eacute;paysement et comparatisme, ma&iuml;eutique et provocation pour &eacute;veiller l&rsquo;esprit de ses &eacute;tudiants, Alfred Grosser est un authentique p&eacute;dagogue. Titulaire de deux enseignements sur l&rsquo;Allemagne et sur la politique ext&eacute;rieure de la France &agrave; l&rsquo;IEP, il inaugure sous le directorat de Michel Gentot un cours &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;un type nouveau&nbsp;</em>&raquo;, au sujet libre suivant les soubresauts de l&rsquo;actualit&eacute; dont il se veut le commentaire &eacute;clair&eacute;. En&nbsp;1987, Alain Lancelot lui confie sans h&eacute;siter l&rsquo;un des enseignements-phares de la r&eacute;forme de la culture g&eacute;n&eacute;rale, <em>Grands enjeux du d&eacute;bat politique, &eacute;conomique et social </em>(GEDPES). De l&rsquo;avis de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, &laquo;&nbsp;<em>je n&rsquo;ai jamais connu d'autre [enseignement] qui m&rsquo;ait co&ucirc;t&eacute; autant de travail de lecture et de r&eacute;flexion et qui ait &eacute;t&eacute; re&ccedil;u de fa&ccedil;on aussi vari&eacute;e par les &eacute;tudiants&nbsp;</em>[6].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Homme public et conscience morale.</em></strong>&nbsp;Alfred Grosser n&rsquo;est pas homme &agrave; rester dans la Tour d&rsquo;ivoire universitaire. Universitaire-&eacute;ditorialiste, revendiquant avec fiert&eacute; son m&eacute;tier de chroniqueur politique signant au <em>Monde</em> de&nbsp;1965 &agrave;&nbsp;1994, puis &agrave; <em>La Croix</em> et <em>Ouest-France</em>, il revendique une &eacute;criture hybride, &agrave; la fois sp&eacute;cialis&eacute;e et grand public, et la met sans complexe au service de grandes causes humanistes, &oelig;uvrant pour une meilleure compr&eacute;hension franco-allemande, pour la construction europ&eacute;enne ou encore en faveur du devoir de m&eacute;moire, de v&eacute;rit&eacute; et de justice. Vigie attentive de la d&eacute;mocratie en Allemagne, en France comme en Isra&euml;l, Alfred Grosser est une belle figure d&rsquo;intellectuel engag&eacute;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Grosser, <em>Une vie de Fran&ccedil;ais</em>. <em>M&eacute;moires</em>, Paris, Flammarion, 1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Grosser, <em>L&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Occident</em>, Paris, Gallimard, 1953.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Grosser&nbsp;: la &laquo;&nbsp;r&eacute;glementation nationale imposant des totaux de notes, des examens dont la pr&eacute;paration entravait la libert&eacute; et la joie des &eacute;tudiants comme des enseignants&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Manuscrit non publi&eacute;, <em>Projet d&rsquo;ouvrage sur Sciences&nbsp;Po</em> &ndash; Version longue &ndash; mai 2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Grosser, <em>Une vie de Fran&ccedil;ais</em>. <em>M&eacute;moires</em>, Paris, Flammarion, 1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Grosser, <em>L&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Occident</em>, Paris, Gallimard,1 953&nbsp;; <em>La situation en Allemagne en&nbsp;1955</em>, Paris, PUF, 1955&nbsp;; <em>La d&eacute;mocratie de Bonn (1949-1957)</em>, Paris, Colin, 1958&nbsp;; <em>L'Allemagne de notre temps</em>, Paris, Fayard, 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Grosser, <em>in</em> Manuscrit non publi&eacute;, <em>Projet d&rsquo;ouvrage sur Sciences&nbsp;Po</em> &ndash; Version longue &ndash; mai 2000.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Alfred Grosser","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GROSSER Alfred, <em>La Joie et la Mort. Bilan d&rsquo;une vie, </em>Paris, Presses de la Renaissance, 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GROSSER Alfred, <em>Une Vie de Fran&ccedil;ais. M&eacute;moires,</em> Paris, Flammarion, 1997.</li>\r\n</ul>","slug":"alfred-grosser","lang":"fr","excerpt":"Premier directeur d’études et de recherche du Troisième cycle de la FNSP et professeur emblématique de l’IEP, Alfred Grosser, l’homme du dialogue franco-allemand, incarne les vertus du comparatisme et de l’européanisation si chères à Sciences Po. (Crédit photo : ©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00078926.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"86"},{"brick_id":"99"},{"brick_id":"88"},{"brick_id":"52"}],"comment":"","date_start":"1925-02-01"},{"id":"23","slug":"les-etudes-americaines-a-l-elsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Dans la lign&eacute;e de Tocqueville, &Eacute;mile Boutmy, Andr&eacute; Siegfried, Paul de&nbsp;Rousiers et Andr&eacute; Tardieu contribuent &agrave; la cristallisation des repr&eacute;sentations fran&ccedil;aises sur l&rsquo;Am&eacute;rique en produisant &agrave; la fois des &laquo;&nbsp;<em>perles de culture mythologique</em> [1] &raquo; et des analyses percutantes.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>France-Am&eacute;rique.</em></strong>&nbsp;D&egrave;s&nbsp;1900, l&rsquo;&Eacute;cole libre s&rsquo;impose comme un foyer des &eacute;tudes am&eacute;ricaines et comme un haut lieu de l&rsquo;am&eacute;ricanophilie en France. La rue&nbsp;Saint-Guillaume impressionne par le nombre de ses am&eacute;ricanistes et par l&rsquo;importance et la qualit&eacute; de leur production&nbsp;: &Eacute;mile Boutmy disserte sur le syst&egrave;me politique [2]&nbsp;et sur la psychologie du peuple am&eacute;ricain [3]&nbsp;; &Eacute;mile Levasseur observe <em>L&rsquo;ouvrier am&eacute;ricain&nbsp;</em>[4]&nbsp;; Paul de&nbsp;Rousiers d&eacute;crit <em>la vie am&eacute;ricaine&nbsp;</em>[5]&nbsp;et <em>les</em> <em>industries monopolis&eacute;es (trusts) aux &Eacute;tats-Unis </em>[6]&nbsp;; Pierre Leroy-Beaulieu dresse un tableau des <em>&Eacute;tats-Unis au XXe&nbsp;</em><em>si&egrave;cle&nbsp;</em>[7]&nbsp;; Andr&eacute; Tardieu publie ses <em>Notes sur les &Eacute;tats-Unis&nbsp;</em>[8] et s'interroge sur les relations franco-am&eacute;ricaines [9]&nbsp;; apr&egrave;s 1945, Andr&eacute; Siegfried s&rsquo;impose comme la r&eacute;f&eacute;rence sur les &Eacute;tats-Unis [10].&nbsp;Ces passeurs transatlantiques n&rsquo;ont pas tous la m&ecirc;me proximit&eacute; avec leur objet d&rsquo;&eacute;tudes&nbsp;: Boutmy n&rsquo;a jamais fait le grand voyage&nbsp;; de&nbsp;Rousiers a s&eacute;journ&eacute; en Am&eacute;rique en&nbsp;1890 et 1896&nbsp;; Siegfried s&rsquo;y rendra treize fois de&nbsp;1898 &agrave; 1950&nbsp;; Tardieu, haut-commissaire &agrave; Washington de&nbsp;1917 &agrave;&nbsp;1919, sera surnomm&eacute; &laquo;&nbsp;l&rsquo;Am&eacute;ricain &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Exotisme&nbsp;: le lancinant leitmotiv de la race et du genre.</em></strong>&nbsp;La question noire, l&rsquo;immigration et le <em>melting pot</em> interpellent Boutmy et Siegfried, qui dressent des &laquo;&nbsp;<em>portraits de races</em>&nbsp;&raquo; inspir&eacute;s par la psychologie des peuples, r&eacute;v&eacute;lant leur inqui&eacute;tude devant &laquo;&nbsp;<em>le manque d&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute;, peut-&ecirc;tre irr&eacute;m&eacute;diable</em>&nbsp;&raquo; de la nation am&eacute;ricaine. Autre continent inconnu... la femme am&eacute;ricaine, lib&eacute;r&eacute;e et ind&eacute;pendante, fait l&rsquo;objet de commentaires chez de&nbsp;Rousiers, Tardieu et Siegfried [11].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Modernit&eacute;&nbsp;: le laboratoire am&eacute;ricain.</em></strong>&nbsp;Pour tous, les &Eacute;tats-Unis anticipent l&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>&eacute;volution industrielle et commerciale moderne</em>&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Europe. Lib&eacute;raux et anti-collectivistes [12],&nbsp;les professeurs de l&rsquo;ELSP sont confront&eacute;s &agrave; un dilemme&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;empire des trusts</em>&nbsp;&raquo; est-il l&rsquo;avenir du capitalisme, ou s&rsquo;agit-il d&rsquo;un d&eacute;voiement exceptionnel et passager de la libre concurrence ? Les relations industrielles et les syndicats am&eacute;ricains les laissent &eacute;galement perplexes&nbsp;: ces formidables <em>trade unions </em>sont-ils des agents corporatistes de paix sociale ou des forces politiques potentiellement r&eacute;volutionnaires&nbsp;?</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Mod&egrave;le politique</em></strong>. Sur les traces de Tocqueville, Boutmy, Siegfried et Tardieu dissertent sur la d&eacute;mocratie en Am&eacute;rique. Les &Eacute;tats-Unis sont qualifi&eacute;s de &laquo;&nbsp;plus grande d&eacute;mocratie du monde&nbsp;&raquo;, mais leur jugement est s&eacute;v&egrave;re sur le fonctionnement du r&eacute;gime, la machinerie des partis, les politiciens professionnels et la corruption. Leurs avis divergent sur les vertus du pr&eacute;sidentialisme&nbsp;: Siegfried condamne sans appel l&rsquo;exp&eacute;rience Roosevelt [13]&nbsp;jug&eacute;e trop interventionniste et trop autoritaire l&agrave; o&ugrave; Andr&eacute; Tardieu voit une issue &agrave; la crise et un mod&egrave;le de la &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;</em>[14] &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Oncle Sam et oncle Shylock. </em></strong>L&rsquo;entr&eacute;e en guerre des &Eacute;tats-Unis en&nbsp;1917 ouvre une p&eacute;riode agit&eacute;e des relations franco-am&eacute;ricaines. Les &laquo;&nbsp;14&nbsp;Points&nbsp;&raquo; du pr&eacute;sident Wilson, l'opposition am&eacute;ricaine aux trait&eacute;s de paix, le rejet des r&eacute;parations et la question des dettes provoquent des ranc&oelig;urs fran&ccedil;aises. Siegfried admet que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;Am&eacute;rique n&rsquo;a rien &agrave; m&eacute;nager, ni personne&nbsp;; elle peut, s&rsquo;il lui pla&icirc;t, se comporter arbitrairement, &eacute;trangler les gens et les gouvernements&nbsp;</em>[15]&nbsp;&raquo;&nbsp;; Andr&eacute; Tardieu dresse un bilan impitoyable des relations franco-am&eacute;ricaine&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>ces courtes p&eacute;riodes de collaboration politique ont ob&eacute;i, non aux lois du sentiment, mais &agrave; celles de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;puis&eacute;, le sentiment n&rsquo;a pas suffi &agrave; maintenir la coop&eacute;ration&nbsp;</em>[16]. &raquo; Am&eacute;ricanophiles, mais pas trop&nbsp;!</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Roger, &laquo;&nbsp;Aux sources de l&rsquo;antiam&eacute;ricanisme fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo;, in Portes&nbsp;J., <em>L&rsquo;Am&eacute;rique comme mod&egrave;le, l&rsquo;Am&eacute;rique sans mod&egrave;le</em>, Presses Universitaires de Lille, 1993.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] &Eacute;. Boutmy, <em>&Eacute;tudes de droit constitutionnel&nbsp;: France, Angleterre, &Eacute;tats-Unis</em>, Paris, Plon, 1885.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] &Eacute;. Boutmy, <em>&Eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une psychologie politique du peuple am&eacute;ricain&nbsp;: la Nation, la Patrie, l&rsquo;&Eacute;tat, la religion</em>, Paris, Colin, 1902.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] &Eacute;. Levasseur, <em>L&rsquo;ouvrier am&eacute;ricain</em>, 1898.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] P. de Rousiers, <em>La vie am&eacute;ricaine</em>, Paris, Didot, 1892.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] P. de Rousiers, <em>Les industries monopolis&eacute;es (trusts) aux &Eacute;tats-Unis</em>, Paris, Colin, Mus&eacute;e social, 1898.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] P. Leroy-Beaulieu, <em>Les &Eacute;tats-Unis au XX&egrave; si&egrave;cle</em>, Paris, Colin, 1904.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] A. Tardieu, <em>Notes sur les &Eacute;tats-Unis. La soci&eacute;t&eacute;, la politique, la diplomatie</em>, Paris, Calmann Levy, 1908.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] A. Tardieu, <em>Devant l&rsquo;obstacle. L&rsquo;Am&eacute;rique et nous</em>, Paris, ed.&nbsp;&Eacute;mile-Paul Fr&egrave;res, 1927.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] A. Siegfried, <em>Les &Eacute;tats-Unis aujourd&rsquo;hui</em>, Paris, Colin, 1927.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] La <em>girl</em> am&eacute;ricaine a mauvaise r&eacute;putation&nbsp;: dispendieuse, &laquo;&nbsp;<em>le mari travaille, la femme d&eacute;pense</em>&nbsp;&raquo; (Tardieu, <em>Notes op.cit</em>, p.&nbsp;56)&nbsp;; dominatrice, &laquo;&nbsp;<em>c&rsquo;est elle qui gouverne</em>&nbsp;&raquo; (de&nbsp;Rousiers, <em>La vie am&eacute;ricaine</em> <em>op.cit</em>., p.&nbsp;441), et pire encore, m&acirc;cheuse de chewing-gum&nbsp;! &laquo; <em>Aucune jolie figure ne r&eacute;siste &agrave; cette difformit&eacute;</em>&nbsp;&raquo; (de&nbsp;Rousiers, <em>op.cit</em>. p.&nbsp;526).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Levasseur, Leroy-Beaulieu et de Rousiers.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Siegfried y voit une &laquo;&nbsp;<em>tendance antid&eacute;mocratique</em>&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il qualifie m&ecirc;me de &laquo;&nbsp;<em>fascisme</em>&nbsp;&raquo; et parle d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>dictateur mais l&eacute;galement</em>&nbsp;&raquo;. Cours coll&egrave;ge de France 1937.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] A. Tardieu, <em>L&rsquo;heure de la d&eacute;cision</em>, Paris, 1934&nbsp;; <em>Le souverain captif</em>, Paris, 1936&nbsp;; <em>La profession parlementaire</em>, Paris 1937. Cf.&nbsp;Wahl Nicholas, &laquo;&nbsp;Aux origines de la nouvelle Constitution.&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 9-1, 1959. p.&nbsp;30-66.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] A. Siegfried, <em>Les &Eacute;tats-Unis aujourd&rsquo;hui</em>, <em>op.cit</em>. p.&nbsp;226.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] A. Tardieu, <em>Devant l&rsquo;obstacle</em>, <em>op.cit</em>. p.&nbsp;6.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les études américaines à l'ELSP","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>FAUR&Eacute; Christian (dir.), <em>L&rsquo;Am&eacute;rique des Fran&ccedil;ais</em>, Paris, Fran&ccedil;ois Bourin, 1992.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LACORNE Denis (dir.), <em>L&rsquo;Am&eacute;rique dans les t&ecirc;tes, un si&egrave;cle de fascinations et d&rsquo;aversion</em>, Hachette, 2001.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PORTES Jacques, <em>Une fascination r&eacute;ticente. Les &Eacute;tats-Unis dans l&rsquo;opinion fran&ccedil;aise 1870-1914</em>, Presses Universitaires de Nancy, 1988.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PORTES Jacques (dir.), <em>L&rsquo;Am&eacute;rique comme mod&egrave;le, l&rsquo;Am&eacute;rique sans mod&egrave;le</em>, Presses Universitaires de Lille, 1993.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROGER Philippe, <em>L&rsquo;ennemi am&eacute;ricain. G&eacute;n&eacute;alogie de l&rsquo;anti am&eacute;ricanisme fran&ccedil;ais</em>, Seuil, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\"><strong>&nbsp;SOURCES</strong></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\"><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, <em>&Eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une psychologie politique du peuple am&eacute;ricain&nbsp;: la Nation, la Patrie, l&rsquo;&Eacute;tat, la religion</em>, Paris, Colin, 1902.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOUTMY &Eacute;mile, <em>&Eacute;tudes de droit constitutionnel&nbsp;: France, Angleterre, &Eacute;tats-Unis</em>, Paris, Plon, 1885.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROY-BEAULIEU Pierre, <em>Les &Eacute;tats-Unis au XX<sup>e</sup> si&egrave;cle</em>, Paris, Colin, 1904.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEVASSEUR &Eacute;mile, <em>L&rsquo;ouvrier am&eacute;ricain</em>, 1898.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROUSIERS Paul (de), <em>La vie am&eacute;ricaine</em>, Paris, Didot, 1892.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROUSIERS Paul (de), <em>Les industries monopolis&eacute;es (trusts) aux &Eacute;tats-Unis</em>, Paris, Colin, Mus&eacute;e social, 1898.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SIEGFRIED Andr&eacute;, <em>Les &Eacute;tats-Unis aujourd&rsquo;hui</em>, Paris, Colin, 1927.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>TARDIEU Andr&eacute;, <em>Devant l&rsquo;obstacle. L&rsquo;Am&eacute;rique et nous</em>, Paris, ed.&nbsp;&Eacute;mile-Paul Fr&egrave;res, 1927.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>TARDIEU Andr&eacute;, <em>Notes sur les &Eacute;tats-Unis. La soci&eacute;t&eacute;, la politique, la diplomatie</em>, Paris, Calmann Levy, 1908.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"les-etudes-americaines-a-l-elsp","lang":"fr","excerpt":"L’École libre des sciences politiques a réuni les premiers américanistes qui ont parcouru et observé les États-Unis, tour à tour objet de fascination ou d'aversion, modèle ou repoussoir.\r\n"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"43","image":"S_etats_unis1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"A. Siegfried, Les États-Unis aujourd’hui, Paris, Colin, 1927 (© Charles Szlakmann )"}]},{"id":"42","image":"la_vie_americaine.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"P. de Rousiers, La vie américaine, Paris, Didot, 1892"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"1927-01-01"},{"id":"12","slug":"la-bibliotheque-a-l-heure-americaine","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Rien non plus ne peut freiner l&rsquo;expansion spatiale qui accompagne cette croissance&nbsp;: la magnifique salle de lecture de&nbsp;100&nbsp;places ouverte en&nbsp;1890 en propose 250&nbsp;aux lecteurs des ann&eacute;es&nbsp;1930&nbsp;; les immenses caves du&nbsp;27, 25 et 29&nbsp;rue Saint-Guillaume, transform&eacute;es en magasins et en r&eacute;serves, constituent, croit-on, des espaces de stockage illimit&eacute;s...</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Des biblioth&eacute;caires</em></strong>. En&nbsp;1919, Pierre Rain succ&egrave;de &agrave; Maurice Escoffier. L'un comme l'autre ont &eacute;t&eacute; &eacute;l&egrave;ves et professeurs de l&rsquo;&Eacute;cole libre, sp&eacute;cialistes d&rsquo;histoire diplomatique et am&eacute;ricaine et r&eacute;dacteurs de la <em>Revue des sciences politiques</em>. Pierre Rain d&eacute;veloppe tambour battant les collections et lance d&egrave;s&nbsp;1919 la cr&eacute;ation, &agrave; c&ocirc;t&eacute; du catalogue alphab&eacute;tique, d&rsquo;un catalogue m&eacute;thodique, classant les ouvrages par th&egrave;mes et par disciplines.</p>\r\n<p>Pour faire tourner la biblioth&egrave;que, Pierre Rain dispose alors en tout et pour tout de deux secr&eacute;taires et de quatre appariteurs charg&eacute;s de surveiller la salle, de conseiller les lecteurs, de leur livrer les livres extraits des sous-sols et des galeries, de tenir les registres d&rsquo;entr&eacute;e et les inventaires, enfin de classer les fiches des catalogues.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Les dons Carnegie et Lazard</em></strong>. &Agrave; ses d&eacute;buts, la biblioth&egrave;que a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;apport de plusieurs soci&eacute;t&eacute;s savantes&nbsp;; elle s&rsquo;est ensuite d&eacute;velopp&eacute;e pour l'essentiel gr&acirc;ce aux dons et aux legs qui repr&eacute;sentent 75&nbsp;% de ses acquisitions avant&nbsp;1910 et 50&nbsp;% avant&nbsp;1945. Si les g&eacute;n&eacute;reux donateurs se recrutent d'abord parmi les directeurs, les professeurs, les bienfaiteurs et les anciens &eacute;l&egrave;ves, d&rsquo;autres acteurs institutionnels vont bient&ocirc;t contribuer &agrave; enrichir les collections.</p>\r\n<p>En&nbsp;1927, la banque Lazard Brothers&nbsp;&amp;&nbsp;Co, install&eacute;e &agrave; Londres et New York, fait un legs de 10&nbsp;000 dollars pour honorer la m&eacute;moire d&rsquo;un des siens, Jean-Pierre Lazard, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole. Ces pr&eacute;cieux dollars serviront &agrave; l&rsquo;achat de livres et de revues de langue anglaise et am&eacute;ricaine, portant sur des sujets &eacute;conomiques et financiers, r&eacute;unis dans la salle J.P.&nbsp;Lazard. En&nbsp;1945, ce fonds r&eacute;unit plus de&nbsp;700 titres, parmi lesquels les ouvrages de Ricardo, Keynes, Toynbee, Fisher, des p&eacute;riodiques anglais et am&eacute;ricains, les encyclop&eacute;dies Britannica et Seligman des Sciences Sociales. Autre g&eacute;n&eacute;reuse bienfaitrice, la Dotation Carnegie, install&eacute;e &agrave; Paris depuis&nbsp;1911, verse &agrave; partir de&nbsp;1926 ses publications &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre avant de faire don de sa biblioth&egrave;que &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1951.</p>\r\n<p>Ces deux dons, ainsi que les centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des biblioth&eacute;caires-professeurs Maurice Escoffier et de Pierre Rain, expliquent l'ouverture tr&egrave;s internationale de la biblioth&egrave;que de l&rsquo;&Eacute;cole libre et le &laquo;&nbsp;tropisme&nbsp;anglais&nbsp;&raquo; des collections&nbsp;: en&nbsp;1945, les titres &eacute;trangers repr&eacute;sentent&nbsp;28&nbsp;% du fonds, dont 19&nbsp;% en langue anglaise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"La bibliothèque à l’heure américaine","related_ressources":"<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po. De la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>SEMENCE Marie-Edith, <em>Constitution et &eacute;valuation des collections de livres de la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po. ELSP 1871-1945</em>, note 2008.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>","slug":"la-bibliotheque-a-l-heure-americaine","lang":"fr","excerpt":"Rien n’arrête la croissance vertigineuse des collections de la bibliothèque durant l’entre-deux-guerres : 25 000 volumes au début des années 1890, 40 000 en 1927, 65 000 en 1945...( Crédit photo : © Studio Chevojon)"}],"thumbnail":"vig_bib.jpg","media":[{"id":"31","image":"Bibliotheque_2.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Pierre Rain et René Seydoux à la bibliothèque (© Albert Harlingue / Roger-Viollet)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]},{"color":"541E32","translations":[{"title":"Library","lang":"en"},{"title":"Bibliothèque","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"23"},{"brick_id":"13"},{"brick_id":"94"},{"brick_id":"128"}],"comment":"","date_start":"1927-01-01"},{"id":"68","slug":"serge-hurtig","type":"portrait","lastname":"Hurtig","firstname":"Serge","format":null,"miniature":"00185924bis.png","translations":[{"text":"","title":"Serge Hurtig","related_ressources":"","slug":"serge-hurtig","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Jeunesse cosmopolite.</em></strong>&nbsp;Plac&eacute;e sous le signe de la mobilit&eacute;, la jeunesse de Serge Hurtig se confond avec les soubresauts du si&egrave;cle. N&eacute; en&nbsp;1927 &agrave; Bucarest, le jeune Serge suit les tribulations de son p&egrave;re journaliste, promu conseiller &agrave; l&rsquo;Ambassade de Roumanie en France en&nbsp;1939, puis correspondant en Argentine de&nbsp;1942 &agrave;&nbsp;1946. Au lendemain de la guerre, le retour en Roumanie communiste est impossible. Grande puissance scientifique, les &Eacute;tats-Unis accueillent le jeune bachelier qui s&rsquo;inscrit deux ans &agrave; la <em>School of Foreign Service</em> de la <em>Georgetown University</em> de Washington. Mais c&rsquo;est la France qui recueille finalement le jeune apatride, et c&rsquo;est Sciences&nbsp;Po qui devient son <em>alma mater</em> et sa seconde patrie en&nbsp;1948. &Agrave; cette jeunesse &agrave; califourchon entre Europe de l&rsquo;Est et de l&rsquo;Ouest, entre Vieux continent et Nouveau Monde, entre Am&eacute;rique du Nord et du Sud, Serge Hurtig doit ses talents de polyglotte, son ouverture internationale, son attention toujours aiguis&eacute;e pour les choses de la vie scientifique &eacute;trang&egrave;re.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une vie &agrave; Sciences&nbsp;Po.</em></strong>&nbsp;&Eacute;tudiant, chercheur, professeur, &laquo;&nbsp;<em>membre essentiel de l&rsquo;&eacute;quipe de direction&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, grand ordonnateur de la recherche, Serge Hurtig franchit les portes de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1948 pour ne jamais en repartir. Admis en section &eacute;conomique, le brillant jeune homme sort major de sa promotion et se voit proposer un poste au Centre de documentation tout juste cr&eacute;e par Jean Meynaud. Tr&egrave;s vite il en devient l&rsquo;assistant-traducteur au sein de l&rsquo;Association internationale de science politique (AISP). Pilier du Troisi&egrave;me cycle qu&rsquo;il contribue &agrave; fonder en&nbsp;1956, Serge Hurtig y enseigne&nbsp;[2]&nbsp;et est &eacute;lu directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche en&nbsp;1966. Il participe &eacute;galement aux r&eacute;flexions li&eacute;es aux r&eacute;formes des sections &eacute;conomiques et g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;IEP, les enrichissant de sa connaissance des universit&eacute;s am&eacute;ricaines. Surtout, il se distingue lors de son secr&eacute;tariat-g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AISP (1960-1967) comme l&rsquo;organisateur du Congr&egrave;s international de Paris de&nbsp;1961. &Agrave; la mort soudaine de Jean Touchard en&nbsp;1971, Jacques Chapsal ne peut que se louer des bons et loyaux services de Serge Hurtig dont il admire le r&eacute;seau international, et c&rsquo;est en toute confiance qu&rsquo;il lui confie les r&ecirc;nes de la Fondation nationale des sciences politiques.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>D&eacute;velopper les activit&eacute;s scientifiques de la FNSP.</em></strong>&nbsp;Le secr&eacute;tariat&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral de Serge Hurtig court sur trois d&eacute;cennies, des ann&eacute;es&nbsp;1970 aux ann&eacute;es&nbsp;1990. Si les directeurs Chapsal, Gentot et Lancelot passent, le secr&eacute;taire&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral reste et survivra d&rsquo;ailleurs &agrave; la fonction, supprim&eacute;e en&nbsp;1995 par Lancelot dont il deviendra le premier directeur scientifique. Aux c&ocirc;t&eacute;s des directeurs de l&rsquo;IEP, Serge Hurtig accompagne la modernisation de l&rsquo;institution (finances, professionnalisation, informatisation). Proche d&rsquo;Alain Savary, dont il partage l&rsquo;amiti&eacute; et les engagements politiques, il joue un r&ocirc;le crucial lors de la r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et de la n&eacute;gociation du statut de&nbsp;198(. C&ocirc;t&eacute; fondation, ses vingt-cinq ann&eacute;es se d&eacute;roulent sous le signe de la croissance des activit&eacute;s scientifiques et de leur professionnalisation. Serge Hurtig d&eacute;congestionne la fonction du secr&eacute;taire&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral en d&eacute;l&eacute;guant une partie de ses responsabilit&eacute;s&nbsp;: les services de documentation restent &agrave; Jean Meyriat&nbsp;; les publications et les Presses vont &agrave; Louis Bodin&nbsp;; la direction de la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> &agrave; Georges Lavau, tandis que les centres de recherche croissent et s&rsquo;autonomisent. Surtout il accompagne la multiplication des laboratoires propres &agrave; la Fondation (Observatoire fran&ccedil;ais des conjonctures &eacute;conomiques, Observatoire interr&eacute;gional du politique, Centre d&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe au XXe si&egrave;cle, Observatoire sociologique du changement) ou rattach&eacute;s par conventions (Centre de sociologie de la d&eacute;fense nationale, Centre des hautes &eacute;tudes sur l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie modernes).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Internationaliser la science politique fran&ccedil;aise.</em></strong>&nbsp;Marque distinctive de son parcours scientifique et contribution majeure de Serge Hurtig &agrave; Sciences&nbsp;Po et &agrave; la science politique fran&ccedil;aise, son engagement en faveur de leur internationalisation. Vigie de la vie scientifique, Serge Hurtig joue un r&ocirc;le crucial d&rsquo;&eacute;largisseur d&rsquo;horizon et de passeur. Ainsi en va-t-il des traductions des &oelig;uvres de David Easton et Giovanni Sartori qu&rsquo;il promeut, de l&rsquo;&eacute;cho qu&rsquo;il donne aux travaux d&rsquo;Harold Lasswell ou des invitations qu&rsquo;il lance &agrave; Stein Rokkan et David Apter. Ainsi en va-t-il de sa grande &oelig;uvre, les <em>International Political Science Abstracts- Documentation politique internationale</em>, lanc&eacute;s en&nbsp;1951 et pass&eacute;s sous sa responsabilit&eacute; en&nbsp;1963. Formidable outil de veille et de circulation scientifiques, les <em>Abstracts</em>, qui comptent quelque 300&nbsp;000&nbsp;entr&eacute;es, r&eacute;f&eacute;rencent et r&eacute;sument en temps quasi r&eacute;el les articles parus dans plus de 1&nbsp;000&nbsp;revues et p&eacute;riodiques de science politique, humaines et sociales de langues fran&ccedil;aise, anglaise, espagnole, russe... mais aussi turque et japonaise. Ainsi en va-t-il surtout de son investissement au sein de l&rsquo;Association internationale de science politique qu&rsquo;il anime sans discontinuer depuis&nbsp;1952, comme assistant du secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral Meynaud, puis comme secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral (1960-67), enfin comme vice-pr&eacute;sident du Comit&eacute; ex&eacute;cutif (1979-1985). C&rsquo;est &agrave; ce titre qu&rsquo;il organise les deux congr&egrave;s parisiens de l&rsquo;AISP de&nbsp;1961 et&nbsp;1985, vecteurs du rayonnement de la France. Gr&acirc;ce &agrave; son formidable r&eacute;seau transnational, Serge Hurtig a jou&eacute; un r&ocirc;le &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;aiguilleur&nbsp;</em>&raquo; de la science politique fran&ccedil;aise &agrave; des moments cruciaux de son histoire, comme en&nbsp;1969 lorsqu&rsquo;il alerte sur le double retard m&eacute;thodologique et conceptuel d&rsquo;une discipline insuffisamment formalis&eacute;e et th&eacute;orique, appelant de ses v&oelig;ux le tournant sociologique.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1972.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Il anime notamment avec Jean-Baptiste Duroselle les s&eacute;minaires de Troisi&egrave;me cycle sur la politique &eacute;trang&egrave;re des &Eacute;tats-Unis.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Serge Hurtig","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Fonds Serge Hurtig, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Hommage &agrave; Serge Hurtig. L'AISP et Serge Hurtig, 1952-2012, les 60&nbsp;premi&egrave;res ann&eacute;es <br />- </em>DELOYE Yves, &laquo;&nbsp;Serge Hurtig: L&rsquo;interd&eacute;pendance bienveillante&nbsp;&raquo; <br />- KAASE Max, &ldquo;Serge Hurtig: Keeper of the Flame&rdquo; <br />- LECA Jean, &laquo;&nbsp;Serge Hurtig&nbsp;: Pilier de la science politique&nbsp;&raquo;</li>\r\n</ul>","slug":"serge-hurtig","lang":"fr","excerpt":"Secrétaire général de la FNSP durant trois décennies, Serge Hurtig a contribué à internationaliser Sciences Po et la science politique française. (Dessin © Charles Szlakmann / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00185924.png","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"86"},{"brick_id":"90"},{"brick_id":"83"}],"comment":"","date_start":"1927-02-02"},{"id":"80","slug":"henri-mendras","type":"portrait","lastname":"Mendras","firstname":"Henri","format":null,"miniature":"Mendras_vignette.jpg","translations":[{"text":"","title":"Henri Mendras","related_ressources":"","slug":"henri-mendras","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Comment on devient sociologue ou la g&eacute;n&eacute;ration des &laquo;&nbsp;copains&nbsp;&raquo;.</em></strong>&nbsp;Avec ses &laquo;&nbsp;copains&nbsp;&raquo; Alain Touraine, Raymond Boudon, Jean Daniel Reynaud, Eric de Dampierre, Edgar Morin, Fran&ccedil;ois Bourricaud, Fran&ccedil;ois-Andr&eacute; Isambert, Henri Mendras appartient &agrave; la g&eacute;n&eacute;ration des inventeurs &laquo;&nbsp;<em>au double sens du mot, celui qui d&eacute;couvre un tr&eacute;sor et celui qui bricole une machine nouvelle&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo; qui se flatte d&rsquo;avoir &laquo;&nbsp;<em>recr&eacute;&eacute; la sociologie en France, la science sociale moderne et la profession de sociologue&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; sur les ruines de la &laquo;<em>&nbsp;sociologie traditionnelle fran&ccedil;aise balay&eacute;e par la catastrophe&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Haro sur les p&egrave;res fondateurs et les anc&ecirc;tres encombrants&nbsp;? Pourtant, au panth&eacute;on des ma&icirc;tres, Mendras compte Gabriel Le Bras, Georges Gurvitch, Georges Friedmann, Jean Stoetzel et Raymond Aron qui enjambent l&rsquo;avant et l&rsquo;apr&egrave;s-guerre et relient la France et les &Eacute;tats-Unis o&ugrave; ils ont s&eacute;journ&eacute; dans les ann&eacute;es&nbsp;1930 et&nbsp;1940. Pourtant &eacute;galement, nos jeunes sociologues fr&eacute;quentent les classiques et Mendras conna&icirc;t sur le bout des doigts les &laquo;&nbsp;<em>quatre grands anc&ecirc;tres&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo; [Marx, Weber, Durkheim, Tocqueville]. Ni normalien, ni agr&eacute;g&eacute;, Henri Mendras est un dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences&nbsp;Po, disciple du sociologue des religions Gabriel Le&nbsp;Bras, &eacute;l&egrave;ve de Gurvitch &agrave; la Sorbonne, de Le&nbsp;Bras, St&oelig;tzel, Sauvy et Fourasti&eacute; &agrave; Sciences&nbsp;Po, de Friedmann au tout nouveau Centre d&rsquo;&eacute;tudes sociologiques (CES). Comme ses &laquo;&nbsp;copains&nbsp;&raquo;, il entreprend en 1954 le voyage am&eacute;ricain o&ugrave; le rite initiatique le conduit de l&rsquo;universit&eacute; de Chicago au fin fond de l&rsquo;Utah. Il en revient avec une m&eacute;thodologie &ndash;&nbsp;l&rsquo;apprentissage du questionnaire, de l&rsquo;entretien, de l&rsquo;&eacute;chantillon&nbsp;&ndash;, des amiti&eacute;s durables avec Paul Lazarsfeld, Daniel Bell et David Merton qu&rsquo;il traduira, &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;id&eacute;e que la recherche doit &ecirc;tre collective&nbsp;</em>&raquo;, et surtout un objet d&rsquo;&eacute;tude d&eacute;couvert au d&eacute;tour d&rsquo;un terrain d&eacute;di&eacute; &agrave; la communaut&eacute; rurale mormone de l&rsquo;Utah, la sociologie de la paysannerie. De retour en France, sur les conseils de Friedmann &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Mendras, Mendras, entrez au CNRS&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;&ndash; il d&eacute;bute une carri&egrave;re de &laquo;&nbsp;<em>mandarin&nbsp;</em>&raquo; qui emprunte les voies contrari&eacute;es de l&rsquo;institutionnalisation de la sociologie en France, du CES &agrave; Nanterre (1967) et &agrave; Sciences&nbsp;Po, de l&rsquo;exp&eacute;rience avort&eacute;e de Royaumont &agrave; <em>Futuribles</em>, de l&rsquo;OFCE &agrave; l&rsquo;Observatoire du Changement Social&hellip; mais toujours au CNRS.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Observer le changement social.</em></strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>&Agrave; Mendras, les paysans&nbsp;</em>&raquo; avait d&eacute;cr&eacute;t&eacute; Friedman au retour d&rsquo;Am&eacute;rique. Enqu&ecirc;te fondatrice, l&rsquo;&eacute;tude compar&eacute;e de Novis et de Virgin &ndash;&nbsp;du nom du village familial du Rouergue et de la communaut&eacute; mormone de l&rsquo;Utah&nbsp;&ndash; ouvre la voie &agrave; un doctorat et &agrave; une trilogie fameuse &ndash;&nbsp;<em>La fin des paysans&nbsp;</em>[5] en 1967, <em>Les collectivit&eacute;s rurales fran&ccedil;aises&nbsp;</em>[6] en 1971, <em>Soci&eacute;t&eacute; paysannes&nbsp;</em>[7] en 1976&nbsp;&ndash; qui consacre Mendras en sociologue du monde rural. De monographies de villages en monographies de villages, Mendras manie la comparaison dans l&rsquo;espace et dans le temps. Sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;UNESCO, il pilote un programme de recherche Est-Ouest, d&eacute;di&eacute; aux mondes paysans en r&eacute;gimes lib&eacute;raux et communistes. En France, avec Jacques Lautman et Odile Beno&icirc;t-Guilbot, Mendras met sur pied un programme majeur du CNRS, baptis&eacute; Observation continue et localis&eacute;e du changement social et culturel (OCS), v&eacute;ritable retour au local par l&rsquo;enqu&ecirc;te monographique conduite par dix &eacute;quipes pluridisciplinaires bas&eacute;es en province et travaillant en r&eacute;seau sur soixante terrains. Vers la fin des ann&eacute;es&nbsp;1970, l&rsquo;&oelig;il du sociologue se d&eacute;porte des soci&eacute;t&eacute;s rurales &agrave; l&rsquo;analyse du changement social. &Agrave; la demande du directeur de l&rsquo;OFCE, Jean-Marcel Jeanneney, Mendras lance le groupe &laquo;&nbsp;Louis Dirn&nbsp;&raquo; qui construit &laquo;&nbsp;<em>une nomenclature de soixante tendances sociologiques de changement de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;</em>&raquo;, fournissant une matrice et un sch&eacute;ma syst&eacute;mique de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise&nbsp;[8]. Export&eacute;e aux &Eacute;tats-Unis, au Qu&eacute;bec, en Allemagne, en Espagne et en Italie sous le nom<em> Comparative Charting of Social Change</em>, la d&eacute;marche met &agrave; l&rsquo;honneur la comparaison macro-sociale. Autre projet de recherche europ&eacute;en, l&rsquo;Observatoire du Changement social en Europe occidentale, v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>laboratoire sans murs&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo;, se structure autour d&rsquo;Henri Mendras en France, d&rsquo;Arnaldo Bagnasco &agrave; Turin et de Vincent Wright &agrave; Oxford. D&eacute;di&eacute; &agrave; la pr&eacute;sentation des &laquo;&nbsp;<em>principaux probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute; des pays d&rsquo;Europe occidentale</em>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;Observatoire produit &laquo;&nbsp;<em>une v&eacute;ritable biblioth&egrave;que de sociologie descriptive europ&eacute;enne&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;&oelig;il du sociologue &ndash; &eacute;loge du terrain, &eacute;loge de la comparaison.&nbsp;</em></strong>Henri Mendras appartient &agrave; l&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>esp&egrave;ce nouvelle des chercheurs de terrain&nbsp;</em>&raquo;. Faisant l&rsquo;&eacute;loge de la monographie et de l&rsquo;observation fa&ccedil;on ethnographe, Mendras a &laquo;&nbsp;<em>exerc&eacute; son &oelig;il et port&eacute; son regard&nbsp; sur les villages&nbsp;</em>[11]&nbsp;&raquo; de France, d&rsquo;Europe et d&rsquo;Am&eacute;rique, persuad&eacute; que &laquo;&nbsp;<em>le retour au terrain prot&egrave;ge le sociologue&nbsp;</em>&raquo; du danger majeur de la &laquo;&nbsp;<em>fausse abstraction&nbsp;</em>&raquo;. Ni &laquo;&nbsp;<em>Pangloss ni Lorenzaccio&nbsp;</em>&raquo;, la comparaison g&eacute;ographique et diachronique permet d&rsquo;articuler local et global, terrain et th&eacute;orie et d&rsquo;en analyser la dynamique. Ce n&rsquo;est pas tant une &eacute;cole que Mendras, &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;anti-Bourdieu, le sociologue sans id&eacute;ologie&nbsp;</em>[12]&nbsp;&raquo;, propose dans ses deux manuels devenus des classiques &ndash;&nbsp;<em>Les grands th&egrave;mes de la sociologie par les grands sociologues&nbsp;</em>[13] et <em>Le sociologue et son terrain, trente recherches exemplaires&nbsp;</em>[14]&nbsp;&ndash; ou dans sa collection Colin&nbsp;U, qu&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>style et une fa&ccedil;on de travailler&nbsp;</em>&raquo;.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Un sociologue &agrave; Sciences&nbsp;Po.</em></strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;IEP avait un peu de sociologie&nbsp;; Mendras &eacute;tait rassurant, parfait&nbsp;! Mais surtout, il n&rsquo;en fallait pas plus&nbsp;!&nbsp;</em>[15]&nbsp;&raquo; Tel aurait &eacute;t&eacute; la doctrine Chapsal. Il est vrai que, si Friedmann, Le&nbsp;Bras, St&oelig;tzel, Sauvy, Fourasti&eacute; professent &agrave; l&rsquo;IEP, la sociologie y est tiraill&eacute;e entre les Questions sociales (politiques sociales) et l&rsquo;histoire des id&eacute;es. Mendras, l&rsquo;homme du CNRS, bas&eacute; au CES puis &agrave; Nanterre&nbsp;[16], sera n&eacute;anmoins un personnage cl&eacute; de la sociologie rue&nbsp;Saint-Guillaume, car &laquo;&nbsp;<em>sans le dire, Chapsal </em>[lui]<em> en confia le d&eacute;veloppement&nbsp;</em>[17]&nbsp;&raquo;. Son compagnonnage avec Sciences&nbsp;Po d&eacute;bute en&nbsp;1956. Titulaire d&rsquo;un enseignement de sociologie rurale, qui constitue un pendant &agrave; celui de sociologie industrielle profess&eacute; par Georges Friedmann puis Jean-Daniel Reynaud, Chapsal le charge du cours de sociologie g&eacute;n&eacute;rale. Henri Mendras contribue &eacute;galement &agrave; introduire la recherche en sociologie &agrave; la FNSP. Encourag&eacute; par Touchard &agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;1950, il anime s&eacute;minaires et tables rondes sur <em>Terre, paysans et politique</em>&nbsp;; sollicit&eacute; par Jeanneney au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1990, il devient le sociologue des &eacute;conomistes de l&rsquo;OFCE et y rassemble le collectif Louis Dirn&nbsp;[18]. Mod&egrave;le am&eacute;ricain de l&rsquo;&eacute;cole doctorale en t&ecirc;te, il dessine avec Michel Crozier les contours du DEA de sociologie de l&rsquo;IEP d&rsquo;o&ugrave; sortiront ses &eacute;l&egrave;ves Patrick Le&nbsp;Gal&egrave;s et Marco Oberti et &agrave; partir duquel se structurera le premier centre de recherche en sociologie de la FNSP, l&rsquo;OSC (Observatoire sociologique du changement), cr&eacute;&eacute; en&nbsp;1988.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] H. Mendras, &laquo;&nbsp;L&rsquo;&oelig;il du sociologue&nbsp;&raquo; <em>in</em>&nbsp;D. Jacques-Jouvenot (dir.), <em>L&rsquo;&oelig;il du sociologue</em>, Presse du centre UNESCO de Besan&ccedil;on, 1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] M. Crozier, &laquo;&nbsp;Nous avons r&eacute;invent&eacute; la sociologie&nbsp;&raquo;, <em>in</em>&nbsp;D. Jacques-Jouvenot&nbsp;(dir.), <em>L&rsquo;&oelig;il du sociologue</em>, Presse du centre UNESCO de Besan&ccedil;on, 1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] H. Mendras, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, Arles, Actes Sud, 1995, p.&nbsp;269.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] H. Mendras, <em>La fin des paysans</em>, Paris, SEDEIS, 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] M. Jollivet, H. Mendras (dir.), <em>Les collectivit&eacute;s rurales fran&ccedil;aises. &Eacute;tudes comparatives du changement social</em>, Paris, Colin, 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] H. Mendras, <em>Les soci&eacute;t&eacute;s paysannes. &Eacute;l&eacute;ments pour une th&eacute;orie de la paysannerie</em>, Paris, Colin&nbsp;U, 1976.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] L. Dirn (<em>sic</em>), <em>La soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise en tendances</em>, Paris, PUF, 1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] H. Mendras, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, Arles, Actes Sud, 1995, p.&nbsp;242.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] H. Mendras, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, <em>op. cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] H. Mendras, &laquo;&nbsp;L&rsquo;&oelig;il du sociologue&nbsp;&raquo; <em>in</em>&nbsp;Jacques-Jouvenot Dominique (dir.), <em>L&rsquo;&oelig;il du sociologue</em>, Presse du centre UNESCO de Besan&ccedil;on, 1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] P. Nora <em>in</em>&nbsp;P. Gr&eacute;mion, &laquo;&nbsp;Henri Mendras&nbsp;: retour sur un itin&eacute;raire&nbsp;&raquo;, <em>La revue Tocqueville</em>, 26-2, 2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] H. Mendras et J. Etienne, <em>Les grands th&egrave;mes de la sociologie par les grands sociologues</em>, Colin&nbsp;U, 1999.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] H. Mendras et M. Oberti, <em>Le sociologue et son terrain, trente recherches exemplaires</em>, Colin&nbsp;U, 2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] H. Mendras, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, <em>op. cit.</em>, p.&nbsp;170.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Tr&egrave;s ironiquement son groupe de travail est install&eacute; dans les locaux nanterrois destin&eacute;s &agrave; accueillir l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire de l&rsquo;IEP en 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] H. Mendras, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, <em>op.cit</em>., p.&nbsp;264.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Anagramme de &laquo;&nbsp;lundi soir&nbsp;&raquo;, date des r&eacute;unions hebdomadaires du groupe r&eacute;unissant deux sociologues, Mendras et Michel Fors&eacute;, un &eacute;conomiste statisticien de l&rsquo;INSEEE Yannick Lemel, un syndicaliste Jean-Pierre Jaslin et un consultant en marketing, Denis Stoclet, sous la houlette de Laurence Duboys Fresney.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Henri Mendras","related_ressources":"<ul>\r\n<li>GR&Eacute;MION Pierre, &laquo;&nbsp;Henri Mendras&nbsp;: retour sur un itin&eacute;raire&nbsp;&raquo;, <em>La revue Tocqueville</em>, 26-2, 2005.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>H&Eacute;RAULT Bruno, &laquo;&nbsp;Henri Mendras, sociologue et prospectiviste&nbsp;&raquo;, <em>Futuribles</em>, 293, 2004, p.&nbsp;63-74.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JACQUES-JOUVENOT Dominique (dir.), <em>L&rsquo;&oelig;il du sociologue. Etudes r&eacute;unies autour d&rsquo;Henri Mendras</em>, Presse du Centre de l&rsquo;UNESCO de Besan&ccedil;on, 1998.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LE GAL&Egrave;S Patrick, OBERTI Marco, &laquo;&nbsp;Henri Mendras, sociologue du changement social&nbsp;&raquo;, <em>Sociologie du travail, </em>46, 1-4, 2004.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MENDRAS Henri, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, avec la collaboration de Patrick Le&nbsp;Gal&egrave;s et de Marco Oberti, Arles, Actes Sud, 1995.</li>\r\n</ul>","slug":"henri-mendras","lang":"fr","excerpt":"« Inventeur » de la sociologie française d’après-guerre, pionnier de la sociologie de terrain, Henri Mendras joue un rôle majeur dans l’enseignement et la recherche sociologique à Sciences Po. (©DR)"}],"thumbnail":"Mendras_portrait.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"88"},{"brick_id":"124"},{"brick_id":"123"}],"comment":"","date_start":"1927-03-03"},{"id":"142","slug":"simone-veil","type":"portrait","lastname":"Veil","firstname":"Simone","format":null,"miniature":"00118874.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\">Almost 50 years ago, the late Simone Veil gave a speech before <strong>the Assembl&eacute;e Nationale that paved the way for the legalisation of abortion in France.</strong> This historic address was among the greatest, most controversial and most important speeches in the history of the Fifth Republic. It was not the first time that Simone Veil (n&eacute;e Jacob) had come face to face with history; nor that she had had to fight for her convictions in a male-dominated world. Veil graduated from Sciences Po in 1948 and the university has since paid tribute to this extraordinary woman who became a major figure of French history.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong>When she arrived at Sciences Po in October 1945</strong>, the 18-year-old Simone Jacob had already experienced the tragic impact of 20th century history. She sat her Baccalaureate exam in March 1944, just one day before she was arrested by the Gestapo. She enrolled at Sciences Po less than six months after her return from the Nazi extermination camps, where almost all the other members of her family had died. As a holocaust survivor, Jacob was permitted to enrol despite having missed the official entrance exam, along with a &ldquo;cohort of students who had encountered difficulties during the war&rdquo;, as she described it in her memoire A Life. &ldquo;All of them with singular and powerful stories, which did not stop some from looking at me as though I were a Martian: not only was I a Holocaust survivor, on top of that&hellip; I was a girl!&rdquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">At that time, Sciences Po&rsquo;s was a three-year degree. After completing the infamous Preparatory Year, dreaded for its selectivity and renowned as providing the &ldquo;best training&rdquo; for the ENA, Jacob chose to enrol in the Public Service Section, the foremost track for students hoping to enter senior government. She had arrived an anomaly and an anomaly she would remain. The percentage of female students at Sciences Po crawled sluggishly past the 20% mark in 1949 and 1950 (having barely exceeded 10% during the inter-war period) and Public Service had a reputation for being the most masculine of the sections.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">Veil would look back fondly on her student years (from 1945 to 1948) as <strong>&ldquo;a happy and powerful experience&rdquo;.</strong> She spent more time in the rows of the &Eacute;mile Boutmy Lecture Hall than attending classes at the Paris Law Faculty, where she was also enrolled. At Sciences Po, she was lucky enough to be taught by the now legendary &ldquo;founding fathers&rdquo; of French political science and international relations, Andr&eacute; Siegfried and Pierre Renouvin. Her other lecturers included young talents like Michel de Boissieu, a 28-year-old ENS alumnus and former Resistance fighter. De Boissieu would go on to become the president of Rothschild &amp; Co and remained one of Simone and her husband Antoine Veil&rsquo;s most loyal friends.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">Although she kept her distance from more boisterous Sciences Po students who were regulars at the clubs and underground bars of Saint-Germain-des-Pr&eacute;s, Jacob forged <strong>close friendships with a &ldquo;small group of peers&rdquo;</strong>, who included Claude Pierre-Brossolette, Michel Goldet, Jean-Fran&ccedil;ois Poncet and Marc Alexandre. It was not in lectures at Sciences Po but during a skiing holiday with her friends that Simone Jacob met Antoine Veil, whom she married in the autumn of 1946.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong>Veil graduated from Sciences Po on 9 July 1948. She was 21 years old, married, had given birth to her first child and was expecting a second.</strong> She was also, as she informed her husband after the arrival of their third son in 1954, determined to launch her own career &ndash; just as soon as her husband had finished training at the ENA. &ldquo;That&rsquo;s out of the question&rdquo;, her husband replied. &ldquo;I did not take no for an answer,&rdquo; Simone Veil explained. After passing the recruitment examination for the French judiciary in 1956 and armed with her ever-steely determination, Veil embarked on a professional and political career that would make her a major player in the reconstruction of Europe and the France of the Fourth and Fifth Republics. Veil was also an icon in the fight for women&rsquo;s rights, pushing through a law decriminalising abortion in 1974, and a tireless campaigner for Holocaust education and remembrance.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&ldquo;<em>What I found most stimulating at Sciences Po were the lectures taught by figures from various backgrounds with highly diverse experience. Several of these lecturers had only just regained the civil service positions they lost during the war.</em>&rdquo; (Simone Veil, <a href=\"https://www.abebooks.fr/9781906598235/Life-Simone-Veil-1906598231/plp\" target=\"_blank\">A Life</a>)</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em>Key dates&nbsp;</em>:</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1927: Born in Nice</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1944: Deported to Auschwitz-Birkenau</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1948: Graduated from Sciences Po</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1956: Passed the competitive recruitment exam for entrance into the judiciary.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1970: Secretary General of the High Council of the Judiciary</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1974-79: Appointed Minister of Health</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1979-82: President of the European Parliament</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1998-2007: Member of the Conseil constitutionnel</p>\r\n<p dir=\"ltr\">2001-2007: Elected the first president of the Fondation pour la m&eacute;moire de la Shoah</p>\r\n<p dir=\"ltr\">2008: Elected to the Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise</p>\r\n<p dir=\"ltr\">30 June 2017: Died in Paris, at the age of 89</p>\r\n<p dir=\"ltr\">1 July 2018: Buried at the Panth&eacute;on</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">Find out more</p>\r\n<p dir=\"ltr\">Selected works by Simone Veil</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>","title":"Simone Veil","related_ressources":"<p>Find out more :</p>\r\n<p><a href=\"http://www.librairie-sciencespo.fr/listeliv.php?mots_recherche=simone+veil&amp;base=allbooks#_ga=2.39443691.977223650.1649854579-1633563150.1649258495\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Selected works by Simone Veil</a></p>","slug":"simone-veil","lang":"en","excerpt":"Graduated from Sciences Po on 9 July 1948, Simone Veil is an icon of the fight for women's rights and a tireless activist for the transmission and memory of the Holocaust. (© Sandrine Gaudin / Sciences Po)"},{"text":"<p>Il y a un peu plus de 40 ans, Simone Veil pronon&ccedil;ait <strong>&agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale le discours qui allait ouvrir la voie &agrave; l&rsquo;autorisation de l&rsquo;avortement en France</strong>. Ce discours historique compte parmi les plus grands, les plus controvers&eacute;s et les plus importants de l&rsquo;histoire de la Ve R&eacute;publique. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas la premi&egrave;re fois que Simone Veil avait rendez-vous avec l&rsquo;histoire ou qu&rsquo;elle devait imposer ses convictions dans un monde d&rsquo;hommes&hellip; Simone Veil avait &eacute;t&eacute; dipl&ocirc;m&eacute;e de Sciences Po en 1948. Hommage &agrave; une femme d&rsquo;exception devenue figure majeure de l&rsquo;Histoire.</p>\r\n<p><strong>A son entr&eacute;e &agrave; Sciences Po en octobre 1945</strong>, la jeune Simone Jacob, 18 ans, a d&eacute;j&agrave; pay&eacute; un lourd tribut &agrave; l&rsquo;Histoire. Son bac, elle l&rsquo;a pass&eacute; en mars 1944, la veille de son arrestation par la Gestapo. Son inscription rue Saint Guillaume, elle la fait moins de six mois apr&egrave;s son retour des camps d'extermination, o&ugrave; sont morts presque tous les membres de sa famille. Son statut de d&eacute;port&eacute;e l&rsquo;autorise &agrave; s&rsquo;inscrire alors que l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e a d&eacute;j&agrave; eu lieu, &ldquo;dans une conf&eacute;rence regroupant les &eacute;tudiants qui avaient eu des probl&egrave;mes pendant la guerre, raconte-t-elle dans Une vie. Tous avaient eu des histoires particuli&egrave;res et fortes, ce qui n&rsquo;emp&ecirc;chait pas certains de me regarder comme un ovni : non seulement j&rsquo;avais connu la d&eacute;portation, mais en plus&hellip; j&rsquo;&eacute;tais une fille !&rdquo;.&nbsp;</p>\r\n<p>A l&rsquo;&eacute;poque, les &eacute;tudes &agrave; Sciences Po durent trois ans : &agrave; l&rsquo;issue de l&rsquo;&laquo;&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/stories/#%21/fr/frise/47/l-annee-preparatoire-ap-le-sel-de-la-terre/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire</a>&nbsp;&raquo; (AP) redout&eacute;e pour son &eacute;litisme et r&eacute;put&eacute;e &ldquo;meilleure pr&eacute;paration&rdquo; pour l&rsquo;ENA, Simone Veil choisit la section &ldquo;service public&rdquo;, voie royale de ceux qui se destinent aux grands corps de l&rsquo;&Eacute;tat. Ovni elle est, ovni elle reste : dans un Sciences Po o&ugrave; le nombre de femmes passe p&eacute;niblement la barre des 20 % en 1949/50 (elles &eacute;taient &agrave; peine plus de 10 % dans l&rsquo;entre-deux-guerres), cette section est r&eacute;put&eacute;e pour &ecirc;tre la plus masculine...</p>\r\n<p>Dans ces ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudiante, entre 1945 et 1948, qu&rsquo;elle d&eacute;crit comme <strong>&ldquo;un moment heureux et fort&rdquo;</strong>, Simone Jacob fr&eacute;quente davantage l&rsquo;amphi Boutmy que les bancs de la facult&eacute; de droit o&ugrave; elle est &eacute;galement inscrite. Il faut dire qu&rsquo;enseignent alors rue Saint-Guillaume les figures quasi l&eacute;gendaires des &ldquo;p&egrave;res fondateurs&rdquo; de la science politique et de l&rsquo;&eacute;tude des relations internationales en France,&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/stories/#%21/fr/portrait/35/andre-siegfried/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Andr&eacute; Siegfried</a>&nbsp;et&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/stories/#%21/fr/portrait/34/pierre-renouvin/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Pierre Renouvin</a>. Parmi&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/stories/#%21/fr/frise/53/ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1945-1985/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">ses professeurs</a>, on trouve aussi de jeunes talents comme Michel de Boissieu, normalien de 28 ans, grand r&eacute;sistant qui deviendra un jour le pr&eacute;sident de la banque Rothschild et l&rsquo;un des plus fid&egrave;les amis du couple Veil.</p>\r\n<p>Si elle &ldquo;se tient &agrave; l&rsquo;&eacute;cart des &eacute;tudiants de Sciences Po qui sortaient beaucoup et fr&eacute;quentaient assid&ucirc;ment les caf&eacute;s et les &ldquo;caves&rdquo; de Saint-Germain des Pr&eacute;s\", Simone Veil tisse <strong>des amiti&eacute;s solides avec son &ldquo;petit groupe de camarades&rdquo;</strong>, parmi lesquels&nbsp;<a href=\"http://www.sciencespo.fr/stories/#%21/fr/frise/63/ils-ont-etudie-a-sciences-po-1945-1985/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">Claude Pierre-Brossolette, Michel Goldet, Jean-Fran&ccedil;ois Poncet ou Marc Alexandre</a>. Ce n&rsquo;est pas en Boutmy mais durant un s&eacute;jour au ski entre camarades que Simone Jacob rencontre Antoine Veil, qu&rsquo;elle &eacute;pouse &agrave; l&rsquo;automne 46.&nbsp;</p>\r\n<p>Le 9 juillet <strong>1948, Simone Veil, 21 ans, mari&eacute;e, m&egrave;re d&rsquo;un premier enfant et en attente du deuxi&egrave;me, est dipl&ocirc;m&eacute;e de Sciences Po</strong> et bien d&eacute;cid&eacute;e &agrave; entrer dans la vie professionnelle une fois que son mari aura termin&eacute; l&rsquo;ENA. C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle lui annonce en 1954 apr&egrave;s la naissance de leur troisi&egrave;me fils. &ldquo;Il n&rsquo;en est pas question&rdquo;, lui r&eacute;pond son mari. &ldquo;Je ne me suis pas laiss&eacute;e faire&rdquo;, explique Simone Veil. Re&ccedil;ue au concours de la magistrature en 1956 et arm&eacute;e d&rsquo;une d&eacute;termination &agrave; toute &eacute;preuve, Simone Veil d&eacute;marre une carri&egrave;re professionnelle et politique qui fera d&rsquo;elle une figure majeure de l&rsquo;Europe en reconstruction et de la France des IVe et Ve R&eacute;publiques. Mais aussi une ic&ocirc;ne de la lutte pour les droits des femmes qui a fait adopter la loi d&eacute;p&eacute;nalisant l'avortement en 1974. Et une&nbsp;inlassable militante pour la transmission et la m&eacute;moire de la Shoah.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Citation :</em></p>\r\n<p>&ldquo;<em>Ce que je trouvais passionnant &agrave; l&rsquo;institut, c&rsquo;&eacute;taient les conf&eacute;rences anim&eacute;es par des personnalit&eacute;s venues d&rsquo;horizons divers et riches d&rsquo;exp&eacute;riences vari&eacute;es. Plusieurs d&rsquo;entre elles r&eacute;int&eacute;graient &agrave; peine les postes administratifs qu&rsquo;elles avaient perdus pendant la guerre.</em>&rdquo; (Simone Veil,&nbsp;<a href=\"http://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782253127765-une-vie-simone-veil/\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\"><em>Une vie</em></a>)</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Dates-cl&eacute;s :</em></p>\r\n<p>1927 : naissance &agrave; Nice</p>\r\n<p>1944 : d&eacute;portation &agrave; Auschwitz Birkenau</p>\r\n<p>1948 : dipl&ocirc;m&eacute;e de Sciences Po</p>\r\n<p>1956 : re&ccedil;ue au concours de la magistrature.</p>\r\n<p>1970 : secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale du Conseil sup&eacute;rieur&nbsp;de la magistrature</p>\r\n<p>1974-79 : ministre de la Sant&eacute;</p>\r\n<p>1979-82 : pr&eacute;sidente du Parlement europ&eacute;en</p>\r\n<p>1998-2007 : membre du Conseil constitutionnel</p>\r\n<p>2001-2007 : premi&egrave;re Pr&eacute;sidente de la Fondation pour la m&eacute;moire de la Shoah</p>\r\n<p>2008 : entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise</p>\r\n<p>30 juin 2017 : d&eacute;c&egrave;s &agrave; Paris, &agrave; l'&acirc;ge de 89 ans</p>\r\n<p>1er juillet 2018 : entr&eacute;e au Panth&eacute;on</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>","title":"Simone Veil","related_ressources":"<p><span>En savoir plus</span></p>\r\n<p><a href=\"http://www.librairie-sciencespo.fr/listeliv.php?mots_recherche=simone+veil&amp;base=allbooks#_ga=2.39443691.977223650.1649854579-1633563150.1649258495\" target=\"_blank\" title=\" - Nouvelle fen&ecirc;tre\">S&eacute;lection d'ouvrages de Simone Veil</a></p>","slug":"simone-veil","lang":"fr","excerpt":"Diplômée de Sciences Po en 1948, Simone Veil est une icône de la lutte pour les droits des femmes et une inlassable militante pour la transmission et la mémoire de la Shoah. (© Sandrine Gaudin / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00118874.jpg","media":[{"id":"166","image":"00055596.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Intervention de Simone Veil lors de la Conference MassViolence.org (© Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Student"},{"lang":"fr","title":"Étudiant"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1927-07-13"},{"id":"77","slug":"helene-carrere-d-encausse","type":"portrait","lastname":"Carrère d'Encausse","firstname":"Hélène","format":null,"miniature":"Helene_Carrere_dEncausse_par_Claude_Truong-Ngoc_sept_2013_160x90.jpg","translations":[{"text":"","title":"Hélène Carrère d'Encausse","related_ressources":"","slug":"helene-carrere-d-encausse","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>La Russie en h&eacute;ritage, la France au c&oelig;ur.</em></strong>&nbsp;De sa famille g&eacute;orgienne d'aristocrates, grands serviteurs de l'Empire russe, dispers&eacute;s par la R&eacute;volution aux quatre coins de l&rsquo;Europe, H&eacute;l&egrave;ne Zourabichvili re&ccedil;oit en h&eacute;ritage son attrait pour les contr&eacute;es les plus recul&eacute;es de l&rsquo;Empire et son inclination pour l&rsquo;histoire et la science politique. Son parcours de kremlinologue et de sp&eacute;cialiste de l&rsquo;URSS la m&egrave;ne paradoxalement dans le saint des saints de l&rsquo;&acirc;me fran&ccedil;aise, sous la Coupole de l&rsquo;Acad&eacute;mie. Cons&eacute;cration s&rsquo;il en est pour cette petite-fille d&rsquo;exil&eacute;s russes &eacute;lue secr&eacute;taire perp&eacute;tuelle de la tr&egrave;s digne vieille dame et gardienne vigilante du temple de la langue fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La &laquo;&nbsp;marginale int&eacute;grale&nbsp;&raquo; et la femme puissante.</em></strong>&nbsp;Rien ne pr&eacute;disposait H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse &agrave; si brillante carri&egrave;re. Ni normalienne, ni agr&eacute;g&eacute;e, elle est, de son aveu m&ecirc;me, &laquo;&nbsp;<em>une personne relativement peu recommandable&nbsp;</em>&raquo;, une &laquo;&nbsp;<em>marginale int&eacute;grale&nbsp;</em>&raquo;, sp&eacute;cialiste d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>sujet folklorique&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. Sciences&nbsp;Po ouvre n&eacute;anmoins ses portes &agrave; cette dipl&ocirc;m&eacute;e, docteure en histoire et sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Asie centrale du&nbsp;XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle, car, de l&rsquo;avis de Jean Touchard, &laquo;&nbsp;<em>cette maison est faite pour cela&nbsp;</em>&raquo;. C&rsquo;est une jeune femme d&eacute;cid&eacute;e qui franchit en&nbsp;1960 le seuil de cette maison &laquo;&nbsp;<em>effroyablement antif&eacute;ministe&nbsp;</em>&raquo; et d&eacute;cr&egrave;te&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>je ne serai pas une petite main, je veux travailler de mani&egrave;re ind&eacute;pendante, avoir des responsabilit&eacute;s&nbsp;</em>[2]. &raquo; Et des responsabilit&eacute;s, elle en aura, au sein du CERI o&ugrave; elle dirige les &eacute;tudes sovi&eacute;tiques, &agrave; l&rsquo;IEP o&ugrave; elle est, avec Suzanne Bastid, l&rsquo;unique femme titulaire d&rsquo;un cours magistral, au Troisi&egrave;me cycle o&ugrave; elle anime un s&eacute;minaire fameux, promu DEA, contribuant &agrave; &laquo;&nbsp;<em>former un nombre consid&eacute;rable de sp&eacute;cialistes des pays communistes, &agrave; peupler les ambassades et les relations &eacute;conomiques avec le monde de l&rsquo;Est par les anciens &eacute;tudiants de ce cycle&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Femme puissante, elle est nomm&eacute;e directrice d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche, professeur des universit&eacute;s &agrave; la Sorbonne puis &agrave; l&rsquo;IEP&nbsp;; elle est &eacute;galement membre du comit&eacute; directeur de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes slaves, vice-pr&eacute;sidente des Archives diplomatiques fran&ccedil;aises, pr&eacute;sidente de commission du Centre National du Livre, enfin membre (1990) et secr&eacute;taire perp&eacute;tuelle de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise (1999). Femme politique, elle entre au Parlement europ&eacute;en en&nbsp;1994, pr&eacute;side la Commission des Affaires &eacute;trang&egrave;res et de la D&eacute;fense et le conseil scientifique de l&rsquo;Observatoire statistique de l&rsquo;immigration et de l&rsquo;int&eacute;gration. Savante, H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse est une historienne &agrave; succ&egrave;s, r&eacute;compens&eacute;e par de nombreux prix&nbsp;[4], membre d&rsquo;honneur de nombreuses Acad&eacute;mies et docteur <em>honoris causa</em> de nombreuses universit&eacute;s en France et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;Empire &eacute;clat&eacute;, un sujet folklorique&nbsp;?</em></strong> &Agrave; Sciences&nbsp;Po, H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse d&eacute;veloppe un sujet &laquo;&nbsp;<em>qui n&rsquo;avait pas bonne presse &agrave; cette &eacute;poque&nbsp;</em>&raquo;, forte du soutien r&eacute;p&eacute;t&eacute; de Jean Touchard et Raymond Aron, anim&eacute;s par la conviction que &laquo;&nbsp;<em>c&rsquo;est dans cette direction qu&rsquo;il faut aller&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;. Avec Stuart Schram&nbsp;[6], sp&eacute;cialiste de la Chine, les mondes communistes sont &agrave; l&rsquo;honneur. Sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Asie centrale, H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse annonce l&rsquo;&eacute;clatement de l&rsquo;Union sovi&eacute;tique et la fin du communisme par la dissolution de ses marges en&nbsp;1978&nbsp;[7]. Sovi&eacute;tologue et kremlinologue avertie, d&eacute;cryptant les jeux de pouvoirs et les rouages administratifs, politiques et id&eacute;ologiques de la Russie sovi&eacute;tique&nbsp;[8], elle d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;quilibre incertain et tendu du pouvoir et de la soci&eacute;t&eacute; russes. Soucieuse de s&rsquo;adresser aux sp&eacute;cialistes comme au grand public, H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse a incontestablement influenc&eacute; le regard fran&ccedil;ais port&eacute; sur l&rsquo;Union sovi&eacute;tique et les mondes communistes.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] H. Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, in <em>Colloque Jean Touchard</em>,Cahiers du CEVIPOF, n&deg; 45, mars 2007.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Prix Aujourd&rsquo;hui pour <em>l&rsquo;Empire &eacute;clat&eacute;</em> en&nbsp;1978&nbsp;; prix Louise Weiss 1987&nbsp;; prix Comenius pour l&rsquo;ensemble de son &oelig;uvre en&nbsp;1992&nbsp;; prix des Ambassadeurs en&nbsp;1997 pour <em>Nicolas&nbsp;II</em>.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] H. Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg; 45, mars 2007.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] H. Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse et Stuart Schram, <em>Le marxisme et l&rsquo;Asie 1853-1964</em>, Paris, Colin, 1966. <em>L&rsquo;URSS et la Chine devant la r&eacute;volution des soci&eacute;t&eacute;s pr&eacute; industrielles</em>, Paris, Colin, 1969.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] H. Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, <em>R&eacute;forme et r&eacute;volution chez les musulmans de l&rsquo;Empire Russe</em>, Paris, Colin, 196&nbsp;;<em> Central Asia, A Century of Russian Rule</em>, Columbia, Columbia University Press, 1967. <em>L&rsquo;Empire &eacute;clat&eacute;</em>, Paris, Flammarion 1978.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] H. Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, <em>L&eacute;nine, la r&eacute;volution et le pouvoir</em>, Paris, Flammarion, 1979&nbsp;; <em>Staline, l&rsquo;ordre par la Terreur</em>, Paris, Flammarion 1979&nbsp;; <em>Le pouvoir confisqu&eacute;</em>, Pairs, Flammarion, 1980&nbsp;; <em>L&rsquo;av&egrave;nement de la nomenklatura, la chute de Khrouchtchev</em>, Bruxelles, Complexe, 1982&nbsp;; <em>La d&eacute;stalinisation commence</em>, Bruxelles, Complexe, 1984.</p>","title":"Hélène Carrère d'Encausse","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Discours de r&eacute;ception d&rsquo;H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise et r&eacute;ponse de M.&nbsp;Michel D&eacute;on, S&eacute;ance publique du 28&nbsp;novembre&nbsp;1991.</li>\r\n</ul>","slug":"helene-carrere-d-encausse","lang":"fr","excerpt":"Petite-fille d’émigrés russes, historienne à succès, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, Hélène Carrère d’Encausse a mis à l’honneur la soviétologie à Sciences Po. (© Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons - cc-by-sa-3.0)"}],"thumbnail":"Helene_Carrere_dEncausse_par_Claude_Truong-Ngoc_sept_2013.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"86"},{"brick_id":"88"}],"comment":"","date_start":"1929-07-06"},{"id":"26","slug":"a-l-ecole-du-liberalisme-clement-colson-et-jacques-rueff","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Les carri&egrave;res des titulaires de la chaire d&rsquo;&eacute;conomie politique, Cl&eacute;ment Colson (1853-1939), Albert Aupetit (1876-1943) et Jacques Rueff (1896-1978), ne sont pourtant pas un long fleuve tranquille&nbsp;! Des querelles m&eacute;thodologiques et politiques en pimentent le cours. Quelle place r&eacute;server &agrave; l&rsquo;usage des math&eacute;matiques&nbsp;? Quelle m&eacute;thode d&rsquo;analyse &ndash;&nbsp;inductive ou d&eacute;ductive, observation ou mod&eacute;lisation&nbsp;&ndash; enseigner&nbsp;? Comment r&eacute;futer les th&eacute;ories keyn&eacute;siennes et planistes qui font flor&egrave;s dans les ann&eacute;es&nbsp;1930&nbsp;? Le ma&icirc;tre et ses &eacute;l&egrave;ves proposent une synth&egrave;se modernisatrice qui donne un second souffle au lib&eacute;ralisme &eacute;conomique fran&ccedil;ais.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Des ing&eacute;nieurs-&eacute;conomistes. </em></strong>L&rsquo;originalit&eacute; des contributions de Cl&eacute;ment Colson et de Jacques Rueff tient &agrave; leur formation d&rsquo;ing&eacute;nieurs-&eacute;conomistes et de hauts fonctionnaires, tout comme l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs &agrave; l&rsquo;ELSP &Eacute;mile Cheysson, Alfred de Foville et &Eacute;mile Levasseur. Colson est polytechnicien, ing&eacute;nieur des Ponts et Chauss&eacute;es, et conseiller d&rsquo;&Eacute;tat rattach&eacute; au minist&egrave;re des Travaux publics. Rueff, &eacute;galement polytechnicien puis inspecteur des finances, suit lui aussi la voie de la haute fonction publique &agrave; la section financi&egrave;re de la SDN (1927-1930), puis au minist&egrave;re des finances (Tr&eacute;sor), tout en jouant un r&ocirc;le de conseil politique aupr&egrave;s de Poincar&eacute;, de Laval, de Blum et de De&nbsp;Gaulle. Ces praticiens de l&rsquo;&eacute;conomie sont ainsi capables de naviguer entre l&rsquo;&eacute;conomie th&eacute;orique et ses applications pratiques.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La querelle des math&eacute;matiques. </em></strong>&Agrave; la diff&eacute;rences des lib&eacute;raux classiques tr&egrave;s hostiles en France &agrave; la r&eacute;volution &laquo;&nbsp;marginaliste&nbsp;&raquo; op&eacute;r&eacute;e par L&eacute;on Walras, Stanley Jevons et Alfred Marshall qui introduisent le calcul et la mod&eacute;lisation dans l&rsquo;&eacute;conomie politique, Colson et Rueff, en ing&eacute;nieurs bien form&eacute;s, Aupetit en disciple de Walras, acclimatent l&rsquo;&eacute;conomie math&eacute;matique. Colson contribue &agrave; d&eacute;velopper la statistique fran&ccedil;aise [1]&nbsp;et &agrave; fonder la Soci&eacute;t&eacute; internationale d&rsquo;&eacute;conom&eacute;trie. Tous deux ma&icirc;trisent la formalisation math&eacute;matique m&ecirc;me s&rsquo;ils ne lui accordent pas une pleine valeur d&eacute;monstrative. L&agrave; o&ugrave; les marginalistes d&eacute;duisent la validit&eacute; de la th&egrave;se lib&eacute;rale &ndash;&nbsp;les lois de l&rsquo;&eacute;quilibre g&eacute;n&eacute;ral obtenu par la main invisible du march&eacute;&nbsp;&ndash; du mod&egrave;le math&eacute;matique et de la d&eacute;marche th&eacute;orique, d&eacute;ductive et abstraite, nos ing&eacute;nieurs-&eacute;conomistes privil&eacute;gient l&rsquo;observation &ndash;&nbsp;h&eacute;rit&eacute;e de la science exp&eacute;rimentale&nbsp;&ndash; des ph&eacute;nom&egrave;nes &eacute;conomiques r&eacute;els dont ils rendent la complexit&eacute; par d&rsquo;impressionnantes statistiques. Ils r&eacute;ussissent alors le tour de force de concilier, autour du <em>credo</em> lib&eacute;ral, les &laquo;&nbsp;abstractions&nbsp;&raquo; math&eacute;matiques des marginalistes et l&rsquo;&laquo;&nbsp;&eacute;conomie politique&nbsp;&raquo; &agrave; la fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La n&eacute;buleuse lib&eacute;rale. </em></strong>En d&eacute;pit des querelles agitant le monde des &eacute;conomistes fran&ccedil;ais, Cl&eacute;ment Colson, &laquo;&nbsp;<em>le ma&icirc;tre de la pens&eacute;e &eacute;conomique lib&eacute;rale</em> [2]&nbsp;&raquo;, et Jacques Rueff, &laquo;&nbsp;<em>le gardien de la loi de Say</em>&nbsp;&raquo;, sont bien des repr&eacute;sentants de l&rsquo;&eacute;cole classique et les &laquo;&nbsp;<em>champions d&eacute;termin&eacute;s</em>&nbsp;&raquo; du lib&eacute;ralisme &eacute;conomique. Rueff se fait conna&icirc;tre en&nbsp;1925 par sa virulente critique du syst&egrave;me des assurances-ch&ocirc;mages britanniques [3]&nbsp;et par son attaque contre Keynes, &laquo;&nbsp;<em>le grand magicien de Cambridge</em> [4]&nbsp;&raquo;, dont les pr&eacute;conisations sont &agrave; l&rsquo;exact oppos&eacute; des siennes&nbsp;: d&eacute;fense de l&rsquo;&eacute;talon-or, stabilit&eacute; de la monnaie [5], rigueur budg&eacute;taire, condamnation du &laquo;&nbsp;dirigisme &raquo;. Aussi Rueff se d&eacute;marque-t-il du courant planiste d&rsquo;X-Crise [6]&nbsp;bien repr&eacute;sent&eacute; chez les professeurs d&rsquo;&eacute;conomie des affaires de l&rsquo;ELSP (Davezac, Detoeuf, de Rousiers) et dans le Sciences&nbsp;Po de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre (Ullmo, Sauvy, Frank). Il devient au contraire le fer de lance du lib&eacute;ralisme militant et participe au colloque Lippmann de&nbsp;1938 qui r&eacute;unit &eacute;conomistes et intellectuels lib&eacute;raux [7]&nbsp;et pr&eacute;pare la fondation de la Soci&eacute;t&eacute; du Mont-P&egrave;lerin.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Cl&eacute;ment Colson est membre de l&rsquo;Institut international de statistique (1906), pr&eacute;sident du Conseil de la Statistique g&eacute;n&eacute;rale de France (1918-1936), vice-pr&eacute;sident du Conseil de l&rsquo;Institut statistique de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris (1922) et pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; de statistique (1929), ainsi que de la Soci&eacute;t&eacute; internationale d&rsquo;&eacute;conom&eacute;trie (1930).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Rueff, &laquo;&nbsp;Cl&eacute;ment Colson&nbsp;&raquo;, <em>Revue d'&eacute;conomie politique</em>, t.&nbsp;53, 1939, p.&nbsp;814-816. En bon &laquo;&nbsp;ma&icirc;tre&nbsp;&raquo;, Colson cumule les chaires &agrave; HEC (1885-1905), aux Ponts et Chauss&eacute;es (1892), &agrave; l&rsquo;ELSP (1910) et &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Polytechnique (1914-28).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Rueff, &laquo; Les variations du ch&ocirc;mage en Angleterre&nbsp;&raquo;, <em>Revue politique et parlementaire</em>, 10/1925 et &laquo;&nbsp;L'assurance ch&ocirc;mage, cause du ch&ocirc;mage permanent&nbsp;&raquo;, <em>Revue d&rsquo;&eacute;conomie politique</em>, 1931.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Rueff, &laquo;&nbsp;Les erreurs de la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale de Lord Keynes&nbsp;&raquo;, <em>Revue &eacute;conomie politique</em>, 1947.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Rueff, &laquo;&nbsp;Les id&eacute;es de Keynes sur le probl&egrave;me des transferts&nbsp;&raquo;, <em>Revue d&rsquo;&eacute;conomie politique </em>1929 et <em>D&eacute;fense de l&rsquo;&eacute;talon-or</em>, Paris, Alcan, 1932. Cf. le plan Pinay-Rueff de 1958&nbsp;: d&eacute;valuation, stabilisation, cr&eacute;ation du nouveau franc.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Le centre polytechnicien d&rsquo;&eacute;tudes &eacute;conomique (X-Crise) est fond&eacute; en&nbsp;1931 par des polytechniciens qui souhaitent mener des r&eacute;flexions autour de la crise &eacute;conomique&nbsp;: laboratoire d&rsquo;id&eacute;e, il contribue au renouvellement de la vie et de la pens&eacute;e politiques de la France de l&rsquo;entre-deux-guerres. CF. O. Dard, &laquo;&nbsp;Voyage &agrave; l'int&eacute;rieur d'X-crise&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me si&egrave;cle, revue d&rsquo;histoire</em>, 47, 1995, p.&nbsp;132-146.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Dont les &eacute;conomistes lib&eacute;raux, Ludwig von Mises, Wilhelm R&ouml;pke et Friedrich von Hayek. Cf. F. Denord, &laquo;&nbsp;Le proph&egrave;te, le p&egrave;lerin et le missionnaire&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 145, 2002, p.&nbsp;9-20.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"À l’école du libéralisme ? Clément Colson et Jacques Rueff","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ARENA Richard, &laquo;&nbsp;Les &eacute;conomistes fran&ccedil;ais en 1950&nbsp;&raquo;, <em>Revue &eacute;conomique</em>, 51-5, 2000, p.&nbsp;969-1007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BOURRICAUD Fran&ccedil;ois, SALIN Pascal (dir.), <em>Pr&eacute;sence de Jacques Rueff</em>, Paris, Plon, 1989.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formations des &eacute;lites</em>, Th&egrave;se Paris&nbsp;IV sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BRETON Yves, &laquo;&nbsp;L'&eacute;conomie politique et les math&eacute;matiques en France, 1800-1940&nbsp;&raquo;, <em>Histoire &amp; Mesure</em>, 7-1 et 2, p.&nbsp;25-52.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LE VAN LEMESLE Lucette, <em>Le Juste ou le Riche. L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie politique, 1815-1950</em>, Paris, Comit&eacute; pour l&rsquo;histoire &eacute;conomique et financi&egrave;re de la France, 2004.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PICORY Christian, &laquo;&nbsp;Orthodoxie lib&eacute;rale et h&eacute;t&eacute;rodoxie marginaliste&nbsp;: Cl&eacute;ment Colson&nbsp;&raquo;, <em>Revue &eacute;conomique</em>, 40-4,1989, p.&nbsp;679-708.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>COLSON Cl&eacute;ment, <em>Cours d'&eacute;conomie politique</em>, Paris, Gauthier Villars-Alcan, 191-1907-1933.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DIVISA Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Cl&eacute;ment Colson&nbsp;&raquo;, Paris, 1939.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>MIREAUX &Eacute;mile, &laquo;&nbsp;Notice sur la vie et les travaux de M. Cl&eacute;ment Colson&nbsp;&raquo;, Publications de l'Institut de France, 1951, n&deg;21.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>ROY Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Cl&eacute;ment Colson&nbsp;&raquo;, <em>Econometrica</em>, 8-3, juillet 1940, p.&nbsp;193-198.</li>\r\n</ul>","slug":"a-l-ecole-du-liberalisme-clement-colson-et-jacques-rueff","lang":"fr","excerpt":"En dépit des mises en garde de Taine – « L’École n’est pas faite pour enseigner une doctrine mais des doctrines »  –, l’ELSP défend et illustre l’école libérale française. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"73","image":"Colson_Rueff.png","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Clément Colson et Jacques Rueff (©DR - DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"38"}],"comment":"","date_start":"1930-01-01"},{"id":"27","slug":"creation-de-l-association-sportive","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Si l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques compte parmi ses &eacute;tudiants c&eacute;l&egrave;bres Pierre&nbsp;de Coubertin, l&rsquo;initiateur des Jeux Olympiques, force est de constater que l&rsquo;institution n&rsquo;a pas laiss&eacute; de souvenirs imp&eacute;rissables dans les annales des comp&eacute;titions sportives universitaires.&nbsp;Serait-ce d&ucirc; &agrave; sa localisation urbaine et &agrave; ses locaux &eacute;triqu&eacute;s&nbsp;? Toujours est-il que le sport n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute; par les dirigeants de l&rsquo;&Eacute;cole. Tout au contraire, ces derniers se sont efforc&eacute;s de lui donner la place &ndash;&nbsp;dans tous les sens du terme&nbsp;&ndash; qui lui revenait.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>&Eacute;lites &amp; Gentlemen.</em></strong>&nbsp;L'ELSP doit beaucoup au milieu protestant et anglophile qui l&rsquo;a port&eacute;e sur les fonts baptismaux. L&rsquo;aristocratique r&eacute;f&eacute;rence anglaise explique la fascination pour le mod&egrave;le <em>Public Schools</em> et d&rsquo;<em>Oxbridge</em>, hauts lieux de la <em>liberal education</em> des <em>gentlemen</em>. Or, le <em>gentleman</em> anglais est un sportif accompli. Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, l&rsquo;&eacute;ducation physique fera partie du <em>curriculum</em> de l&rsquo;&Eacute;cole libre&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Pierre de&nbsp;Coubertin.</em></strong>&nbsp;Le jeune Pierre de&nbsp;Coubertin, qui partage d&eacute;j&agrave; cet id&eacute;al, fr&eacute;quente l&rsquo;&Eacute;cole entre&nbsp;1884 et&nbsp;1886 pour y pr&eacute;parer une carri&egrave;re diplomatique et politique. Il y r&eacute;dige une biographie de <em>Thomas Arnold, Head of Rugby School</em> et th&eacute;orise les rapports entre p&eacute;dagogie et sport, &eacute;ducation morale et &eacute;ducation physique. Le sport est &laquo;&nbsp;<em>une science dont l&rsquo;objet est de faire des hommes</em> [1]&nbsp;&raquo;&nbsp;: l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;quipe et de comp&eacute;tition, le <em>fair play</em> et l'&eacute;mulation, l&rsquo;endurance et la volont&eacute; doivent r&eacute;g&eacute;n&eacute;rer les &eacute;lites dirigeantes, viriles et bronz&eacute;es en m&ecirc;me temps que vertueuses et respectueuses. L&rsquo;introduction du sport dans les &eacute;tablissements scolaires et universitaires est au c&oelig;ur de la &laquo;&nbsp;<em>grande r&eacute;forme p&eacute;dagogique</em>&nbsp;&raquo; dont il se veut l&rsquo;initiateur.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Pratiquer le sport &agrave; l&rsquo;ELSP.&nbsp;</em></strong>Plus facile &agrave; dire qu&rsquo;&agrave; faire&nbsp;! L&rsquo;obstacle, et non des moindres, est le manque flagrant d&rsquo;espace, absolument n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;exercice de la culture physique. Aussi faut-il attendre&nbsp;1931 pour que naisse la premi&egrave;re association sportive dirig&eacute;e par Armand Crestois&nbsp;; 1934&nbsp;pour que soit install&eacute; dans l&rsquo;entresol de l&rsquo;aile des amphith&eacute;&acirc;tres un gymnase (salle Ren&eacute;-Seydoux)&nbsp;; 1936&nbsp;pour que l&rsquo;escrime s&rsquo;impose comme le sport favori des &eacute;tudiants&nbsp;; 1941&nbsp;enfin pour que l&rsquo;&eacute;ducation physique soit rendue obligatoire. Athl&eacute;tisme, escrime, courses &agrave; pied et relais feront le bonheur des &eacute;tudiants, faisant dire &agrave; certains, goguenards et provocateurs, que &laquo;&nbsp;<em>le meilleur cours de l&rsquo;&Eacute;cole, c&rsquo;est la culture physique&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Sous les couleurs des Noirs et Jaunes, le sport fait une entr&eacute;e remarqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole des sciences politiques et y prosp&eacute;rera.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. de Coubertin, &laquo;&nbsp;L&rsquo;&eacute;ducation athl&eacute;tique&nbsp;&raquo;, Conf&eacute;rence faite le 26&nbsp;janvier 1889 &agrave; l&rsquo;Association Fran&ccedil;aise pour l&rsquo;Avancement des Sciences, AFAS, compte rendu de la 18&egrave; session, Paris, Masson, p.&nbsp;15-25, tirage &agrave; part, Paris, imp. Chaix, 1889.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963, p.&nbsp;115.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Création de l’Association sportive","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CLASTRES Patrick, &laquo;&nbsp;Inventer une &eacute;lite. Pierre de Coubertin et la chevalerie sportive&nbsp;&raquo;, <em>Revue Fran&ccedil;aise d'Histoire des Id&eacute;es Politiques</em>, 22-2, 2005.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VANEUVILLE Rachelle, <em>La r&eacute;f&eacute;rence anglaise &agrave; l'ELSP&nbsp;: la formation de gentlemen r&eacute;publicains, 1870-1914</em>. Doctorat de Sciences politiques, IEP Grenoble, 1999.</li>\r\n</ul>","slug":"creation-de-l-association-sportive","lang":"fr","excerpt":"Des esprits sains dans des corps sains.(crédit photo: © GERMIC)"}],"thumbnail":"sport.jpg","media":[{"id":"24","image":"gymnase.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le gymnase (salle René-Seydoux) (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"1931-01-01"},{"id":"44","slug":"michel-gentot","type":"portrait","lastname":"Gentot","firstname":"Michel","format":null,"miniature":"00166721.jpg","translations":[{"text":"","title":"Michel Gentot","related_ressources":"","slug":"michel-gentot","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Un Sciences Po de retour parmi les siens.</em></strong> Jacques Chapsal pr&eacute;sente son successeur comme <em>&laquo;&nbsp;un Ancien&nbsp;&raquo;</em> &agrave; plusieurs titres. <em>&laquo;&nbsp;Ancien &eacute;l&egrave;ve&nbsp;&raquo;</em>, admis en&nbsp;AP (Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire) en&nbsp;1949, Gentot a choisi par go&ucirc;t la section internationale &agrave; Sciences&nbsp;Po et les lettres &agrave; la Sorbonne. Cet attrait pour le grand large le conduit, &agrave; sa sortie de l&rsquo;ENA en&nbsp;1958, du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat au minist&egrave;re de la Coop&eacute;ration et en Alg&eacute;rie. <em>&laquo;&nbsp;Ancien ma&icirc;tre de conf&eacute;rence&nbsp;&raquo;</em> de droit public et d&rsquo;institutions politiques en&nbsp;SP (Service public), il s&rsquo;&eacute;panouit en haut fonctionnaire p&eacute;dagogue, ayant appris son m&eacute;tier de professeur aux c&ocirc;t&eacute;s d'Andr&eacute; Mathiot et de George Vedel. <em>&laquo;&nbsp;Ancien pr&eacute;sident-enseignant de la Commission paritaire&nbsp;&raquo;</em>, son investissement lors des &eacute;v&eacute;nements de&nbsp;1968 et ses talents de n&eacute;gociateur <em>&laquo;&nbsp;ont &eacute;t&eacute; unanimement appr&eacute;ci&eacute;s&nbsp;&raquo;</em>. Aussi Jacques Chapsal en fait-il son successeur, l&rsquo;appelant d&rsquo;abord &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s comme charg&eacute; de mission (1977) puis comme secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;IEP (1978). &Agrave; 47&nbsp;ans, ce ma&icirc;tre des requ&ecirc;tes au Conseil d&rsquo;&Eacute;tat <em>&laquo;&nbsp;devait tout naturellement se sentir chez lui en revenant aux Sciences&nbsp;Po</em> [1]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le pr&eacute;c&eacute;dent du directeur-conseiller d&rsquo;&Eacute;tat.</em></strong>&nbsp;Refusant de confier la Maison &agrave; la &laquo;&nbsp;corporation&nbsp;&raquo; universitaire et conscient du faible attrait du poste pour les dirigeants du monde des affaires, Chapsal se tourne naturellement vers les Grands Corps. Michel Gentot inaugure ainsi le mod&egrave;le du &laquo;&nbsp;directeur haut-fonctionnaire&nbsp;&raquo; appel&eacute; &agrave; un grand avenir. Ce sera une triple r&eacute;ussite. Se glissant sans difficult&eacute;s dans le costume de l&rsquo;administrateur &ndash;&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;cet ensemble Saint-Guillaume est une entreprise qu&rsquo;il faut g&eacute;rer</em> [2]<em>&raquo;</em>&nbsp;&ndash; il lance la modernisation des m&eacute;thodes de gestion par la mise en conformit&eacute; de la comptabilit&eacute; et l&rsquo;informatisation des services. En fin connaisseur des arcanes minist&eacute;riels, il parvient &agrave; desserrer l&rsquo;&eacute;tau des contraintes budg&eacute;taires qui avaient grev&eacute; le dernier mandat Chapsal. Servi par un contexte favorable, l&rsquo;argent public afflue de nouveau dans les caisses de la FNSP, permettant la revalorisation des r&eacute;mun&eacute;rations des enseignants-vacataires et le d&eacute;veloppement des activit&eacute;s de recherche, d&rsquo;autant qu&rsquo;est &eacute;rig&eacute;e en priorit&eacute; l&rsquo;augmentation parall&egrave;le des ressources propres de l&rsquo;IEP (droits d&rsquo;inscription, taxe d'apprentissage, formation continue). Cette nouvelle strat&eacute;gie du &laquo;&nbsp;aide-toi et l&rsquo;&Eacute;tat t&rsquo;aidera&nbsp;&raquo;, en rupture avec l&rsquo;orthodoxie chapsalienne, r&eacute;volutionne la politique budg&eacute;taire de l&rsquo;institution, inaugurant un mod&egrave;le de financement toujours d&rsquo;actualit&eacute;. Enfin, en professionnel de la fabrique du droit, Michel Gentot taille des statuts sur mesure pour Sciences&nbsp;Po et fort confortables pour les IEP de province.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La sensibilit&eacute; sociale d&rsquo;un homme de gauche.</em></strong>&nbsp;Michel Gentot assume un pass&eacute; politique de gauche. Militant UNEF et communiste engag&eacute; dans les ann&eacute;es&nbsp;1950, proche des milieux rocardiens par la suite, Michel Gentot est le premier, et tr&egrave;s discret, directeur de la &laquo;&nbsp;justice sociale&nbsp;&raquo;. Attentif &agrave; la composition du corps &eacute;tudiant, favorable &agrave; son ouverture sociale, il inaugure les politiques d&rsquo;exon&eacute;rations et de bourses et les proc&eacute;dures d&rsquo;admission sp&eacute;ciale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Ind&eacute;niable pr&eacute;curseur en mati&egrave;re de gouvernance, de financement et de politique sociale, Michel Gentot est un maillon essentiel de la cha&icirc;ne qui relie la tradition &agrave; la modernit&eacute;, Jacques Chapsal &agrave;... Richard Descoings.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAE 1978.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/05/1980.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Michel Gentot","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>","slug":"michel-gentot","lang":"fr","excerpt":"Michel Gentot est-il un haut fonctionnaire atypique, égaré à Sciences Po par amour de la pédagogie et de la science ? Faut-il au contraire voir en lui l'incarnation du lien invisible mais puissant qui unit les grands Corps et Sciences Po, école de pouvoir ? Gestionnaire modernisateur, familier des arcanes ministériels, professionnel du droit, Gentot inaugure le modèle du « directeur-haut fonctionnaire ». (crédit photo : Janine Mossuz-Lavau / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00166721b.jpg","media":[{"id":"101","image":"00166721.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Michel Gentot (©Janine Mossuz-Lavau / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"64"},{"brick_id":"68"}],"comment":"","date_start":"1932-01-01"},{"id":"73","slug":"pierre-hassner","type":"portrait","lastname":"Hassner","firstname":"Pierre","format":null,"miniature":"00022090b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Pierre Hassner","related_ressources":"","slug":"pierre-hassner","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Un passeur pr&eacute;occup&eacute; du monde</em></strong>[1]<strong>.</strong> <em>&laquo;&nbsp;Homme de paradoxes ou homme des passages</em> [2]<em>&raquo;</em>, Pierre Hassner est un Europ&eacute;en de l&rsquo;Est exil&eacute; &agrave; l&rsquo;Ouest, roumain de naissance et fran&ccedil;ais d&rsquo;adoption, un juif &eacute;duqu&eacute; catholique, un Europ&eacute;en ami des Am&eacute;ricains dont la vie et le parcours refl&egrave;tent les contradictions du monde de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre. N&eacute; en&nbsp;1933, Pierre Hassner quitte la Roumanie communiste &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de quinze&nbsp;ans pour la France. Normalien et agr&eacute;g&eacute; de philosophie (1955), cet &eacute;l&egrave;ve de Raymond Aron d&eacute;croche une bourse Rockefeller qui le m&egrave;ne, alors que la guerre froide bat son plein (1956-1959), &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Chicago o&ugrave; professe le philosophe Leo Strauss. Recrut&eacute; au CERI en&nbsp;1959, il enseigne &agrave; Sciences&nbsp;Po pendant pr&egrave;s de quarante ans et &agrave; l&rsquo;universit&eacute; <em>Johns Hopkins</em> de Bologne durant vingt&nbsp;ans. Visiteur bimensuel d&rsquo;une universit&eacute; am&eacute;ricaine en Italie, chercheur fran&ccedil;ais familier des d&eacute;partements nord-am&eacute;ricains de science politique, <em>visiting professor</em> de Chicago &agrave; Harvard et de Montr&eacute;al &agrave; Qu&eacute;bec, Pierre Hassner jouera le r&ocirc;le <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;interpr&egrave;te de l&rsquo;Est aupr&egrave;s de l&rsquo;Ouest et de l&rsquo;Ouest aupr&egrave;s de l&rsquo;Est&nbsp;</em>[3]<em>&raquo;</em>, de pont entre la Vieille Europe et le Nouveau Monde.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des conflits.</em></strong>&nbsp;Ses travaux de th&eacute;oricien des relations internationales penchent vers la philosophie, la science politique et la sociologie. Digne &eacute;l&egrave;ve de Raymond Aron, son <em>&laquo;&nbsp;ma&icirc;tre en relations internationales et en hygi&egrave;ne intellectuelle&nbsp;</em>[4]<em>&raquo;</em>, Hassner explore avec brio les rapports entre guerre et politique, entre ordre et d&eacute;sordre dans les relations internationales en temps de guerre froide. Ses travaux des ann&eacute;es&nbsp;1950 analysent l&rsquo;exp&eacute;rience totalitaire, la politique des blocs, de l&rsquo;&eacute;quilibre de la terreur et de la dissuasion nucl&eacute;aire [5]. Mai&nbsp;68 met en lumi&egrave;re l&rsquo;autonomie du social par rapport au politique et son irruption dans les relations internationales, impliquant un changement d&rsquo;&eacute;chelle, du \"macro\" &agrave; l&rsquo;anthropologique. Plus encore, la chute du mur de Berlin [6], les &laquo;&nbsp;r&eacute;volutions ambigu&euml;s&nbsp;&raquo;, les guerres balkaniques sonnent le grand retour des nationalismes europ&eacute;ens et bouleversent les grilles de lecture du th&eacute;oricien&nbsp;: les concepts de &laquo;&nbsp;violence&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;conflits&nbsp;&raquo; s&rsquo;av&egrave;rent plus appropri&eacute;s que ceux de guerre (froide ou chaude)&nbsp;; la violence n&rsquo;est plus seulement le fait des grandes puissances nucl&eacute;aires, ni de la diplomatie &eacute;tatique classique, mais celui, &laquo;&nbsp;sous-conventionnel&nbsp;&raquo;, de l&rsquo;ordre social, des milices et des criminalit&eacute;s organis&eacute;es, alors que se brouillent les fronti&egrave;res entre le militaire et le civil, le priv&eacute; et le public, l&rsquo;&Eacute;tat et la soci&eacute;t&eacute;, le centre et la p&eacute;riph&eacute;rie, la barbarie et la civilisation [7]. Le nouveau si&egrave;cle interroge la politique &eacute;trang&egrave;re am&eacute;ricaine &agrave; l&rsquo;aune du&nbsp;11&nbsp;septembre et, avec elle, la notion d&rsquo;empire et de guerre pr&eacute;-emptive [8], tandis que l&rsquo;islamisme radical et terroriste prend les traits d&rsquo;une nouvelle pens&eacute;e totalitaire. Analysant &agrave; chaud les soubresauts de la plan&egrave;te [9], Hassner se distingue par la <em>&laquo;&nbsp;complexit&eacute; de ses analyses, v&eacute;ritables festins de ses fameux &laquo;&nbsp;d&rsquo;une part&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;d&rsquo;autre part&nbsp;&raquo;, qui ne s&rsquo;ach&egrave;vent jamais par des conclusions simples&nbsp;</em>[10]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Locke, Kant, Hobbes et la th&eacute;orie des relations internationales.</em></strong>&nbsp;Cette petite musique si particuli&egrave;re, Pierre Hassner la doit sans doute &agrave; <em>&laquo;&nbsp;une culture plus vaste et des instruments intellectuels plus divers&nbsp;</em>[11]<em>&raquo;</em> que ceux mobilis&eacute;s par les sp&eacute;cialistes des &eacute;tudes internationales. Sa formation de philosophe, &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de Aron et de Strauss, le fait osciller entre <em>&laquo;&nbsp;Kant et le Kosovo</em> [12]<em>&raquo;</em>&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;&eacute;tant parti de la philosophie, puis all&eacute; vers la politique internationale, je reviens, par une sorte de cercle &agrave; la philosophie et &agrave; l&rsquo;ordre de l&rsquo;&acirc;me&nbsp;</em>[13]<em>. &raquo;</em> &Eacute;clair&eacute;es &agrave; la lumi&egrave;re de la philosophie, les relations internationales peuvent se lire comme la succession historique de moments philosophiques o&ugrave; les mondes de Locke et de Kant (lib&eacute;ralisme/d&eacute;mocratie/paix) ont &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;s par les mondes de Hobbes (guerre de tous contre tous), de Nietzsche (affirmation identitaire) et de Marx (luttes des classes, des mondes d&eacute;velopp&eacute;s et sous-d&eacute;velopp&eacute;s) [14]. Surtout, l&rsquo;approche philosophique porte les imp&eacute;ratifs moraux et les principes universels des droits de l&rsquo;homme au c&oelig;ur des relations internationales. Et Pierre Hassner, sensible au caract&egrave;re tragique de la politique, est un commentateur et un acteur passionn&eacute; des relations internationales, un intellectuel engag&eacute; aux c&ocirc;t&eacute; des &laquo;&nbsp;lili&nbsp;&raquo; (lib&eacute;raux libertaires) contre les &laquo;&nbsp;bobo&nbsp;&raquo; (bolch&eacute;viques bonapartistes), militant de la cause antitotalitaire puis de la cause humanitaire, d&eacute;fenseur des r&eacute;fugi&eacute;s [15] et partisan r&eacute;sign&eacute; de l&rsquo;intervention lors des guerres balkaniques.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Formule de Jean-Fran&ccedil;ois Bouthors cit&eacute;e in D. Moisi, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Pierre Hassner, <em>La violence et la paix</em>&nbsp;&raquo;, <em>Politique &eacute;trang&egrave;re</em>, 60-2, 1995, p.&nbsp;529-530.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] P. Manent, &laquo;&nbsp;Pierre Hassner, d&eacute;fenseur de la paix&nbsp;&raquo;, <em>in</em> A.-M. Le&nbsp;Gloannec et A. Smoler (dir.), <em>Entre Kant et Kosovo, op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] D. Moisi, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Pierre Hassner&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] P. Hassner,&nbsp;<em>La violence et la paix</em>, Paris, Editions Esprit, 1950, p.&nbsp;20.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] P. Hassner, &laquo;&nbsp;Entre la strat&eacute;gie et le d&eacute;sarmement&nbsp;: l&rsquo;<em>Arms Control</em>. &Eacute;tiquette passe-partout, th&egrave;me contestable ou discipline nouvelle&nbsp;?&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 13-4, d&eacute;cembre&nbsp;1963&nbsp;;Id, &laquo;&nbsp;Violence, rationalit&eacute;, incertitude&nbsp;: tendances apocalyptiques et ir&eacute;niques dans l&rsquo;&eacute;tude des conflits internationaux&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique, </em>19-6, d&eacute;cembre&nbsp;1964, p.&nbsp;1155-1178&nbsp;;Id, &laquo;&nbsp;On ne badine pas avec la force&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 21-6, d&eacute;cembre&nbsp;1971, p.&nbsp;1207-1233.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] P. Gr&eacute;mion, P. Hassner, <em>Vent d&rsquo;Est&nbsp;: vers l&rsquo;Europe des &Eacute;tats de droit&nbsp;?</em>, Paris, PUF, 1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] P. Hassner, <em>La violence et la paix. De la bombe atomique au nettoyage ethnique</em>, Paris, &Eacute;ditions Esprit, 1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] P. Hassner, <em>&Eacute;tats-Unis&nbsp;: L&rsquo;empire de la force ou la force de l&rsquo;Empire&nbsp;?</em> Paris, IES-VE, les cahiers de Chaillot n&deg;54, 2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] P. Hassner, <em>La Terreur et l&rsquo;Empire. La violence et la Paix</em>, deux tomes, Paris, Seuil, 2003</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] A.-M. Le&nbsp;Gloannec et A. Smoler (dir.), <em>Entre Kant et Kosovo. op.cit.</em>, p.&nbsp;12.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] T. Delpech, &laquo;&nbsp;CR Pierre Hassner, <em>La terreur et l&rsquo;Empire</em>&nbsp;&raquo;, <em>Politique &eacute;trang&egrave;re</em>, 69-1, 2004, p.&nbsp;215-217.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] A.-M. Le&nbsp;Gloannec et A. Smoler (dir.), <em>Entre Kant et Kosovo. op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] P. Hassner, <em>La violence et la paix, op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] P. Hassner, &laquo;&nbsp;La signification du&nbsp;11&nbsp;septembre. Divagations politico-philosophiques sur l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise de philosophie,</em> automne 2002, repris dans <em>Esprit</em> novembre 2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] P. Hassner, &laquo;&nbsp;R&eacute;fugi&eacute;s sans refuge ou citoyens cosmopolites&nbsp;&raquo;, in Bertrand Badie, Marc Sadoun (dir.), <em>L&rsquo;Autre. &Eacute;tudes r&eacute;unies pour Alfred Grosser</em>, Paris, Presse de Sciences&nbsp;Po, 1996, p.&nbsp;229-236.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Pierre Hassner","related_ressources":"<ul>\r\n<li>LE GLOANNEC Anne-Marie et SMOLER Aleksander, &laquo;&nbsp;Introduction&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Anne-Marie Le&nbsp;Gloannec et Aleksander Smoler (dir.), <em>Entre Kant et Kosovo. &Eacute;tudes offertes &agrave; Pierre Hassner</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 2003.</li>\r\n</ul>","slug":"pierre-hassner","lang":"fr","excerpt":"Spécialiste éminent des relations internationales, Pierre Hassner est un théoricien, philosophe de la politique, observateur subtil de la scène mondiale. (crédit photo : © Caroline Maufroid / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00022090.jpg","media":[{"id":"163","image":"00022112.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Pierre Hassner, directeur de recherche au CERI (© Caroline Maufroid / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"86"},{"brick_id":"99"},{"brick_id":"72"}],"comment":"","date_start":"1933-01-01"},{"id":"28","slug":"le-temps-des-grands-travaux","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Loger quelque 2&nbsp;000 &eacute;tudiants dans les murs &eacute;troits du&nbsp;27&nbsp;rue&nbsp;Saint-Guillaume requiert de l&rsquo;imagination et du sens pratique&nbsp;: d&egrave;s&nbsp;1923, l&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre est trop petit pour accueillir le public qui se presse aux conf&eacute;rences d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried. Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne&nbsp;! Un haut-parleur est install&eacute; dans la salle voisine, Siegfried est invit&eacute; &agrave; r&eacute;p&eacute;ter ses cours. Pour finir, on lui &eacute;l&egrave;vera un nouvel amphith&eacute;&acirc;tre...</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Le temps des grands travaux.</em></strong>&nbsp;Les derniers grands travaux remontaient &agrave; l&rsquo;avant-guerre&nbsp;: sur les d&eacute;bris du&nbsp;25 de l&rsquo;h&ocirc;tel d&rsquo;Eaubonne annex&eacute; en&nbsp;1888 s&rsquo;&eacute;tait &eacute;lev&eacute;e l&rsquo;aile des biblioth&egrave;ques, avec sa magnifique salle de lecture &agrave; verri&egrave;re de&nbsp;100 places et son grand amphith&eacute;&acirc;tre de 250&nbsp;places. Pr&eacute;vus pour de petits effectifs, les locaux sont engorg&eacute;s et satur&eacute;s d&egrave;s la fin de la guerre. En&nbsp;1933, le jeune secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral Ren&eacute; Seydoux convainc le v&eacute;n&eacute;rable directeur d'Eichthal de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une grande transformation. Sera construite, dans le jardin du&nbsp;29&nbsp;rue Saint-Guillaume, la nouvelle aile dite &laquo;&nbsp;des amphith&eacute;&acirc;tres&nbsp;&raquo;, avec ses trois &eacute;tages abritant un grand amphi de cinq cents places, un second de trois cents places et deux grandes salles de cours, ainsi qu&rsquo;une salle de sport en sous-sol. Cette salutaire adjonction permet en outre l&rsquo;agrandissement, dans l&rsquo;aile des biblioth&egrave;ques, de la salle de lecture, pour proposer au public 250&nbsp;places, un minimum&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;amphi Boutmy.</em></strong>&nbsp;La construction de l&rsquo;aile des amphith&eacute;&acirc;tres sera confi&eacute;e &agrave; l&rsquo;architecte Henri Martin. Les nouveaux b&acirc;timents en pierre et en verre tranchent avec la fa&ccedil;ade classique de l&rsquo;h&ocirc;tel de Mortemart. Orient&eacute;s au nord, ils sont &eacute;clair&eacute;s de vastes verri&egrave;res et con&ccedil;us en forme de pyramide&nbsp;: un retrait est m&eacute;nag&eacute; &agrave; chaque &eacute;tage pour pr&eacute;server la luminosit&eacute; et ne pas &eacute;craser l&rsquo;&eacute;troit jardin qui sert de poumon &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole. Le grand amphith&eacute;&acirc;tre du rez-de-chauss&eacute;e, baptis&eacute; comme il se doit &Eacute;mile&nbsp;Boutmy, verra d&eacute;filer des g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;tudiants qui useront leurs pantalons sur les bancs dessin&eacute;s par Jean Prouv&eacute;. Ces pupitres biplaces, aux assises reli&eacute;es &agrave; une armature centrale en t&ocirc;le pli&eacute;e et &agrave; de longues planches de ch&ecirc;ne, deviendront la marque de fabrique du <em>designer</em> nanc&eacute;en dont le <em>credo</em> &laquo;&nbsp;ergonomie, &eacute;conomie, solidit&eacute;&nbsp;&raquo; s&rsquo;applique &agrave; merveille &agrave; cette r&eacute;alisation. Solide, sans aucun doute. L&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre, antique et solennel, est rest&eacute; dans son jus depuis les ann&eacute;es&nbsp;1930. Tout au plus a-t-il &eacute;t&eacute; agr&eacute;ment&eacute; de graffitis et autres &eacute;pitaphes du temps perdu. Ergonomique et confortable ? Aux &eacute;tudiants d&rsquo;en juger...</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La P&eacute;niche.</em></strong>&nbsp;Autre modification d&rsquo;importance, la cour de l&rsquo;h&ocirc;tel du Lau d&rsquo;Allemand, au&nbsp;29, est couverte d&rsquo;une vo&ucirc;te en pav&eacute;s de verre et meubl&eacute;e d&rsquo;un long banc de bois qui lui vaut d'&ecirc;tre surnomm&eacute;e &laquo;&nbsp;la p&eacute;niche&nbsp;&raquo;. Ce hall d&rsquo;entr&eacute;e bruyant et anim&eacute;, embl&egrave;me de la rue&nbsp;Saint-Guillaume, lieu de passage et lieu de rencontre, de revendications et de protestation, r&eacute;sonnera de toute la vie de l&rsquo;&Eacute;cole.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"Le temps des grands travaux ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CLERAY Edmond, <em>L&rsquo;H&ocirc;tel de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>, Paris, Alcan, 1909.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, &laquo;&nbsp;L&rsquo;H&ocirc;tel Mortemart&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de l&rsquo;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves de la rue Saint-Guillaume</em>, 1951, p.&nbsp;9-12.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>REGIBIER Philippe, <em>27&nbsp;rue Saint-Guillaume : petite chronique d&rsquo;une grande demeure et de ses habitants</em>, Paris, R&eacute;gibier, 1997.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Hors-s&eacute;rie Lettre des donateurs, n&deg;27 <em>\"Histoire de Sciences Po en images\"</em> sous la direction de Marc Jezegabel et d'Anne-Sophie Beauvais</li>\r\n</ul>","slug":"le-temps-des-grands-travaux","lang":"fr","excerpt":"Le succès croissant de l’ELSP est une immense satisfaction autant qu’un véritable casse-tête immobilier pour ses dirigeants qui tournent et retournent les plans, à la recherche de solutions. (crédit photo : © Studio Chevojon)"}],"thumbnail":"vignette_bat.jpg","media":[{"id":"35","image":"Construction_amphis.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Construction des amphithéâtres (© Albert Harlingue / Roger-Viollet)"}]},{"id":"87","image":"Amphi_Jean_Prouve.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Amphithéatre Boutmy, mobilier Jean Prouvé (© Studio Chevojon)"}]},{"id":"34","image":"Amphi_boutmy.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Amphithéâtre Émile Boutmy (© Studio Chevojon)"}]},{"id":"33","image":"lapeniche.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La péniche (© Studio Chevojon)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"97"},{"brick_id":"46"},{"brick_id":"114"},{"brick_id":"17"}],"comment":"","date_start":"1933-01-01"},{"id":"122","slug":"jean-claude-casanova","type":"portrait","lastname":"Casanova ","firstname":"Jean-Claude","format":null,"miniature":"00027277bi.jpg","translations":[{"text":"","title":"Jean-Claude Casanova ","related_ressources":"","slug":"jean-claude-casanova","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Faut-il savoir tout sur peu ou peu sur tout&nbsp;</em>?&nbsp;</strong>[1]<strong>&nbsp;&raquo;</strong>. Premier &eacute;conomiste &agrave; acc&eacute;der &agrave; la pr&eacute;sidence de la FNSP, Jean-Claude Casanova est, comme ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, un &laquo;&nbsp;<em>universitaire pluridisciplinaire&hellip; &eacute;conomiste d&rsquo;appellation contr&ocirc;l&eacute;e, juriste patent&eacute; &ndash;&nbsp;avocat &agrave; la cour suivant la tradition paternelle&nbsp;&ndash; politiste nourri aux finesses de la vie politique insulaire autant qu&rsquo;&agrave; celles de cabinets minist&eacute;riels, historien omniscient, philosophe form&eacute; &agrave; la dure f&eacute;rule de son ma&icirc;tre Aron&nbsp;</em>[2]&nbsp;<em>&raquo;</em>. El&egrave;ve de la facult&eacute; de droit et de l&rsquo;IEP de Paris, Jean-Claude Casanova est titulaire de trois DES (&eacute;conomie politique, sciences &eacute;conomiques, droit romain et histoire du droit). Docteur et agr&eacute;g&eacute; de sciences &eacute;conomiques, il enseigne &agrave; Dijon et Nancy, avant d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1969. &OElig;cum&eacute;nique dans ses amours intellectuelles, il professe avec autant d&rsquo;allant l&rsquo;&eacute;conomie politique, les relations internationales et la philosophie politique. Lecteur insatiable et homme d&rsquo;&eacute;rudition et de culture, &laquo;&nbsp;<em>il a un sens extr&ecirc;mement aigu de tout ce sur quoi repose ce savoir&nbsp;: les biblioth&egrave;ques, la documentation&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Cette vision lib&eacute;rale et plurielle de la culture, il la pratique dans ses activit&eacute;s &eacute;ditoriales, au sein de la revue <em>Commentaire</em> qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er en&nbsp;1978, et &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques qui l&rsquo;a accueilli en&nbsp;1997. Intellectuel lib&eacute;ral, il veille sur l&rsquo;h&eacute;ritage intellectuel de Tocqueville, d&rsquo;Elie Hal&eacute;vy et de son ma&icirc;tre Raymond Aron dont il supervise les r&eacute;&eacute;ditions.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Mon attachement pour la maison est ancien&nbsp;</em></strong>[4]<strong>&nbsp;&raquo;. </strong>Jean-Claude Casanova a &laquo;&nbsp;<em>particip&eacute; &agrave; tous les aspects de la vie de la Fondation et de l&rsquo;IEP&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;. Dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1957, il pr&eacute;f&egrave;re la section G&eacute;n&eacute;rale &agrave; la section Service public. &Eacute;tudiant de la premi&egrave;re heure du Troisi&egrave;me cycle d&rsquo;&eacute;tudes politiques, il compte parmi les tous premiers assistants recrut&eacute;s en&nbsp;1958 par le CERI o&ugrave; il assiste Raymond Aron aux c&ocirc;t&eacute;s de Pierre Hassner. Il enseigne &agrave; l&rsquo;IEP comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences d&egrave;s&nbsp;1963 puis comme professeur titulaire en&nbsp;1969, en charge du grand cours d&rsquo;&eacute;conomie en Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire. Il est nomm&eacute; directeur d&rsquo;&eacute;tudes en&nbsp;1966 et directeur du SEAE, l&rsquo;unique centre de recherche en &eacute;conomie de la FNSP, en&nbsp;1967. Tr&egrave;s t&ocirc;t associ&eacute; aux instances dirigeantes de la maison, il entre au Conseil d&rsquo;administration de la FNSP en&nbsp;1971 et en rejoint le groupe des Fondateurs en&nbsp;1996 et la strat&eacute;gique Commission des finances. &laquo;&nbsp;<em>C&rsquo;est dire qu&rsquo;il a une tr&egrave;s bonne connaissance de l&rsquo;ensemble&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;&nbsp;! Cette connaissance le portera &agrave; la pr&eacute;sidence de la FNSP en janvier&nbsp;2007 avec un programme en trois points&nbsp;: d&rsquo;abord &laquo;&nbsp;<em>maintenir l&rsquo;ind&eacute;pendance de la maison. Elle est essentielle&hellip; elle a permis les succ&egrave;s du pass&eacute;&hellip; je pense qu&rsquo;elle est le gage de l&rsquo;avenir</em>&nbsp;[7]&raquo;&nbsp;; ensuite, incarner &laquo;&nbsp;<em>la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire de cette maison</em>&nbsp;[8]&raquo;&nbsp;; enfin d&eacute;fendre la &laquo;&nbsp;<em>pluridisciplinarit&eacute;&hellip; Il faut que Sciences&nbsp;Po soit &agrave; la fois une institution dans laquelle on se sp&eacute;cialiste et une institution dans laquelle la formation en g&eacute;n&eacute;ral, la culture g&eacute;n&eacute;rale, la connaissance de l&rsquo;histoire en particulier permettent de lier les sp&eacute;cialisations entre elles et de les regarder avec plus de recul&nbsp;</em>[9].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;<strong>&laquo;&nbsp;Agir pour Sciences&nbsp;Po&nbsp;</strong>[10]<strong>&nbsp;&raquo;.</strong> Universitaire politique, compagnon de route des partis lib&eacute;raux de centre droit, Jean-Claude Casanova est un proche de Raymond Barre qui a &eacute;t&eacute; son professeur &agrave; Tunis et qu&rsquo;il suit au cabinet minist&eacute;riel (1959-1961) de Jean-Marcel Jeanneney, lui-m&ecirc;me protecteur &agrave; Sciences&nbsp;Po. Conseiller pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur du ministre de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale Joseph Fontanet (1972-1974), il obtient pour l&rsquo;IEP l&rsquo;habilitation &agrave; d&eacute;livrer des doctorats en&nbsp;1974. Conseiller du Premier ministre Raymond Barre (1976-1981), il obtient pour l&rsquo;IEP des postes de professeurs des universit&eacute;s contribuant ainsi au d&eacute;veloppement d&rsquo;un corps enseignant permanent. Ce sont encore ses interventions qui permettent l&rsquo;augmentation substantielle des indemnit&eacute;s pour les professeurs vacataires (1979) et le rattachement de l&rsquo;OFCE &agrave; Sciences&nbsp;Po en 1980-1981. Membre du Conseil &eacute;conomique et social (1994-2004) et du Conseil d'analyse de la soci&eacute;t&eacute; (2004-2008), cet &eacute;conomiste &laquo;&nbsp;multipositionn&eacute;&nbsp;&raquo; mobilise sans cesse ses r&eacute;seaux politiques et administratifs au service de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<strong>Savision d&rsquo;ensemble de ce que doit &ecirc;tre une institution universitaire&nbsp;</strong>[11]<strong>&nbsp;&raquo;</strong>, Jean-Claude Casanova la doit aux trois exp&eacute;riences fondatrices des facult&eacute;s de droit, du voyage am&eacute;ricain et de la gestion minist&eacute;rielle. Des facult&eacute;s de droit, il retient certes l&rsquo;id&eacute;al pluridisciplinaire mais &eacute;galement les travers d&rsquo;un syst&egrave;me facultaire inachev&eacute; et les &eacute;cueils d&rsquo;une autonomie universitaire formelle. Observateur-participant des mutations de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, il pourfend l&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>ind&eacute;niable faiblesse fran&ccedil;aise en mati&egrave;re d&rsquo;institutions du savoir&nbsp;</em>[12]&nbsp;&raquo;, caract&eacute;ris&eacute;e par la centralisation et l&rsquo;uniformit&eacute;, et d&eacute;fend avec acharnement l&rsquo;ind&eacute;pendance de la Fondation qu&rsquo;il pr&eacute;side face &agrave; toute intervention minist&eacute;rielle. De son s&eacute;jour am&eacute;ricain, effectu&eacute; &agrave; Harvard en&nbsp;1958, il garde un souvenir &eacute;bloui &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Je ne connais pas de plus belles institutions que les grandes universit&eacute;s am&eacute;ricaines</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash; et il &eacute;rige en mod&egrave;le les &laquo;&nbsp;<em>vraies universit&eacute;s au sens propre du terme&nbsp;: autonomes, pluridisciplinaires et riches&nbsp;</em>[13]&nbsp;&raquo;. Il sera un fervent supporter des initiatives visant &agrave; accro&icirc;tre l&rsquo;autonomie de Sciences&nbsp;Po, telles l&rsquo;augmentation des droits de scolarit&eacute;, les transformations du statut des enseignants-chercheurs ou la constitution d&rsquo;un capital (<em>endowment</em>). Il a &eacute;t&eacute; aussi l&rsquo;un des plus fervents partisans de la politique d&rsquo;ouverture internationale pr&ocirc;n&eacute;e par Richard Descoings, &laquo;&nbsp;<em>une des plus grandes satisfactions que j&rsquo;ai &eacute;prouv&eacute;es&nbsp;</em>[14]&nbsp;&raquo;. Enfin sa pratique minist&eacute;rielle lui a fait &laquo;&nbsp;<em>regarder l&rsquo;universit&eacute; sous l&rsquo;angle de l&rsquo;administration et des budget</em>s&nbsp;&raquo;, en &eacute;conomiste et en gestionnaire.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Citation de Pascal reprise par Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007&nbsp;: &laquo;&nbsp;37. &ndash; Puisqu&rsquo;on ne peut &ecirc;tre universel et savoir tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d&rsquo;une chose ; cette universalit&eacute; est la plus belle. Si on pouvait avoir les deux, encore mieux, mais s&rsquo;il faut choisir, il faut choisir celle-l&agrave;, et le monde le sent et le fait, car le monde est un bon juge souvent&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8]Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9]Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10]Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11]Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Jean-Claude Casanova, <em>Commentaire</em>, n&deg;117, printemps 2007, p.&nbsp;193-204.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 30/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Jean-Claude Casanova ","related_ressources":"","slug":"jean-claude-casanova","lang":"fr","excerpt":"Premier professeur titulaire d’économie à l’IEP, premier président économiste de la FNSP, Jean-Claude Casanova est un ardent promoteur de la pluridisciplinarité et de l’autonomie universitaire. (crédit photo : © Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00027277.jpg","media":[{"id":"125","image":"00034765.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Jean-Claude Casanova dans amphithéâtre É. Boutmy (©Thomas Arrivé/Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"92"},{"brick_id":"82"},{"brick_id":"119"}],"comment":"","date_start":"1934-06-11"},{"id":"138","slug":"renaud-sainsaulieu","type":"portrait","lastname":"Sainsaulieu ","firstname":"Renaud","format":null,"miniature":"vignette_Renaud_Sainsaulieu.jpg","translations":[{"text":"","title":"Renaud Sainsaulieu ","related_ressources":"","slug":"renaud-sainsaulieu","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo; Homme de science et d&rsquo;action&nbsp; &raquo;, missionnaire infatigable de la sociologie d&rsquo;entreprise, militant de la formation pour adulte, Renaud Sainsaulieu est, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Henri Mendras et de Michel Crozier, l&rsquo;un des p&egrave;res fondateurs des &eacute;tudes sociologiques &agrave; Sciences Po.<br /><br /><strong>Un psychologue industriel devenu sociologue</strong>. Fils de famille bourgeoise, Renaud Sainsaulieu se lance dans des &eacute;tudes de droit, avant de bifurquer vers le dipl&ocirc;me de psychologie industrielle du tr&egrave;s pionnier Institut de Psychologie de la Sorbonne. Appel&eacute; en Alg&eacute;rie en 1961 comme psychologue militaire, il finira ses classes aux &Eacute;tats-Unis, &agrave; Cornell, o&ugrave; il d&eacute;couvre les textes des p&egrave;res de la psychologie industrielle, Joseph H. Tiffin et Ernest J. McCornick, qu&rsquo;il fait traduire et conna&icirc;tre en France. &Agrave; son retour, sa th&egrave;se, L&rsquo;identit&eacute; au travail (1976), lui ouvre les portes de Sciences Po o&ugrave; il est recrut&eacute; en 1977.<br /><br /><strong>Sociologie de l&rsquo;entreprise</strong>. Renaud Sainsaulieu doit son int&eacute;r&ecirc;t pour le monde du travail &agrave; une exp&eacute;rience d&rsquo;observation-participante fondatrice : &laquo; Je trouvais le moyen de me faire embaucher, &agrave; quelques mois d&rsquo;intervalle dans deux entreprises, l&rsquo;une de petite m&eacute;canique o&ugrave; j&rsquo;&eacute;tais OS sur une cha&icirc;ne de polissage, et l&rsquo;autre d&rsquo;alimentation o&ugrave; j&rsquo;ai d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; man&oelig;uvre dans une cha&icirc;ne de fours, et ensuite op&eacute;rateur conducteur sp&eacute;cialis&eacute; d&rsquo;un grand four &agrave; biscuits dans une autre usine&nbsp; &raquo;. De cette enqu&ecirc;te &ndash; qui deviendra une th&egrave;se soutenue en Sorbonne en 1976 et un livre L&rsquo;identit&eacute; au travail, Les effets culturels de l&rsquo;organisation publi&eacute; en 1977 &ndash; jusqu&rsquo;&agrave; l'ouvrage qu&rsquo;il dirige en 1995, Les Mondes sociaux de l'entreprise , Sainsaulieu n&rsquo;aura de cesse de d&eacute;montrer que l'entreprise est un lieu majeur de socialisation qui pr&eacute;side &agrave; la formation d'identit&eacute;s. Empruntant &agrave; la psychologie, &agrave; la psychanalyse et &agrave; l&rsquo;anthropologie, Sainsaulieu d&eacute;montre que l'espace de travail n'est pas seulement un espace de lutte, mais qu&rsquo;il mod&egrave;le les individus par les interactions quotidiennes qu'il procure ; que l'entreprise n&rsquo;est pas seulement un lieu de production &eacute;conomique, mais une institution culturelle, sociale et politique qui produit du lien social . En 1985, avec l&rsquo;appui du Pirttem (Programme interdisciplinaire de recherche sur la technologie, le travail, l'emploi et les modes de vie), il anime un groupe de sociologues &laquo; marqu&eacute;s par l&rsquo;entreprise &raquo; qui travaillera &agrave; &laquo; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;une d&eacute;finition sociologique de l&rsquo;entreprise &raquo; . Scrutant inlassablement, &agrave; l&rsquo;occasion de grandes enqu&ecirc;tes empiriques au sein d&rsquo;entreprises publiques et priv&eacute;es , la mani&egrave;re dont le travail est con&ccedil;u et organis&eacute;, Sainsaulieu et son &eacute;quipe dessinent une pluralit&eacute; des &laquo; mondes sociaux de l'entreprise &raquo; .</p>\r\n<p>&nbsp;<strong>&laquo; Missionnaire infatigable&nbsp; &raquo; et &laquo; militant entrepreneur&nbsp; &raquo;</strong>. &laquo; Passeur, militant, savant, p&eacute;dagogue, animateur d&rsquo;&eacute;quipe, entrepreneur, il composait avec ces diff&eacute;rentes postes, dans ses fonctions de directeur de laboratoire de recherche et dans ses diverses activit&eacute;s&nbsp; &raquo; Entrepreneur acad&eacute;mique et b&acirc;tisseur d&rsquo;institutions, Sainsaulieu gravite dans la n&eacute;buleuse sociologique qui s&rsquo;agr&eacute;gera &agrave; Sciences Po. En 1963, il participe, avec Michel Crozier, &agrave; la cr&eacute;ation du Groupe de sociologie des organisations (GSO-CSO). Au sein du laboratoire, il cr&eacute;e en 1975 avec Pierre Gr&eacute;mion et Jean-Pierre Worms une &eacute;quipe &laquo; Mode d&rsquo;action et de cr&eacute;ation institutionnelle &raquo; (MACI). Professeur &agrave; Sciences Po en 1977, il fonde le DESS Gestion de l&rsquo;emploi et d&eacute;veloppement social d&rsquo;entreprise&nbsp; qu'il dirige de 1982 &agrave; 2002. Parall&egrave;lement, il s&rsquo;investit dans les activit&eacute;s de Formation continue dont il devient l&rsquo;un des pionniers, instituant une formation Les relations sociales au sein de l&rsquo;entreprise d&egrave;s 1975 puis un cycle dipl&ocirc;mant Sociologie de l&rsquo;entreprise. Diagnostic et conduite du changement en 1991. &Agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de Sciences Po, Sainsaulieu si&egrave;ge au comit&eacute; de r&eacute;daction de la Revue fran&ccedil;aise de sociologie de 1971 &agrave; 1979, cr&eacute;e le Laboratoire de sociologie du changement des institutions (LSCI) en 1986, enfin pr&eacute;side l&rsquo;Association internationale des sociologues de langue fran&ccedil;aise (AISLF) de 1992 &agrave; 1996.<br />Militant d'une sociologie utile, Renaud Sainsaulieu th&eacute;orise &laquo; l&rsquo;entreprise en changement &raquo; et milite pour &laquo; l&rsquo;action transformatrice &raquo; par les &laquo; acteurs-sujets &raquo; ayant acquis &laquo; le pouvoir d&rsquo;&ecirc;tre eux-m&ecirc;mes&nbsp; &raquo;. La formation pour adultes et le d&eacute;veloppement de la recherche-action, qui fait participer les acteurs au travail de recherche et de diagnostic sociologique , seront pour lui un moyen de d&eacute;mocratiser les rapports sociaux de travail. Sainsaulieu a ainsi promu la sociologie professionnelle et appliqu&eacute;e, en formant de jeunes sociologues au sein de l&rsquo;Association pour le d&eacute;veloppement des sciences sociales appliqu&eacute;es (ADSSA) d&egrave;s 1972, puis en soutenant l&rsquo;Association des professionnels en sociologie de l'entreprise (APSE) lanc&eacute;e en 1998, enfin en fondant la revue Sociologies pratiques en 2000. En ce sens, Sainsaulieu est l&rsquo;homme de la fertilisation crois&eacute;e entre universitaires et praticiens, entre monde acad&eacute;mique et monde de l&rsquo;entreprise, entre recherche et formation, en un mot l&rsquo;ordonnateur d&rsquo;une v&eacute;ritable &laquo; rencontre interculturelle&nbsp; &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Editorial, <em>Sociologies pratiques</em>, n&deg;8, 2003.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Renaud Sainsaulieu<em>, L&rsquo;identit&eacute; au travail. Les effets culturels de l&rsquo;organisation</em>, Presses de Sciences Po (&agrave; l&rsquo;&eacute;poque, n&rsquo;&eacute;taient-ce pas les Presses de la FNSP&nbsp;?), 1977, p. 18.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Renaud Sainsaulieu (ed., avec Isabelle Francfort, Florence Osty, Marc Uhalde), <em>Les mondes sociaux de l'entreprise</em>, Paris, Descl&eacute;e de Brouwer, 1995.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Norbert Alter et Jean-Louis Laville, &laquo;&nbsp;La construction des identit&eacute;s au travail&nbsp;&raquo;, Evelyne Jardin &laquo;&nbsp;Renaud Sainsaulieu, le changement par en bas&nbsp;&raquo;, <em>Sciences Humaines</em>, n&deg; 149, mai 2004.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. Sainsaulieu, D. Segrestin, &laquo;&nbsp;Vers une th&eacute;orie sociologique de l'entreprise&nbsp;&raquo;, <em>Sociologie du travai</em>l, 3-28, 1986, p.&nbsp;335&ndash;352.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Par exemple, travailleurs sociaux de Chevreuse 1979&nbsp;; formateurs du CESI 1981&nbsp;; une centaine de monographies d&rsquo;entreprises ou d&rsquo;&eacute;tablissements.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Renaud Sainsaulieu (ed.), <em>Les mondes sociaux... op.cit., </em></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Avant Propos, <em>Sociologies pratiques</em>, n&deg; sp&eacute;cial, n&deg;8, 2004.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Pierre Gr&eacute;mion, &laquo;&nbsp;Construction d'identit&eacute;s, construction de soci&eacute;t&eacute;s &raquo;, colloque en l'honneur de Renaud Sainsaulieu, Abbaye de Royaumont, 4&ndash;5 juin 2002.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Avant Propos, <em>Sociologies pratiques, op.cit</em>.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Rebaptis&eacute; &laquo;&nbsp;Politiques d&rsquo;entreprise en gestion de l&rsquo;emploi et en d&eacute;veloppement social d&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo; en 1996, puis &laquo;&nbsp;Management et politiques d&rsquo;entreprise &ndash; Ressources humaines &ndash; D&eacute;veloppement social et Emploi&nbsp;&raquo; en 2001.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] R.&nbsp;Sainsaulieu, <em>L&rsquo;identit&eacute; au travail... op.cit.</em>, p. 30.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] R. Sainsaulieu, CESI, <em>L'effet formation en entreprise</em>, Paris, Dunod, 1981.</p>\r\n<p>[14] Dominique&nbsp;Martin, in <em>Sociologies pratiques</em>, n&deg; sp&eacute;cial, n&deg;8, 2004.</p>","title":"Renaud Sainsaulieu ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Fran&ccedil;oise Piotet, &laquo;&nbsp;Renaud Sainsaulieu&nbsp;&raquo;, <em>Sociologie du Travail</em>, 44-4, Octobre&ndash;D&eacute;cembre 2002, p.&nbsp;457-460.</li>\r\n</ul>","slug":"renaud-sainsaulieu","lang":"fr","excerpt":"« Homme de science et d’action », missionnaire infatigable de la sociologie d’entreprise, militant de la formation pour adulte, Renaud Sainsaulieu est, aux côtés d’Henri Mendras et de Michel Crozier, l’un des pères fondateurs des études sociologiques à Sciences Po.(©DR)"}],"thumbnail":"Portrait_Renaud_Sainsaulieu.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1935-01-01"},{"id":"29","slug":"un-long-interregne","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Durant ces ann&eacute;es, l&rsquo;ELSP affronte les crises les plus graves qu&rsquo;elle ait jamais eu &agrave; traverser&nbsp;: la nationalisation manqu&eacute;e de 1936, la survie pendant la Seconde Guerre mondiale et le r&eacute;gime de Vichy, avant qu'elle ne change de statut en&nbsp;1945. Des jeunes gens remarquables, les fr&egrave;res Ren&eacute; et Roger Seydoux, des porte-parole puissants comme Andr&eacute; Siegfried, et des anciens &eacute;l&egrave;ves reconnaissants, comme Michel Debr&eacute; et Jean-Marcel Jeanneney, vont veiller sur sa destin&eacute;e.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le temps des fr&egrave;res Seydoux.</em></strong>&nbsp;Anatole Leroy-Beaulieu avait fait appel &agrave; Eug&egrave;ne d&rsquo;Eichthal pour le seconder dans la gestion administrative de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;; celui-ci, &agrave; son tour, s&rsquo;&eacute;tait entour&eacute; des conseils de Maurice Caudel (1910-1922) puis d&rsquo;Edmond Leb&eacute;e, promu secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&Eacute;cole avant d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du Cr&eacute;dit Industriel et Commercial en&nbsp;1928. D'Eichthal recrute alors Ren&eacute; Seydoux, fils du diplomate Jacques Seydoux, directeur des Affaires commerciales au Minist&egrave;re des affaires &eacute;trang&egrave;res. Venu du monde des affaires auquel il retournera, Ren&eacute; reste sept&nbsp;ans aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Eichthal avant de passer le relais en&nbsp;1936 &agrave; son jeune fr&egrave;re Roger, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole et diplomate d&eacute;butant. C&rsquo;est &agrave; Roger Seydoux, promu sous-directeur en&nbsp;1938 et directeur en&nbsp;1942, qu&rsquo;il reviendra de n&eacute;gocier par deux fois &ndash;&nbsp;en&nbsp;1936 et en&nbsp;1945&nbsp;&ndash; le statut de l&rsquo;&Eacute;cole et de naviguer dans les eaux troubles de l'Occupation. Fin n&eacute;gociateur, proche des milieux r&eacute;formateurs de Polytechnique (X-Crise) et de l'Inspection des finances, puis li&eacute; &agrave; des r&eacute;seaux gaullistes et r&eacute;sistants, il r&eacute;ussit &agrave; prot&eacute;ger l'&Eacute;cole.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Assurer la continuit&eacute;.&nbsp;</em></strong>Aux c&ocirc;t&eacute;s des directeurs et des secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux, le Conseil d&rsquo;administration joue &agrave; plein son r&ocirc;le de bouclier protecteur par temps de temp&ecirc;te. Lors des transitions d&eacute;licates, son pr&eacute;sident se charge de l&rsquo;int&eacute;rim et de la recherche d'un nouveau directeur&nbsp;: le pr&eacute;sident L&eacute;on Aucoc avait en&nbsp;1906 investi Leroy-Beaulieu ; le pr&eacute;sident d&rsquo;Eichthal avait assum&eacute; la gestion provisoire de l&rsquo;&Eacute;cole avant d&rsquo;en devenir en&nbsp;1912 le directeur&nbsp;; le pr&eacute;sident Paul Tirard, ancien pr&eacute;sident de la haute commission interalli&eacute;e des territoires rh&eacute;nans, assura donc symboliquement la continuit&eacute; de&nbsp;1936 &agrave;&nbsp;1944.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Andr&eacute; Siegfried&nbsp;: l'&nbsp;&laquo;&nbsp;homme de l'ombre &raquo;.&nbsp;</em></strong>Alors qu'il avait refus&eacute; en&nbsp;1936 le directorat de l'&Eacute;cole, Andr&eacute; Siegfried accepte cependant d'assumer la pr&eacute;sidence du Conseil d&rsquo;Administration en&nbsp;1944. Fils d'un des membres fondateurs de l&rsquo;ELSP, doyen des enseignants (il donna ses premiers cours en&nbsp;1900), autorit&eacute; morale et intellectuelle, il est pendant tout cet interr&egrave;gne la figure tut&eacute;laire de l'&Eacute;cole. Il pr&eacute;side le comit&eacute; des &eacute;tudes qui &eacute;labore la r&eacute;forme de la scolarit&eacute; de&nbsp;1941&nbsp;; il n&eacute;gocie avec les autorit&eacute;s allemandes et le r&eacute;gime de Vichy&nbsp;; il d&eacute;tient les cl&eacute;s des r&eacute;seaux philanthropiques am&eacute;ricains. Symbole de la continuit&eacute; dans le changement, de la souplesse dans la dur&eacute;e, Andr&eacute; Siegfried devient le premier pr&eacute;sident de la Fondation nationale des sciences politiques en&nbsp;1945.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"Un long interrègne ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir HAZAREESINGH (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"un-long-interregne","lang":"fr","excerpt":"Du décès d’Eugène d’Eichthal en 1936 à la prise de fonction de Roger Seydoux en 1942, l’École libre des sciences politiques se trouve sans directeur, mais pas sans pilote."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"36","image":"seydoux_dEichthal.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"René Seydoux avec Eugène d'Eichthal (© Marivo / Vu)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"1"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1936-01-01"},{"id":"30","slug":"le-front-populaire-et-la-nationalisation","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Le statut priv&eacute; de l&rsquo;&eacute;tablissement s&rsquo;av&egrave;re inconciliable, voire incompatible avec le monopole acquis sur la formation de la haute fonction publique que l&rsquo;&Eacute;tat r&eacute;publicain est tent&eacute; d&rsquo;assurer lui-m&ecirc;me. Ce qui a fait le succ&egrave;s de l&rsquo;&Eacute;cole la condamnerait-elle &agrave; terme&nbsp;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>1881.</em></strong>&nbsp;Depuis la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, l&rsquo;&Eacute;tat a cherch&eacute; &agrave; instaurer une &Eacute;cole nationale d&rsquo;administration pour former et recruter de nouvelles &eacute;lites administratives, s&eacute;lectionn&eacute;es sur le m&eacute;rite et form&eacute;es &agrave; la gestion d&rsquo;un &Eacute;tat moderne et bureaucratis&eacute;. Sans succ&egrave;s. La premi&egrave;re ENA fond&eacute;e en&nbsp;1848 par Hippolyte Carnot est emport&eacute;e par la chute de la Seconde R&eacute;publique. L&rsquo;instauration de concours &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e des principaux minist&egrave;res et des grands corps constitue &agrave; partir de&nbsp;1848 une r&eacute;elle mais timide avanc&eacute;e vers l&rsquo;exigence d&rsquo;efficacit&eacute; et de comp&eacute;tence. En cr&eacute;ant l&rsquo;ELSP et en s&rsquo;arrogeant le monopole de la pr&eacute;paration aux concours, Boutmy investit la place laiss&eacute;e temporairement vacante par l&rsquo;&Eacute;tat. Aussi, en&nbsp;1876, Hippolyte Carnot et les r&eacute;publicains ont-ils beau jeu de d&eacute;noncer l&rsquo;anomalie. Le premier projet de prise de contr&ocirc;le de l&rsquo;ELSP par l&rsquo;&Eacute;tat &eacute;choue de justesse en&nbsp;1881 au S&eacute;nat. Ce r&eacute;pit, d&ucirc; aux h&eacute;sitations des r&eacute;publicains, qui se divisent sur la n&eacute;cessit&eacute; de &laquo;&nbsp;fonctionnariser&nbsp;&raquo; la haute administration, et aux r&eacute;sistances des corps constitu&eacute;s, n&rsquo;est que temporaire.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>1936.</em></strong> L&rsquo;ELSP est rattrap&eacute;e par la crise politique et &eacute;conomique des ann&eacute;es&nbsp;1930. La mont&eacute;e de l&rsquo;antiparlementarisme, la d&eacute;nonciation de la faiblesse de l&rsquo;&Eacute;tat et de l'impuissance de la R&eacute;publique, l&rsquo;essor des id&eacute;ologiques technocratiques font de la &laquo;&nbsp;R&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo; un objectif politique ainsi qu'une urgence pratique. Sa d&eacute;mocratisation est au c&oelig;ur du programme du Front populaire qui conteste le monopole des &laquo;&nbsp;deux cents familles. &raquo; Jean Zay propose en ao&ucirc;t&nbsp;1936 la mise en place d&rsquo;une &Eacute;cole nationale d&rsquo;administration, recrutant d&egrave;s la sortie des lyc&eacute;es et ouvrant aux &eacute;chelons inf&eacute;rieurs de la fonction publique, ainsi que la cr&eacute;ation d&rsquo;un Centre d&rsquo;&eacute;tudes administratives s&eacute;lectionnant sur concours les meilleurs dipl&ocirc;m&eacute;s de l&rsquo;ENA destin&eacute;s &agrave; la haute administration. Ce sch&eacute;ma ignore totalement l&rsquo;ELSP et brise son quasi monopole. La r&eacute;forme vot&eacute;e tardivement par la Chambre en&nbsp;1938 ne r&eacute;siste pas &agrave; la dislocation du Front populaire.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Sauv&eacute;e par la temporisation et par les al&eacute;as de la vie politique, l&rsquo;&Eacute;cole libre n&rsquo;en a pas moins senti le vent du boulet. Ses dirigeants, Roger Seydoux et Paul Tirard, prennent acte des critiques et &eacute;laborent une strat&eacute;gie qui resservira en&nbsp;1945. Accus&eacute;s d&rsquo;&eacute;litisme et de parisianisme, ils d&eacute;cident de &laquo;&nbsp;<em>faire un geste pour r&eacute;pondre aux attaques sur la chert&eacute; des prix d&rsquo;inscriptions et pour t&eacute;moigner du d&eacute;sir de collaboration de l&rsquo;&Eacute;cole</em>&nbsp;&raquo; en instituant des bourses [1]. Accus&eacute;s d&rsquo;amateurisme et de laxisme, ils r&eacute;visent les proc&eacute;dures d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole, lancent une grande r&eacute;forme de la scolarit&eacute;, entament un rapprochement avec l&rsquo;universit&eacute; [2]. Ils lancent m&ecirc;me une campagne de publicit&eacute;, mobilisant la presse et cherchant des alli&eacute;s dans le personnel politique et administratif.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] En 1937, ils proposent 60&nbsp;bourses compl&egrave;tes et 20&nbsp;demi-bourses pour 1&nbsp;700 &eacute;l&egrave;ves.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Ancien recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris, S&eacute;bastien Charl&eacute;ty refuse l&rsquo;offre du poste de directeur, et entre au comit&eacute; de perfectionnement en octobre&nbsp;1937.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le Front populaire et la nationalisation ","related_ressources":"<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 86-1, 1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir HAZAREESINGH (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>THUILLIER Guy, &laquo;&nbsp;Les projets d&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;administration de 1936 &agrave; 1939&nbsp;&raquo;, <em>Revue administrative</em>, mai-juin 1977, p.&nbsp;236-253.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>THUILLIER Guy, <em>L&rsquo;ENA avant l&rsquo;ENA</em>, Paris, PUF, 1983.</li>\r\n</ul>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives de l&rsquo;&Eacute;cole Libre des sciences politiques, 1SP-62 &agrave; 66.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques par Pierre Rain. Suivi de l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre : la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"le-front-populaire-et-la-nationalisation","lang":"fr","excerpt":"Depuis 1881, la menace de nationalisation pesant sur l’École libre des sciences politiques est récurrente.(©DR)"}],"thumbnail":"vig_front_populaire.jpg","media":[{"id":"37","image":"1936_Humanite.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"4 mai 1936 : La une de l'Humanité"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"65"},{"brick_id":"105"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"113"},{"brick_id":"104"},{"brick_id":"4"},{"brick_id":"112"},{"brick_id":"29"}],"comment":"","date_start":"1936-01-01"},{"id":"145","slug":"odile-rudelle","type":"portrait","lastname":"Rudelle","firstname":"Odile","format":null,"miniature":"00122642.jpg","translations":[{"text":"<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">One of the first female researchers&nbsp;</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Odile Rudelle belonged to the first generation of female researchers at Sciences Po. She earned a first degree in pre-Hellenic history and archaeology from the University of Caen before enrolling at the IEP de Paris. Here, she came to the attention of FNSP general secretary Jean Touchard, who encouraged her to join Science Po&rsquo;s Graduate Programme in 1959. She would study alongside her lifelong friend and future historian, Nicole Racine, and Mich&egrave;le Cotta, the political journalist-to-be. Under the assiduous supervision of Jean Touchard and Ren&eacute; R&eacute;mond, Nicole and Mich&egrave;le both devoted their research to social groups: communist and far-right intellectuals respectively. Odile, on the other hand, opted for a more political and institutional topic, supervised by Fran&ccedil;ois Goguel: her doctoral thesis looked at &ldquo;Senator Michel Debr&eacute;&rdquo;</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">. This political science preference was confirmed in her doctoral thesis (defended in 1978), in which she explored the constitutional missteps of the early Third Republic. Entitled &ldquo;The Origins of the French Republic&rsquo;s Constitutional Instability&rdquo;, the thesis would be published as a book in 1982 under the new title </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">La r&eacute;publique absolue</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">.&nbsp;</span></p>\r\n<p><strong id=\"docs-internal-guid-b0f195f7-7fff-138f-bec5-aead67726a65\" style=\"font-weight: normal;\"><br /></strong></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Despite being a qualified historian as well as a political scientist, Rudelle would initially only be employed on a partial basis (in a post funded by the CNRS). She worked in Science Po&rsquo;s Centre for Political Research (CEVIPOF) from 1960 until 1982, when she was finally recognised and promoted to the role of research director. From 1969 onwards, she held two roles in parallel, supplementing her part-time research by doubling as an aide to Michel Debr&eacute;, who had since been appointed Minister of Foreign Affairs in General de Gaulle&rsquo;s government. It was Jean-Louis Debr&eacute; (a student at Sciences Po) who recommended Rudelle for the role, having recently read her PhD thesis on his father. In 1972, she gathered and edited Debr&eacute;&rsquo;s speeches into an 800-page opus entitled </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Michel Debr&eacute;: S&eacute;nateur d&rsquo;opposition</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which would ultimately not be deemed publishable</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">. In 1973, now working as Debr&eacute;&rsquo;s parliamentary assistant, she sorted through archives charting his long political career and helped him to write his memoir</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, Trois r&eacute;publiques pour une France</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, the first volume of which was published in 1984</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">.</span></p>\r\n<p><strong style=\"font-weight: normal;\"><br /></strong></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Historian and political scientist</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Rudelle managed to eke considerable gains out of her unusual and somewhat stymied career. Having mastered the art of multidisciplinary study at Sciences Po, her research traversed history, political science and law. She dexterously handled quantitative methodologies, which she had learnt from her supervisor, Fran&ccedil;ois Goguel, and applied in her doctoral research analysing voting in the period from 1877 to 1889. She was at ease poring over political archives, which she used avidly for classification and analytical purposes, and adept at interview and oral history techniques. She dabbled in the latter when she gathered testimonies from some 30 senior civil servants, soldiers and politicians on the sensitive subject of the Algerian War. Interweaving her intimate knowledge of political life with her own intellectual analyses, Odile Rudelle thrived on the continual interplay between the subjects of her academic research (Michel Debr&eacute;; constitutional crises of the French Republic; Gaullism) and her own professional experience of current affairs (as an aide to Debr&eacute;; a witness of the fall of the Fourth Republic and the difficult early days of the Fifth; an observer of de Gaulle and his entourage).&nbsp;</span></p>\r\n<p><strong style=\"font-weight: normal;\"><br /></strong></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Charting the republican model</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Rudelle&rsquo;s intellectual approach was grounded in an interrogation of the &ldquo;crisis of the republican tradition&rdquo; and of the &ldquo;deterioration of the republican model&rdquo; which she traced from 1877 to 1962. Analysing the inability of Republicans in the 1970s to conceptualise institutional stability, Odile Rudelle produced a far-reaching chronology of the &ldquo;constitutional problem&rdquo;. She charted a genealogy of that problem in her doctoral thesis; highlighted its repercussions in her unfinished study of the Algerian crisis and predicted its decline from the start of the Fifth Republic. For Rudelle, only the Gaullist republican model seemed to bring an end to this constitutional impasse. Her research would work continually to set out the reasons for the model&rsquo;s success (which was confirmed by the transition of government in 1981) always with the same wide-reaching chronological parameters. Exploring de Gaulle&rsquo;s &ldquo;systems of reference&rdquo; and &ldquo;regimes of historicity&rdquo;, she concluded that his intellectual influences, the liberal Catholic philosophies of Malesherbes, Tocqueville and de&nbsp;Broglie, differed from those of the early Republicans. Following in the footsteps of the General, Ruelle herself delved into the works of Tocqueville, Siey&egrave;s and Cambac&eacute;r&egrave;s. She went back even further in her work </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Constitutional Normandy</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which explores the origins of French legal and institutional thought in the Medieval and Early Modern periods.</span></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Mastering the thought of Mend&egrave;s France as she did that of de Gaulle, Rudelle drew on her intimate knowledge of politics again to write her books </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">May 1958</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, published in 1988, and </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">De&nbsp;Gaulle et la R&eacute;publique</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which analysed the General&rsquo;s enigmatic role in the final crisis of the Fourth Republic. Turning her gaze to his associates, a 2012 conference on &ldquo;De Gaulle and Algeria&rdquo;</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: italic; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">was Rudelle&rsquo;s chance to paint a group portrait of &ldquo;de Gaulle&rsquo;s entourage&rdquo;. Over the course of her long career, Odile Rudelle plumbed the depths of liberalism, Gaullism and their connections to republicanism. Her original thinking and research offered a continual dive through space and time into the heart of French political culture and institutions.&nbsp;</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">One of the first female researchers&nbsp;</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Odile Rudelle belonged to the first generation of female researchers at Sciences Po. She earned a first degree in pre-Hellenic history and archaeology from the University of Caen before enrolling at the IEP de Paris. Here, she came to the attention of FNSP general secretary Jean Touchard, who encouraged her to join Science Po&rsquo;s Graduate Programme in 1959. She would study alongside her lifelong friend and future historian, Nicole Racine, and Mich&egrave;le Cotta, the political journalist-to-be. Under the assiduous supervision of Jean Touchard and Ren&eacute; R&eacute;mond, Nicole and Mich&egrave;le both devoted their research to social groups: communist and far-right intellectuals respectively. Odile, on the other hand, opted for a more political and institutional topic, supervised by Fran&ccedil;ois Goguel: her doctoral thesis looked at &ldquo;Senator Michel Debr&eacute;&rdquo;</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">. This political science preference was confirmed in her doctoral thesis (defended in 1978), in which she explored the constitutional missteps of the early Third Republic. Entitled &ldquo;The Origins of the French Republic&rsquo;s Constitutional Instability&rdquo;, the thesis would be published as a book in 1982 under the new title </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">La r&eacute;publique absolue</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">.&nbsp;</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Despite being a qualified historian as well as a political scientist, Rudelle would initially only be employed on a partial basis (in a post funded by the CNRS). She worked in Science Po&rsquo;s Centre for Political Research (CEVIPOF) from 1960 until 1982, when she was finally recognised and promoted to the role of research director. From 1969 onwards, she held two roles in parallel, supplementing her part-time research by doubling as an aide to Michel Debr&eacute;, who had since been appointed Minister of Foreign Affairs in General de Gaulle&rsquo;s government. It was Jean-Louis Debr&eacute; (a student at Sciences Po) who recommended Rudelle for the role, having recently read her PhD thesis on his father. In 1972, she gathered and edited Debr&eacute;&rsquo;s speeches into an 800-page opus entitled </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Michel Debr&eacute;: S&eacute;nateur d&rsquo;opposition</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which would ultimately not be deemed publishable</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">. In 1973, now working as Debr&eacute;&rsquo;s parliamentary assistant, she sorted through archives charting his long political career and helped him to write his memoir</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, Trois r&eacute;publiques pour une France</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, the first volume of which was published in 1984</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">.</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Historian and political scientist</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Rudelle managed to eke considerable gains out of her unusual and somewhat stymied career. Having mastered the art of multidisciplinary study at Sciences Po, her research traversed history, political science and law. She dexterously handled quantitative methodologies, which she had learnt from her supervisor, Fran&ccedil;ois Goguel, and applied in her doctoral research analysing voting in the period from 1877 to 1889. She was at ease poring over political archives, which she used avidly for classification and analytical purposes, and adept at interview and oral history techniques. She dabbled in the latter when she gathered testimonies from some 30 senior civil servants, soldiers and politicians on the sensitive subject of the Algerian War. Interweaving her intimate knowledge of political life with her own intellectual analyses, Odile Rudelle thrived on the continual interplay between the subjects of her academic research (Michel Debr&eacute;; constitutional crises of the French Republic; Gaullism) and her own professional experience of current affairs (as an aide to Debr&eacute;; a witness of the fall of the Fourth Republic and the difficult early days of the Fifth; an observer of de Gaulle and his entourage).&nbsp;</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Charting the republican model</span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Rudelle&rsquo;s intellectual approach was grounded in an interrogation of the &ldquo;crisis of the republican tradition&rdquo; and of the &ldquo;deterioration of the republican model&rdquo; which she traced from 1877 to 1962. Analysing the inability of Republicans in the 1970s to conceptualise institutional stability, Odile Rudelle produced a far-reaching chronology of the &ldquo;constitutional problem&rdquo;. She charted a genealogy of that problem in her doctoral thesis; highlighted its repercussions in her unfinished study of the Algerian crisis and predicted its decline from the start of the Fifth Republic. For Rudelle, only the Gaullist republican model seemed to bring an end to this constitutional impasse. Her research would work continually to set out the reasons for the model&rsquo;s success (which was confirmed by the transition of government in 1981) always with the same wide-reaching chronological parameters. Exploring de Gaulle&rsquo;s &ldquo;systems of reference&rdquo; and &ldquo;regimes of historicity&rdquo;, she concluded that his intellectual influences, the liberal Catholic philosophies of Malesherbes, Tocqueville and de&nbsp;Broglie, differed from those of the early Republicans. Following in the footsteps of the General, Ruelle herself delved into the works of Tocqueville, Siey&egrave;s and Cambac&eacute;r&egrave;s. She went back even further in her work </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Constitutional Normandy</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which explores the origins of French legal and institutional thought in the Medieval and Early Modern periods.</span></p>\r\n<p><span><span><br /></span></span></p>\r\n<p style=\"line-height: 1.3800000000000001; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;\" dir=\"ltr\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">Mastering the thought of Mend&egrave;s France as she did that of de Gaulle, Rudelle drew on her intimate knowledge of politics again to write her books </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">May 1958</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, published in 1988, and </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">De&nbsp;Gaulle et la R&eacute;publique</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, which analysed the General&rsquo;s enigmatic role in the final crisis of the Fourth Republic. Turning her gaze to his associates, a 2012 conference on &ldquo;De Gaulle and Algeria&rdquo;</span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">, </span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\">was Rudelle&rsquo;s chance to paint a group portrait of &ldquo;de Gaulle&rsquo;s entourage&rdquo;. Over the course of her long career, Odile Rudelle plumbed the depths of liberalism, Gaullism and their connections to republicanism. Her original thinking and research offered a continual dive through space and time into the heart of French political culture and institutions.&nbsp;</span></p>\r\n<div><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; background-color: transparent; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;\"><br /></span></div>\r\n<div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></div>\r\n</div>","title":"Odile Rudelle","related_ressources":"<ul>\r\n<li><span id=\"docs-internal-guid-39e0a219-7fff-d46c-209b-95999ba00ebe\">Dominique Parcollet, Marie Scot, \"<a href=\"http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=20&amp;rub=sources\">T&eacute;moignage sur la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie. Histoire d&rsquo;une enqu&ecirc;te</a>\",&nbsp;Histoire@Politique, Politique, culture, soci&eacute;t&eacute;, n&deg;&nbsp;20, mai-juin 2013.</span></li>\r\n</ul>","slug":"odile-rudelle","lang":"en","excerpt":"Odile Rudelle belonged to the first generation of female researchers at Sciences Po. (© Alice WATERNAUX / CC BY-SA)"},{"text":"<p><strong><em>Parmi les premi&egrave;res. </em></strong>Dipl&ocirc;m&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes sup&eacute;rieures de l&rsquo;universit&eacute; de Caen en histoire et arch&eacute;ologie pr&eacute;hell&eacute;nique et dipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris, Odile Rudelle est rep&eacute;r&eacute;e par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Fondation nationale des sciences politiques, Jean Touchard, et orient&eacute;e vers le tout jeune Troisi&egrave;me Cycle de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1959, &agrave; l&rsquo;instar de la future historienne Nicole Racine, son amie de toujours, et de la future journaliste Mich&egrave;le Cotta. Alors que Nicole s&rsquo;int&eacute;resse aux intellectuels communistes et Mich&egrave;le aux intellectuels d&rsquo;extr&ecirc;me-droite sous la supervision bienveillante de Jean Touchard et de Ren&eacute; R&eacute;mond, Odile s&rsquo;oriente vers un sujet plus politique et institutionnel sous la direction de Fran&ccedil;ois Goguel&nbsp;: elle consacre son dipl&ocirc;me sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes politiques au &laquo;&nbsp;s&eacute;nateur Michel Debr&eacute; [1] &raquo;. Ce tropisme politique est confirm&eacute; par la th&egrave;se qu&rsquo;elle soutient en&nbsp;1978, intitul&eacute;e <em>Les origines de l&rsquo;instabilit&eacute; constitutionnelle de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise</em> et publi&eacute;e en&nbsp;1982 sous le titre de <em>La r&eacute;publique absolue </em>[2].</p>\r\n<p><strong><em><br /></em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Profession chercheuse.</em></strong> De 1960 &agrave; 1982, Odile Rudelle ne dispose que d&rsquo;un demi-poste CNRS au Centre d&rsquo;&eacute;tudes de la vie politique fran&ccedil;aise (CEVIPOF) de Sciences&nbsp;Po, avant d&rsquo;&ecirc;tre promue directrice de recherche. Recommand&eacute;e par Jean-Louis Debr&eacute;, &eacute;tudiant &agrave; Sciences&nbsp;Po, qui venait de lire le m&eacute;moire qu&rsquo;elle avait consacr&eacute; &agrave; son p&egrave;re, elle devient, en parall&egrave;le &agrave; son m&eacute;tier de chercheuse, la collaboratrice de celui qui est alors le ministre des Affaires &Eacute;trang&egrave;res du g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;Gaulle. Elle put ainsi r&eacute;unir et pr&eacute;senter en&nbsp;1972 ses discours en un opus de 800&nbsp;pages, <em>Michel Debr&eacute;, s&eacute;nateur d&rsquo;opposition</em>, dont la publication sera finalement jug&eacute;e inopportune [3]. Devenue assistante parlementaire de Michel Debr&eacute; en&nbsp;1973, elle classe les archives de son long passage &agrave; Matignon et l&rsquo;aide &agrave; r&eacute;diger ses <em>M&eacute;moires (Trois r&eacute;publiques pour une France</em>) dont le premier tome para&icirc;t en 1984 [4].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Historienne autant que politiste.</em></strong> Odile Rudelle saura faire son miel de ce parcours atypique et contrari&eacute;. Form&eacute;e &agrave; Sciences&nbsp;Po aux confins de l&rsquo;histoire, de la science politique et du droit, elle manie avec autant d&rsquo;aisance les m&eacute;thodes quantitatives, qu&rsquo;elle a apprises de son ma&icirc;tre Fran&ccedil;ois Goguel et utilis&eacute;es en analysant les scrutins &eacute;lectoraux de 1877 &agrave; 1889 &agrave; l&rsquo;occasion de sa th&egrave;se, que la fr&eacute;quentation des archives politiques qu&rsquo;elle d&eacute;pouille avec ferveur &agrave; des fins de classement et d&rsquo;analyse, ou encore que la technique de l&rsquo;entretien et de l&rsquo;histoire orale auxquelles elle s&rsquo;essaie en recueillant une trentaine de t&eacute;moignages de hauts fonctionnaires, de militaires et d&rsquo;hommes politiques sur le sujet sensible de la Guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie [5].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Entrecroisant connaissance intime de la vie politique et analyse intellectuelle, Odile Rudelle s&rsquo;est nourrie des constants va-et-vient entre ses sujets d&rsquo;&eacute;tudes de pr&eacute;dilection (Michel Debr&eacute;, les crises constitutionnelles du r&eacute;gime r&eacute;publicain, le gaullisme) et ses exp&eacute;riences professionnelles (collaboratrice de Debr&eacute;, t&eacute;moin de la chute de la IV<sup>e</sup>&nbsp;R&eacute;publique et des difficult&eacute;s d&rsquo;installation de la V<sup>e</sup>, observatrice de l&rsquo;entourage de De&nbsp;Gaulle).</p>\r\n<p><strong><em><br /></em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Mod&egrave;le r&eacute;publicain. </em></strong>Obs&eacute;d&eacute;e par la &laquo;&nbsp;crise de la tradition r&eacute;publicaine&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&rsquo;ext&eacute;nuation du mod&egrave;le r&eacute;publicain&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle analyse de 1877 &agrave; 1962, Odile Rudelle analyse l&rsquo;incapacit&eacute; des R&eacute;publicains &agrave; penser l&rsquo;&eacute;quilibre des institutions d&egrave;s les ann&eacute;es 1870 et produit une histoire en longue dur&eacute;e du &laquo;&nbsp;probl&egrave;me constitutionnel&nbsp;&raquo;&nbsp;: elle en &eacute;crit la g&eacute;n&eacute;alogie dans sa th&egrave;se&nbsp;; elle en souligne les ombres port&eacute;es dans son &eacute;tude inachev&eacute;e de la crise alg&eacute;rienne&nbsp;; elle en entrevoit le d&eacute;nouement d&egrave;s les d&eacute;buts de la V<sup>e</sup>&nbsp;R&eacute;publique.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Le mod&egrave;le r&eacute;publicain gaulliste lui semble mettre un terme &agrave; cette impasse constitutionnelle et elle n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;expliquer cette r&eacute;ussite, confirm&eacute;e par l&rsquo;alternance de 1981, une nouvelle fois &agrave; l&rsquo;aune de l&rsquo;histoire longue. Explorant les &laquo;&nbsp;syst&egrave;mes de r&eacute;f&eacute;rences&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;r&eacute;gimes d&rsquo;historicit&eacute;&nbsp;&raquo; du g&eacute;n&eacute;ral de&nbsp;Gaulle, elle estime que sa culture intellectuelle, influenc&eacute;e par la pens&eacute;e catholique et lib&eacute;rale de Malesherbes, de Tocqueville et De&nbsp;Broglie, diff&egrave;re de celle des premiers r&eacute;publicains. Sur les pas du G&eacute;n&eacute;ral, elle explore alors les &oelig;uvres de Tocqueville, de Siey&egrave;s, de Cambac&eacute;r&egrave;s et remonte m&ecirc;me aux origines m&eacute;di&eacute;vales et modernes de la pens&eacute;e juridique et institutionnelle fran&ccedil;aise dans <em>La Normandie constitutionnelle </em>[6].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Sp&eacute;cialiste aussi bien du gaullisme que du mend&eacute;sisme, Odile Rudelle met encore &agrave; profit sa connaissance intime des milieux politiques lors de la r&eacute;daction en 1988 de son <em>Mai 1958. De&nbsp;Gaulle et la R&eacute;publique </em>[7], ouvrage d&eacute;cryptant le r&ocirc;le &eacute;nigmatique du G&eacute;n&eacute;ral lors de la crise finale de la IV<sup>e</sup>&nbsp;R&eacute;publique, tandis que le colloque <em>De Gaulle et l&rsquo;Alg&eacute;rie</em> [8] lui offrira en 2012 l&rsquo;occasion de brosser un portrait de groupe sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;entourage de De&nbsp;Gaulle &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>C&rsquo;est donc &agrave; une stimulante plong&eacute;e spatio-temporelle au c&oelig;ur de la culture politique et des institutions fran&ccedil;aises qu&rsquo;invitent la d&eacute;marche et la pens&eacute;e originales d&rsquo;Odile Rudelle, plac&eacute;es sous le signe du lib&eacute;ralisme, du gaullisme et de leurs rapports avec le r&eacute;publicanisme.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span>1 Odile Rudelle, </span><span>Le s&eacute;nateur M.&nbsp;Michel Debr&eacute;</span><span>, m&eacute;moire de Dipl&ocirc;me sup&eacute;rieur de recherches et d'&eacute;tudes politiques, sous la direction de Fran&ccedil;ois Goguel, IEP de Paris, 1967.<span id=\"docs-internal-guid-27ee5436-7fff-4c39-23c4-5c5e65f65817\"><span>&nbsp;<br /></span></span></span>2 Odile Rudelle, Aux origines de l'instabilit&eacute; constitutionnelle de la France r&eacute;publicaine&nbsp;: la R&eacute;publique absolue, 1870-1889, th&egrave;se de doctorat de science politique, sous la direction de Fran&ccedil;ois Goguel, IEP de Paris, 1978 -- publi&eacute;e en 1982, par les Publications de la Sorbonne, sous le titre La R&eacute;publique absolue.<br />3&nbsp;<span><span>Le manuscrit est aujour d&rsquo;hui d&eacute;pos&eacute; au d&eacute;partement archives de Sciences&nbsp;Po/AN.<br />4&nbsp;<span><span>Michel Debr&eacute; (avec la collaboration d&rsquo;O.&nbsp;Rudelle), </span><span>T</span><span>r</span><span>ois R&eacute;publiques pour une France. M&eacute;moires&nbsp;1 - Combattre. </span><span>Paris, Albin Michel, 1984.&nbsp;<br />5&nbsp;<span><span>Dominique Parcollet, Marie Scot, &laquo;&nbsp;</span><a href=\"http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=20&amp;rub=sources\"><span>T&eacute;moignage sur la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie. Histoire d&rsquo;une enqu&ecirc;te&nbsp;</span></a><span>&raquo;, </span><span>Histoire@Politique, Politique, culture, soci&eacute;t&eacute;</span><span>, n&deg;&nbsp;20, mai-juin 2013.<br />6&nbsp;</span></span></span></span></span></span>Didier Maus, Odile Rudelle (dir.), Normandie constitutionnelle. Un berceau des droits civiques&nbsp;? De la Charte des Normands (1315) au trait&eacute; constitutionnel&nbsp;: du pr&eacute;toire &agrave; l&rsquo;urne, colloque de Cerisy, Paris, Economica, 2008.<br />7&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-119dd79c-7fff-b69e-a617-36d8231856bf\"><span>Odile Rudelle, </span><span>Mai&nbsp;58, de&nbsp;Gaulle et la R&eacute;publique</span><span>, Paris, Plon, coll. &laquo;&nbsp;Espoir&nbsp;&raquo;, 1988.<br />8&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-e362f4d2-7fff-2527-f357-60059bed934d\"><span>Odile Rudelle, &laquo;&nbsp;L'entourage de De&nbsp;Gaulle&nbsp;: 1943-1969&nbsp;&raquo;, dans Maurice Va&iuml;sse (dir.), </span><span>De&nbsp;Gaulle et l'Alg&eacute;rie</span><span>, Paris, Armand Colin / minist&egrave;re de la D&eacute;fense, 2012, p.&nbsp;64-79. </span></span></span></span></p>","title":"Odile Rudelle","related_ressources":"<ul>\r\n<li><span id=\"docs-internal-guid-39e0a219-7fff-d46c-209b-95999ba00ebe\"><span>Dominique Parcollet, Marie Scot, \"</span><a href=\"http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=20&amp;rub=sources\"><span>T&eacute;moignage sur la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie. Histoire d&rsquo;une enqu&ecirc;te</span></a><span>\", </span><span>Histoire@Politique, Politique, culture, soci&eacute;t&eacute;</span><span>, n&deg;&nbsp;20, mai-juin 2013.</span></span></li>\r\n</ul>","slug":"odile-rudelle","lang":"fr","excerpt":"Odile Rudelle s’inscrit dans la lignée des premières femmes chercheuses de Sciences Po, formées au sein de son Troisième cycle d’études politiques et intégrant ses premiers laboratoires. (© Alice WATERNAUX / CC BY-SA)"}],"thumbnail":"00122642.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1936-12-06"},{"id":"95","slug":"alain-lancelot","type":"portrait","lastname":"Lancelot","firstname":"Alain","format":null,"miniature":"00177160b.png","translations":[{"text":"","title":"Alain Lancelot","related_ressources":"","slug":"alain-lancelot","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Profession politiste</strong>. Professeur, chercheur, docteur, la carri&egrave;re d&rsquo;Alain Lancelot est le fruit d&rsquo;un pari audacieux, lorsque, sorti major de la section Service Public, il choisit la recherche et non l&rsquo;ENA, opte pour la balbutiante science politique et non pour le v&eacute;n&eacute;rable droit. Assistant de Jean Meynaud aupr&egrave;s de la <em>Revue Fran&ccedil;aise de Science Politique (RFSP)</em>, A.&nbsp;Lancelot se forme &agrave; l&rsquo;&eacute;tude des groupes de pression [1]&nbsp;; assistant de Jean Touchard aupr&egrave;s de l&rsquo;Association Fran&ccedil;aise de Science Politique (AFSP), il plonge dans les d&eacute;lices de la sociologie &eacute;lectorale &agrave; l&rsquo;occasion des premi&egrave;res enqu&ecirc;tes consacr&eacute;es aux &eacute;lections de&nbsp;1956 et de&nbsp;1958 [2].&nbsp;Initi&eacute; par Guy Michelat aux complexit&eacute;s de la statistique, de la m&eacute;canographie et de l&rsquo;informatique, parrain&eacute; par ses ma&icirc;tres Fran&ccedil;ois Goguel et Ren&eacute; R&eacute;mond, il embrasse la g&eacute;ographie et la sociologie des &eacute;lections. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;abstention [3] qu&rsquo;il consacre en&nbsp;1967 sa th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle&nbsp;; c&rsquo;est &agrave; <em>l&rsquo;interpr&eacute;tation sociologique des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux&nbsp;</em>[4] qu&rsquo;il d&eacute;die sa th&egrave;se de doctorat d&rsquo;&Eacute;tat soutenue en&nbsp;1980. Sp&eacute;cialiste des &eacute;tudes &eacute;lectorales et politiste, Alain Lancelot est plus qu&rsquo;un chercheur, c&rsquo;est un &laquo;&nbsp;<em>professeur jamais las d&rsquo;enseigner&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo; et un brillant orateur. Plus qu&rsquo;un professeur, c&rsquo;est un intellectuel et une figure publique, familier des m&eacute;dias et conseiller des pouvoirs. Enfin &agrave; l'image du savant cosmopolite, polyglotte et voyageur, il devient un familier des universit&eacute;s am&eacute;ricaines, canadiennes et italiennes, et fait le pont entre la tradition de la g&eacute;ographie et de la sociologie &eacute;lectorales &agrave; la fran&ccedil;aise h&eacute;rit&eacute;es de Siegfried et de Goguel et les nouvelles techniques am&eacute;ricaines des enqu&ecirc;tes d&rsquo;opinion et des sondages.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Troisi&egrave;me fondateur de Sciences&nbsp;Po. </strong>Alain Lancelot aime &agrave; faire le d&eacute;compte de ses quarante-deux&nbsp;ann&eacute;es pass&eacute;es Rue&nbsp;Saint-Guillaume, preuve d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>association si intime&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;. &Eacute;tudiant admis &agrave; l&rsquo;IEP &agrave;&nbsp;17&nbsp;ans, promu assistant de recherche &agrave; 22&nbsp;ans, professeur &agrave; 31&nbsp;ans, directeur du CEVIPOF &agrave; 38&nbsp;ans, directeur de l&rsquo;IEP et administrateur de la FNSP &agrave; 50&nbsp;ans, sa carri&egrave;re se d&eacute;ploie dans toutes les galaxies de la n&eacute;buleuse Sciences&nbsp;Po. Il est aux c&ocirc;t&eacute;s de J.&nbsp;Meynaud &agrave; la RFSP&nbsp;; il succ&egrave;de &agrave; J.&nbsp;Touchard au secr&eacute;tariat&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AFSP en 1970&nbsp;; il est directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche au Troisi&egrave;me cycle d&egrave;s 1969&nbsp;; il prend les r&ecirc;nes du CEVIPOF en 1974&nbsp;; il enseigne &agrave; l'IEP comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences puis comme professeur des universit&eacute;s. En&nbsp;1986, il est enfin nomm&eacute; directeur de Sciences&nbsp;Po et ses deux mandats ne passeront pas inaper&ccedil;us, lui valant la r&eacute;putation de troisi&egrave;me fondateur de l&rsquo;&Eacute;cole. &laquo;&nbsp;<em>Diriger... c&rsquo;est donner une inspiration de tous les instants... des principes forts, des id&eacute;es neuves, une volont&eacute; ferme&nbsp;</em>[7].&nbsp;&raquo; Et assur&eacute;ment le &laquo;&nbsp;projet &eacute;ducatif&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il propose est inspir&eacute;, volontariste et ambitieux. La &laquo;&nbsp;r&eacute;forme Lancelot&nbsp;&raquo; bouleverse l&rsquo;offre de cours et la philosophie de la formation&nbsp;: culture g&eacute;n&eacute;rale et invitation au d&eacute;bat sur les valeurs, comparatisme et ouverture au monde, adaptation aux besoins du march&eacute; du travail deviennent l&rsquo;<em>alpha</em> et l&rsquo;<em>om&eacute;ga</em> de la formation Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Sondages et Consultance.</strong> Homme de r&eacute;flexion, Alain Lancelot revendique &eacute;galement &laquo;&nbsp;<em>un pied dans le si&egrave;cle</em>&nbsp;&raquo;. Sa seconde vie se d&eacute;ploie &agrave; partir et parall&egrave;lement &agrave; sa carri&egrave;re de chercheur et de professeur. Sp&eacute;cialiste des &eacute;tudes &eacute;lectorales et analyste des comportements politiques, il investit les terrains pionniers et fertiles de l&rsquo;industrie des sondages, du commentaire politique et de la consultance. Familier des m&eacute;dias, il propose ses analyses &eacute;lectorales &agrave; la radio et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, tout en s&rsquo;int&eacute;ressant &agrave; la formation des journalistes [8]. Expert en sondages, il cofonde et codirige, avec son ami Pierre Weill, la SOFRES, puis forme les futurs sondeurs au sein du fameux DESS <em>&Eacute;tudes de march&eacute; et strat&eacute;gie marketing</em> de Sciences&nbsp;Po. Son bureau d&rsquo;&eacute;tudes priv&eacute; CRESA propose ses services de consultance, de communication politique et de strat&eacute;gie d&rsquo;entreprise aux dirigeants fran&ccedil;ais et &eacute;trangers.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Conseiller des Princes. </strong>Cette double activit&eacute; intellectuelle et entrepreneuriale lui ouvre les portes du pouvoir. Entr&eacute; en politique aupr&egrave;s de Pierre Mend&egrave;s-France, attir&eacute; un instant par le PSU et le PSA, il rallie de Gaulle d&egrave;s&nbsp;1960. Ses amiti&eacute;s le portent d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1970 aussi bien vers Jacques Chaban-Delmas et Jacques Chirac que vers l&rsquo;UDF de Val&eacute;ry Giscard d'Estaing et de Raymond Barre. Son expertise et ses r&eacute;seaux lui valent d&rsquo;&ecirc;tre sollicit&eacute; &agrave; de multiples occasions et de participer &agrave; des commissions portant sur des sujets aussi vari&eacute;s que le mode d&rsquo;&eacute;lection des conseillers r&eacute;gionaux [9], la modernisation de l&rsquo;institution judiciaire [10], la r&eacute;vision de la Constitution [11], la concentration des m&eacute;dias [12], l&rsquo;&eacute;ducation nationale [13] ou le sida [14]... Cons&eacute;cration ultime, il est nomm&eacute; &laquo;&nbsp;sage au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;, membre du Conseil constitutionnel par son ami Ren&eacute; Monory en&nbsp;1996. De la DATAR au Conseil &eacute;conomique et social, de la Fondation Schuman au Conseil de l&rsquo;Europe, Alain Lancelot s&rsquo;est employ&eacute; &agrave; mettre ses analyses et son talent au service du politique.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Son m&eacute;moire de troisi&egrave;me ann&eacute;e dirig&eacute; par Jean Meynaud porte sur &laquo;&nbsp;la concurrence des beurres et de la margarine&nbsp;&raquo;&nbsp;; son premier article s&rsquo;intitule &laquo;&nbsp;Groupes de pression et politique du logement. Essai d&rsquo;analyse monographique&nbsp;&raquo;, <em>RFSP</em>, 8-4, d&eacute;cembre 1958, p.&nbsp;821-860.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2]&nbsp;M. Duverger, F. Goguel, J. Touchard (dir.), <em>Les &eacute;lections du 2&nbsp;janvier 1956</em>, Paris, Colin, Cahiers FNSP, 1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Lancelot, <em>L&rsquo;abstentionnisme &eacute;lectoral en France</em>, sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond, 1965-1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4]&nbsp;A. Lancelot, <em>L&rsquo;interpr&eacute;tation sociologique des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux. L&rsquo;exemple des &eacute;lections fran&ccedil;aises 1974-1979</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;51, septembre&nbsp;2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. Descoings, &laquo;&nbsp;Avant-Propos&nbsp;&raquo;, in B. Badie, P. Perrineau (dir.), <em>Le citoyen, M&eacute;langes offerts Alain Lancelot</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 2000. p.&nbsp;11.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] A. Lancelot, Allocution de d&eacute;part, 20&nbsp;juin&nbsp;1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Vice pr&eacute;sident du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ), cheville ouvri&egrave;re d&rsquo;un accord de co-formation entre Sciences&nbsp;Po et ce dernier, Alain Lancelot soutient la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de journalisme &agrave; Sciences&nbsp;Po et s&rsquo;y investit en y enseignant d&egrave;s son ouverture en&nbsp;2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Commission sur le mode d&rsquo;&eacute;lection des conseillers r&eacute;gionaux, 1993.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Commission Toubon sur la modernisation et le recentrage de l&rsquo;institution judicaire, 1996&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Comit&eacute; consultatif pour la r&eacute;vision de la Constitution, 1992-1999.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Commission sur la concentration des m&eacute;dias, 2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Commission &Eacute;cole et soci&eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e par Fran&ccedil;ois Bayrou, 1994&nbsp;; Commission Fauroux sur l&rsquo;Education nationale 1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Conseil national du SIDA.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Alain Lancelot","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BADIE Bernard, PERRINEAU Pascal (dir.), <em>Le citoyen, M&eacute;langes offerts Alain Lancelot</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 2000. p.&nbsp;11.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"alain-lancelot","lang":"fr","excerpt":"Premier universitaire à accéder à la tête de Sciences Po, Alain Lancelot n’en présente pas moins un profil atypique, à la confluence des pouvoirs intellectuel et universitaire, politique et administratif, économique et médiatique. (crédit photo : © Sophie Barluet / Sciences Po)\r\n"}],"thumbnail":"00177160.png","media":[{"id":"99","image":"00177160.png","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Alain Lancelot (©Sophie Barluet / Sciences Po)"}]},{"id":"75","image":"lancelot_amphi.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Alain Lancelot (© François Delahaye / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Student"},{"lang":"fr","title":"Étudiant"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]},{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"72"},{"brick_id":"139"},{"brick_id":"69"},{"brick_id":"96"}],"comment":"","date_start":"1937-01-12"},{"id":"148","slug":"nicole-racine","type":"portrait","lastname":"Racine","firstname":"Nicole","format":null,"miniature":"000399271.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>Unique.</strong></em> Nicole Racine was one of the first generation of female researchers accepted to the Graduate Programme in Political Studies opened in 1956. She would never leave this multidisciplinary microcosm, which welcomed her as a student in 1958 then as a researcher in 1963. She shared the school&rsquo;s orientation towards contemporary history (from the inter-war period through to the Cold War), its predilection for the cultural history of politics and finally its interest in establishing dialogue between the fields of literature, political science, philosophy and sociology. But Racine&rsquo;s loyalty to Sciences Po did not prevent her from engaging in fruitful collaborations with other institutions.&nbsp; She worked with the former Centre d&rsquo;histoire sociale du xxe&nbsp;si&egrave;cle on rue Malher and the co-authors penning <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran&ccedil;ais</em> (1981-2012), as well as the Institut d&rsquo;Histoire du temps present (IHTP) where she co-directed with Michel Trebitsch the Research Group on the History of Intellectuals (1988-2001) that had been founded by Jean-Fran&ccedil;ois Sirinelli in 1985. She also served on the editorial board of the journal <em>Communisme</em> led by Annie Kriegel from Paris Nanterre University (1982-1993). These adventures brought variety to a career trajectory that was wide-ranging and unique, unconventional, versatile and groundbreaking.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Intellectuals and politics.</strong></em> After studying at the Sorbonne, the historian joined the FNSP Graduate Programme. Her supervisors were the humanities scholar Jean Touchard, an expert in the history of ideas and intellectuals who taught the &ldquo;Literature and Politics&rdquo;, and historian Ren&eacute; R&eacute;mond, a specialist in cultural and political history who taught a seminar on &ldquo;Intellectual Currents&rdquo;.&nbsp; With her classmates Mich&egrave;le Cotta, Odile Rudelle and Janine Mossuz-Lavau focusing on collaborationist and Gaullist intellectuals, it fell to Racine to write her thesis on &ldquo;Communist writers in France: 1920-1936&rdquo; [1]. She would make this aspect of political cultural history her own, at a time where the study of communism was limited to the labour movement, parties and unions, and little attention was paid to its intellectual and ideological dimension [2]. Racine was interested in the collective action taken by writers on the political left (pacifism, antifascism, internationalism), describing their formation into groups (e.g. the Association des &eacute;crivains et des artistes r&eacute;volutionnaires and the Comit&eacute; de vigilance des intellectuels antifascistes [3]) as well as the fragile equilibrium between artistic freedom and party discipline.&nbsp; Blending collective biography and categorisation-defying original research, she told the story of these writers&rsquo; lives across 130 entries written for the multi-volume series <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran&ccedil;ais</em> (co-directed by Jean Maitron and Claude Pennetier), for which she coordinated the section on &ldquo;Intellectuals: 1914-1939&rdquo;.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Intellectual interactions: scenes, milieux, networks.</strong></em> Breaking away from both an excessive focus on the individual and an overly political definition of the intellectual, and influenced by the sociology of culture and domains, Racine instead traced the forms and practices of social interaction between intellectuals.&nbsp; She exposed the role played by relationships with family and friends (Claude Bloch, Marcel Martinet, Jean Cassou), and demonstrated the importance of both journals [4] (<em>Clart&eacute;</em>, <em>Europe</em>) and publishing houses [5] (Rieder) as social spaces, beyond their primary function as aesthetic platforms or political clubs.&nbsp; She also understood the social milieux that were created by way of conventions [6] (e.g. the D&eacute;cades de Pontigny and the Cerisy Colloquia) and associations [7] (Pen Club, COMES), both in France and abroad.&nbsp; This commitment to exploring beyond national borders eventually led Racine to pen a comparative history of intellectuals [8], which reflected the intrinsically transnational character of their work as well as confronting the &ldquo;French model&rdquo; of the politically engaged intellectual.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Intellectuals through the prism of gender.</strong></em> Still more radical was Racine&rsquo;s bid to introduce women, and the concept of gender [9] to a more inclusive history of <em>intellectual(le)s</em>.&nbsp; This complicated the strictly political definition of &ldquo;the engaged intellectual&rdquo; and the conventional view which dated the emergence of this model of intellectual at the time of the Dreyfus Affair.&nbsp; In fact, female intellectuals had engaged in politics since the Renaissance, presiding over aristocratic and bourgeois salons from the 17th to the 19th centuries. They defined themselves not by activities but by intellectual pursuits. By drawing a link between the history of intellectuals and women&rsquo;s history, Racine sought to draw attention to these lesser-known intellectual figures and to highlight the intensity of gender dynamics which characterised intellectual circles: from private relationships between couples to mixed-sex activism, trade unionism and intellectual communities [10].&nbsp;</p>\r\n<p><br /><em><strong>Writings on history.</strong></em> Finally, Racine&rsquo;s career was characterised by her demanding and immersive use of sources. Having cut her teeth on the history of ideas, she took political writings seriously, throwing herself into their critical interpretation, and drawing on them heavily. Her sources included manifestos, press and journal articles, internal and grey literature and autobiographical writing.&nbsp; A &ldquo;<em>woman of letters, if ever there was one</em>&rdquo; according to Odile Rudelle, Racine was also more than comfortable reviewing literary texts.&nbsp; Keen to go further than mere content analysis by describing biographical trajectories and painting a picture of intellectual social networks, she set out in search of personal archives (private papers, unpublished manuscripts, letters and diaries), which she ferreted out from Paris to Moscow, from the National Library of France (BNF) to the Institute for Contemporary Publishing Archives (IMEC) as well as from public and private archiving centres and unpublished collections that families were kind enough to entrust to her. A &ldquo;<em>discoverer of archives</em>&rdquo; (Sophie Coeur&eacute;), Racine built up a vast Russian doll of archived material [11], containing within each new layer and archive a new strand of her research subjects.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></div>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<p>[1]&nbsp;Nicole Racine, <em>Les &eacute;crivains communistes en France. 1920-1936</em>, th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle de la FNSP sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond, FNSP, 1963.</p>\r\n<p>[2]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-794a9e94-7fff-32bb-7ba6-462182146534\"><span>Louis Bodin, Nicole Racine, </span><em>Le Parti communiste fran&ccedil;ais pendant l&rsquo;entre-deux-guerres</em><span>, Paris, FNSP-Colin, 1972.</span></span></p>\r\n<p><span><span>[3]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;Le comit&eacute; de vigilance des intellectuels antifascistes 1934-1939, antifascisme et pacifisme&nbsp;&raquo;, <em>Le mouvement social</em>, 1977, 101, p.&nbsp;87-113.</span></span></p>\r\n<p><span><span>[4]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;La revue Europe (1923-1939). Du pacifisme rollandien &agrave; l&rsquo;antifascisme compagnon de route&nbsp;&raquo;, <em>Mat&eacute;riaux pour l&rsquo;histoire de notre temps</em>, janvier-mars&nbsp;1993, 30, p.&nbsp;21-26 et &laquo;&nbsp;Une revue d&rsquo;intellectuels communistes dans les ann&eacute;es&nbsp;1920&nbsp;: <em>Clart&eacute;</em> (1921-1928)&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 1967, 17-3, p.&nbsp;484-519.</span></span></p>\r\n<p><span><span><span id=\"docs-internal-guid-b918f7d4-7fff-73c0-287c-a6b43ccb09c1\"><span>[5] Nicole Racine, &laquo;&nbsp;Jacques Robertfrance, homme de revue et d&rsquo;&eacute;dition&nbsp;&raquo;, </span><span><em>Cahiers de l&rsquo;IHTP</em>, </span><span>n&deg;&nbsp;20, 1992, p.&nbsp;142-159.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[6] Nicole Racine (dir.),&nbsp;<em>Pontigny, Royaumont, Cerisy. Au miroir du genre</em>, &Eacute;ditions Le manuscrit, 2008.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[7]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;L&rsquo;action europ&eacute;enne des PEN Clubs de 1945 aux ann&eacute;es 1960&nbsp;&raquo; <em>in</em> Andr&eacute;e Bachoud, et alii (dir.), <em>Les intellectuels et l&rsquo;Europe de 1945 &agrave; nos jours</em>, Paris, Publications universitaires Paris Diderot, 2000, p.&nbsp;103-120. Nicole Racine, &laquo;&nbsp;La COMES 1958-1969. Une association d&rsquo;&eacute;crivains dans la guerre froide&nbsp;&raquo;, <em>in</em> C.&nbsp;Horel, J.-F.&nbsp;Sirinelli, <em>Culture et guerre froide</em>, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2008, p.&nbsp;281-300.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[8]&nbsp;Michel Trebitsch, Marie-Christine Granjon (dir)., <em>Pour une histoire compar&eacute;e des intellectuels</em>, Bruxelles, Complexe, 1998.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[9]&nbsp;Nicole Racine, Michel Trebitsch, <em>Intellectuelles. Du genre en histoire des intellectuels</em>, Bruxelles, Complexe, 2004.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[10]&nbsp;Nicole Racine &laquo;&nbsp;Portrait d&rsquo;Anne Heurgon-Desjardins, <em>in SIECLE. 100 ans de rencontres intellectuelles de Pontigny &agrave; Cerisy</em>, colloque de Cerisy, Paris, &eacute;ditions de l&rsquo;IMEC, 2005, p.&nbsp;192.</span></span></span></span></p>\r\n<p><span><span><span><span>[11]&nbsp;See Nicole Racine&rsquo;s collection, Sciences&nbsp;Po Archiving Department, Flore de Javel Inventory.</span></span></span></span></p>","title":"Nicole Racine","related_ressources":"<p dir=\"ltr\"><strong>Find out more:&nbsp;</strong></p>\r\n<p dir=\"ltr\">Journ&eacute;e d&rsquo;hommages &agrave; Nicole Racine, Archives et &eacute;criture de l&rsquo;histoire.&nbsp;<em>Cahiers Jean-Richard Bloch</em>, n&deg;&nbsp;21, octobre 2015, avec les contributions de Christophe Prochasson, Sophie Coeur&eacute;, Laurent Martin, Marc Lazar, Claude Pennetier, Marie-C&eacute;cile Bouju, Christine Lauri&egrave;re, Romain Ducolombier, Rachel Mazuy, Ludmilla Stern, Michel Dreyfus, Tivadar Gorilovics, Jean-Luc Parodi, Guy Michelat, Louis Bodin, Janine Mossuz-Lavau, Mich&egrave;le Cotta, Odile Gaultier-Voituriez, Flore de Javel, Marie Scot.</p>","slug":"nicole-racine","lang":"en","excerpt":"(© Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>Singuli&egrave;re.</strong> </em>Appartenant &agrave; la toute premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration de chercheuses admises au Troisi&egrave;me cycle d&rsquo;&eacute;tudes politiques ouvert par la FNSP &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1956, Nicole Racine ne quittera plus ce microcosme pluridisciplinaire int&eacute;gr&eacute; en &eacute;tudiante en&nbsp;1958 et en chercheuse en&nbsp;1963. Elle en partage le tropisme pour l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent &ndash;&nbsp;de l&rsquo;entre-deux-guerres &agrave; la guerre froide, l&rsquo;inclinaison pour l&rsquo;histoire culturelle du politique, enfin le go&ucirc;t du dialogue avec la litt&eacute;rature, la science politique, la philosophie et la sociologie. Cette fid&eacute;lit&eacute; &agrave; Sciences&nbsp;Po n&rsquo;interdit pas les collaborations fructueuses nou&eacute;es avec le Centre d&rsquo;histoire sociale du xxe&nbsp;si&egrave;cle de la rue Malher et les &eacute;quipe du <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran&ccedil;ais</em> (1981-2012), avec l&rsquo;Institut d&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent (IHTP) o&ugrave; elle co-dirige avec Michel Trebitsch le Groupe de Recherche sur l&rsquo;Histoire des Intellectuels (1988-2001) fond&eacute; par Jean-Fran&ccedil;ois Sirinelli en&nbsp;1985, ou encore au sein du comit&eacute; de r&eacute;daction de la revue <em>Communisme</em>, anim&eacute; par Annie Kriegel depuis l&rsquo;universit&eacute; de Nanterre (1982-1993). Autant d&rsquo;&eacute;chapp&eacute;es belles qui t&eacute;moignent d&rsquo;un itin&eacute;raire libre et singulier, original, pluriel et pionnier.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Intellectuels et politique.</em></strong> Form&eacute;e &agrave; la Sorbonne, l&rsquo;historienne int&egrave;gre le Troisi&egrave;me Cycle sous la supervision du litt&eacute;raire Jean Touchard, sp&eacute;cialiste d&rsquo;histoire des id&eacute;es et des intellectuels et titulaire du s&eacute;minaire Litt&eacute;rature et politique, et de l&rsquo;historien Ren&eacute; R&eacute;mond, sp&eacute;cialiste d&rsquo;histoire politique et culturelle et titulaire du s&eacute;minaire collectif Mouvements des id&eacute;es. Lui &eacute;choie le sujet de th&egrave;se [1] des &laquo;&nbsp;&eacute;crivains communistes en France. 1920-1936&nbsp;&raquo;, ses cons&oelig;urs Mich&egrave;le Cotta, Odile Rudelle, Janine Mossuz-Lavau traitant des intellectuels collaborationnistes et gaullistes. Nicole Racine fera sienne cette histoire culturelle du politique, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;&eacute;tude du communisme se r&eacute;sumait &agrave; celle du mouvement ouvrier, des partis et des syndicats, et n&rsquo;accordait que peu d&rsquo;attention &agrave; sa dimension intellectuelle et id&eacute;ologique [2]. S&rsquo;int&eacute;ressant aux engagements collectifs des &eacute;crivains de gauche (pacifisme, antifascisme, internationalisme), Nicole Racine t&eacute;moigne de la structuration de ces derniers en groupe (Association des &eacute;crivains et des artistes r&eacute;volutionnaires, Comit&eacute; de vigilance des intellectuels antifascistes [3]) autant que de l&rsquo;&eacute;quilibre fragile entre libert&eacute; de l&rsquo;artiste et discipline de parti. Entre biographie collective et irr&eacute;ductible singularit&eacute;, elle retrace leurs itin&eacute;raires dans les&nbsp;130&nbsp;notices qu&rsquo;elle r&eacute;dige pour le <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran&ccedil;ais</em>, dirig&eacute; par Jean Maitron et Claude Pennetier et dont elle coordonne la partie &laquo;&nbsp;Intellectuels&nbsp;&raquo; (1914-1939).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Sociabilit&eacute;s intellectuelles&nbsp;: lieux, milieux, r&eacute;seaux.</em></strong> En rupture avec un exc&egrave;s de personnalisation comme avec une d&eacute;finition trop exclusivement politique de l&rsquo;intellectuel et en dialogue avec la sociologie de la culture et des champs, Nicole Racine traque les formes et les pratiques concr&egrave;tes des sociabilit&eacute;s intellectuelles. Elle met au jour le r&ocirc;le des relations familiales et amicales (Claude Bloch, Marcel Martinet, Jean Cassou), t&eacute;moigne de l&rsquo;importance des lieux de sociabilit&eacute; que constituent les revues [4] (<em>Clart&eacute;</em>, <em>Europe</em>) et les maisons d&rsquo;&eacute;dition [5] (Rieder) par-del&agrave; leur fonction de laboratoire esth&eacute;tique ou de club politique, appr&eacute;hende les milieux form&eacute;s par les rencontres [6] (D&eacute;cades de Pontigny, entretiens de Cerisy) et les associations [7] (Pen Club, COMES) fran&ccedil;aises et internationales. Le d&eacute;passement du cadre national donne lieu au projet d&rsquo;&eacute;crire une histoire compar&eacute;e des intellectuels [8], qui refl&egrave;te le caract&egrave;re intrins&egrave;quement transnational de leur production autant qu&rsquo;il confronte le &laquo;&nbsp;mod&egrave;le fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo; de l&rsquo;intellectuel engag&eacute;.&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>L&rsquo;intellectuel au miroir du genre.</em></strong> Plus radicale encore, la proposition d&rsquo;introduire les femmes et le genre [9] dans le champ de l&rsquo;histoire des <em>intellectuel.les</em> complexifie la d&eacute;finition strictement politique de l&rsquo;intellectuel engag&eacute; et la p&eacute;riodisation classique qui le voit advenir au moment de l&rsquo;Affaire Dreyfus. Les intellectuelles officient d&egrave;s la Renaissance et animent les salons aristocratiques et bourgeois des 17e&nbsp;au 19e&nbsp;si&egrave;cle. Elles se d&eacute;finissent non par leurs engagements, mais par leurs professions intellectuelles. Jetant un pont entre histoire des intellectuels et histoire des femmes, Nicole Racine s&rsquo;est ainsi attach&eacute;e &agrave; rendre visible des figures m&eacute;connus d&rsquo;intellectuelles, mais &eacute;galement &agrave; mettre en lumi&egrave;re l&rsquo;intensit&eacute; des rapports femmes-hommes qui caract&eacute;rise les milieux intellectuels, de l&rsquo;intimit&eacute; du couple jusqu&rsquo;&agrave; la militance partisane et syndicale mixte, en passant par les sociabilit&eacute;s intellectuelles [10].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>L&rsquo;&eacute;criture de l&rsquo;histoire.</em></strong> Nicole Racine se caract&eacute;rise enfin par son rapport immersif et exigeant aux sources. Form&eacute;e &agrave; l&rsquo;histoire des id&eacute;es, Nicole Racine prend au s&eacute;rieux les &eacute;crits politiques (manifestes, articles de presse et revues, litt&eacute;rature interne et grise, ego-documents) dans lesquels elle plonge pour en faire l&rsquo;ex&eacute;g&egrave;se et qu&rsquo;elle cite abondamment. &laquo;&nbsp;<em>Litt&eacute;raire s&rsquo;il en fut</em>&nbsp;&raquo; selon le mot d&rsquo;Odile Rudelle, elle est &eacute;galement &agrave; l&rsquo;aise avec la critique des textes litt&eacute;raires. Pour d&eacute;passer la seule analyse de contenu, retracer des trajectoires biographiques et reconstituer la toile des sociabilit&eacute;s intellectuelles, l&rsquo;historienne part en qu&ecirc;te des archives personnelles (papiers priv&eacute;s, manuscrits non publi&eacute;s, correspondances, journaux intimes), qu&rsquo;elle d&eacute;busque de Paris &agrave; Moscou, de la BnF &agrave; l&rsquo;Imec en passant par les centres d&rsquo;archives publics et priv&eacute;s et les fonds in&eacute;dits que veulent bien lui confier les familles. &laquo;&nbsp;<em>Inventrice d&rsquo;archives</em>&nbsp;&raquo; (Sophie Coeur&eacute;), elle a ainsi constitu&eacute; de remarquables archives de chercheuse, contenant en gigogne, archives dans l&rsquo;archive, celles de ses sujets d&rsquo;&eacute;tudes [11].&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>\r\n<div><em><em><br /></em></em>\r\n<p>[1]&nbsp;Nicole Racine,&nbsp;<em>Les &eacute;crivains communistes en France. 1920-1936</em>, th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle de la FNSP sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond, FNSP, 1963.</p>\r\n<p>[2]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-794a9e94-7fff-32bb-7ba6-462182146534\">Louis Bodin, Nicole Racine,&nbsp;<em>Le Parti communiste fran&ccedil;ais pendant l&rsquo;entre-deux-guerres</em>, Paris, FNSP-Colin, 1972.</span></p>\r\n<p>[3]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;Le comit&eacute; de vigilance des intellectuels antifascistes 1934-1939, antifascisme et pacifisme&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Le mouvement social</em>, 1977, 101, p.&nbsp;87-113.</p>\r\n<p>[4]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;La revue Europe (1923-1939). Du pacifisme rollandien &agrave; l&rsquo;antifascisme compagnon de route&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Mat&eacute;riaux pour l&rsquo;histoire de notre temps</em>, janvier-mars&nbsp;1993, 30, p.&nbsp;21-26 et &laquo;&nbsp;Une revue d&rsquo;intellectuels communistes dans les ann&eacute;es&nbsp;1920&nbsp;:&nbsp;<em>Clart&eacute;</em>&nbsp;(1921-1928)&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 1967, 17-3, p.&nbsp;484-519.</p>\r\n<p><span id=\"docs-internal-guid-b918f7d4-7fff-73c0-287c-a6b43ccb09c1\">[5] Nicole Racine, &laquo;&nbsp;Jacques Robertfrance, homme de revue et d&rsquo;&eacute;dition&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Cahiers de l&rsquo;IHTP</em>,&nbsp;n&deg;&nbsp;20, 1992, p.&nbsp;142-159.</span></p>\r\n<p><span>[6] Nicole Racine (dir.), <em>Pontigny, Royaumont, Cerisy. Au miroir du genre</em>, &Eacute;ditions Le manuscrit, 2008.</span></p>\r\n<p>[7]&nbsp;Nicole Racine, &laquo;&nbsp;L&rsquo;action europ&eacute;enne des PEN Clubs de 1945 aux ann&eacute;es 1960&nbsp;&raquo;&nbsp;<em>in</em>&nbsp;Andr&eacute;e Bachoud, et alii (dir.),&nbsp;<em>Les intellectuels et l&rsquo;Europe de 1945 &agrave; nos jours</em>, Paris, Publications universitaires Paris Diderot, 2000, p.&nbsp;103-120. Nicole Racine, &laquo;&nbsp;La COMES 1958-1969. Une association d&rsquo;&eacute;crivains dans la guerre froide&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>in</em>&nbsp;C.&nbsp;Horel, J.-F.&nbsp;Sirinelli,&nbsp;<em>Culture et guerre froide</em>, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2008, p.&nbsp;281-300.</p>\r\n<p>[8]&nbsp;Michel Trebitsch, Marie-Christine Granjon (dir).,&nbsp;<em>Pour une histoire compar&eacute;e des intellectuels</em>, Bruxelles, Complexe, 1998.</p>\r\n<p>[9]&nbsp;Nicole Racine, Michel Trebitsch,&nbsp;<em>Intellectuelles. Du genre en histoire des intellectuels</em>, Bruxelles, Complexe, 2004.</p>\r\n<p>[10]&nbsp;Nicole Racine &laquo;&nbsp;Portrait d&rsquo;Anne Heurgon-Desjardins,&nbsp;<em>in SIECLE. 100 ans de rencontres intellectuelles de Pontigny &agrave; Cerisy</em>, colloque de Cerisy, Paris, &eacute;ditions de l&rsquo;IMEC, 2005, p.&nbsp;192.</p>\r\n<p>[11]&nbsp;Voir le fonds Nicole Racine, d&eacute;partement archives de Sciences&nbsp;Po, inventaire Flore de Javel.</p>\r\n</div>","title":"Nicole Racine","related_ressources":"<p dir=\"ltr\"><strong>Pour en savoir plus :&nbsp;</strong></p>\r\n<p dir=\"ltr\">Journ&eacute;e d&rsquo;hommages &agrave; Nicole Racine, Archives et &eacute;criture de l&rsquo;histoire. <em>Cahiers Jean-Richard Bloch</em>, n&deg;&nbsp;21, octobre 2015, avec les contributions de Christophe Prochasson, Sophie Coeur&eacute;, Laurent Martin, Marc Lazar, Claude Pennetier, Marie-C&eacute;cile Bouju, Christine Lauri&egrave;re, Romain Ducolombier, Rachel Mazuy, Ludmilla Stern, Michel Dreyfus, Tivadar Gorilovics, Jean-Luc Parodi, Guy Michelat, Louis Bodin, Janine Mossuz-Lavau, Mich&egrave;le Cotta, Odile Gaultier-Voituriez, Flore de Javel, Marie Scot.</p>","slug":"nicole-racine","lang":"fr","excerpt":"Spécialiste de l'histoire des intellectuel.les, Nicole Racine a emprunté un itinéraire original par ses objets, ses questions et ses méthodes, libre et pluriel dans ses appartenances, toujours fidèle à Sciences Po dont elle est l'une des chercheuses pionnières inspirantes.(© Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}],"thumbnail":"000399271.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1937-05-09"},{"id":"146","slug":"annick-percheron","type":"portrait","lastname":"Percheron","firstname":"Annick","format":null,"miniature":"00104425.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>Cross-cutting dialogue.</strong></em> With a background in ancient literature, training in North American approaches to political science and the input of a historian as her thesis supervisor, Annick Percheron&rsquo;s academic career cut across disciplinary and national traditions. Her literary studies and early professional experience as a high school Classics teacher gave her a sensitivity to terminology and language that she put to good use in her research methodology. They also inspired her interest in young people, whom she made her research focus. The mentoring she received from historian Ren&eacute; R&eacute;mond gave Percheron an awareness of chronology and development over time. Finally, she came away from her time as a visiting researcher at the Universities of Chicago and Michigan (1966-1967) with a detailed knowledge of American sociology, psychology and political science and a familiarity with the first empirical studies of children and adolescents.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Political socialisation.</strong></em> Percheron&rsquo;s varying professional, disciplinary and national experiences fed into a ground-breaking research project on the political attitudes of children and teenagers, which she began in the mid-1960s. She devoted a first doctoral thesis to the topic in 1973, a book in 1974 [1] and a state PhD in 1984. Striving to give a voice to these non-subjects of political science, Percheron applied inventive and imaginative research methods: adapting her questionnaires and interviews to suit respondents aged only 10 to 15 years. Her use of projective techniques (&ldquo;I like this&rdquo;, &ldquo;I don&rsquo;t like this&rdquo;) and images gave these typically &ldquo;voiceless&rdquo; members of society a means to express their views, while cross-comparative biographical interviews of both children and parents were a chance for the political scientist to chart &ldquo;family political histories&rdquo;. In this way, Percheron analysed mechanisms behind the transmission of values and identity formation (whether political, religious or gender-related) by various agents of socialisation: families, churches, schools, the state, youth groups, political parties etc. On the other hand, her research also acknowledged the autonomy of young people, viewing them as political agents in their own right.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Generations and periods.</strong></em> Applying qualitative and quantitative approaches in equal measure, Percheron also explored the political influence of age. She devoted numerous studied to the fluctuations of engagement with politics over the course of people&rsquo;s lives and the evolution of their political views with age. She presented these studies at conferences of the l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique from the 1980s onwards [2]. Percheron saw age and generation as factors that contributed to political behaviour. In this, she echoed work being undertaken by historians (not least Ren&eacute; R&eacute;mond) on political generations, which they defined not only in biological and demographic terms, but as a collective experience of exposure to historical events and an ideological climate.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Regions and space.</strong></em> Spurred by her interest in political space as well as time, Percheron founded the Observatoire interr&eacute;gional du politique (OIP) with Alain Lancelot in 1985. She was conscious of the political impact of decentralisation in France, which had begun in the 1970s and intensified from 1980 onwards, particularly with the aid of the Deferre Laws, which enshrined the autonomy of the regional authorities in law [3]. As such, Percheron analysed the emergence of regionalism and the French public&rsquo;s relationship to different strata of the political system, from municipal to European level. In doing so, she brought to light a frequently underestimated diversity of engagement across France. The OIP was pioneering in bioth its subject matter and its survey and sampling methods, which allowed it to reach populations overlooked by traditional surveys (e.g. the unemployed, those not registered to vote and minority groups). Percheron&rsquo;s work with the research centre allowed her to deepen her engagement with the methodological issues that were so central to her own empirical approach and critical analysis.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Director.</strong></em> Having been a graduate student at Sciences Po from 1965 to 1967, Percheron stayed on to complete a research thesis and a PhD there. She was hired as a research assistant at the CEVIPOF in 1967, then as a CNRS research fellow in 1968, before becoming the first female director of not one but two Sciences Po research centres: the OIP from 1985 to 1991 and the CEVIPOF from 1987 to 1991. Her strong personality and academic standing won the respect of colleagues and students alike and earned her the position of deputy director of the Human and Social Sciences Department at the CNRS (1982-1987). Going beyond national borders, Percheron worked to advance transatlantic academic dialogue, building on interactions she had maintained uninterrupted since her first stint as a visiting researcher in the US. She also championed European exchange, contributing to the European Consortium for Political Research.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>\r\n<p dir=\"ltr\">[1] <em>L'univers politique des enfants et des pr&eacute;adolescents&nbsp;: enqu&ecirc;te sur les processus de socialisation politique</em>, doctoral thesis in political science (FNSP/Nanterre) supervised by Ren&eacute; R&eacute;mond, 1973; <em>L&rsquo;univers politique des enfants</em>, Paris, FNSP-Colin, 1974; <em>La socialisation politique dans l'enfance et l'adolescence</em>, state PhD thesis, supervised by Ren&eacute; R&eacute;mond, 1984.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[2]&nbsp;Annick Percheron, \"&Acirc;ge, cycle de vie, g&eacute;n&eacute;ration, p&eacute;riode et comportement &eacute;lectoral\", in Daniel Gaxie (ed.), <em>Explication du vote, un bilan des &eacute;tudes &eacute;lectorales en France</em>, Paris, Presses de FNSP, 1984. Annick Percheron, Ren&eacute; R&eacute;mond (eds.), &Acirc;ge et politique, Paris, Economica, 1991.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[3]&nbsp;Annick Percheron, &laquo; L'opinion et la d&eacute;centralisation, ou la d&eacute;centralisation apprivois&eacute;e &raquo;,&nbsp;<em>Pouvoirs</em>, n&deg;&nbsp;66, p.&nbsp;25-40.</p>","title":"Annick Percheron","related_ressources":"<p><strong>Find out more:</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Nonna Mayer, &laquo;&nbsp;In memoriam&nbsp;: l'apport d'Annick Percheron &agrave; la sociologie&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 1993, 34-1, p.&nbsp;125-133.</li>\r\n<li>Ren&eacute; R&eacute;mond, &laquo;&nbsp;Annick Percheron&nbsp;&raquo;,<em> Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 1994, 44-1, p.&nbsp;127-128.</li>\r\n<li>Annick Percheron, <em>La socialisation politique</em>, Paris, Colin, 1993 (textes r&eacute;unis et pr&eacute;par&eacute;s par Nonna Mayer et Anne Muxel, avec une bibliographie exhaustive des travaux d'Annick Percheron).</li>\r\n</ul>","slug":"annick-percheron","lang":"en","excerpt":"As well as being the first woman to direct the prestigious CEVIPOF (Centre for Political Research at Sciences Po), Annick Percheron pioneered the introduction of the field of political socialisation to French political science. (© Stephanie Samper / Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><strong><em>Dialogues.</em></strong> Initi&eacute;e aux sources de la litt&eacute;rature, form&eacute;e aux rives nord-am&eacute;ricaines de la science politique, encadr&eacute;e par un historien, la trajectoire d&rsquo;Annick Percheron fait dialoguer les traditions disciplinaires et nationales. De sa formation litt&eacute;raire et de ses premiers pas de professeure de lyc&eacute;e en lettres classiques, elle garde une sensibilit&eacute; au vocabulaire et au langage mise &agrave; profit dans ses protocoles d&rsquo;enqu&ecirc;tes, ainsi qu&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t pour la jeunesse, transform&eacute;e en sujet d&rsquo;&eacute;tude. De sa direction de th&egrave;se par l&rsquo;historien Ren&eacute; R&eacute;mond, elle retient une attention au temps et aux &eacute;volutions. De son s&eacute;jour am&eacute;ricain &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Chicago et du Michigan (1966-67), elle rapporte une connaissance fine de la sociologie, de la psychologie et de la science politique am&eacute;ricaines et une familiarit&eacute; avec les premiers travaux empiriques men&eacute;s aupr&egrave;s des enfants et des adolescents.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Socialisation politique.</em></strong> Ces exp&eacute;riences professionnelles, disciplinaires et nationales plurielles nourrissent une recherche pionni&egrave;re entam&eacute;e au mitan des ann&eacute;es&nbsp;1960 sur l&rsquo;univers politique des enfants et des adolescents auquel elle consacre une th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle (1973), de doctorat d&rsquo;&Eacute;tat (1984) ainsi qu&rsquo;un ouvrage (1974) [1]. Afin de redonner la parole &agrave; ces non-sujets de la science politique, Annick Percheron d&eacute;ploie imagination et ing&eacute;niosit&eacute; m&eacute;thodologiques, en adaptant les questionnaires et les entretiens &agrave; des enqu&ecirc;t&eacute;s tout juste &acirc;g&eacute;s de 10 &agrave; 15&nbsp;ans. La technique projective (&laquo;&nbsp;j&rsquo;aime&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;je n&rsquo;aime pas&nbsp;&raquo;) et le recours aux images font entendre la voix de ces &laquo;&nbsp;sans-voix&nbsp;&raquo;, tandis que les entretiens biographiques crois&eacute;s (enfants/parents) et r&eacute;p&eacute;t&eacute;s dans le temps permettent de retracer des &laquo;&nbsp;histoires politiques de famille&nbsp;&raquo;. Sont ainsi analys&eacute;s les m&eacute;canismes de la transmission des valeurs et de la fabrique des identit&eacute;s (politiques, religieuses, de genre) par les agents de socialisation que sont les familles, les &Eacute;glises, l&rsquo;&eacute;cole, l&rsquo;&Eacute;tat, les organisations de jeunesse, les partis, etc., sans nier pour autant l&rsquo;autonomie des jeunes sujets, promus au rang d&rsquo;acteurs &agrave; part enti&egrave;re.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>G&eacute;n&eacute;rations et temps.</em></strong> Recourant indiff&eacute;remment aux m&eacute;thodes qualitatives et quantitatives, Annick Percheron s&rsquo;int&eacute;resse &eacute;galement aux effets politiques de l&rsquo;&acirc;ge. Les fluctuations de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour la chose politique tout au long de la vie et les &eacute;volutions des opinions politiques en fonction de l&rsquo;&acirc;ge font l&rsquo;objet de nombreuses recherches, pr&eacute;sent&eacute;es devant l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique &agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;1980. L&rsquo;&acirc;ge et les g&eacute;n&eacute;rations sont &eacute;rig&eacute;s en facteurs explicatifs des comportements politiques &ndash;&nbsp;en &eacute;cho aux travaux que les historiens, au premier rang desquels Ren&eacute; R&eacute;mond, consacrent aux g&eacute;n&eacute;rations politiques, d&eacute;finies non plus seulement comme des notions biologiques et d&eacute;mographiques, mais comme une exp&eacute;rience collective d&rsquo;exposition &agrave; des &eacute;v&eacute;nements historiques et &agrave; un climat id&eacute;ologique.&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>R&eacute;gions et espace.</em> </strong>Sensible au temps comme &agrave; l&rsquo;espace du politique, Annick Percheron fonde l&rsquo;Observatoire interr&eacute;gional du politique (OIP) avec Alain Lancelot en&nbsp;1985. Consciente des effets politiques de la d&eacute;centralisation engag&eacute;e dans les ann&eacute;es 1970 et acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e &agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;1980 [2], notamment par les lois Defferre, elle analyse l&rsquo;&eacute;mergence du fait r&eacute;gional [3], les rapports des Fran&ccedil;ais aux diff&eacute;rentes &eacute;chelles du politique, de la commune &agrave; l&rsquo;Europe, et met au jour une diversit&eacute; souvent sous-estim&eacute;e. Laboratoire pionnier par son objet, l&rsquo;OIP l&rsquo;est &eacute;galement par sa m&eacute;thodologie de sondage et d&rsquo;&eacute;chantillonnage permettant de saisir des populations invisibilis&eacute;es par les enqu&ecirc;tes classiques (ch&ocirc;meurs, non-inscrits, populations minoritaires). Sont ainsi approfondies les questions de m&eacute;thode si centrales dans la d&eacute;marche empirique et la r&eacute;flexion critique d&rsquo;Annick Percheron.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Directrice.</em> </strong>&Eacute;tudiante au Troisi&egrave;me cycle d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Sciences&nbsp;Po en 1965-67, Annick Percheron y fait sa th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle, puis de doctorat. Recrut&eacute;e au CEVIPOF comme assistante de recherche en&nbsp;1967, puis comme attach&eacute;e de recherche CNRS en&nbsp;1968, elle devient la premi&egrave;re femme &agrave; diriger non pas un, mais deux laboratoires de Sciences&nbsp;Po &ndash; l&rsquo;OIP de&nbsp;1985 &agrave; 1991 et le CEVIPOF de 1987 &agrave; 1991. Respect&eacute;e par ses coll&egrave;gues et ses &eacute;l&egrave;ves, sa forte personnalit&eacute; et son rayonnement scientifique lui valent d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute;e directrice adjointe du d&eacute;partement des sciences de l&rsquo;homme et de la soci&eacute;t&eacute; du CNRS (1982-1987). Par-del&agrave; les fronti&egrave;res, Annick Percheron a &eacute;galement &oelig;uvr&eacute; au dialogue scientifique transatlantique, ininterrompu depuis son premier s&eacute;jour am&eacute;ricain, et &agrave; la conversation savante europ&eacute;enne au sein du Consortium europ&eacute;en pour la recherche politique.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><em><br /></em></div>\r\n<div>[1]<em> L'univers politique des enfants et des pr&eacute;adolescents&nbsp;: enqu&ecirc;te sur les processus de socialisation politique</em>, th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle de science politique (FNSP/Nanterre) sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond, 1973&nbsp;;<em> L&rsquo;univers politique des enfants</em>, Paris, FNSP-Colin, 1974&nbsp;;<em> La socialisation politique dans l'enfance et l'adolescence</em>, th&egrave;se de doctorat d&rsquo;&Eacute;tat, sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond, 1984.</div>\r\n<div>[2]&nbsp;Annick Percheron, &laquo;&nbsp;&Acirc;ge, cycle de vie, g&eacute;n&eacute;ration, p&eacute;riode et comportement &eacute;lectoral&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Daniel Gaxie (dir.),<em> Explication du vote, un bilan des &eacute;tudes &eacute;lectorales en France</em>, Paris, Presses de FNSP, 1984. Annick Percheron, Ren&eacute; R&eacute;mond (dirs.), <em>&Acirc;ge et politique</em>, Paris, Economica, 1991.</div>\r\n<div>[3]&nbsp;Annick Percheron, &laquo; L'opinion et la d&eacute;centralisation, ou la d&eacute;centralisation apprivois&eacute;e &raquo;, <em>Pouvoirs</em>, n&deg;&nbsp;66, p.&nbsp;25-40.</div>","title":"Annick Percheron","related_ressources":"<p><strong>En savoir plus :</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Nonna Mayer, &laquo;&nbsp;In memoriam&nbsp;: l'apport d'Annick Percheron &agrave; la sociologie&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 1993, 34-1, p.&nbsp;125-133.</li>\r\n<li>Ren&eacute; R&eacute;mond, &laquo;&nbsp;Annick Percheron&nbsp;&raquo;,<em>&nbsp;Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 1994, 44-1, p.&nbsp;127-128.</li>\r\n<li>Annick Percheron,&nbsp;<em>La socialisation politique</em>, Paris, Colin, 1993 (textes r&eacute;unis et pr&eacute;par&eacute;s par Nonna Mayer et Anne Muxel, avec une bibliographie exhaustive des travaux d'Annick Percheron).</li>\r\n</ul>","slug":"annick-percheron","lang":"fr","excerpt":"Première femme à diriger le prestigieux Centre d’étude de la vie politique française (CEVIPOF, aujourd’hui Centre de recherches politiques de Sciences Po), Annick Percheron est également pionnière par l’introduction du domaine d’étude de la socialisation politique dans la science politique française. (© Stephanie Samper / Sciences Po)\r\n"}],"thumbnail":"00104425.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1937-06-14"},{"id":"137","slug":"georges-tapinos","type":"portrait","lastname":"Tapinos","firstname":"Georges","format":null,"miniature":"vignette_georges_tapinos.jpg","translations":[{"text":"","title":"Georges Tapinos","related_ressources":"","slug":"georges-tapinos","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo; <strong>&Eacute;conomiste de formation, d&eacute;mographe par profession</strong>&nbsp;[1] &raquo;. Georges Tapinos &laquo; doit beaucoup&nbsp;[2] &raquo; &agrave; ses ma&icirc;tres, Louis Chevalier et Jean Bourgeois-Pichat, le premier, professeur au Coll&egrave;ge de France et &agrave; Sciences Po, le second, directeur de l&rsquo;INED, ainsi qu&rsquo;&agrave; une rencontre, celle de Jean-Claude Casanova qui l&rsquo;oriente vers l&rsquo;agr&eacute;gation de sciences &eacute;conomiques et l&rsquo;installe &agrave; l&rsquo;IEP en 1973. Il est donc &agrave; cheval sur deux institutions, Sciences Po, dont il est dipl&ocirc;m&eacute; puis professeur, et l&rsquo;INED, dont il est un fid&egrave;le collaborateur et chercheur depuis 1964. De l&rsquo;&eacute;pique &laquo; marche vers l&rsquo;Ouest&nbsp;[3] &raquo; de sa famille grecque de Turquie, Georges Tapinos h&eacute;rite un int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;histoire des migrations internationales auxquelles il consacre sa th&egrave;se en 1973. De sa formation d&rsquo;&eacute;conomiste, il retient une passion pour l&rsquo;histoire de la pens&eacute;e &eacute;conomique, en particulier l&rsquo;&eacute;cole lib&eacute;rale fran&ccedil;aise dont il collectionne, en bibliophile &eacute;rudit, les ouvrages (Cantillon, Quesnay, Say et Leroy-Beaulieu). Savant biface, collaborant &agrave; Sciences Po et &agrave; l&rsquo;INED, il d&eacute;veloppera la discipline pionni&egrave;re de la d&eacute;mographie &eacute;conomique, appliquant les th&eacute;ories &eacute;conomiques et les m&eacute;thodes &eacute;conom&eacute;triques aux variables d&eacute;mographiques, conscient &laquo; qu'il n'y avait pas que les chiffres, [mais] qu'il y avait aussi les chiffres&nbsp;[4] &raquo;. Tapinos sera surtout un militant de la pluridisciplinarit&eacute;, &agrave; l&rsquo;image de son objet d&rsquo;&eacute;tude, les ph&eacute;nom&egrave;nes migratoires, dont la complexit&eacute; requiert la mobilisation de l&rsquo;&eacute;conomie et de la d&eacute;mographie, mais &eacute;galement de l&rsquo;histoire, de la science politique et de la sociologie.<br /><br /><strong>Le fondateur du DEA de d&eacute;mographie &eacute;conomique de Sciences Po</strong>. Entrepreneur scientifique, Georges Tapinos a fond&eacute; en 1977 le premier programme d&rsquo;enseignement et la premi&egrave;re formation doctorale de d&eacute;mographie &eacute;conomique en France, &agrave; Sciences Po. D&rsquo;abord simple option du DEA d&rsquo;&eacute;conomie appliqu&eacute;e (au m&ecirc;me titre que celles de Jean-Claude Casanova et de Jean-Jacques Rosa) du Troisi&egrave;me Cycle de l&rsquo;IEP, le programme devient autonome en 1989 et s&rsquo;impose comme un p&ocirc;le d&rsquo;excellence sur la place de Paris pour la formation des jeunes d&eacute;mographes et comme une v&eacute;ritable &laquo; &eacute;cole de formation &raquo; de l&rsquo;INED. L&rsquo;orientation internationale du DEA est assur&eacute;e non seulement par l&rsquo;objet m&ecirc;me de la discipline, mais par l&rsquo;insertion dans un r&eacute;seau international, avec invitation des meilleurs d&eacute;mographes et &eacute;conomistes &eacute;trangers et envoi de jeunes chercheurs dans des laboratoires &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. S&rsquo;y pressent des g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;tudiants de toutes nationalit&eacute;s (postcoloniaux notamment), appel&eacute;s &agrave; embrasser des carri&egrave;res de chercheurs ou d&rsquo;experts en d&eacute;mographie &eacute;conomique &agrave; travers le monde. Pourtant, en d&eacute;pit de sa renomm&eacute;e internationale, le DEA ne survivra pas &agrave; la disparition brutale de Georges Tapinos en 2000, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 60 ans.<br /><br />&laquo; <strong>Cosmopolite mais solidement ancr&eacute; dans les milieux culturels fran&ccedil;ais</strong>&nbsp;[5] &raquo;, Georges Tapinos est un voyageur imp&eacute;nitent. &laquo; Sa vitesse de d&eacute;placement, ses continuels changements de plan de voyage [sont] l&eacute;gendaires. Sa mobilit&eacute; est une hygi&egrave;ne de vie&nbsp;[6] &raquo;. L&rsquo;homme enseigne aux &Eacute;tats-Unis, &agrave; Berkeley, mais &eacute;galement en Am&eacute;rique latine, coordonne des projets de recherche en Afrique et multiplie les missions d&rsquo;expertise et d&rsquo;&eacute;valuation aux quatre coins du monde. Son activit&eacute; internationale le place au c&oelig;ur des r&eacute;seaux transnationaux de la d&eacute;mographie et du d&eacute;veloppement : entre 1981 et 1989, il occupe les fonctions de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Union internationale pour l&rsquo;&eacute;tude scientifique de la population ; il sera &eacute;galement consultant pour la FAO, l&rsquo;ONU et l&rsquo;OCDE. Sa r&eacute;putation internationale accompagne la traduction de son manuel de d&eacute;mographie en plusieurs langues, le lancement de la prestigieuse collection des International Studies in Demography (Oxford University Press) et la dispersion de ses disciples et amis&nbsp;[7] &agrave; travers le monde.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Massimo Livi Bacci, in Fran&ccedil;ois H&eacute;ran, Massimo Livi Bacci, Ronald Lee, &laquo; Hommage &agrave; Georges-Photios Tapinos &raquo;, <em>Population</em>, 55-6, 2000 p.&nbsp;879-885.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Georges Tapinos, Notes du discours de remerciement prononc&eacute; &agrave; sa r&eacute;ception dans l'Ordre du M&eacute;rite. (texte du 20 octobre 1998). <a href=\"http://www.cabannes.org/tapinos.htm\">http://www.cabannes.org/tapinos.htm</a>.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Idem.</p>\r\n<p>[4] Idem</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Massimo Livi Bacci, in Fran&ccedil;ois H&eacute;ran, Massimo Livi Bacci, Ronald Lee, &laquo; Hommage &agrave; Georges-Photios Tapinos &raquo;, <em>Population</em>, 55-6, 2000 p.&nbsp;879-885.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Idem.</p>\r\n<p>[7] Parmi ses &eacute;l&egrave;ves et disciples, Antoine Bommier, Didier Blanchet, Mickael Grimm.</p>","title":"Georges Tapinos","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Jacques Vallin, Vice-Pr&eacute;sident de l&rsquo;IUSSP. <em>N&eacute;crologie de Georges Tapinos</em>. Site de l&rsquo;IUSSP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;<a href=\"http://www.archive-iussp.org/Announcements/9obit_tapinos.php\">http://www.archive-iussp.org/Announcements/9obit_tapinos.php</a></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Georges Tapinos, Notes du discours de remerciements prononc&eacute; &agrave; sa r&eacute;ception dans l'Ordre du M&eacute;rite. (texte du 20 octobre 1998). <a href=\"http://www.cabannes.org/tapinos.htm\">http://www.cabannes.org/tapinos.htm</a></li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Fran&ccedil;ois H&eacute;ran, Massimo Livi Bacci, Ronald Lee, &laquo; Hommage &agrave; Georges-Photios Tapinos&nbsp;&raquo;, <em>Population</em>, 55-6, 2000, p.&nbsp;879-885.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Merci &agrave; Jean-Pierre Cabannes pour sa pr&eacute;cieuse collaboration.</li>\r\n</ul>","slug":"georges-tapinos","lang":"fr","excerpt":"Père du DEA de démographie économique, Georges Tapinos a introduit à l’IEP une spécialité rayonnante à l’étranger et a ainsi contribué à la réputation internationale de Sciences Po.(©DR)"}],"thumbnail":"Portrait_tapinos.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1940-01-01"},{"id":"31","slug":"l-elsp-vichy-et-l-occupation","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Les ann&eacute;es 1940 sont des &laquo;&nbsp;ann&eacute;es noires&nbsp;&raquo; pour l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. &Agrave; la Lib&eacute;ration, l&rsquo;&eacute;tablissement est mis en accusation. Dans un Paris occup&eacute; par les Allemands, fallait-il rouvrir l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;? Dans la confusion qui entoure la chute de la R&eacute;publique, fallait-il s'accommoder du r&eacute;gime de Vichy ill&eacute;gitime et ill&eacute;gal, autoritaire et collaborateur&nbsp;? Enfin, l&rsquo;&Eacute;cole libre doit-elle &ecirc;tre tenue pour responsable de la d&eacute;mission collective des &eacute;lites administratives et politiques qu&rsquo;elle a contribu&eacute; &agrave; former&nbsp;? Le proc&egrave;s politique conduisant &agrave; la nationalisation a bien eu lieu.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;ELSP et l&rsquo;administration allemande.</em></strong>&nbsp;Juin-Juillet&nbsp;1940, la France est envahie, Paris est occup&eacute; par la Wehrmacht. Le 26&nbsp;juillet, l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, centre potentiel de r&eacute;sistance patriotique, est ferm&eacute;e par les autorit&eacute;s allemandes. Apr&egrave;s perquisition et saisie d'ouvrages de la biblioth&egrave;que, apr&egrave;s n&eacute;gociations avec le directeur-adjoint, Roger Seydoux, et le pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration, Paul Tirard, soucieux d&rsquo;&eacute;tablir des &laquo;&nbsp;<em>relations correctes</em> [1]&nbsp;&raquo; avec l&rsquo;occupant et de maintenir une activit&eacute; normale, l&rsquo;&Eacute;cole rouvre ses portes en octobre&nbsp;1940. Ses repr&eacute;sentants ont &eacute;t&eacute; somm&eacute;s de donner des gages aux Allemands : le curriculum doit &ecirc;tre adapt&eacute; [2]&nbsp;; le corps enseignant &eacute;pur&eacute; de ses professeurs anti-allemands et juifs&nbsp;[3] et renforc&eacute; de personnalit&eacute;s approuv&eacute;es ; les &eacute;tudiants invit&eacute;s &agrave; ne pas se m&ecirc;ler de politique [4]. Dans les faits, l&rsquo;&Eacute;cole ne se plie que marginalement aux exigeances allemandes.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><strong><em>L&rsquo;ELSP et Vichy.</em></strong>&nbsp;Plus complexe est le rapport &agrave; Vichy o&ugrave; se pressent des amis de longue date, mobilis&eacute;s dans les ann&eacute;es 1930 pour contrer la tentative de nationalisation du Front populaire. Parmi eux, Philippe P&eacute;tain, membre du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole depuis 1934 et titulaire d&rsquo;un cours sur la D&eacute;fense nationale depuis les ann&eacute;es 1930. Le Conseil d&rsquo;administration [5]&nbsp;et le corps des professeurs [6] de l&rsquo;&Eacute;cole comptent des mar&eacute;chalistes. L&rsquo;&Eacute;cole offrira sa tribune aux thurif&eacute;raires du r&eacute;gime, tels Jean Bichelonne et Jean Borotra. C&ocirc;t&eacute; &eacute;tudiants, la &laquo;&nbsp;corpo&nbsp;&raquo; est active dans l&rsquo;organisation du Service civique rural. D&eacute;but 1943, avec l&rsquo;occupation de la zone sud et l&rsquo;essor de la r&eacute;sistance, les rapports se tendent et se distendent&nbsp;: Joseph Barth&eacute;l&eacute;my est d&eacute;mis de son cours &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;; Abel Bonnard [7], ministre de l&rsquo;&eacute;ducation, et Pierre Laval accusent l&rsquo;&Eacute;cole de &laquo;&nbsp;<em>sympathies gaullistes et anglo-saxonnes</em> [8]. &raquo;</div>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;ELSP et la R&eacute;sistance.</em></strong>&nbsp;Somm&eacute;e &agrave; la Lib&eacute;ration de justifier sa conduite, la direction de l&rsquo;ELSP pr&eacute;sente un dossier &agrave; d&eacute;charge. L&rsquo;ouverture en&nbsp;1940 d&rsquo;une antenne en zone libre &agrave; Lyon, puis d&rsquo;une filiale &agrave; Alger en&nbsp;1942 accueillant les &eacute;tudiants et professeurs interdits d&rsquo;&eacute;tudes et d&rsquo;enseignement, et facilitant les contacts avec la R&eacute;sistance, le renvoi de Joseph Barth&eacute;l&eacute;my et <em>a contrario</em> le maintien en poste de Jules Basdevant, la mauvaise humeur de Bonnard et de Laval contre l&rsquo;&Eacute;cole, le refus de livrer les &eacute;tudiants au STO quitte &agrave; falsifier les registres d&rsquo;inscription et &agrave; fournir des faux papiers, enfin et surtout l&rsquo;activit&eacute; r&eacute;sistante incontestable de Roger Seydoux [9], et de certains professeurs et &eacute;tudiants, contribuent &agrave; prot&eacute;ger l&rsquo;&Eacute;cole.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Vichy, un enjeu de m&eacute;moire.</em></strong>&nbsp;Cette p&eacute;riode douloureuse de l&rsquo;histoire de France et de l&rsquo;histoire de l&rsquo;&Eacute;cole a &eacute;t&eacute; longtemps pass&eacute;e sous silence. C&rsquo;est pourtant &agrave; Sciences Po, institution pionni&egrave;re de l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent, que se tient en&nbsp;1970 le premier grand colloque sur Vichy, ouvrant la voie &agrave; la recherche historique sur ce &laquo;&nbsp;<em>pass&eacute; qui ne passe pas</em> [10]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-66, Dr1 Relations avec les autorit&eacute;s d'occupation, &laquo;&nbsp;Note pour le mar&eacute;chal P&eacute;tain sur la situation actuelle de l'&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, 28/08/1940, non envoy&eacute;e.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Le cours sur la D&eacute;fense nationale est suspendu&nbsp;; un cours sur l&rsquo;Allemagne contemporaine est cr&eacute;&eacute; et confi&eacute; &agrave; Jacques Benoist-M&eacute;chin, qui ne l&rsquo;assumera pas et sera remplac&eacute; par Ren&eacute; Dupuy&nbsp;; l&rsquo;instruction physique est rendue obligatoire&nbsp;; des cours d&rsquo;&eacute;conomie dirig&eacute;e sont propos&eacute;s. Les sujets d&rsquo;oraux d&eacute;rivent de l&rsquo;actualit&eacute;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] La plupart des enseignants vis&eacute;s restent en place, certains partent enseigner &agrave; l'antenne de Lyon en zone libre ou quittent la France pour rejoindre Londres ou l&rsquo;Afrique du Nord.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] 1SP-66, Dr2, Lettre &agrave; M.&nbsp;Le&nbsp;Recteur (Carcopino), 14/02/1941, sur les &laquo;&nbsp;troubles du 11 novembre 1940&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Au CA de l&rsquo;ELSP en 1940&nbsp;: Pierre-Eug&egrave;ne Fournier en charge de l&rsquo;aryanisation des entreprises fran&ccedil;aises, George Pichat directeur du Secours National. Pressenti, George Ripert, ministre de l&rsquo;&eacute;ducation nationale de Vichy, si&egrave;gera finalement au Conseil de la Fondation Emile Boutmy.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Raphael Alibert et Joseph Barth&eacute;l&eacute;my, professeurs de droit et ministres de la Justice de P&eacute;tain, Henri Davezac ou Auguste Detoeuf, Gilbert Gidel, recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] 1SP-66, Dr4, Relations avec l&rsquo;&Eacute;tat, l&rsquo;Affaire Bonnard, Entretien de M.&nbsp;Abel Bonnard et de M.&nbsp;Roger Seydoux, 18/05/1943.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] 1SP-66, Dr4, Relations avec l&rsquo;&Eacute;tat, Lettre de janvier 1944 du chef de cabinet de Laval au chef du cabinet de Bichelonne cit&eacute;e dans &laquo;&nbsp;Note sur l&rsquo;attitude de l&rsquo;&Eacute;cole depuis 1940&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] L&rsquo;ELSP abrite &agrave; plusieurs reprises des r&eacute;unions clandestines et des ateliers d&rsquo;imprimerie clandestins.&nbsp;</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] E. Conan, H. Rousso, <em>Vichy, un pass&eacute; qui ne passe pas</em>, Paris, Fayard, 1994.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’ELSP, Vichy et l'Occupation ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales,</em> 86-1,1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir HAZAREESINGH (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>SOURCES</strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques par Pierre Rain. Suivi de l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"l-elsp-vichy-et-l-occupation","lang":"fr","excerpt":"Les historiens ont dressé un tableau tout en nuances de la période sombre de l’Occupation."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"38","image":"450px-De_Gaulle_-_a_tous_les_Francais.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Affiches \"à tous les Français\" - \"Révolution nationale\" (©Gallica/BNF-R. Vachet/ Wikimedia Commons)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"3"},{"brick_id":"29"},{"brick_id":"143"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1940-01-01"},{"id":"32","slug":"la-grande-reforme-pedagogique","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Les ruptures ne sont pas toujours l&agrave; o&ugrave; on les attend. En&nbsp;1945, les noms ont chang&eacute;, les statuts ont &eacute;t&eacute; modifi&eacute;s, les missions ont &eacute;volu&eacute;, mais l&rsquo;identit&eacute; du Sciences Po de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre est pourtant le produit des r&eacute;formes &eacute;labor&eacute;es par... l&rsquo;&Eacute;cole libre. &Eacute;tonnante long&eacute;vit&eacute; des r&eacute;formes &eacute;bauch&eacute;es en pleine tourmente. Surprenante continuit&eacute; des projets et des acteurs avant et apr&egrave;s&nbsp;1945.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>De nouvelles conditions d&rsquo;acc&egrave;s.</em></strong>&nbsp;Les dirigeants de l&rsquo;ELSP ne sont pas rest&eacute;s sourds aux critiques d&rsquo;&eacute;litisme et d&rsquo;amateurisme formul&eacute;es &agrave; leur encontre dans les ann&eacute;es&nbsp;1930. Forc&eacute;s de r&eacute;agir, ils r&eacute;pliquent par une s&eacute;rie de r&eacute;formes qui dessinent durablement les contours du Sciences Po d&rsquo;apr&egrave;s-guerre. Le comit&eacute; de perfectionnement [1]&nbsp;qui se r&eacute;unit sous la pr&eacute;sidence d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried s&rsquo;attaque d&rsquo;abord &agrave; l&rsquo;&eacute;pineuse question de la s&eacute;lection et du niveau des &eacute;tudiants. Jusqu&rsquo;en&nbsp;1931, l&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ELSP a &eacute;t&eacute; libre. Ni dipl&ocirc;me, ni examen pr&eacute;alable n&rsquo;en filtraient l&rsquo;acc&egrave;s. Mais l'exigence du baccalaur&eacute;at impos&eacute;e depuis&nbsp;1931 suffit-elle &agrave; faire taire les soup&ccedil;ons de m&eacute;diocrit&eacute; des &eacute;tudiants&nbsp;?</p>\r\n<p align=\"left\"><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Scolariser&nbsp;</em>[2]&nbsp;</strong><strong><em>&raquo; la scolarit&eacute;.</em></strong>&nbsp;Il faut d'abord structurer et encadrer les &eacute;tudes, au suivi jusqu&rsquo;alors tr&egrave;s lib&eacute;ral. Fini le cursus en deux ans r&eacute;serv&eacute; aux licenci&eacute;s et aux &eacute;l&egrave;ves des grandes &eacute;coles&nbsp;: le r&eacute;gime des trois ann&eacute;es &ndash;&nbsp;align&eacute; sur celui des facult&eacute;s&nbsp;&ndash; est impos&eacute; &agrave; tous. Fini &eacute;galement, le tourisme scolaire&nbsp;: les conf&eacute;rences de m&eacute;thode seront obligatoires durant l&rsquo;ensemble de la scolarit&eacute;. Enfin et surtout, l&rsquo;architecture du dipl&ocirc;me est enti&egrave;rement repens&eacute;e. Innovation majeure, l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;paratoire, l&rsquo;AP, soumet les jeunes bacheliers &agrave; une initiation commune et sert de sas d&rsquo;entr&eacute;e dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Sorte de prop&eacute;deutique, son programme est con&ccedil;u pour poser les bases g&eacute;n&eacute;ralistes sur lesquelles reposeront les enseignements plus sp&eacute;cialis&eacute;s des sections&nbsp;: l&rsquo;histoire, l&rsquo;&eacute;conomie et le droit public forment l&rsquo;incontournable triptyque qui m&egrave;ne au dipl&ocirc;me de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>S&eacute;lectionner.&nbsp;</em></strong>Il faut encore rendre les examens plus difficiles. Si Boutmy se m&eacute;fait d&rsquo;une scolarit&eacute; domin&eacute;e par le bachotage, s&rsquo;il avait repouss&eacute; au maximum le moment de la sanction, la croissance du nombre d&rsquo;&eacute;tudiants et la nouvelle exigence d&rsquo;excellence imposent une s&eacute;lection plus rigoureuse. Une premi&egrave;re barri&egrave;re, redoutable et redout&eacute;e, est &eacute;rig&eacute;e &agrave; la fin de la premi&egrave;re ann&eacute;e&nbsp;: v&eacute;ritable examen d&rsquo;entr&eacute;e, compos&eacute; d&rsquo;un &eacute;crit, de trois oraux et d&rsquo;une note de conf&eacute;rence, il permet d&rsquo;&eacute;cr&eacute;mer ceux qu&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;admission laxiste avait laiss&eacute; passer. Le niveau du dipl&ocirc;me, qui sanctionne la troisi&egrave;me ann&eacute;e d'&eacute;tudes, est enfin relev&eacute; par une &eacute;preuve orale devant un grand jury.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Laboratoire p&eacute;dagogique.</em></strong>&nbsp;Le tournant des ann&eacute;es&nbsp;1930-40 est un grand moment de r&eacute;flexion p&eacute;dagogique et intellectuelle, refl&eacute;tant les mutations des sciences sociales et des disciplines. L&rsquo;&Eacute;cole libre tient lieu de laboratoire o&ugrave; sont lanc&eacute;s les grands cours qui dominent l&rsquo;imm&eacute;diat apr&egrave;s-guerre&nbsp;: <em>histoire g&eacute;n&eacute;rale</em> de Pierre Renouvin, <em>histoire &eacute;conomique et sociale</em> de Charles Moraz&eacute;, <em>histoire des id&eacute;es politiques</em> de Jean-Jacques Chevallier, <em>g&eacute;ographie &eacute;conomique</em> et <em>&eacute;changes internationaux</em> d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried. Le contenu des enseignements d&rsquo;&eacute;conomie est red&eacute;fini pour enseigner non &laquo;&nbsp;<em>une doctrine, mais les doctrines&nbsp;</em>&raquo; et pour r&eacute;pondre &agrave; la sp&eacute;cialisation grandissante de la discipline&nbsp;: le tr&egrave;s lib&eacute;ral Cl&eacute;ment Colson c&egrave;de sa place au non moins lib&eacute;ral jeune inspecteur des finances Jacques Rueff&nbsp;; Ga&euml;tan Pirou enseigne <em>l&rsquo;&eacute;conomie lib&eacute;rale et l&rsquo;&eacute;conomie dirig&eacute;e </em>; le statisticien Alfred Sauvy et l'inspecteur des finances Fran&ccedil;ois Bloch-La&icirc;n&eacute; rejoignent le corps enseignant.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Preuve ultime de sa mutation, l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques se lie en 1941 par convention &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Andr&eacute; Siegfried est entour&eacute; d&rsquo;une demi-douzaine de membres de l'ELSP dont Roger Seydoux, Jacques Chapsal, Pierre Rain, Pierre Renouvin, Jacques Belin, le conseiller d'&Eacute;tat Herv&eacute; Detton, l'inspecteur des finances Louis Formery et Jacques Berthoud de la Cour des Comptes.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 2SP-62, Dr3, Brochure, ELSP, Bulletin 1940-41.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La grande réforme pédagogique ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir HAZAREESINGH (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>","slug":"la-grande-reforme-pedagogique","lang":"fr","excerpt":"Jusqu’aux années 1990, Sciences Po doit l’architecture de sa scolarité et de son diplôme aux réflexions engagées en... 1940. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"44","image":"3_structures.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"L'entrée du 27 rue Saint Guillaume (© Studio Chevojon)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"56"},{"brick_id":"98"},{"brick_id":"120"},{"brick_id":"45"},{"brick_id":"47"},{"brick_id":"121"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1940-01-01"},{"id":"147","slug":"marie-france-toinet","type":"portrait","lastname":"Toinet","firstname":"Marie-France","format":null,"miniature":"00204137.jpg","translations":[{"text":"<p dir=\"ltr\"><em><strong>The American.</strong></em> With a baccalaureate diploma under her belt and a school exchange to Wilmington, Delaware firmly in her sights, Marie-France Toinet left for the United States in 1959 at the age of 17 and never fully returned. After graduating from Sciences Po (1963, General Section), she completed her PhD in 1969 under the supervision of Ren&eacute; R&eacute;mond.&nbsp; Her thesis topic was Georges Boris [2], the journalist, economist, advisor to Leon Blum and advocate for a French &ldquo;New Deal&rdquo; experiment and <em>Roosevelt Revolution</em> (as his 1934 book was titled).&nbsp; Following in Boris&rsquo; footsteps, Toinet too took herself off to America, studying at Berkeley and Harvard before joining the United States section of the former Centre for Studies of International Relations (CERI, now the Centre for International Studies) in 1970. Thanks to her frequent trips to the United States and her first-hand knowledge of the American political system, Toinet was one of the few French women to be invited to lecture at universities like Michigan, Irvine, Iowa, Yale, and NYU, and to be welcomed into political circles as a Congressional Fellow. Determined to remedy France&rsquo;s hazy knowledge of the United States, Toinet promoted and encouraged new research into the country.&nbsp; She also worked to expand the circle of &ldquo;Americanists&rdquo; (specialists in American history and politics) within the CERI at Sciences Po and the French Society for North American Studies and the French Association of American Studies. Toinet was keen to dispel the persistent myths of a supposed American enemy, an issue to which she had devoted an entire book [3]. Throughout her career, she ensured that the results of this research would be widely accessible in columns in the major French newspapers.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Institutions.</strong></em> From her first essays on the US Congress, published in <em>Le Congr&egrave;s des &Eacute;tats-Unis</em> (1970 and 1972), to her final opuses <em>Le syst&egrave;me politique des &Eacute;tats-Unis</em> (1990) and <em>La pr&eacute;sidence am&eacute;ricaine</em> (1996), Toinet&rsquo;s work bought France&rsquo;s understanding of US political institutions up to date and broke down the prevailing theories of American political science. Running contrary to the liberal support for federalism, she brought to light the power of central government&nbsp;[4] and the paradoxes of Ronald Reagan&rsquo;s authoritarian free market capitalism. Although she was a lawyer, Toinet exposed the political role and underestimated power of the American judiciary by decoding Supreme Court jurisprudence [5].&nbsp; Unafraid to strike out into the fields of economics and sociology, she also explored the long history of state intervention in the construction of the economic market and economic and social regulation [6]. In addition, she analysed the labour market and trade unions, institutions that were often overlooked in similar research, as well as social divisions, urban ghettos and issues of race and gender.&nbsp; Her book <em>La chasse aux sorci&egrave;res.</em> <em>Le maccarthysme</em> (1984), particular notable for its wide-ranging bibliography, is a prescient analysis of Marcathyism as a school of thought that sowed the seeds for contemporary populism and religious neo-conservatism. Finally, building on comparative approaches, Toinet&rsquo;s research fruitfully contrasted French and American interpretations of voting, abstention, bureaucracy and presidentialism [7].&nbsp;&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Activist.</strong></em> A Republican centralist, as she liked to call herself, who endorsed the Socialist Party, Marie-France Toinet was also a defender of research, researchers and staff at Sciences Po. Elected as a staff representative, she sat on the FNSP Board of Directors virtually uninterrupted from the end of the 1970s until her death.&nbsp; She was capable of making things difficult for her colleagues, IEP director Alain Lancelot and FNSP President Ren&eacute; R&eacute;mond, what with her thorough understanding of budgetary matters and her incisive contributions to the debates around a staff wage freeze and opaque salary bands, a lack of new jobs being created, the early vagaries of digitisation and, finally, tuition fees rises.&nbsp; In meetings, as in her research, Toinet was pure &ldquo;passion, commitment, integrity&rdquo; (Schonfeld).&nbsp;&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em>Marie Scot &copy; all rights reserved</em></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><br /></em></p>\r\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[1] Pierre Hassner, Fran&ccedil;ois Weil, Suzanne Berger, Theodore J.&nbsp;Lowi, Sidney Tarrow, Stanley Hoffmann, &ldquo;In Memoriam: Marie-France Toinet&rdquo;, <em>French Politics and Society</em>, 13-3, Summer 1995, p.&nbsp;75-88.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[2]&nbsp;Marie-France Toinet, <em>George Boris (1888-1960), un socialiste humaniste</em>, Paris, Hachette, 1973.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[3]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-d7df583c-7fff-8e9a-f3bf-a3f45b590a52\"><span>Denis Lacorne, Jacques Rupnik, Marie-France Toinet, </span><em>L&rsquo;Am&eacute;rique dans les t&ecirc;tes. Un si&egrave;cle de fascination et d&rsquo;aversion</em><span>, Paris, Hachette, 1984.</span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span><span>[4]&nbsp;Marie-France Toinet, <em>L&rsquo;&Eacute;tat en Am&eacute;rique</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 1989 [Presses de la FNSP].</span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span><span>[5]&nbsp;Marie-France Toinet, <em>La Cour Supr&ecirc;me am&eacute;ricaine. Les grands arr&ecirc;ts</em>, Nancy, PUN, 1989.</span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span><span>[6]&nbsp;Marie-France Toinet, <em>Le lib&eacute;ralisme &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine. L&rsquo;&Eacute;tat et le march&eacute;</em>, Paris, Economica, 1989.</span></span></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><span><span>[7]&nbsp;Fran&ccedil;ois Subileau, Marie-France Toinet, <em>Les chemins de l&rsquo;abstention. Une comparaison franco-am&eacute;ricaine</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 1993 (AFSP 1989). Marie-France Toinet, <em>La morale bureaucratique. Perspectives transatlantiques et franco-am&eacute;ricaines</em>, CERI, 1988.</span></span></p>","title":"Marie-France Toinet","related_ressources":"<p dir=\"ltr\"><strong>Find out more:&nbsp;</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Pierre Hassner, Fran&ccedil;ois Weil, Suzanne Berger, Theodore J. Lowi, Sidney Tarrow, Stanley Hoffmann, &ldquo;In Memoriam: Marie-France Toinet&rdquo;,&nbsp;<em>French Politics and Society</em>, 13-3, Summer 1995, p.&nbsp;75-88.</li>\r\n<li><em>Hommage &agrave; Marie-France Toinet, Directeur de recherche &agrave; la Fondation nationale des sciences politiques (CERI), 1942-1995</em>, Fondation nationale des sciences politiques, 1996.</li>\r\n<li>William R.&nbsp;Schonfeld, &ldquo;In memoriam. Marie-France Toinet&rdquo;, PS,&nbsp;<em>Political Science &amp; Politics</em>, 1996-03, 29-1, p.&nbsp;92.</li>\r\n</ul>","slug":"marie-france-toinet","lang":"en","excerpt":"Could there be a finer tribute than that paid to Marie-France Toinet in the journal French Politics and Society? [1] Coming from the biggest names in American political science – Suzanne Berger (MIT), Theodore Lowi (Cornell), Sidney Tarrow (Cornell) and Stanley Hoffman (Harvard) – the tribute was testament, if it were needed, to the reputation enjoyed across the Atlantic by one of the most famous French Americanists. (© Charles Szlakmann / Sciences Po)"},{"text":"<p dir=\"ltr\"><strong><em>L&rsquo;Am&eacute;ricaine.</em></strong> Partie &agrave; la d&eacute;couverte des &Eacute;tats-Unis &agrave;&nbsp;17 ans en&nbsp;1959, son baccalaur&eacute;at en poche et un &eacute;change avec le lyc&eacute;e de Wilmington-Delaware en vue, Marie-France Toinet n&rsquo;en est jamais totalement revenue. Le dipl&ocirc;me de Sciences&nbsp;Po obtenu (1963, section g&eacute;n&eacute;rale), elle consacre sa th&egrave;se de troisi&egrave;me cycle (1969, sous la direction de Ren&eacute; R&eacute;mond) &agrave; Georges Boris [2], journaliste, &eacute;conomiste, conseiller de L&eacute;on Blum et promoteur en France de l&rsquo;exp&eacute;rience <em>New Deal</em> et de la <em>R&eacute;volution Roosevelt</em> (1934). Sur les traces de son sujet d&rsquo;&eacute;tude, elle opte pour l&rsquo;Am&eacute;rique, &eacute;tudie &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Berkeley et de Harvard avant d&rsquo;int&eacute;grer en&nbsp;1970 la section &laquo;&nbsp;&Eacute;tats-Unis&nbsp;&raquo; du Centre d&rsquo;&eacute;tudes des relations internationales (CERI, aujourd&rsquo;hui Centre de recherches internationales). Sa fr&eacute;quentation intense des &Eacute;tats-Unis et sa connaissance &eacute;prouv&eacute;e du syst&egrave;me politique am&eacute;ricain en font l&rsquo;une des rares Fran&ccedil;aises invit&eacute;es &agrave; professer dans les universit&eacute;s de Michigan, Irvine, Iowa, Yale, NYU et &agrave; &ecirc;tre accueillies dans les cercles du pouvoir (<em>Congressional Fellow</em>). D&eacute;sireuse de rem&eacute;dier &agrave; la m&eacute;connaissance fran&ccedil;aise des &Eacute;tats-Unis, elle a encourag&eacute; l&rsquo;essor de la recherche sur ce pays et &oelig;uvr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;largissement du cercle des &laquo;&nbsp;am&eacute;ricanistes&nbsp;&raquo; &ndash;&nbsp;ces sp&eacute;cialistes d&rsquo;histoire et de vie politique am&eacute;ricaines&nbsp;&ndash; depuis le CERI &agrave; Sciences&nbsp;Po et au sein de la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes nord-am&eacute;ricaines et de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise d&rsquo;&eacute;tudes am&eacute;ricaines. Soucieuse de d&eacute;busquer les fantasmes tenaces sur l&rsquo;ennemi am&eacute;ricain auxquels elle a consacr&eacute; un ouvrage [3], elle n&rsquo;a eu de cesse de populariser les r&eacute;sultats de cette m&ecirc;me recherche dans les colonnes des journaux fran&ccedil;ais de r&eacute;f&eacute;rence.</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><strong><em>Institutions.</em></strong> De ses premiers essais sur Le Congr&egrave;s des &Eacute;tats-Unis (1970 et 1972) &agrave; ses derniers opus sur <em>Le syst&egrave;me politique des &Eacute;tats-Unis</em> (1990) et <em>La pr&eacute;sidence am&eacute;ricaine</em> (1996), ses recherches ont renouvel&eacute; la connaissance des institutions politiques et battu en br&egrave;che les th&eacute;ories de la science politique am&eacute;ricaine. &Agrave; contre-courant de la doxa lib&eacute;rale du f&eacute;d&eacute;ralisme, elle met en lumi&egrave;re la puissance de l&rsquo;&Eacute;tat central [4] et les paradoxes du lib&eacute;ralisme autoritaire d&rsquo;un Ronald Reagan. Sans appartenir au monde des juristes, elle met au jour le r&ocirc;le politique et la puissance sous-estim&eacute;e de la Justice am&eacute;ricaine, en d&eacute;cryptant la jurisprudence de la Cour supr&ecirc;me [5]. Ne r&eacute;pugnant pas &agrave; s&rsquo;aventurer sur les terrains &eacute;conomiques et sociaux, elle retrace l&rsquo;histoire longue de l&rsquo;intervention de l&rsquo;&Eacute;tat dans la construction du march&eacute; &eacute;conomique et la r&eacute;gulation &eacute;conomique et sociale [6] et analyse le march&eacute; du travail et les syndicats, institutions souvent n&eacute;glig&eacute;es, les fractures sociales et les ghettos urbains, les questions de race et de genre. Ouvrage singulier dans sa bibliographie, <em>La chasse aux sorci&egrave;res. Le maccarthysme</em> (1984) propose une &eacute;tude pr&eacute;monitoire d&rsquo;un courant de pens&eacute;e aux origines du n&eacute;o-conservatisme religieux et populiste contemporain. Irrigu&eacute;s enfin par la d&eacute;marche comparatiste, ses travaux ont permis de confronter avec bonheur les interpr&eacute;tations du vote et de l&rsquo;abstention, de la bureaucratie, du pr&eacute;sidentialisme en France et aux &Eacute;tats-Unis [7].</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><strong>Militante</strong></em>. R&eacute;publicaine et jacobine, comme elle plaisait &agrave; se revendiquer, engag&eacute;e au c&ocirc;t&eacute; du Parti socialiste, Marie-France Toinet l&rsquo;est &eacute;galement pour la d&eacute;fense de la recherche, des chercheurs et des personnels de Sciences&nbsp;Po. &Eacute;lue repr&eacute;sentante du personnel, elle si&egrave;ge de fa&ccedil;on quasi ininterrompue au Conseil d&rsquo;administration de la FNSP de la fin des ann&eacute;es 1970 &agrave; son d&eacute;c&egrave;s. Sa connaissance fine des questions budg&eacute;taires et ses interventions incisives relatives au gel des salaires et &agrave; l&rsquo;opacit&eacute; des grilles salariales, &agrave; l&rsquo;absence de cr&eacute;ation de poste, aux errances de l&rsquo;informatisation balbutiante, enfin &agrave; l&rsquo;augmentation des droits d&rsquo;inscription donnent du fil &agrave; retordre &agrave; ses chers coll&egrave;gues et n&eacute;anmoins directeur de l&rsquo;IEP, Alain Lancelot, et pr&eacute;sident de la FNSP, Ren&eacute; R&eacute;mond. En s&eacute;ance, comme en recherche, elle n&rsquo;est que &laquo;&nbsp;passion, engagement, int&eacute;grit&eacute;&nbsp;&raquo; (Schonfeld).</p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p dir=\"ltr\"><em><br /></em></p>\r\n<p dir=\"ltr\">[1] Pierre Hassner, Fran&ccedil;ois Weil, Suzanne Berger, Theodore J.&nbsp;Lowi, Sidney Tarrow, Stanley Hoffmann, &ldquo;In Memoriam: Marie-France Toinet&rdquo;,&nbsp;<em>French Politics and Society</em>, 13-3, Summer 1995, p.&nbsp;75-88.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[2]&nbsp;Marie-France Toinet,&nbsp;<em>George Boris (1888-1960), un socialiste humaniste</em>, Paris, Hachette, 1973.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[3]&nbsp;<span id=\"docs-internal-guid-d7df583c-7fff-8e9a-f3bf-a3f45b590a52\">Denis Lacorne, Jacques Rupnik, Marie-France Toinet,&nbsp;<em>L&rsquo;Am&eacute;rique dans les t&ecirc;tes. Un si&egrave;cle de fascination et d&rsquo;aversion</em>, Paris, Hachette, 1984.</span></p>\r\n<p dir=\"ltr\">[4]&nbsp;Marie-France Toinet,&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;tat en Am&eacute;rique</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 1989 [Presses de la FNSP].</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[5]&nbsp;Marie-France Toinet,&nbsp;<em>La Cour Supr&ecirc;me am&eacute;ricaine. Les grands arr&ecirc;ts</em>, Nancy, PUN, 1989.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[6]&nbsp;Marie-France Toinet,&nbsp;<em>Le lib&eacute;ralisme &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine. L&rsquo;&Eacute;tat et le march&eacute;</em>, Paris, Economica, 1989.</p>\r\n<p dir=\"ltr\">[7]&nbsp;Fran&ccedil;ois Subileau, Marie-France Toinet,&nbsp;<em>Les chemins de l&rsquo;abstention. Une comparaison franco-am&eacute;ricaine</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 1993 (AFSP 1989). Marie-France Toinet,&nbsp;<em>La morale bureaucratique. Perspectives transatlantiques et franco-am&eacute;ricaines</em>, CERI, 1988.</p>","title":"Marie-France Toinet","related_ressources":"<p dir=\"ltr\"><strong>Pour en savoir plus :&nbsp;</strong></p>\r\n<ul>\r\n<li>Pierre Hassner, Fran&ccedil;ois Weil, Suzanne Berger, Theodore J. Lowi, Sidney Tarrow, Stanley Hoffmann, &ldquo;In Memoriam: Marie-France Toinet&rdquo;, <em>French Politics and Society</em>, 13-3, Summer 1995, p.&nbsp;75-88.</li>\r\n<li><em>Hommage &agrave; Marie-France Toinet, Directeur de recherche &agrave; la Fondation nationale des sciences politiques (CERI), 1942-1995</em>, Fondation nationale des sciences politiques, 1996.</li>\r\n<li>William R.&nbsp;Schonfeld, &ldquo;In memoriam. Marie-France Toinet&rdquo;, PS, <em>Political Science &amp; Politics</em>, 1996-03, 29-1, p.&nbsp;92.</li>\r\n</ul>","slug":"marie-france-toinet","lang":"fr","excerpt":"Pouvait-il y avoir plus bel hommage que celui rendu à Marie-France Toinet dans la revue French Politics and Society [1] par les plus grands noms de la science politique américaine, Suzanne Berger (MIT), Theodore Lowi (Cornell), Sidney Tarrow (Cornell) et Stanley Hoffmann (Harvard) – témoignage, s’il en était besoin, de la reconnaissance dont jouissait outre-Atlantique l’une des plus célèbres américanistes françaises ? (© Charles Szlakmann / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00204137.jpg","media":[],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Academic"},{"lang":"fr","title":"Académique"}]}],"event_categorys":[],"related":[],"comment":"","date_start":"1942-01-11"},{"id":"47","slug":"l-annee-preparatoire-ap-le-sel-de-la-terre","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Paradoxe des paradoxes, l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire &agrave; laquelle s&rsquo;identifient les &laquo;&nbsp;vrais Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas la principale source des effectifs de l&rsquo;IEP&nbsp;: les \"entr&eacute;s directs\" dominent largement en deuxi&egrave;me ann&eacute;e et seul un&nbsp;dipl&ocirc;m&eacute; sur&nbsp;trois ou sur&nbsp;quatre peut se targuer d&rsquo;avoir fait Sciences&nbsp;Po de la premi&egrave;re &agrave; la troisi&egrave;me ann&eacute;e. Par contre, l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire,<em> &laquo;&nbsp;vocation la plus nette et pr&eacute;paration la meilleure &agrave; l&rsquo;ENA</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em> reste la pierre angulaire du prestigieux <em>cursus honorum</em> &laquo;&nbsp;AP-SP-ENA&nbsp;&raquo;. Est-ce l&rsquo;origine de cet &laquo;&nbsp;esprit de chapelle&nbsp;&raquo; dont seraient affubl&eacute;s les AP, <em>&laquo;&nbsp;peuple d&rsquo;&eacute;lite s&ucirc;r de lui-m&ecirc;me et dominateur&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;?</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Transition-s&eacute;lection-vocation.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;AP est &agrave; la fois une &laquo;&nbsp;prop&eacute;deutique&nbsp;&raquo;, une remise &agrave; niveau pluridisciplinaire pour des bacheliers encore scolaires, et une proc&eacute;dure de s&eacute;lection h&eacute;rit&eacute;e de l&rsquo;&Eacute;cole libre o&ugrave; aucun dipl&ocirc;me ni examen n&rsquo;&eacute;taient requis &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e. Son prestige tient &agrave; son &eacute;litisme&nbsp;: l&rsquo;AP serait <em>&laquo;&nbsp;barricad&eacute;e &agrave; ses deux extr&eacute;mit&eacute;s, &eacute;puisante et s&eacute;lectionniste, sente de montagne aux parcours escarp&eacute;s</em>&nbsp;[3]&nbsp;<em>&raquo;.</em> R&eacute;putation usurp&eacute;e&nbsp;? L&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e, Chapsal le mart&egrave;le avec constance, est un <em>&laquo;&nbsp;examen, et non un concours&nbsp;: le nombre des re&ccedil;us n&rsquo;est pas d&eacute;termin&eacute; &agrave; l&rsquo;avance et il demeure variable en fonction des r&eacute;sultats des &eacute;preuves [...] il n&rsquo;est pas question de transposer &agrave; Sciences&nbsp;Po le syst&egrave;me des grandes &eacute;coles, fond&eacute; sur l&rsquo;impitoyable s&eacute;lection du </em>numerus clausus<em> &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e</em>&nbsp;[4].&nbsp;<em>&raquo;</em> De fait, peu d&rsquo;&eacute;tudiants (30&nbsp;% en&nbsp;1958, 50&nbsp;% en&nbsp;1967) entrent en&nbsp;AP par l&rsquo;examen en raison des nombreuses d&eacute;rogations. Quant au couperet des &eacute;preuves de fin d&rsquo;ann&eacute;e, il &eacute;liminerait un &eacute;l&egrave;ve sur deux&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;en r&eacute;alit&eacute;, ce chiffre m&eacute;conna&icirc;t le pourcentage d&rsquo;abandons en cours d&rsquo;AP</em> [5]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;sur les candidats effectifs aux examens, il y en a environ deux tiers qui demeurent du bon c&ocirc;t&eacute; de la barricade</em> [6]&nbsp;<em>&raquo;</em> et passent en deuxi&egrave;me ann&eacute;e. Pour autant, les AP, mieux pr&eacute;par&eacute;s, dominent le cycle du dipl&ocirc;me &ndash;&nbsp;en&nbsp;1963, ils s&rsquo;arrogent 12&nbsp;mentions&nbsp;Bien sur&nbsp;16 et fournissent les majors de toutes les sections&nbsp;&ndash; et monopolisent les places &agrave; l&rsquo;ENA, formant&nbsp;4/5<sup>e</sup> des re&ccedil;us. Ainsi l'AP m&eacute;rite bien sa r&eacute;putation de<em> &laquo;&nbsp;sel de la terre&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;et de<em> &laquo;&nbsp;pr&eacute;paration la meilleure &agrave; l&rsquo;ENA &raquo;.</em></p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Histoire-Institutions politiques-&Eacute;conomie.</em></strong>&nbsp;Quelle est la potion magique qui transforme les bacheliers fra&icirc;chement &eacute;moulus en potentiels &eacute;narques&nbsp;? D&rsquo;abord, l&rsquo;apprentissage de la m&eacute;thode&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;les vertus du plan, de l&rsquo;expos&eacute; en dix minutes et de la dissertation en dix pages&nbsp;&raquo;</em>, soit un entra&icirc;nement aux <em>&laquo;&nbsp;qualit&eacute;s d&rsquo;expression, de pr&eacute;sentation et de construction qui ont fait et font tous les jours un &eacute;l&eacute;ment de la qualit&eacute; Sciences&nbsp;Po</em>&nbsp;[7].&nbsp;<em>&raquo;</em> Ensuite un enseignement bas&eacute; sur un triptyque disciplinaire domin&eacute; par l&rsquo;histoire et la g&eacute;ographie auxquelles sont consacr&eacute;s cinq cours magistraux, histoire g&eacute;n&eacute;rale (Pierre Renouvin), histoire des id&eacute;es politiques (Jean-Jacques Chevallier), histoire des faits &eacute;conomiques et sociaux (Charles Moraz&eacute;), g&eacute;ographie humaine (Pierre George) et g&eacute;ographie &eacute;conomique (Andr&eacute; Siegfried), compl&eacute;t&eacute;s par un cours central sur les Institutions politiques (Georges Vedel) et une initiation &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie (Jean Meynaud, puis Raymond Barre et Jean-Claude Casanova).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’Année Préparatoire (AP), « le sel de la terre »","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>","slug":"l-annee-preparatoire-ap-le-sel-de-la-terre","lang":"fr","excerpt":"Propédeutique équivalent au premier cycle universitaire, l’Année Préparatoire, instituée en 1943, est « une de nos meilleures réussites et un des meilleurs souvenirs des élèves» (Jacques Chapsal). (© DR)"}],"thumbnail":"00177688.jpg","media":[{"id":"77","image":"Pub_AP.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Affichage publicitaire pour l'année préparatoire (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"34"},{"brick_id":"48"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1943-01-01"},{"id":"33","slug":"de-l-ecole-libre-a-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>En&nbsp;1945, l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques laisse la place &agrave; un curieux attelage compos&eacute; d&rsquo;un Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques (IEP) et d&rsquo;une Fondation nationale des sciences politiques (FNSP). &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;cole gardait, sous une forme nouvelle et dans un autre cadre, l&rsquo;essentiel de sa mission et de son caract&egrave;re</em>&nbsp;&raquo;, &eacute;crit son futur directeur Jacques Chapsal, subissant la vague &laquo;&nbsp;<em>sans &ecirc;tre submerg&eacute;e&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;&nbsp;; Jean-Marcel Jeanneney, l'un des artisans de la r&eacute;forme, salue dans ce montage le &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;nie institutionnel de la France&nbsp;</em>[2]<em>&raquo;</em>. Faut-il s&rsquo;&eacute;tonner de voir les partisans de l&rsquo;&Eacute;cole libre se r&eacute;jouir de cette m&eacute;tamorphose&nbsp;? Comment un programme radical de &laquo;&nbsp;nationalisation&nbsp;&raquo; a-t-il accouch&eacute; d'une &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;forme conservatrice&nbsp;</em>[3]<em>&raquo;</em>&nbsp;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Eacute;viter la nationalisation-sanction.&nbsp;</em></strong>D&eacute;j&agrave; menac&eacute;e en&nbsp;1936, l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques est directement concern&eacute;e par le programme du Conseil National de la R&eacute;sistance&nbsp;: le discr&eacute;dit des &eacute;lites administratives qui ont ralli&eacute; Vichy et collabor&eacute; impose, par del&agrave; l&rsquo;&eacute;puration, une r&eacute;forme de la fonction publique et la refonte de son syst&egrave;me de formation et de recrutement. Le 20&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;1945, les d&eacute;put&eacute;s communistes exigent une <em>&laquo;&nbsp;&eacute;cole des sciences politiques qui soit nationale et d&eacute;mocratique par son organisation, son recrutement et son enseignement</em> [4]<em>&raquo;</em> et r&eacute;clament la nationalisation-sanction de l&rsquo;ELSP, <em>&laquo;&nbsp;foyer de la collaboration&nbsp;&raquo;</em> coupable de <em>&laquo;&nbsp;trahison et de collaboration avec l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo;</em> et<em> &laquo;&nbsp;&eacute;cole d&rsquo;une caste&nbsp;&raquo;</em> li&eacute;e aux &laquo;&nbsp;trusts&nbsp;&raquo;, obstacle &agrave; la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;&Eacute;tat. Cette attaque est relay&eacute;e par les membres de la Commission parlementaire pour la r&eacute;forme de l&rsquo;&Eacute;tat [5]&nbsp;: le d&eacute;bat parlementaire du&nbsp;21 et 22&nbsp;juin ent&eacute;rine par le vote la &laquo;&nbsp;r&eacute;quisition&nbsp;&raquo; et l&rsquo;universitarisation de l&rsquo;&Eacute;cole. Comment, dans ces circonstances, la <em>&laquo;&nbsp;raison put[-elle] faire entendre sa voix</em> [6]<em>&raquo;</em>&nbsp;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Pr&eacute;parer l&rsquo;avenir.</em></strong>&nbsp;Roger Seydoux, Jacques Chapsal, Andr&eacute; Siegfried [7]&nbsp;ont pr&eacute;par&eacute; la riposte. En&nbsp;1945, l&rsquo;&Eacute;cole est en ordre de bataille&nbsp;: ont &eacute;t&eacute; exclus des conseils et du corps enseignant les membres les plus compromis&nbsp;; les accusations de collaboration [8]&nbsp;et d&rsquo;&eacute;litisme [9]&nbsp;sont r&eacute;fut&eacute;es point par point. Une grande op&eacute;ration-s&eacute;duction de relations publiques est lanc&eacute;e pour diffuser l&rsquo;argumentaire&nbsp;: interviews &agrave; la presse, lettres ouvertes, rencontres avec de Gaulle et avec des membres du gouvernement provisoire et de l&rsquo;Assembl&eacute;e. Objectif&nbsp;: infl&eacute;chir la prise de d&eacute;cision et imposer la solution la moins mauvaise, pr&eacute;server au maximum l&rsquo;autonomie et l&rsquo;originalit&eacute; du fonctionnement de l&rsquo;ancienne &eacute;cole libre.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Les int&eacute;r&ecirc;ts bien compris de l&rsquo;ELSP co&iuml;ncident avec ceux du Gouvernement provisoire dont huit membres sur treize sont des Anciens de l&rsquo;&Eacute;cole. Gaullistes et d&eacute;mocrates chr&eacute;tiens, ils sont favorables &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;enseignement et avant tout pr&eacute;occup&eacute;s d&rsquo;assurer la continuit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat et de redorer le blason de la haute fonction publique par un recrutement irr&eacute;prochable et une meilleure formation. Gr&acirc;ce &agrave; leur intervention, la r&eacute;forme &eacute;chappe au contr&ocirc;le parlementaire et sa mise en &oelig;uvre acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e [10]&nbsp;contraste avec le vote de l'Assembl&eacute;e. Le commissaire du gouvernement Michel Debr&eacute;, un Ancien devenu membre du cabinet de Gaulle, le ministre Jules Jeanneney, dont le fils et directeur de cabinet, Jean-Marcel, sort de l&rsquo;&Eacute;cole, et le conseiller d&rsquo;&Eacute;tat Roger Gr&eacute;goire plaident pour un compromis r&eacute;aliste&nbsp;: l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a ni les moyens, ni les infrastructures, ni le personnel permettant la cr&eacute;ation <em>ex nihilo</em> de la nouvelle &Eacute;cole Nationale d&rsquo;Administration, pierre angulaire de la r&eacute;forme [11].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le tandem Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques (IEP) &ndash; Fondation nationale des sciences politiques (FNSP).</em></strong>&nbsp;La solution refus&eacute;e par l&rsquo;Assembl&eacute;e est donc r&eacute;introduite au c&oelig;ur du dispositif. Une Fondation-&eacute;cran pr&eacute;servera la plus grande partie de l&rsquo;autonomie de la nouvelle institution. Les repr&eacute;sentants de l&rsquo;ancienne ELSP domineront le Conseil d&rsquo;administration de la Fondation [12]&nbsp;qui assurera la gestion financi&egrave;re et administrative du nouvel Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques [13]. Contr&ocirc;lant les finances de l&rsquo;IEP, la Fondation b&eacute;n&eacute;ficiera &eacute;galement d&rsquo;un droit de regard sur ses affaires p&eacute;dagogiques&nbsp;: cinq repr&eacute;sentants de son Conseil, plus un Ancien, si&egrave;gent au Comit&eacute; de perfectionnement de l&rsquo;Institut [14]. Le directeur de l&rsquo;IEP, &eacute;galement administrateur de la Fondation [15], conserve son pouvoir de nomination du corps enseignant [16]. En gage de continuit&eacute;, le gouvernement d&eacute;signe le 12&nbsp;septembre&nbsp;1945 &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;IEP, Roger Seydoux, ancien directeur de l&rsquo;&Eacute;cole libre, et nomme pr&eacute;sident de la FNSP, Andr&eacute; Siegfried, ancien pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;&Eacute;cole libre. Seydoux se r&eacute;jouit &laquo;&nbsp;<em>qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; possible d&rsquo;obtenir tant&nbsp;</em>[17]<em>&raquo;</em>. Non seulement l&rsquo;autonomie a &eacute;t&eacute; pr&eacute;serv&eacute;e, mais la Fondation re&ccedil;oit de nouvelles missions (recherche, publication, diffusion des sciences politiques) qui la projettent sur la sc&egrave;ne nationale et internationale. &laquo;&nbsp;<em>Pour rester elle-m&ecirc;me, il lui fallait tout garder&nbsp;</em>[17]<em>&raquo;</em> et m&ecirc;me obtenir plus encore&nbsp;!</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J.-M. Jeanneney, &laquo;&nbsp;La cr&eacute;ation de la Fondation nationale des sciences politiques&nbsp;&raquo;, <em>Commentaire</em>, n&deg;80, 1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] P. Nord, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, <em>in</em> S. Hazareesingh (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002, p.&nbsp;137.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Proposition de r&eacute;solution 20/02/1945, Assembl&eacute;e consultative provisoire, 1&egrave;re session extraordinaire, annexe au proc&egrave;s-verbal, s&eacute;ance 20/02/1945, Georges Cogniot.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Le d&eacute;put&eacute; radical et ancien ministre du Front Populaire Pierre Cot et le d&eacute;put&eacute; socialiste Andr&eacute; Philip.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] P. Rain, J. Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Respectivement directeur, directeur adjoint et pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;ELSP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] 1SP-66, Dr4, Relations avec l&rsquo;&Eacute;tat, M&eacute;moire de&nbsp;33&nbsp;pages, &laquo;&nbsp;Note sur l&rsquo;attitude de l&rsquo;&Eacute;cole depuis&nbsp;1940&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] 1SP-67 dossier&nbsp;2&nbsp;: &laquo;&nbsp;Statistique sur les professions de parents des &eacute;l&egrave;ves&nbsp;&raquo;, note dactylographi&eacute;e du 21/03/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Le pr&eacute;texte de la rentr&eacute;e universitaire cache en fait la crainte du raz-de-mar&eacute;e &eacute;lectoral des communistes aux &eacute;lections l&eacute;gislatives d&rsquo;octobre&nbsp;1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] L&rsquo;ENA concentre les aspects les plus visibles de la modernisation&nbsp;: ouverture aux femmes&nbsp;; d&eacute;mocratisation de l&rsquo;acc&egrave;s par le concours voie interne&nbsp;; prime &agrave; la culture professionnelle et pratique.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Ordonnance du 09/10/1945&nbsp;: sur 30&nbsp;membres du Conseil d&rsquo;administration, 15&nbsp;sont d&eacute;sign&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;; entre 10 et 15, surnomm&eacute;s &laquo;&nbsp;auteurs des lib&eacute;ralit&eacute;s&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;membres fondateurs&nbsp;&raquo; sont issus de l&rsquo;ancienne ELSP et assurent leur renouvellement par cooptation. Les d&eacute;cisions sont prises &agrave; la majorit&eacute; des deux tiers ce qui donne de fait une minorit&eacute; de blocage aux &laquo;&nbsp;membres fondateurs&nbsp;&raquo;. Enfin, le pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration-Pr&eacute;sident de la FNSP est obligatoirement issu du coll&egrave;ge des &laquo;&nbsp;membres fondateurs &raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Article&nbsp;1 de la convention liant l&rsquo;Universit&eacute; de Paris et la FNSP, du 27/10/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Comit&eacute; de perfectionnement de l&rsquo;IEP (aujourd&rsquo;hui Conseil de direction) compos&eacute; de 17&nbsp;membres&nbsp;: les directeurs du CNRS et de l&rsquo;ENA, 2&nbsp;repr&eacute;sentants de l&rsquo;&Eacute;tat, 7&nbsp;repr&eacute;sentants des universit&eacute;s, 5&nbsp;membres du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP, plus 1&nbsp;Ancien.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Article&nbsp;2 de la Convention du 27/10/1945 liant la FNSP &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris. Cette clause permet au Conseil d&rsquo;Administration de la Fondation d&rsquo;avoir un droit de veto sur le choix du directeur de l&rsquo;IEP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Pour le corps professoral permanent, le choix du directeur doit &ecirc;tre valid&eacute; par le minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale, mais il a toute discr&eacute;tion pour les enseignants vacataires.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] 1SP-68, dossier 1, Lettre de Seydoux &agrave; Chapsal, 26/07/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] P. Rain, J. Chapsal,&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques par Pierre Rain, op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"De l’École libre à Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 86-1, 1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir HAZAREESINGH (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Archives du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, 1SP</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques par Pierre Rain. Suivi de l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n<li><span>VINCENT</span><span>&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;</span><span>DETHOMAS</span><span>,&nbsp;</span><em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em><span>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</span></li>\r\n</ul>","slug":"de-l-ecole-libre-a-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"« Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. » (Jean-Marcel Jeanneney)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"39","image":"Gouvernement_prov_1945.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le Général de Gaulle, Gouvernement Provisoire 1945 (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"105"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"4"},{"brick_id":"82"},{"brick_id":"43"},{"brick_id":"30"},{"brick_id":"83"},{"brick_id":"29"},{"brick_id":"31"}],"comment":"","date_start":"1945-01-01"},{"id":"57","slug":"refonder-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Le statut de&nbsp;1945 cr&eacute;e un objet institutionnel non identifi&eacute; dans le ciel universitaire fran&ccedil;ais.&nbsp;</strong>Le statut de&nbsp;1945 t&eacute;moigne d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>refondation&nbsp;</em>&raquo;. &Eacute;cole trop parisienne et pas assez nationale, l&rsquo;ELSP c&egrave;de la place &agrave; plusieurs Instituts d&rsquo;&eacute;tudes politiques (Paris, Strasbourg en&nbsp;1945, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse en&nbsp;1948, Aix en&nbsp;1958). &Eacute;cole priv&eacute;e formant la haute fonction publique, l&rsquo;ELSP perd son monopole au profit d&rsquo;une &Eacute;cole nationale d&rsquo;administration, &eacute;tablissement public. &Eacute;cole &agrave; la r&eacute;putation de m&eacute;diocrit&eacute;, l'ELSP c&egrave;de la place &agrave; des IEP rattach&eacute;s &agrave; l&rsquo;Universit&eacute;, garante de la qualit&eacute; scientifique des formations. N&eacute;anmoins, la nationalisation est incompl&egrave;te&nbsp;: le patrimoine immobilier et la biblioth&egrave;que de l&rsquo;&Eacute;cole libre sont remis &agrave; une Fondation qui assure la gestion financi&egrave;re et mat&eacute;rielle de l&rsquo;Institut en lieu et place de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris. La tutelle de cette Fondation de droit priv&eacute; permet ainsi de desserrer les contraintes juridiques du statut public de l&rsquo;Institut et de pr&eacute;server les privil&egrave;ges et l&rsquo;autonomie de l&rsquo;ancienne ELSP&nbsp;: les r&egrave;gles de la comptabilit&eacute; publique ne s&rsquo;appliquent pas aux finances ; l&rsquo;IEP jouit de multiples d&eacute;rogations et d&rsquo;une grande libert&eacute; dans la d&eacute;finition de ses effectifs, la s&eacute;lection de ses &eacute;tudiants, le recrutement de ses enseignants et le montant des droits d&rsquo;inscription. Enfin la composition des Conseils et les modalit&eacute;s de gouvernement de l&rsquo;Institut et de la Fondation assurent une ind&eacute;pendance relative vis-&agrave;-vis de l'&Eacute;tat et de l&rsquo;Universit&eacute;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La dualit&eacute;&nbsp;Institut-Fondation sous l&rsquo;indivisible unit&eacute; Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em></strong>[1]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;<strong><em>Compl&eacute;mentarit&eacute; et concurrence. </em></strong>&Agrave; l&rsquo;Institut, l&rsquo;enseignement, la formation, le dipl&ocirc;me... et la pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;ENA. &Agrave; la Fondation, la biblioth&egrave;que, la documentation, les publications et la recherche ainsi que le rayonnement des sciences sociales fran&ccedil;aises. &Eacute;troitement compl&eacute;mentaires par leurs missions et solidaires dans leur gestion, les deux institutions partagent un m&ecirc;me budget et un m&ecirc;me toit. L&rsquo;attelage IEP-FNSP est n&eacute;anmoins dot&eacute; de deux cha&icirc;nes de commandement distinctes&nbsp;: l&rsquo;IEP est administr&eacute; par un directeur second&eacute; par un secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral et des attach&eacute;s de direction sous l&rsquo;&oelig;il attentif d&rsquo;un Conseil de Perfectionnement (devenu Conseil de Direction en&nbsp;1969)&nbsp;; la FNSP est dirig&eacute;e par un administrateur et g&eacute;r&eacute;e par un secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral qui rendent compte &agrave; un Conseil d&rsquo;Administration anim&eacute; par le pr&eacute;sident de la Fondation. Afin que la dualit&eacute; ne vire au duel, une r&egrave;gle non &eacute;crite a pr&eacute;vu l&rsquo;unicit&eacute; des fonctions d&rsquo;administrateur de la FNSP et de directeur de l&rsquo;IEP, et des participations crois&eacute;es entre les deux Conseils. Si les grands arbitrages sont ainsi toujours tranch&eacute;s par un seul homme, la tension potentielle entre l&rsquo;IEP et la FNSP, entre les priorit&eacute;s de l&rsquo;enseignement et les besoins de la recherche, est symbolis&eacute;e par la porte, tant&ocirc;t ouverte tant&ocirc;t ferm&eacute;e, qui relie les bureaux adjacents du directeur de l&rsquo;IEP et du secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1953.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Refonder Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales,</em> 86-1,1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JEANNENEY Jean-Marcel, &laquo;&nbsp;la cr&eacute;ation de la FNSP&nbsp;&raquo;, et REMOND Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Cinquante ans apr&egrave;s&nbsp;&raquo;, dossier &laquo;&nbsp;La Fondation nationale des sciences politiques de 1945 &agrave; nos jours&nbsp;&raquo;, in <em>Commentaire</em>, hiver 1997, n&deg;80.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, in Sudhir Hazareesingh (dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>. Suivi <em>de l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statu</em>t, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"refonder-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"« La Fondation ? L’Institut ? Est-ce l’Institut qui est national ou la Fondation qui est d’Études politiques ? Personne ne sait très bien ce que sont les titres exacts, encore moins ce qu’ils recouvrent. » (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"49","image":"decret45.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Décret n°45-2286 du 9 octobre 1945"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"102"},{"brick_id":"105"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"58"},{"brick_id":"83"},{"brick_id":"31"}],"comment":"","date_start":"1945-01-01"},{"id":"83","slug":"la-fondation-nationale-des-sciences-politiques","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"1","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>L&rsquo;assurance &laquo;&nbsp;que la rampe de l&rsquo;escalier est bien essuy&eacute;e&nbsp;&raquo;.</em></strong> Telle serait, aux yeux de ses promoteurs, la principale vertu de la Fondation nationale des sciences politiques institu&eacute;e par l&rsquo;ordonnance du 9&nbsp;octobre&nbsp;1945. Bricolage institutionnel &laquo;&nbsp;g&eacute;nial&nbsp;&raquo;, la Fondation est la parade juridique &agrave; <em>&laquo;&nbsp;une &eacute;tatisation&nbsp;sans contrepoids</em> [1]<em>&nbsp;&raquo;</em>. H&eacute;riti&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, la FNSP est d&eacute;positaire de son patrimoine foncier et livresque, mais &eacute;galement de ses int&eacute;r&ecirc;ts d&eacute;fendus par les <em>&laquo;&nbsp;auteurs de lib&eacute;ralit&eacute;s&nbsp;&raquo;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;membres fondateurs&nbsp;&raquo;</em> qui si&egrave;gent &agrave; son Conseil d&rsquo;administration [2].&nbsp;Surtout, la FNSP assure la gestion administrative et financi&egrave;re du nouvel IEP de Paris [3], permettant de <em>&laquo;&nbsp;sauvegarder son ind&eacute;pendance, son efficacit&eacute;, sa souplesse&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; toutes les servitudes des r&egrave;gles administratives et budg&eacute;taires</em> [4]<em>&nbsp;&raquo;</em>. Mais la Fondation n&rsquo;est-elle qu&rsquo;un tour de passe-passe, un &eacute;tablissement-&eacute;cran, un <em>&laquo;&nbsp;pr&ecirc;te-nom de l&rsquo;Institut</em> [5]<em>&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;? Certes non, car <em>&laquo;&nbsp;on ne constitue pas une fondation simplement pour passer un bail</em> [6]<em>. &raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Une &laquo;&nbsp;noble mission&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le r&ocirc;le de la Fondation est triple&nbsp;: documentation, publications, recherche&nbsp;</em></strong>[7]<strong>.</strong><strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Nationale par son titre, par son financement et par la pr&eacute;sence de repr&eacute;sentants de l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; son Conseil, la Fondation l&rsquo;est aussi par ses missions&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;favoriser le progr&egrave;s et la diffusion en France, dans l&rsquo;Empire et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger des sciences politiques, &eacute;conomiques et sociales</em> [8]<em>&nbsp;&raquo;</em>. Pour cela, la Fondation se met &laquo;&nbsp;au service&nbsp;&raquo; d&rsquo;autres institutions &ndash;&nbsp;l&rsquo;ENA et l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique qu&rsquo;elle h&eacute;berge ou les IEP. Surtout, la Fondation est dot&eacute;e d&rsquo;&laquo;&nbsp;attributions intellectuelles &raquo;. Certaines sont anciennes comme la documentation mat&eacute;rialis&eacute;e par la biblioth&egrave;que de l&rsquo;ELSP et comme l&rsquo;&eacute;dition illustr&eacute;e par la publication de la <em>Revue</em> <em>des Sciences&nbsp;Politiques&nbsp;</em>; d&rsquo;autres sont nouvelles &agrave; l&rsquo;instar de la &laquo;&nbsp;recherche en sciences sociales &raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le grand-&oelig;uvre de secr&eacute;taires-g&eacute;n&eacute;raux visionnaires</em><em>.</em></strong> Si l&rsquo;administrateur de la Fondation et le pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;administration sont la t&ecirc;te officielle de la FNSP, dans les faits, la Fondation est le domaine r&eacute;serv&eacute; des secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux. Aussi est-ce &agrave; Jean Meynaud puis &agrave; Jean Touchard qu&rsquo;il reviendra de donner forme &agrave; une id&eacute;e, de mettre en musique un projet dont Jacques Chapsal disait avec condescendance&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;recherches&nbsp;: c&rsquo;est sur cette partie de l&rsquo;activit&eacute; de la Fondation que nous serons le plus bref, &agrave; la fois parce que c&rsquo;est la moins attrayante [travail long et ingrat] et parce qu&rsquo;elle est celle o&ugrave; la Fondation n&rsquo;a d&eacute;marr&eacute; qu&rsquo;assez lentement</em> [9]<em>. &raquo;</em> Jean Meynaud sera le &laquo;&nbsp;bulldozer&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;d&eacute;fricheur&nbsp;&raquo;, l&rsquo;homme des &laquo;&nbsp;perc&eacute;es tous azimuts&nbsp;&raquo; des activit&eacute;s de recherche&nbsp;; Jean Touchard, l&rsquo;architecte et l&rsquo;ordonnateur de l&rsquo;&eacute;difice FNSP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal <em>in</em>&nbsp;P.&nbsp;Rain, J.&nbsp;Chapsal, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Les pr&eacute;rogatives des auteurs des lib&eacute;ralit&eacute;s sont 1/&nbsp;la cooptation des membres-fondateurs&nbsp;; 2/&nbsp;une minorit&eacute; de blocage au sein du CA&nbsp;; 3/ la pr&eacute;sidence du CA et de la FNSP qui reviennent de droit &agrave; l&rsquo;un d&rsquo;entre eux.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] D&eacute;cret n&deg;45-2286 du 9&nbsp;octobre&nbsp;1945 portant cr&eacute;ation de l&rsquo;IEP de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal <em>in</em>&nbsp;P.&nbsp;Rain, J.&nbsp;Chapsal,&nbsp;&nbsp;<em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. </em>Suivi de<em> l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statut</em>, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1971, n&eacute;crologie de Jean Touchard.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1953.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Article&nbsp;1 de l&rsquo;ordonnance du 9 octobre 1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal, BAAEE 1953.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La Fondation nationale des sciences politiques","related_ressources":"<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I-&nbsp;Le statut&nbsp;; II-&nbsp;la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III-&nbsp;Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV-&nbsp;La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de&nbsp;1940 &agrave;&nbsp;1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Savoir durer&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales,</em> 86-1,1991, p.&nbsp;99-105.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>JEANNENEY Jean-Marcel, &laquo;&nbsp;la cr&eacute;ation de la FNSP&nbsp;&raquo;, et REMOND Ren&eacute;, &laquo;&nbsp;Cinquante ans apr&egrave;s&nbsp;&raquo;, dossier &laquo;&nbsp;La Fondation nationale des sciences politiques de 1945 &agrave; nos jours&nbsp;&raquo;, <em>in</em> <em>Commentaire</em>, hiver 1997, n&deg;80.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>NORD Philip, &ldquo;Reform, Conservation and Adaptation: Sciences Po, from the Popular Front to the Liberation&rdquo;, <em>in&nbsp;</em>Sudhir Hazareesingh&nbsp;(dir.), <em>The Jacobin Legacy in Modern France. Essays in Honour of Vincent Wright</em>, Oxford University Press, Oxford, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RAIN Pierre, CHAPSAL Jacques, <em>L&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques</em>. Suivi <em>de l&rsquo;&Eacute;cole et la guerre&nbsp;: la transformation de son statu</em>t, Paris, Fondation nationale des sciences politiques, 1963.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-fondation-nationale-des-sciences-politiques","lang":"fr","excerpt":"« Mais la Fondation nationale des sciences politiques ? Qu’est-ce que ce peut bien être ? On n’en sait rien. On y reconnaît bien « Sciences Po » et cela fait plaisir, mais c’est tout. » (Jacques Chapsal) Objet juridique non identifié et œuvre de circonstance, la FNSP fut d’abord une coquille vide, avant de devenir le navire-amiral de l’archipel Sciences Po. (crédit photo : ©DR)"}],"thumbnail":"00170293.jpg","media":[{"id":"91","image":"Ordonnace_1945.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Ordonnance du 9 octobre 1945"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"84"},{"brick_id":"85"},{"brick_id":"86"},{"brick_id":"103"},{"brick_id":"88"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"93"},{"brick_id":"72"},{"brick_id":"92"},{"brick_id":"115"},{"brick_id":"94"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"67"},{"brick_id":"74"},{"brick_id":"90"},{"brick_id":"76"},{"brick_id":"70"},{"brick_id":"66"},{"brick_id":"69"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"73"},{"brick_id":"75"},{"brick_id":"78"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1945-01-01"},{"id":"58","slug":"les-iep-de-province","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Selon les &eacute;poques, les hommes et les contextes, les IEP de province ont entretenu des liens plus ou moins &eacute;troits avec la Fondation nationale des sciences politiques. La &laquo;&nbsp;communaut&eacute; des IEP&nbsp;&raquo; a en effet oscill&eacute; entre int&eacute;r&ecirc;t et indiff&eacute;rence, entre coop&eacute;ration et concurrence.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Origines et statuts.</em></strong> Contrepoint au parisianisme de l&rsquo;ELSP, les textes de&nbsp;1945 pr&eacute;voient la cr&eacute;ation d&rsquo;Instituts d&rsquo;&eacute;tudes politiques sur l&rsquo;ensemble du territoire. Pourtant, d&egrave;s l&rsquo;origine, le statut tr&egrave;s particulier de l&rsquo;IEP de Paris, g&eacute;r&eacute; par la FNSP et non par l&rsquo;Universit&eacute;, rend le rapprochement peu pertinent. Contrairement &agrave; Paris, les IEP de province sont des &laquo;&nbsp;<em>instituts universitaires&nbsp;</em>&raquo; &agrave; part enti&egrave;re, d&eacute;pendant de leurs universit&eacute;s de rattachement en termes de gestion financi&egrave;re et de personnel. S&rsquo;ils sont autonomes en mati&egrave;re de recrutement et de scolarit&eacute;, et tentent d&rsquo;offrir les m&ecirc;mes formations et les m&ecirc;mes d&eacute;bouch&eacute;s que leur homologue parisien, ils sont loin d&rsquo;&ecirc;tre pourvus des m&ecirc;mes moyens et de pouvoir pr&eacute;tendre aux m&ecirc;mes missions et donc au prestige de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Rapports de droit&nbsp;: une relation &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable</em><em>.</em></strong> Jusqu&rsquo;en&nbsp;1969, rien ne lie la FNSP aux IEP. Lorsque la loi Faure de&nbsp;1968 leur accorde l&rsquo;autonomie en les intronisant &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tablissements publics &agrave; caract&egrave;re scientifique et culturel&nbsp;</em>&raquo;, le pr&eacute;sident de la FNSP devient membre de droit de leur conseil d&rsquo;administration&nbsp;[1]. Lorsqu&rsquo;en&nbsp;1967, Grenoble et Bordeaux sont d&eacute;cr&eacute;t&eacute;s &laquo;&nbsp;<em>IEP d&rsquo;&eacute;quilibre</em>&nbsp;&raquo; et invit&eacute;s &agrave; utiliser &laquo;&nbsp;<em>toutes les possibilit&eacute;s de coop&eacute;ration et d&rsquo;assistance que peut offrir la FNSP&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;, des conventions les lient &agrave; cette derni&egrave;re et mettent &agrave; leur disposition entre 20&nbsp;et 30&nbsp;postes FNSP (documentation, recherche, secr&eacute;tariat). &Agrave; deux autres reprises, Sciences&nbsp;Po interviendra ponctuellement dans la vie des IEP. Lorsqu&rsquo;en&nbsp;1984 la loi Savary menace l&rsquo;autonomie des IEP, Michel Gentot monte au cr&eacute;neau pour &laquo;&nbsp;<em>pr&eacute;server leur personnalit&eacute;&nbsp;</em>[3]&raquo;&nbsp;et obtient pour eux en&nbsp;1989 le statut d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>&eacute;tablissement public &agrave; caract&egrave;re administratif&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Lorsqu&rsquo;en&nbsp;1991, les deux IEP de Lille et Rennes ouvrent leur portes, le Pr&eacute;sident R&eacute;mond se r&eacute;jouit de la &laquo;&nbsp;<em>bonne nouvelle&nbsp;</em>&raquo; pour laquelle il a activement milit&eacute; afin &laquo;&nbsp;<em>qu&rsquo;il soit rem&eacute;di&eacute; &agrave; la disparit&eacute; g&eacute;ographique qui affecte la localisation des IEP&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Rapports de fait&nbsp;: la &laquo;&nbsp;communaut&eacute; des IEP&nbsp;&raquo;</em><em>.</em></strong> Les rapports de droit, fort peu nombreux, ne pr&eacute;jugent en rien des relations non contractuelles et plus ou moins formalis&eacute;es qui lient les IEP entre eux. Ces relations varient en fonction des hommes et des contextes. Dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 et&nbsp;1960, Chapsal s&rsquo;&eacute;tait peu investi dans l&rsquo;animation du r&eacute;seau, actif par la qualit&eacute; des relations personnelles entre directeurs des IEP (Quermonne et Lavau &agrave; Grenoble et Duverger &agrave; Bordeaux). <em>A contrario</em>, en&nbsp;1969 et&nbsp;1984, les changements de statuts renforcent les solidarit&eacute;s au sein d&rsquo;une communaut&eacute; unie dans l&rsquo;adversit&eacute;. Sciences&nbsp;Po sert alors de bras arm&eacute; et de bouclier protecteur dans la bataille de l&rsquo;autonomie. Outre le contexte, l&rsquo;engagement personnel de Michel Gentot et de Ren&eacute; R&eacute;mond font des ann&eacute;es&nbsp;1980 celles de l&rsquo;int&eacute;gration la plus pouss&eacute;e&nbsp;: le premier est &laquo;&nbsp;<em>partisan d&rsquo;une certaine audace dans la recherche d&rsquo;une concertation aussi institutionnalis&eacute;e que possible avec les directeurs des IEP de province... Il para&icirc;t indispensable que cette association soit r&eacute;alis&eacute;e</em>&nbsp;[6].&raquo; Le second est un fervent artisan du rapprochement&nbsp;: il invite &agrave; &laquo;&nbsp;<em>resserrer encore les liens d&rsquo;amiti&eacute; et l&rsquo;harmonie de pens&eacute;e entre les diff&eacute;rents partenaires&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. Ranimant la tradition des invitations crois&eacute;es et des r&eacute;unions inter-IEP, ils vont jusqu&rsquo;&agrave; convier les directeurs des IEP de Grenoble et de Bordeaux &agrave; assister au Conseil d&rsquo;administration de la FNSP, &laquo;&nbsp;<em>pour manifester &agrave; l&rsquo;intention de ces deux instituts la sympathie et aussi l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que la Fondation leur porte&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;. Ainsi, au fil du temps, les relations entre Sciences&nbsp;Po et les IEP ont-elles oscill&eacute; entre indiff&eacute;rence et int&eacute;r&ecirc;t, concurrence et coop&eacute;ration.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] D&eacute;cret n&deg;69-56 du 18&nbsp;janvier&nbsp;1969 pr&eacute;voyant la nomination du pr&eacute;sident de la FNSP comme membre de droit du CA des IEP d&rsquo;Aix, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Strasbourg et Toulouse.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Avis 23/02/1967, Comit&eacute; de d&eacute;centralisation&nbsp;; Pr&eacute;ambule de la convention entre l&rsquo;universit&eacute; de Grenoble et la FNSP 08/06/1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Conseil d&rsquo;administration FNSP 12/02/1991.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] D&eacute;crets 19/12/1989&nbsp;; Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/05/1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/03/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/05/1982.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les IEP de province","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"les-iep-de-province","lang":"fr","excerpt":"Outre Paris, Strasbourg (1945), Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse (1948), Aix (1958), Lille et Rennes (1991) vont se doter d’Instituts d’études politiques."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"50","image":"iep_grenoble.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"L'IEP de Grenoble (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"57"},{"brick_id":"111"}],"comment":"","date_start":"1945-01-10"},{"id":"49","slug":"la-section-economique-et-financiere-ecofi-la-preparation-aux-affaires","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Elle souffre &eacute;galement du caract&egrave;re utilitariste mais <em>&laquo;&nbsp;pas spontan&eacute;ment dot&eacute;s de charmes irr&eacute;sistibles</em> [1]<em>&nbsp;&raquo;</em> de certains de ses enseignements.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>H&eacute;riti&egrave;re de la section &Eacute;conomie priv&eacute;e, si pris&eacute;e avant-guerre, la section&nbsp;Ecofi <em>&laquo;&nbsp;pr&eacute;pare &agrave; toutes les carri&egrave;res d&rsquo;ordre administratif et &eacute;conomique dans les affaires priv&eacute;es ou semi-publiques</em>&nbsp;[2]<em>&nbsp;&raquo;.</em> Ses responsables, Guy de&nbsp;Loys et Yves Richard, sont confront&eacute;s &agrave; un double d&eacute;fi&nbsp;: en ces Trente Glorieuses de plein emploi, comment attirer des &eacute;tudiants rebut&eacute;s par le caract&egrave;re aride de la comptabilit&eacute; et des statistiques financi&egrave;res&nbsp;? En cette p&eacute;riode de fortes mutations scientifiques et techniques, comment assurer un enseignement pertinent et d&rsquo;actualit&eacute;&nbsp;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Attirer des &eacute;tudiants.</em></strong>&nbsp;Ecofi est, avec Service Public, la section phare de l&rsquo;IEP, assurant <em>&laquo;&nbsp;la pr&eacute;paration aux affaires... un aspect fort important de notre r&ocirc;le</em>&nbsp;[3]&nbsp;<em>&raquo;.</em> Mais alors que l&rsquo;ancienne section &eacute;conomique et financi&egrave;re de l&rsquo;ELSP s&rsquo;&eacute;tait impos&eacute;e d&egrave;s&nbsp;1900 par son succ&egrave;s croissant aupr&egrave;s des &eacute;tudiants, la nouvelle section &eacute;conomique peine &agrave; trouver son public. Jusqu&rsquo;&agrave; la premi&egrave;re r&eacute;forme de&nbsp;1956, ses effectifs stagnent en dessous de&nbsp;20&nbsp;% du total des &eacute;tudiants. S&rsquo;ils remontent entre&nbsp;25 et&nbsp;30&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1960 et&nbsp;1970, ils ne passeront la barre des&nbsp;30&nbsp;% qu&rsquo;au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1980, d&eacute;tr&ocirc;nant pour un temps la section&nbsp;Service Public. Cette situation contraint la direction &agrave; se livrer &agrave; de d&eacute;licats exercices d&rsquo;&eacute;quilibrisme et d&rsquo;orientation des flux et &agrave; s&rsquo;interroger sur cette incompr&eacute;hensible d&eacute;saffection. Si Ecofi ouvre grand les portes du march&eacute; de l&rsquo;emploi et assure un large &eacute;ventail de d&eacute;bouch&eacute;s, sa &laquo;&nbsp;technicit&eacute;&nbsp;&raquo; semble rebuter nombre d&rsquo;&eacute;tudiants&nbsp;; sa formation semble p&acirc;tir d&rsquo;une rapide p&eacute;remption.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Ecirc;tre en prise avec son temps.</em></strong>&nbsp;Ecofi est pourtant la section de l&rsquo;ajustement continu, de la r&eacute;forme permanente, car soumise &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la demande et des d&eacute;bouch&eacute;s. En&nbsp;1956, une mission d&rsquo;observation est envoy&eacute;e dans les <em>Business Schools</em> am&eacute;ricaines&nbsp;; en&nbsp;1969, de nouveaux enseignements sont d&eacute;velopp&eacute;s&nbsp;; la grande r&eacute;forme de&nbsp;1971-1974 renforce la formation technique et r&eacute;organise les sp&eacute;cialisations. L&rsquo;enseignement des statistiques et de la comptabilit&eacute; souffre de la pr&eacute;vention des &eacute;tudiants et de l&rsquo;inaptitude des enseignants &agrave; les rendre abordables. Ces &laquo;&nbsp;cours techniques&nbsp;&raquo; sont pourtant en permanence remodel&eacute;s et renforc&eacute;s. L&rsquo;organisation de stages, d&rsquo;abord optionnels puis obligatoires, v&eacute;ritables tremplins vers l&rsquo;emploi, mobilise les responsables de la section. L&rsquo;offre d&rsquo;enseignements &eacute;volue vers toujours plus de professionnalisation&nbsp;: la cr&eacute;ation en&nbsp;1956 de deux branches, &eacute;conomie publique et &eacute;conomie priv&eacute;e, efficace un temps pour soulager la section&nbsp;Service Public, est abandonn&eacute;e en&nbsp;1969 quand sont introduits des cours pratiques en 3<sup>e</sup>&nbsp;ann&eacute;e <em>&laquo;&nbsp;centr&eacute;s sur les probl&egrave;mes de l&rsquo;entreprise et les diff&eacute;rents aspects de sa gestion</em>&nbsp;[4]&nbsp;<em>&raquo;</em>.&nbsp;En&nbsp;1971, la sp&eacute;cialisation est rendue obligatoire avec la cr&eacute;ation des groupes de sp&eacute;cialisation (Probl&egrave;mes &eacute;conomiques et fiscaux, surnomm&eacute;s &laquo;&nbsp;Fi.Fi&nbsp;&raquo; et particuli&egrave;rement prestigieux&nbsp;; Marketing et &eacute;tude de march&eacute;&nbsp;; Analyse &eacute;conomique&nbsp;; Probl&egrave;mes sociaux pr&eacute;figurant la sp&eacute;cialit&eacute; Ressources Humaines). Domin&eacute;e tr&egrave;s largement par des professionnels et des hommes de l&rsquo;art, la formation&nbsp;Ecofi fait la preuve de son efficacit&eacute;&nbsp;: parvenant &agrave; placer ses &eacute;tudiants, appr&eacute;ci&eacute;s pour leur formation g&eacute;n&eacute;rale, dans le priv&eacute; au m&ecirc;me titre que les grandes &eacute;coles de commerce,&nbsp;Ecofi les porte &eacute;galement aux prestigieux postes &eacute;conomiques de la haute fonction publique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Discours du pr&eacute;sident du Jury du Dipl&ocirc;me 8/08/1966, Alexandre Micha, professeur &agrave; la facult&eacute; de Nanterre, BAAEE 1966.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1948.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1956.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1969.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La section économique et financière (Ecofi), « la préparation aux affaires »","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-section-economique-et-financiere-ecofi-la-preparation-aux-affaires","lang":"fr","excerpt":"Bien qu'ouvrant sur de larges débouchés et des emplois assurés, la section Ecofi souffre paradoxalement de l’irrépressible attrait de sa rivale Service Public."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"97","image":"graph_displ_sections_fr2.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":"Graduated students by section"},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Diplômés par section"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"50"},{"brick_id":"51"},{"brick_id":"100"},{"brick_id":"48"}],"comment":"","date_start":"1945-01-30"},{"id":"48","slug":"la-section-service-public-sp-antichambre-de-l-ena","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les deux Maisons sont si proches&nbsp;</em></strong>[1]<strong>.</strong><strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;La section&nbsp;Service Public a h&eacute;rit&eacute; de <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;attrait et du standing de ses devanci&egrave;res</em> [2]&nbsp;<em>&raquo;</em>, les sections administrative et diplomatique de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques. Comme celles-ci, elle s&rsquo;est octroy&eacute; un quasi monopole d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la nouvelle ENA dont elle partage les locaux, la biblioth&egrave;que, le corps enseignant et &agrave; laquelle elle est li&eacute;e par une convention [3]&nbsp;: les dipl&ocirc;m&eacute;s de Sciences&nbsp;Po forment de 75&nbsp;&agrave; 80&nbsp;% des &eacute;narques entre&nbsp;1950 et&nbsp;1979. Au point de ranimer le feu des critiques&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;le plus grand vice de la rue des Saints-P&egrave;res (ENA) &eacute;tait d&rsquo;&ecirc;tre trop largement peupl&eacute;e par la rue Saint-Guillaume (IEP)</em>&nbsp;[4].&nbsp;<em>&raquo;</em> Attaqu&eacute; pour &laquo;&nbsp;d&eacute;lit de succ&egrave;s&nbsp;&raquo;, Chapsal r&eacute;plique&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;notre m&eacute;tier n&rsquo;est pas de pr&eacute;parer&nbsp;nos candidats &agrave; &ecirc;tre coll&eacute;s</em>&nbsp;[5].&nbsp;<em>&raquo;</em></p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;ENA, mythe ou r&eacute;alit&eacute;&nbsp;?</em></strong> De fait, cette proximit&eacute; <em>&laquo;&nbsp;rab&acirc;ch&eacute;e [est une] vue &agrave; la fois exacte, partielle et partiale</em>&nbsp;[6]<em>&nbsp;&raquo;.</em> Si la <em>&laquo;&nbsp;vocation du service de l&rsquo;&Eacute;tat</em> [7]<em>&nbsp;&raquo;</em> absorbe bon an mal an 20&nbsp;% des promotions du dipl&ocirc;me, seule une minorit&eacute; d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves (autour de 20-25&nbsp;%) de&nbsp;Service Public, section exclusivement fran&ccedil;aise et peupl&eacute;e majoritairement d&rsquo;anciens&nbsp;AP (Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire), entre effectivement dans la fonction publique. Le &laquo;&nbsp;mirage ENA&nbsp;&raquo; entra&icirc;ne une &laquo;&nbsp;f&acirc;cheuse hypertrophie&nbsp;&raquo; de la section&nbsp;Service Public qui surclasse toutes les autres en drainant plus de 60&nbsp;% des effectifs totaux avant&nbsp;1955, et encore 40&nbsp;et&nbsp;50&nbsp;% jusqu&rsquo;au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1980. Paradoxalement, 41&nbsp;% des dipl&ocirc;m&eacute;s&nbsp;SP, recal&eacute;s &agrave; l&rsquo;ENA, se tournent vers le monde des affaires alors que la section&nbsp;Ecofi forme pas moins de 11&nbsp;% des futurs &eacute;narques. Preuve s&rsquo;il en &eacute;tait besoin de la grande polyvalence de la formation Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&laquo;</em><em>Les r&eacute;formes de&nbsp;SP sont naturellement li&eacute;es &agrave; celles de l&rsquo;ENA&nbsp;</em></strong>[8]<strong><em>.<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;</em></strong>&nbsp;Pilot&eacute;es par l&rsquo;aval &ndash;&nbsp;le concours de l&rsquo;ENA&nbsp;&ndash; la section Service Public et l&rsquo;ann&eacute;e compl&eacute;mentaire de pr&eacute;paration aux concours (4<sup>e</sup>&nbsp;ann&eacute;e, Prep-ENA) sont plac&eacute;es sous le haut patronage du secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;IEP, Ren&eacute; Henry-Gr&eacute;ard (1947-1974), puis de Fran&ccedil;oise Sauvage (1974-1987). Les enseignements y sont largement assur&eacute;s par des hauts fonctionnaires. La section propose des &laquo;&nbsp;recettes&nbsp;&raquo;, des <em>&laquo;&nbsp;formules passe-partout de r&eacute;ussite</em> [9]&nbsp;<em>&raquo;</em> &agrave; l&rsquo;ENA. Le droit public et les institutions politiques dominent le cursus, m&ecirc;me si s&rsquo;impose d&egrave;s le milieu des ann&eacute;es&nbsp;1950 au concours de l&rsquo;ENA, et donc au programme de l&rsquo;IEP, l'&eacute;tude de la politique &eacute;conomique de la France (cours de Roger Nathan, Paul Delouvrier, puis Andr&eacute; de Lattre 1960-1982) et des Finances publiques (cours de Wilfrid Baumgartner, Fran&ccedil;ois Bloch-La&icirc;n&eacute;, Pierre Besse et Pierre Allix).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1971, Vie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole 1970-71.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1948.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Le directeur de l&rsquo;IEP et le pr&eacute;sident de la FNSP si&egrave;gent au conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;ENA, le directeur de l&rsquo;ENA si&eacute;geant &agrave; celui de la FNSP et de l&rsquo;IEP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1971, Vie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole 1970-71.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal Sciences&nbsp;Po&nbsp;77, BAE 1978.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1956.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Chapsal, BAAEE 1969.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal, BAAEE 1965.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La section Service Public (SP), « antichambre de l’ENA »  ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em>) de 1940 &agrave; 1980.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-section-service-public-sp-antichambre-de-l-ena","lang":"fr","excerpt":"Permettant de « franchir le jardin en direction de la rue des Saints-Pères » (Jacques Chapsal), la section Service Public est « un de nos plus beaux titres de gloire », en même temps qu’un « mythe » tant les portes de la haute fonction publique sont étroites et les élus peu nombreux. (crédit photo : © franckpoupart/Shutterstock)"}],"thumbnail":"shutterstock_2134174107.jpg","media":[{"id":"45","image":"Jardin_iep_ena.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Jardin reliant l'IEP et l'ENA  (©Pierre Jahan / Roger-Viollet)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"50"},{"brick_id":"51"},{"brick_id":"49"},{"brick_id":"100"}],"comment":"","date_start":"1945-01-31"},{"id":"50","slug":"la-section-politique-economique-et-sociale-pes","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><em style=\"font-weight: bold;\">&Eacute;ternelle Cendrillon</em>&nbsp;<strong><em>des ann&eacute;es&nbsp;1950 et&nbsp;1960</em></strong>, <em>&laquo;&nbsp;bonne derni&egrave;re</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em> d&rsquo;entre les sections, la section g&eacute;n&eacute;rale peine &agrave; recruter des &eacute;tudiants&nbsp;: ses effectifs flirtent en dessous de la barre des&nbsp;10&nbsp;% jusqu&rsquo;en&nbsp;1965. <em>&laquo;&nbsp;D&eacute;sert&eacute;e par les bons &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;Institut&nbsp;&raquo;</em>, notamment par l&rsquo;&eacute;lite de l&rsquo;Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire qui ne forme que&nbsp;20&nbsp;% de ses effectifs&nbsp;[2], elle recrute principalement &ndash;&nbsp;stigmates r&eacute;dhibitoires s&rsquo;il en est&nbsp;&ndash; des jeunes femmes (50&nbsp;%, contre 15&nbsp;%&nbsp;en&nbsp;Service Public), des &eacute;trangers (15&nbsp;%) ainsi que des &eacute;tudiants des facult&eacute;s de lettres (22&nbsp;%) et de droit (21&nbsp;%) et des dipl&ocirc;m&eacute;s des grandes &eacute;coles (13&nbsp;%), soit des <em>&laquo;&nbsp;&eacute;l&eacute;ments int&eacute;ressants [mais] hors s&eacute;rie</em>&nbsp;[3]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Dans une institution tourn&eacute;e vers l&rsquo;action et la pr&eacute;paration aux carri&egrave;res, cette section, dont le nom fleure <em>&laquo;&nbsp;le parfum d&eacute;suet de l&rsquo;amateurisme</em> [4]&nbsp;<em>&raquo;</em>, est d&rsquo;embl&eacute;e frapp&eacute;e de &laquo;&nbsp;discr&eacute;dit&nbsp;&raquo;. <em>&laquo;&nbsp;Plus aimable... plus d&eacute;contract&eacute;e</em> [5]&nbsp;<em>&raquo;</em>, elle ne <em>&laquo;&nbsp;donne pas satisfaction &agrave; la Direction</em>&nbsp;[6]&nbsp;<em>&raquo;.</em> Aussi les ann&eacute;es&nbsp;1960 seront-elles celles de sa grande mutation&nbsp;: Cendrillon se m&eacute;tamorphose alors en &laquo;&nbsp;alpha et om&eacute;ga&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Entre recherche et profession, une section aux contours flous &laquo;&nbsp;correspondant &agrave; la diversit&eacute;... des temp&eacute;raments et des vocations&nbsp;</em></strong>[7]<strong><em>&raquo;</em>.<em>&nbsp;</em></strong>La valse des &eacute;pith&egrave;tes t&eacute;moigne des h&eacute;sitations quant &agrave; son p&eacute;rim&egrave;tre ainsi que des am&eacute;nagements successifs entrepris pour ranimer la \"belle endormie\". H&eacute;riti&egrave;re de la section du m&ecirc;me nom, la section g&eacute;n&eacute;rale<em> &laquo;&nbsp;n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; sensiblement transform&eacute;e&nbsp;&raquo;</em> en&nbsp;1948&nbsp;: destin&eacute;e aux &eacute;tudiants <em>&laquo;&nbsp;d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;s&nbsp;&raquo;</em> soucieux de <em>&laquo;&nbsp;culture g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;</em>, elle ne &laquo;<em>&nbsp;pr&eacute;pare pas &agrave; des carri&egrave;res d&eacute;termin&eacute;es&nbsp;&raquo;</em> et s&rsquo;av&egrave;re mal adapt&eacute;e &agrave; son &eacute;poque utilitariste et sp&eacute;cialis&eacute;e. Mais, d&egrave;s&nbsp;1958, l&rsquo;accent est mis sur <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;enseignement des sciences sociales et l&rsquo;apprentissage de la recherche</em> [8]&nbsp;<em>&raquo;</em> car la section devient <em>&laquo;&nbsp;tout naturellement une des principales sources de recrutement du Troisi&egrave;me cycle de science politique</em> [9]&nbsp;<em>&raquo;</em> fond&eacute; en&nbsp;1956. Laboratoire pionnier des sciences sociales dans les ann&eacute;es&nbsp;1960, la section est agit&eacute;e par des d&eacute;bats th&eacute;oriques et pratiques sur l&rsquo;initiation aux techniques de recherche, sur la d&eacute;finition et l&rsquo;enseignement de la science politique et de la sociologie. Pour autant, n&rsquo;&eacute;tant <em>&laquo;&nbsp;pas destin&eacute;e uniquement &agrave; former des chercheurs</em> [10]&nbsp;<em>&raquo;</em>, elle jongle entre l&rsquo;initiation aux m&eacute;thodes de la recherche, la formation &agrave; la <em>&laquo;&nbsp;culture politique au sens large du terme</em> [11]<em>&raquo;</em> pour les futurs hommes politiques ou les &eacute;tudiants &eacute;trangers, et la professionnalisation que requiert par exemple le m&eacute;tier de journaliste ou d&rsquo;urbaniste. La r&eacute;forme de&nbsp;1971-1974 rendra plus coh&eacute;rents les parcours en renfor&ccedil;ant les voies de sp&eacute;cialisations&nbsp;: recherche, communication/m&eacute;dias/journalisme et am&eacute;nagement.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<div><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, Rentr&eacute;e d&rsquo;octobre 1964, BAAEE 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 2SP-10, Commission de r&eacute;forme 5e s&eacute;ance, 03/03/58.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] 2SP-10, Commission de r&eacute;forme 5e s&eacute;ance, 03/03/58.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, Sciences&nbsp;Po&nbsp;77, BAE 1978.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] 2SP-3, 1959, Note sur la section g&eacute;n&eacute;rale.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal, BAAEE 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] 2SP-7, Note de Gournay, 13/05/65 sur travaux pratiques de PES.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] J. Chapsal, BAAEE 1965.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La section politique économique et sociale (PES) ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>","slug":"la-section-politique-economique-et-sociale-pes","lang":"fr","excerpt":"La section générale (« dans le vocable de papa ou du frère aîné »), baptisée Politique et Sociale en 1963, avant d'être « économisée » en 1969 et renommée Politique Économique et Sociale (PES), fait « injustement figure de Cendrillon » dans une institution tournée vers l’action, avant d’en devenir le laboratoire des sciences sociales. (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"51"},{"brick_id":"49"},{"brick_id":"100"},{"brick_id":"48"}],"comment":"","date_start":"1945-02-01"},{"id":"51","slug":"la-section-internationale-1948","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Petite section mal aim&eacute;e, ghetto pour &eacute;tudiants &eacute;trangers, souffrant d&rsquo;une anomalie de recrutement, la section internationale sera pourtant le laboratoire de l&rsquo;internationalisation de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La &laquo;&nbsp;mauvaise r&eacute;putation&nbsp;</em></strong>[1]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;Lorsqu&rsquo;en&nbsp;1964 les commissions de r&eacute;vision des programmes se penchent sur l&rsquo;&eacute;tat de la section internationale, le diagnostic est sans appel&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;malaise</em> [2]&nbsp;<em>&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;mauvaise r&eacute;putation&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;mauvais rendement</em> [3]&nbsp;<em>&raquo;</em>, section qui <em>&laquo;&nbsp;marche mal</em> [4]&nbsp;<em>&raquo;</em>,<em> &laquo;&nbsp;valeur moindre</em> [5]&nbsp;<em>&raquo;</em> du dipl&ocirc;me,<em> &laquo;&nbsp;un point faible, le recrutement</em>&nbsp;[6]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Bien qu'attractive dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 avec&nbsp;15&nbsp;% d&rsquo;effectifs, la section connait la d&eacute;saffection dans les ann&eacute;es&nbsp;1960 et 1970 en attirant moins de 10&nbsp;% des dipl&ocirc;m&eacute;s, au point que l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; de sa suppression est &eacute;voqu&eacute;e. En cause, <em>&laquo;&nbsp;la limitation arbitraire de son recrutement et l&rsquo;inaptitude de ses &eacute;tudiants</em> [7]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;: la section n&rsquo;a pas <em>&laquo;&nbsp;su trouver sa client&egrave;le&nbsp;&raquo;</em> et se compose majoritairement d&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;&eacute;trangers, [de] quelques cur&eacute;s farfelus et de jeunes filles tent&eacute;es par l&rsquo;interpr&eacute;tariat et le mariage</em>&nbsp;[8]<em>&nbsp;&raquo;</em>. Avec 40&nbsp;&agrave; 45&nbsp;% de femmes, 50&nbsp;% d&rsquo;&eacute;trangers et seulement 10&nbsp;% d&rsquo;anciens&nbsp;AP, la section r&eacute;unit un public <em>&laquo;&nbsp;tr&egrave;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne&nbsp;&raquo;</em>. De plus, <em>&laquo;&nbsp;elle ne conduit &agrave; aucune carri&egrave;re</em> [9]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;: bien qu'h&eacute;riti&egrave;re de la section diplomatique qui pr&eacute;parait aux concours des Affaires &eacute;trang&egrave;res, la section p&acirc;tit de l&rsquo;imp&eacute;rialisme de Service Public qui monopolise la pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;ENA.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le laboratoire de l&rsquo;internationalisation.</em></strong> Conscient de l&rsquo;importance strat&eacute;gique de l&rsquo;ouverture internationale, Jacques Chapsal, pourtant peu enclin &agrave; la complaisance, d&eacute;fend cette section aux<em> &laquo;&nbsp;caract&eacute;ristiques tr&egrave;s particuli&egrave;res&nbsp;&raquo;</em> qui <em>&laquo;&nbsp;n&rsquo;emp&ecirc;che pas ses dipl&ocirc;m&eacute;s de percer</em>&nbsp;[10]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Les d&eacute;fauts de la section internationale sont d&rsquo;ailleurs la cons&eacute;quence directe de la politique d&rsquo;accueil des &eacute;tudiants &eacute;trangers&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;&eacute;gaux mais s&eacute;par&eacute;s&nbsp;&raquo;</em>, cantonn&eacute;s &ndash;&nbsp;ghetto&iuml;s&eacute;s&nbsp;? &ndash; au sein de programmes adapt&eacute;s, le Certificat d'&Eacute;tudes Politiques et la Section Internationale. Cette section un peu <em>&laquo;&nbsp;particuli&egrave;re&nbsp;&raquo;</em> et tant d&eacute;cri&eacute;e n&rsquo;en pr&eacute;sente pas moins une double sp&eacute;cificit&eacute; qui en fait un laboratoire p&eacute;dagogique et disciplinaire. Accueillant un <em>&laquo;&nbsp;public extr&ecirc;mement vari&eacute; par la nationalit&eacute; et la culture&nbsp;&raquo;</em>, elle offre une <em>&laquo;&nbsp;atmosph&egrave;re v&eacute;ritablement internationale&nbsp;&raquo;</em> et s&rsquo;av&egrave;re <em>&laquo;&nbsp;particuli&egrave;rement formatrice pour les ma&icirc;tres de conf&eacute;rences et les &eacute;l&egrave;ves fran&ccedil;ais en leur r&eacute;v&eacute;lant des points de vue qu&rsquo;ils ne soup&ccedil;onnaient pas toujours&nbsp;</em>[11]<em>&nbsp;&raquo;</em>.&nbsp;Si certains louent les vertus du d&eacute;paysement et du comparatisme, cette <em>&laquo;&nbsp;fa&ccedil;on originale de poser les probl&egrave;mes&nbsp;&raquo;</em>, force est de constater que les exp&eacute;riences p&eacute;dagogiques &ndash;&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;m&eacute;thodes, homog&eacute;n&eacute;it&eacute; de l'enseignement, &eacute;chelles de notes</em> [12]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;&ndash; restent cantonn&eacute;es &agrave; la section <em>&laquo;&nbsp;la moins int&eacute;gr&eacute;e de l&rsquo;IEP&nbsp;&raquo;</em>, v&eacute;ritable <em>&laquo;&nbsp;vase clos et petit monde &agrave; part</em>&nbsp;[13]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Autre sp&eacute;cificit&eacute;, <em>&laquo;&nbsp;toutes les &eacute;tudes sont ordonn&eacute;es autour d&rsquo;un th&egrave;me central&nbsp;: les Relations internationales&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;; la section est <em>&laquo;&nbsp;soumise &agrave; une discipline v&eacute;ritable et int&eacute;ressante de la science politique et non &agrave; un programme de concours</em>&nbsp;[14]&nbsp;<em>&raquo;.</em> Laboratoire disciplinaire, la section pionni&egrave;re dessine, non sans mal, les contours de ce que doit &ecirc;tre une &laquo;&nbsp;formation internationale&nbsp;&raquo; bas&eacute;e sur l&rsquo;apprentissage des langues vivantes, sur l&rsquo;Histoire diplomatique (Fran&ccedil;ois Le&nbsp;Roy) &agrave; d&eacute;faut des Relations internationales, sur le Droit international (Suzanne Bastid) en perte de vitesse face au dynamisme de l&rsquo;&Eacute;conomie internationale (Jacques L&rsquo;Huillier).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 2SP-12 Galop d&rsquo;essai n&deg;3, f&eacute;vrier 1964, Yves Dezalay.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] 2SP-12, Note F.&nbsp;Le Roy, f&eacute;vrier 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] 2SP-12 Note manuscrite non sign&eacute;e 05/12/63 Quelques r&eacute;flexions, beaucoup trop rapides, sur la section RI.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] 2SP-12 Galop d&rsquo;essai n&deg;3, f&eacute;vrier 1964, Yves Dezalay.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] 2SP-12, Note F.&nbsp;Le Roy, f&eacute;vrier 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] 2SP-12, Note F.&nbsp;Le Roy, f&eacute;vrier 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] 2SP-12 Note manuscrite non sign&eacute;e 05/12/1963&nbsp;: Quelques r&eacute;flexions, beaucoup trop rapides, sur la section RI.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] J. Chapsal, BAE 1978, Sciences Po&nbsp;77.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] 2SP-12, Note manuscrite 13/01/1964, Pierre&nbsp;Gerbet&nbsp;: Quelques r&eacute;flexions sur la r&eacute;forme de la section RI.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] 2SP-12, Note manuscrite non sign&eacute;e 05/12/1963&nbsp;: Quelques r&eacute;flexions, beaucoup trop rapides, sur la section RI.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] 2SP-12, Note manuscrite non sign&eacute;e&nbsp; 05/12/1963&nbsp;: Quelques r&eacute;flexions, beaucoup trop rapides, sur la section RI.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] 2SP-12, Galop d&rsquo;essai n&deg;3, f&eacute;vrier 1964, Yves Dezalay.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La section internationale (1948)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-section-internationale-1948","lang":"fr","excerpt":"Refondée en 1948, la section internationale « s’adresse à tous ceux qui se destinent à la vie internationale et plus spécialement les élèves étrangers. » (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"50"},{"brick_id":"49"},{"brick_id":"110"},{"brick_id":"100"},{"brick_id":"101"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"48"},{"brick_id":"144"}],"comment":"","date_start":"1945-02-03"},{"id":"45","slug":"le-diplome-de-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>D&eacute;cri&eacute; avant-guerre, atypique par sa dur&eacute;e, polyvalent dans ses d&eacute;bouch&eacute;s, le dipl&ocirc;me de Sciences&nbsp;Po b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un incontestable prestige.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La &laquo;&nbsp;qualit&eacute; Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo;</em></strong> est une alchimie subtile qui allie la &laquo;&nbsp;vitalit&eacute; et la polyvalence&nbsp;&raquo; de la formation aux vertus de la m&eacute;thode. <em>&laquo;&nbsp;Cr&eacute;ation continue&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;aggiornamento progressif&nbsp;&raquo;</em> caract&eacute;risent un programme jamais <em>&laquo;&nbsp;bloqu&eacute;</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;sans cesse remis en cause et adapt&eacute;&nbsp;&raquo;</em>, combinant <em>&laquo;&nbsp;tradition et innovation&nbsp;&raquo;</em>. Cette souplesse du dipl&ocirc;me se conjugue avec sa polyvalence<em> &laquo;&nbsp;qui lui permet de pr&eacute;parer aussi bien au secteur priv&eacute; qu&rsquo;au secteur public</em> [2]&nbsp;<em>&raquo;</em> et ne vise pas tant &agrave; former <em>&laquo;&nbsp;des Pic de la Mirandole ou des passe-partout</em> [3]&nbsp;<em>&raquo;</em>, mais plut&ocirc;t &agrave; anticiper la diversification des d&eacute;bouch&eacute;s. M&ecirc;me si les sections sont &laquo;&nbsp;sp&eacute;cialis&eacute;es&nbsp;&raquo;, l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire, <em>&laquo;&nbsp;le caract&egrave;re commun de tel ou tel Fondamental, une certaine unit&eacute; de m&eacute;thode</em> [4]&nbsp;<em>&raquo;</em> font des Sciences&nbsp;Po des jeunes gens <em>&laquo;&nbsp;tr&egrave;s adaptables</em>&nbsp;[5]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Enfin <em>&laquo;&nbsp;culture g&eacute;n&eacute;rale et techniques d&rsquo;expression</em> [6]&nbsp;<em>&raquo;</em> assurent leur succ&egrave;s aupr&egrave;s des employeurs.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le taux de &laquo;&nbsp;mortalit&eacute;&nbsp;&raquo; du dipl&ocirc;me. </em></strong>Si Chapsal soutient que <em>&laquo;&nbsp;la valeur d&rsquo;un dipl&ocirc;me ne se mesure pas qu&rsquo;au pourcentage d&rsquo;&eacute;chec</em> [7]&nbsp;<em>&raquo;</em>, le dipl&ocirc;me n&rsquo;est pas, loin s&rsquo;en faut, <em>&laquo;&nbsp;une rente garantie</em> [8]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;: le taux de recal&eacute;s est impressionnant bien qu'en recul&nbsp;: 56&nbsp;% en&nbsp;1948, plus de la moiti&eacute; des candidats dans les ann&eacute;es&nbsp;1950, plus de 40&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1960, plus de 30&nbsp;% encore de coll&eacute;s dans les ann&eacute;es&nbsp;1970. La revalorisation du dipl&ocirc;me d&rsquo;avant-guerre, &laquo;&nbsp;belle &eacute;poque des dipl&ocirc;mes faciles&nbsp;&raquo;, n&rsquo;est pas sans susciter <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;amertume de ceux qui, au bout de quatre ans d&rsquo;&eacute;tudes, quittent l&rsquo;&Eacute;cole sans avoir en poche le moindre parchemin</em> [9]&nbsp;<em>&raquo;</em> et les critiques de ceux qui trouvent <em>&laquo;&nbsp;excessive cette s&eacute;v&eacute;rit&eacute; aux examens, insuffisant le pourcentage des &eacute;lus et inhumaine la r&egrave;gle </em>non ter in idem<em>, qui limite &agrave;&nbsp;deux les possibilit&eacute;s de se pr&eacute;senter au dipl&ocirc;me</em>&nbsp;[10]<em>&nbsp;&raquo;</em>. Pour limiter les d&eacute;g&acirc;ts, les \"entr&eacute;s direct\" en deuxi&egrave;me ann&eacute;e seront plus s&eacute;v&egrave;rement s&eacute;lectionn&eacute;s&nbsp;; les double cursus (Sciences&nbsp;Po-facult&eacute; de droit) d&eacute;courag&eacute;s. Seul Alain Lancelot osera, en&nbsp;1989, s&rsquo;attaquer au dogme du dipl&ocirc;me-couperet, ramenant le taux des recal&eacute;s &agrave; moins de&nbsp;10&nbsp;%.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Des dipl&ocirc;m&eacute;s, pour quoi faire ? </em></strong>[11]<strong><em>&raquo;</em></strong>&nbsp;Une grande stabilit&eacute; caract&eacute;rise les orientations professionnelles des dipl&ocirc;m&eacute;s des Trente Glorieuses. <em>&laquo;&nbsp;Sur dix&nbsp;dipl&ocirc;m&eacute;s&nbsp;&raquo;</em> des promotions&nbsp;1948 et&nbsp;1955 objets d&rsquo;enqu&ecirc;tes approfondies, <em>&laquo;&nbsp;deux entrent dans le service public, quatre dans les affaires, deux ou trois dans un organisme professionnel ou international ou dans une profession lib&eacute;rale</em>&nbsp;[12]<em>.&nbsp;&raquo;</em> Les assurances et la banque, d&eacute;bouch&eacute;s traditionnels, accueillent 24&nbsp;%&nbsp;des Sciences&nbsp;Po, les professions lib&eacute;rales&nbsp;16&nbsp;% et les syndicats professionnels&nbsp;6&nbsp;%. Preuve de la polyvalence de la formation d&eacute;livr&eacute;e, toutes les sections alimentent le d&eacute;bouch&eacute; majoritaire des &laquo;&nbsp;Affaires&nbsp;&raquo; vers lequel s'orientent 46&nbsp;% des dipl&ocirc;m&eacute;s de la&nbsp;Section G&eacute;n&eacute;rale et 41&nbsp;% de la section Service public.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal, BAAEE 1970.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Chapsal Sciences Po 77, BAE 1978.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] J.&nbsp;Chapsal, BAAEE 1962.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le diplôme de Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"le-diplome-de-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"« L’objet de l’enseignement supérieur doit être de former des hommes pour un monde dont nous ne savons rien, si ce n’est qu’il subira des modifications surprenantes. Il faut former des esprits flexibles. » (Jacques Chapsal citant Gaston Berger) (crédit image : © Mission Archives de Sciences Po)"}],"thumbnail":"vig_diplome.jpg","media":[{"id":"40","image":"diplome.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Diplôme de Sciences Po (©Mission Archives de Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"50"},{"brick_id":"51"},{"brick_id":"61"},{"brick_id":"49"},{"brick_id":"47"},{"brick_id":"106"},{"brick_id":"48"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1945-04-03"},{"id":"59","slug":"le-directorat-de-jacques-chapsal-1947-1979","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Jacques Chapsal est &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;homme de la continuit&eacute;&nbsp;: il a assur&eacute;, comme on dit dans un langage de montagnard qui ne lui est pas &eacute;tranger, le passage de l&rsquo;ELSP &agrave; l&rsquo;IEP et celui, tout aussi difficile et important, de l&rsquo;Institut avant&nbsp;68 &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La Maison du z&eacute;ro d&eacute;faut.</em></strong>&nbsp;Jacques Chapsal est un administrateur hors pair. Sa \"Maison\", dont le fonctionnement est r&eacute;gl&eacute; comme une &laquo;&nbsp;<em>horloge suisse&nbsp;</em>&raquo;, doit &ecirc;tre irr&eacute;prochablement g&eacute;r&eacute;e, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la tenue des statistiques scolaires ou de l&rsquo;exercice du budget, de l&rsquo;organisation des admissions et des rentr&eacute;es et de celle des examens et des jurys de fin d&rsquo;ann&eacute;e, de la gestion des enseignants et du suivi des &eacute;tudiants. D&eacute;ployant ses antennes dans une institution dont il conna&icirc;t tous les rouages, Jacques Chapsal est un commandeur aust&egrave;re et respect&eacute;. Entour&eacute; d&rsquo;un petit nombre de collaborateurs r&eacute;unis au sein de la &laquo;&nbsp;<em>bobinette</em> [2]<em>&nbsp;</em>&raquo;, il peut compter sur le d&eacute;vouement de son secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral, Ren&eacute; Henry-Gr&eacute;ard, &laquo;&nbsp;<em>collaborateur incomparable&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;, personnalit&eacute; de &laquo;&nbsp;<em>lumi&egrave;re et de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;, ainsi que sur l&rsquo;investissement des responsables des sections (Claude Jourdan pour l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire&nbsp;; Guy de&nbsp;Loys puis Yves Richard pour la Section &eacute;conomique et financi&egrave;re (Ecofi), Elisabeth Carrayol puis Fran&ccedil;oise Sauvage et Ghislaine Fau pour la Section internationale (SI), Ren&eacute; Henry-Gr&eacute;ard et Fran&ccedil;oise Sauvage pour la section Service Public (SP), Yannick Muguet et Marianne Viort pour la Section politique, &eacute;conomique et sociale (PES)) et de leurs attach&eacute;s de direction, enfin sur l&rsquo;efficacit&eacute; redoutable des secr&eacute;tariats et des appariteurs. La stabilit&eacute; des &eacute;quipes et la taille humaine de l&rsquo;Institut ont garanti une travers&eacute;e sans encombre des Trente Glorieuses.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme de la continuit&eacute;&nbsp;&raquo;.</em></strong> Chapsal est fid&egrave;le &agrave; la tradition de l&rsquo;&Eacute;cole libre dont il a &eacute;t&eacute; le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral et directeur-adjoint dans les ann&eacute;es quarante et l&rsquo;artisan du statut. Visc&eacute;ralement attach&eacute; &agrave; l'appellation des &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il pr&eacute;f&egrave;re &agrave; celle d&rsquo;Institut, ses choix s&rsquo;av&egrave;rent, en raison de la long&eacute;vit&eacute; de son directorat et de sa l&eacute;gitimit&eacute; incontestable, irr&eacute;versibles et d&eacute;terminants. Ainsi en va-t-il de la taille de la Maison, ni grande &eacute;cole s&eacute;lective ni universit&eacute; de masse, qu&rsquo;il d&eacute;finit par la politique des effectifs. Ainsi en va-t-il de la vocation de la Maison, antichambre de l&rsquo;ENA et vestibule du pouvoir, dont il valorise la&nbsp;voie royale AP-SP&nbsp;[5]. Ainsi en va-t-il de la nature de la Maison, &eacute;cole de l&rsquo;action et de la pratique plus qu&rsquo;institution scientifique, comme l&rsquo;expriment son d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t pour le d&eacute;veloppement de la Fondation et sa politique de recrutement enseignant. Ainsi en va-t-il &eacute;galement de sa politique immobili&egrave;re, pers&eacute;v&eacute;rant envers et contre tout dans la conqu&ecirc;te du pr&eacute;-carr&eacute;&nbsp;Saint-Germain.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme des adaptations, transformant et modernisant les enseignements chaque fois que l&rsquo;aggiornamento paraissait n&eacute;cessaire, anticipant hardiment sur l&rsquo;avenir</em></strong>[6]<strong>.<em>&raquo;</em></strong> S&rsquo;il a &eacute;t&eacute; homme de gestion plus que g&eacute;nial inventeur, homme de continuit&eacute; plus que d&rsquo;innovation, Jacques Chapsal n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; le directeur de l&rsquo;immobilisme. En&nbsp;1945 et en&nbsp;1968, les circonstances ont impos&eacute; des r&eacute;volutions que la direction a su accompagner. Une nouvelle gouvernance a surgi des revendications d&eacute;mocratiques du Mai &eacute;tudiant, n&eacute;goci&eacute;e dans le statut de&nbsp;1969. Chapsal a enfin lanc&eacute; la grande r&eacute;forme de la scolarit&eacute; de&nbsp;1971-1974 qui prend acte des mutations de l&rsquo;environnement &eacute;conomique et social et de la demande &eacute;tudiante pour mieux assurer la pertinence de la formation Sciences&nbsp;Po jusqu&rsquo;au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1980.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<div><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" /></div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] M. Gentot, BAE 1978.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Conseil priv&eacute; du roi Louis Philippe o&ugrave; se d&eacute;bobinaient les affaires en cours. Terme adopt&eacute; par Jacques Chapsal sur une suggestion de Ren&eacute; Henry-Gr&eacute;ard pour d&eacute;signer les r&eacute;unions hebdomadaires de l'&eacute;quipe de direction de l'Institut.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\"><br />[3] J. Chapsal, BAE 1976.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem.</em></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire &ndash; Service Public.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] M. Gentot, <em>op.cit.</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>","title":"Le directorat de Jacques Chapsal (1947-1979)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"le-directorat-de-jacques-chapsal-1947-1979","lang":"fr","excerpt":"Présidant aux destinées de Sciences Po de 1947 à 1979, Jacques Chapsal a contribué à façonner le « Sciences Po 1945-1975 » et à accompagner les « Trente Glorieuses de la Maison ». (crédit photo : DR)"}],"thumbnail":"00177054.jpg","media":[{"id":"51","image":"00177054-1-.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Portrait de Jacques Chapsal (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"61"},{"brick_id":"52"},{"brick_id":"43"},{"brick_id":"62"}],"comment":"","date_start":"1947-01-01"},{"id":"46","slug":"a-l-etroit-dans-le-kombinat-27-30-saint-guillaume","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>La Marche &agrave; l&rsquo;Ouest ne passe pas le stade de la chim&egrave;re champ&ecirc;tre&nbsp;; l&rsquo;AP se cherche un toit de Nanterre &agrave; Dauphine, avant de r&eacute;int&eacute;grer le pr&eacute;-carr&eacute; et la \"colonisation\" de la rue&nbsp;Saint-Guillaume s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re et s&rsquo;&eacute;tend &agrave; la rue des Saints-P&egrave;res.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Le &laquo;&nbsp;kombinat&nbsp;27-30 &raquo;.</em></strong>&nbsp;De&nbsp;1948 &agrave;&nbsp;1950, la <em>&laquo;&nbsp;vieille maison de la rue Saint-Guillaume</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em> fait peau neuve&nbsp;: l&rsquo;aile des biblioth&egrave;ques est sur&eacute;lev&eacute;e de deux &eacute;tages afin de doubler les places en salles de lectures (450) et de cr&eacute;er de nouveaux bureaux&nbsp;; la fa&ccedil;ade sur&nbsp;rue est reconstruite dans le style classique et sobre de l&rsquo;architecte Henri Martin. Le b&acirc;timent du&nbsp;29, insalubre, est d&eacute;moli et reb&acirc;ti pour abriter des salles de conf&eacute;rences. Si la direction rate l&rsquo;occasion du 28&nbsp;rue Saint-Guillaume, attribu&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris pour y loger l&rsquo;Institut des Hautes &Eacute;tudes d&rsquo;Am&eacute;rique latine, elle se console en&nbsp;1953 avec l&rsquo;achat du&nbsp;30, <em>&laquo;&nbsp;nouvelle &eacute;tape dans la vie des Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;&Eacute;cole s&rsquo;est transform&eacute;e en annexant au navire des num&eacute;ros impairs &ndash;&nbsp;23 &agrave; 27&nbsp;rue&nbsp;Saint-Guillaume &ndash; la chaloupe d&rsquo;un num&eacute;ro pair, le&nbsp;30</em>&nbsp;[2].<em>&nbsp;&raquo;</em> Spacieux (trois &eacute;tages en sous-sol, six en hauteur), donnant sur un jardin tranquille, l&rsquo;immeuble<em> &laquo;&nbsp;augmente de&nbsp;35 &agrave; 40&nbsp;% notre capacit&eacute; respiratoire</em>&nbsp;[3]&nbsp;&raquo;.&nbsp;On y loge un amphith&eacute;&acirc;tre, douze salles de conf&eacute;rences, trois salles de lecture (250&nbsp;places) et des bureaux, avant d&rsquo;y regrouper les services de documentation. Pourtant d&eacute;j&agrave;... <em>&laquo;&nbsp;Rome ne tient plus dans Rome</em>&nbsp;[4].&nbsp;<em>&raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;AP, de Nanterre &agrave; Dauphine puis &agrave; R&eacute;camier.</em></strong>&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; universit&eacute;s et grandes &eacute;coles migrent vers les p&eacute;riph&eacute;ries urbaines (HEC &agrave; Jouy-en-Josas en&nbsp;1964), Chapsal r&eacute;affirme que <em>&laquo;&nbsp;les murs sont bons&nbsp;&raquo;</em> et &eacute;carte la chim&egrave;re d&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;on ne sait quelle transplantation dans on ne sait quelle annexe champ&ecirc;tre&nbsp;&raquo;</em> tel <em>&laquo;&nbsp;un campus &agrave; Orl&eacute;ans, si h&eacute;licopt&egrave;res et coussins d&rsquo;air devenaient aussi utilisables qu&rsquo;un vulgaire solex</em>&nbsp;[5]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Cette politique du pr&eacute;-carr&eacute; repose sur la conviction que Sciences&nbsp;Po a tout &agrave; gagner de la proximit&eacute; avec les lieux du pouvoir, notamment la fid&eacute;lit&eacute; de ses ma&icirc;tres de conf&eacute;rences, et qu&rsquo;il faut sauvegarder l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole, du premier au troisi&egrave;me cycle. Pourtant, en&nbsp;1967 une<em> &laquo;&nbsp;explosion scolaire entra&icirc;nera notre retomb&eacute;e (radioactive nous l&rsquo;esp&eacute;rons) sur Nanterre o&ugrave;, en octobre&nbsp;1968, doit s&rsquo;installer l&rsquo;Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire. Ce sera une adaptation difficile pour la rue Saint-Guillaume d&rsquo;avoir une annexe aussi lointaine</em>&nbsp;[6].&nbsp;<em>&raquo;</em> Le douloureux exil sur les terres nanterroises n&rsquo;aura pas lieu, &agrave; cause &ndash;&nbsp;ou plut&ocirc;t gr&acirc;ce&nbsp;&ndash; &agrave; un autre &laquo;&nbsp;cataclysme&nbsp;&raquo; (Mai&nbsp;68). Les pouvoirs publics et la direction rapatrient l&rsquo;AP &agrave; l&rsquo;abri des agitations dans les anciens locaux de l&rsquo;OTAN &agrave; Dauphine jusqu&rsquo;en&nbsp;1975.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Agrave; R&eacute;camier, &laquo;&nbsp;l&rsquo;id&eacute;e Delouvrier&nbsp;</em></strong>[7]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;La location du 9&nbsp;rue de la Chaise et le rapatriement de l&rsquo;Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire en ses murs en&nbsp;1975 permettent de desserrer &laquo;&nbsp;les servitudes de l&rsquo;espace&nbsp;&raquo; tout en r&eacute;animant la politique du pr&eacute;-carr&eacute;. Propri&eacute;t&eacute; de la Ville de&nbsp;Paris conc&eacute;d&eacute;e &agrave; EDF que dirige Paul Delouvrier, ancien &eacute;l&egrave;ve et ma&icirc;tre de conf&eacute;rence si&eacute;geant au conseil d'administration de la FNSP et pr&eacute;sidant l&rsquo;Association des Anciens El&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po, l&rsquo;immeuble de la rue de la Chaise est gracieusement remis &agrave; l&rsquo;IEP par l'entreprise publique et lou&eacute; par la Ville. Ainsi le premier cycle, <em>&laquo;&nbsp;solidement arrim&eacute; au deuxi&egrave;me cycle&nbsp;&raquo;</em>, ses secr&eacute;tariats, biblioth&egrave;ques, salles de conf&eacute;rences et laboratoires de langue, ainsi que de la Formation continue, s&rsquo;installent &agrave; deux&nbsp;pas de la rue&nbsp;Saint-Guillaume.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em style=\"font-weight: bold;\">Le 56&nbsp;rue des Saints-P&egrave;res, &laquo;&nbsp;une longue patience&nbsp;</em>[8]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;Derni&egrave;re pi&egrave;ce de <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;immense &eacute;chiquier&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;second volet du diptyque&nbsp;&raquo;</em> immobilier des ann&eacute;es&nbsp;1970, la reconqu&ecirc;te du 56&nbsp;rue des Saints-P&egrave;res (h&ocirc;tel de&nbsp;Coss&eacute;) acquis par la FNSP en&nbsp;1946 et frapp&eacute; d&rsquo;une <em>&laquo;&nbsp;servitude d&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;</em> par l&rsquo;installation provisoire de l&rsquo;ENA de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de <em>&laquo;&nbsp;ce jardin qui ne nous s&eacute;pare pas mais nous unit</em>&nbsp;[9]&nbsp;<em>&raquo;</em>. R&eacute;sultat d&rsquo;un fastidieux et interminable effet-domino, Sciences&nbsp;Po ne r&eacute;cup&egrave;re le b&acirc;timent qu&rsquo;en&nbsp;1978, &agrave; la suite du d&eacute;m&eacute;nagement de l&rsquo;ENA au 13&nbsp;rue de l&rsquo;Universit&eacute;, jusqu&rsquo;alors occup&eacute; par le Service hydrographique de la Marine, lui-m&ecirc;me rapatri&eacute; &agrave; Brest, dans son &eacute;l&eacute;ment naturel. Gagnant <em>&laquo;&nbsp;25&nbsp;% de capacit&eacute; d&rsquo;accueil&nbsp;&raquo;</em> et 4&nbsp;000&nbsp;m<sup>2 </sup>l&rsquo;IEP y loge &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1979 une quinzaine de salles de conf&eacute;rences, une trentaine de bureaux et des laboratoires de langues, d&rsquo;informatique et d&rsquo;audiovisuel.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le &laquo;&nbsp;P.O.S de Sciences Po &raquo;.&nbsp;</em></strong>En&nbsp;1979, &agrave; la veille de son d&eacute;part, Jacques Chapsal peut se r&eacute;jouir de l&rsquo;issue victorieuse de la bataille immobili&egrave;re qu&rsquo;il a men&eacute;e trente ans durant pour constituer le pr&eacute;-carr&eacute;: <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;id&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale est simple&nbsp;: le premier cycle, rue de la Chaise&nbsp;; le deuxi&egrave;me cycle, rue Saint-Guillaume&nbsp;; le troisi&egrave;me cycle (DEA, DESS et Prep-Ena), rue des Saints-P&egrave;res</em>&nbsp;[10]&nbsp;<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1950.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal BAAEE 1976 &laquo; &Agrave; R&eacute;camier &raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Chapsal BAAEE 1976 &laquo;&nbsp;&Agrave; R&eacute;camier&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal BAE 1979, Citation de Bourdeau de Fontenay, directeur de l&rsquo;ENA.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] J. Chapsal BAE 1979.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"À l’étroit dans le Kombinat 27-30 Saint Guillaume","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>REGIBIER Philippe, <em>27&nbsp;rue Saint-Guillaume : petite chronique d&rsquo;une grande demeure et de ses habitants</em>, Paris, R&eacute;gibier, 1997.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"a-l-etroit-dans-le-kombinat-27-30-saint-guillaume","lang":"fr","excerpt":"Après 1945 Sciences Po est une École où le ciment ne sèche jamais : les acquisitions s’enchaînent à un rythme soutenu, entraînant démolitions, reconstructions et travaux d’aménagement en tout genre. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"53","image":"nouvelle_facade.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Nouvelle façade du 27 - 29 rue Saint Guillaume(©montage Harry C. Ellis - Studio Chevojon)"}]},{"id":"52","image":"ancienne_facade.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Ancienne façade du 27 - 29 rue Saint Guillaume (© Harry C. Ellis)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"97"},{"brick_id":"114"},{"brick_id":"28"},{"brick_id":"17"}],"comment":"","date_start":"1948-01-01"},{"id":"84","slug":"association-francaise-de-sciences-politiques-afsp-et-association-internationale-de-science-politique-aisp-ipsa","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"2","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Une gen&egrave;se &agrave; l&rsquo;ombre de la coop&eacute;ration intellectuelle internationale.</em></strong> Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, agit&eacute;e de luttes scientifiques et id&eacute;ologiques, et alors que se profile la guerre froide, la r&eacute;gulation des relations scientifiques internationales est un enjeu dont s&rsquo;empare l&rsquo;UNESCO sit&ocirc;t cr&eacute;&eacute;e en&nbsp;1946. Encourageant l&rsquo;organisation collective des communaut&eacute;s scientifiques au sein d&rsquo;associations disciplinaires nationales, l&rsquo;UNESCO lance de vastes enqu&ecirc;tes sur l&rsquo;&eacute;tat des disciplines dans les pays-membres. C&rsquo;est pour r&eacute;pondre &agrave; cette commande, pass&eacute;e en&nbsp;1947, que se constituent en h&acirc;te l&rsquo;association fran&ccedil;aise et l&rsquo;association internationale de science politique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;axe AFSP-AISP-FNSP.</em></strong>&nbsp;La cr&eacute;ation de l&rsquo;AFSP r&eacute;pond &agrave; un d&eacute;fi, bien compris par Raymond Aron et Andr&eacute; Siegfried. Il s&rsquo;agit d&rsquo;assurer une place &eacute;minente &agrave; la France au sein de la future association internationale. Pour ce faire, il faut d&rsquo;abord mettre la communaut&eacute; fran&ccedil;aise des sciences politiques en ordre de bataille. Le&nbsp;28 avril&nbsp;1949, une r&eacute;union constituante de l&rsquo;AFSP a lieu rue&nbsp;Saint-Guillaume &agrave; l&rsquo;initiative de Siegfried. FNSP et AFSP partageront locaux et si&egrave;ge social, secr&eacute;tariat et personnel, biblioth&egrave;que et centre de documentation&nbsp;; le premier Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Association r&eacute;unit les politistes et juristes Andr&eacute; Siegfried, Jacques Chapsal, Fran&ccedil;ois Goguel, Raymond Aron, Jean-Jacques Chevallier, Maurice Duverger, Henry Puget et les historiens Pierre Renouvin et Lucien Febvre&nbsp;; le premier secr&eacute;taire de l&rsquo;AFSP est le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP, Jean Meynaud, auquel succ&egrave;dera Jean Touchard (1954-1970). Aussi, lorsqu&rsquo;est convoqu&eacute;e &agrave; Paris, en septembre&nbsp;1949, la conf&eacute;rence constitutive de l&rsquo;Association internationale de sciences politiques, la jeune AFSP en est-elle un membre fondateur et particuli&egrave;rement investi. L&rsquo;AISP sera ainsi h&eacute;berg&eacute;e &agrave; Paris dans les locaux de la FNSP jusqu&rsquo;en&nbsp;1967&nbsp;; ses premiers secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux seront Fran&ccedil;ois Goguel (1949-1950), Jean Meynaud (1950-1955) puis Serge Hurtig (1960-1967), tandis que Jacques Chapsal en sera pr&eacute;sident de&nbsp;1958 &agrave;&nbsp;1961. Gr&acirc;ce &agrave; la mobilisation des hommes de la FNSP, la France a ainsi &eacute;t&eacute; l&rsquo;une des principales animatrices du r&eacute;seau international des sciences politiques dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 et&nbsp;1960.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Institutionnalisation et savoirs.</em></strong><strong>&nbsp;</strong>La cr&eacute;ation de l&rsquo;AFSP marque le d&eacute;but de la &laquo;&nbsp;deuxi&egrave;me institutionnalisation&nbsp;&raquo; de la science politique fran&ccedil;aise&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;les lieux, les financements, le cadre institutionnel ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le d&eacute;veloppement des savoirs</em>&nbsp;[1]<em>&nbsp;&raquo;</em>. Pendant une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, et jusqu&rsquo;&agrave; la cr&eacute;ation du CEVIPOF, les activit&eacute;s de recherche en science politique de la FNSP se confondent avec celles de l&rsquo;AFSP. La d&eacute;finition de la discipline et de ses objets, son autonomisation et sa diffusion se feront au sein de l&rsquo;Association [2], dans un dialogue constant avec les traditions &eacute;trang&egrave;res. Commanditaire d&rsquo;enqu&ecirc;tes &eacute;lectorales, initiatrice de programmes de recherche collective et pourvoyeuse de postes, l&rsquo;AFSP organise des journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes et des tables rondes et en publie les premiers r&eacute;sultats dans la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> (1951), coproduite par la FNSP et l&rsquo;AFSP. Si les sciences politiques s&rsquo;autonomisent en science politique au singulier, si ses objets restent canoniques (partis politiques [3], syst&egrave;mes &eacute;lectoraux [4], institutions politiques), les ann&eacute;es&nbsp;1950 et&nbsp;1960 se d&eacute;roulent sous le signe de la sociologie &eacute;lectorale [5]&nbsp;et des enqu&ecirc;tes &eacute;lectorales [6]. Apr&egrave;s&nbsp;1968, AFSP et FNSP affrontent ensemble le &laquo;&nbsp;retard fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo; (congr&egrave;s de l&rsquo;AISP de Bruxelles de&nbsp;1967) et le d&eacute;fi de la professionnalisation, se mobilisant en faveur de la cr&eacute;ation de l&rsquo;agr&eacute;gation de science politique (1971).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] L. Blondiaux, &laquo;&nbsp;Pour une histoire sociale de la science politique&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Y.&nbsp;D&eacute;loye &amp; B.&nbsp;Voutat (eds.), <em>Faire de la science politique. Pour une analyse socio-historique du politique</em>, Paris, Belin, 2002, p.&nbsp;59.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J.-L. Parodi, &laquo;&nbsp;Documents pour servir &agrave; l'histoire de l'Association fran&ccedil;aise de science politique (1949-1999)&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, n&deg;1-2, 2001. p.&nbsp;269-294.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes de novembre&nbsp;1949 sous la direction de Maurice Duverger sur les partis socialistes europ&eacute;ens.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes de juin&nbsp;1950.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Enqu&ecirc;te sur la participation des femmes &agrave; la vie politique, juin&nbsp;1952, sur les paysans et la politique&nbsp;1956, sur l&rsquo;opinion politique des intellectuels fran&ccedil;ais&nbsp;1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Sur les &eacute;lections l&eacute;gislatives de janvier&nbsp;1956, de&nbsp;septembre et novembre&nbsp;1958.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Association française de sciences politiques (AFSP) et Association internationale de science politique (AISP/IPSA)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, &laquo;&nbsp;Pour une histoire sociale de la science politique&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Yves D&eacute;loye &amp; Bernard Voutat (eds.), <em>Faire de la science politique. Pour une analyse socio-historique du politique</em>, Paris, Belin, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>BONCOURT Thibaud, <em>A History of the International Political Science Association</em>, IPSA/AISP, Sixty Years, 2009.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>COAKLEY John et TRENT John, <em>History of the International Political Science Association (1949-1999)</em>, Dublin, AISP, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>COAKLEY John, &laquo;&nbsp;&Eacute;volution dans l&rsquo;organisation de la science politique : la dimension internationale&nbsp;&raquo;, <em>Revue Internationale des Sciences Sociales</em>, 179, 2004, p.&nbsp;189-203.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>D&Eacute;LOYE Yves &amp; VOUTAT Bernard (eds.), <em>Faire de la science politique. Pour une analyse socio-historique du politique</em>, Paris, Belin, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>D&Eacute;LOYE Yves, Notices historiques du site internet de l&rsquo;AFSP.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo;&nbsp;Histoire de la science politique&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Madeleine Grawitz &amp; Jean Leca (eds.), <em>Trait&eacute; de science politique</em>, Paris, PUF, 1985.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, <em>Naissances de la science politique, 1870-1914</em>, Paris, Fayard, 1989.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>PARODI Jean-Luc, &laquo;&nbsp;Documents pour servir &agrave; l'histoire de l'Association fran&ccedil;aise de science politique (1949-1999)&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, n&deg;1-2, 2001. p.&nbsp;269-294.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"association-francaise-de-sciences-politiques-afsp-et-association-internationale-de-science-politique-aisp-ipsa","lang":"fr","excerpt":"Le 14 juillet 1949 paraît au Journal Officiel l’annonce de la création de l’Association française de science politique sise au 27 de la rue Saint-Guillaume et dont l’objet est de « favoriser la recherche et les échanges internationaux dans le domaine de la science politique ». Filleule et locataire de la Fondation nationale des sciences politiques, l’AFSP va en retour contribuer à transformer la FNSP en institution de recherche et en incubateur de la discipline de science politique."}],"thumbnail":"afsp.jpg","media":[{"id":"54","image":"journal_officiel.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Journal Officiel du 14 juillet 1949"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"85"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"67"},{"brick_id":"95"},{"brick_id":"66"},{"brick_id":"69"},{"brick_id":"35"}],"comment":"","date_start":"1949-01-01"},{"id":"60","slug":"les-etudiants-etrangers-a-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Si l&rsquo;on affiche aujourd&rsquo;hui des taux jamais atteints d&rsquo;internationalisation, il faut rappeler que le Sciences&nbsp;Po d&rsquo;apr&egrave;s-guerre est peupl&eacute; d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers qui forment toujours plus de 20&nbsp;% de ses effectifs. Ce n&rsquo;est pas tant le nombre des &eacute;tudiants &eacute;trangers que les modalit&eacute;s de l&rsquo;internationalisation qui ont &eacute;t&eacute; radicalement boulevers&eacute;es.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>Effectifs &eacute;trangers. </em></strong>Les statistiques des &eacute;tudiants &eacute;trangers sont fluctuantes et incertaines mais leur nombre cro&icirc;t sans conteste&nbsp;: 300&nbsp;en&nbsp;1948, 500&nbsp;en&nbsp;1950, 600&nbsp;en&nbsp;1958, 700&nbsp;et plus dans les ann&eacute;es&nbsp;1960. Mais qui compte-t-on comme &eacute;tudiant &eacute;tranger&nbsp;? Les &eacute;tudiants issus de l'empire colonial sont-ils citoyens fran&ccedil;ais, membres de la Communaut&eacute; ou &eacute;trangers&nbsp;? Peut-on amalgamer les &eacute;trangers r&eacute;guliers et les occasionnels, ceux inscrits au cycle du dipl&ocirc;me et ceux accueillis dans des programmes sp&eacute;ciaux, enfin les simples auditeurs&nbsp;? Quel que soit leur nombre exact, les &eacute;tudiants &eacute;trangers sont &laquo;&nbsp;<em>revenus nombreux rue&nbsp;Saint-Guillaume&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Carte des nationalit&eacute;s.</em></strong>&nbsp;Leur g&eacute;ographie &laquo;&nbsp;<em>refl&egrave;te avec fid&eacute;lit&eacute; les transformations internationales&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Fini le tropisme de la Triple Entente et de la surrepr&eacute;sentation des alli&eacute;s de l&rsquo;est et du sud-est de l'Europe. En ces temps de guerre froide, les &eacute;tudiants am&eacute;ricains forment d&eacute;sormais &laquo;&nbsp;<em>le gros bataillon d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo; (15&nbsp;% de ceux-ci dans les ann&eacute;es&nbsp;1960, plus de 40&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1970). &Agrave; leurs c&ocirc;t&eacute;s fleurissent les jeunes gens issus des &eacute;lites amies du Proche-Orient (20&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1950, 13&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1960) et des nouvelles &laquo;&nbsp;&eacute;lites administratives et &eacute;conomiques&nbsp;&raquo; asiatiques (entre&nbsp;10 et 20&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1950-1960), maghr&eacute;bines et africaines (17&nbsp;% &agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;1960). Le vivier europ&eacute;en a chang&eacute; de visage&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>y domine le bloc allemand&nbsp;</em>&raquo;, r&eacute;conciliation oblige, ainsi que les Belges et les Luxembourgeois. Seuls les Britanniques et les Scandinaves manquent toujours &agrave; l&rsquo;appel.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Eacute;gaux mais s&eacute;par&eacute;s. </em></strong>Quelle place accorder &agrave; ces &eacute;tudiants &eacute;trangers, &laquo;&nbsp;<em>venus de tant d&rsquo;horizons, ayant des formations, des curiosit&eacute;s, des aptitudes si diff&eacute;rentes, [et qui] posent un probl&egrave;me d&rsquo;int&eacute;gration &agrave; l&rsquo;enseignement et aux m&eacute;thodes de l&rsquo;Institut&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;&nbsp;? Une large gamme de solutions est d&eacute;clin&eacute;e&nbsp;: les plus francophones sont int&eacute;gr&eacute;s au cycle du dipl&ocirc;me au m&ecirc;me titre que les &eacute;tudiants r&eacute;guliers&nbsp;; pass&eacute;e l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire, ils s&rsquo;orientent vers la section internationale, dont ils forment toujours plus de&nbsp;50&nbsp;% des effectifs, et vers la section&nbsp;Ecofi qui recueille leurs suffrages (20&nbsp;% environ). Mais la majorit&eacute; d&rsquo;entre eux est orient&eacute;e vers le programme sp&eacute;cial du certificat d&rsquo;&eacute;tudes politiques (CEP) institu&eacute; en&nbsp;1948, v&eacute;ritable duplicata de la scolarit&eacute; d&eacute;livrant un dipl&ocirc;me parall&egrave;le. Laboratoire p&eacute;dagogique et disciplinaire, le CEP leur propose un suivi personnalis&eacute; et un programme sur-mesure, plus international, plus comparatif, plus multilingue que celui de la scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me. Enfin les auditeurs des Coll&egrave;ges am&eacute;ricains &agrave; Paris (<em>junior year abroad</em>) ont traditionnellement acc&egrave;s aux cours magistraux de l&rsquo;IEP. Le Troisi&egrave;me cycle accueille &eacute;galement nombre d&rsquo;&eacute;trangers qui constituent en moyenne 20&nbsp;% des effectifs.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les balbutiements d&rsquo;une politique internationale.</em></strong>&nbsp;Jacques Chapsal n&rsquo;est pas indiff&eacute;rent au rayonnement international de Sciences&nbsp;Po (et de la France) et se r&eacute;jouit de la venue des &eacute;tudiants &eacute;trangers&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>c&rsquo;est l&agrave; un signe fort heureux du prestige accru de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;. Peut-on pour autant parler d&eacute;j&agrave; de strat&eacute;gie internationale&nbsp;? Il n&rsquo;est question ni d&rsquo;internationaliser la formation des &eacute;l&egrave;ves fran&ccedil;ais, excellente comme il se doit mais franco-centr&eacute;e (l&rsquo;apprentissage des langues &eacute;trang&egrave;res n&rsquo;est requis que tardivement), ni de les faire partir &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (la structure de la scolarit&eacute; ne le permet pas), ni non plus de recruter activement des &eacute;trangers qu&rsquo;il s&rsquo;agira tout au plus d&rsquo;accompagner, au sein du&nbsp;CEP et de la section internationale, sans qu&rsquo;ils d&eacute;rangent l&rsquo;ordonnancement du dipl&ocirc;me. D'&eacute;changes, il n&rsquo;est pas question non plus&nbsp;: les premiers (et rares) partenariats des ann&eacute;es&nbsp;1960 et&nbsp;1970 se font au gr&eacute; des rencontres et des amiti&eacute;s entre professeurs, chercheurs et responsables de section. La coop&eacute;ration internationale reste l&rsquo;apanage de la FNSP plus que de l&rsquo;IEP.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1948.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1959.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1950.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les étudiants étrangers à Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Ateliers d&rsquo;archives et d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, <em>Les &eacute;tudiants &eacute;trangers et l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques, 1871-1940, </em>30 novembre 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"les-etudiants-etrangers-a-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"« L'un des aspects les plus attachants de notre école : son rayonnement international mesuré par l’attrait exercé sur les étudiants étrangers. » (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"78","image":"Evolution_etrangers.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Évolution des élèves étrangés entrés directement en 2ème année en 1953 et 1958"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"10"},{"brick_id":"51"},{"brick_id":"110"},{"brick_id":"101"},{"brick_id":"106"}],"comment":"","date_start":"1950-01-01"},{"id":"94","slug":"de-la-bibliotheque-aux-services-de-documentation","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"12","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>La biblioth&egrave;que, fiert&eacute; de l&rsquo;ELSP et de la FNSP.</em></strong>&nbsp;En&nbsp;1945, la FNSP se voit confier la biblioth&egrave;que de l&rsquo;&Eacute;cole libre, v&eacute;ritable tr&eacute;sor de 65&nbsp;000 volumes, constitu&eacute; d&rsquo;ouvrages (44&nbsp;500), de brochures, de p&eacute;riodiques et de revues (253&nbsp;titres), de cours polycopi&eacute;s, de th&egrave;ses, de catalogues, de publications officielles, de cartes et d&rsquo;atlas, etc. portant principalement sur l&rsquo;&eacute;conomie (26&nbsp;%), l&rsquo;histoire (25&nbsp;%), la vie politique fran&ccedil;aise et internationale (19&nbsp;%) et le droit (14&nbsp;%) et comportant 28&nbsp;% de titres &eacute;trangers. La Fondation se montrera &agrave; la hauteur de pareil h&eacute;ritage, consacrant un budget jamais diminu&eacute; au d&eacute;veloppement des collections &agrave; la croissance spectaculaire&nbsp;: en&nbsp;1952, la biblioth&egrave;que re&ccedil;oit 1&nbsp;000 p&eacute;riodiques, 2&nbsp;500 en&nbsp;1966, plus de 4&nbsp;000 en&nbsp;1970&nbsp;; impressionnant &eacute;galement le rythme d&rsquo;acquisition des ouvrages&nbsp;qui bondit de 3&nbsp;000 volumes entr&eacute;s annuellement en&nbsp;1950, &agrave; 8&nbsp;000 en&nbsp;1960 et 10&nbsp;000 en&nbsp;1970. En&nbsp;1972, la biblioth&egrave;que de la FNSP compte 400&nbsp;000 volumes. En&nbsp;1980, elle est promue Biblioth&egrave;que de r&eacute;f&eacute;rence dans le domaine des sciences administratives et politiques (CADIST)[1].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Biblioth&egrave;que, Centre de documentation, Services de documentation.</em></strong>&nbsp;Sous l&rsquo;impulsion de Jean Meynaud et de Jean Meyriat se mettent en place en&nbsp;1950 les Services de documentation de la FNSP, rassemblant la biblioth&egrave;que et le Centre de documentation. Ce dernier, institu&eacute; par Meynaud en&nbsp;1946, est <em>&laquo;&nbsp;une sorte de SVP</em> [2] <em>de Sciences&nbsp;Po, [r&eacute;unissant] des personnes d&rsquo;&acirc;ges diff&eacute;rents mais d&rsquo;&eacute;gale amabilit&eacute; pr&ecirc;tes &agrave; vous constituer un dossier sur n&rsquo;importe quoi (qui touche aux questions politiques ou &eacute;conomiques), en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour voter la question de confiance dans les formes pr&eacute;vues par la constitution de&nbsp;1946</em>&nbsp;[3]<em>&raquo;</em>. Maniant colle et ciseau, de petites mains produisent des dossiers de presse, d&eacute;pouillent et indexent les revues pour composer le catalogue des p&eacute;riodiques et publient d&egrave;s&nbsp;1946 le <em>Bulletin</em> <em>analytique de documentation politique, &eacute;conomique et sociale</em>, compilation de r&eacute;sum&eacute;s (<em>abstracts</em>) d&rsquo;articles. Surtout, le centre de documentation sert de matrice aux futurs centres de recherche de la FNSP&nbsp;: il n&rsquo;est pas un chercheur de la premi&egrave;re ou de la seconde g&eacute;n&eacute;ration (Serge Hurtig, H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Stuart Schram, Nicolas Pelsz...) qui n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; embauch&eacute; par le Centre au titre de la recherche documentaire&nbsp;; le CERI lui-m&ecirc;me s&rsquo;est constitu&eacute; &agrave; partir de la veille documentaire sur les aires &eacute;trang&egrave;res d&eacute;velopp&eacute;e par le centre.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Une r&eacute;f&eacute;rence nationale et mondiale en mati&egrave;re de documentation et de science de l&rsquo;information.</em></strong>&nbsp;Les activit&eacute;s des services de documentation de la FNSP ne se r&eacute;duisent pas &agrave; l&rsquo;acquisition et &agrave; la conservation de collections, mais bien &agrave; leur traitement par la classification, l&rsquo;indexation et la constitution de catalogues, &agrave; l&rsquo;analyse par la cr&eacute;ation d&rsquo;instruments de travail (dossiers de presse, bibliographies), ou encore &agrave; la veille documentaire et &agrave; la diffusion de l&rsquo;information. Ces comp&eacute;tences font de Sciences&nbsp;Po un centre pionnier reconnu nationalement et internationalement. Le directeur Jean Meyriat pr&eacute;side d&egrave;s&nbsp;1950 le Comit&eacute; international pour l&rsquo;information et la documentation en sciences sociales de l&rsquo;UNESCO, fameux pour la publication des <em>Bibliographies internationales en sciences sociales</em>, r&eacute;alis&eacute;es pour partie par Sciences&nbsp;Po &agrave; la demande de l&rsquo;UNESCO. En France, &agrave; Sciences&nbsp;Po, anticipant la professionnalisation du m&eacute;tier de biblioth&eacute;caire et de documentaliste, Meyriat &eacute;labore en&nbsp;1969 la toute premi&egrave;re formation en <em>Information et Documentation</em>, transform&eacute;e en DESS prestigieux en&nbsp;1975. Ce travail d&rsquo;institutionnalisation des SIC est couronn&eacute; par la cr&eacute;ation en&nbsp;1975 d&rsquo;une section du CSU [4], dont Meyriat prendra la pr&eacute;sidence.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Centre d'Acquisition et de Diffusion de l'Information Scientifique et Technique 1980.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Cr&eacute;&eacute;e en&nbsp;1935 par Georges Mandel, le ministre des&nbsp;PTT pour d&eacute;sengorger les services de renseignements des administrations, la SVP est un service de renseignements juridiques, &eacute;conomiques et fiscaux par t&eacute;l&eacute;phone.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1953.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Conseil Sup&eacute;rieur des Universit&eacute;s (anc&ecirc;tre du Conseil National des Universit&eacute;s).</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"De la bibliothèque aux Services de documentation","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LAFON Caroline, <em>La politique d&rsquo;acquisition des services de documentation de la FNSP, p&ocirc;le associ&eacute; de la BNF</em>, M&eacute;moire d&rsquo;&eacute;tude sous la dir. de M.&nbsp;Galloul, ENSSIB, 1994.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SEMENCE Marie-Edith, <em>Constitution et &eacute;valuation des collections de livres de la biblioth&egrave;que de Sciences Po. ELSP 1871-1945</em>, note 2008.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"de-la-bibliotheque-aux-services-de-documentation","lang":"fr","excerpt":"Première bibliothèque en sciences sociales d’Europe continentale, les services documentaires de Sciences Po sont un modèle, non seulement par la richesse de leurs collections mais aussi par l’expertise de leurs bibliothécaires, pionniers en science de la documentation et de l’information. (crédit photo:©Studio Chevojon)"}],"thumbnail":"4SP1_5_12.jpg","media":[{"id":"55","image":"bureau_bibliothecaires.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Bureau des bibliothécaires (© Pierre Jahan / Roger-Viollet)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"541E32","translations":[{"title":"Library","lang":"en"},{"title":"Bibliothèque","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"12"},{"brick_id":"13"},{"brick_id":"66"},{"brick_id":"128"},{"brick_id":"75"}],"comment":"","date_start":"1950-01-01"},{"id":"85","slug":"la-revue-francaise-de-science-politique-rfsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"3","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>La vitrine de la FNSP et de l&rsquo;AFSP.</em></strong>&nbsp;En juin&nbsp;1951 para&icirc;t le premier num&eacute;ro de la <em>RFSP</em>, revue trimestrielle publi&eacute;e aux Presses Universitaires de France sous l&rsquo;&eacute;gide de la FNSP et de l&rsquo;AFSP. Son comit&eacute; de direction, pr&eacute;sid&eacute; par Andr&eacute; Siegfried, r&eacute;unit les incontournables Raymond Aron, Jacques Chapsal, Jean-Jacques Chevallier, Maurice Duverger, Fran&ccedil;ois Goguel et Jean Stoetzel. De comit&eacute; de r&eacute;daction, point n&rsquo;est besoin&nbsp;! Les secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux de la Fondation et de l&rsquo;Association, Jean Meynaud (1951-1955) puis Jean Touchard (1955-1971) tiendront lieu de r&eacute;dacteurs en chef, avant d&rsquo;&ecirc;tre remplac&eacute;s par Georges Lavau (1973-1991) et Jean-Luc Parodi (1991-2008). Mai&nbsp;68 aidant, la revue se dote d&rsquo;un Conseil scientifique et d&rsquo;un Comit&eacute; de r&eacute;daction en&nbsp;1970, avant que ne soit limit&eacute; dans le temps le mandat du directeur (1991).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Portrait de groupe.</em></strong>&nbsp;Si la revue invite la communaut&eacute; des IEP, des facult&eacute;s de lettres et de droit &agrave; lui adresser des articles, elle reste tr&egrave;s longtemps exclusivement parisienne et essentiellement germanopratine. Les facult&eacute;s de droit (Mathiot, Vedel, Duverger, Burdeau, Rivero, Pr&eacute;lot, Merle, Luchaire) ainsi que la FNSP et ses chercheurs (Goguel, Duroselle, Meynaud, Meyriat, Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Grosser, Hoffmann, Girardet, Hurtig, Touchard, Lancelot&hellip;) sont les premiers &laquo;&nbsp;groupes producteurs&nbsp;&raquo; des ann&eacute;es&nbsp;1950&nbsp;; la revue est alors &eacute;galement irrigu&eacute;e par le tissu des enseignants vacataires de l&rsquo;IEP et par le groupe des &laquo;&nbsp;amateurs&nbsp;&raquo; qui composent 16&nbsp;% de ses publiants parmi lesquels hommes politiques et hauts fonctionnaires (Debr&eacute;, Chenot, Laroque, Gournay). Si la professionnalisation gagne rapidement les auteurs, le mouvement de d&eacute;centralisation g&eacute;ographique et de diff&eacute;renciation institutionnelle est tr&egrave;s r&eacute;cent&nbsp;: la revue reste jusqu&rsquo;&agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;1970 l&rsquo;organe quasi exclusif des chercheurs de la FNSP.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Entreprise intellectuelle.</em></strong>&nbsp;La ligne &eacute;ditoriale des ann&eacute;es Meynaud et Touchard se d&eacute;cline autour des deux &laquo;&nbsp;noyaux durs&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pens&eacute;e politique&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Pouvoir et Institutions&nbsp;&raquo;. Seules les contributions des historiens Pierre Renouvin, Jean-Baptiste Duroselle et Ren&eacute; R&eacute;mond offrent des incursions du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;histoire politique tandis que celles des chercheurs du CERI assurent une bonne repr&eacute;sentation des relations internationales et des &eacute;tudes compar&eacute;es. &Agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;1960, la sociologie &eacute;lectorale port&eacute;e par la jeune g&eacute;n&eacute;ration du CEVIPOF t&eacute;moigne d&rsquo;un tournant sociologique. Il faut n&eacute;anmoins la cr&eacute;ation des rubriques (Forces politiques, Conflits internationaux, Bibliographie) au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1960 et l&rsquo;autonomisation de la discipline (cr&eacute;ation de l&rsquo;agr&eacute;gation en&nbsp;1971) pour que s&rsquo;op&egrave;rent une sp&eacute;cialisation et une diversification des th&egrave;mes trait&eacute;s.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"La Revue française de science politique (RFSP)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>BONCOURT Thibaud, &ldquo;The evolution of political science in France and in Britain: Comparactive Study of Two Political Science Journals&rdquo;, <em>European Political Science</em>, 6-3, 2007, p.&nbsp;276-294.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>BONCOURT Thibaud, <em>Lettre de l&rsquo;OMASP</em>, 5&nbsp;novembre&nbsp;2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>BILLORDO Libia, &ldquo;Publishing in French Political Science Journals: An Inventory of Methods and Sub-Fields&rdquo;, <em>French Politics</em>, 3-2, 2005, p.&nbsp;178-186.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>LECA Jean, &laquo;&nbsp;Les 50&nbsp;ans de la RFSP&nbsp;: une relecture cavali&egrave;re des d&eacute;buts&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 51e ann&eacute;e, 1-2, 2001, p.&nbsp;5-17.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-revue-francaise-de-science-politique-rfsp","lang":"fr","excerpt":"Publication phare de Sciences Po, la RFSP est à la fois le résultat direct du développement des sciences politiques en France et un puissant outil d’institutionnalisation et d’affirmation scientifique de la discipline."}],"thumbnail":"vig_rfsp_1951ok2.jpg","media":[{"id":"56","image":"rfsp.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Quelques couvertures de la Revue Française de Science Politique"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"20"},{"brick_id":"84"},{"brick_id":"90"},{"brick_id":"95"},{"brick_id":"70"},{"brick_id":"66"},{"brick_id":"69"}],"comment":"","date_start":"1951-01-01"},{"id":"86","slug":"le-ceri","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"4","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Les Relations internationales et la guerre froide.</em></strong><strong>&nbsp;</strong>Fond&eacute; en&nbsp;1952 par Jean Meynaud, le CERI conna&icirc;t un d&eacute;collage imm&eacute;diat dans le contexte de guerre froide. Son &laquo;&nbsp;grand d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; tient &agrave; la manne des financements am&eacute;ricains et fran&ccedil;ais. La fondation Ford subventionne ses activit&eacute;s &agrave; hauteur de 25&nbsp;millions de francs sur cinq ans (1958-1963)&nbsp;; le minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res finance des recherches sur l&rsquo;URSS et l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, ainsi que des &eacute;tudes sur la Sarre et l&rsquo;Allemagne. Sciences&nbsp;Po prend ainsi place dans le dispositif politico-scientifique du bloc occidental&nbsp;: Andr&eacute; Siegfried, Raymond Aron et Jean-Baptiste Duroselle assurent le lien avec les universit&eacute;s, les fondations et les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines&nbsp;; la FNSP s&rsquo;ins&egrave;re dans le r&eacute;seau transnational de l&rsquo;UNESCO, de l&rsquo;Association internationale de science politique et de la Conf&eacute;rence permanente des hautes &eacute;tudes internationales (CPHEI) qui encouragent le d&eacute;veloppement des <em>Area Studies</em>, &eacute;tudes pluridisciplinaires des aires culturelles, et l&rsquo;essor de la discipline des Relations internationales (RI), d&eacute;di&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la <em>guerre et de la paix entre les nations</em>&nbsp;[1] et des jeux des grandes puissances.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le CERI des Area Studies.</em></strong>&nbsp;Sous la direction de Jean Meyriat (1952-1976) et de Jean-Baptiste Duroselle (1952-1964), le CERI s&rsquo;organise en &eacute;quipes structur&eacute;es autour d&rsquo;aires culturelles. Jean-Baptiste Duroselle, Serge Hurtig, Pierre Hassner d&eacute;veloppent les <em>American Studies</em>&nbsp;; la section mondes communistes (URSS, PECO, Chine) rassemble H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Basile Kerblay et Stuart Schram&nbsp;; l&rsquo;Europe m&eacute;diterran&eacute;enne et l&rsquo;Am&eacute;rique latine sont la chasse gard&eacute;e de Jean Meyriat et de Jean Touchard&nbsp;; l&rsquo;Allemagne &eacute;choit &agrave; Alfred Grosser et la construction europ&eacute;enne &agrave; Pierre Gerbet. La d&eacute;colonisation met &agrave; l&rsquo;honneur les &laquo;&nbsp;nationalismes&nbsp;&raquo; (Raoul Girardet), l&rsquo;Afrique et le d&eacute;veloppement, mais c&rsquo;est aux IEP de Bordeaux et d&rsquo;Aix que revient la responsabilit&eacute; de d&eacute;velopper ces th&eacute;matiques dans les ann&eacute;es&nbsp;1960. Les pr&eacute;occupations th&eacute;oriques &ndash;&nbsp;analyse des conflits, grande puissance&nbsp;&ndash; sont illustr&eacute;es par les travaux de Raymond Aron et de Pierre Hassner. Cette r&eacute;union d&rsquo;historiens (Duroselle, Gerbet), de civilisationnistes (Grosser, Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Schram), de politistes (Hurtig, Hassner) et de sociologues (Aron) donne sa couleur tr&egrave;s sp&eacute;cifique aux relations internationales &agrave; la fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Du Centre d&rsquo;&eacute;tudes des relations internationales au Centre d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches internationales (1976-1986).</em></strong>&nbsp;Lorsque Guy Hermet prend la t&ecirc;te du CERI en&nbsp;1976, ce dernier est un &laquo;&nbsp;gros laboratoire&nbsp;&raquo; qui doit affronter les d&eacute;fis de la croissance, de la d&eacute;finition du programme intellectuel et de l&rsquo;expertise. Crise de croissance d&rsquo;abord, car le CERI qui comptait d&eacute;j&agrave; une bonne dizaine de chercheurs en&nbsp;1960 et qui est rattach&eacute; au CNRS en&nbsp;1968, en recense quarante-huit en&nbsp;1976, une soixantaine en&nbsp;1986. Pour rem&eacute;dier &agrave; l&rsquo;&eacute;clatement des recherches, des s&eacute;minaires, des projets collectifs et des grands colloques [2]&nbsp;sont organis&eacute;s. D&eacute;fi intellectuel &eacute;galement, les RI se seraient-elles perdues dans les m&eacute;andres de l&rsquo;&eacute;rudition documentaire et dans les niches confortables et cloisonn&eacute;es des <em>Area Studies</em>&nbsp;? Les comp&eacute;tences linguistiques auraient-elles pris le pas sur la formation th&eacute;orique en sciences sociales lors des recrutements des chercheurs&nbsp;? La professionnalisation et la refondamentalisation de la discipline passeront, non par un saut dans l&rsquo;analyse m&eacute;tath&eacute;orique, anhistorique, globalisante et normative du syst&egrave;me international, mais par le renouveau des <em>Area Studies</em> vivifi&eacute;es par l&rsquo;exercice de la comparaison (politique compar&eacute;e), nourrie de science politique, d&rsquo;anthropologie et de sociologie historique, <em>&laquo;&nbsp;privil&eacute;giant le rapport au terrain, le recours aux sources primaires, et la prise en consid&eacute;ration de l&rsquo;historicit&eacute;</em> [3]<em>&raquo;</em> et par le recrutement de jeunes chercheurs form&eacute;s &agrave; la connaissance des langues et des terrains comme aux m&eacute;thodes et aux th&eacute;ories des sciences sociales. Cette refondamentalisation est aussi la n&eacute;cessaire r&eacute;ponse &agrave; la concurrence de nouveaux venus dans le champ des relations internationales, tel l&rsquo;IFRI, <em>think tank</em> fond&eacute; en&nbsp;1979. Le CERI est alors contraint de r&eacute;affirmer son ancrage scientifique et de se positionner face &agrave; la demande d&rsquo;expertise.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] R. Aron, <em>Paix et guerre entre les nations</em>, Paris, Calmann-Levy, 1962.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Colloques&nbsp;: les organisations religieuses&nbsp;; les &eacute;lections non concurrentielles dans les d&eacute;mocraties non lib&eacute;rales&nbsp;; les totalitarismes&nbsp;; les situations autoritaires.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J.-F. Bayart, &laquo;&nbsp;Comparer en France &raquo; Petit essai d'autobiographie disciplinaire&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 3-83, 2008, p.&nbsp;205-232.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le CERI","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>BAYART Jean-Fran&ccedil;ois, &laquo; Comparer en France &raquo; Petit essai d'autobiographie disciplinaire&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 3-83, 2008, p.&nbsp;205-232.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes en hommage &agrave; Jean Meyriat &agrave; Sciences&nbsp;Po. 11&nbsp;octobre&nbsp;2011.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://sciencespo.fr/ceri/fr\" target=\"_blank\">Site du CERI</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-ceri","lang":"fr","excerpt":"« Prototype des centres de recherche » (Pierre Renouvin) de la FNSP, le Centre d’études des relations internationales est chronologiquement le premier et numériquement le plus important des laboratoires de Sciences Po. Son succès éclatant et rapide permet l’institutionnalisation précoce de la discipline des Relations internationales en France."}],"thumbnail":"vig_logo_ceri2.jpg","media":[{"id":"58","image":"00167539.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Jean Meynaud fonde le CERI en 1952 (© Henri Mellin)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"77"},{"brick_id":"76"},{"brick_id":"66"},{"brick_id":"73"},{"brick_id":"75"},{"brick_id":"78"},{"brick_id":"147"}],"comment":"","date_start":"1952-01-01"},{"id":"87","slug":"la-droite-en-france","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"5","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Un livre &eacute;v&eacute;nement.&nbsp;</em></strong>R&eacute;dig&eacute;e aux derniers jours de la Quatri&egrave;me R&eacute;publique, alors que la droite disqualifi&eacute;e &agrave; la Lib&eacute;ration refait surface et que les gaullistes se pr&eacute;parent en coulisse, <em>La droite en France</em> aborde un sujet d&rsquo;actualit&eacute; br&ucirc;lante en m&ecirc;me temps qu&rsquo;elle s&rsquo;interroge sur le retour d&rsquo;une force politique qui semblait condamn&eacute;e par l&rsquo;Histoire. L&rsquo;interpr&eacute;tation de Ren&eacute; R&eacute;mond &ndash;&nbsp;il n&rsquo;y a pas une droite mais des droites&nbsp;&ndash; et sa m&eacute;thode &ndash;&nbsp;apprivoiser le pass&eacute; pour mieux interpr&eacute;ter le pr&eacute;sent&nbsp;&ndash; conqui&egrave;rent d&rsquo;embl&eacute;e le grand public et la classe politique. R&eacute;dig&eacute; en catimini par un jeune historien encore th&eacute;sard, l&rsquo;ouvrage est &eacute;galement salu&eacute; par ses ma&icirc;tres Fran&ccedil;ois Goguel et Raymond Aron et par ses pairs comme <em>&laquo;&nbsp;une contribution originale, brillante et profonde&nbsp;&agrave; la science politique fran&ccedil;aise</em>&nbsp;[1]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Les trois droites.&nbsp;</em></strong>La th&egrave;se est connue&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;pluralit&eacute; de la droite, continuit&eacute; des droites en France. Trois familles irr&eacute;ductibles, la droite absolue, dite aussi l&eacute;gitimiste, contre-r&eacute;volutionnaire ou extr&ecirc;me&hellip; et puis deux droites, n&eacute;es &agrave; gauche et pouss&eacute;es &agrave; droite par le surgissement de gauches plus avanc&eacute;es, l&rsquo;orl&eacute;anisme lib&eacute;ral et bourgeois, le bonapartisme autoritaire et nationaliste</em>&nbsp;[2].<em> &raquo;</em> Si la taxinomie s&rsquo;est faite vulgate, si la tripartition r&eacute;mondienne n&rsquo;est pas exempte de sch&eacute;matisme et a fait l&rsquo;objet de critiques [3], on reconna&icirc;t au livre plusieurs m&eacute;rites. Le premier, c&rsquo;est que la grille d&rsquo;interpr&eacute;tation r&eacute;mondienne a r&eacute;sist&eacute; aux al&eacute;as de la vie politique fran&ccedil;aise et a prouv&eacute; sa solidit&eacute; au fil du temps. Simples hypoth&egrave;ses de laboratoire en&nbsp;1954, les destins des trois droites se sont &eacute;tonnement conform&eacute;s &agrave; l&rsquo;analyse de l&rsquo;historien, que les r&eacute;&eacute;ditions de l&rsquo;ouvrage &ndash;&nbsp;significativement survenues en&nbsp;1963 et&nbsp;1982&nbsp;&ndash; n&rsquo;ont modifi&eacute;e qu&rsquo;&agrave; la marge. Plus encore, c&rsquo;est un livre pr&eacute;curseur en histoire et en science politique. Chassant sur les terres de ses ma&icirc;tres, les politistes Thibaudet [4], Siegfried [5], Goguel [6]&nbsp;et Duverger [7], et s&rsquo;emparant d&rsquo;un objet de science politique &ndash;&nbsp;les partis&nbsp;&ndash; pour y appliquer une d&eacute;marche historique, Ren&eacute; R&eacute;mond introduit deux ruptures. R&eacute;cusant l&rsquo;essentialisation des cat&eacute;gories gauche/droite, l&rsquo;historien se fait leur arch&eacute;ologue, retra&ccedil;ant leur gen&egrave;se par un retour aux origines, rapportant leurs variations et leurs mutations, tout en constatant des filiations et des continuit&eacute;s. Rejetant une d&eacute;finition purement id&eacute;ologique de la politique, l&rsquo;historien opte pour une d&eacute;finition op&eacute;ratoire, <em>in situ</em>, du clivage gauche/droite que seules permettent une pes&eacute;e des forces en pr&eacute;sence et une observation en contexte et dans la longue dur&eacute;e. C&ocirc;t&eacute; histoire, Ren&eacute; R&eacute;mond fait &eacute;galement &oelig;uvre novatrice, en introduisant la grille th&eacute;orique et la typologie emprunt&eacute;es &agrave; la science politique et en d&eacute;montrant l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de faire dialoguer pr&eacute;occupations de politique imm&eacute;diate et interpr&eacute;tation historique&nbsp;: l&rsquo;histoire gouverne le pr&eacute;sent.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Agrave; l&rsquo;&eacute;cole des droites. </em></strong>Aiguillon &agrave; la recherche, le livre de R&eacute;mond a trac&eacute; son sillon, faisant pour un temps des partis politiques la figure de proue de la recherche en histoire contemporaine. Du <em>Parti radical</em> de Serge Berstein [8]&nbsp;&agrave; la <em>Nouvelle histoire des droites </em>[9], dirig&eacute;e par Jean-Fran&ccedil;ois Sirinelli, en passant par les &eacute;tudes sur le <em>PCF</em> de Jean-Jacques Becker [10]&nbsp;et de Marc Lazar [11], nombreux sont les ouvrages &eacute;crits par ses &eacute;l&egrave;ves qui t&eacute;moignent du renouvellement et de la vigueur de l&rsquo;histoire politique. Le recours &agrave; l&rsquo;histoire culturelle et la notion de culture politique [12], <em>&laquo;&nbsp;cette large zone de contact et d&rsquo;osmose &agrave; la charni&egrave;re du politique et du culturel</em> [13]<em>&raquo;</em>, ont largement contribu&eacute; &agrave; ce nouvel essor.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] S. Hoffmann, compte-rendu &laquo;&nbsp;R&eacute;mond, <em>La droite en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 3-4, 1954.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] E. Poulat, compte-rendu &laquo;&nbsp;R&eacute;mond, <em>Les droites en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Actes de la recherche en sciences sociales</em>, 54-2, 1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Voir la th&egrave;se de l&rsquo;historien isra&eacute;lien Zeev Sternhell sur le fascisme fran&ccedil;ais, <em>La droite r&eacute;volutionnaire (1885-1914). Les origines fran&ccedil;aises du fascisme</em>, Paris, Seuil, 1979. <em>Ni droite ni gauche, l'id&eacute;ologie fasciste en France</em>, Paris, Seuil, 1983.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Thibaudet, <em>Id&eacute;es politiques de la France</em>, Paris, Stock, 1932.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Siegfried, <em>Tableau politique de la France de l&rsquo;Ouest sous la Troisi&egrave;me r&eacute;publique</em>, Paris, Colin, 1913.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] F. Goguel, <em>La politique des partis sous la Troisi&egrave;me r&eacute;publique</em>, Paris, Seuil, 1946.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] M. Duverger, <em>Les partis politiques</em>, Paris, Colin, 1951.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] S. Berstein, <em>Histoire du parti radical</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 1985.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J.-F. Sirinelli (dir)<em>, Histoire des droites en France</em>, Paris, Gallimard, 1992.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] J.-J. Becker, <em>Le Parti communiste veut-il prendre le pouvoir&nbsp;? La strat&eacute;gie du PCF de&nbsp;1930 &agrave; nos jours</em>, Paris, Seuil, 1981&nbsp;; G. Lavau, <em>&Agrave; quoi sert le parti communiste fran&ccedil;ais&nbsp;?</em> Paris, Fayard, 1981</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] M. Lazar, <em>Maisons rouges. Les partis communistes fran&ccedil;ais et italiens de la Lib&eacute;ration &agrave; nos jours</em>, Paris, Aubier, 1992.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Ensemble de r&eacute;f&eacute;rents &ndash;&nbsp;croyances, valeurs, m&eacute;moire sp&eacute;cifique, vocabulaire propre, sociabilit&eacute; particuli&egrave;re, ritualis&eacute; ou pas&nbsp;&ndash;, ensemble de repr&eacute;sentations qui soude le groupe humain sur le plan politique&nbsp;: une vision du monde partag&eacute;e, une commune lecture du pass&eacute;, une projection dans l&rsquo;avenir v&eacute;cu ensemble.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] J.-P. Rioux, compte-rendu, &laquo;&nbsp;Sirinelli Jean-Fran&ccedil;ois (dir.), Histoire des droites en France&nbsp;&raquo;, <em>Vingti&egrave;me Si&egrave;cle. Revue d'histoire</em>, 39-1, 1993, p.&nbsp;119-121.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La droite en France ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>GOGUEL Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Compte rendu sur Ren&eacute; R&eacute;mond,&nbsp;<em>La droite en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 14-2, 1964, p.&nbsp;354-356.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>POULAT Emile, &laquo;&nbsp;Compte rendu sur Ren&eacute; R&eacute;mond,&nbsp;<em>Les droites en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Archives des sciences sociales des religions</em>, 54-2, 1982, p.&nbsp;232-233.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RUDELLE Odile, &laquo;&nbsp;Compte rendu sur Ren&eacute; R&eacute;mond,&nbsp;<em>Les droites en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 32-4, 1982, p.&nbsp;857-860.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>HOFFMANN Stanley, &laquo;&nbsp;Compte rendu sur Ren&eacute; R&eacute;mond,&nbsp;<em>La droite en France</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 4-3, 1954, p.&nbsp;624-626.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-droite-en-france","lang":"fr","excerpt":"Classique incontournable, inusable manuel des étudiants d’histoire et de science politique, La droite en France parue en 1954, opportunément rebaptisée Les droites en France en 1982 et actualisée en Les droites aujourd’hui (2002), est un livre-événement qui a fait de René Rémond un historien réputé et un politologue écouté. (crédit photo : DR)"}],"thumbnail":"00185664.jpg","media":[{"id":"59","image":"droite_france1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"René Rémond, La Droite en France, 1954, éditions Aubier (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"74"}],"comment":"","date_start":"1954-01-01"},{"id":"88","slug":"le-cycle-superieur-d-etudes-politiques-ou-troisieme-cycle","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"6","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Le premier Troisi&egrave;me cycle en sciences humaines et sociales de France.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait dans l&rsquo;air, mais la FNSP fait figure de pr&eacute;curseur lorsqu&rsquo;&agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;1956 elle anticipe l&rsquo;introduction des Troisi&egrave;mes cycles au sein des facult&eacute;s de lettres, de sciences humaines et sociales et de droit. Plac&eacute; sous la houlette de Jean Touchard et le patronage d&rsquo;un comit&eacute; scientifique [1], le Troisi&egrave;me cycle d&eacute;livre une formation en deux ans menant &agrave; un dipl&ocirc;me sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches (DSER) de la FNSP, qui <em>&laquo;&nbsp;ne demande pas les longues ann&eacute;es qu&rsquo;exige la pr&eacute;paration des savantes et volumineuses th&egrave;ses de sciences ou de lettres</em>&nbsp;[2]<em>&raquo;</em>. Son succ&egrave;s est imm&eacute;diat&nbsp;: en&nbsp;1960, il attire une soixantaine d&rsquo;&eacute;tudiants, dont nombre d&rsquo;&eacute;trangers, encadr&eacute;s par Janine Bourdin, assistante de Touchard et cheville-ouvri&egrave;re du cycle, et par deux directeurs d&rsquo;&eacute;tudes permanents, Alfred Grosser et Ren&eacute; R&eacute;mond [3]. Laboratoire pionnier mariant recherche et formation au sein du s&eacute;minaire g&eacute;n&eacute;ral et des s&eacute;minaires particuliers [4], il associe tr&egrave;s t&ocirc;t les chercheurs de la FNSP &agrave; la formation des &eacute;tudiants et ces derniers aux activit&eacute;s des centres.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>La g&eacute;n&eacute;ration spontan&eacute;e des &laquo;&nbsp;&eacute;tudiants avanc&eacute;s&nbsp;&raquo;.</em></strong>&nbsp;La cr&eacute;ation du Troisi&egrave;me cycle bouscule Sciences&nbsp;Po de l&rsquo;aval &agrave; l&rsquo;amont. Elle donne sa raison d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; la Section g&eacute;n&eacute;rale, rebaptis&eacute;e Politique et Sociale et r&eacute;form&eacute;e pour mieux lui servir de prop&eacute;deutique. Elle engage la responsabilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tablissement quant aux carri&egrave;res &agrave; offrir aux promotions d&rsquo;&eacute;tudiants avanc&eacute;s qu&rsquo;il a form&eacute;s. Plus que le Centre de documentation et l&rsquo;AFSP, ce sont les centres de recherche de la FNSP qui seront les d&eacute;bouch&eacute;s naturels des apprentis chercheurs. Cette consid&eacute;ration p&egrave;sera dans la bataille du recrutement men&eacute;e par Touchard aupr&egrave;s des pouvoirs publics et dans sa d&eacute;cision de rattacher les centres au CNRS, grand pourvoyeur de postes. De m&ecirc;me, conscient de la n&eacute;cessaire professionnalisation de la formation en science politique, Touchard militera pour la cr&eacute;ation d&rsquo;une agr&eacute;gation de science politique (1971) offrant un d&eacute;bouch&eacute; alternatif et universitaire &agrave; ses chercheurs.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Acc&eacute;der &agrave; &laquo;&nbsp;la dignit&eacute; universitaire</em></strong>[5]<strong><em>&raquo;.</em></strong>&nbsp;La cr&eacute;ation du Troisi&egrave;me cycle rapproche indubitablement Sciences&nbsp;Po des universit&eacute;s. Symboliquement d&rsquo;abord puisque l&rsquo;&eacute;tablissement se dote, &agrave; l&rsquo;instar de ces derni&egrave;res, d&rsquo;un cycle de recherche, couronnement des premier et deuxi&egrave;me cycles et pr&eacute;figuration des &Eacute;coles doctorales. Pratiquement ensuite puisque la FNSP, non habilit&eacute;e &agrave; d&eacute;livrer des th&egrave;ses de 3<sup>e</sup>&nbsp;cycle ouvrant au doctorat d&rsquo;&Eacute;tat, collabore avec les universit&eacute;s de la Sorbonne et de Grenoble qui accordent l&rsquo;&eacute;quivalence &agrave; son DSER [6]. En&nbsp;1974, Sciences&nbsp;Po se r&eacute;sout &agrave; demander l&rsquo;habilitation &agrave; d&eacute;cerner des dipl&ocirc;mes nationaux (DEA, DESS, Doctorat), au prix certes de sa sacro-sainte autonomie et de la sp&eacute;cificit&eacute; de son dipl&ocirc;me, mais pour le plus grand profit de sa dignit&eacute; universitaire.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le temps des DEA.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;obtention de cette habilitation (d&eacute;cret du 16&nbsp;avril&nbsp;1974) entra&icirc;ne une vaste r&eacute;organisation du Troisi&egrave;me cycle. Ce dernier passe de la tutelle institutionnelle de la FNSP &agrave; celle de l&rsquo;IEP, contribuant &agrave; &laquo;&nbsp;universitariser&nbsp;&raquo; le Sciences&nbsp;Po chapsalien. Parall&egrave;lement, l&rsquo;offre de formation des Troisi&egrave;mes cycles se diversifie, en lien avec les r&eacute;formes de la scolarit&eacute; de l&rsquo;IEP de&nbsp;1971-1974. D&egrave;s&nbsp;1976 sont instaur&eacute;s un DEA d&rsquo;&eacute;tudes politiques supervis&eacute; par Alfred Grosser, un DEA de sociologie (organisations et d&eacute;cisions) pilot&eacute; par Henri Mendras et Michel Crozier, et un DEA sur l&rsquo;URSS et l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est dirig&eacute; par H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse et Marie Lavigne&nbsp;; en 1977 sont &eacute;tablis un DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle confi&eacute; &agrave; Raoul Girardet et un DEA d&rsquo;&eacute;conomie et de d&eacute;mographie &eacute;conomique anim&eacute; par Jean-Claude Casanova et Georges Tapinos. En&nbsp;1975 ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; institu&eacute;s des DESS en <em>Am&eacute;nagement et urbanisme</em> (Gaudez), en <em>Information et documentation</em> (Meyriat) et en <em>&Eacute;tudes de march&eacute; et d&rsquo;opinion</em> (Lancelot-Weill). Ces DEA et DESS, qui r&eacute;unissent les enseignants-chercheurs permanents, pr&eacute;figurent l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, tardivement constitu&eacute;e dans les ann&eacute;es&nbsp;1990.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Compos&eacute; de Chapsal, Chenot, Le Bras, Chevallier, Goguel, Moraz&eacute;, Renouvin, Stoetzel, Trotabas.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Ainsi que de deux directeurs d&rsquo;&eacute;tudes cumulant, Jean-Baptiste Duroselle et Maurice Duverger.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] S&eacute;minaires conduits par les directeurs &eacute;tude en fonction de leurs propres recherches&nbsp;: groupes de pression (Duverger)&nbsp;; relations franco-am&eacute;ricaines (Duroselle)&nbsp;; th&eacute;orie des relations internationales (Aron et Duroselle)&nbsp;; interaction entre politique int&eacute;rieure et politique ext&eacute;rieure (Grosser)&nbsp;; &eacute;laboration des lois scolaires sous la Quatri&egrave;me R&eacute;publique (R&eacute;mond).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Conseil d&rsquo;administration FNSP 28/11/1974, Jacques Chapsal.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/06/1972, Fran&ccedil;ois Goguel. Accords datant de&nbsp;1958.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le Cycle supérieur d’études politiques ou Troisième Cycle ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LE BRAS George, &laquo;&nbsp;Le Cycle sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches politiques&nbsp;&raquo;, <em>Revue Internationale d&rsquo;Histoire Politique et Constitutionnelle</em>, 25-26, 1957, p.&nbsp;44-49.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"le-cycle-superieur-d-etudes-politiques-ou-troisieme-cycle","lang":"fr","excerpt":"Véritable révolution scientifique, le Cycle supérieur d’études politiques créé en 1956 à l’initiative de Jean Touchard introduit la recherche dans l’offre de formation de l’IEP et installe la formation au cœur de la recherche de la FNSP. S’ensuivent de spectaculaires conversions : le recrutement des premiers directeurs d’étude constitue le point de départ de la création d’un corps enseignant permanent ; la responsabilité de Sciences Po vis-à-vis des jeunes chercheurs formés entraîne une politique de croissance soutenue des centres de recherche ; la reconnaissance de la formation incite au rapprochement avec l’Université, instance de délivrance des diplômes."}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"50"},{"brick_id":"89"},{"brick_id":"103"},{"brick_id":"115"},{"brick_id":"77"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"67"},{"brick_id":"74"},{"brick_id":"79"},{"brick_id":"76"},{"brick_id":"95"},{"brick_id":"70"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"73"},{"brick_id":"78"}],"comment":"","date_start":"1956-01-01"},{"id":"61","slug":"la-recherche-de-la-taille-critique","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>En montagnard averti, Jacques Chapsal pr&eacute;conise une courbe de croissance calqu&eacute;e sur <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;Aiguille du Midi plut&ocirc;t que l&rsquo;Everest ou les Monts du Cantal&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo; afin de respecter l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;institution, ni grande &eacute;cole ultra s&eacute;lective, ni universit&eacute; de masse.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le probl&egrave;me de la croissance</em></strong>[2]<strong>.</strong> La pression conjugu&eacute;e de la pouss&eacute;e d&eacute;mographique et de la d&eacute;mocratisation scolaire se fait sentir d&egrave;s&nbsp;1958,&laquo;&nbsp;<em>les g&eacute;n&eacute;rations des 800&nbsp;000 succ&eacute;dant alors brusquement aux g&eacute;n&eacute;rations des 600&nbsp;000&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. De&nbsp;1947 &agrave;&nbsp;1957, les effectifs des &eacute;tudiants du cycle du dipl&ocirc;me &eacute;taient rest&eacute;s stables &agrave; environ&nbsp;1&nbsp;850. Puis, en cinq ans, leur nombre croit de 38&nbsp;% pour atteindre 2&nbsp;550 inscrits en&nbsp;1961&nbsp;; la pouss&eacute;e des effectifs s'accentue encore pour culminer &agrave; 4&nbsp;000 en&nbsp;1969 (+&nbsp;57&nbsp;%). Mais cette croissance est aussit&ocirc;t enray&eacute;e&nbsp;: on ne compte plus que 2&nbsp;700 inscrits en pr&eacute;paration au dipl&ocirc;me en&nbsp;1980, avant que les chiffres ne repartent &agrave; la hausse et atteignent 3&nbsp;400 en&nbsp;1984. La direction a tent&eacute; de ma&icirc;triser l'explosion du recrutement&nbsp;: elle redoute &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;envahissement&nbsp;</em>&raquo;, l&rsquo;effet &laquo;&nbsp;<em>boule de neige&nbsp;</em>&raquo;, car &laquo;&nbsp;<em>un fonctionnement correct de l&rsquo;Institut est li&eacute; au maintien de ses effectifs &agrave; une taille raisonnable.... Au-del&agrave; de certains seuils, on change n&eacute;cessairement de nature&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Plus encore que de saturation des locaux, il s&rsquo;agit de pr&eacute;server des &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute;s d&rsquo;encadrement de l&rsquo;Institut&nbsp;</em>[5] &raquo;. Reste alors <em>&laquo;&nbsp;&agrave; donner des coups de frein souples pour &eacute;viter une acc&eacute;l&eacute;ration incontr&ocirc;l&eacute;e&nbsp;</em>[6]&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La politique des effectifs&nbsp;&raquo;.</em></strong> Digue protectrice contre la mont&eacute;e des eaux, les conditions d&rsquo;admission sont r&eacute;vis&eacute;es en&nbsp;1962 et&nbsp;1969. &laquo;&nbsp;<em>Originalit&eacute; de l&rsquo;Institut&nbsp;</em>&raquo;, le recrutement s&rsquo;op&egrave;re &agrave; deux niveaux, apr&egrave;s le bac et apr&egrave;s la licence. L&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e institu&eacute; en&nbsp;1946 ouvre les portes de l&rsquo;Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire (AP)&nbsp;; en sont dispens&eacute;s les titulaires d&rsquo;une mention&nbsp;Bien au bac. Les \"entr&eacute;s directs\" en deuxi&egrave;me ann&eacute;e b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>ticket gratuit&nbsp;</em>&raquo; et d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>admission de plein droit&nbsp;</em>&raquo; s&rsquo;ils sont titulaires d&rsquo;une licence ou &eacute;l&egrave;ves de grandes &eacute;coles. D&egrave;s&nbsp;1960, la direction tire le signal d&rsquo;alarme&nbsp;: la deuxi&egrave;me ann&eacute;e o&ugrave; se rejoignent, tels la &laquo;&nbsp;<em>Sa&ocirc;ne et le Rh&ocirc;ne&nbsp;</em>&raquo;, les deux courants de l&rsquo;AP et des \"entr&eacute;s directs\" a plus que doubl&eacute;. La faute aux \"entr&eacute;s directs\" qui constituent&nbsp;54&nbsp;% des &eacute;tudiants de deuxi&egrave;me ann&eacute;e contre&nbsp;38&nbsp;% issus d&rsquo;AP en&nbsp;1964&nbsp;; 70&nbsp;contre&nbsp;30&nbsp;% en&nbsp;1969&nbsp;; 56&nbsp;contre&nbsp;44&nbsp;% en&nbsp;1979. Ces \"entr&eacute;s directs\" sont trop souvent des &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tudiants fant&ocirc;mes... sans aucun esprit d&rsquo;engagement, comme les porteurs de billets gratuits au th&eacute;&acirc;tre&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. Pour limiter ces &laquo;&nbsp;<em>vocations semi-tardives&nbsp;</em>&raquo;, les \"entr&eacute;s directs\" seront soumis en&nbsp;1962 &agrave; une nouvelle proc&eacute;dure d&rsquo;admission (PA&nbsp;: examen du dossier, entretien, &eacute;preuve &eacute;crite pour les &laquo;&nbsp;cribl&eacute;s&nbsp;&raquo;) dont ne sont dispens&eacute;s que les titulaires d&rsquo;une mention &agrave; la licence, tandis que l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e en&nbsp;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire est renforc&eacute;. En&nbsp;1969, les r&egrave;gles se durcissent encore&nbsp;: seuls les titulaires d&rsquo;une mention&nbsp;Bien et Tr&egrave;s&nbsp;Bien au bac sont inscrits de plein droit en&nbsp;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire. En &laquo;&nbsp;entr&eacute;e directe&nbsp;&raquo;, la proc&eacute;dure d&rsquo;admission s&rsquo;impose &agrave; tous et comprend syst&eacute;matiquement une &eacute;preuve &eacute;crite. Ainsi esp&egrave;re-t-on assurer la stabilisation des effectifs et l&rsquo;&eacute;quilibre entre les voies de recrutement.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La politique des sections.</em></strong>&nbsp;<strong><em>&laquo;&nbsp;Que peut-on penser de la r&eacute;partition des &eacute;l&egrave;ves entre les diff&eacute;rentes sections&nbsp;? Au cours de toutes ces derni&egrave;res ann&eacute;es, elle a &eacute;t&eacute; incontestablement mauvaise</em></strong>[8]<strong><em>&raquo;</em><em>.</em></strong> Durant&nbsp;30&nbsp;ans, la direction ne cesse de &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;gonfler une section Service Public (SP) excessivement pourvue d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves par rapport au nombre de places offertes par l&rsquo;ENA et la fonction publique... et de revaloriser une section &eacute;conomique injustement d&eacute;valu&eacute;e&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo;. Pour ce faire, elle joue sur la proc&eacute;dure d&rsquo;admission directe en deuxi&egrave;me ann&eacute;e. Avec des succ&egrave;s divers&nbsp;: la section SP attire plus de 60&nbsp;% des &eacute;tudiants jusqu&rsquo;en&nbsp;1955, mais pas plus de 40&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1960 et&nbsp;1970, avant une forte remont&eacute;e au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1980. En&nbsp;1987, date d&rsquo;application de la r&eacute;forme Lancelot,&nbsp;Ecofi menace la supr&eacute;matie jusqu&rsquo;alors incontest&eacute;e de SP, stabilis&eacute;e &agrave; 35&nbsp;%.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La recherche de la taille critique","related_ressources":"<ul>\r\n<li>&nbsp;Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"la-recherche-de-la-taille-critique","lang":"fr","excerpt":"La maîtrise des effectifs est le leitmotiv des années 1960 et 1970. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"92","image":"graph_2008_fr.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Nombre de diplômés depuis 1945"}]},{"id":"62","image":"shutterstock_1177802659.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"L'aiguille du Midi (©Chai_B/Shutterstock)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"45"},{"brick_id":"106"},{"brick_id":"63"}],"comment":"","date_start":"1958-01-01"},{"id":"119","slug":"richard-descoings","type":"portrait","lastname":"Descoings","firstname":"Richard","format":null,"miniature":"00114924b.jpg","translations":[{"text":"","title":"Richard Descoings","related_ressources":"","slug":"richard-descoings","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Le haut&nbsp;fonctionnaire &eacute;ducateur.</strong> Richard Descoings s&rsquo;inscrit dans la lign&eacute;e des directeurs hauts fonctionnaires, et non des universitaires, mais, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;&Eacute;mile Boutmy, il fut un &laquo;&nbsp;<em>grand &eacute;ducateur</em>&nbsp;&raquo; et un &laquo;&nbsp;<em>constructeur d&rsquo;universit&eacute;s&hellip; Ce qu&rsquo;il a fait vaut tous les doctorats du monde</em>[1].&nbsp;&raquo; Fils de m&eacute;decins, form&eacute; &agrave; Louis-Le-Grand et Henri&nbsp;IV, dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences&nbsp;Po (1980) et de l&rsquo;ENA (1983), conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, membre des cabinets de Michel Charrasse au Budget et de Jack Lang &agrave; l&rsquo;&Eacute;ducation nationale, Richard Descoings a vou&eacute; sa carri&egrave;re, non &agrave; la haute administration ou &agrave; la vie politique, mais au service de l&rsquo;&eacute;ducation et de la jeunesse. Nomm&eacute; directeur de Sciences&nbsp;Po &agrave; 38 ans, il n&rsquo;a cess&eacute; de tisser des liens &eacute;troits avec les &eacute;tudiants faisant preuve &agrave; leur &eacute;gard une grande &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Produit de l&rsquo;&eacute;litisme r&eacute;publicain, son ambition fut d'ouvrir aux plus m&eacute;ritants l&rsquo;acc&egrave;s au savoir et &agrave; la culture, aux meilleures formations et aux plus prestigieuses &eacute;tudes. &laquo;&nbsp;<em>Constructeur d&rsquo;universit&eacute;</em>&nbsp;&raquo;, il a refond&eacute; Sciences&nbsp;Po, boulevers&eacute; son identit&eacute; intellectuelle, modifi&eacute; sa taille et son poids, &eacute;largi son ancrage et sa forme g&eacute;ographique et renforc&eacute; sa r&eacute;putation et son rayonnement. Entrepreneur acad&eacute;mique, il s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; relever le d&eacute;fi de l&rsquo;universit&eacute; du 21e&nbsp;si&egrave;cle par le projet de cr&eacute;ation d&rsquo;une grande universit&eacute; francilienne, Sorbonne Paris Cit&eacute;. Porteur d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>vision d&rsquo;ensemble de ce que doit &ecirc;tre un syst&egrave;me &eacute;ducatif et pas seulement de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur</em>[3]&nbsp;&raquo;, Richard Descoings, fut, &agrave; d&eacute;faut de ministre, un acteur majeur du d&eacute;bat sur l&rsquo;enseignement et un agitateur d&rsquo;id&eacute;es &eacute;cout&eacute; par les pouvoirs publics[4].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Le &laquo;&nbsp;<em>droit &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation</em><strong>[5]</strong>&nbsp;&raquo; et la &laquo;&nbsp;<em>libert&eacute; de bifurquer</em><strong>[6]</strong>&nbsp;&raquo;</strong>.Visionnaire et innovateur, revendiquant le &laquo;&nbsp;<em>droit &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation</em>&nbsp;&raquo; et aimant &laquo;&nbsp;<em>les croisades et partir &agrave; l&rsquo;assaut, m&ecirc;me seul</em>[7]&nbsp;&raquo;, Richard Descoings a fait de Sciences&nbsp;Po un laboratoire des politiques d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et un banc d&rsquo;essais institutionnels et p&eacute;dagogiques souvent &eacute;rig&eacute;s par la suite en mod&egrave;les. Directeur d&rsquo;une &eacute;cole o&ugrave; bat le c&oelig;ur du pouvoir fran&ccedil;ais, il opte pour l'ouverture internationale&nbsp;; directeur d&rsquo;une pouponni&egrave;re des &eacute;lites, il promeut la discrimination positive et l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des chances&nbsp;; directeur d&rsquo;un &eacute;tablissement public, il d&eacute;cide de relever les droits de scolarit&eacute; et engage la transformation des statuts enseignants&nbsp;; directeur d&rsquo;une institution parisienne, il lance le mod&egrave;le polycentrique des campus d&eacute;localis&eacute;s&nbsp;; directeur d&rsquo;une &laquo;&nbsp;petite&nbsp;&raquo; &eacute;cole, il fait le pari de sa fusion dans le mastodonte du PRES Paris Sorbonne Cit&eacute;. Loin d&rsquo;&ecirc;tre iconoclaste et provocateur, Richard Descoings sait que ces r&eacute;formes participent de la modernisation du syst&egrave;me plus que de son renversement&nbsp;: pour que la France et les &eacute;lites fran&ccedil;aises tiennent leur rang dans le monde, elles doivent imp&eacute;rativement s&rsquo;internationaliser&nbsp;; pour que l&rsquo;&eacute;litisme r&eacute;publicain perdure, il faut remettre en marche l'ascenseur de la m&eacute;ritocratie&nbsp;; pour que Sciences&nbsp;Po occupe une place centrale dans l&rsquo;hexagone et &agrave; l&rsquo;international, il est n&eacute;cessaire de l&rsquo;ins&eacute;rer dans de larges r&eacute;seaux et de nouer des alliances avec des institutions fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res. Jouant avec habilet&eacute; de l&rsquo;incroyable souplesse du statut de l&rsquo;institution qu&rsquo;il dirige, de l&rsquo;accord bienveillant des pouvoirs publics qu&rsquo;il sait convaincre et des attentes de l&rsquo;opinion publique qu&rsquo;il sait saisir, Richard Descoings a &eacute;t&eacute; l&rsquo;homme des &laquo;&nbsp;<em>perc&eacute;es institutionnelles</em>[8]&nbsp;&raquo; et de la modernisation de Sciences Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Le &laquo;&nbsp;<em>go&ucirc;t d&rsquo;entreprendre</em><strong>[9]</strong>&nbsp;&raquo;. </strong>M&eacute;lange explosif de volontarisme et d&rsquo;opportunisme, la m&eacute;thode Richard Descoings est plac&eacute;e sous le signe du &laquo;&nbsp;<em>mouvement</em>[10]&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;<em>avanc&eacute;es</em>[11]&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;<em>acc&eacute;l&eacute;rations</em>[12]&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;<em>perc&eacute;es</em>[13]&nbsp;&raquo;. Plut&ocirc;t faire que ne rien faire&nbsp;! &laquo;&nbsp;<em>Je ne crois pas &agrave; la notion de mode-pause&hellip; Je connais peu d&rsquo;entit&eacute;s humaines qui ne se donnent pas pour objectif une &eacute;volution et une fortification constante</em>[14]&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;<em>Agissons&nbsp;! Et lorsque nous aurons agi, nous serons jug&eacute;s sur nos actes</em>[15].&nbsp;&raquo; Le pilotage par projet est le c&oelig;ur de ce volontarisme&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Je fais partie de ceux qui pensent qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord d&eacute;finir des objectifs&hellip; puis trouver les moyens qui vont avec</em>[16].&nbsp;&raquo; Mais Richard Descoings sait &eacute;galement saisir les occasions quand elles se pr&eacute;sentent et les &eacute;riger au rang de strat&eacute;gies politiques&nbsp;: la ren&eacute;gociation de l&rsquo;obscur accord du CUEP de Nancy ouvre la voie de l&rsquo;implantation des campus en r&eacute;gion et d'une audacieuse politique de d&eacute;ploiement national&nbsp;; la d&eacute;localisation de l&rsquo;ENA et de l&rsquo;&Eacute;cole des Ponts et Chauss&eacute;es permet au contraire de relancer la strat&eacute;gie patrimoniale du campus parisien&nbsp;; le carcan de la loi recherche et les &laquo;&nbsp;<em>usines &agrave; gaz</em>[17]&nbsp;&raquo; des PRES et des IDEX, revisit&eacute;s, offrent l&rsquo;opportunit&eacute; pour Sciences&nbsp;Po de peser plus lourd et de combiner ind&eacute;pendance et alliances, autonomie et r&eacute;seaux. Sans &ecirc;tre forc&eacute;ment contradictoires, ces mouvements sont orient&eacute;s vers un m&ecirc;me et unique but, le d&eacute;veloppement de Sciences&nbsp;Po et le rayonnement de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur fran&ccedil;ais.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Le go&ucirc;t de convaincre. </strong>V&eacute;ritable Janus, Richard Descoings est &agrave; la fois un homme de dialogue qui &laquo;&nbsp;<em>sait consulter, informer, associer</em>[18]&nbsp;&raquo; et un homme dont la &laquo;&nbsp;<em>fougue produit parfois quelques vagues</em>[19]&nbsp;&raquo;. Fin strat&egrave;ge et habile n&eacute;gociateur, familier des arcanes minist&eacute;riels, il ma&icirc;trise l&rsquo;art de la n&eacute;gociation budg&eacute;taire avec les minist&egrave;res et jusqu'au plus haut sommet de l&rsquo;&Eacute;tat. &laquo;&nbsp;<em>Capable d&rsquo;animer cette maison, de donner une &acirc;me qui soit un souffle reconnu &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur et l&rsquo;ext&eacute;rieur</em>[20]&nbsp;&raquo;, Richard Descoings a su galvaniser ses &eacute;quipes et attiser la fiert&eacute; des personnels en renfor&ccedil;ant le sentiment d&rsquo;appartenance &agrave; l'institution. Patron social, les syndicats saluent &agrave; son entr&eacute;e en fonction l&rsquo;instauration d&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>un vrai dialogue et [d&rsquo;]une vraie &eacute;coute&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;; adul&eacute; par nombre d'&eacute;tudiants, il en partage &laquo;&nbsp;<em>la joie, le souhait, l&rsquo;inqui&eacute;tude</em>[21]&nbsp;&raquo;, dans l'&eacute;cole comme sur les r&eacute;seaux sociaux. Directeur m&eacute;diatique et grand communicant, il reprend &agrave; son compte la le&ccedil;on d&rsquo;&Eacute;mile Boutmy et se lance &agrave; la conqu&ecirc;te de l&rsquo;opinion publique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un directeur qui ne laisse pas indiff&eacute;rent</strong>. Richard Descoings n&rsquo;a pas connu que des succ&egrave;s. Ni la projection de Sciences&nbsp;Po &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (campus de Casablanca), ni l&rsquo;implantation de Sciences&nbsp;Po en banlieue (Cr&eacute;teil) n&rsquo;ont agr&eacute;&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat. &Agrave; l&rsquo;heure des grandes man&oelig;uvres minist&eacute;rielles et des lois recherche, deux revers (RTRA et PRES) ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la victoire de l&rsquo;IDEX. Richard Descoings n&rsquo;a pas non plus que des amis&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Vous &eacute;tiez sans doute pour les universitaires l&rsquo;homme le plus d&eacute;test&eacute; de France, parce que vous faisiez les choses tr&egrave;s, tr&egrave;s bien mais avec des r&egrave;gles du jeu tr&egrave;s diff&eacute;rentes des n&ocirc;tres</em>[22]&nbsp;&raquo;. Campagnes de presse, attaques souvent violentes contre l&rsquo;homme et l&rsquo;institution ont accompagn&eacute; chacun de ses mandats et chacune de ses r&eacute;formes.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 22/03/2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Jean-Claude Casanova, Discours d&rsquo;hommage &agrave; Richard Descoings, Saint Sulpice, 11/04/2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP, 02/05/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Le pr&eacute;sident Nicolas Sarkozy lui a confi&eacute; en 2009 une mission de concertation sur la r&eacute;forme du lyc&eacute;e. Cf. &laquo;&nbsp;Pr&eacute;conisations sur la r&eacute;forme du lyc&eacute;e / Lyc&eacute;e pour tous&nbsp;&raquo;, 2009 et <em>Un lyc&eacute;e pav&eacute; de bonnes intentions&nbsp;: &Eacute;ducation nationale&nbsp;: v&eacute;rit&eacute;s et tabous</em>, Paris, Robert Laffont, 2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP, 02/05/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Vincent Berger, Discours d&rsquo;hommage &agrave; Richard Descoings, Saint Sulpice, 11/04/2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Jean-Clause Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 22/01/2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 31/02/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11]Edmond Maire, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12]Edmond Maire, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Jean-Marcel Jeanneney, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 31/01/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Richard Descoings Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Jacques Chevallier, Conseil d&rsquo;administration FNSP 24/07/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19]Edmond Maire, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[21] Jean-Claude Casanova, Discours d&rsquo;hommage &agrave; Richard Descoings, Saint Sulpice, 11/04/2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[22] Philippe Terneyre, Conseil d&rsquo;administration FNSP 22/03/2011.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Richard Descoings","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n<li>Van Renterghem Marion, &laquo;&nbsp;L&rsquo;agitateur de la rue&nbsp;Saint-Guillaume&nbsp;&raquo;, <em>Le Monde</em>, 07/10/03.</li>\r\n<li>Brafman Nathalie, &laquo;&nbsp;Descoings, un serviteur de l'&Eacute;tat qui a eu plus d'influence que beaucoup de ministres&nbsp;&raquo;, <em>Le Monde</em>, 04/04/2012</li>\r\n</ul>","slug":"richard-descoings","lang":"fr","excerpt":"Richard Descoings a été un « grand directeur  » qui ne laissa personne indifférent, à l’image de l’institution avec laquelle il n’a cessé de se confondre durant seize ans. Homme des grandes « ambitions » et des « avancées remarquables  », il figure aux rangs des pères fondateurs de Sciences Po (crédit photo : © François Lebel)"}],"thumbnail":"00114924.jpg","media":[{"id":"160","image":"002020511.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"Richard Descoings (© Manuel Braun / Sciences Po)","legend":"Richard Descoings (© Manuel Braun / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[{"translations":[{"lang":"en","title":"Administrative"},{"lang":"fr","title":"Administratif"}]}],"event_categorys":[],"related":[{"brick_id":"139"},{"brick_id":"108"},{"brick_id":"122"}],"comment":"","date_start":"1958-06-23"},{"id":"72","slug":"creation-du-cevipof","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>En&nbsp;1960, l&rsquo;heure du CEVIPOF a sonn&eacute;. Paradoxalement, le <em>&laquo;&nbsp;domaine traditionnel&nbsp;de la science politique</em> [1]<em>&raquo;</em> a connu un d&eacute;marrage institutionnel difficile dans les ann&eacute;es&nbsp;1950. Mais <em>&laquo;&nbsp;Jean Touchard a [su] cr&eacute;er le mouvement en marchant&nbsp;</em>[2]<em>&raquo;</em>, regroupant autour de lui une <em>&laquo;&nbsp;&eacute;quipe de trublions&nbsp;</em>[3]<em>&raquo;</em>, un groupe &eacute;clectique d&rsquo;autodidactes de la science politique, millefeuille de g&eacute;n&eacute;rations aux origines disciplinaires diverses, entass&eacute;es dans des bureaux o&ugrave; circulent &agrave; toute heure du jour et de la nuit id&eacute;es nouvelles et m&eacute;thodes inventives. Dans ce <em>&laquo;&nbsp;lieu magique&nbsp;&raquo;</em>, caract&eacute;ris&eacute; par <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;extr&ecirc;me libert&eacute; de ton, la convivialit&eacute; des rapports, l&rsquo;&eacute;mulation des analyses&nbsp;</em>[4]<em>&raquo;</em>, s&rsquo;agr&egrave;ge une <em>&laquo;&nbsp;mafia. Oui, nous &eacute;tions une mafia, dans la mesure, non seulement de l&rsquo;amiti&eacute;, mais du fait que nous n&rsquo;acceptions parmi nous que des gens civilis&eacute;s, c'est-&agrave;-dire tol&eacute;rants&nbsp;</em>[5]<em>. &raquo;</em> La <em>&laquo;&nbsp;caste des mandarins et des sous-mandarins&nbsp;</em>[6]<em>&raquo;</em>, comme elle se surnomme elle-m&ecirc;me, r&eacute;unit les <em>&laquo;&nbsp;id&eacute;alistes&nbsp;&raquo;</em>, sp&eacute;cialistes de la pens&eacute;e politique, et les <em>&laquo;&nbsp;empiristes&nbsp;&raquo;</em>, sp&eacute;cialistes des comportements politiques et pionniers des enqu&ecirc;tes &eacute;lectorales et des sondages, auxquels s&rsquo;adjoignent les experts des institutions politiques et des partis, tous rassembl&eacute;s autour de l&rsquo;observation de la vie politique fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;analyse de la pens&eacute;e politique</em></strong> est le terrain de jeu des <em>&laquo;&nbsp;id&eacute;alistes&nbsp;&raquo;</em> que Jean Touchard a fait venir des confins de la litt&eacute;rature et du journalisme (Louis Bodin, Alain-G&eacute;rard Slama), des terres de pr&eacute;dilection de la philosophie (Pierre Hassner), des marges de l&rsquo;histoire (Raoul Girardet, Janine Bourdin, Ren&eacute; R&eacute;mond) et de la chasse gard&eacute;e du Troisi&egrave;me cycle (Nicole Racine, Mich&egrave;le Cotta, Odile Rudelle, Jean Charlot). Aussi l&rsquo;h&eacute;ritage de la philosophie politique et de la th&eacute;orie des id&eacute;es sera-t-il retravaill&eacute; &agrave; l&rsquo;aune de la longue dur&eacute;e et des sources historiennes, de l&rsquo;analyse litt&eacute;raire des discours et de la s&eacute;miologie [7], des mentalit&eacute;s et des repr&eacute;sentations. Pour sonder les profondeurs de la vie politique fran&ccedil;aise, <em>&laquo;&nbsp;les champs de recherche devaient &ecirc;tre &eacute;largis</em> [8]<em>. &raquo;</em> &Agrave; c&ocirc;t&eacute; du domaine traditionnel des id&eacute;es politiques et des id&eacute;ologies [9], les champs pionniers de l&rsquo;histoire des intellectuels sont mis &agrave; l&rsquo;honneur par Jean Touchard, Louis Bodin [10], Nicole Racine [11], Janine Bourdin [12] et ceux de l&rsquo;histoire des repr&eacute;sentations par les ouvrages pr&eacute;curseurs de Raoul Girardet [13].</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;&eacute;tude du vote, des comportements et des attitudes politiques</em>. </strong>Enfants prodiges d&rsquo;Andr&eacute; Siegfried et de Fran&ccedil;ois Goguel, les <em>&laquo;&nbsp;empiristes&nbsp;&raquo;</em> pratiquent la monographie &eacute;lectorale (1956), les op&eacute;rations-estimations (1965) et les sondages, et manient le papier-crayon et les cartes g&eacute;ographiques avec autant d&rsquo;aisance que les cartes perfor&eacute;es, les calculatrices &agrave; moulinette, les trieuses et autres scalogrammes. Ils ont ainsi contribu&eacute; &agrave; &laquo;&nbsp;moderniser&nbsp;&raquo; les &eacute;tudes &eacute;lectorales leur faisant prendre un tour scientifique et &agrave; &eacute;largir leurs probl&eacute;matiques en s&rsquo;inspirant de la sociologie et de la psycho-sociologie. Si la plupart sont d&rsquo;authentiques politistes form&eacute;s par le Troisi&egrave;me cycle, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;Alain Lancelot qui consacre une th&egrave;se &agrave; l&rsquo;abstentionnisme &eacute;lectoral, de Jean Ranger, sp&eacute;cialiste du PCF, de Fr&eacute;d&eacute;ric Bon, de Fran&ccedil;ois Platone, suivis de Jean-Luc Parodi, Roland Cayrol, Colette Ysmal, de G&eacute;rard Grunberg et d&rsquo;Elisabeth Dupoirier&hellip;, d&rsquo;autres, tel Guy Michelat, viennent de la psycho-sociologie dont ils introduisent les m&eacute;thodes &agrave; Sciences&nbsp;Po. C&ocirc;t&eacute; analyse &eacute;lectorale, les monographies [14], encore d&rsquo;actualit&eacute; &agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;1950, c&egrave;dent rapidement la place aux enqu&ecirc;tes par sondages et aux op&eacute;rations-estimation [15] au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1960 &agrave; mesure que cro&icirc;t la demande m&eacute;diatique et politique en pr&eacute;visions et commentaires &eacute;lectoraux. C&ocirc;t&eacute; recherches fondamentales, le comportement politique mobilise la sociologie et la psychologie autour de la sociologie &eacute;lectorale et des ph&eacute;nom&egrave;nes de socialisation politique [16].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un laboratoire des m&eacute;thodes et des techniques. </em></strong>Incubateur et laboratoire &laquo;&nbsp;de pointe&nbsp;&raquo;, le CEVIPOF est le rep&egrave;re de bricoleurs g&eacute;niaux et d&rsquo;artisans inspir&eacute;s qui font dialoguer machines &agrave; calcul et sciences sociales, m&eacute;thode qualitatives et quantitatives. Les m&eacute;thodologies de recueil et d&rsquo;analyse des donn&eacute;es, emprunt&eacute;es &agrave; la psychologie sociale, &agrave; la statistique et &agrave; la sociologie, sont au c&oelig;ur des exp&eacute;rimentations et des r&eacute;flexions des ann&eacute;es&nbsp;1960. Ainsi Guy Michelat a-t-il introduit dans la bo&icirc;te &agrave; outils du politiste <em>made in</em> Sciences&nbsp;Po l&rsquo;entretien non directif [17], instrumental dans l&rsquo;&eacute;laboration du questionnaire d&rsquo;enqu&ecirc;te. C&rsquo;est &eacute;galement lui qui importe &agrave; la FNSP les machines &agrave; calcul, trieuses, scalogrammes et ordinateurs (1972), permettant de traiter statistiquement et de visualiser les donn&eacute;es r&eacute;colt&eacute;es avant de les analyser. Fort de son expertise quantitative, le CEVIPOF constitue une banque de donn&eacute;es &eacute;lectorales partant de&nbsp;1945 (banque de donn&eacute;es socio-politiques, IEP Grenoble CERAT/Sciences&nbsp;Po) et devient un centre d&rsquo;archivage des donn&eacute;es d&rsquo;enqu&ecirc;tes par sondages depuis&nbsp;1966. Sont &eacute;galement archiv&eacute;s des mat&eacute;riaux qualitatifs, telles la propagande des partis politiques et les professions de foi des candidats aux &eacute;lections l&eacute;gislatives depuis&nbsp;1958. En&nbsp;1985, l&rsquo;Observatoire interr&eacute;gional du politique, dernier n&eacute; des laboratoires de la FNSP, se propose de &laquo;&nbsp;construire les outils de l&rsquo;enqu&ecirc;te&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;cr&eacute;er des donn&eacute;es politiques&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle r&eacute;gionale permettant un &eacute;chantillonnage in&eacute;dit de la population fran&ccedil;aise.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Institutions et partis politiques.</em></strong>&nbsp;La distinction simpliste entre<em> &laquo;&nbsp;id&eacute;alistes&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;empiristes&nbsp;&raquo;</em>, entre les <em>&laquo;&nbsp;taupes&nbsp;&raquo;</em> (chercheurs sp&eacute;cialis&eacute;s) et les <em>&laquo;&nbsp;papillons</em> [18]<em>&raquo;</em> (chercheurs touche-&agrave;-tout) ne rend pas justice &agrave; la diversit&eacute; et &agrave; la porosit&eacute; des th&eacute;matiques et des m&eacute;thodes de recherche qui circulent au sein du CEVIPOF. Ainsi Fr&eacute;d&eacute;ric Bon, sp&eacute;cialiste des sondages et initiateur de la base de donn&eacute;es sociopolitiques, est-il un pionnier de la linguistique structurale et de l&rsquo;analyse des discours&nbsp;; ainsi Jean-Luc Parodi, correspondant de l&rsquo;AFP pour les op&eacute;rations-estimations &eacute;lectorales, est-il un expert reconnu des institutions politiques. Ainsi s&rsquo;agr&egrave;gent, sous la tutelle du politiste Fran&ccedil;ois Goguel [19], de l&rsquo;historien Ren&eacute; R&eacute;mond [20] et du juriste Maurice Duverger [21], des chercheurs sp&eacute;cialistes des syst&egrave;mes politiques et des partis, le litt&eacute;raire Jean Charlot [22], les juristes Georges&nbsp;Lavau [23] et Marcel Pr&eacute;lot [24], ou encore R&eacute;my Leveau [25] expert de la sociologie politique arabe, qui mobilisent &agrave; la fois les apports de la sociologie &eacute;lectorale pour &eacute;tudier les bases militantes des partis et les m&eacute;thodes de la pens&eacute;e politique pour en &eacute;tudier les id&eacute;ologies et les discours.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Le recrutement &eacute;clectique de Jean Touchard a ainsi produit le &laquo;&nbsp;pluralisme&nbsp;&raquo; des sujets et des objets, des m&eacute;thodes, des approches et des propositions th&eacute;oriques, transformant le CEVIPOF des ann&eacute;es&nbsp;1950 aux ann&eacute;es&nbsp;1980 en un f&eacute;cond bouillon de culture et d&rsquo;&eacute;mulation o&ugrave;, selon le mot de Fr&eacute;d&eacute;ric Bon, <em>&laquo;&nbsp;le premier arriv&eacute; attend l'autre</em> [26]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<p><em><br /></em></p>\r\n<div><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 2SP-31, Note sur la situation de la fondation au d&eacute;but de l'ann&eacute;e universitaire&nbsp;1959-60. Novembre&nbsp;1959.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Bourdin, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J.-L. Parodi, &laquo;&nbsp;1965, la premi&egrave;re estimation &eacute;lectorale de l&rsquo;Agence France Presse&nbsp;&raquo;, <em>in</em>&nbsp;J.-M. Donegani, S.&nbsp;Duchesne, F.&nbsp;Haegel&nbsp;(dir.), <em>Aux fronti&egrave;res des attitudes entre le politique et le religieux. Textes en hommage &agrave; Guy Michelat</em>, Paris, L&rsquo;Harmattan, 2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Grosser, in <em>Colloque Jean Touchard</em>,Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, in <em>Colloque Jean Touchard</em>,Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] E. Landowski, <em>Critique de textes</em>, Paris, P&eacute;dagogie moderne, 1969 et &nbsp;<em>Introduction &agrave; l&rsquo;analyse du discours en sciences sociales</em>, Paris, Hachette, 1979&nbsp;; Fr&eacute;d&eacute;ric Bon, &laquo;&nbsp;Comment est faite la demoiselle d'Avignon&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 27e ann&eacute;e, n&deg;4-5, 1977, p.&nbsp;643-667.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] O. Rudelle, in <em>Colloque Jean Touchard</em>,Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] J. Touchard, L. Bodin, G. Lavau, J. Sirinelli, <em>Histoire des id&eacute;es politiques</em>, Paris, PUF, Th&eacute;mis, 1959. S&eacute;minaire Touchard-R&eacute;mond-Girardet.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] L. Bodin et J. Touchard, &laquo;&nbsp;Les intellectuels dans la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise contemporaine &raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, IX (4), d&eacute;cembre&nbsp;1959&nbsp;; L. Bodin, J. Touchard, <em>Front populaire&nbsp;1936</em>, Paris, Colin, 1961&nbsp;; L. Bodin, <em>Les intellectuels</em>, Paris, PUF, 1962.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] N. Racine, <em>Les &eacute;crivains communistes en France 1920-1936,</em> Th&egrave;se de Troisi&egrave;me cycle de la FNSP, sous la direction de R. R&eacute;mond, 1963, publi&eacute;e en&nbsp;1973 chez Hachette&nbsp;; avec&nbsp;J.-F.&nbsp;Sirinelli et <em>ali</em>., <em>G&eacute;n&eacute;rations intellectuelles. Effets d'&acirc;ge et ph&eacute;nom&egrave;nes de g&eacute;n&eacute;ration dans le milieu intellectuel fran&ccedil;ais</em>, Paris, CNRS, 1987&nbsp;; avec M. Trebitsch, <em>Intellectuelles&nbsp;: du genre en histoire des intellectuels</em>, Bruxelles, Complexe, 2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] J. Bourdin, &laquo;&nbsp;Des intellectuels &agrave; la recherche d'un style de vie&nbsp;: l'&Eacute;cole nationale des cadres d'Uriage&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 9-4, 1959, p.&nbsp;1029-1045.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] R. Girardet, <em>Le nationalisme fran&ccedil;ais Anthologie. 1871-1914</em>, Paris, Colin, 1966. <em>L&rsquo;id&eacute;e coloniale en France 1872-1962</em>, Paris, La Table Ronde, 1972. <em>Mythes et mythologies politiques</em>, Paris, Seuil, 1986.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] M. Duverger, F. Goguel &amp; J. Touchard (dir.), <em>Les &eacute;lections du 2&nbsp;janvier&nbsp;1956</em>, Paris, Colin, Cahiers de la FNSP n&deg;82, 1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] J.-L. Parodi, &laquo;&nbsp;1965, la premi&egrave;re estimation &eacute;lectorale de l&rsquo;Agence France Presse&nbsp;&raquo;, p.&nbsp;333, <em>in</em>&nbsp;J.-M. Donegani, S. Duchesne, F. Haegel (dir.), <em>Aux fronti&egrave;res des attitudes entre le politique et le religieux. op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] F. Bon, G. Michelat, <em>Attitudes</em> <em>et comportements politiques &agrave; Boulogne-Billancourt. Enqu&ecirc;te par panel 1965-1967</em>, Paris, Colin 1970&nbsp;; G. Adam, F. Bon, J. Capdevielle, R. Mouriaux, G. Lavau, <em>L&rsquo;ouvrier fran&ccedil;ais en&nbsp;1970</em>, Paris, Colin, 1973&nbsp;; A. Percheron, <em>L&rsquo;univers politique des enfants</em>, Paris, Colin, 1974&nbsp;; G. Michelat, M. Simon,<em> Classe, religion et comportement politique</em>, Paris, Presses de la FNSP et &Eacute;ditions sociales, 1977&nbsp;; G. Grunberg et R. Mouriaux, <em>L&rsquo;univers politique et syndical des cadres</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1979&nbsp;; G. Lavau, G. Grunberg, N. Mayer <em>L&rsquo;univers politique des classes moyennes</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1983&nbsp;; J. Capdevielle, E. Dupoirier, G. Grunberg, <em>France de gauche, vote &agrave; droite</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] G. Michelat, &laquo;&nbsp;Sur l&rsquo;utilisation de l&rsquo;entretien non directif en sociologie&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 14-2, avril-juin 1975, p.&nbsp;229-247.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Selon l&rsquo;expression de Jean-Luc Parodi.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] F. Goguel, <em>La politique des partis sous la Troisi&egrave;me R&eacute;publique</em>, Paris, Seuil, 1949&nbsp;; F. Goguel, A. Grosser, <em>La vie politique en France</em>, Paris, Colin, 1964.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] R. R&eacute;mond, <em>La droite en France de la premi&egrave;re Restauration &agrave; la Ve&nbsp;R&eacute;publique</em>, Paris, Aubier, 1954. R. R&eacute;mond, <em>La vie politique en France depuis 1789</em>, Paris, Colin 1965.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[21] M. Duverger, <em>Les institutions fran&ccedil;aises</em>, Paris, PUF, 1962. M. Duverger, <em>Les partis politiques</em>, Paris, Colin, 1951. S. Hoffmann, <em>Le mouvement poujade</em>, Paris, Colin,1956.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[22] J. Charlot, <em>Les partis politiques en France depuis&nbsp;1941</em>, Paris, FNSP, 1960&nbsp;; <em>L&rsquo;Union pour la R&eacute;publique Fran&ccedil;aise. &Eacute;tude du pouvoir au sein d&rsquo;un parti politique</em>, Colin, Cahiers de la FNSP n&deg;153, 1967, avec A. Lancelot <em>Partis politiques</em>, Colin&nbsp;U, 1971&nbsp;; <em>Ph&eacute;nom&egrave;ne gaulliste</em>, Paris Fayard, 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[23] G. Lavau, <em>Partis politiques et r&eacute;alit&eacute;s sociales. Contribution &agrave; une &eacute;tude r&eacute;aliste des partis politiques</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1952. G.Lavau, &laquo;&nbsp;&Agrave; la recherche d&rsquo;un cadre th&eacute;orique pour l&rsquo;&eacute;tude du PCF&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 18-3, 1968, p.&nbsp;445-466.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[24] M. Pr&eacute;lot, <em>L&rsquo;&eacute;volution politique du socialisme fran&ccedil;ais 1789-1934</em>, Paris, Ed.Spes, 1939. <em>Histoire des id&eacute;es politiques</em>, Paris, Dalloz, 1952. <em>Institutions politiques et droit constitutionnel</em>, Paris, Dalloz, 1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[25] R. Leveau, <em>Le Fellah marocain d&eacute;fenseur du tr&ocirc;ne</em>, Paris, Presses de la FNSP, 1976,</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[26] F. Bon, &laquo;&nbsp;Langage et politique&nbsp;&raquo;, <em>in</em>&nbsp;M. Grawitz, J. Leca, (dir.), <em>Trait&eacute; de science politique</em>, Paris, PUF, 1985, t. 3, p.&nbsp;571.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Création du CEVIPOF","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, &laquo; Pour une histoire sociale de la science politique &raquo;, in Y.&nbsp;D&eacute;loye &amp; B.&nbsp;Voutat (eds.), <em>Faire de la science politique. Pour une analyse socio-historique du politique</em>, Paris, Belin, 2002.</li>\r\n<li>BLONDIAUX Lo&iuml;c, <em>La fabrique de l&rsquo;opinion, une histoire sociale des sondages</em>, Paris, Seuil 1998.</li>\r\n<li>DELOYE Yves&nbsp; &amp; VOUTAT Bertrand&nbsp;(eds.), <em>Faire de la science politique. Pour une analyse socio-historique du politique</em>, Paris, Belin, 2002.</li>\r\n<li>FAVRE Pierre, &laquo; Histoire de la science politique &raquo;, in M.&nbsp;Grawitz &amp; J.&nbsp;Leca (eds.), <em>Trait&eacute; de science politique</em>, Paris, PUF, 1985.</li>\r\n<li>FAVRE Pierre, <em>Naissances de la science politique,1870-1914</em>, Paris, Fayard, 1989.</li>\r\n<li>MILLET Marc, &laquo;&nbsp;L&rsquo;autonomisation d&rsquo;une discipline. La cr&eacute;ation de l&rsquo;agr&eacute;gation de science politique en 1971&nbsp;&raquo;, <em>Revue d&rsquo;Histoire des Sciences Humaines</em>, 4, 2001, p.&nbsp;95-116.</li>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n<li><em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007</li>\r\n<li><a href=\"http://www.cevipof.com/\" target=\"_blank\">Site du CEVIPOV</a></li>\r\n</ul>","slug":"creation-du-cevipof","lang":"fr","excerpt":"Fondé en 1960 par Jean Touchard et François Goguel, le CEVIPOF, second laboratoire de la FNSP par l’âge et par la taille, s’est imposé comme le fleuron de la science politique française, la vitrine de Sciences Po dans les médias et un laboratoire pionnier, producteur de publications marquantes."}],"thumbnail":"logocevipof.jpg","media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"89"},{"brick_id":"91"},{"brick_id":"2"},{"brick_id":"127"},{"brick_id":"132"},{"brick_id":"126"},{"brick_id":"67"},{"brick_id":"74"},{"brick_id":"79"},{"brick_id":"95"},{"brick_id":"70"},{"brick_id":"69"},{"brick_id":"146"},{"brick_id":"148"},{"brick_id":"145"}],"comment":"","date_start":"1960-01-02"},{"id":"89","slug":"raoul-girardet-de-la-crise-des-societes-militaires-1964-a-mythes-et-mythologies-politiques-1986","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"7","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Historien de ses propres passions</em></strong>[1]<em><strong>&raquo;.</strong></em> Agr&eacute;g&eacute; et docteur en histoire, Raoul Girardet est le troisi&egrave;me homme du trio fameux assurant le cours de l&rsquo;IEP <em>Mouvement des id&eacute;es politiques </em>et le s&eacute;minaire <em>Id&eacute;ologies de la France contemporaine</em>. Cet historien engag&eacute; d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1930 aupr&egrave;s de l&rsquo;Action fran&ccedil;aise et des ligues nationalistes, dans la r&eacute;sistance pendant la guerre, puis au sein de la mouvance Alg&eacute;rie Fran&ccedil;aise-OAS r&eacute;unie autour de la revue <em>Esprit public</em> dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 et&nbsp;1960, incarne la f&eacute;condit&eacute; en m&ecirc;me temps que les difficult&eacute;s de l&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent, perturb&eacute;e par les effets de proximit&eacute; et de distance avec son objet. <em>&laquo;&nbsp;Acteur autant que commentateur&nbsp;</em>[2]<em>&raquo;</em>, Girardet est un historien des id&eacute;es que ses engagements politiques porteront vers l&rsquo;&eacute;tude de la crise des ann&eacute;es&nbsp;1930, du nationalisme et du colonialisme.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Un historien des id&eacute;es chez les sociologues. La crise des soci&eacute;t&eacute;s militaires</em></strong>[2]<strong>.</strong>&nbsp;Fils d&rsquo;un officier de carri&egrave;re, th&eacute;oricien de la doctrine de la guerre r&eacute;volutionnaire qu&rsquo;il enseigne aux Arm&eacute;es [4], Raoul Girardet en fait un objet d&rsquo;&eacute;tude, d&eacute;clinaison particuli&egrave;re de son th&egrave;me de recherche de pr&eacute;dilection, le nationalisme. Illustration de l&rsquo;opportunisme &eacute;clair&eacute; de la FNSP, l&rsquo;enqu&ecirc;te sur <em>Les soci&eacute;t&eacute;s militaires</em> est le fruit d&rsquo;une collaboration entre le minist&egrave;re de la D&eacute;fense, f&eacute;ru d&rsquo;action psychologique, et la FNSP &agrave; la recherche de financement. Au sein du Centre de Sociologie de la D&eacute;fense nationale (CSDN) cr&eacute;&eacute; &agrave; cet effet en&nbsp;1958, l&rsquo;enqu&ecirc;te r&eacute;unit des historiens, Raoul Girardet assist&eacute; de Jean-Pierre Thomas et Paul Bouju, et des psychologues sociaux et sociologues employ&eacute;s par le Service de Psychologie de la Marine, Guy Michelat et Raymond Boudon, ainsi que l&rsquo;IFOP de Jean St&oelig;tzel mobilis&eacute; pour la partie sondage. L&rsquo;enqu&ecirc;te sociologique et prosopographique sur <em>&laquo;&nbsp;le recrutement, la structuration et les modes de vie&nbsp;&raquo;</em> du corps des &eacute;l&egrave;ves-officiers de l&rsquo;&Eacute;cole navale et l&rsquo;enqu&ecirc;te par questionnaire et sondage r&eacute;alis&eacute;e par l&rsquo;IFOP sur l&rsquo;id&eacute;ologie et le moral des m&ecirc;mes troupes servent de base empirique &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation de l&rsquo;historien qui conclut, en pleine guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie, au <em>&laquo;&nbsp;divorce entre l&rsquo;arm&eacute;e en guerre et la nation en paix&nbsp;&raquo;</em>. Pour en expliquer les causes, Girardet insiste sur les mutations id&eacute;ologiques qui ont conduit &agrave; la politisation de l&rsquo;arm&eacute;e. Les donn&eacute;es sociologiques sont ainsi &eacute;clair&eacute;es des m&eacute;thodes et des th&egrave;ses de l&rsquo;historien des id&eacute;es.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Imaginaires politiques.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;enqu&ecirc;te sur les <em>Soci&eacute;t&eacute;s militaires</em> s&rsquo;inscrit dans un programme de recherche sur le nationalisme que Girardet conduit &agrave; la fronti&egrave;re de l&rsquo;histoire et de la science politique, de la th&eacute;orie des id&eacute;es et de l&rsquo;histoire des repr&eacute;sentations. Dans la lign&eacute;e de Jean Touchard et de Louis Bodin, Girardet explore les traces &ndash;&nbsp;visibles dans les discours politiques, les &eacute;crits doctrinaux, la presse, mais &eacute;galement la litt&eacute;rature, la chanson, la mode, l&rsquo;architecture et la culture populaire&nbsp;&ndash; laiss&eacute;es par l&rsquo;id&eacute;e nationale [5]&nbsp;et coloniale [6]&nbsp;dans l&rsquo;imaginaire collectif. Historien des repr&eacute;sentations, il met en &eacute;vidence &agrave; la fois la permanence des syst&egrave;mes de pens&eacute;e et leur remarquable stabilit&eacute;, par-del&agrave; le temps court de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, et leur grande &eacute;lasticit&eacute; et leur formidable ambivalence, facteurs de cette m&ecirc;me stabilit&eacute;. Ainsi le <em>nationalisme fran&ccedil;ais</em> est-il &agrave; la fois de gauche, produit du jacobinisme r&eacute;publicain, et de droite, issu du conservatisme, parfois r&eacute;volutionnaire, souvent antis&eacute;mite. De m&ecirc;me, <em>l</em>&rsquo;<em>id&eacute;e coloniale</em>, r&eacute;publicaine autant que droiti&egrave;re, th&egrave;me r&eacute;conciliateur s&rsquo;il en est, a impr&eacute;gn&eacute; la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise bien au-del&agrave; du temps des colonies. Avec <em>Mythes et mythologies politiques </em>[7], Girardet s&rsquo;aventure dans un domaine o&ugrave; l&rsquo;histoire est largement tributaire de l&rsquo;anthropologie, de la sociologie et de la psychologie sociale. S&rsquo;il se r&eacute;clame de L&eacute;vi-Strauss et de Bachelard, Girardet ne sonde ni les fonctions ni les m&eacute;canismes de diffusion du mythe, pas plus qu&rsquo;il ne d&eacute;crit la mobilisation du mythe en situation d&eacute;termin&eacute;e. Toujours fid&egrave;le &agrave; sa m&eacute;thode d&rsquo;histoire des id&eacute;es, il pr&eacute;sente quatre structures mythiques &ndash;&nbsp;la conspiration, le sauveur-homme providentiel, l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or et l&rsquo;unit&eacute;&nbsp;&ndash; dont il montre la complexit&eacute; et la forte h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute;, voire l&rsquo;enchev&ecirc;trement r&eacute;ciproque, en m&ecirc;me temps que la permanence. Nonobstant, Girardet a ouvert des chantiers novateurs et laiss&eacute; des travaux pr&eacute;curseurs qui interrogent la m&eacute;thodologie de l&rsquo;historien &ndash;&nbsp;de l&rsquo;historien du culturel en particulier&nbsp;&ndash; &agrave; l&rsquo;aune du dialogue pluridisciplinaire.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A.-G. Slama, &laquo; Compte rendu de Raoul Girardet, <em>L'id&eacute;e coloniale en France de 1871 &agrave; 1962</em><em>&nbsp;</em>&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 22-3, 1972, p.&nbsp;602-605.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] D. Leroux, &laquo;&nbsp;Relire <em>La Crise militaire fran&ccedil;aise</em> (1944-1962) de Raoul Girardet&nbsp;&raquo;. 24 avril 2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. Girardet, <em>La soci&eacute;t&eacute; militaire de 1815 &agrave; nos jours</em>, Paris Plon, 1953. R. Girardet, &laquo;&nbsp;Probl&egrave;mes militaires contemporains&nbsp;: &Eacute;tat des travaux&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Revue fran&ccedil;aise de </em><em>science politique</em>, 10-2, 1960, p.&nbsp;395-418. R. Girardet (dir.), <em>La Crise militaire fran&ccedil;aise (1944-1962)</em>, Paris, Ed. de la FNSP, 1964. Raoul Girardet, <em>Probl&egrave;mes militaires et strat&eacute;giques contemporains</em>, Paris, Dalloz, 1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Girardet intervient en 1959-1960 au Centre d&rsquo;instruction interarm&eacute;es de l&rsquo;arme psychologique&nbsp;; il a enseign&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole sp&eacute;ciale militaire de Saint-Cyr Co&euml;tquidan, et a &eacute;t&eacute; directeur d&rsquo;&eacute;tudes au coll&egrave;ge interarm&eacute;es de D&eacute;fense.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. Girardet, <em>Le nationalisme fran&ccedil;ais Anthologie. 1871-1914</em>, Paris, Colin, 1966.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] R. Girardet, <em>L&rsquo;id&eacute;e coloniale en France 1872-1962</em>, Paris, La Table Ronde, 1972.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] R. Girardet, <em>Mythes et mythologies politiques</em>, Paris, Seuil, 1986.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Raoul Girardet, de La crise des sociétés militaires (1964) à Mythes et mythologies politiques (1986)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>GIRARDET Raoul, <em>Singuli&egrave;rement libre (Entretiens avec Pierre Assouline)</em>, Paris, Perrin, 1990.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>SLAMA Alain-G&eacute;rard, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Raoul Girardet, <em>L'id&eacute;e coloniale en France de 1871 &agrave; 1962</em>&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 22-3, 1972, p.&nbsp;602-605.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LABORIE Pierre, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Raoul Girardet, <em>Mythes et mythologies politiques</em>&nbsp;&raquo;,<em> Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations</em>, Ann&eacute;e 1988, Volume 43-1, p. 133-135.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CARRERE d'ENCAUSSE H&eacute;l&egrave;ne, &laquo;&nbsp; Compte rendu de Raoul Girardet (dir.), sur la <em>Crise militaire fran&ccedil;aise</em>&nbsp;&raquo;, <em>Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations</em>, Ann&eacute;e 1965, Volume 20-4, p.&nbsp;856&ndash;857.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"raoul-girardet-de-la-crise-des-societes-militaires-1964-a-mythes-et-mythologies-politiques-1986","lang":"fr","excerpt":"Historien de renom et intellectuel controversé, Raoul Girardet, par son parcours et par son œuvre, témoigne de ce que le milieu Sciences Po a pu produire d’original et de meilleur à la croisée de la sociologie, de la science politique et de l’histoire."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"61","image":"raoul_giradet1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Publications de Raoul Girardet"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"1966-01-01"},{"id":"62","slug":"mai-68-a-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Si Sciences&nbsp;Po n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; le fer de lance de la \"r&eacute;volution &eacute;tudiante\", la v&eacute;n&eacute;rable maison a essuy&eacute; la contestation et a &eacute;t&eacute; confront&eacute;e &agrave; &laquo;&nbsp;<em>maintes p&eacute;rip&eacute;ties de toute nature&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;: le refus de composer se muant en gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale, les meetings succ&eacute;dant aux&nbsp;AG, les banderoles recouvrant les affiches, l&rsquo;invasion des locaux culminant en occupation... &Agrave; Sciences&nbsp;Po rouge, rebaptis&eacute; Institut L&eacute;nine, dans les amphis&nbsp;Che&nbsp;Guevara et&nbsp; Rosa Luxembourg, la \"r&eacute;volution\" fut &ndash;&nbsp;un bref instant&nbsp;&ndash; en marche.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le mai des &eacute;tudiants.</em></strong>&nbsp;Samedi 11&nbsp;mai&nbsp;1968&nbsp;: somm&eacute;s de plancher sur les &eacute;preuves de langue du dipl&ocirc;me, les &eacute;tudiants refusent de composer&nbsp;: la r&eacute;volte agite le monde universitaire&nbsp;; les &eacute;preuves n&rsquo;auront pas lieu. Lundi 14&nbsp;mai&nbsp;: &agrave; la r&eacute;ouverture hebdomadaire, Sciences&nbsp;Po est envahi par &laquo;&nbsp;<em>un commando de la Sorbonne&nbsp;</em>&raquo;. Ou plut&ocirc;t par &laquo;&nbsp;<em>un certain nombre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;Institut, des &eacute;tudiants appartenant &agrave; d&rsquo;autres &eacute;tablissements, des &eacute;l&eacute;ments n&rsquo;appartenant pas au monde &eacute;tudiant&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. D&eacute;butent alors sept semaines d&rsquo;occupation rythm&eacute;es par les meetings et les manifestations. Les murs se couvrent d&rsquo;affiches qui proclament &laquo;&nbsp;<em>la contestation permanente&nbsp;</em>&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>la politique &agrave; tous&nbsp;</em>&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>le bonheur est une id&eacute;e neuve &agrave; Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em>&raquo;. Les professeurs sont somm&eacute;s de &laquo;&nbsp;<em>sauter le mur de l&rsquo;indiff&eacute;rence&nbsp;</em>&raquo; et de &laquo;&nbsp;<em>participer&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;; la rue Saint-Guillaume est barr&eacute;e d&rsquo;une banderole qui &laquo;&nbsp;<em>dit non &agrave; la dictature gaulliste&nbsp;</em>&raquo;. Dans l&rsquo;amphi Che&nbsp;Guevara (ex-Boutmy), l&rsquo;AG du&nbsp;16&nbsp;mai r&eacute;unit un nombre impressionnant d&rsquo;&eacute;tudiants (2&nbsp;500) qui votent la poursuite du mouvement, la suppression des examens et l&rsquo;instauration du pouvoir &eacute;tudiant. Hormis l&rsquo;intrusion violente et destructrice d&rsquo;un commando d&rsquo;Occident le 20&nbsp;mai, l&rsquo;occupation se poursuit pacifiquement jusqu&rsquo;au 29&nbsp;juin o&ugrave;, vacances obligent, les locaux seront &eacute;vacu&eacute;s.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le mai de la direction.</em></strong>&nbsp;La direction n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;par&eacute;e &agrave; prendre de plein fouet la vague &eacute;tudiante. Le bureau du directeur est envahi&nbsp;; les secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux, Henry-Gr&eacute;ard et Touchard, sont bouscul&eacute;s&nbsp;; des bagarres &eacute;clatent et la police est appel&eacute;e. L&rsquo;occupation se fait n&eacute;anmoins dans le strict respect d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>ligne de partage&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;: si les amphis, le hall et les salles de conf&eacute;rences sont mis &agrave; la disposition des &eacute;tudiants, les biblioth&egrave;ques, les locaux administratifs et le standard t&eacute;l&eacute;phonique restent aux mains de la Direction&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>les membres de la Direction, plusieurs professeurs et le personnel des services int&eacute;rieurs assureront, de nuit et de jour, la protection des locaux administratifs&nbsp;</em>[2]. &raquo; Sept semaines durant, ils monteront la garde, dormant sur des lits de camp, pr&eacute;venant les d&eacute;bordements et maintenant le dialogue avec les locataires ind&eacute;sirables de l&rsquo;Institut.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&laquo;&nbsp;</em><em>Faciliter le passage de la R&eacute;volution &agrave; la l&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine</em></strong>[3]<em><strong>&raquo;.</strong></em> D&egrave;s le&nbsp;16&nbsp;mai, la direction reprend l&rsquo;initiative et ouvre les n&eacute;gociations&nbsp;: le report des examens &agrave; la rentr&eacute;e est act&eacute; (19&nbsp;mai)&nbsp;; les &eacute;lections &eacute;tudiantes (17-18&nbsp;mai) sont valid&eacute;es et les 175&nbsp;repr&eacute;sentants du Conseil &eacute;tudiant reconnus (21&nbsp;mai)&nbsp;; les enseignants sont appel&eacute;s &agrave; d&eacute;signer 55&nbsp;d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s (20-23&nbsp;mai) pour si&eacute;ger &agrave; ces &Eacute;tats-G&eacute;n&eacute;raux improvis&eacute;s qu&rsquo;&agrave; d&eacute;faut d&rsquo;avoir convoqu&eacute;s la direction tente de contr&ocirc;ler. Le&nbsp;28&nbsp;mai, la Commission paritaire &eacute;tudiant-enseignant entame trois semaines de n&eacute;gociations et &eacute;labore deux textes (17&nbsp;juin), l&rsquo;un sur les &laquo;&nbsp;<em>libert&eacute;s syndicales et politiques&nbsp;</em>&raquo;, l&rsquo;autre sur le &laquo;&nbsp;<em>statut de la cogestion&nbsp;</em>&raquo;, soumis &agrave; l&rsquo;approbation du corps enseignant (22&nbsp;juin), avant d&rsquo;&ecirc;tre pass&eacute;s &agrave; la moulinette des Conseils et transmis &agrave; la tutelle minist&eacute;rielle (30&nbsp;juillet) pour y &ecirc;tre d&eacute;tricot&eacute;s...</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;ombre port&eacute;e de Mai&nbsp;1968.</em></strong>&nbsp;Si la direction peut se vanter que &laquo;&nbsp;<em>le navire ne d&eacute;riva pas et fut maintenu dans son erre&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;, elle sort profond&eacute;ment traumatis&eacute;e de la temp&ecirc;te o&ugrave; elle s&rsquo;est affront&eacute;e &agrave; ses &eacute;tudiants et &agrave; ses chercheurs. Son autorit&eacute; a &eacute;t&eacute; incontestablement &eacute;corn&eacute;e. L&rsquo;ombre port&eacute;e de mai&nbsp;68 s&rsquo;&eacute;tirera jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es&nbsp;1980 pesant sur les comportements et les choix des ann&eacute;es&nbsp;1970.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1]&nbsp;J. Chapsal, BAAEE 1969.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAE 1969.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">La photo de la vignette @Guy Michelat</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Mai 68 à Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Atelier d&rsquo;archives et d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, <em>Mai&nbsp;68 &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>, 20 mai&nbsp;2008.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"mai-68-a-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"« Les Sciences Po ne pouvaient prétendre à une parfaite Mer de la Tranquillité alors que de hautes vagues secouaient encore lycées, facultés et grandes écoles. » (Jacques Chapsal) (Crédit photo : © AGIP / Bridgeman Images)\r\n"}],"thumbnail":"00123013.jpg","media":[{"id":"60","image":"BAL_1670781.JPG","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Rue Saint Guillaume en mai 1968 (© AGIP / Bridgeman Images)"}]},{"id":"79","image":"affiche_mai_68.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Affiche Sciences Po en mai 68 (© Jean-François Batellier)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"55"}],"comment":"","date_start":"1968-05-05"},{"id":"55","slug":"le-statut-de-janvier-1969","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Ni &agrave; la pointe du mouvement, ni &eacute;pargn&eacute; par la contestation, Sciences&nbsp;Po &laquo;&nbsp;<em>a &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment secou&eacute; en mai-juin 1968 </em>[1]<em>&raquo;</em>. Si la direction a rapidement repris la main, si le statut de&nbsp;1969 a fait un sort &agrave; l&rsquo;id&eacute;al de cogestion, rien pourtant ne sera plus comme avant&nbsp;: le pouvoir &eacute;tudiant est parvenu &agrave; maturit&eacute;&nbsp;; les chercheurs se sont mobilis&eacute;s&nbsp;; les enseignants se sont organis&eacute;s&nbsp;; les personnels ont revendiqu&eacute;&nbsp;; la gouvernance en sera &agrave; jamais transform&eacute;e.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Sous l&rsquo;&eacute;tendard de la cogestion.</em></strong>&nbsp;Les slogans de &laquo;&nbsp;cogestion&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;pouvoir &eacute;tudiant&nbsp;&raquo; r&eacute;sonnent dans Sciences&nbsp;Po occup&eacute;. En cause, l&rsquo;absence de libert&eacute;s politiques et syndicales, et le r&ocirc;le bassement utilitaire de l&rsquo;Amicale des &eacute;tudiants, cantonn&eacute;e &agrave; la vente des polycopi&eacute;s. Les revendications du Conseil &eacute;tudiant iront crescendo&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>assurer un contr&ocirc;le d&eacute;mocratique sur la direction et cela &agrave; tous les niveaux</em>&nbsp;&raquo;, puis, faire de la Commission paritaire &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;organe souverain de d&eacute;cision &agrave; l&rsquo;Institut&nbsp;</em>&raquo; dont le directeur ne serait que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ex&eacute;cutif&nbsp;</em>&raquo; priv&eacute; de &laquo;&nbsp;<em>voix d&eacute;lib&eacute;rative</em>&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est une v&eacute;ritable r&eacute;volution dans un &eacute;tablissement o&ugrave; le directeur, seul ma&icirc;tre &agrave; bord, est dot&eacute; d&rsquo;un pouvoir absolu &agrave; peine adouci par les recommandations des Conseils. La d&eacute;mocratisation, c&rsquo;est &eacute;galement le mot d&rsquo;ordre lanc&eacute; par les chercheurs de la FNSP, invit&eacute;s-surprise et fers de lance de la mobilisation. En cause, la gestion personnelle des recrutements et la gouvernance des centres de recherche par le secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la Fondation. Sollicit&eacute;s par la direction, les enseignants vacataires montent &eacute;galement en premi&egrave;re ligne&nbsp;: interlocuteurs privil&eacute;gi&eacute;s des &eacute;tudiants, les enseignants jouent un r&ocirc;le crucial de mod&eacute;rateurs, tout en se structurant pour la premi&egrave;re fois en groupe repr&eacute;sentatif.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Vers une nouvelle gouvernance.</em></strong>&nbsp;De&nbsp;mai &agrave; juin&nbsp;1968, &eacute;tudiants et enseignants de Sciences&nbsp;Po passent de la th&eacute;orie &agrave; la pratique et font l&rsquo;apprentissage de la d&eacute;mocratie. Le Conseil &eacute;tudiant form&eacute; de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &eacute;lus par conf&eacute;rence et les repr&eacute;sentants enseignants choisis par corps, par ann&eacute;e et par sections, se r&eacute;unissent en Commission paritaire (CP), instance de n&eacute;gociation et v&eacute;ritable Constituante. Ce sera le lieu d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>travail consid&eacute;rable&nbsp;</em>&raquo; de formulation et de discussion des propositions les plus hardies &ndash;&nbsp;suppression des examens, veto &eacute;tudiant, r&ocirc;le directeur de la CP&nbsp;&ndash; et de r&eacute;daction de deux textes, sur les libert&eacute;s syndicales et politiques et sur la gouvernance, qui serviront de base au nouveau statut.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le statut du 18&nbsp;janvier&nbsp;1969 ou les vertus du compromis.</em></strong>&nbsp;Certes, ces textes seront r&eacute;vis&eacute;s par les Conseils de l&rsquo;IEP et de la FNSP, puis par le minist&egrave;re&nbsp;; certes, direction et gouvernement joueront la montre pour retarder la parution du d&eacute;cret du&nbsp;18&nbsp;janvier&nbsp;1969&nbsp;; certes, le nouveau statut fait un sort &agrave; la cogestion. Si la \"r&eacute;volution\" a &eacute;chou&eacute;, la gouvernance de l&rsquo;IEP est pourtant profond&eacute;ment transform&eacute;e. C&ocirc;t&eacute; rue, la direction peut se targuer d&rsquo;un premier succ&egrave;s li&eacute; &agrave; la d&eacute;centralisation&nbsp;: Sciences&nbsp;Po est dot&eacute; d&rsquo;un statut d&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>&eacute;tablissement public &agrave; caract&egrave;re scientifique et culturel&nbsp;</em>&raquo; qui, non seulement pr&eacute;serve <em>&laquo;&nbsp;les d&eacute;rogations souples et particularis&eacute;es, les caract&eacute;ristiques propres&nbsp;</em>[2]&raquo; de la Maison (principalement sa gestion administrative et financi&egrave;re par la FNSP), mais la d&eacute;lie de la tutelle de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris (elle-m&ecirc;me dissoute). C&ocirc;t&eacute; cour, la direction conc&egrave;de la mise en place d&rsquo;instances repr&eacute;sentatives&nbsp;: des commissions p&eacute;dagogiques rassemblent les responsables, enseignants et &eacute;tudiants des sections&nbsp;; la commission paritaire (CP) compos&eacute;e de huit enseignants et de huit &eacute;tudiants d&eacute;lib&egrave;re sur les libert&eacute;s politiques et syndicales, sur les services aux &eacute;tudiants et sur la p&eacute;dagogie et la discipline&nbsp;; le conseil de direction (CD) est &eacute;largi aux &eacute;tudiants, aux enseignants et aux salari&eacute;s et dot&eacute; d&rsquo;importants pouvoirs &laquo;&nbsp;<em>pour tout ce qui concerne l&rsquo;orientation g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Institut, la scolarit&eacute;, les programmes, les examens&nbsp;</em>&raquo; ainsi que la d&eacute;signation du directeur. Les centres de recherche sont pourvus de conseils de laboratoires o&ugrave; si&egrave;gent les chercheurs qui ent&eacute;rinent le choix de leur directeur. Anc&ecirc;tre du comit&eacute; d&rsquo;entreprise, le Comit&eacute; d&rsquo;action sociale (CAS) voit le jour en&nbsp;1975. Le pouvoir directorial semble ainsi temp&eacute;r&eacute; par les conseils. Plus encore, &eacute;tudiants, enseignants, chercheurs et salari&eacute;s acc&egrave;dent &agrave; la repr&eacute;sentation collective et deviennent des interlocuteurs incontournables. Mais, la direction de Sciences&nbsp;Po le sait, l&rsquo;esprit des institutions diff&egrave;re de la pratique. La cogestion a v&eacute;cu&nbsp;: le p&eacute;rim&egrave;tre de la commission paritaire est r&eacute;duit &agrave; la vie &eacute;tudiante et &agrave; la p&eacute;dagogie&nbsp;; les &eacute;lus &eacute;tudiants (8&nbsp;sur&nbsp;23) sont isol&eacute;s au sein du conseil de direction&nbsp;; surtout, la FNSP et son Conseil d&rsquo;administration, saints des saints o&ugrave; bat le c&oelig;ur du pouvoir (finances), ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;serv&eacute;s&nbsp;; enfin, la d&eacute;mocratie n&rsquo;est que ce qu&rsquo;en font ses champions&nbsp;: la participation aux &eacute;lections &eacute;tudiantes fleurte rapidement avec la barre des&nbsp;50&nbsp;%.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1968.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1969.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le statut de janvier 1969 ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-statut-de-janvier-1969","lang":"fr","excerpt":"« Il fallait remettre la machine en marche, assurer la mise en application d’un nouveau statut, continuer les réformes pédagogiques. » (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"63","image":"Affiche_PSU.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Affiche du Parti socialiste unifié (PSU) (©Gallica/BNF)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"105"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"30"},{"brick_id":"62"}],"comment":"","date_start":"1969-01-01"},{"id":"56","slug":"la-reforme-de-la-scolarite-de-1971-1974","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Quatre traits signent la r&eacute;forme&nbsp;: centralit&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomie dans la scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me ; mise en coh&eacute;rence des parcours&nbsp;; alourdissement des obligations scolaires&nbsp;; introduction des &laquo;&nbsp;langages&nbsp;&raquo; techniques (langues, informatique, statistiques).</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>R&eacute;organiser la scolarit&eacute;.</em></strong>&nbsp;Sans toucher ni &agrave; la dur&eacute;e (3&nbsp;ans) ni &agrave; la structure (en sections) de la scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me, la r&eacute;forme s&rsquo;attaque &agrave; plusieurs maux. Elle entend d&rsquo;abord redonner de la coh&eacute;rence aux parcours. La constitution de groupes d&rsquo;enseignement (GE), sur lesquels &laquo;&nbsp;<em>tout le syst&egrave;me prend appui&nbsp;</em>&raquo;, doit rem&eacute;dier &agrave; la &laquo;&nbsp;<em>parcellisation excessive des cours&nbsp;</em>&raquo; en assurant &laquo;&nbsp;<em>une meilleure solidarit&eacute; entre cours [magistral] et conf&eacute;rences [de m&eacute;thode] et s&eacute;minaires, comme une meilleure concertation entre enseignants&nbsp;</em>[1] &raquo;. Le syst&egrave;me reste souple puisque les groupes d&rsquo;enseignement se d&eacute;clinent en trois niveaux (1-&nbsp;initiation, 2-&nbsp;moyen, 3-&nbsp;avanc&eacute;) permettant une scolarit&eacute; &agrave; plusieurs vitesses. Il faut encore renforcer la professionnalisation des parcours gr&acirc;ce aux nouveaux &laquo;&nbsp;<em>groupes de sp&eacute;cialisation&nbsp;</em>&raquo; de troisi&egrave;me ann&eacute;e assurant &laquo;&nbsp;<em>une pr&eacute;paration &agrave; des carri&egrave;res bien d&eacute;termin&eacute;es&nbsp;</em>[2] &raquo; (am&eacute;nagement et urbanisme, documentation, &eacute;tudes de march&eacute;, journalisme, CAPES). Il faut enfin rem&eacute;dier &agrave; la d&eacute;saffection qui touche les cours magistraux&nbsp;[3]. Pour cela, les &eacute;tudiants seront soumis &agrave; &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;alourdissement des obligations de travail&nbsp;</em>&raquo;, gr&acirc;ce &agrave; la &laquo;&nbsp;<em>revalorisation&nbsp;</em>&raquo; des conf&eacute;rences de m&eacute;thode (trois conf&eacute;rences hebdomadaires obligatoires) et &agrave; la multiplication des travaux pratiques et en groupe.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Eacute;conomie et langages.</em></strong>&nbsp;Sur le plan proprement scientifique, la r&eacute;forme consacre le triomphe de l&rsquo;&eacute;conomie d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e &laquo;&nbsp;<em>discipline majeure de notre temps</em>&nbsp;[4] &raquo; et &laquo;&nbsp;<em>impos&eacute;e comme mati&egrave;re obligatoire &agrave; tous les candidats du dipl&ocirc;me&nbsp;</em>[5] &raquo;. &laquo;&nbsp;<em>D&eacute;nominateur commun de la formation donn&eacute;e dans les quatre sections&nbsp;</em>&raquo;, y compris en&nbsp;section internationale et&nbsp;Politique et sociale jusqu&rsquo;alors &laquo;&nbsp;<em>sections refuges&nbsp;</em>[6] &raquo;, l&rsquo;enseignement de l'&eacute;conomie se d&eacute;cline selon les sp&eacute;cificit&eacute;s des sections et dans le temps, de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;paratoire &agrave; la 3<sup>e</sup>&nbsp;ann&eacute;e. C&rsquo;est le gage de la polyvalence qui caract&eacute;rise les Sciences&nbsp;Po. Sont &eacute;galement mis &agrave; l&rsquo;honneur les &laquo;&nbsp;<em>langages&nbsp;</em>&raquo; ou &laquo;&nbsp;<em>techniques nouvelles&nbsp;</em>&raquo;, langues vivantes, informatique, statistiques, comptabilit&eacute; et math&eacute;matiques enseign&eacute;es en&nbsp;TP. L&rsquo;informatique est rendue obligatoire en&nbsp;Ecofi et&nbsp;Service public, tandis que les statistiques s&rsquo;imposent aux quatre sections.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La r&eacute;forme selon Chapsal.</em></strong>&nbsp;Cette r&eacute;forme met &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve l&rsquo;institution tout enti&egrave;re. Si elle n&rsquo;est pas la cons&eacute;quence directe de&nbsp;mai&nbsp;68, elle doit beaucoup &agrave; l&rsquo;investissement des enseignants qui l&rsquo;&eacute;laborent et au travail des commissions p&eacute;dagogiques. Doublant le nombre des conf&eacute;rences de m&eacute;thode, des s&eacute;minaires et des&nbsp;TP, elle s&rsquo;av&egrave;re d&eacute;voreuse en hommes (ma&icirc;tres de conf&eacute;rences) et en locaux, et n&rsquo;aurait pu aboutir sans le double effort financier et immobilier de l&rsquo;&Eacute;tat dont Jacques Chapsal obtient le soutien constant. Conscient du d&eacute;fi, le directeur r&eacute;cuse &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;immobilisme du perfectionniste&nbsp;</em>&raquo; comme la pr&eacute;cipitation de l&rsquo;impatient en &eacute;chelonnant la r&eacute;forme sur trois ans. Il nous livre, dans un discours de la m&eacute;thode, sa conception du changement&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>les r&eacute;formes les plus durables.... ne sont pas celles que l&rsquo;on veut implanter imm&eacute;diatement, sans m&eacute;nager ni d&eacute;lais ni transitions, les &eacute;tudiants en sont les premi&egrave;re victimes, les r&eacute;formes &eacute;tant les secondes</em>&nbsp;[7].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1972.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAAEE 1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1970.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal BAE 1878, Sciences Po&nbsp;77.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1971.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"La réforme de la scolarité de 1971-1974","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FAVRE Pierre, PAYS Denis, <em>Cent dix ann&eacute;es de cours &agrave; l&rsquo;Ecole libre des sciences politiques et &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris&nbsp;: 1871-1982</em>. 1986. 2&nbsp;vol.</li>\r\n</ul>","slug":"la-reforme-de-la-scolarite-de-1971-1974","lang":"fr","excerpt":"La grande réforme pédagogique de 1971-1974 témoigne du dynamisme et de l’inventivité modernisatrice qui caractérisent la dernière décennie du directorat de Jacques Chapsal. \r\n"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"64","image":"Labo_Langues.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le laboratoire de langues (© Daniel Legendre)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"98"},{"brick_id":"120"},{"brick_id":"121"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1971-01-01"},{"id":"52","slug":"creation-de-la-formation-continue","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>En &eacute;cho &agrave; la loi Delors de&nbsp;1971, le &laquo;<em>&nbsp;d&eacute;marrage de l&rsquo;action de Sciences&nbsp;Po dans le domaine de la formation continue&nbsp;</em>&raquo; est la &laquo;&nbsp;<em>grande affaire</em>&nbsp;[1] &raquo; de l&rsquo;ann&eacute;e&nbsp;1972-1973 et l&rsquo;un des grands chantiers de la derni&egrave;re d&eacute;cennie Chapsal. R&eacute;pondant &agrave; une demande politique et sociale, Sciences&nbsp;Po veut se positionner sur le march&eacute; porteur de la formation pour adultes et y faire entendre sa diff&eacute;rence.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La &laquo;&nbsp;Mission Formation continue&nbsp;&raquo; (1973).</em></strong> Suscit&eacute; par la demande sociale (le droit &agrave; la formation professionnelle) et soutenu par la volont&eacute; politique (la loi Delors du 16 juillet 1971), le chantier de la formation continue mobilise le Conseil de Direction de l&rsquo;IEP et les Anciens de Sciences Po men&eacute;s par Paul Delouvrier. En 1973, un &laquo; <em>contrat d&rsquo;assistance initiale</em> &raquo; est sign&eacute; avec le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale : une &laquo; <em>Mission Formation Continue</em> &raquo; est constitu&eacute;e avec la participation de l&rsquo;&Eacute;tat pour &eacute;laborer un cahier des charges et proposer une strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement de cette activit&eacute;. Michel Foresti&eacute;, ing&eacute;nieur des mines et dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences Po (Ecofi), responsable du perfectionnement des cadres au Centre d&rsquo;&eacute;tudes sup&eacute;rieures industrielles de Toulouse, pionnier dans l&rsquo;&eacute;laboration de formations professionnelles, est charg&eacute; de mettre sur pied cette &laquo; <em>activit&eacute; nouvelle</em> &raquo; dont les premi&egrave;res actions sont lanc&eacute;es en janvier 1974.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>&Agrave; la recherche d&rsquo;une formation.</em></strong> Quelle offre originale &eacute;laborer pour se distinguer de la concurrence ? Quel catalogue d&rsquo;enseignement proposer ? Michel Foresti&eacute; sera le gardien sourcilleux de l&rsquo;&eacute;quilibre entre l&rsquo;exigence intellectuelle et le droit &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation d&rsquo;une part et l&rsquo;exigence de rentabilit&eacute; de l&rsquo;autre. &Agrave; l&rsquo;origine, deux types de publics sont vis&eacute;s et deux types de formation sont propos&eacute;s. &Eacute;cole polyvalente et g&eacute;n&eacute;raliste plus que d&rsquo;application, Sciences Po ne peut offrir une &laquo; formation professionnelle sp&eacute;cialis&eacute;e &raquo;. Aussi doit-elle vendre ce qui fait sa r&eacute;putation : d&rsquo;une part &laquo; <em>une formation g&eacute;n&eacute;rale non professionnelle</em> &raquo;, portant sur &laquo; l<em>&rsquo;ensemble des sciences politiques, &eacute;conomiques et sociales [et] devant contribuer &agrave; une meilleure explication du monde contemporain</em> &raquo; ; d&rsquo;autre part la fameuse m&eacute;thode de travail, &laquo; la capacit&eacute; d&rsquo;utilisation des connaissances..., l&rsquo;esprit de synth&egrave;se ..., l&rsquo;expression &eacute;crite et orale &raquo;. Destin&eacute; &agrave; des &laquo; cadres autodidactes &raquo;, ce cycle global et g&eacute;n&eacute;raliste propose deux formations sur la Connaissance de la France contemporaine et la Vie politique en France et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger anim&eacute;e par Alfred Grosser, ainsi que des modules : Entra&icirc;nement &agrave; l&rsquo;expression orale et Entra&icirc;nement &agrave; la communication &eacute;crite. Mais la Formation continue entend &eacute;galement cibler le public des &laquo; cadres sup&eacute;rieurs &raquo; et des &laquo; dirigeants &raquo; d&rsquo;entreprise en offrant des formations pointues et des stages d&rsquo;approfondissement dans les &laquo; domaines porteurs d&rsquo;avenir &raquo; o&ugrave; l&rsquo;Institut dispose d&rsquo;une comp&eacute;tence reconnue. Ce sera le cas des op&eacute;rations financi&egrave;res (Jean-Jacques Rosa), des rapports sociaux (syndicats et n&eacute;gociation collective, conflits du travail, changement social &ndash; Renaud Sainsaulieu) ou de la d&eacute;mographie &eacute;conomique (Georges Tapinos). &Agrave; partir des ann&eacute;es 1980, la Formation continue, relog&eacute;e au 215, boulevard Saint-Germain dans des locaux mieux adapt&eacute;s, b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;arriv&eacute;e de nouveaux acteurs sur le march&eacute; : les administrations publiques, les collectivit&eacute;s locales et les organismes de protection sociale et de sant&eacute; tirent la croissance maintenant soutenue de son activit&eacute;.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p>D&rsquo;abord prudente de crainte de &laquo; modifier l&rsquo;image de marque traditionnelle des Sciences Po&nbsp;[2] &raquo;, la direction de l&rsquo;IEP finit par se r&eacute;jouir du succ&egrave;s de la Formation continue, g&eacute;n&eacute;ratrice de revenus &ndash; &laquo; <em>nous n&rsquo;avons en r&eacute;alit&eacute; aucun scrupule &agrave; tirer un b&eacute;n&eacute;fice de ce service</em>&nbsp;[3] &raquo; &ndash; et de rayonnement. Ainsi, en 1994, le vingti&egrave;me anniversaire de la Formation continue est c&eacute;l&eacute;br&eacute; en grande pompe en pr&eacute;sence d&rsquo;un prestigieux invit&eacute; d&rsquo;honneur, Jacques Delors.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] M. Foresti&eacute;, J. Chapsal, BASP 1973 et 1975.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Rapport de la Mission de l&rsquo;IGAEN portant sur les activit&eacute;s de la FNSP et de l&rsquo;IEP 1975-1976.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Conseil d&rsquo;administration FNSP 17/12/1986, Fran&ccedil;ois Goguel.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Création de la formation continue","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/formation-continue/\" target=\"_blank\">Site de la formation continue</a></li>\r\n</ul>","slug":"creation-de-la-formation-continue","lang":"fr","excerpt":"Répondant à une demande politique, Sciences Po se positionne sur le marché porteur de la formation pour adultes et y fait entendre sa différence."}],"thumbnail":"logo_dfc.jpg","media":[{"id":"153","image":"Michel_Forestie_DFC.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Michel Forestié, premier directeur de la Formation continue (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"100"}],"comment":"","date_start":"1973-01-01"},{"id":"90","slug":"les-publications-de-la-fnsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"8","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Le dispositif de publication de la FNSP.</em></strong>&nbsp;Si la Fondation se fait maison d&rsquo;&eacute;dition et ses secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux r&eacute;dacteurs en chef et directeurs de collection, c&rsquo;est que l&rsquo;offre de publication de la FNSP s&rsquo;est consid&eacute;rablement &eacute;toff&eacute;e. D&egrave;s&nbsp;1946, le Centre de documentation produit le <em>Bulletin analytique de documentation</em>, compilation de r&eacute;sum&eacute;s (<em>abstracts</em>) d&rsquo;articles de sciences sociales parus dans les p&eacute;riodiques fran&ccedil;ais et &eacute;trangers d&eacute;pouill&eacute;s par l&rsquo;arm&eacute;e de jeunes chercheurs employ&eacute;s par le Centre. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de ce pr&eacute;cieux instrument de veille scientifique, la Fondation propose en&nbsp;1946 les <em>Cahiers de la Fondation</em> diffusant les r&eacute;sultats des enqu&ecirc;tes collectives et les actes des journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes et des colloques organis&eacute;s par l&rsquo;AFSP et par le CEVIPOF. C&ocirc;t&eacute; livres, la Fondation d&eacute;cline ses propres collections chez Colin (Sciences Politiques&nbsp;; Recherches sur l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise) et chez Dalloz. Enfin, deux revues sont &eacute;dit&eacute;es par la Fondation&nbsp;: la <em>Revue &eacute;conomique</em> cr&eacute;&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;EPHE en&nbsp;1950 et la <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em> plac&eacute;e sous le haut patronage de la FNSP et de l&rsquo;AFSP en&nbsp;1951. R&eacute;uni en Service de publication d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1950, l&rsquo;ensemble de ces activit&eacute;s est supervis&eacute; par les secr&eacute;taires&nbsp;g&eacute;n&eacute;raux Meynaud et Touchard, avant d&rsquo;&ecirc;tre confi&eacute; &agrave; Louis Bodin.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Louis Bodin, l&rsquo;intellectuel-&eacute;diteur.</em></strong>&nbsp;Secr&eacute;taire de r&eacute;daction de la revue <em>Esprit</em>, d&eacute;bauch&eacute; par Touchard en&nbsp;1956 pour en faire son assistant, Louis Bodin est <em>&laquo;&nbsp;avec ses cheveux d&eacute;mesur&eacute;s, son profil d&rsquo;Inca, sa taille de loutre entre les dents du tigre, sa sensibilit&eacute; &agrave; fleur de peau et ses chaussures surr&eacute;alistes, le collaborateur atypique dont Jean Touchard avait besoin pour garder un fil direct avec le po&eacute;tique ou le romanesque de la vie</em>&nbsp;[1]<em>. &raquo;</em> Bras droit de Jean Touchard charg&eacute; des publications, Louis Bodin est bien plus encore&nbsp;: il cosigne avec ce dernier, sous le pseudonyme de Jean-Louis Chardin, les ouvrages pr&eacute;curseurs d&rsquo;histoire des id&eacute;es et d&rsquo;histoire des intellectuels [2]. Figure d&rsquo;intellectuel-&eacute;diteur et d&rsquo;&eacute;diteur-chercheur, Jean Bodin saura professionnaliser et moderniser le secteur publication de la FNSP, tout en l&rsquo;autonomisant de la maison Sciences&nbsp;Po et en l&rsquo;ouvrant sur le monde ext&eacute;rieur.</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Les Presses de la Fondation nationale des sciences politiques (1976)</em></strong><strong><em>ou le r&ecirc;ve de l&rsquo;autonomie.</em></strong>&nbsp;Si le Conseil d&rsquo;administration de la Fondation se r&eacute;jouit au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1970 que la Fondation soit devenue une <em>&laquo;&nbsp;remarquable maison d&rsquo;&eacute;dition, admirable sur le plan scientifique, mais admirable aussi sur sa technique d&rsquo;&eacute;dition</em>&nbsp;[3]<em>&raquo;</em>, reste que cette derni&egrave;re d&eacute;pend de Colin et des PUF pour la commercialisation de ses ouvrages. Cette situation g&eacute;n&egrave;re tensions et d&eacute;saccords strat&eacute;giques et financiers au point que, dans les ann&eacute;es&nbsp;1970, alors que se termine l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or de l&rsquo;&eacute;dition en sciences sociales, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP, Serge Hurtig, et le responsable du service des publications, Louis Bodin, pr&ocirc;nent la s&eacute;cession. Act&eacute;e en&nbsp;1975 la cr&eacute;ation des Presses de la Fondation nationale des sciences politiques est un &laquo;&nbsp;pari&nbsp;&raquo; risqu&eacute;&nbsp;: la SARL d&eacute;tenue par la FNSP et l&rsquo;association des anciens &eacute;l&egrave;ves sera un <em>&laquo;&nbsp;succ&egrave;s de prestige &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;un succ&egrave;s de vente</em>&nbsp;[4]<em>&raquo;</em>. Premi&egrave;re maison d&rsquo;&eacute;dition universitaire commerciale, les Presses sont chroniquement d&eacute;ficitaires et ne doivent leur salut qu&rsquo;au soutien ind&eacute;fectible de la FNSP. Si le pari est &eacute;conomiquement &laquo;&nbsp;perdu&nbsp;&raquo; dans les ann&eacute;es&nbsp;1980, les Presses demeurent un instrument pr&eacute;cieux de prestige et de notori&eacute;t&eacute;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, in <em>Colloque Jean Touchard</em>, Cahiers du CEVIPOF, n&deg;45, mars&nbsp;2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] J. Touchard, L. Bodin, G. Lavau, J. Sirinelli, <em>Histoire des id&eacute;es politiques</em>, Paris, PUF, Th&eacute;mis, 1959&nbsp;; L. Bodin, J. Touchard, <em>Front populaire 1936</em>, Paris, Colin, 1961&nbsp;; Louis Bodin, <em>Les intellectuels</em>, Paris, PUF, 1962.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/06/1972, Moraz&eacute;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/02/1978, Hurtig.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les publications de la FNSP","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"les-publications-de-la-fnsp","lang":"fr","excerpt":"« La liste des publications est maintenant si longue que notre Président lui-même se demande parfois s’il n’est pas à la tête d’une maison d’édition plutôt que d’une Fondation. » (Jacques Chapsal) Héritage de l’École libre des sciences politiques, l’activité éditoriale de Sciences Po connaît un incontestable essor après 1945, au point de prendre son envol en 1976 avec la création des Presses de la FNSP. (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00018269.jpg","media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"20"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"67"},{"brick_id":"66"}],"comment":"","date_start":"1976-01-01"},{"id":"91","slug":"classe-religion-et-comportement-politique","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"9","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Un programme scientifique original.</em></strong>&nbsp;Si l&rsquo;analyse &eacute;lectorale (sondages d&rsquo;opinion&nbsp;; op&eacute;ration estimation) est &agrave; la mode en ce d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1960, <em>Classe, religion et comportement politique</em> se situe d&rsquo;embl&eacute;e, par son ambition et sa port&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, sur un autre terrain. L&rsquo;ouvrage entend d&eacute;crypter les ressorts profonds des comportements politiques, sonder les tr&eacute;fonds du clivage gauche/droite, mettre &agrave; jour les syst&egrave;mes id&eacute;ologiques qui d&eacute;terminent les attitudes politiques persistantes des Fran&ccedil;ais. &OElig;uvre originale, c&rsquo;est le produit d&eacute;riv&eacute; d&rsquo;une enqu&ecirc;te lanc&eacute;e en&nbsp;1966 &agrave; la demande du Parti communiste fran&ccedil;ais sur <em>Les Fran&ccedil;ais et le PCF </em>[1]. Elle r&eacute;unit pour l&rsquo;occasion un couple d&rsquo;entrepreneurs en sondage, Raymond et Monique&nbsp;Fichelet, le psycho-sociologue Guy Michelat, introducteur pionnier des &eacute;tudes quantitatives &agrave; Sciences&nbsp;Po, et l&rsquo;universitaire membre du parti communiste Michel Simon, sp&eacute;cialiste de sociologie &eacute;lectorale, &laquo;&nbsp;&oelig;il de Moscou&nbsp;&raquo; et caution politique de l&rsquo;enqu&ecirc;te. Cet &eacute;trange attelage formera un duo complice et ins&eacute;parable. Mais c&rsquo;est Guy Michelat, fort de ses pr&eacute;c&eacute;dentes enqu&ecirc;tes sur les militaires [2]&nbsp;et sur le nationalisme [3], qui insiste sur la dimension religieuse des choix politiques. Le comportement politique sera donc scrut&eacute; de fa&ccedil;on syst&eacute;matique au prisme de la classe et la religion, de l&rsquo;&eacute;conomique et du culturel.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le discours de la m&eacute;thode&nbsp;: entretien non directif et sondages.</em></strong>&nbsp;V&eacute;ritable manuel de l&rsquo;enqu&ecirc;teur et discours de la m&eacute;thode, l&rsquo;ouvrage est un mod&egrave;le de d&eacute;marche rigoureuse, expos&eacute;e pas &agrave; pas au lecteur, un exemple de prudence, d&eacute;clinant les pr&eacute;cautions &agrave; prendre, les limites &agrave; ne pas franchir, les nuances &agrave; marquer, les extrapolations &agrave; &eacute;viter, les conclusions h&acirc;tives &agrave; &eacute;carter. Orient&eacute; vers la production et l&rsquo;analyse de donn&eacute;es, l&rsquo;enqu&ecirc;te est caract&eacute;ris&eacute;e par son inventivit&eacute; m&eacute;thodologique. Fus&eacute;e &agrave; trois &eacute;tages, elle combine approche qualitative et quantitative. La conduite de 177&nbsp;entretiens non directifs [4]&nbsp;met en &eacute;vidence des syst&egrave;mes coh&eacute;rents de repr&eacute;sentations organis&eacute;s autour de l&rsquo;appartenance religieuse et sociale, permettant d&rsquo;&eacute;laborer un sch&eacute;ma explicatif [5], trame du questionnaire que les enqu&ecirc;teurs vont ensuite tester par sondage. V&eacute;ritable contre-&eacute;preuve, le sondage [6]&nbsp;permet de valider l&rsquo;existence des syst&egrave;mes rep&eacute;r&eacute;s lors des entretiens, de v&eacute;rifier leur repr&eacute;sentativit&eacute; et surtout de d&eacute;terminer le poids respectif des variables. De plus, trois contributions m&eacute;thodologiques sp&eacute;cifiques et originales distinguent l&rsquo;enqu&ecirc;te. Michelat et Simon proposent une analyse typologique des r&eacute;sultats (regroupement par groupe des profils) afin de mieux cerner l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; id&eacute;ologique des &eacute;lectorats. Ce faisant, ils mettent &agrave; jour un continuum d&rsquo;attitudes avec des types interm&eacute;diaires et des syst&egrave;mes de transition entre les extr&ecirc;mes qui nuance le sch&eacute;matisme du clivage gauche/droite. D&rsquo;autre part, Michelat et Simon retravaillent les notions d&rsquo;appartenance de classe, critiquant implicitement le simplisme des cat&eacute;gories socioprofessionnelles propos&eacute;es par l&rsquo;INSEE. L&rsquo;appartenance objective &agrave; la classe ouvri&egrave;re n&rsquo;est pas ici d&eacute;finie seulement par le fait d&rsquo;&ecirc;tre ouvrier (profession), mais d&eacute;clin&eacute;e en m&eacute;trique (multiplication des attributs) en fonction de l&rsquo;ascendance (&ecirc;tre fils d&rsquo;ouvrier) et de l&rsquo;alliance (&ecirc;tre conjoint-e d&rsquo;ouvrier). Michelat et Simon distinguent &eacute;galement appartenance &laquo;&nbsp;objective&nbsp;&raquo; et appartenance &laquo;&nbsp;subjective&nbsp;&raquo; de classe [7]&nbsp;et d&eacute;montrent que les deux ne se confondent pas et ont chacune leurs effets propres sur le comportement politique. Enfin, ils proposent une analyse multivari&eacute;e des relations entre classe sociale, appartenance religieuse et comportement politique, toujours mise en regard d&rsquo;autres variables-test individuelles (&acirc;ge, niveau d&rsquo;&eacute;tudes, profession, revenu, statut conjugal) et contextuelles (taille de la commune, pourcentage de population ouvri&egrave;re et de pratique religieuse locales), cruciales pour &eacute;viter les biais et qui rappellent opportun&eacute;ment l&rsquo;importance des traditions historico-culturelles locales n&eacute;glig&eacute;es par les grandes enqu&ecirc;tes nationales. Inventive et rigoureuse, l&rsquo;analyse du sondage fait figure de v&eacute;ritable r&eacute;f&eacute;rence m&eacute;thodologique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La religion, la variable la plus discriminante.</em></strong>&nbsp;Si le r&eacute;sultat n&rsquo;est pas neuf, si les liens entre religion et politique sont connus, la finesse de l&rsquo;analyse multivari&eacute;e permet de pr&eacute;ciser, de nuancer et de qualifier le syst&egrave;me d&rsquo;interaction qui unit le politique aux d&eacute;terminants culturels et sociaux&nbsp;; surtout, elle met en &eacute;vidence une hi&eacute;rarchie des d&eacute;terminations. Ainsi, la variable religieuse est la plus &eacute;troitement corr&eacute;l&eacute;e au vote politique&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;aucune tentative pour annuler cette relation n&rsquo;a abouti&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;; aucune autre variable sociod&eacute;mographique ou contextuelle n&rsquo;invalide la pr&eacute;gnance du religieux. L&rsquo;ouvrier sera catholique avant que d&rsquo;&ecirc;tre ouvrier et votera &agrave; droite, comme ses coreligionnaires, &laquo;&nbsp;trahissant&nbsp;&raquo; ainsi sa classe sociale d&rsquo;origine. Sont ainsi mis en &eacute;vidence des sous-groupes et des sous-cultures, au comportement politique totalement autonome, quelle que soit la situation sociale. Est ainsi soulign&eacute; le r&ocirc;le d&eacute;cisif de la m&eacute;diation culturelle et symbolique dans le comportement politique, soit une interpr&eacute;tation tr&egrave;s culturaliste du vote.</p>\r\n<p>Cette plong&eacute;e dans les profondeurs des attitudes politiques est pour cette raison une v&eacute;ritable invitation &agrave; la recherche pluridisciplinaire, mobilisant l&rsquo;ethnologie, la psycho-sociologie, la sociologie, la sociologie des religions, les sciences du comportement et du discours, l&rsquo;&eacute;conomie et l&rsquo;histoire.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] M. Fichelet, R. Fichelet, G. Michelat, M.Simon, &laquo;&nbsp;L&rsquo;image du Parti communiste fran&ccedil;ais d&rsquo;apr&egrave;s les sondages de l&rsquo;IFOP&nbsp;&raquo;, <em>Le communisme en France</em>, Paris, Colin, Cahiers de la FNSP, n&deg;175, 1969, p.&nbsp;255-279.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] G. Michelat, J.-P. Thomas, &laquo;&nbsp;Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du recrutement des &eacute;coles d&rsquo;officiers de la Marine (1945-1960)&nbsp;&raquo;, <em>in</em> J.-P. Thomas (dir.), <em>Officiers, sous-officiers&nbsp;: la dialectique des l&eacute;gitimit&eacute;s</em>, Paris, Gautier-Villars, ADDIM, 1995, p.&nbsp;95-113.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] G. Michelat, J.-P. Thomas, <em>Dimensions du nationalisme, Enqu&ecirc;te par questionnaire</em>, Paris, Colin, Cahiers de la FNSP n&deg;143, 1962.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] G. Michelat, &laquo;&nbsp;Sur l&rsquo;utilisation de l&rsquo;entretien non directif en sociologie&nbsp;&raquo;, <em>Revue Fran&ccedil;aise de Sociologie</em>, 14-2, avril-juin 1975, p.&nbsp;229-247.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Fond&eacute; sur deux types extr&ecirc;mes, &laquo;&nbsp;irr&eacute;ligieux communisant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;catholique conservateur&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Sondage portant sur 1&nbsp;789 personnes interrog&eacute;es par l&rsquo;IFOP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] G. Michelat, M. Simon, &laquo;&nbsp;Classe sociale objective, classe sociale subjective et comportement &eacute;lectoral&nbsp;&raquo;, <em>Revue Fran&ccedil;aise de Sociologie</em>, 12, 1971, p.&nbsp;483-527.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Classe, religion et comportement politique","related_ressources":"<ul>\r\n<li>DONEGANI Jean-Marie, DUCHESNE Sophie, HAEGEL Florence (dir.), <em>Aux fronti&egrave;res des attitudes entre le politique et le religieux. Textes en hommage &agrave; Guy Michelat</em>, Paris, L&rsquo;Harmattan, 2002.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LANCELOT Alain, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Guy Michelat, Michel Simon, <em>Classe, religion et comportement politique</em>&nbsp;&raquo;,<em> Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 28-6, 1978, p.&nbsp;1113-1118.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LANGLOIS Claude, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Guy Michelat, Michel Simon, <em>Classe, religion et comportement politique</em>&nbsp;&raquo;, <em>Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations</em>, 36-1, 1981, p.&nbsp;97-98.&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>RABENORO Aubert, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Guy Michelat, Michel Simon, <em>Classe, religion et comportement politique</em>&nbsp;&raquo;, <em>Archives des sciences sociales des religions</em>, 46-2, 1978, p.&nbsp;281-283.&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>TERRENOIRE Jean-Paul, &laquo;&nbsp;Compte rendu de Guy Michelat, Michel Simon,&nbsp;<em>Classe, religion et comportement politique</em>&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, 19-31978, p.&nbsp;455-460.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"classe-religion-et-comportement-politique","lang":"fr","excerpt":"Maître-ouvrage paru en 1977, Classe, religion et comportement politique (Guy Michelat, Michel Simon) propose d’explorer, au-delà de l’analyse de la conjoncture électorale, les tréfonds du comportement politique et d’expliquer les ressorts de la bipolarisation idéologique française. Exemplaire par sa méthode, il définit un modèle d’enquête combinant entretien non directif et sondage, qui deviendra la marque de fabrique du CEVIPOF."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"66","image":"classe_religion.png","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Guy Michelat, Michel Simon - Classe, religion et comportement politique"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"72"}],"comment":"","date_start":"1977-01-01"},{"id":"53","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1945-1985","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Le paradoxe d&rsquo;une &Eacute;cole sans corps enseignant permanent.</em></strong>&nbsp;Comme l&rsquo;&Eacute;cole libre, Sciences&nbsp;Po pr&eacute;sente la particularit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre une &Eacute;cole sans professeurs permanents, mais pas sans enseignants. Ils sont plus de&nbsp;200 professeurs et ma&icirc;tres de conf&eacute;rences &agrave; intervenir en&nbsp;1955, plus de&nbsp;450 en&nbsp;1971, plus de&nbsp;700 entre&nbsp;1977 et&nbsp;1985. Cette forte croissance s&rsquo;explique par la multiplication des conf&eacute;rences de m&eacute;thodes et des travaux pratiques rendus obligatoires au cours de la scolarit&eacute;. Si les titulaires des cours magistraux sont choisis par le directeur et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale, les &laquo;&nbsp;ma&icirc;tres de conf&eacute;rences&nbsp;&raquo; et les directeurs de travaux pratiques sont librement recrut&eacute;s par la direction qui soumet leur nom au Conseil de perfectionnement. Les candidats sont nombreux&nbsp;! Et la direction valorise le recours aux &laquo;&nbsp;Anciens&nbsp;&raquo;, qui<em> &laquo;&nbsp;viennent rajeunir la rue&nbsp;Saint-Guillaume&nbsp;&raquo;</em>, en passant <em>&laquo;&nbsp;de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la barricade quelques ann&eacute;es apr&egrave;s qu&rsquo;ils l&rsquo;aient franchie</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;: ils constituent en&nbsp;1962 65&nbsp;% des ma&icirc;tres de conf&eacute;rences, plus de 70&nbsp;% en&nbsp;Service Public et de 90&nbsp;% en&nbsp;Ecofi [2]. Les premiers recrutements d&rsquo;enseignants titulaires remontent aux ann&eacute;es&nbsp;1970, en science politique (9), en &eacute;conomie (9), en histoire (10) et en sociologie (4). En&nbsp;1979, on comptait &agrave; l'IEP 32&nbsp;enseignants permanents (professeurs, ma&icirc;tres de conf&eacute;rences, ma&icirc;tres assistants des universit&eacute;s et professeurs agr&eacute;g&eacute;s) formant 4,5&nbsp;% du corps enseignant [3].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La&nbsp;</em></strong><strong>&laquo;&nbsp;<em>l&eacute;gende de l&rsquo;universitarisation</em></strong>[4]<em><strong>&raquo;.</strong></em>&nbsp;Est-ce l&agrave; l&rsquo;origine de la<em> &laquo;&nbsp;l&eacute;gende d&rsquo;une universitarisation&nbsp;&raquo;</em> de Sciences&nbsp;Po que Chapsal combat vigoureusement&nbsp;? Le directeur n&rsquo;est pas loin de partager <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;horreur</em> [5]&nbsp;<em>&raquo;</em> des Anciens face &agrave; une telle perspective et r&eacute;affirme que <em>&laquo;&nbsp;la diversit&eacute; de recrutement de notre corps enseignant est notre raison d&rsquo;&ecirc;tre, aussi bien pour l&rsquo;Universit&eacute; que pour nous-m&ecirc;mes</em> [6]&nbsp;<em>&raquo;</em> et que <em>&laquo;&nbsp;cette politique de large recrutement extra-universitaire doit demeurer une caract&eacute;ristique fondamentale de la Maison</em>&nbsp;[7].<em>&nbsp;&raquo;</em> Les statistiques confirment l&rsquo;&eacute;quilibre maintenu entre <em>&laquo;&nbsp;les trois piliers fondamentaux du corps enseignant&nbsp;: universit&eacute;, fonction publique, entreprise</em>&nbsp;[8]&nbsp;<em>&raquo;</em>. Sous le mandat de Jacques Chapsal, Sciences&nbsp;Po conna&icirc;t ainsi une certaine &laquo;&nbsp;d&eacute;s-universitarisation&nbsp;&raquo;&nbsp;: en&nbsp;1955, les universitaires composaient 40&nbsp;% du corps enseignant alors qu'ils n'en forment plus que&nbsp;32,5&nbsp;% entre&nbsp;1971 et&nbsp;1985. Le groupe des hauts fonctionnaires reste stable et dominant, assurant environ&nbsp;43&nbsp;% des effectifs jusqu&rsquo;en&nbsp;1985. Par contre, les enseignants issus du monde des affaires progressent spectaculairement, passant de 7&nbsp;% en&nbsp;1955 &agrave; 18&nbsp;% du corps enseignant en&nbsp;1971-1985 [9]. Si les universitaires sont surrepr&eacute;sent&eacute;s dans les cours magistraux qu&rsquo;ils assument &agrave; 46&nbsp;%, ils sont minoritaires dans les conf&eacute;rences de m&eacute;thode (30&nbsp;%). Plus nombreux en&nbsp;Ann&eacute;e Pr&eacute;paratoire, en Section G&eacute;n&eacute;rale et en Section internationale, ils sont rares en&nbsp;Service Public et absents en Eco.Fi [10].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un corps r&eacute;solument masculin.</em></strong>&nbsp;Les femmes sont les grandes muettes du Sciences&nbsp;Po des Trente Glorieuses&nbsp;: entre&nbsp;1945 et&nbsp;1972, seules Suzanne Bastid et H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse se voient confier un cours magistral&nbsp;; une dizaine les relaieront de&nbsp;1973 &agrave;&nbsp;1995 (4&nbsp;% des professeurs). C&ocirc;t&eacute; conf&eacute;rences de m&eacute;thode, le bilan est tout aussi maigre&nbsp;: moins de six&nbsp;femmes sont mobilis&eacute;es avant&nbsp;1968 et une petite vingtaine avant&nbsp;1980 (6&nbsp;%). Absentes des amphith&eacute;&acirc;tres de Sciences&nbsp;Po, elles sont &eacute;galement exclues de ses instances dirigeantes, puisqu&rsquo;on ne compte que deux femmes au Conseil de perfectionnement avant&nbsp;1970, trois professeures au sein de la Commission paritaire et du Conseil de direction....</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] 2SP-11, Br&egrave;ve variation sur deux notes (altitude et MCF) 12/05/62, manuscrite Henry-Gr&eacute;ard.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Commission des finances 29/11/1979&nbsp;; Conseil d&rsquo;administration FNSP 05/12/1979.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] J. Chapsal, BAE 1978, Sciences Po 77.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] J. Chapsal, BAE 1978, Sciences Po 77.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] J. Chapsal, BAAEE 1967.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] J. Chapsal BAE 1978, Sciences Po 77.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Enqu&ecirc;te de Marie Scot sur la multipositionnalit&eacute; des professeurs de l&rsquo;IEP, 1955-2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] J. Chapsal, BAE 1978, Sciences&nbsp;Po&nbsp;77.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont enseigné à Sciences Po (1945-1985)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1945-1985","lang":"fr","excerpt":"Un « corps enseignant dont le dévouement et le désintéressement sont au dessus de tout éloge. » (Jacques Chapsal)"}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"68","image":"Salle_de_cours.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Salle de cours en 1972 (© Daniel Legendre)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"9"},{"brick_id":"38"},{"brick_id":"107"},{"brick_id":"77"},{"brick_id":"118"},{"brick_id":"79"},{"brick_id":"34"},{"brick_id":"144"},{"brick_id":"146"},{"brick_id":"147"},{"brick_id":"148"}],"comment":"","date_start":"1979-01-01"},{"id":"63","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1945-1985","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>La vague d&eacute;mographique. </em></strong>Apr&egrave;s un premier pic en&nbsp;1946 (2&nbsp;350 inscrits), le nombre d&rsquo;&eacute;tudiants pr&eacute;parant le dipl&ocirc;me se stabilise &agrave; environ 1&nbsp;800 entre&nbsp;1947 et&nbsp;1957. Une premi&egrave;re vague les fait flirter avec la barre des&nbsp;2500 en&nbsp;1961-1963, avant que la grande mar&eacute;e de&nbsp;1964-1969 ne les propulse au-del&agrave; des 4&nbsp;000. Par contre, les ann&eacute;es&nbsp;1970 sont celles du reflux et les effectifs repassent sous la barre des&nbsp;3&nbsp;000 en&nbsp;1977, avant de remonter dans la premi&egrave;re moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;1980 pour se stabiliser &agrave; 3&nbsp;400 environ. Mais les &eacute;tudiants r&eacute;guliers du cycle du dipl&ocirc;me ne sont pas les seuls &agrave; fr&eacute;quenter la rue&nbsp;Saint-Guillaume&nbsp;: il faut ajouter les &eacute;trangers, dont le nombre tourne autour de&nbsp;500 dans les ann&eacute;es&nbsp;1950, de&nbsp;700 dans les ann&eacute;es&nbsp;1960, de&nbsp;600 dans les ann&eacute;es&nbsp;1970. S&rsquo;y pressent &eacute;galement les Prep-Ena et les Troisi&egrave;me cycle, ainsi que des &eacute;tudiants en formation courte.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>De la distinction.</em></strong>&nbsp;Les &eacute;tudiants du cycle du dipl&ocirc;me se subdivisent en sous-cat&eacute;gories aux identit&eacute;s revendiqu&eacute;es&nbsp;: les AP (Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire) forment 30&nbsp;% en moyenne des effectifs du cycle de&nbsp;1945 &agrave;&nbsp;1965 contre 20&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1970 et 1980. La section&nbsp;SP (Service Public) r&eacute;unit entre&nbsp;45 et 50&nbsp;% des &eacute;tudiants et domine largement jusqu&rsquo;en&nbsp;1985&nbsp;; la section&nbsp;Ecofi apr&egrave;s avoir talonn&eacute; la SP en 1958-1960 a &eacute;t&eacute; distanc&eacute;e (25&nbsp;%-30&nbsp;%)&nbsp;; la section g&eacute;n&eacute;rale (PES) et la section internationale ont toujours &eacute;t&eacute; bonnes derni&egrave;res, m&ecirc;me si la sp&eacute;cialisation croissante de leurs formations et la vague d&eacute;mographique des ann&eacute;es&nbsp;1960 leur redonnent des couleurs.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Femmes. Tol&eacute;r&eacute;es plus que d&eacute;sir&eacute;es.</em></strong>&nbsp;Admises depuis&nbsp;1919 &agrave; l&rsquo;ELSP sur pr&eacute;sentation du baccalaur&eacute;at, les femmes ont fait l&rsquo;objet de discrimination &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e jusqu&rsquo;en&nbsp;1945. En&nbsp;1931, lorsque le baccalaur&eacute;at est impos&eacute; aux gar&ccedil;ons, les filles ont &eacute;t&eacute; soumises &agrave; un examen sp&eacute;cial dont le directeur, Roger Seydoux, se f&eacute;licite des &laquo;&nbsp;<em>excellents r&eacute;sultats. Le nombre de candidates a diminu&eacute; de 75&nbsp;%... les jeunes filles repr&eacute;sentent 3&nbsp;ou&nbsp;4&nbsp;% de notre effectif&nbsp;</em>[1]<em> &raquo;</em>. En&nbsp;1945 se repose l&rsquo;&eacute;pineuse &laquo;&nbsp;<em>question des femmes&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>allons-nous admettre les jeunes filles &agrave; l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e ou au concours exactement comme les gar&ccedil;ons&nbsp;?&nbsp;</em>[2]<em>&nbsp;&raquo;</em> Les avis sont tr&egrave;s r&eacute;serv&eacute;s&nbsp;: Pierre Renouvin d&eacute;fend le principe de l&rsquo;examen sp&eacute;cial, &laquo;&nbsp;<em>&eacute;norme sup&eacute;riorit&eacute; qu&rsquo;il faut conserver &agrave; tout prix</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;; Seydoux pr&eacute;vient&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous risquons d&rsquo;&ecirc;tre envahis. Ne pourrions-nous pas les contingenter&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo; Et il faut toute la force de conviction de Gaston Pirou pour ramener le Conseil de perfectionnement au bon sens&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Les femmes sont &eacute;lectrices et &eacute;ligibles&nbsp;; vous ne pourrez pas maintenir ce contingentement</em>&nbsp;&raquo;. Renouvin, qui ne se rend pas sans combattre, provoque des sourires en proposant de &laquo;&nbsp;<em>confier les copies des jeunes filles &agrave; un correcteur sp&eacute;cial&nbsp;</em>&raquo;. Bon an mal an, les femmes deviennent des &eacute;tudiantes comme les autres&nbsp;: elles sont&nbsp;20&nbsp;% au sortir de la guerre, 25&nbsp;% dans les ann&eacute;es&nbsp;1950 et un peu plus de&nbsp;30&nbsp;% au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1980. Orient&eacute;es vers les sections internationale et g&eacute;n&eacute;rale, elles peinent &agrave; &eacute;chapper au &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;bouch&eacute; mariage&nbsp;</em>&raquo; au point que Jacques Chapsal, qui n&rsquo;h&eacute;site pas lui-m&ecirc;me &agrave; leur confier des responsabilit&eacute;s au sein de l&rsquo;&eacute;quipe dirigeante de l'IEP, exhorte les employeurs &agrave; cesser de n&rsquo;y voir <em>&laquo;&nbsp;que des st&eacute;nographes. Il serait sans doute bon que les dirigeants des affaires modifient sur ce point certaines de leurs habitudes pour consid&eacute;rer la valeur de la formation re&ccedil;ue par les dipl&ocirc;m&eacute;es&nbsp;</em>[3]. <em>&raquo;</em></p>\r\n<div>\r\n<div class=\"Section1\">\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<br clear=\"ALL\" />\r\n<div class=\"Section2\">\r\n<p><strong>Quelques Anciens <br /></strong></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Alain Duhamel SP 62</p>\r\n<p>Alain Jupp&eacute; SP 68</p>\r\n<p>Alain Minc SP 71</p>\r\n<p>Anne Sinclair PS 72</p>\r\n<p>Bernadette de Courcel Chirac (1951-55)</p>\r\n<p>Boutrous Boutros-Ghali RI 49</p>\r\n<p>Caroline Grimaldi (1943-44)</p>\r\n<p>Christine Ockrent RI 65</p>\r\n<p>Dominique de Villepin SP 75</p>\r\n<p>Dominique Perben SP 66</p>\r\n<p>Dominique Strauss-Kahn SP 72</p>\r\n<p>Edouard Balladur SP 50</p>\r\n<p>Ernest Antoine Seilli&egrave;re SP 59</p>\r\n<p>Etienne Mougeotte SP 62</p>\r\n<p>Fran&ccedil;ois Hollande SP 69</p>\r\n<p>Fr&eacute;d&eacute;ric Mitterrand SP 68</p>\r\n<p>Guillaume Pepy SP 79</p>\r\n<p>Guy Sorman SP 64</p>\r\n<p>Hubert V&eacute;drine SP 68</p>\r\n<p>Ingrid Betancourt RI 83</p>\r\n<p>Jack Lang SP 61</p>\r\n<p>Jacques Chirac SP 54</p>\r\n<p>Jean-Louis Beffa EcoFi 66</p>\r\n<p>Jean-Louis Debr&eacute; PS 71</p>\r\n<p>Jean-Marie Colombani SP 70</p>\r\n<p>Jean Peyrelevade EF 63</p>\r\n<p>Jean-Claude Trichet SP 66</p>\r\n<p>Jean-Cyril Spinetta SP 68</p>\r\n<p>Jean-Louis Servan-Schreiber SP 62</p>\r\n<p>Jean-Pierre Chev&eacute;nement SP 60</p>\r\n<p>Jean-Pierre Soisson SP 55</p>\r\n<p>J&eacute;r&ocirc;me Monod SP 52</p>\r\n<p>Laurence Parisot PES 81</p>\r\n<p>Laurent Fabius SP 69</p>\r\n<p>Laurent Joffrin EF 74</p>\r\n<p>Lionel Jospin SP 59</p>\r\n<p>Louis Malle (1950-52)</p>\r\n<p>Louis Schweitzer SP 64</p>\r\n<p>Martine Aubry PS 72</p>\r\n<p>Michel Camdessus SP 54</p>\r\n<p>Michel Rocard SP 52</p>\r\n<p>Michel Sapin SP 75</p>\r\n<p>Michelle Cotta Gen 1959</p>\r\n<p>Nicolas Sarkozy (1979-81)</p>\r\n<p>Nicolas Sarkozy SI 1979-1981</p>\r\n<p>Pascal Lamy SP 71</p>\r\n<p>Paul Biya RI 61</p>\r\n<p>Philippe de Villiers SP 72</p>\r\n<p>Philippe Jaffre SP 68</p>\r\n<p>Pierre Giacometti PES 1985</p>\r\n<p>Raymond Barre SP&nbsp;48</p>\r\n<p>Richard Descoings SP 80</p>\r\n<p>S&eacute;gol&egrave;ne Royal SP 75</p>\r\n<p>Simone Veil SP 48</p>\r\n<p>St&eacute;phane Roz&egrave;s PES 1984</p>\r\n</div>\r\n</div>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 2SP-10, Travaux du comit&eacute; des programmes 1945-46 ; Conseil de perfectionnement, 08/12/1945</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] J. Chapsal, BAAEE 1958.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont étudié à Sciences Po (1945-1985)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Annuaire des Anciens El&egrave;ves de Sciences Po</em>. Publication annuelle.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Ateliers d&rsquo;archives et d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, &laquo; Les femmes et Sciences Po &raquo;, 24 novembre&nbsp;2009.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>\r\n<p>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;</p>\r\n</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant, IEP de Paris [1945-1997].</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1945-1985","lang":"fr","excerpt":"La courbe des effectifs accompagne sans surprise les mouvements de la démographie et la politique scolaire. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"69","image":"bureau_inscription2.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Bureau des inscriptions en 1972 (© Daniel Legendre)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"10"},{"brick_id":"51"},{"brick_id":"9"},{"brick_id":"65"},{"brick_id":"61"},{"brick_id":"60"},{"brick_id":"106"},{"brick_id":"117"},{"brick_id":"142"}],"comment":"","date_start":"1979-01-01"},{"id":"64","slug":"le-directorat-de-michel-gentot-1979-1986","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Injustement n&eacute;glig&eacute;, le directorat Gentot est bien plus qu&rsquo;une simple p&eacute;riode de transition.&nbsp;</em></strong>Ces cinq courtes ann&eacute;es sont intenses en combats d&eacute;cisifs (le statut de&nbsp;1985) et riches en nouveaux chantiers appel&eacute;s &agrave; une &eacute;tonnante post&eacute;rit&eacute; (augmentation des droits d&rsquo;inscription&nbsp;; ouverture sociale de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; collaboration &eacute;troite avec les IEP de Province&nbsp;; informatisation de l&rsquo;Institution).</p>\r\n<p><em>&nbsp;</em></p>\r\n<p><strong><em>Ne succ&egrave;de pas &agrave; Chapsal qui veut.</em></strong>&nbsp;Apr&egrave;s quarante ans pass&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te de la Maison, Jacques Chapsal quitte son poste contraint et forc&eacute; par la limite d&rsquo;&acirc;ge. Et encore n&rsquo;est-ce pas sans r&eacute;sistance, puisque, s&rsquo;il consent &agrave; c&eacute;der son fauteuil de directeur, il s&rsquo;obstine &agrave; demeurer un temps administrateur de la FNSP. C&rsquo;est &eacute;galement lui qui d&eacute;signe son successeur, Michel Gentot. Ancien &eacute;l&egrave;ve de Sciences&nbsp;Po, dipl&ocirc;m&eacute; de la section internationale, &eacute;narque et conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, ce dernier porte avec &eacute;l&eacute;gance et discr&eacute;tion la double casquette de haut fonctionnaire et d&rsquo;enseignant appr&eacute;ci&eacute; &agrave; la facult&eacute; de droit et &agrave; Sciences&nbsp;Po. Surtout, il a montr&eacute; toute sa valeur en&nbsp;1968 lorsque, pr&eacute;sident-enseignant de la Commission paritaire, ses qualit&eacute;s de diplomate et sa sympathie pour les &eacute;tudiants ont permis de nouer un dialogue constructif. Rep&eacute;r&eacute; par Chapsal, il est d&eacute;bauch&eacute; du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat pour le seconder puis lui succ&eacute;der.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Un triumvirat de choc.</em></strong>&nbsp;Michel Gentot n&rsquo;est pas seul. Il peut d&rsquo;abord compter sur l&rsquo;autorit&eacute; morale du pr&eacute;sident de la FNSP, Fran&ccedil;ois Goguel, qui contraindra Chapsal &agrave; laisser sa place d&rsquo;administrateur au nouveau directeur. Il pourra ensuite s&rsquo;appuyer sur la grande exp&eacute;rience des affaires universitaires du pr&eacute;sident nouvellement &eacute;lu de la FNSP (1981), Ren&eacute; R&eacute;mond, qui le conseillera dans la d&eacute;licate r&eacute;forme des droits d&rsquo;inscription et partagera son projet de collaboration renforc&eacute;e avec les IEP de province. Surtout, il est &eacute;paul&eacute; par son ami Serge Hurtig, secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP depuis&nbsp;1971, pour qui la Maison et ses finances n&rsquo;ont aucun secret, et dont les amiti&eacute;s politiques seront pr&eacute;cieuses lors de la r&eacute;forme universitaire du minist&egrave;re&nbsp;Savary.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le directorat des grands chantiers.</em></strong>&nbsp;Loin d&rsquo;&ecirc;tre la queue de com&egrave;te des ann&eacute;es Chapsal ou le cr&eacute;puscule d&rsquo;une &eacute;poque r&eacute;volue, le directorat de Michel Gentot est l&rsquo;aube d&rsquo;une &egrave;re nouvelle. Le premier, il s&rsquo;attaque au sujet tabou des droits d&rsquo;inscription dont il fait voter sans cri ni alarme l&rsquo;augmentation&nbsp;; le premier, il th&eacute;orise le lien entre financement &eacute;tudiant et redistribution sociale, entre droits d&rsquo;inscription et d&eacute;mocratisation du recrutement. Avec l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir des socialistes en&nbsp;1981 et la r&eacute;forme Savary de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, la question du statut s&rsquo;invite &agrave; nouveau dans le d&eacute;bat, mais l&rsquo;&eacute;preuve tourne en faveur de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: le statut de&nbsp;1985 est le grand &oelig;uvre de Gentot. Sous son impulsion est &eacute;galement relanc&eacute;e et approfondie la politique de collaboration avec les IEP de Province, qui accompagne habilement la d&eacute;centralisation et renoue avec le r&ocirc;le national de la Fondation. Son mandat marque encore un nouvel &acirc;ge dans le d&eacute;veloppement et la diversification de la recherche, avec la cr&eacute;ation de toute une s&eacute;rie de centres de recherche dont l&rsquo;OFCE en &eacute;conomie (1981), le CHEVS en histoire (1984) et l&rsquo;OIP en science politique (1985). Enfin, l&rsquo;informatisation fait son entr&eacute;e remarqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;IEP et &agrave; la biblioth&egrave;que.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"Le directorat de Michel Gentot (1979-1986)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, <em>&nbsp;Chapitres d&rsquo;un ouvrage sur Sciences&nbsp;Po r&eacute;dig&eacute; par Jacques Chapsal (1906-1990) et rest&eacute; inachev&eacute;&nbsp;</em>; Tapuscrit r&eacute;uni par Jean-Pierre&nbsp;Millot, I- Le statut&nbsp;; II- la mise en &oelig;uvre du nouveau statut (1945-46)&nbsp;; III- Les &eacute;tudiants, leur nombre et leur acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut (1945-1970)&nbsp;; IV- La politique immobili&egrave;re (1945-1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"le-directorat-de-michel-gentot-1979-1986","lang":"fr","excerpt":"Le court mandat de Michel Gentot fait figure d'intermède, coincé entre les Trente Glorieuses de Jacques Chapsal et les Dix flamboyantes d’Alain Lancelot. ( crédit photo : © Janine Mossuz-Lavau / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00166721.jpg","media":[{"id":"100","image":"00166715.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Michel Gentot (©Janine Mossuz-Lavau / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"116"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"44"}],"comment":"","date_start":"1979-02-02"},{"id":"92","slug":"du-service-d-etudes-de-l-activite-economique-seae-a-l-observatoire-francais-des-conjonctures-economiques-ofce","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"10","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>L&rsquo;h&eacute;ritage de l&rsquo;institut Rist.</em></strong>&nbsp;D&eacute;pourvu de tradition en mati&egrave;re de recherche &eacute;conomique, Sciences&nbsp;Po <em>&laquo;&nbsp;reprend la gestion&nbsp;&raquo;</em> d&rsquo;un centre &laquo;<em>&nbsp;qui jusque-l&agrave; portait le nom glorieux de Charles Rist&nbsp;</em>[1]<em>&raquo;</em>. Fond&eacute; en&nbsp;1933 par ce professeur d&rsquo;&eacute;conomie de la facult&eacute; de droit, expert aupr&egrave;s de la SDN et conseiller de la Banque de France, l&rsquo;Institut Scientifique de Recherches &Eacute;conomiques et Sociales (ISRES), aussi surnomm&eacute; Institut Rist ou rue&nbsp;Michelet, est le premier institut d&rsquo;&eacute;tudes de la conjoncture en France [2]&nbsp;d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;analyse des ph&eacute;nom&egrave;nes &eacute;conomiques et sociaux (monnaie, prix, salaires, cycles, ch&ocirc;mage). Financ&eacute; par la Rockefeller [3], il t&eacute;moigne de la mont&eacute;e en puissance dans l&rsquo;entre-deux-guerres de l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;expertise, appuy&eacute;e sur la documentation et le savoir statistique. En&nbsp;1952, Jean-Marcel Jeanneney, neveu par alliance et disciple de Rist, familier de la rue&nbsp;Michelet [4], obtient le rattachement de l&rsquo;Institut &agrave; la FNSP. C&rsquo;est donc un centre r&eacute;put&eacute; pour son fonds documentaire, ses catalogues et sa biblioth&egrave;que, pour sa comp&eacute;tence statistique et sa ma&icirc;trise du calcul &eacute;conomique ainsi que pour son lib&eacute;ralisme qui entre dans le giron de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le Service d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique et de la structure sociale (SEAE).</em></strong><em>&nbsp;</em>Rebaptis&eacute; SEAE en&nbsp;1952, le centre s&rsquo;appuie sur deux professeurs d&rsquo;&eacute;conomie, Jean-Marcel Jeanneney et Andr&eacute; Marchal, et sert de vivier au recrutement du premier noyau des &eacute;conomistes de Sciences&nbsp;Po, Michel Flamant, Raymond Barre et Jean-Claude Casanova. En d&eacute;pit d&rsquo;une activit&eacute; de recherche non n&eacute;gligeable sur l&rsquo;&eacute;volution et les structures de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise et sur les politiques &eacute;conomiques nationales et r&eacute;gionales, couronn&eacute;e par le succ&egrave;s &eacute;ditorial du livre <em>Forces et faiblesses de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;ais&nbsp;</em>[5]&nbsp;publi&eacute; en&nbsp;1956 par Jeanneney, le centre ne donne pas enti&egrave;re satisfaction &agrave; la FNSP&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;la nomination de Jeanneney comme ministre a sensiblement frein&eacute; l'activit&eacute; du service&nbsp;</em>[6]<em>&raquo;</em> et Touchard travaille &agrave; <em>&laquo;&nbsp;combler le foss&eacute; qui s&eacute;pare &agrave; l'heure actuelle la rue&nbsp;Michelet de la rue&nbsp;Saint-Guillaume. Les deux maisons... pourraient se porter une aide mutuelle, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui&nbsp;</em>[7]. &raquo; P&acirc;tissant de l&rsquo;investissement politique de ses titulaires, le SEAE reste un service marginal et de petite taille (quatre directeurs, sept attach&eacute;s de recherche en&nbsp;1970), r&eacute;duit &agrave; &ecirc;tre un <em>&laquo;&nbsp;foyer d&rsquo;accueil transitoire pour des chercheurs pr&eacute;parant leur th&egrave;se ou l&rsquo;agr&eacute;gation&nbsp;</em>[8]<em>&raquo;</em>. Surtout il n&rsquo;a pas su acqu&eacute;rir un &laquo;&nbsp;v&eacute;ritable programme de recherche&nbsp;&raquo; et une notori&eacute;t&eacute; scientifique&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;son d&eacute;faut principal serait non pas d&rsquo;&ecirc;tre insuffisamment pratique, mais peut-&ecirc;tre actuellement d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;pass&eacute; par les progr&egrave;s scientifiques ou th&eacute;oriques qui sont faits dans d&rsquo;autres domaines&nbsp;</em>[9]<em>. &raquo;</em></p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La cr&eacute;ation de l&rsquo;OFCE</em></strong> (Observatoire fran&ccedil;ais des conjonctures &eacute;conomiques) en&nbsp;1981 met-elle un terme au rendez-vous manqu&eacute; de Sciences&nbsp;Po avec l&rsquo;&eacute;conomie&nbsp;? Fruit de la demande politique, l&rsquo;OFCE est une initiative du Premier ministre Raymond Barre et de son conseiller Jean-Claude Casanova. Son statut le situe &agrave; la charni&egrave;re de l&rsquo;&eacute;conomie universitaire et de la politique &eacute;conomique&nbsp;: rattach&eacute; au Premier ministre, financ&eacute; par les pouvoirs publics, il est li&eacute; par convention &agrave; la FNSP et son ind&eacute;pendance est assur&eacute;e par le mode de nomination de son pr&eacute;sident et par la composition de son Conseil scientifique. Pr&eacute;sid&eacute; par Jean-Marcel Jeanneney, l&rsquo;OFCE se situe de fait dans la droite ligne de l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;expertise d&eacute;velopp&eacute;e dans l&rsquo;entre-deux-guerres, mais, &agrave; la diff&eacute;rence de l&rsquo;Institut Rist ou du SEAE, l&rsquo;Observatoire est bien pourvu en personnel [10]&nbsp;et en budget. Surtout il b&eacute;n&eacute;ficie de la professionnalisation des jeunes g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;conomistes form&eacute;es &agrave; Paris&nbsp;I, Polytechnique, Centrale et l&rsquo;Ensae [11]. L&rsquo;Observatoire, organis&eacute; en trois d&eacute;partements (diagnostics, &eacute;conom&eacute;trie et &eacute;tudes), s&rsquo;impose comme une r&eacute;f&eacute;rence en France et &agrave; l&rsquo;international, produisant des banques de donn&eacute;es, des mod&egrave;les &eacute;conom&eacute;triques et des &eacute;tudes (<em>Observations, Diagnostics &eacute;conomiques</em>) et se distingue comme un lieu d&rsquo;analyse et de r&eacute;flexion d&rsquo;ob&eacute;dience n&eacute;o-keyn&eacute;sienne. Couronnement de l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;expertise, il ne comble pas pour autant la lacune de Sciences&nbsp;Po en mati&egrave;re de recherche &eacute;conomique th&eacute;orique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p id=\"note1\" class=\"notedebasdepage\">[1] Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/11/1976.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note2\" class=\"notedebasdepage\">[2] Le pionnier est le <em>Harvard Committee of Economic Research</em> (1917), suivi par le <em>National Bureau of Economic Research</em> (1919), puis d&rsquo;autres organismes comme la <em>Brooking Institution</em> (1927) ou <em>la Cowles Commission</em> (1932), sans oublier de nombreux d&eacute;partements d&rsquo;universit&eacute;s qui int&egrave;grent la recherche &eacute;conomique dans leurs activit&eacute;s &agrave; partir des ann&eacute;es vingt. <em>in</em>&nbsp;L. Tourn&egrave;s, &laquo;&nbsp;L&rsquo;Institut Scientifique de Recherches Economiques et Sociales et les d&eacute;buts de l&rsquo;expertise &eacute;conomique en France (1933-1940)&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;se</em>, 4, 2006, p.&nbsp;49-70.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note3\" class=\"notedebasdepage\">[3] La Fondation Rockefeller accorde en&nbsp;1933 un financement g&eacute;n&eacute;reux de 350&nbsp;000 dollars qui couvrira la quasi-totalit&eacute; de ses frais de fonctionnement jusqu&rsquo;en&nbsp;1940. Le Centre b&eacute;n&eacute;ficie &agrave; nouveau d&rsquo;un financement am&eacute;ricain apr&egrave;s-guerre, de la Rockefeller jusqu&rsquo;en&nbsp;1956, puis de la Ford apr&egrave;s&nbsp;1957.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note4\" class=\"notedebasdepage\">[4] Entre autres, fr&eacute;quent&eacute; par Albert Aftalion, Robert Marjolin, Gaetan Pirou, Fran&ccedil;ois Divisia (professeur &agrave; l&rsquo;Ecole Polytechnique et &agrave; l&rsquo;Ecole des Ponts et Chauss&eacute;es) et Fran&ccedil;ois Simiand (professeur au Coll&egrave;ge de France).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note5\" class=\"notedebasdepage\">[5] J.-M. Jeanneney, <em>Forces et faiblesses de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise</em>, Paris, Colin, 1956.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note6\" class=\"notedebasdepage\">[6] 2-SP-31, J. Touchard, Note sur la situation de la fondation au d&eacute;but de l'ann&eacute;e universitaire 1959-60. Novembre 1959.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note7\" class=\"notedebasdepage\">[7] J. Touchard, Ensemble de notes, mars&nbsp;1960.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note8\" class=\"notedebasdepage\">[8] Rapport de la Mission de l&rsquo;IGAEN portant sur les activit&eacute;s de la FNSP et de l&rsquo;IEP 1975-1976.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note9\" class=\"notedebasdepage\">[9] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 01/07/1971, Casanova.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note10\" class=\"notedebasdepage\">[10] Une vingtaine &agrave; son lancement en&nbsp;1981&nbsp;; une quarantaine en&nbsp;1985.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p id=\"note11\" class=\"notedebasdepage\">[11] &Agrave; l&rsquo;instar de Jean-Paul Fitoussi, agr&eacute;g&eacute; de sciences &eacute;conomiques, professeur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Strasbourg et de Florence.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Du Service d’études de l’activité économique (SEAE) à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DREYFUS Emmanuel, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po 1945-1989. Id&eacute;es &eacute;conomiques et formation des &eacute;lites</em>, th&egrave;se de doctorat Paris&nbsp;IV, sous la direction de D.&nbsp;Barjot, 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>FITOUSSI Jean-Paul, &laquo;&nbsp;Hommage &agrave; Jean-Marcel Jeanneney&nbsp;&raquo;, <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, 115, octobre 2010.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Jean-Marcel Jeanneny &agrave; l&rsquo;OFCE, Fondations et contributions 1981-1989</em>.Textes choisis et introduits par Jean-Paul Fitoussi et &Eacute;loi Laurent, <em>Revue de l&rsquo;OFCE Futur Ant&eacute;rieur</em>, 121, novembre 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://www.ofce.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site de l'OFCE</a></li>\r\n</ul>","slug":"du-service-d-etudes-de-l-activite-economique-seae-a-l-observatoire-francais-des-conjonctures-economiques-ofce","lang":"fr","excerpt":"L’économie a longtemps fait figure de parent pauvre de la recherche à Sciences Po. Concurrencée par les facultés de droit, l’ELSP n’a pas constitué de tradition en économie et Sciences Po hésitera longtemps entre économie appliquée, économie théorique et économie d’expertise."}],"thumbnail":"vig_ofce.jpg","media":[{"id":"70","image":"Jean-Marcel_Jeanneney1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Jean-Marcel Jeanneney, Raymond Barre et Jean-Claude Casanova (©Wikimedia Commons - Service audiovisuel)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"26"},{"brick_id":"129"},{"brick_id":"82"},{"brick_id":"80"},{"brick_id":"122"}],"comment":"","date_start":"1981-01-01"},{"id":"65","slug":"droits-d-inscription-et-ouverture-sociale","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&nbsp;Ainsi furent pos&eacute;es les bases d&rsquo;un d&eacute;bat appel&eacute; &agrave; un grand avenir&nbsp;!</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le tabou de droits d&rsquo;inscription.</em></strong> Si les discussions feutr&eacute;es du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP dans les ann&eacute;es&nbsp;1970 abordent le d&eacute;licat sujet des droits d&rsquo;inscription, c&rsquo;est pour aboutir &agrave; un m&ecirc;me et d&eacute;primant constat&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>nous sommes prisonniers dans cette affaire d&rsquo;une politique g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;<em>soulever la question, c&rsquo;est &agrave; nouveau soulever des temp&ecirc;tes&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; dont profiteraient &laquo;&nbsp;<em>des d&eacute;magogues d&eacute;sireux de transporter ici l&rsquo;agitation&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Mai&nbsp;68 est pass&eacute; par l&agrave;&nbsp;: ne rien faire est encore ce qu&rsquo;il y a de mieux &agrave; faire&nbsp;! Bien que rendus d&eacute;risoires par la forte inflation, les droits qui s&rsquo;&eacute;levaient &agrave;&nbsp;150&nbsp;francs en&nbsp;1959 ont &eacute;t&eacute; port&eacute;s &agrave;&nbsp;190&nbsp;francs en&nbsp;1967 et n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; relev&eacute;s depuis. Autant alors les supprimer purement et simplement&nbsp;[4]&nbsp;! Aussi l&rsquo;annonce de Michel Gentot &laquo;&nbsp;<em>de demander une augmentation significative des droits de scolarit&eacute;&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo; en d&eacute;cembre&nbsp;1980 fait-elle l&rsquo;effet d&rsquo;un coup de tonnerre dans un ciel calme. La rupture est double&nbsp;: le directeur-conseiller d&rsquo;&Eacute;tat d&eacute;montre qu&rsquo;il est de la responsabilit&eacute; de la FNSP de fixer les droits d&rsquo;inscription, ind&eacute;pendamment des d&eacute;cisions minist&eacute;rielles&nbsp;; d&rsquo;autre part, il &eacute;nonce les principes qui fondent sa politique&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>si une augmentation des droits d&rsquo;inscription devait intervenir, cela devrait n&eacute;cessairement s&rsquo;accompagner d&rsquo;une politique d&rsquo;exon&eacute;ration&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Droits d&rsquo;inscription et redistribution sociale.</em></strong>&nbsp;L'historien Ren&eacute; R&eacute;mond, pr&eacute;sident de la FNSP, en avait fait sa strat&eacute;gie&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Il faut que l&rsquo;initiative vienne presque des &eacute;tudiants&hellip; Cela suppose qu&rsquo;on les persuade du bien-fond&eacute; de la chose... il faut qu&rsquo;une partie du produit suppl&eacute;mentaire soit en quelque sorte r&eacute;troc&eacute;d&eacute; aux &eacute;tudiants... il faut qu&rsquo;ils en voient un peu la couleur... qu&rsquo;ils aient le sentiment qu&rsquo;au total ce rel&egrave;vement am&eacute;liore leur situation&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. &Agrave; son tour, l&rsquo;&eacute;conomiste Jean-Claude Casanova avait questionn&eacute; le &laquo;&nbsp;<em>principe de la gratuit&eacute; des &eacute;tudes&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>constater qu&rsquo;un grand nombre [d&rsquo;&eacute;tudiants] sont les enfants de milieux privil&eacute;gi&eacute;s et pr&eacute;tendre qu&rsquo;il ont droit &agrave; la gratuit&eacute; des &eacute;tudes sup&eacute;rieures est contradictoire&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;. En d&eacute;pit des appels &agrave; la prudence de Chapsal et de Goguel encore &eacute;chaud&eacute;s par mai&nbsp;68, en d&eacute;pit du scepticisme des personnalit&eacute;s ext&eacute;rieures du conseil d'administration qui condamnent le faible rendement financier d&rsquo;une augmentation par trop grev&eacute;e par la politique d&rsquo;exon&eacute;rations et de bourses&nbsp;[9]&nbsp;&ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>ce n&rsquo;est pas la peine de mettre le feu aux poudres pour si peu&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash;, en d&eacute;pit du &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;saccord de principe [...] plus rituel qu&rsquo;autre chose&nbsp;</em>[11]&nbsp;&raquo; des repr&eacute;sentants &eacute;tudiants, l&rsquo;augmentation des droits d&rsquo;inscription est act&eacute;e pour la rentr&eacute;e&nbsp;1984. Michel Gentot, par sensibilit&eacute; sociale et conviction profonde plus que par strat&eacute;gie, a pos&eacute; les bases d&rsquo;un v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>syst&egrave;me de redistribution&nbsp;</em>&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>L&rsquo;exigence de d&eacute;mocratisation.</em></strong>&nbsp;L&rsquo;augmentation des droits de scolarit&eacute; et les n&eacute;gociations autour du statut (notamment sur les modalit&eacute;s de s&eacute;lection des &eacute;tudiants), ont contribu&eacute; &agrave; mettre au premier plan la question de &laquo;&nbsp;<em>la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;IEP, d&eacute;mocratisation, c'est-&agrave;-dire, en fait, l&rsquo;&eacute;largissement de notre public &agrave; des cat&eacute;gories sociales jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent sous-repr&eacute;sent&eacute;es&nbsp;</em>[12]&nbsp;&raquo;. Pour Michel Gentot, il est n&eacute;cessaire de &laquo;&nbsp;<em>prendre diverses mesures qui aillent dans le sens d&rsquo;un &eacute;largissement de notre base sociale&nbsp;</em>&raquo;. Son programme tient en quelques propositions phares&nbsp;: militer pour &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ouverture de pr&eacute;parations publiques dans les lyc&eacute;es pour la pr&eacute;paration &agrave; notre examen d&rsquo;entr&eacute;e&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;; am&eacute;liorer &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;information dans les lyc&eacute;es au-del&agrave; m&ecirc;me de notre base g&eacute;ographique classique&nbsp;</em>&raquo; en prenant contact avec &laquo;&nbsp;<em>les proviseurs, conseillers d&rsquo;orientation, professeurs des lyc&eacute;es de la r&eacute;gion parisienne</em>&nbsp;&raquo;, voire &laquo;&nbsp;<em>souscrire des accords avec certains &eacute;tablissements&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;; enfin &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;velopper les fili&egrave;res de seconde chance&nbsp;</em>&raquo;, en instituant une proc&eacute;dure d&rsquo;admission sp&eacute;ciale (PAS) pour les salari&eacute;s.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 14/12/1971.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 20/01/1976, Paul Delouvrier.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 20/01/1976, Fran&ccedil;ois Goguel.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 20/01/1974, Avis de Ren&eacute; R&eacute;mond et de Jacques Georges-Picot.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 04/12/1980.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 20/01/1976, Ren&eacute;&nbsp;R&eacute;mond.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 04/12/1980.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 04/12/1980. Intervention de Daniel Petit, Fran&ccedil;ois Clerc.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 04/12/1980. Clerc.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 04/12/1980. Goguel.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Conseil d&rsquo;Administration FNSP 13/05/1982. Gentot.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Droits d’inscription et ouverture sociale","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"droits-d-inscription-et-ouverture-sociale","lang":"fr","excerpt":"Michel Gentot se frotte le premier à l’épineuse question du financement étudiant : il défend l’augmentation des droits d’inscription et l’obtient au nom de la justice sociale et de la démocratisation de Sciences Po."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"71","image":"150francs.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"150 francs de 1959 (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"113"},{"brick_id":"104"},{"brick_id":"64"},{"brick_id":"44"},{"brick_id":"112"}],"comment":"","date_start":"1984-01-01"},{"id":"93","slug":"le-centre-d-histoire-de-l-europe-du-vingtieme-siecle-et-les-archives-d-histoire-contemporaine","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"11","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>Les grands colloques, retrouvailles ponctuelles de la \"R&eacute;mondie\".</em></strong>&nbsp;Si l&rsquo;histoire est la discipline reine de l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire de l&rsquo;IEP, si elle obtient la pr&eacute;sidence de la FNSP en la personne de Pierre Renouvin et de Ren&eacute; R&eacute;mond, la discipline ne se structure pas spontan&eacute;ment en activit&eacute; de recherche. Domin&eacute;e par des universitaires multipositionn&eacute;s et extravertis (Paris&nbsp;I Sorbonne, Paris&nbsp;X-Nanterre, &eacute;dition), elle se constitue <em>&laquo;&nbsp;gr&acirc;ce aux efforts de M.&nbsp;R&eacute;mond [...] en une tr&egrave;s remarquable &eacute;quipe d&rsquo;historiens s&rsquo;int&eacute;ressant &agrave; l&rsquo;histoire contemporaine, &eacute;quipe peut-&ecirc;tre unique en France &agrave; l&rsquo;heure actuelle</em>&nbsp;[1]<em>&raquo;</em>. Cette n&eacute;buleuse unie par les liens informels de la \"R&eacute;mondie\" et par un objet d&rsquo;&eacute;tude, l&rsquo;histoire politique contemporaine, se retrouve lors de <em>&laquo;&nbsp;grands colloques, auxquels se sont trouv&eacute;s associ&eacute;s, dans une formule assez originale, &agrave; la fois des historiens et certains acteurs des &eacute;v&eacute;nements &eacute;tudi&eacute;s</em>&nbsp;[2]<em>&raquo;</em>. Pionniers par leur sujet et leur approche militante d&rsquo;histoire du temps pr&eacute;sent, ces colloques &ndash;&nbsp;<em>L&eacute;on Blum, chef de gouvernement </em>(1965), <em>Le Gouvernement de Vichy et la R&eacute;volution nationale</em> (1970), <em>Edouard Daladier, chef de gouvernement </em>(1975), <em>La France sous le gouvernement Daladier 1938-39</em> (1975)&nbsp;&ndash; s&rsquo;adossent &agrave; des campagnes archivistiques, formidable moteur de la recherche collective.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le front pionnier archivistique.</em></strong>&nbsp;La constitution d&rsquo;un service des Archives d'histoire contemporaine en&nbsp;1971 pr&eacute;c&egrave;de de beaucoup la cr&eacute;ation d&rsquo;un centre de recherche. Rattach&eacute; &agrave; la FNSP, sous la responsabilit&eacute; de Georgette Elgey et de Janine Bourdin, li&eacute; par convention aux Archives nationales en&nbsp;1973 [3], il collecte des archives priv&eacute;es <em>&laquo;&nbsp;&eacute;manant de personnalit&eacute;s qui ont jou&eacute; un r&ocirc;le relativement important dans les derniers temps de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique</em> [4]<em>&raquo;</em>, ainsi que des archives de <em>&laquo;&nbsp;formations politiques</em> [5]<em>&raquo;</em>. Les Archives d'histoire contemporaine b&eacute;n&eacute;ficient de la confiance des d&eacute;posants souvent li&eacute;s &agrave; Sciences&nbsp;Po et offrent un outil exceptionnel aux chercheurs, permettant une exploitation quasi imm&eacute;diate des fonds, mobilis&eacute;s en vue de la r&eacute;daction de th&egrave;ses par les &eacute;tudiants du DEA et de l&rsquo;organisation de grands colloques.</p>\r\n<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>\r\n<p><strong><em>Le cycle d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle, matrice du centre d&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe du Vingti&egrave;me Si&egrave;cle (CHEVS).</em></strong>&nbsp;&Agrave; c&ocirc;t&eacute; des grands colloques adoss&eacute;s au service des archives, le Troisi&egrave;me cycle constitue le bastion des historiens-maison. L&rsquo;histoire, bien repr&eacute;sent&eacute;e d&egrave;s les d&eacute;buts du cycle en&nbsp;1956 par deux directeurs d&rsquo;&eacute;tudes (R&eacute;mond et Duroselle), a &eacute;t&eacute; la premi&egrave;re b&eacute;n&eacute;ficiaire des cr&eacute;ations de postes permanents dans les ann&eacute;es&nbsp;1970. Le Cycle d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle r&eacute;unit alors le groupe des professeurs d&rsquo;universit&eacute; form&eacute; par les &eacute;l&egrave;ves de Ren&eacute; R&eacute;mond, Serge Berstein, Pierre Milza, Michel Winock, Jean-Pierre Az&eacute;ma et Jean-No&euml;l Jeanneney. La cr&eacute;ation en&nbsp;1984 d&rsquo;un centre de recherche dirig&eacute; par Pierre Milza est une tardive concession &agrave; la recherche&nbsp;: ce dernier est d&rsquo;ailleurs con&ccedil;u comme <em>&laquo;&nbsp;le dernier &eacute;tage dans l&rsquo;organigramme de ce qui &eacute;tait la progression de nos &eacute;tudiants apr&egrave;s le DEA, la th&egrave;se, et maintenant le post-doctorat&nbsp;&raquo;</em>. Aussi peut-on dire que <em>&laquo;&nbsp;le centre proprement dit est n&eacute; du DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;&raquo;</em>. &laquo;&nbsp;Petit centre&nbsp;&raquo;, sans chercheurs permanents ni affiliation au CNRS, le CHEVS pr&eacute;sente alors une structure originale et extravertie&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;nous travaillons avec nos anciens &eacute;l&egrave;ves de DEA, devenus doctorants, ou d&eacute;sormais titulaires d&rsquo;un doctorat, qui sont ma&icirc;tres de conf&eacute;rence dans telle ou telle universit&eacute; et que nous avons r&eacute;ussi, je crois &agrave; fid&eacute;liser.... De cet ensemble, qui est l&rsquo;ossature majeure de notre Centre, se sont d&eacute;tach&eacute;s des groupes de travail. Il y en a aujourd&rsquo;hui une dizaine</em>&nbsp;[6]<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/12/1971, Hurtig.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/11/1976, Hurtig.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Convention du 13/01/1973 entre le minist&egrave;re des Affaires culturelles, direction des Archives de France et la FNSP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Conseil d&rsquo;administration FNSP 18/01/1971, Jean Touchard. Parmi les archives priv&eacute;es&nbsp;: Jules Moch, Ren&eacute; Mayer, Edouard Daladier, L&eacute;on Blum, Maurice Couve de Murville, Raymond Barre, Michel Debr&eacute;, Fran&ccedil;ois de la Rocque&hellip;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Parmi les archives de &laquo;&nbsp;forces politiques&nbsp;&raquo;: MRP, Club Jean Moulin, Union d&eacute;mocratique et socialiste de la R&eacute;sistance (U.D.S.R.)&hellip;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Conseil d&rsquo;administration FNSP 25/11/1991, Pierre Milza, Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes sur les activit&eacute;s, les probl&egrave;mes et les perspectives de la fondation.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le centre d’histoire de l’Europe du vingtième siècle et les Archives d'histoire contemporaine","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>LEROTY Marie-Estelle, <em>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;ELSP et &agrave; l&rsquo;IEP de Paris, 1943-1968</em>, M&eacute;moire de DEA d&rsquo;histoire du vingti&egrave;me si&egrave;cle de l&rsquo;IEP, sous la direction de J.-F.&nbsp;Sirinelli, 2000.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://chsp.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site du&nbsp;CHSP</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-centre-d-histoire-de-l-europe-du-vingtieme-siecle-et-les-archives-d-histoire-contemporaine","lang":"fr","excerpt":"De la même manière que l’économie, l’histoire, discipline-reine de l’IEP, a tardé à se doter d’un centre de recherche faisant honneur à son rayonnement et à son dynamisme (DEA d’histoire, grands colloques, Archives d'histoire contemporaine). C’est chose faite en 1984 avec la création du Centre d’histoire de l’Europe du vingtième siècle."}],"thumbnail":"vig_logo_chsp.jpg","media":[{"id":"80","image":"Chevs.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Pierre Milza, directeur du CHEVS de 1984 à 2000"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"74"},{"brick_id":"148"},{"brick_id":"145"}],"comment":"","date_start":"1984-01-02"},{"id":"54","slug":"le-statut-de-grand-etablissement","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Fruit d&rsquo;une longue bataille qui a bien failli priver l&rsquo;&Eacute;cole de ses inestimables privil&egrave;ges, il t&eacute;moigne de la capacit&eacute; de Sciences&nbsp;Po &agrave; faire entendre sa voix aupr&egrave;s des pouvoirs publics.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>La r&eacute;forme Savary&nbsp;1984. </em></strong>L&rsquo;arriv&eacute;e des socialistes au pouvoir en&nbsp;1981 ne manque pas de ranimer les mauvais souvenirs de&nbsp;1936 et de&nbsp;1945, d&rsquo;autant que le candidat Mitterrand s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un <em>&laquo;&nbsp;grand service public unifi&eacute; et la&iuml;que de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale&nbsp;&raquo;</em>. Dans la ligne de mire du nouveau gouvernement, l&rsquo;&eacute;cole priv&eacute;e certes, mais pas seulement&nbsp;! Aux yeux des partisans de l&rsquo;unification et de la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, les grandes &eacute;coles constituent au mieux des archa&iuml;smes, au pire d&rsquo;inacceptables in&eacute;galit&eacute;s. Si Sciences&nbsp;Po a surv&eacute;cu au cataclysme de&nbsp;1945 et tir&eacute; profit de la loi Faure et du statut de&nbsp;1969, en sera-t-il de m&ecirc;me en ce d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1980&nbsp;? L&rsquo;&Eacute;cole devra-t-elle <em>&laquo;&nbsp;passer dans un droit commun</em> [1]&nbsp;<em>&raquo;</em>&nbsp;?</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>De l&rsquo;art de la n&eacute;gociation.</em></strong>&nbsp;Sciences&nbsp;Po peut se pr&eacute;valoir d&rsquo;une botte secr&egrave;te&nbsp;: un acc&egrave;s privil&eacute;gi&eacute; aux plus hautes sph&egrave;res du pouvoir, quelle que soit leur couleur politique. Serge Hurtig, secr&eacute;taire-g&eacute;n&eacute;ral de la FNSP, est un proche du ministre de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale, Alain Savary, ancien &eacute;l&egrave;ve de Sciences&nbsp;Po, qu&rsquo;il a fr&eacute;quent&eacute; dans l&rsquo;opposition socialiste &agrave; Guy Mollet, puis au Parti Socialiste Unifi&eacute;. Cette amiti&eacute; tout comme le lobbying du directeur et la mobilisation du \"cercle des protecteurs\" (Ren&eacute; R&eacute;mond, Jean-Louis Quermonne, Jean-Marcel Jeanneney) vont permettre &agrave; Sciences&nbsp;Po d&rsquo;&eacute;tablir un lien direct avec le cabinet du ministre et de peser non seulement sur les orientations g&eacute;n&eacute;rales, mais sur l&rsquo;&eacute;laboration et la r&eacute;daction de la loi. Michel Gentot, sollicit&eacute; officieusement en qualit&eacute; de conseiller d&rsquo;&Eacute;tat par Savary pour donner un avis sur le projet de loi, prendra m&ecirc;me la plume pour le r&eacute;&eacute;crire&nbsp;!</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Le statut de&nbsp;1985.</em></strong>&nbsp;En jeu pour Sciences&nbsp;Po, rien de moins que le maintien de son &laquo;&nbsp;statut particulier&nbsp;&raquo; et la pr&eacute;servation de sa sp&eacute;cificit&eacute; et de son autonomie menac&eacute;es par la r&eacute;vision de la loi Faure. Il faut sauver les d&eacute;rogations dont b&eacute;n&eacute;ficie l&rsquo;&Eacute;cole et qui portent sur la gestion financi&egrave;re de l&rsquo;&eacute;tablissement (par la FNSP), sur la d&eacute;signation du directeur (par les Conseils), sur le statut (priv&eacute;) des personnels, sur le r&egrave;glement (autonome) de la scolarit&eacute;, sur la s&eacute;lection des &eacute;tudiants, sur les droits d&rsquo;inscription, sur le recrutement des enseignants et des chercheurs. La cr&eacute;ation d&rsquo;un statut sp&eacute;cifique de <em>&laquo;&nbsp;grand &eacute;tablissement &agrave; caract&egrave;re scientifique et culturel&nbsp;&raquo;</em> et l&rsquo;attribution de ce statut &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1985 sont donc une divine surprise. Quelques modiques innovations (cr&eacute;ation d&rsquo;un Conseil scientifique, nouveau mode de d&eacute;signation du directeur) ne ternissent pas l&rsquo;&eacute;clat de la victoire&nbsp;: Sciences&nbsp;Po peut se r&eacute;jouir d&rsquo;avoir <em>&laquo;&nbsp;sauv&eacute; l&rsquo;essentiel</em>&nbsp;[2]&nbsp;<em>&raquo;</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/05/1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Conseil d&rsquo;administration FNSP 18/01/1984.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le statut de Grand Établissement","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po, fonds&nbsp;2SP, Archives contemporaines du Centre d&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHAPSAL Jacques, &laquo;&nbsp;Chronique. La vie de l&rsquo;&Eacute;cole&nbsp;&raquo;, <em>Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et &eacute;l&egrave;ves de Sciences&nbsp;Po. (BAAEE</em>, puis <em>BAE</em>, puis, <em>BASP</em> de 1940 &agrave; 1980).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>Entretien INRP avec Serge Hurtig (Marie-Th&eacute;r&egrave;se Frank et Pierre Mignaval), les 29/09/1998 et 13/10/1998.</li>\r\n</ul>","slug":"le-statut-de-grand-etablissement","lang":"fr","excerpt":"Titre de gloire de Michel Gentot, le statut de 1985 fait de Sciences Po un « grand établissement » au même titre que le Collège de France ou l’École normale supérieure. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"102","image":"Decret_1985.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Décret n°85-497 du 10 mai 1985"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"105"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"64"},{"brick_id":"68"},{"brick_id":"44"},{"brick_id":"30"}],"comment":"","date_start":"1985-01-01"},{"id":"96","slug":"directorat-d-alain-lancelot","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"13","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Lorsqu&rsquo;Alain Lancelot prend la t&ecirc;te de l&rsquo;IEP-FNSP, il revendique la &laquo;&nbsp;<em>fid&eacute;lit&eacute;</em>&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;institution qui l&rsquo;a form&eacute;, ainsi que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;esp&eacute;rance, parce que je crois que la fid&eacute;lit&eacute; ne doit pas s&rsquo;accompagner d&rsquo;une reproduction &agrave; l&rsquo;identique [...] un souffle nouveau peut passer, quelque chose peut changer&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Le premier directeur universitaire</strong>. Si Alain Lancelot est le premier universitaire &agrave; acc&eacute;der &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;IEP-FNSP, la rupture n&rsquo;est qu&rsquo;apparente. Enfant du s&eacute;rail, Alain Lancelot est un pur produit de Sciences&nbsp;Po. Quarante-deux ans s&eacute;parent ses premiers pas d&rsquo;&eacute;tudiant &ndash;&nbsp;il a 17&nbsp;ans lorsqu&rsquo;il franchit les portes de la rue Saint-Guillaume en&nbsp;1954&nbsp;&ndash; de son discours d&rsquo;adieu, prononc&eacute; en&nbsp;1996. Major de la section Service public, il fait le choix atypique de la recherche et non de l&rsquo;ENA, de la science politique et non du droit, et devient d&egrave;s&nbsp;1958 l'assistant de Jean Touchard &agrave; l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de science politique (AFSP) et le prot&eacute;g&eacute; de Jacques Chapsal qui lui confie en octobre&nbsp;1968 son cours sur la <em>Vie politique fran&ccedil;aise</em>. Alain&nbsp;Lancelot effectue toute sa carri&egrave;re au CEVIPOF qui l&rsquo;accueille en&nbsp;1963, et dont il deviendra directeur en&nbsp;1974, tout en &eacute;tant directeur d&rsquo;&eacute;tudes et de recherche du troisi&egrave;me cycle d&egrave;s&nbsp;1967. Nomm&eacute; professeur de science politique en&nbsp;1981, sa fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;institution en fait un universitaire compatible avec la fonction directoriale. De son &eacute;thos d&rsquo;enseignant-chercheur vient son d&eacute;sir de rompre avec la &laquo;&nbsp;<em>vieille image de Sciences&nbsp;Po, antichambre de l&rsquo;ENA</em>&nbsp;&raquo; pour lui opposer un projet &eacute;ducatif ambitieux, g&eacute;n&eacute;reux et global. De l&agrave; vient &eacute;galement sa proposition de rapprocher enseignement et recherche d&egrave;s le cycle du dipl&ocirc;me et au sein de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale. De sa fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;institution d&eacute;coule n&eacute;anmoins un respect scrupuleux des traditions&nbsp;: le cycle du dipl&ocirc;me et l&rsquo;architecture de la scolarit&eacute; seront pr&eacute;serv&eacute;s par la grande r&eacute;forme des &eacute;tudes.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Les r&eacute;formes du premier mandat.</strong> C&rsquo;est un directeur visionnaire et dot&eacute; d&rsquo;une grande ambition pour Sciences&nbsp;Po qui entre en fonction en&nbsp;1986 pour piloter la r&eacute;forme des &eacute;tudes. Il est second&eacute; par un jeune charg&eacute; de mission, bient&ocirc;t promu directeur adjoint (1989), Richard Descoings. La r&eacute;forme entend pr&eacute;parer les jeunes citoyens et futurs responsables &agrave; s&rsquo;orienter dans la pens&eacute;e et dans le monde moderne en usant des cl&eacute;s de la culture g&eacute;n&eacute;rale et de la r&eacute;flexion philosophique, seuls antidotes aux &laquo;&nbsp;<em>pr&eacute;jug&eacute;s paralysants, aux connaissances techniques insuffisamment ma&icirc;tris&eacute;es ou aux savoirs p&eacute;rim&eacute;s&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Retour &agrave; la lecture des grands textes, formation comparative (GLPMC, Grandes lignes de partage du monde contemporain), r&eacute;flexion philosophique, &eacute;thique et politique (GEDPES, Grands enjeux du d&eacute;bat politique &eacute;conomique et social) en constituent le socle. R&eacute;aliste et pragmatique, la r&eacute;forme am&eacute;liore &eacute;galement la pr&eacute;paration &agrave; la vie active par le renforcement des sp&eacute;cialisations professionnelles et la r&eacute;novation des sections internationale et PES. Ouverture au monde enfin&nbsp;: le comparatisme impr&egrave;gne la formation g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;; l&rsquo;&eacute;tudiant doit &ecirc;tre bilingue, voire trilingue&nbsp;; l&rsquo;international devient un nouvel horizon professionnel. Ce grand chambardement met en tension une institution &agrave; croissance rapide et s&rsquo;accompagne d&rsquo;une r&eacute;forme de l&rsquo;organigramme administratif permettant de d&eacute;concentrer les fonctions administratives et intellectuelles et de cr&eacute;er de nouvelles directions (Administrative et financi&egrave;re, Communication, Relations avec l&rsquo;&eacute;tranger, Relations avec les entreprises). &Agrave; charge pour elles de professionnaliser la gestion des finances et des ressources humaines.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Les d&eacute;fis du deuxi&egrave;me mandat</strong>. Le second mandat d&rsquo;Alain Lancelot n&rsquo;est exempt ni d&rsquo;ambition, ni de grands desseins. En&nbsp;1992, son projet de Fondation pour la citoyennet&eacute;, visant &agrave; transformer la Formation continue en universit&eacute; ouverte et citoyenne, s&rsquo;accompagne d&rsquo;un vaste plan immobilier d&rsquo;installation de la FNSP sur le site de l&rsquo;h&ocirc;pital Laennec. En&nbsp;1994 est mis sur pied un Centre europ&eacute;en charg&eacute; d&rsquo;&eacute;laborer une strat&eacute;gie europ&eacute;enne pour Sciences&nbsp;Po et d&rsquo;en coordonner les actions. Mais ce mandat est assombri par une succession de revers et de conflits. Les enseignants-chercheurs rejettent la r&eacute;forme des troisi&egrave;mes cycles et la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole doctorale. En juin&nbsp;1992 d&eacute;bute une op&eacute;ration de &laquo;&nbsp;<em>harc&egrave;lement juridique&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo; men&eacute;e par des &eacute;tudiants qui contestent devant les tribunaux administratifs les montants des droits d&rsquo;inscription, et, partant, les modalit&eacute;s de vote du budget par le Conseil d&rsquo;administration de la FNSP. De simple diff&eacute;rend sur les droits, le conflit se transforme en une remise en cause du statut de Sciences&nbsp;Po et de la gestion de l&rsquo;IEP par la FNSP. 1993&nbsp;sera qualifi&eacute; d'<em>annus horribilis</em>&nbsp;: le budget enregistre pour la premi&egrave;re fois un d&eacute;ficit qui provoque les foudres du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP et des d&eacute;saccords sur les moyens de le combler. La proposition d&rsquo;Alain Lancelot de rogner sur le montant allou&eacute; aux bourses &eacute;tudiantes et de les compl&eacute;ter par un syst&egrave;me de pr&ecirc;ts provoque la col&egrave;re des &eacute;tudiants qui, par la gr&egrave;ve avec occupation des locaux, le contraignent &agrave; faire marche arri&egrave;re. &Agrave; leur tour, les syndicats du personnel critiquent la politique de l&rsquo;emploi men&eacute;e par l&rsquo;administrateur-directeur et d&eacute;noncent le non-paiement des &laquo;&nbsp;indemnit&eacute;s de cong&eacute;s pay&eacute;s&nbsp;&raquo;, ce qui d&eacute;clenche un conflit social sans pr&eacute;c&eacute;dent. Lorsqu&rsquo;Alain Lancelot quitte Sciences&nbsp;Po &agrave; la faveur d&rsquo;une nomination au Conseil constitutionnel en avril&nbsp;1996, c&rsquo;est certes avec des finances assainies, un conflit &eacute;tudiant sold&eacute; et un diff&eacute;rend juridique en cours de r&egrave;glement, mais apr&egrave;s un mandat agit&eacute; et tumultueux. &laquo;&nbsp;Gratitude et fiert&eacute;&nbsp;&raquo;, teint&eacute;es de nostalgie, impr&egrave;gnent son discours d&rsquo;adieu.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 17/12/1986.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, Discours de d&eacute;part prononc&eacute; le 09/04/1996 devant le personnel de l&rsquo;IEP-FNSP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. R&eacute;mond, Conseil d'administration FNSP 15/12/1992.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Directorat d'Alain Lancelot","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em>(01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"directorat-d-alain-lancelot","lang":"fr","excerpt":"Intronisé troisième fondateur de Sciences Po, Alain Lancelot saura concilier tradition et rupture, continuité et innovation. Certains y verront la marque de réformes inachevées, d’autres, au contraire, l’aube d’une ère nouvelle. (crédit photo : ©Sophie Barluet / Sciences Po)"}],"thumbnail":"001771601.png","media":[{"id":"98","image":"00177173.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Alain Lancelot dans son bureau (© Sophie Barluet / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"102"},{"brick_id":"126"},{"brick_id":"95"}],"comment":"","date_start":"1986-01-01"},{"id":"97","slug":"mirages-immobiliers","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"14","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Alors que le pr&eacute;&nbsp;carr&eacute; &laquo;&nbsp;&eacute;clate&nbsp;&raquo;, que la &laquo;&nbsp;<em>situation immobili&egrave;re est dramatique&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, la course aux&nbsp;m&sup2; est pleine de lenteurs et de d&eacute;convenues et gr&egrave;ve lourdement les finances de la FNSP.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Un pr&eacute;&nbsp;carr&eacute; engorg&eacute;, &eacute;parpill&eacute; et co&ucirc;teux.</strong> La complainte immobili&egrave;re r&eacute;sonne tout au long des ann&eacute;es&nbsp;1990&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous fonctionnons au-del&agrave; de notre capacit&eacute; d&rsquo;accueil [&hellip;] Nous &eacute;clatons&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;<em>Le d&eacute;veloppement est &eacute;trangl&eacute; par l&rsquo;exigu&iuml;t&eacute; des locaux [...] Nous rencontrons l&agrave; une entrave et un frein&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;<em>Pouvons-nous s&eacute;rieusement envisager de faire avancer Sciences&nbsp;Po dans le cadre immobilier qui est le n&ocirc;tre ? Je ne le crois pas&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Alors que l&rsquo;institution est en plein essor, que le nombre d&rsquo;&eacute;tudiants, d&rsquo;enseignants-chercheurs et d&rsquo;administratifs cro&icirc;t, que les fortes ambitions p&eacute;dagogiques et scientifiques sont d&eacute;voreuses d&rsquo;espace, le choix originel du pr&eacute;&nbsp;carr&eacute; s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre une contrainte qui p&egrave;se lourdement sur l&rsquo;horizon des possibles et sur les finances de l&rsquo;institution. En&nbsp;1998, Sciences&nbsp;Po se d&eacute;ploie sur 34&nbsp;implantations, dont six seulement sont en propri&eacute;t&eacute; pleine et enti&egrave;re. De la rue de Chevreuse au square de Luynes, de la rue du Four au boulevard Raspail, de la rue Jacob au boulevard Saint-Germain les centres de recherche se dispersent au gr&egrave; des renouvellements de baux et des d&eacute;m&eacute;nagements, tel le CEVIPOF &eacute;parpill&eacute; sur pas moins de cinq&nbsp;sites...</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Les mirages de la ZAC Rive Gauche et de Laennec. </strong>Deux projets immobiliers, v&eacute;ritables arl&eacute;siennes des ann&eacute;es&nbsp;1990, vont mobiliser les &eacute;nergies des directeurs de Sciences&nbsp;Po. Le premier a pour horizon la ZAC Rive Gauche, &laquo;&nbsp;<em>&agrave; Tolbiac, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la Grande Biblioth&egrave;que, derri&egrave;re la gare d&rsquo;Austerlitz</em>&nbsp;&raquo;, o&ugrave; les terrains d&eacute;saffect&eacute;s de la SNCF font l&rsquo;objet d&rsquo;une grande op&eacute;ration de r&eacute;novation urbaine. D&rsquo;abord envisag&eacute; comme lieu de repli de &laquo;&nbsp;<em>certains de nos services de recherches et de nos activit&eacute;s post-dipl&ocirc;mes</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>ce que nous appelons notre future &eacute;cole doctorale </em>&raquo;, le &laquo;&nbsp;<em>transfert total&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo; est &eacute;voqu&eacute;. Le manque d&rsquo;enthousiasme de la communaut&eacute; Sciences&nbsp;Po et des pouvoirs publics, peu s&eacute;duits par cette rel&eacute;gation vers des terres orientales, et l&rsquo;existence d&rsquo;une prosa&iuml;que et r&eacute;sistante dalle de b&eacute;ton auront raison de cette premi&egrave;re chim&egrave;re, abandonn&eacute;e faute de pouvoir creuser le sous-sol pour y loger les r&eacute;serves de la biblioth&egrave;que. Bien plus riante est la perspective ouverte en&nbsp;1992 de r&eacute;cup&eacute;rer une partie des b&acirc;timents de l&rsquo;h&ocirc;pital Laennec vendus par l&rsquo;Assistance publique dans le cadre de l&rsquo;op&eacute;ration H&ocirc;pital europ&eacute;en Georges Pompidou. Situ&eacute; rue de S&egrave;vres, l&rsquo;antique b&acirc;timent du XVIII<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle au sous-sol opportun&eacute;ment friable permettrait de &laquo;&nbsp;<em>disposer d&rsquo;une surface utile qui ferait presque doubler notre surface actuelle&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo; &agrave; quelques pas de la rue Saint-Guillaume. Le projet s&rsquo;enlise n&eacute;anmoins dans les sables mouvants des alternances politiques et dans les lenteurs des travaux. Il &eacute;choue finalement face au co&ucirc;t exorbitant, tant &agrave; l&rsquo;achat qu&rsquo;&agrave; la location, r&eacute;clam&eacute; par la COGEDIM &agrave; laquelle l&rsquo;Assistance publique, soucieuse de financer au mieux sa propre restructuration, a finalement c&eacute;d&eacute; son bien en&nbsp;2000.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>En d&eacute;finitive, les ann&eacute;es Lancelot, pourtant malthusiennes en effectif &eacute;tudiant, n&rsquo;auront pas permis de desserrer la contrainte spatiale, cl&eacute; du d&eacute;veloppement ult&eacute;rieur de Sciences&nbsp;Po. D&eacute;fi que son successeur aura &agrave; charge de relever.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] J.-P. Millot, Conseil d'administration FNSP 19/03/1992.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] S. Hurtig, Conseil d'administration FNSP 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. R&eacute;mond, Conseil d'administration FNSP 25/11/1991, Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes sur les activit&eacute;s, les probl&egrave;mes et les perspectives de la Fondation.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] R. Descoings, Conseil d'administration FNSP 26/11/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 26/06/1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 15/12/1992.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Mirages immobiliers","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"mirages-immobiliers","lang":"fr","excerpt":"« Problèmes prioritaires » des années 1990, les locaux ne permettent plus de faire face à la forte croissance des activités de Sciences Po.  "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"103","image":"ZAC_Rive_Gauche.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Vue aérienne du chantier ZAC Paris Rive Gauche (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"46"},{"brick_id":"114"},{"brick_id":"28"},{"brick_id":"17"}],"comment":"","date_start":"1986-01-30"},{"id":"106","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1986-2000","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"23","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>La politique du recrutement ou l&rsquo;&eacute;litisme r&eacute;publicain.</strong> Alain Lancelot assume une politique de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;excellence&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo; au nom de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;&eacute;litisme r&eacute;publicain&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Il provoque une petite r&eacute;volution en inversant la m&eacute;canique jusqu&rsquo;alors bien rod&eacute;e de la s&eacute;lection. La strat&eacute;gie du dipl&ocirc;me-couperet c&egrave;de la place &agrave; une &laquo;&nbsp;<em>tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;re</em>&nbsp;&raquo; s&eacute;lection &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e. Le pourcentage de &laquo;&nbsp;coll&eacute;s&nbsp;&raquo; en troisi&egrave;me ann&eacute;e passe de plus de 30&nbsp;% &agrave; moins de 10&nbsp;% en trois&nbsp;ans tandis que le niveau d&rsquo;entr&eacute;e s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve inexorablement&nbsp;: alors que les &eacute;tudiants moyens sont refoul&eacute;s&nbsp;[3], les bacheliers avec mentions Bien et Tr&egrave;s&nbsp;bien forment 57&nbsp;% des entrants en Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire d&egrave;s&nbsp;1990. Pour que cette s&eacute;lection initiale soit &laquo;&nbsp;<em>aussi ind&eacute;pendante que possible des pesanteurs de la reproduction sociale&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo; et aille &laquo;&nbsp;<em>de pair avec une v&eacute;ritable d&eacute;mocratisation</em>&nbsp;[5]&nbsp;&raquo;, les proc&eacute;dures d&rsquo;admission sont revues. En ligne de mire, le quasi monopole de pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e que se sont octroy&eacute;es &laquo;&nbsp;<em>les &eacute;curies priv&eacute;es et commerciales&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;, d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; par Michel Gentot. Pour les neutraliser, le bachotage est d&eacute;courag&eacute; par l&rsquo;interdiction de se pr&eacute;senter en AP &agrave; bac+3, tandis que le tapis rouge est d&eacute;roul&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves m&eacute;ritants du secondaire, les mentions&nbsp;TB b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un ticket d&rsquo;entr&eacute;e directe. Encouragement est donn&eacute; aux terminales et aux classes pr&eacute;paratoires des lyc&eacute;es publics dont les enseignants sont associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration et &agrave; la correction des sujets d&rsquo;examen.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Portrait de groupe. </strong>Cette &laquo;&nbsp;<em>politique de l&rsquo;excellence</em>&nbsp;&raquo; est malthusienne dans ses effets&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>cinq mille &eacute;tudiants constituent un maximum qu&rsquo;on ne peut gu&egrave;re d&eacute;passer&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. En effet, les effectifs &eacute;tudiants de la d&eacute;cennie Lancelot ne cessent de stagner voire de d&eacute;cro&icirc;tre&nbsp;: ceux de l&rsquo;AP passent sous de la barre des&nbsp;500, ceux du cycle du dipl&ocirc;me sous le niveau des&nbsp;3&nbsp;000. Ces &eacute;tudiants sont de plus en plus jeunes (les bacheliers de l&rsquo;ann&eacute;e passent de 15&nbsp;&agrave;&nbsp;44&nbsp;%), un peu moins parisiens (de&nbsp;59 &agrave;&nbsp;42&nbsp;%) et nettement plus f&eacute;minins (plus de 45&nbsp;% des effectifs). Pour autant, 55&nbsp;% des entr&eacute;s directs en deuxi&egrave;me ann&eacute;e sont d&eacute;j&agrave; des familiers du sup&eacute;rieur et assurent une grande diversification du corps &eacute;tudiant. Mais l'&eacute;litisme social reste la marque principale du recrutement. En&nbsp;1981-1982, Michel Gentot constatait que <em>&laquo;&nbsp;plus des 2/3 des &eacute;tudiants (67,5&nbsp;%) d&eacute;clarent provenir d&rsquo;une famille dont le chef exerce une profession lib&eacute;rale ou est cadre sup&eacute;rieur, 6,5&nbsp;% des &eacute;tudiants seulement se classent dans les cat&eacute;gories les moins favoris&eacute;es&hellip; et, parmi eux, la proportion des fils ou filles d&rsquo;ouvriers est particuli&egrave;rement faible (1,&nbsp;5% au total)&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;&nbsp;: 6&nbsp;% &eacute;taient boursiers. Quinze ans plus tard, en&nbsp;1998, et en d&eacute;pit de la politique d&rsquo;exon&eacute;rations et de bourses, le constat est quasi identique&nbsp;:&nbsp;les fils d&rsquo;ouvriers et d&rsquo;employ&eacute;s forment 2,5&nbsp;% des admis en premi&egrave;re ann&eacute;e&nbsp;[9].</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Les &eacute;tudiants &eacute;trangers &agrave; Sciences&nbsp;Po </strong>repr&eacute;sentent 16 &agrave;&nbsp;18&nbsp;% des effectifs (contre 8&nbsp;% en moyenne dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur fran&ccedil;ais)&nbsp;: 650&nbsp;&agrave;&nbsp;850 jeunes gens de plus de&nbsp;80 nationalit&eacute;s diff&eacute;rentes fr&eacute;quentent chaque ann&eacute;e la rue Saint-Guillaume. Majoritairement f&eacute;minine, cette population est surtout europ&eacute;enne (50&nbsp;%) et am&eacute;ricaine (25&nbsp;%). Ces chiffres remarquables cachent pourtant une r&eacute;elle stagnation des effectifs &eacute;trangers entre&nbsp;1989 et&nbsp;1997&nbsp;: rebut&eacute;s par la barri&egrave;re de la langue, 20&nbsp;% seulement des &eacute;trangers suivent la scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me et 6&nbsp;% obtiennent le dipl&ocirc;me. Pour regagner leur faveur, le programme sp&eacute;cial qui leur &eacute;tait destin&eacute;, le CEP, est progressivement r&eacute;am&eacute;nag&eacute; au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1990. Un Programme International de Sciences politiques et sociales (PISPS) accueille les &eacute;tudiants &eacute;trangers en premier cycle, en lieu et place de l&rsquo;AP particuli&egrave;rement r&eacute;pulsive aux &eacute;trangers&nbsp;; le Cycle international d&rsquo;&eacute;tudes politiques (CIEP) sert d&rsquo;ann&eacute;e d&rsquo;initiation de second cycle et de passerelle vers le dipl&ocirc;me&nbsp;; le Programme international PIER accueille les &eacute;tudiants de troisi&egrave;me cycle.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>D&eacute;bouch&eacute;s.</strong> La formation Sciences&nbsp;Po reste incontestablement un gage de r&eacute;ussite et de succ&egrave;s&nbsp;: les enqu&ecirc;tes r&eacute;alis&eacute;es par Sciences&nbsp;Po&nbsp;Avenir en t&eacute;moignent. Parmi les dipl&ocirc;m&eacute;s de la promotion&nbsp;1995, 66&nbsp;% ont trouv&eacute; un emploi en moins de deux mois, pour 83&nbsp;% en&nbsp;CDI et avec un salaire annuel moyen &agrave; l&rsquo;embauche de 197&nbsp;000&nbsp;F. 84&nbsp;% travaillent en entreprise, 16&nbsp;% dans les administrations et les secteurs publics. 60&nbsp;% des recrut&eacute;s du priv&eacute; travaillent soit dans des cabinets de conseil, soit dans des banques et des compagnies d'assurances. Au sein des entreprises elles-m&ecirc;mes, les dipl&ocirc;m&eacute;s de Sciences&nbsp;Po occupent bien plus de postes en finances/comptabilit&eacute;, communication ou marketing qu'en ressources humaines.</p>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Quelques alumni c&eacute;l&egrave;bres des ann&eacute;es&nbsp;1980-2000</strong></p>\r\n<p>Laurence Parisot (SP 1981) , Guillaume P&eacute;py, Richard Descoings, Jean-Michel Severino (1980) / Pierre Giacometti, Božidar Đelić, Matthieu Pigasse, Yann Moix (1995), Camille, Fran&ccedil;ois-Xavier Demaison, Ivan Smagghe, Laurent Wauquiez, Pierre Moscovici (SP 1980), Marisol Touraine (SP 1982), Arnaud Montebourg (SP 1985), Fleur Pellerin (SP 1996) et Najat Vallaud-Belkacem (SP 2000), Fr&eacute;d&eacute;ric Beigbeder, Florent Zeller.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, discours de d&eacute;part, 09/04/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, &laquo;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure de la mondialisation. Entretien avec Alain Lancelot&nbsp;&raquo;, in <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Les mentions passables admises &agrave; Sciences&nbsp;Po se rar&eacute;fient, baissant de&nbsp;35 &agrave;&nbsp;11&nbsp;%.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Lancelot, discours de d&eacute;part, 09/04/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, &laquo;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure de la mondialisation&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 12/02/1991.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] A. Lancelot, &laquo;&nbsp;A l&rsquo;heure de la mondialisation&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Michel Gentot, note interne, &laquo;&nbsp;El&eacute;ments de r&eacute;flexion sur le recrutement des &eacute;tudiants de l&rsquo;IEP de Paris&nbsp;&raquo;, septembre&nbsp;1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Conseil d'administration FSNP 2001, bilan sur l&rsquo;aide sociale &agrave; Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont étudié à Sciences Po (1986-2000)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; Conseil d'administration FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Annuaire des Anciens El&egrave;ves de Sciences Po</em>. Publication annuelle.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>MUXEL Anne,<em> Les &Eacute;tudiants de Sciences Po. Leurs id&eacute;es, leurs valeurs, leurs cultures politiques</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2003</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1986-2000","lang":"fr","excerpt":"Partisan de l’élitisme républicain et champion de l’excellence, Alain Lancelot va définitivement tordre le cou aux clichés récurrents de l’entrée facile à Sciences Po et du diplôme couperet de sortie. Les étudiants de l'École doivent plus que jamais être les « meilleurs »."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"104","image":"photo_promo_2000.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La promotion 2000 (©DR)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"65"},{"brick_id":"61"},{"brick_id":"60"},{"brick_id":"104"},{"brick_id":"45"},{"brick_id":"117"},{"brick_id":"63"}],"comment":"","date_start":"1986-12-12"},{"id":"107","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1986-1996","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"24","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Expansion du corps enseignant</strong>. Alors que le recrutement &eacute;tudiant de Sciences&nbsp;Po entre dans une phase de r&eacute;duction des effectifs au nom de l&rsquo;&eacute;litisme r&eacute;publicain, le projet &eacute;ducatif d&rsquo;Alain Lancelot s&rsquo;accompagne d&rsquo;un gonflement de l&rsquo;encadrement p&eacute;dagogique. La maquette des trois ann&eacute;es du cycle est alourdie&nbsp;: le sas d&rsquo;entr&eacute;e en deuxi&egrave;me ann&eacute;e, les cours intersections GLPMC et GEDPES et leurs conf&eacute;rences de m&eacute;thode obligatoires, les certificats de sp&eacute;cialisation modulaires, les nouvelles conf&eacute;rences de lecture et de g&eacute;ographie, les nouveaux cours d&rsquo;ouverture et les cours th&eacute;matiques en langues &eacute;trang&egrave;res font exploser l&rsquo;offre d'enseignements et les besoins d'enseignants. Dans le m&ecirc;me temps, de nouveaux formats p&eacute;dagogiques sont propos&eacute;s&nbsp;: &agrave; c&ocirc;t&eacute; des v&eacute;n&eacute;rables cours magistraux et des traditionnelles conf&eacute;rences de m&eacute;thodes, des &laquo;&nbsp;cours-s&eacute;minaires&nbsp;&raquo; proposent une formule interm&eacute;diaire, &laquo;&nbsp;<em>&agrave; la fois cours dans la mesure o&ugrave; il ne faut pas renoncer &agrave; ce qu&rsquo;il y a de magistral dans l&rsquo;enseignement qui permet l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un savoir, mais aussi s&eacute;minaire dans la mesure o&ugrave; il ne faut pas renoncer non plus &agrave; ce qu&rsquo;apporte l&rsquo;interactif avec l&rsquo;acquis des s&eacute;minaires&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. En troisi&egrave;me ann&eacute;e, des &laquo;&nbsp;ateliers&nbsp;&raquo; pratiques en petits groupes permettent de combiner &eacute;tudes de cas et travail de terrain. Le nombre d&rsquo;enseignants vacataires est multipli&eacute; en cons&eacute;quence&nbsp;: il passe de plus 700 &agrave; plus de 1&nbsp;200, provoquant un quasi &laquo;&nbsp;sur-encadrement&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Diversification des enseignants. </strong>Pr&eacute;rogative du directeur, le recrutement des enseignants vacataires conna&icirc;t des bouleversements&nbsp;: le sacrosaint &eacute;quilibre &laquo;&nbsp;haute fonction publique-universit&eacute;-monde des affaires&nbsp;&raquo; est remis en question. La primaut&eacute; donn&eacute;e &agrave; la culture g&eacute;n&eacute;rale et aux formations en sciences humaines et sociales a une traduction tr&egrave;s concr&egrave;te dans l&rsquo;&eacute;volution du corps professoral de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: les enseignants des lyc&eacute;es et des classes pr&eacute;paratoires forment l&rsquo;essentiel des troupes mobilis&eacute;es par la r&eacute;forme, r&eacute;pondant aux souhaits d&rsquo;Alain Lancelot de rapprocher Sciences&nbsp;Po des grandes &eacute;coles, tandis que les hauts fonctionnaires sont de moins en moins sollicit&eacute;s, leur part r&eacute;gressant spectaculairement de 43&nbsp;% &agrave; 27&nbsp;%&nbsp;[2]. Si les historiens sont remis &agrave; l&rsquo;honneur par la r&eacute;forme, d&rsquo;autres disciplines font leur entr&eacute;e rue&nbsp;Saint-Guillaume, &agrave; l&rsquo;instar de la g&eacute;ographie et de la g&eacute;opolitique, mobilis&eacute;es par les conf&eacute;rences de g&eacute;ographie et par les GLPMC sous la supervision de Marie-Fran&ccedil;oise Durand, et encore de la philosophie, reine des GEDPES incarn&eacute;e par le responsable de ces enseignements, Thierry Leterre-Robert. La politique d&rsquo;Alain Lancelot rompt ainsi avec le mod&egrave;le promu sous J.&nbsp;Chapsal et M.&nbsp;Gentot d&rsquo;un corps enseignant domin&eacute; par la haute fonction publique.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Rapprocher l&rsquo;enseignement et la recherche</strong>. Autre mot d&rsquo;ordre des ann&eacute;es&nbsp;1990, la recherche est somm&eacute;e d&rsquo;irriguer l&rsquo;enseignement. Ancien chercheur du CEVIPOF et professeur des universit&eacute;s, Alain Lancelot se tourne vers ses confr&egrave;res et coll&egrave;gues pour assurer cette mission. En&nbsp;1994, Sciences&nbsp;Po compte 53&nbsp;universitaires &Eacute;ducation nationale&nbsp;[3] contre une&nbsp;trentaine dix&nbsp;ans auparavant. Alain Lancelot mobilise &eacute;galement les chercheurs permanents&nbsp;[4] du CNRS (55) et de la FNSP (66), et des centres de recherche de la Fondation. Ces derniers sont incit&eacute;s &agrave; s&rsquo;investir non seulement dans l&rsquo;enseignement de troisi&egrave;me cycle, mais &eacute;galement dans le cycle du dipl&ocirc;me. Sollicit&eacute;s pour &eacute;laborer les maquettes et enseigner, les chercheurs prennent en main la fili&egrave;re Recherche et la fili&egrave;re M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe en section internationale et sont l&eacute;gitimement charg&eacute;s de la fili&egrave;re Recherche en section CRH.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>&Eacute;valuation des enseignants</strong>. Cette innovation est la &laquo;&nbsp;grande affaire&nbsp;&raquo; de la r&eacute;forme. Alain Lancelot entend qu&rsquo;&agrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;excellence des &eacute;tudiants&nbsp;&raquo; r&eacute;ponde &laquo;&nbsp;l&rsquo;excellence des enseignants&nbsp;[5]&nbsp;&raquo;. Pr&eacute;rogative du directeur exerc&eacute;e avec conscience par Jacques Chapsal et ses successeurs, le recrutement des enseignants vacataires n&rsquo;est pas une op&eacute;ration infaillible. Si &Eacute;mile Boutmy assistait en personne aux cours profess&eacute;s &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole libre pour s&rsquo;assurer de leur qualit&eacute;, ses continuateurs d&eacute;l&egrave;guent aux responsables des sections le choix et l&rsquo;appr&eacute;ciation des charg&eacute;s de conf&eacute;rences, se r&eacute;servant le droit d&rsquo;intervenir pour les cours magistraux. Aussi l&rsquo;&eacute;valuation syst&eacute;matique des enseignants par les &eacute;tudiants, par &eacute;crit et sous un format comparable, quantitatif et qualitatif, est-elle une r&eacute;volution. Elle offre un indicateur fiable pour confirmer ou infirmer les choix de la direction. D&rsquo;abord contest&eacute;e au motif de la libert&eacute; acad&eacute;mique et de l&rsquo;inacceptable tutelle administrative, l'&eacute;valuation entre tr&egrave;s vite dans les m&oelig;urs.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Ouverture internationale&nbsp;: chaires et doctorats <em>honoris causa</em></strong>. L&rsquo;heure n&rsquo;est pas (encore) au recrutement d&rsquo;universitaires et de chercheurs &eacute;trangers. Les postes sont rares, les chercheurs maison exigent des d&eacute;bouch&eacute;s et l&rsquo;international ne rime pas (encore) avec excellence. Cinq chaires (Hal&eacute;vy, Colson, Touchard, Siegfried et Grosser) permettent d&rsquo;accueillir des professeurs &eacute;trangers invit&eacute;s pour des s&eacute;jours. En&nbsp;1989, &agrave; l&rsquo;occasion du 15<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de l&rsquo;habilitation de l&rsquo;IEP &agrave; d&eacute;livrer des doctorats, Sciences&nbsp;Po institue des doctorats <em>honoris causa</em> pour &laquo;&nbsp;honorer&nbsp;&raquo; des personnalit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res, &laquo;&nbsp;<em>mod&egrave;les de dialogue entre cultures et citoyens du monde</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;: Henry Ehrmann&nbsp;[6], Albert Hirschman&nbsp;[7], Sergio Romano&nbsp;[8] seront suivis en&nbsp;1993 de Boutros Boutros Ghali&nbsp;[9], de Karl Dietrich Bracher&nbsp;[10], d&rsquo;Alexandre Lamfalussy&nbsp;[11], de Theodore J.&nbsp;Lowi&nbsp;[12] et de Charles Tilly&nbsp;[13].</p>\r\n<div>\r\n<p><strong><br /></strong></p>\r\n<p><strong>Quelques noms d&rsquo;enseignants de Sciences&nbsp;Po</strong></p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong><em>Histoire</em></strong></p>\r\n<p>Michel Winock, Didier Musiedlak, Pierre Milza, Serge Berstein, Christophe Charle, Robert Franck, Jean-Fran&ccedil;ois Sirinelli, Paul-Andr&eacute; Rosental</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>&Eacute;conomie</em></strong></p>\r\n<p>Jean-Paul Fitoussi, Michel Pebereau, Jacques G&eacute;n&eacute;reux, Didier Schlachter, Henri Guaino, Fr&eacute;d&eacute;ric Lordon, Fran&ccedil;ois Rachline, Pierre Moscovici, Pierre Mistral, Jean-Claude Trichet, Jacques Blanc</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>G&eacute;opolitique et RI</em></strong></p>\r\n<p>Jean-Marie Gh&eacute;nenno&nbsp;; Marisol Touraine, Nicolas Baverez, Pascal Boniface, Philippe Moreau Defarges, Marie-Claire Smouts, Pierre Achard, Patrick Rambaud, Alain Dieckhoff, Christophe Jaffrelot, Jean-Luc Domenach, Philippe Fremeaux, Guy Hermet, Jean-Fran&ccedil;ois Leguil-Bayart</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Droit</em></strong></p>\r\n<p>Jean-Emmanuel Ray, Yves Chaput, Rony Abraham, Alain Pellet</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Institutions administratives</em></strong></p>\r\n<p>Guy Braibant, Nicolas Dupont-Aignan, Raphael Hadas-Lebel, Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, Bruno R&eacute;mond, Corinne Lepage, Jacques Blanc, Philippe Ardant, David Azema, Richard Descoings, Bernard Stirn</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Science politique</em></strong></p>\r\n<p>Marc Sadoun, Bertrand Badie, Yves Meny, Jean Leca, Pierre-Andr&eacute; Taguiev, Pierre Hassner, Dominique Reyni&eacute;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong><em>Sociologie</em></strong></p>\r\n<p>Henri Mendras, Philippe Besnard, Fran&ccedil;ois Heran, Dominique Memmi, Fr&eacute;d&eacute;rique Matonti, Erhard Friedberg</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p align=\"left\"><strong><em>Finances, Entreprise</em></strong></p>\r\n<p align=\"left\">Franck Ceddaha, Marc Vincent, Jean-Emmanuel Combes, Fran&ccedil;ois Heilbronn, Marc Cheneaux de Leyritz, Olivier Sachs, Dominique Blanco, Alexandre Carnelutti, Patrice Allain-Dupr&eacute;, Jean-Louis Missika, Pierre Giacometti, St&eacute;phane Roz&egrave;s</p>\r\n</div>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Enqu&ecirc;te de Marie Scot sur la multipositionnalit&eacute; des professeurs de l&rsquo;IEP, 1955-2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] En&nbsp;1994, Sciences&nbsp;Po compte 25&nbsp;professeurs des universit&eacute;s, 9&nbsp;ma&icirc;tres de conf&eacute;rences des universit&eacute;s, 2&nbsp;assistants des universit&eacute;s, 13&nbsp;PRAG, 7&nbsp;PAST (associ&eacute; mi temps) et 4&nbsp;professeurs &eacute;m&eacute;rites. L&rsquo;IEP b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement de 22&nbsp;postes d&rsquo;AMN et d&rsquo;ATER.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] En&nbsp;1994, la FNSP compte 31&nbsp;directeurs et 20&nbsp;charg&eacute;s de recherche CNRS.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, discours de d&eacute;part 09/04/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Henry Ehrmann&nbsp;: juriste allemand, r&eacute;fugi&eacute; aux &Eacute;tats-Unis, professeur de science politique, sp&eacute;cialiste de la vie politique fran&ccedil;aise, notamment des rapports entre mouvement ouvrier et patronat fran&ccedil;ais.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Albert Hirschman&nbsp;: &eacute;conomiste allemand, r&eacute;fugi&eacute; aux &Eacute;tats-Unis, professeur &agrave; Yale, Columbia, Harvard, sp&eacute;cialiste d&rsquo;&eacute;conomie du d&eacute;veloppement, historien des id&eacute;es et des sciences sociales.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Sergio Romano&nbsp;: historien du <em>Risorgimento</em>, journaliste et diplomate italien.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Boutros Boutros Ghali&nbsp;: ancien dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;IEP de Paris (SI), docteur en droit, professeur &agrave; l'universit&eacute; du Caire, ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res d&rsquo;Egypte de&nbsp;1977 &agrave;&nbsp;1991 et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l'ONU de&nbsp;1992 &agrave;&nbsp;1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Karl Dietrich Bracher&nbsp;: universitaire allemand, titulaire de la chaire de science politique et d&rsquo;histoire contemporaine &agrave; la Frei Universitat de Berlin, pr&eacute;sident de l&rsquo;association allemande de science politique.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Alexandre Lamfalussy&nbsp;: exil&eacute; hongrois, professeur d&rsquo;&eacute;conomie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Catholique de Louvain, directeur de la Banque de Bruxelles et directeur&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral de la Banque des r&egrave;glements internationaux &agrave; B&acirc;le.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Theodore J.&nbsp;Lowi&nbsp;: universitaire am&eacute;ricain, professeur &agrave; Cornell et Chicago, de science politique am&eacute;ricaine, ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;Association am&eacute;ricaine de science politique.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Charles Tilly&nbsp;: historien et sociologue am&eacute;ricain, sp&eacute;cialiste de l&rsquo;histoire sociale et de la vie politique fran&ccedil;aise, directeur du centre d&rsquo;&eacute;tudes du changement social de la New School for Social Research de New York.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont enseigné à Sciences Po (1986-1996)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-)</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CHARLE Christophe, &laquo;&nbsp;Sciences-Po. entre l'&eacute;lite et le pouvoir&nbsp;&raquo;, <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars 1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo; Sciences Po : sur la formation des &eacute;lites en France &raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>VINCENT&nbsp;G&eacute;rard, avec la collaboration d'Anne-Marie&nbsp;DETHOMAS,&nbsp;<em>Sciences-Po, histoire d'une r&eacute;ussite</em>, Paris, &Eacute;dition Olivier Orban, 1987.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1986-1996","lang":"fr","excerpt":"Le corps enseignant des années Lancelot reflète la stratégie et le projet éducatif du directeur. De même que Sciences Po est moins l'antichambre de l’ENA et plus une grande école, de même ses enseignants sont moins issus de la haute fonction publique et davantage universitaires."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"106","image":"Honorus_causa_89.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Livret pour la céremonie de remise des Doctorats Honoris Causa du 27 avril 1989"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"53"},{"brick_id":"118"},{"brick_id":"146"},{"brick_id":"147"},{"brick_id":"148"}],"comment":"","date_start":"1986-12-30"},{"id":"124","slug":"l-observatoire-sociologique-du-changement-osc","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"38","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Le laboratoire Mendras</strong>. Fond&eacute; en&nbsp;1988 par Henri Mendras, l&rsquo;Observatoire sociologique du changement est le premier laboratoire de sociologie de la FNSP. Sa cr&eacute;ation sanctionne une ancienne et longue collaboration entre le sociologue et Sciences&nbsp;Po. D&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;1950, Henri Mendras enseigne la sociologie rurale &agrave; l&rsquo;IEP et y anime s&eacute;minaires et tables rondes &agrave; la demande de Jean Touchard&nbsp;; dans les ann&eacute;es&nbsp;1970, il &eacute;labore, avec Michel Crozier et Renaud Sainsaulieu, le DEA de sociologie de l&rsquo;IEP (1972-1975) qui forme aussi bien des sociologues-chercheurs que des &laquo;&nbsp;<em>ing&eacute;nieurs sociaux</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;administration ou d&rsquo;entreprise. Dans les ann&eacute;es&nbsp;1990, il d&eacute;finit au sein de l&rsquo;OFCE de Jean-Marcel Jeanneney soixante&nbsp;tendances sociologiques de transformation de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, &laquo;&nbsp;<em>premier mod&egrave;le sociologique d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; nationale</em>[1]&nbsp;&raquo;. La cr&eacute;ation de l&rsquo;OSC est l&rsquo;&eacute;ni&egrave;me entreprise scientifique de cet inlassable entrepreneur acad&eacute;mique. Dernier venu dans la galaxie de la FNSP, ce petit centre CNRS &laquo;&nbsp;<em>s&rsquo;est donn&eacute; pour objectif de faire des &eacute;tudes comparatives sur l&rsquo;Europe occidentale &agrave; travers des projets de recherche comparatifs avec des coll&egrave;gues &eacute;trangers</em>[2]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Endroit plein de vie intellectuelle et d&rsquo;ouverture vers nos coll&egrave;gues europ&eacute;ens</em>[3]&nbsp;&raquo;, il r&eacute;unit les &eacute;l&egrave;ves de Mendras autour de recherches collectives. Deux revues, la <em>Revue Tocqueville</em>, revue intellectuelle d&rsquo;&eacute;changes franco-am&eacute;ricains, et la revue <em>Sociologie du travail</em> (en partenariat avec le CSO) sont alors &eacute;dit&eacute;es par le centre.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Le temps des crises&nbsp;: successions et fusion. </strong>Le d&eacute;part &agrave; la retraite d&rsquo;Henri Mendras en&nbsp;1994 ouvre une p&eacute;riode d&rsquo;incertitude et de crises. Le nouveau directeur de l&rsquo;OSC, Philippe Besnard, sp&eacute;cialiste de Durkheim et de th&eacute;orie sociologique classique, et le directeur scientifique de Sciences&nbsp;Po, le politiste G&eacute;rard Grunberg, envisagent un temps la fusion du CEVIPOF et de l&rsquo;OSC, en raison de la &laquo;&nbsp;<em>forte compl&eacute;mentarit&eacute; entre la sociologie de la soci&eacute;t&eacute;, la sociologie politique et l&rsquo;analyse de l&rsquo;action publique pour comprendre l&rsquo;&eacute;volution des soci&eacute;t&eacute;s post-industrielles</em>&nbsp;&raquo; mais &eacute;galement pour &laquo;&nbsp;<em>atteindre une certaine masse critique qui permettrait au nouveau centre de s&rsquo;imposer au plan international&hellip; [et de] mettre en commun des moyens et donc &ndash;&nbsp;par des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelles&nbsp;&ndash; d&rsquo;accro&icirc;tre sensiblement notre capacit&eacute; de gestion et d&rsquo;administration de la recherche</em>[4]&nbsp;&raquo;. Mais la mort de Ph.&nbsp;Besnard (2003) et sa succession difficile condamnent d&eacute;finitivement le projet de fusion. L&rsquo;arriv&eacute;e en&nbsp;2004 d&rsquo;Alain Chenu, universitaire venu de l&rsquo;INSEE, contribue &agrave; l&rsquo;apaisement. Une dizaine de chercheurs et d&rsquo;enseignants-chercheurs travaillent alors &agrave; l&rsquo;OSC.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Th&eacute;orie sociologique et sociologie du changement</strong>. L&rsquo;identit&eacute; intellectuelle de l&rsquo;Observatoire se d&eacute;cline sous le signe de la rigueur m&eacute;thodologique et th&eacute;orique en m&ecirc;me temps que d&rsquo;une approche empirique originale, alliant m&eacute;thodes quantitatives et qualitatives, souvent comparatives. Laboratoire g&eacute;n&eacute;raliste, l&rsquo;OSC a mis au c&oelig;ur de ses travaux la sociologie des in&eacute;galit&eacute;s. Les travaux sur la <em>stratificatio</em>n <em>sociale</em> interrogent la cat&eacute;gorisation statistique des m&eacute;nages, comme les mobilit&eacute;s/immobilit&eacute;s sociales entre g&eacute;n&eacute;rations, l&rsquo;influence de l&rsquo;origine sociale sur l&rsquo;insertion et la carri&egrave;re professionnelle ou encore les contours des classes moyennes. Les recherches sur les in&eacute;galit&eacute;s de genre se sont inscrites dans le programme transdisciplinaire PRESAGE[5] et mobilisent des approches quantitatives (enqu&ecirc;tes sur le travail domestique et la division des t&acirc;ches) et qualitatives (discours de justification), au niveau familial comme au niveau professionnel (haute fonction publique). La question des <em>in&eacute;galit&eacute;s spatiales et de la s&eacute;gr&eacute;gation urbaine</em> est abord&eacute;e dans un cadre comparatif, multiscalaire (Paris, Rio, Chicago) et croise deux autres axes, celui des politiques de la ville et de leur &eacute;valuation (<a href=\"/stories/admin/sciencespo.fr/liepp\" target=\"_blank\">LIEPP</a>[6]) et celui des in&eacute;galit&eacute;s scolaires (s&eacute;gr&eacute;gation urbaine et scolaire). Les travaux consacr&eacute;s aux <em>Politiques et dynamiques &eacute;ducatives</em> traitent de l&rsquo;&eacute;laboration, de la conduite et de l&rsquo;&eacute;valuation des politiques &eacute;ducatives (modes d&rsquo;organisation des syst&egrave;mes &eacute;ducatifs) ainsi que de la production des s&eacute;gr&eacute;gations scolaires et des in&eacute;galit&eacute;s d&rsquo;&eacute;ducation (formation des &eacute;lites&nbsp;; &eacute;galit&eacute; des chances et ouverture sociale). Enfin l&rsquo;&eacute;tude des <em>modes de vie</em> traite des usages du temps, des modes de consommation et des pratiques culturelles ainsi que des ph&eacute;nom&egrave;nes d&rsquo;int&eacute;gration et de socialisation (parent&eacute; et transmission des valeurs&nbsp;; comportement des immigr&eacute;s).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Henri Mendras, Conseil d&rsquo;administration FNSP 25/11/1991&ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes sur les activit&eacute;s, les probl&egrave;mes et les perspectives de la Fondation.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Henri Mendras, Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Patrick Le Gal&egrave;s, Marco Oberti, &laquo;&nbsp;Henri Mendras, sociologue du changement social&nbsp;&raquo;, <em>Sociologie du </em>travail, 46-1-4, 2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] G&eacute;rard Grunberg, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Programme de recherche et d&rsquo;enseignement sur les savoirs sur le genre&nbsp;: <a href=\"http://www.programme-presage.com/\">http://www.programme-presage.com/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Laboratoire interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques. Labexh&eacute;berg&eacute; par Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’Observatoire Sociologique du Changement (OSC)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>LE GALES Patrick, OBERTI Marco, &laquo;&nbsp;Henri Mendras, sociologue du changement social&nbsp;&raquo;, <em>Sociologie du travail</em>, 46-1-4, 2001.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>MENDRAS Henri, <em>Comment devenir sociologue. Souvenirs d&rsquo;un vieux mandarin</em>, avec la collaboration de Patrick LE GALES et de Marco OBERTI, Arles, Actes Sud, 1995.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>OSC, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/osc/\" target=\"_blank\">Site de l'OSC</a></li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/stories/admin/sciencespo.fr/liepp\" target=\"_blank\">Site du LIEPP</a></li>\r\n</ul>","slug":"l-observatoire-sociologique-du-changement-osc","lang":"fr","excerpt":"Premier laboratoire de sociologie de la FNSP, l’Observatoire sociologique du changement, fondé par Henri Mendras, est un centre généraliste et comparatiste étudiant les dynamiques des sociétés contemporaines."}],"thumbnail":"Logo_ocs.jpg","media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"125"},{"brick_id":"133"}],"comment":"","date_start":"1988-01-02"},{"id":"98","slug":"reforme-lancelot-la-reforme-des-etudes","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"15","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&Agrave; la fois r&eacute;volutionnaire par son esprit et par son ambition, et conservatrice par la fid&eacute;lit&eacute; qu&rsquo;elle proclame &agrave; la tradition, elle s&rsquo;av&egrave;re une &eacute;tape fondamentale vers le grand bouleversement de la scolarit&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;1999-2000.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Transformer l&rsquo;image de Sciences&nbsp;Po</strong>. L&rsquo;ambition affich&eacute;e par le &laquo;&nbsp;projet &eacute;ducatif&nbsp;&raquo; &eacute;labor&eacute; par le directeur-professeur est double. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une part de rompre avec &laquo;&nbsp;la <em>vieille image de Sciences&nbsp;Po, antichambre de l&rsquo;ENA</em> ou <em>business school</em> <em>fran&ccedil;aise orient&eacute;e vers les probl&egrave;mes financiers&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;, qui ne rend pas justice &agrave; la polyvalence des formations de l&rsquo;IEP. Il s&rsquo;agit d&rsquo;autre part de renouer le fil de la tradition centenaire d&rsquo;une institution dont la vocation est de &laquo;&nbsp;<em>former des jeunes gens aptes &agrave; exercer des fonctions de direction ou de responsabilit&eacute; dans les administrations ou les entreprises &agrave; partir d&rsquo;une connaissance, d&rsquo;une explication du monde contemporain</em>&nbsp;&raquo;, c'est-&agrave;-dire de relever les d&eacute;fis d&rsquo;un monde incertain en leur donnant &laquo;&nbsp;<em>les moyens de r&eacute;fl&eacute;chir&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; gr&acirc;ce &agrave; une solide &laquo;&nbsp;culture g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;. Produit d&rsquo;une intense r&eacute;flexion collective, la r&eacute;forme, pilot&eacute;e par Alain Lancelot et son jeune charg&eacute; de mission Richard Descoings, est lanc&eacute;e en&nbsp;1989 et se d&eacute;ploie sur les trois ann&eacute;es du dipl&ocirc;me.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Renforcer la formation g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>conna&icirc;tre les &eacute;toiles et avoir un bon compas&nbsp;</em></strong>[3]<strong>&raquo;. </strong>Contre le vent d&rsquo;hypersp&eacute;cialisation et de professionnalisation qui souffle sur l&rsquo;universit&eacute; fran&ccedil;aise, la r&eacute;forme remet la formation g&eacute;n&eacute;rale au c&oelig;ur de la scolarit&eacute;. Si l&rsquo;Ann&eacute;e pr&eacute;paratoire, avec son socle pluridisciplinaire, en est le temple, elle ne dure qu&rsquo;un an et rassemble de moins en moins d&rsquo;&eacute;tudiants. Aussi un &laquo;&nbsp;sas&nbsp;&raquo; d&rsquo;initiation &agrave; l&rsquo;histoire et &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie de huit semaines en tient-il lieu pour les nombreux entr&eacute;s directs majoritaires en deuxi&egrave;me ann&eacute;e. L&rsquo;enseignement obligatoire des Grandes lignes de partage du monde contemporain (GLPMC) doit assurer la poursuite de la formation g&eacute;n&eacute;rale en deuxi&egrave;me ann&eacute;e et l&rsquo;unit&eacute; de la formation pour toutes les sections. Le cours traitant des Grands enjeux du d&eacute;bat politique &eacute;conomique et social (GEDPES) joue le m&ecirc;me r&ocirc;le g&eacute;n&eacute;raliste et unificateur en troisi&egrave;me ann&eacute;e. Des conf&eacute;rences de lecture et de g&eacute;ographie en premi&egrave;re ann&eacute;e, et des enseignements d&rsquo;ouverture ensuite, doivent permettre aux &eacute;tudiants de se frotter &agrave; de nouveaux sujets et de s&rsquo;ouvrir &agrave; de nouveaux horizons.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>R&eacute;nover les sp&eacute;cialisations&nbsp;</strong>: <strong>&laquo;&nbsp;<em>s&rsquo;adapter aux circonstances des courants et des vents</em></strong>[4]<strong>&nbsp;&raquo;.</strong> Pour autant, la diversification des formations professionnelles n'est pas n&eacute;glig&eacute;e. Si les sections Service Public et&nbsp;Ecofi orientent clairement leurs &eacute;l&egrave;ves vers les carri&egrave;res administratives et &eacute;conomiques, les d&eacute;bouch&eacute;s des sections internationale et politique, &eacute;conomique et sociale (PES) restent obscurs pour les employeurs et les &eacute;tudiants. Rebaptis&eacute;e pragmatiquement CRH, communication et ressources humaines, l&rsquo;ex-PES propose trois fili&egrave;res de sp&eacute;cialisation en Communication, en Ressources humaines et en Recherche-enseignement. La section internationale se professionnalise &eacute;galement en offrant, &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une sp&eacute;cialisation en Relations internationales, une fili&egrave;re Action internationale de l&rsquo;entreprise (AIE) et une fili&egrave;re M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe. Si l&rsquo;instauration des groupes d&rsquo;enseignement (GE) avait permis en&nbsp;1971-1974 de renforcer la coh&eacute;rence des parcours en deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me ann&eacute;es, les &laquo;&nbsp;certificats de sp&eacute;cialisation&nbsp;&raquo;, modules d&rsquo;enseignement de troisi&egrave;me ann&eacute;e, proposent des &laquo;&nbsp;<em>p&eacute;riodes d&rsquo;enseignement un peu intensif</em>&nbsp;&raquo; et professionnalisant. Enfin, les &eacute;tudiants sont &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;-saintguillaumis&eacute;s&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;occasion de deux stages de deux &agrave; cinq mois en deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me ann&eacute;es.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>&Eacute;largir l&rsquo;ouverture internationale de la Maison.</strong> La traditionnelle dimension internationale de Sciences&nbsp;Po est fortement r&eacute;affirm&eacute;e dans les ann&eacute;es&nbsp;1980. Les enseignements doivent faire la part belle au comparatisme et &agrave; l&rsquo;Europe qui s&rsquo;invite dans les intitul&eacute;s de cours&nbsp;; les <em>Grandes lignes de partage du monde contemporain</em> deviennent un enseignement intersection obligatoire en deuxi&egrave;me ann&eacute;e&nbsp;; l&rsquo;apprentissage des langues est renforc&eacute; et r&eacute;form&eacute; avec la mise en place d&rsquo;enseignements th&eacute;matiques et de cours non plus &laquo;&nbsp;de&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;en&nbsp;&raquo; langue &eacute;trang&egrave;re. La section internationale fait peau neuve en s&rsquo;ouvrant &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie mondialis&eacute;e (Action internationale de l&rsquo;entreprise) et &agrave; l&rsquo;Europe communautaire. Enfin une Direction des relations avec l&rsquo;&eacute;tranger supervise l&rsquo;accueil des &eacute;tudiants &eacute;trangers, les d&eacute;parts d&rsquo;&eacute;tudiants fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et la signature des partenariats universitaires en vogue en ces temps d&rsquo;Erasmus.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Le changement dans la continuit&eacute;.</strong>La r&eacute;forme Lancelot est une transformation en profondeur de la scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me. Sans toucher toutefois &agrave; sa dur&eacute;e en trois ans, ni &agrave; l&rsquo;architecture des quatre sections, elle anticipe les &eacute;volutions du tournant du si&egrave;cle. Ainsi en va-t-il de l&rsquo;allongement imperceptible de l&rsquo;AP par l&rsquo;instauration du sas d&rsquo;entr&eacute;e en deuxi&egrave;me ann&eacute;e et de l&rsquo;introduction de p&eacute;riodes de stages et de s&eacute;jours &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;; ainsi en va-t-il des certificats de sp&eacute;cialisation de troisi&egrave;me ann&eacute;e qui pr&eacute;figurent les masters professionnels ou de recherche. Si l&rsquo;international est plus europ&eacute;en que mondial, plus orient&eacute; vers les contenus que vers la pratique, le tournant des cours fondamentaux en langue &eacute;trang&egrave;re ainsi que des partenariats d&rsquo;&eacute;changes est pris. Enfin les moyens mobilis&eacute;s pour mener &agrave; bien la r&eacute;forme, tant sur le plan des ressources humaines (recrutement aux fonctions d&rsquo;encadrement) que de l&rsquo;effort financier (augmentation des droits de scolarit&eacute;&nbsp;; lobbying aupr&egrave;s des pouvoirs publics dans le cadre des contrats quadriennaux), sont clairement d&eacute;finis</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP, 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] A. Lancelot, Discours de d&eacute;part prononc&eacute; le 09/04/1996 devant le personnel de l&rsquo;IEP-FNSP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem</em>.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP, 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Réforme Lancelot : la réforme des études","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"reforme-lancelot-la-reforme-des-etudes","lang":"fr","excerpt":"1989, le Sciences Po nouveau est arrivé ! Nouvelle organisation des études, nouveaux enseignements, nouveaux formats pédagogiques, la réforme Lancelot marque les années 1990. "}],"thumbnail":"logo_scpo_livret.jpg","media":[{"id":"107","image":"logo_scpo_livret.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Programme des enseignements"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"56"},{"brick_id":"99"},{"brick_id":"120"},{"brick_id":"100"},{"brick_id":"139"},{"brick_id":"101"},{"brick_id":"121"},{"brick_id":"96"},{"brick_id":"108"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1989-01-01"},{"id":"99","slug":"glpmc-et-gedpes-les-nouveaux-enseignements-phares","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"16","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Culture g&eacute;n&eacute;rale.</strong> Lorsqu&rsquo;il pr&eacute;sente les deux nouveaux enseignements phares de sa r&eacute;forme, Alain Lancelot n&rsquo;invoque rien de moins que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;inspiration de l&rsquo;ELSP et de l&rsquo;IEP de la Lib&eacute;ration</em>&nbsp;&raquo;, la grande tradition de la formation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; Sciences&nbsp;Po &laquo;&nbsp;<em>qui constitue notre identit&eacute;&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. Les deux cours seront les fers de lance d&rsquo;un dispositif remettant &laquo;&nbsp;<em>ce qu&rsquo;on appelait autrefois la culture g&eacute;n&eacute;rale</em>&nbsp;&raquo; au c&oelig;ur de l&rsquo;enseignement, au m&ecirc;me titre que l&rsquo;AP et son succ&eacute;dan&eacute;, le &laquo;&nbsp;sas&nbsp;&raquo; d&rsquo;entr&eacute;e en deuxi&egrave;me ann&eacute;e, et que les conf&eacute;rences de lecture et les cours d&rsquo;ouverture introduits dans la scolarit&eacute;. Car le but de la formation Sciences&nbsp;Po n&rsquo;est pas seulement professionnel&nbsp;; il s&rsquo;agit &laquo;&nbsp;<em>de donner &agrave; des jeunes gens, qui ne demandent que cela, des moyens de r&eacute;fl&eacute;chir sur les mouvements qui traversent le si&egrave;cle et sur les principes qui peuvent guider leur action&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Vaste ambition qui prend la forme d&rsquo;un cours magistral obligatoire associ&eacute; &agrave; une conf&eacute;rence de m&eacute;thode hebdomadaire (3h par semaine), Grandes lignes de partage du monde contemporain (GLPMC) en deuxi&egrave;me ann&eacute;e et Grands enjeux du d&eacute;bat politique &eacute;conomique et social (GEDPES) en troisi&egrave;me ann&eacute;e.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Grandes lignes de partage du monde contemporain</strong>. Cet enseignement &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;opolitique</em>&nbsp;&raquo; doit &laquo;&nbsp;<em>mettre la plan&egrave;te dans la t&ecirc;te de nos &eacute;l&egrave;ves</em>&nbsp;&raquo; et traduit la strat&eacute;gie de &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;shexagonalisation</em>&nbsp;&raquo; des enseignements et d'ouverture au monde voulue par Lancelot. Pour autant, GLPMC est un &laquo;&nbsp;<em>objet sans discipline&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo; qui convoque de nombreuses sciences sociales, &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;ographie, &eacute;conomie, histoire, d&eacute;mographie, science politique, sociologie</em>&nbsp;&raquo;, au chevet d&rsquo;un monde fragment&eacute; qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;ausculter &laquo;&nbsp;<em>si l&rsquo;on veut pouvoir agir dans le monde, voire agir sur le monde&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Les titulaires du cours sont trois professionnels, Jean-Marie Gu&eacute;henno, directeur du Conseil d'Analyse et de Pr&eacute;vision au minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res, Marisol Touraine, normalienne, agr&eacute;g&eacute;e, conseiller d&rsquo;&Eacute;tat et membre du cabinet du Premier ministre Michel Rocard, et Thierry de Montbrial, polytechnicien, &eacute;conomiste et directeur de l&rsquo;IFRI (Institut fran&ccedil;ais des relations internationales). Une mise en perspective historique&nbsp;[5] retrace les recompositions du syst&egrave;me monde de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre au nouvel ordre international des ann&eacute;es&nbsp;1990. Sont propos&eacute;es des r&eacute;flexions g&eacute;n&eacute;rales sur les grandes lignes de fracture du monde (&eacute;tatiques, id&eacute;ologiques, religieuses, &eacute;conomiques, d&eacute;mographiques) et sur les acteurs des relations internationales (&Eacute;tats, empires, entreprises, organisations internationales, ONG). Les notions de <em>blocs</em>, <em>p&ocirc;les</em> et <em>axes</em> (Est-Ouest, Nord-Sud) voisinent avec les concepts de <em>crise de l&rsquo;&Eacute;tat-nation</em>, de <em>post-nationalisme</em> et de <em>transnationalit&eacute;</em> pour mieux d&eacute;crire la structuration du syst&egrave;me international.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Grands enjeux du d&eacute;bat politique, &eacute;conomique et social</strong> s&rsquo;inscrit dans le dispositif de la troisi&egrave;me ann&eacute;e, sp&eacute;cialis&eacute;e et professionnalisante. Alfred Grosser, historien et germaniste, Pierre Hassner, philosophe sp&eacute;cialiste des Relations internationales, et Jean Leca, politiste, sont charg&eacute;s de donner corps &agrave; cette &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;flexion de nature &eacute;thique et philosophique</em>&nbsp;&raquo; et de fournir &agrave; leurs &eacute;tudiants &laquo;&nbsp;<em>un certain nombre de valeurs</em>&nbsp;&raquo; ou, du moins, de faire &laquo;&nbsp;<em>prendre conscience des valeurs que l&rsquo;on porte soi-m&ecirc;me en ayant eu l&rsquo;occasion de les confronter &agrave; celles des autres&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;. Pour partie cours de th&eacute;orie politique abordant les th&egrave;mes de l&rsquo;&Eacute;tat, de la souverainet&eacute;, de la citoyennet&eacute;, de la repr&eacute;sentation, des droits, de la libert&eacute; et de l&rsquo;autorit&eacute;, de la d&eacute;mocratie et de la dictature, du droit international et du devoir d&rsquo;ing&eacute;rence&nbsp;; pour partie, cours d&rsquo;&eacute;conomie politique, traitant du public et du priv&eacute;, de la pauvret&eacute; et de la richesse, de l&rsquo;efficacit&eacute; et de la justice sociale, de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et de l&rsquo;&eacute;galit&eacute;&nbsp;; pour partie cours d&rsquo;&eacute;thique s&rsquo;attardant sur la communication, le respect, la religion, la spiritualit&eacute;, la loi et les m&oelig;urs. GEDPES est, de l&rsquo;avis de son titulaire Alfred Grosser, le cours qui lui a &laquo;&nbsp;<em>co&ucirc;t&eacute; le plus de travail de lecture et de r&eacute;flexion et qui a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u de fa&ccedil;on aussi vari&eacute;e par les &eacute;tudiants&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. Nul doute que ces derniers ont &eacute;t&eacute; interloqu&eacute;s face &agrave; des sujets aussi difficiles que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;explication peut-elle remplacer l&rsquo;argumentation et la justification&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo;, aussi controvers&eacute;s que &laquo;&nbsp;<em>les affaires ont-elles une &eacute;thique&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>Faut-il m&eacute;riter le transfert social&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>quelle l&eacute;gitimation pour quelle r&eacute;volte&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo; ou encore <em>&laquo;&nbsp;la majorit&eacute; est-elle le souverain&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; stimul&eacute;s par cette audacieuse invitation au d&eacute;bat.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP, 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] M. Touraine, Plan Introduction &agrave; son cours, GLPMC, 03/12/1991.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP, 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Voir les <em>Livrets de l&rsquo;&eacute;tudiant</em> des ann&eacute;es&nbsp;1990.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d'administration 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] A. Grosser, <em>Projet d&rsquo;ouvrage sur Sciences&nbsp;Po &ndash; Version longue</em> &ndash; mai&nbsp;2000, non publi&eacute;.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"GLPMC et GEDPES : les nouveaux enseignements-phares ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"glpmc-et-gedpes-les-nouveaux-enseignements-phares","lang":"fr","excerpt":"Affectueusement surnommés Glpmc et Gedpes, les enseignements Grandes lignes de partage du monde contemporain et Grands enjeux du débat politique, économique et social sont la vitrine intellectuelle de la réforme des études de 1989."}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"76"}],"comment":"","date_start":"1989-03-02"},{"id":"100","slug":"moderniser-les-specialisations-s-ouvrir-au-monde-du-travail","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"17","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>R&eacute;nover les sections et instaurer des certificats de sp&eacute;cialisation</strong>. &laquo;&nbsp;<em>Assurer la flexibilit&eacute; [et] r&eacute;pondre assez largement aux besoins du march&eacute; du travail&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo; sont les cr&eacute;dos d&rsquo;une &Eacute;cole dont les d&eacute;bouch&eacute;s sont majoritairement assur&eacute;s par le secteur priv&eacute; (80&nbsp;% en&nbsp;1997). La carte des sp&eacute;cialisations et des sections est renouvel&eacute;e et une nouvelle &laquo;&nbsp;politique de l&rsquo;offre&nbsp;&raquo; &eacute;labor&eacute;e. M&ecirc;me au sein de la section Service Public, &laquo;&nbsp;<em>la gamme des pr&eacute;parations aux concours administratifs</em>&nbsp;&raquo; est &eacute;largie &agrave; la magistrature, &agrave; la direction d&rsquo;h&ocirc;pitaux ou &agrave; l'administration territoriale&nbsp;[2]. Au sein de la section Ecofi, &laquo;&nbsp;<em>nous avons mis en avant le secteur d&rsquo;excellence de la fili&egrave;re qui est l&rsquo;analyse et la gestion financi&egrave;re, la banque, l&rsquo;assurance et les services financiers aux entreprises&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. La section internationale propose une sp&eacute;cialisation M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe et Action internationale de l&rsquo;entreprise en plus d&rsquo;une fili&egrave;re Relations internationales, plus classique. La section PES rebaptis&eacute;e Communication et Ressources humaines (CRH) a pour ambition de fonder &laquo;&nbsp;<em>une v&eacute;ritable &eacute;cole de communication</em>&nbsp;&raquo; et de valoriser &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;acquis de Sciences&nbsp;Po dans le domaine des relations sociales et de la sociologie d&rsquo;entreprise&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;. Vieille antienne, l&rsquo;&eacute;quilibre des effectifs des sections est atteint quand la section Ecofi d&eacute;passe la section SP en&nbsp;1987. La section CRH conna&icirc;t une spectaculaire expansion, faisant jeu &eacute;gal avec Ecofi dans la premi&egrave;re moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;1990. M&ecirc;me la &laquo;&nbsp;petite&nbsp;&raquo; section internationale conna&icirc;t une croissance sans pr&eacute;c&eacute;dent, double ses effectifs et d&eacute;passe la barre des 100&nbsp;&eacute;tudiants par promotion durant les ann&eacute;es&nbsp;1990. Principale raison du succ&egrave;s, le renforcement des sp&eacute;cialisations et de la modularisation permis par l&rsquo;introduction des &laquo;&nbsp;certificats de sp&eacute;cialisation&nbsp;&raquo;, gage d&rsquo;une formation intensive et professionnalisante. Tr&egrave;s flexibles et facilement r&eacute;formables, ces certificats permettent une adaptation rapide aux &eacute;volutions du march&eacute; et sont assur&eacute;s par des praticiens. Ainsi&nbsp;Ecofi propose-t-elle quatre certificats en &laquo;&nbsp;Analyse et gestion financi&egrave;re&nbsp;&raquo;, en &laquo;&nbsp;Finances et institutions financi&egrave;res&nbsp;&raquo;, en &laquo;&nbsp;Audit et contr&ocirc;le de gestion&nbsp;&raquo; et en &laquo;&nbsp;Marketing et strat&eacute;gie financi&egrave;re&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>D&eacute;saintguillaumiser</em>&nbsp;&raquo; les &eacute;tudiants. </strong>Le carcan du cycle du dipl&ocirc;me et de la scolarit&eacute; en trois ans, s&rsquo;il n&rsquo;est pas remis en cause, est am&eacute;nag&eacute; pour permettre &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ouverture au monde ext&eacute;rieur</em>&nbsp;&raquo; pr&ocirc;n&eacute;e par Alain Lancelot. &laquo;&nbsp;<em>Une place plus large que par le pass&eacute;</em>&nbsp;&raquo; est ainsi accord&eacute;e aux stages. Encastr&eacute;s entre la premi&egrave;re et la deuxi&egrave;me, puis entre la deuxi&egrave;me et la troisi&egrave;me ann&eacute;e, les stages (ou s&eacute;jours &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger 25&nbsp;%) sont &eacute;tendus dans leur dur&eacute;e (entre trois et cinq mois) et &eacute;troitement encadr&eacute;s par le service des stages puis par &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;Avenir&nbsp;&raquo;, service cr&eacute;&eacute; en 1995, qui supervise un millier de stages par an. Preuve de la popularit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole, les entreprises proposent pas moins de quatre offres de stage &agrave; chaque &eacute;tudiant.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Formation continue&nbsp;/&nbsp;Formation initiale</strong>. V&eacute;ritable obsession de Lancelot, le rapprochement de la formation initiale et de la formation continue est qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;<em>point fondamental</em>&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volution de l&rsquo;avenir&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;. Convaincu du caract&egrave;re imm&eacute;diatement obsol&egrave;te et p&eacute;rim&eacute; des savoirs et des savoir-faire propos&eacute;s par Sciences&nbsp;Po dans un monde &eacute;vanescent et incertain, Alain Lancelot voit dans la formation continue une panac&eacute;e, permettant &laquo;&nbsp;<em>plus facilement le retour des anciens &eacute;l&egrave;ves pour une piq&ucirc;re de rappel&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;. Son projet-phare de Fondation pour le Citoyen ou d&rsquo;universit&eacute; citoyenne, pr&eacute;sent&eacute; en d&eacute;but de second mandat, n&rsquo;est rien de moins que la projection d&rsquo;un spectaculaire d&eacute;ploiement de la Formation continue et son int&eacute;gration compl&egrave;te au c&oelig;ur de Sciences&nbsp;Po. Pour l&rsquo;heure, ce service est g&eacute;n&eacute;rateur de revenus, accueille plus de 5&nbsp;000 stagiaires et propose plus de 200&nbsp;s&eacute;minaires annuels. Des programmes d&rsquo;&eacute;tudes avanc&eacute;es (PEA) voient le jour dans le cadre de la Fondation, l&rsquo;un formant aux m&eacute;tiers de la ville et de l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;autre aux m&eacute;tiers du social, tandis que prosp&egrave;re un MBA autonome.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La direction des relations avec les entreprises</strong>. Institu&eacute;e en&nbsp;1993, la DRE t&eacute;moigne d&rsquo;une prise de conscience&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>les entreprises repr&eacute;sentent 30&nbsp;MF de ressources [&hellip;]&nbsp;; 30&nbsp;% de nos enseignants vacataires sont issus des entreprises, [&hellip;]&nbsp;; enfin 80&nbsp;% des dipl&ocirc;m&eacute;s de Sciences&nbsp;Po font carri&egrave;re dans l&rsquo;entreprise&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Clients</em> (placement des dipl&ocirc;m&eacute;s), <em>fournisseurs</em> (en argent, enseignants, conseils) et <em>partenaires</em> (des programmes sp&eacute;ciaux)[8]&nbsp;&raquo;, les entreprises sont des interlocuteurs incontournables. La DRE supervise les &laquo;&nbsp;<em>activit&eacute;s marchandes&nbsp;</em>&raquo; et g&eacute;n&eacute;ratrices de revenus que sont la collecte de la taxe d'apprentissage (10&nbsp;MF en 1998) et la Formation continue. Surtout, la DRE s'occupe des &eacute;tudiants en stages et en recherche de premier emploi gr&acirc;ce &agrave; son service Sciences&nbsp;Po Avenir, qui organise le Forum Sciences&nbsp;Po/Entreprises, v&eacute;ritable bourse du travail, et produit des enqu&ecirc;tes sur les d&eacute;bouch&eacute;s des &eacute;tudiants&nbsp;[9]. Enfin la DRE tisse la toile de son r&eacute;seau en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;arm&eacute;e des enseignants vacataires issus des entreprises, v&eacute;ritables ambassadeurs de Sciences&nbsp;Po dans le monde des affaires et v&eacute;ritables &eacute;missaires des entreprises &agrave; Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] A. Lancelot, &laquo;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure de la mondialisation&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Y. Richard, Conseil d'administration FNSP 20/10/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] R. Descoings, Conseil d'administration FNSP 20/10/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Sciences&nbsp;Po&nbsp;Avenir, Enqu&ecirc;te sur le premier emploi (publication annuelle).</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Moderniser les spécialisations : s’ouvrir au monde du travail ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"moderniser-les-specialisations-s-ouvrir-au-monde-du-travail","lang":"fr","excerpt":"Si Alain Lancelot fustige la « dérive » de « l’acquisition de qualifications directement liées aux débouchés immédiats  » et les écueils des « connaissances techniques insuffisamment maîtrisées ou de savoirs périmés  », il s’attache néanmoins à assurer la pertinence des formations Sciences Po."}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"1989-03-15"},{"id":"101","slug":"l-ouverture-internationale","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"18","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong><em>&laquo;&nbsp;</em>D&eacute;shexagonaliser Sciences&nbsp;Po&nbsp;</strong>[1]<strong>&nbsp;&raquo;. </strong>Universitaire polyglotte et voyageur, intellectuel cosmopolite, Alain Lancelot promeut une formation qui &laquo;&nbsp;<em>se situe d&rsquo;embl&eacute;e en dehors du cadre national&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; par la langue et par le contenu. Ainsi l&rsquo;&eacute;tudiant de Sciences&nbsp;Po devra-t-il &ecirc;tre bilingue, initi&eacute; aux langues vivantes par les technologies les plus modernes (audiovisuel, m&eacute;diath&egrave;que) et par les proc&eacute;d&eacute;s les plus novateurs (autoscopie). Cl&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s aux cultures et aux soci&eacute;t&eacute;s &eacute;trang&egrave;res, les cours de langues se font &laquo;&nbsp;th&eacute;matiques&nbsp;&raquo;. L&rsquo;enseignement &laquo;&nbsp;de&nbsp;&raquo; langue &eacute;trang&egrave;re laisse place &agrave; l&rsquo;enseignement &laquo;&nbsp;en&nbsp;&raquo; langue &eacute;trang&egrave;re, v&eacute;ritable r&eacute;volution bruyante, qui annonce le passage &agrave; des parcours enti&egrave;rement bilingues. Le d&eacute;centrement ethnographique passe &eacute;galement par la r&eacute;vision des contenus et par l&rsquo;introduction de la dimension europ&eacute;enne et comparative au c&oelig;ur des enseignements&nbsp;: les grands cours d&rsquo;Institutions politiques, d&rsquo;Histoire sociale et culturelle, de Sociologie sont rebaptis&eacute;s &laquo;&nbsp;europ&eacute;ens&nbsp;&raquo;. Enfin &laquo;&nbsp;le syst&egrave;me monde&nbsp;&raquo; est plus que jamais objet de discours&nbsp;: ses &eacute;volutions, ses structures et ses fractures sont &eacute;tudi&eacute;es dans l&rsquo;enseignement obligatoire des Grandes lignes du partage du monde contemporain et dans des cours de g&eacute;ographie r&eacute;nov&eacute;s.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La r&eacute;novation de la section internationale</strong>. Lieu de l&rsquo;international par excellence, la &laquo;&nbsp;petite section&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;section des &eacute;trangers&nbsp;&raquo; retrouve une seconde jeunesse et un franc succ&egrave;s aupr&egrave;s des &eacute;l&egrave;ves fran&ccedil;ais en proposant trois nouvelles sp&eacute;cialisations. La fili&egrave;re Relations internationales offre une formation fondamentale &agrave; la recherche en RI confi&eacute;e aux chercheurs du CERI&nbsp;; la fili&egrave;re M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe prend acte des nouveaux d&eacute;bouch&eacute;s fournis par les institutions et les lobbies europ&eacute;ens &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; s&rsquo;&eacute;panouit une haute fonction publique europ&eacute;enne s&eacute;lectionn&eacute;e par concours&nbsp;; la fili&egrave;re Action internationale de l&rsquo;entreprise (AIE), extension d&rsquo;Eco.-Fi., tente de s&rsquo;imposer tandis que la lib&eacute;ralisation &eacute;conomique accompagne l&rsquo;essor des firmes multinationales et la d&eacute;r&eacute;gulation financi&egrave;re.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La direction des relations avec l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;: mobilit&eacute; &eacute;tudiante et partenariats universitaires</strong>. Axe prioritaire de la r&eacute;forme, la politique internationale b&eacute;n&eacute;ficie d&egrave;s&nbsp;1988 d&rsquo;un service d&eacute;di&eacute;, confi&eacute; &agrave; Fran&ccedil;oise Sauvage. La direction des relations avec l&rsquo;&eacute;tranger a trois dossiers dans son escarcelle&nbsp;: la supervision de la section internationale&nbsp;; la gestion des &eacute;tudiants &eacute;trangers et surtout la signature des premiers accords et partenariats avec les universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res. Six &agrave; huit&nbsp;cent &eacute;tudiants &eacute;trangers fr&eacute;quentent Sciences&nbsp;Po chaque ann&eacute;e. Accueillis au sein de programmes sp&eacute;ciaux, principalement le Certificat d&rsquo;&eacute;tudes politiques (CEP) r&eacute;nov&eacute;&nbsp;[3]&nbsp;et la section internationale pour les plus francophones, ils suivent une scolarit&eacute; s&eacute;par&eacute;e. Nouveaut&eacute; s&rsquo;il en est, les &eacute;tudiants fran&ccedil;ais sont incit&eacute;s &agrave; partir &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, en lieu et place des deux stages propos&eacute;s durant la scolarit&eacute;, ou hors scolarit&eacute;, &agrave; l&rsquo;issue du dipl&ocirc;me, dans le cadre d&rsquo;une mobilit&eacute; valid&eacute;e par le Certificat d&rsquo;&eacute;tudes internationales mis en place en&nbsp;1992. Ils sont une centaine &agrave; se d&eacute;payser. Pour permettre leur d&eacute;part et s&rsquo;assurer la venue d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers toujours plus rebut&eacute;s par la barri&egrave;re de la langue, les premiers accords d&rsquo;&eacute;changes sont mis en place dans le cadre du programme europ&eacute;en Erasmus, mais &eacute;galement de partenariats autonomes ou de programmes sp&eacute;cifiques&nbsp;[4]. En&nbsp;1995, une soixantaine de partenariats ont &eacute;t&eacute; conclus avec les universit&eacute;s de vingt-trois pays, dont une trentaine en Europe et dix-sept aux &Eacute;tats-Unis. Sciences&nbsp;Po est &eacute;galement sollicit&eacute; pour des missions de &laquo;&nbsp;coop&eacute;ration&nbsp;&raquo; par le Minist&egrave;re des affaires &eacute;trang&egrave;res (MAE) ou par l'Union europ&eacute;enne, dont le but est de promouvoir la francophonie et la d&eacute;mocratie, par la cr&eacute;ation de programmes d&eacute;localis&eacute;s, souvent de formation de fonctionnaires, du Caire &agrave; Istanbul, de Moscou &agrave; Varsovie, de Bogota &agrave; Beyrouth, voire au Tatarstan.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Une priorit&eacute;, l&rsquo;Europe</strong>. L&rsquo;horizon vis&eacute; par cette &laquo;&nbsp;ouverture internationale&nbsp;&raquo; est, circonstances obligent, l&rsquo;Europe r&eacute;unifi&eacute;e. Un Centre europ&eacute;en, &laquo;&nbsp;<em>petite cellule de mission&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo;, est lanc&eacute; en&nbsp;1994 pour &eacute;laborer une &laquo;&nbsp;strat&eacute;gie europ&eacute;enne&nbsp;&raquo; et faire en sorte que &laquo;&nbsp;<em>la dimension europ&eacute;enne soit encore mieux prise en compte dans l&rsquo;ensemble des fonctions de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: formation, recherche, documentation, diffusion&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP, 14/10/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Trois programmes sp&eacute;ciaux vont remplacer progressivement le CEP&nbsp;: le PISPS, Programme International de Sciences politiques et sociales, accueille les &eacute;tudiants &eacute;trangers de niveau premier cycle (1996)&nbsp;; le CIEP, cycle international d&rsquo;&eacute;tudes politiques, sert de sas d&rsquo;entr&eacute;e de second cycle, d&rsquo;ann&eacute;e d&rsquo;initiation vers le dipl&ocirc;me&nbsp;; le PIER, Programme international accueille les &eacute;tudiants de troisi&egrave;me cycle.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Le programme Benjamin Franklin, commun avec l&rsquo;&Eacute;cole centrale et HEC, permet &agrave; Sciences&nbsp;Po de recevoir chaque ann&eacute;e une trentaine d&rsquo;&eacute;tudiants en provenance des meilleures universit&eacute;s des &Eacute;tats-Unis et du Canada pour une p&eacute;riode de formation intense. Le programme Copernic, en coop&eacute;ration avec trois grandes &eacute;coles d&rsquo;ing&eacute;nieurs, permet la venue d'une trentaine d&rsquo;&eacute;tudiants en provenance des pays de l'Est pour &ecirc;tre form&eacute;s, sur une ann&eacute;e, &agrave; la gestion des entreprises en m&ecirc;me temps qu&rsquo;au fonctionnement d&rsquo;un syst&egrave;me politique qui leur &eacute;tait inconnu.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot Conseil d'administration FNSP 26/09/1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 20/12/1994.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L'ouverture internationale","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"l-ouverture-internationale","lang":"fr","excerpt":"Alors que tombe le mur de Berlin et qu’un nouvel ordre international renaît sur les ruines du bloc soviétique, alors que sonne l’heure d’une mondialisation que l’on espère « heureuse », Alain Lancelot entend ressusciter la tradition internationale de Sciences Po. (crédit photo : © Lear 21 at English Wikipedia /CC BY-SA 3.0 /Wikimedia Commons)"}],"thumbnail":"thefalloftheberlinwall1989.jpg","media":[{"id":"84","image":"L-ouverture-internationale-par-Francis-Verillaud.","type":"video","video_id":"40145623","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Francis Vérillaud (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"16"},{"brick_id":"110"},{"brick_id":"139"}],"comment":"","date_start":"1989-04-01"},{"id":"102","slug":"reformes-lancelot-la-reorganisation-administrative","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"19","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Des secr&eacute;tariats g&eacute;n&eacute;raux aux directions. </strong>En&nbsp;1991, Alain Lancelot pr&eacute;sente sa r&eacute;forme de l&rsquo;administration. La mesure la plus novatrice consiste &agrave; remplacer les deux secr&eacute;tariats&nbsp;g&eacute;n&eacute;raux de la Fondation et de l&rsquo;Institut, postes occup&eacute;s successivement par F.&nbsp;Goguel, J.&nbsp;Meynaud, J.&nbsp;Touchard et S.&nbsp;Hurtig pour la FNSP et par R.&nbsp;Henry-Gr&eacute;ard et C.&nbsp;Jourdan pour l&rsquo;IEP, par des directions. Les ma&icirc;tres-mots affich&eacute;s en sont &laquo;&nbsp;performance et unit&eacute;&nbsp;&raquo;. Performance d&rsquo;abord&nbsp;car il faut &laquo;&nbsp;<em>repenser notre organisation sur des modes qui se rapprochent peut-&ecirc;tre un peu plus de ceux de l&rsquo;entreprise, qui s&rsquo;&eacute;loignent un peu plus de ceux de l&rsquo;administration&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. La croissance de l&rsquo;IEP-FNSP, tant en termes de missions, de services que de personnes &agrave; g&eacute;rer, rend titanesque la t&acirc;che du secr&eacute;taire&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral de la Fondation, responsable non seulement des finances, des locaux, du personnel, de l&rsquo;administration g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;IEP-FNSP... mais &eacute;galement du secteur recherche et de la biblioth&egrave;que. Pour Lancelot, il est grand temps de distinguer &laquo;&nbsp;<em>les fonctions d&rsquo;animation intellectuelle et celles de gestion et d&rsquo;administration&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; en cr&eacute;ant d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; une direction administrative et financi&egrave;re (DAF) et de l&rsquo;autre une direction scientifique (DS) et une direction de la scolarit&eacute; (DES). Mais il est &eacute;galement n&eacute;cessaire de renforcer l'unit&eacute; de l'ensemble&nbsp;: si les deux secr&eacute;taires&nbsp;g&eacute;n&eacute;raux avaient incarn&eacute; la dualit&eacute; IEP-FNSP, fruit du compromis de&nbsp;1945, la nouvelle DAF doit symboliser l&rsquo;imbrication, voire la fusion, de l&rsquo;IEP et de la FNSP au sein du grand &eacute;tablissement qu'est devenu Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Communication et International, deux priorit&eacute;s</strong>. La DS et la DAF ne sont pas les seules, ni les premi&egrave;res directions cr&eacute;&eacute;es par Alain Lancelot. D&egrave;s&nbsp;1988, deux services ont &eacute;t&eacute; institu&eacute;s et qualifi&eacute;s de &laquo;&nbsp;<em>secteurs cl&eacute;s</em>&nbsp;&raquo; avant d&rsquo;&ecirc;tre promus directions. La direction de la Communication, confi&eacute;e &agrave; Yannick Muguet, met en musique l'information interne et la communication externe de l&rsquo;institution. On lui doit notamment la lettre de Sciences&nbsp;Po, <em>Sciences&nbsp;Po&nbsp;Info</em>, des campagnes de presse (num&eacute;ro sp&eacute;cial dans <em>Le D&eacute;bat&nbsp;</em>[3] et dans <em>Commentaire&nbsp;</em>[4]) destin&eacute;es &agrave; mieux faire conna&icirc;tre Sciences&nbsp;Po, et m&ecirc;me un <em>relooking</em> de son logo (le lion et le renard, la force et la ruse). La direction des relations avec l&rsquo;&eacute;tranger, pilot&eacute;e par Fran&ccedil;oise Sauvage, supervise la section internationale, le service des &eacute;tudiants &eacute;trangers et leurs programmes sp&eacute;cifiques, ainsi que les partenariats universitaires et scientifiques. D&rsquo;autres directions verront le jour, comme celle des relations avec les entreprises, cr&eacute;&eacute;e en&nbsp;1993 et confi&eacute;e au responsable de la section Ecofi, de la collecte de la taxe d'apprentissage et de l&rsquo;organisation des stages, Yves Richard.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La DAF ou la nouvelle gestion des finances et des RH. </strong>Avec la cr&eacute;ation de la DAF en&nbsp;1991, Sciences&nbsp;Po entre dans une &egrave;re de modernisation administrative et de professionnalisation. Sous la supervision de Jean-Pierre Millot cohabitent le service des finances et de la comptabilit&eacute; confi&eacute; &agrave; Sylvie C&eacute;sarine, du personnel rebaptis&eacute; &laquo;&nbsp;ressources humaines&nbsp;&raquo; qui &eacute;choie &agrave; Caroline Sac&eacute;da, et de la logistique pilot&eacute;e par Eug&egrave;ne Lepleux. Deux grands chantiers vont occuper la DAF&nbsp;: la tr&egrave;s lente &laquo;&nbsp;<em>am&eacute;lioration des proc&eacute;dures comptables et budg&eacute;taires&nbsp;</em>[5]&nbsp;&raquo; s&rsquo;op&egrave;re sous l&rsquo;&oelig;il vigilant du Conseil d&rsquo;administration (CA) et permet d&rsquo;envisager un pilotage budg&eacute;taire inform&eacute;. Une gestion professionnelle des ressources humaines est &eacute;galement mise &agrave; l'ordre du jour pour mieux traiter des particularit&eacute;s du statut des personnels de la FNSP o&ugrave; se c&ocirc;toient emplois publics (professeurs, ma&icirc;tres de conf&eacute;rences et PRAG affect&eacute;s &agrave; Sciences&nbsp;Po par le minist&egrave;re de l'Education nationale) et emplois priv&eacute;s, eux-m&ecirc;mes subdivis&eacute;s en deux &laquo;&nbsp;secteurs de gestion&nbsp;&raquo; (grilles maison et grilles align&eacute;es sur la fonction publique) et en emplois &laquo;&nbsp;sur postes budg&eacute;taires&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;hors postes budg&eacute;taires&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;volution des effectifs, leur nature et leur affectation, leur financement et leur r&eacute;mun&eacute;ration, font l&rsquo;objet de malentendus et de crispations amplifi&eacute;s par une politique volontariste, mais encore limit&eacute;e, de recrutement portant &agrave; plus de 440&nbsp;membres la famille Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 26/06/1991.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Commentaire</em>, n&deg;80, vol.&nbsp;20, hiver 1997&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;universit&eacute;&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 14/12/1993.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Réformes Lancelot : la réorganisation administrative","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"reformes-lancelot-la-reorganisation-administrative","lang":"fr","excerpt":"Pour se donner les moyens de ses ambitions, Alain Lancelot s’attaque à l’organigramme de la vieille Maison : les vénérables secrétariats généraux cèdent la place à de nouvelles directions ; la Communication et l’International sont érigés en priorité alors que se dessinent de nouvelles politiques des finances et des ressources humaines."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"108","image":"Couv_le_debat.gif","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le débat, n°64, mars 1991, numéro spécial \" Sciences Po : sur la formation des élites en France \""}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"96"}],"comment":"","date_start":"1991-01-01"},{"id":"103","slug":"les-multiples-naissances-de-l-ecole-doctorale","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"20","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Les troisi&egrave;mes cycles.</strong> &Agrave; l'initiative de Jean Touchard, la cr&eacute;ation en&nbsp;1956 du Cycle sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes politiques&nbsp;[1], ou Troisi&egrave;me cycle, est pr&eacute;coce et pionni&egrave;re&nbsp;: elle pr&eacute;c&egrave;de la structuration des centres de recherche de la FNSP et ouvre la voie &agrave; l&rsquo;instauration de troisi&egrave;mes cycles en droit et en sciences humaines et sociales au sein de l&rsquo;Universit&eacute; fran&ccedil;aise. De cette gen&egrave;se d&eacute;coule l&rsquo;architecture de la formation &agrave; la recherche &agrave; Sciences&nbsp;Po. En&nbsp;1974, l'&Eacute;cole, forte de l&rsquo;habilitation &agrave; d&eacute;cerner des dipl&ocirc;mes nationaux du DEA et du DESS au doctorat, propose des DEA en science politique (un seul DEA d&rsquo;abord subdivis&eacute; ensuite en quatre&nbsp;DEA en&nbsp;1999&nbsp;: analyse comparative des aires politiques, pens&eacute;e politique, relations internationales, sociologie politique et politiques publiques), en histoire, &eacute;conomie et sociologie (1977), et en d&eacute;mographie &eacute;conomique (1989). Ces troisi&egrave;mes cycles, organis&eacute;s autour d'enseignants-chercheurs titulaires, auront &laquo;&nbsp;<em>une existence autonome, &agrave; la fois les uns vis-&agrave;-vis des autres, mais aussi&hellip; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des centres de recherche de la FNSP&hellip; et des autres cycles d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;IEP&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; au point d&rsquo;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;<em>&agrave; la marge, &agrave; la fois par le fonctionnement (calqu&eacute; sur celui des universit&eacute;s de droit commun), par l&rsquo;objet (d&eacute;livrer des dipl&ocirc;mes nationaux classiques), par la notori&eacute;t&eacute;, par la nature des d&eacute;bouch&eacute;s&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Bastion des universitaires qui supervisent &laquo;&nbsp;<em>la conception et l&rsquo;organisation des enseignements, le choix des enseignants, le recrutement des &eacute;tudiants et les modalit&eacute;s de contr&ocirc;le&nbsp;</em>[4]&nbsp;&raquo;, les DEA accueillent majoritairement des &eacute;tudiants non dipl&ocirc;m&eacute;s de Sciences&nbsp;Po dans une institution o&ugrave; &laquo;&nbsp;<em>longtemps la distinction entre la FNSP et l&rsquo;IEP a &eacute;t&eacute; vive&nbsp;</em>&raquo; et o&ugrave; la formation &agrave; la recherche n&rsquo;&eacute;tait pas une priorit&eacute;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;Un long processus d&rsquo;appropriation crois&eacute;e</strong>&nbsp;[5]<a href=\"#_ftn5\" title=\"\"></a><strong>&nbsp;&raquo;. </strong>Cette autonomie est remise en cause sous le mandat d&rsquo;Alain Lancelot. Si &laquo;&nbsp;<em>les ann&eacute;es 1990 ont marqu&eacute; une rupture avec les conditions pr&eacute;c&eacute;dentes</em>&nbsp;[6]<a href=\"#_ftn6\" title=\"\"></a>&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est en raison &agrave; la fois du contexte universitaire marqu&eacute; par l'encadrement par la loi de la carri&egrave;re des enseignants-chercheurs et de sa professionnalisation&nbsp;[7], et de la politique scientifique du directeur qui souhaite rapprocher enseignement et recherche. &laquo;&nbsp;<em>Inflexion consid&eacute;rable&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;, Alain&nbsp;Lancelot propose en&nbsp;1993 la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole doctorale confi&eacute;e &agrave; R&eacute;my Leveau puis &agrave; Jean Charlot. Son objectif est triple&nbsp;: briser le monopole des universitaires sur la formation &agrave; la recherche en y associant &eacute;troitement les chercheurs et les centres de recherche de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; briser le carcan des disciplines et proposer une formation pluridisciplinaire int&eacute;gr&eacute;e&nbsp;; enfin associer &eacute;troitement DESS et DEA pour &laquo;&nbsp;former &agrave; la recherche pour les professions&nbsp;[9]&nbsp;&raquo;. Cette politique se heurte &agrave; la r&eacute;sistance des universitaires, jaloux de leurs pr&eacute;rogatives et de leur autonomie.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Construire une grande &Eacute;cole doctorale de sciences humaines et sociales</em></strong> <em>clairement articul&eacute;e avec les autres cycles de scolarit&eacute; de l&rsquo;IEP de Paris et en &eacute;troite connexion avec la direction scientifique et les centres de recherche de la FNSP&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo;, tel est le chantier auquel s&rsquo;att&egrave;le Richard Descoings, second&eacute; par les directeurs scientifiques (Jean-Luc Domenach puis G&eacute;rard Grunberg) et par les directeurs de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale (Jean Leca puis Marc Lazar). Le positionnement de Sciences&nbsp;Po comme universit&eacute; de recherche est un axe majeur de la nouvelle politique de d&eacute;veloppement promue par le directeur et l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, qui est au centre du dispositif. Prenant appui sur la l&eacute;gislation&nbsp;[11] et la contractualisation&nbsp;[12], les bases d&rsquo;une nouvelle &Eacute;cole doctorale sont jet&eacute;es. Premier enjeu, la participation des chercheurs &agrave; la formation &agrave; la recherche est acquise par l&rsquo;instauration d&rsquo;un comit&eacute; ex&eacute;cutif (COMEX) de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, r&eacute;unissant tous les mois les directeurs des formations doctorales et les directeurs des centres de recherche, tandis que les doctorants sont syst&eacute;matiquement rattach&eacute;s aux centres de recherche. Second enjeu, le rapprochement des DEA et la culture de l&rsquo;interdisciplinarit&eacute;&nbsp;: le d&eacute;m&eacute;nagement de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale et de la biblioth&egrave;que de recherche au 199&nbsp;boulevard Saint-Germain permet le regroupement sous un m&ecirc;me toit des formations disciplinaires. Les calendriers des DEA sont revus pour permettre la convergence des dates de rentr&eacute;e et de cl&ocirc;ture des cours ainsi que la semestrialisation. Sur le plan scientifique, l&rsquo;interdisciplinarit&eacute; est encourag&eacute;e par l&rsquo;instauration de s&eacute;minaires de recherche, d&rsquo;ateliers et de groupes de travail pluridisciplinaires et transversaux-th&eacute;matiques et par la possibilit&eacute; de suivre des s&eacute;minaires hors de sa discipline. Int&eacute;gration enfin lorsque les lignes budg&eacute;taires des DEA sont fondues dans le budget unique de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale et que s&rsquo;instaure une proc&eacute;dure coll&eacute;giale d&rsquo;attribution des allocations et des financements de th&egrave;ses et une proc&eacute;dure collective d&rsquo;inscription et de validation des th&egrave;ses (comit&eacute; des th&egrave;ses). En&nbsp;2004, la r&eacute;forme de la mast&eacute;risation sonne d&eacute;finitivement le glas des DESS et bient&ocirc;t des DEA&nbsp;: la refonte compl&egrave;te des maquettes, &agrave; l&rsquo;occasion du passage &agrave; deux&nbsp;ans, renforce l&rsquo;exigence d&rsquo;interdisciplinarit&eacute; et se fait en &eacute;troite concertation avec les chercheurs, promus directeurs d&rsquo;&eacute;tudes pour les plus impliqu&eacute;s.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel du 7&nbsp;janvier&nbsp;1956.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Note &laquo;&nbsp;La politique scientifique de Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo;, septembre&nbsp;2001, Conseil d'administration FNSP 4/12/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] <em>Idem</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Arr&ecirc;t&eacute; du 23&nbsp;novembre&nbsp;1988 relatif &agrave; l&rsquo;habilitation &agrave; diriger des recherches. Arr&ecirc;t&eacute; du 30&nbsp;mars&nbsp;1992 relatif aux &eacute;tudes de 3<sup>e</sup>&nbsp;cycle</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Note &laquo;&nbsp;La politique scientifique de Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo;, septembre&nbsp;2001, Conseil d'administration FNSP 4/12/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 25/11/1991 &ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes sur les activit&eacute;s, les probl&egrave;mes et les perspectives de la Fondation.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Contrat Quadriennal 2001-2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Charte des th&egrave;ses&nbsp;1999.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Contrat Quadriennal, 2001-2004.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les multiples naissances de l'École doctorale","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; Conseil d'administration FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/ecole-doctorale/\" target=\"_blank\">Site de l'&eacute;cole doctorale</a></li>\r\n</ul>","slug":"les-multiples-naissances-de-l-ecole-doctorale","lang":"fr","excerpt":"Si la mission première de la FNSP est de « favoriser le progrès et la diffusion… des sciences politiques, économiques et sociales  », si les centres de recherche ont pris leur envol dès le début des années 1960, il n’en va pas de même pour l’École doctorale dont les contours se dessinent tardivement et difficilement dans les années 1990."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"105","image":"theses_travaux.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Exemplaires du répertoire des thèses et travaux"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"88"},{"brick_id":"115"}],"comment":"","date_start":"1993-01-01"},{"id":"104","slug":"droits-de-scolarite-la-bourse-ou-le-pret","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"21","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>La r&eacute;forme des droits de scolarit&eacute;</strong>. Tout avait pourtant bien commenc&eacute;. &Agrave; son entr&eacute;e en fonction, Alain Lancelot avait annonc&eacute; la couleur&nbsp;: son mandat verrait &laquo;&nbsp;<em>un rel&egrave;vement significatif des droits d&rsquo;inscription&hellip; pour les porter &agrave; un niveau qui serait de l&rsquo;ordre de 5&nbsp;000&nbsp;F dans quatre ou cinq ans&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. Pr&eacute;sent&eacute; comme un &laquo;&nbsp;<em>pacte</em>&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;<em>contrat social</em>&nbsp;&raquo;, le rel&egrave;vement implique qu&rsquo;&laquo;&nbsp;<em>une part importante de l&rsquo;accroissement des ressources sera distribu&eacute;e aux &eacute;tudiants</em>&nbsp;&raquo; et que l&rsquo;augmentation &laquo;&nbsp;<em>sera plafonn&eacute;e</em>&nbsp;&raquo; car &laquo;&nbsp;<em>il n&rsquo;est dans l&rsquo;intention de personne d&rsquo;aller au-del&agrave; du plafond de 5&nbsp;000&nbsp;F&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo;. Cet &laquo;&nbsp;<em>appel &agrave; la force contributive des &eacute;tudiants</em>&nbsp;&raquo;, au motif de la modernisation de l&rsquo;IEP et de la r&eacute;forme de la scolarit&eacute;, est entendu, et Alain Lancelot et Fran&ccedil;ois Goguel peuvent se r&eacute;jouir que &laquo;&nbsp;<em>sur les huit &eacute;tudiants qui si&egrave;gent au Conseil de Direction de l&rsquo;IEP, six ont vot&eacute; en faveur de la proposition&hellip; les &eacute;tudiants ont le sens des responsabilit&eacute;s&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. En&nbsp;1991, la barre des 5&nbsp;000&nbsp;F est atteinte. En&nbsp;1993, les droits d&rsquo;inscription constituent la deuxi&egrave;me source de revenus propres de la FNSP (13&nbsp;MF)&nbsp;; la part des droits allou&eacute;e &agrave; la redistribution sociale (exon&eacute;rations et bourses) oscille entre 36 et 39&nbsp;% (6&nbsp;MF)&nbsp;; l&rsquo;exon&eacute;ration profite &agrave; un &eacute;tudiant sur quatre (26&nbsp;%)&nbsp;[4]&nbsp;; 421&nbsp;&eacute;tudiants (12&nbsp;%) b&eacute;n&eacute;ficient de bourses compl&eacute;mentaires Institut-Fondation&nbsp;[5].</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La redistribution en question</strong>. En&nbsp;1993, le budget de la FNSP pr&eacute;sente un d&eacute;ficit de 4&nbsp;MF. La tentation de recourir aux &laquo;&nbsp;<em>contributions des usagers</em>&nbsp;&raquo; est forte. Deux solutions sont envisag&eacute;es&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>faut-il cesser le moratoire&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo; sur les augmentations des droits de scolarit&eacute; ou faut-il remettre en question la part d&eacute;volue au &laquo;&nbsp;<em>financement de la solidarit&eacute; entre &eacute;tudiants</em>&nbsp;&raquo; qui gr&egrave;ve le revenu g&eacute;n&eacute;r&eacute; par les droits&nbsp;? Alain Lancelot penche pour &laquo;&nbsp;<em>revoir la nature et le montant de cette redistribution</em>&nbsp;&raquo;, car &laquo;&nbsp;<em>&agrave; ce niveau-l&agrave;, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; du socialisme&nbsp;</em>[6]&nbsp;&raquo;. Autant l&rsquo;exon&eacute;ration des droits est, &agrave; ses yeux, justifi&eacute;e, autant les bourses &ndash;&nbsp;cette &laquo;&nbsp;<em>solidarit&eacute; suppl&eacute;mentaire</em>&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;<em>aide positive</em>&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;<em>s&eacute;curit&eacute; sociale bis&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash; qui se rajoutent &agrave; l&rsquo;exon&eacute;ration pour &eacute;ponger le surco&ucirc;t des &eacute;tudes parisiennes, lui paraissent &ecirc;tre un luxe d&eacute;plac&eacute;. A.&nbsp;Lancelot choisit unilat&eacute;ralement de baisser la part des droits d&rsquo;inscription d&eacute;di&eacute;e &agrave; la redistribution sociale et de proposer &agrave; la place un dispositif de &laquo;&nbsp;pr&ecirc;ts&nbsp;&raquo;, suscitant &laquo;&nbsp;l&rsquo;hostilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo; des syndicats &eacute;tudiants. Cette remise en cause du &laquo;&nbsp;pacte social&nbsp;&raquo; provoque la plus importante r&eacute;volte &eacute;tudiante depuis&nbsp;1968, avec gr&egrave;ve et br&egrave;ve occupation de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Renouer le pacte social</strong>. La m&eacute;diation des enseignants, les conclusions du groupe de travail pr&eacute;sid&eacute; par l&rsquo;&eacute;conomiste Jean-Paul Fitoussi, et le recul du directeur, permettent de &laquo;&nbsp;<em>refonder clairement &agrave; cette occasion le pacte social&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;. V&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>charte sociale</em>&nbsp;&raquo;, le rapport Fitoussi lie indissociablement la contribution &eacute;tudiante et la redistribution sociale&nbsp;: le montant de l&rsquo;enveloppe allou&eacute;e aux bourses sera d&eacute;sormais index&eacute; sur les rentr&eacute;es des droits d&rsquo;inscription et devra correspondre &agrave; un plancher minimum (1/3&nbsp;de ces rentr&eacute;es), sous l&rsquo;&oelig;il vigilant de commissions tripartites. Ainsi est r&eacute;affirm&eacute; le principe originel de&nbsp;1984 liant droits de scolarit&eacute; et redistribution&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>il ne faut pas qu&rsquo;une barri&egrave;re financi&egrave;re existe &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo;, au point m&ecirc;me &laquo;&nbsp;<em>qu&rsquo;un &eacute;tudiant qui est dans les plus grandes difficult&eacute;s financi&egrave;res, s&rsquo;il effectuait un choix parfaitement rationnel, devrait venir poursuivre ses &eacute;tudes &agrave; Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo;, profitant non seulement des exon&eacute;rations de droits, mais de deux bourses (de l&rsquo;&Eacute;tat et de l&rsquo;Institut).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 20/06/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] R. R&eacute;mond, Conseil d'administration FNSP 20/06/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] F. Goguel, Conseil d'administration FNSP 14/06/1988.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 16/03/1994&nbsp;: sont exon&eacute;r&eacute;s 24&nbsp;% des &eacute;tudiants du cycle du dipl&ocirc;me&nbsp;; 50&nbsp;% des &eacute;tudiants du CEP, CEA, CEI&nbsp;; 47&nbsp;% des &eacute;tudiants des concours&nbsp;; 28&nbsp;% des &eacute;tudiants de DEA et DESS et 43,5&nbsp;% des &eacute;tudiants de doctorat.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] R. Descoings, Conseil d'administration FNSP 16/09/1996. En&nbsp;1996, plus de 750&nbsp;&eacute;l&egrave;ves re&ccedil;oivent une bourse d&rsquo;inscription et sont exon&eacute;r&eacute;s de droits et plus de 250&nbsp;&eacute;l&egrave;ves re&ccedil;oivent une bourse d'&eacute;tudes.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 14/12/1993.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 16/03/1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 26/09/1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] R. Descoings, Conseil d'administration FNSP 16/09/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10]&nbsp;R. Descoings, Conseil d'administration FNSP 14/01/1997.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Droits de scolarité : la bourse ou le prêt","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"droits-de-scolarite-la-bourse-ou-le-pret","lang":"fr","excerpt":"En janvier 1995, Sciences Po est en grève, les locaux occupés. La proposition d’Alain Lancelot de remplacer les bourses étudiantes par des prêts a mis le feu aux poudres et provoqué la rupture du «&#xA0;pacte social&#xA0;» établi en 1984."}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"65"},{"brick_id":"113"},{"brick_id":"112"},{"brick_id":"96"}],"comment":"","date_start":"1995-01-01"},{"id":"108","slug":"directorat-richard-descoings-1996-2012","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"25","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Un long directorat pour un jeune directeur</strong>. Richard Descoings n'a que 38&nbsp;ans lorsqu&rsquo;il succ&egrave;de &agrave; Alain Lancelot, nomm&eacute; au Conseil constitutionnel, en&nbsp;mars&nbsp;1996. Dipl&ocirc;m&eacute; de Sciences&nbsp;Po, il conna&icirc;t bien la maison o&ugrave; il a enseign&eacute; le droit public et dont il a pilot&eacute; la r&eacute;forme des &eacute;tudes de 1987-1989 comme directeur adjoint. Non soumis &agrave; la limitation de mandat, Richard Descoings fait partie des directeurs au long cours qui, comme Jacques Chapsal, ont choisi d&rsquo;inscrire leur action dans la dur&eacute;e. Alors que Michel Gentot n&rsquo;avait effectu&eacute; qu'un seul quinquennat, alors qu&rsquo;Alain Lancelot avait abr&eacute;g&eacute; son second directorat, Richard Descoings se pr&eacute;parait en&nbsp;2012 &agrave; un quatri&egrave;me mandat. Il aurait ainsi dirig&eacute; Sciences&nbsp;Po &ndash; si la mort n&rsquo;en avait d&eacute;cid&eacute; autrement&nbsp;&ndash; durant au moins&nbsp;20&nbsp;ans.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un premier mandat&nbsp;(1996-2001) sous le signe de l&rsquo;international et du r&eacute;gional.</strong> Le premier mandat Descoings transforme l&rsquo;identit&eacute; et la g&eacute;ographie de l&rsquo;institution. Le choix strat&eacute;gique de faire de Sciences&nbsp;Po une universit&eacute; de recherche de rang mondial, et non plus seulement une grande &eacute;cole fran&ccedil;aise de pouvoir, impose en&nbsp;1999 une r&eacute;forme en profondeur de la scolarit&eacute; (passage du dipl&ocirc;me de trois &agrave; cinq ans, semestrialisation, troisi&egrave;me ann&eacute;e obligatoire &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, bilinguisme) et une relance de la politique scientifique (recrutements &eacute;trangers, nouveaux centres, nouvelles chaires, nouvelle gouvernance de la recherche). L&rsquo;internationalisation &ndash; du corps &eacute;tudiant, des formations et de la recherche &ndash; devient le moteur du d&eacute;veloppement de l&rsquo;institution et pose la question lancinante, strat&eacute;gique et pratique, de la taille optimale de l&rsquo;&eacute;tablissement. Jouant all&egrave;grement avec les &eacute;chelles, Richard Descoings installe des campus de premier cycle hors de Paris (2000)&nbsp;: le d&eacute;tour par le r&eacute;gional sera l&rsquo;une des ruses de l&rsquo;internationalisation. Autre grand chantier du premier mandat, la mise en ordre de l&rsquo;entreprise Sciences&nbsp;Po, n&eacute;cessaire &agrave; la bonne marche des r&eacute;formes, passe par une refonte compl&egrave;te de la gestion des ressources humaines et par la croissance des effectifs salari&eacute;s.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un deuxi&egrave;me mandat (2001-2006) sous le signe de l&rsquo;ouverture sociale. </strong>La politique de diversit&eacute; sociale est celle qui aura valu &agrave; son initiateur le plus de critiques et le plus de louanges, transformant le m&eacute;diatique directeur de Sciences&nbsp;Po en une personnalit&eacute; publique. Brisant un tabou de l&rsquo;enseignement fran&ccedil;ais &ndash;&nbsp;la crise de la m&eacute;ritocratie r&eacute;publicaine et la panne de l&rsquo;ascenseur social&nbsp;&ndash;, Richard Descoings s&rsquo;attaque &agrave; l&rsquo;improbable &eacute;quation de la s&eacute;lection et de l&rsquo;ouverture. Par la proc&eacute;dure Convention Education Prioritaire (CEP - 2001), il d&eacute;nonce les biais socio-culturels des concours et d&eacute;fend une proc&eacute;dure de s&eacute;lection exigeante mais cibl&eacute;e vers un public d&eacute;favoris&eacute;. Par la r&eacute;forme des droits de scolarit&eacute; (2004), il d&eacute;fie les faux semblants de la gratuit&eacute; et de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine et y oppose les principes de justice et d&rsquo;&eacute;quit&eacute; en proposant un syst&egrave;me progressif de droits accompagn&eacute; de m&eacute;canismes de redistribution (exon&eacute;rations et bourses). Richard Descoings est ainsi le premier directeur &agrave; inverser la logique de fermeture sociale de Sciences&nbsp;Po. Refondateur, le second mandat Descoings l&rsquo;est sur le plan immobilier&nbsp;: l&rsquo;acquisition du 13&nbsp;rue de l&rsquo;Universit&eacute; (2004), puis du&nbsp;9 rue dela Chaise (2010) et la tr&egrave;s avantageuse et prometteuse location du 28&nbsp;rue des Saints-P&egrave;res (2008) signent la relance de la politique patrimoniale et de l&rsquo;extension du pr&eacute;-carr&eacute; germanopratin.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un troisi&egrave;me mandat (2006-2011) sous le signe de la &laquo;&nbsp;refondamentalisation&nbsp;&raquo;</strong>. Conscient des difficult&eacute;s de Sciences&nbsp;Po &agrave; se hisser aux premiers rangs des <em>world-class universities</em>, Richard Descoings place son troisi&egrave;me mandat sous le signe de l&rsquo;excellence de la recherche et de la refondamentalisation de l&rsquo;enseignement. Talon d&rsquo;Achille de Sciences&nbsp;Po, sa r&eacute;putation scientifique internationale p&acirc;tit de la faible taille de sa communaut&eacute; acad&eacute;mique, de sa mono-sp&eacute;cialisation en sciences humaines et sociales et de son caract&egrave;re franco-fran&ccedil;ais. Appelant &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s trois universitaires &agrave; la carri&egrave;re et &agrave; la r&eacute;putation internationales, Bruno Latour &agrave; la direction scientifique, Philippe Weil comme directeur de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale et Herv&eacute; Cr&egrave;s &agrave; la direction de la scolarit&eacute; et des &eacute;tudes, Richard Descoings sonne la relance de la politique scientifique de l&rsquo;&eacute;tablissement&nbsp;: de nouveaux financements destin&eacute;s &agrave; enrichir l&rsquo;offre de recherche (SAB 2009), une campagne de recrutement d&rsquo;enseignants-chercheurs (2009-2013), de nouveaux p&ocirc;les d&rsquo;enseignement et de recherche (d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie, &Eacute;cole de droit), de nouveaux &eacute;quipements (m&eacute;dialab) au service des fronts pionniers des sciences sociales (humanit&eacute;s num&eacute;riques, <em>media studies</em>, politique de la terre, socio-&eacute;conomie), permettent la mont&eacute;e en puissance du potentiel scientifique, sanctionn&eacute;e par une pluie de r&eacute;compenses nationales et internationales.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Quatri&egrave;me mandat (2011-2012) sous le signe du PRES<strong>[1]</strong> et de l&rsquo;IDEX<strong>[2]</strong></strong>. Extension &agrave; plus grande &eacute;chelle (Sorbonne-Paris-Cit&eacute;) des exp&eacute;rimentations-maison&nbsp;? D&eacute;tour national de la strat&eacute;gie internationale&nbsp;? Il est encore trop t&ocirc;t pour se prononcer sur le destin de Sciences&nbsp;Po dans le PRES et d&eacute;j&agrave; trop tard pour savoir quelles &eacute;taient les motivations qui ont pouss&eacute; Richard Descoings &agrave; se lancer dans la bataille de l&rsquo;IDEX. Toujours &agrave; l&rsquo;affut d&rsquo;opportunit&eacute;s nouvelles pour Sciences&nbsp;Po, il saisit les potentialit&eacute;s in&eacute;dites des lois Recherche de 2006 et 2007 en mati&egrave;re de financement et de carte universitaire. D&rsquo;abord peu convaincu par le caract&egrave;re bureaucratique et autoritaire des plans minist&eacute;riels, il s&rsquo;y rallie progressivement (2009), bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; les plier &agrave; ses propres desseins. Si la promesse de financements (Plan Campus, Labex-Equipex-Idex) n&rsquo;est pas un facteur n&eacute;gligeable dans le revirement de Richard Descoings, son engagement &laquo;&nbsp;<em>enthousiaste et passionn&eacute;</em>&nbsp;&raquo; rel&egrave;ve d&rsquo;autres consid&eacute;rations&nbsp;: la cr&eacute;ation d&rsquo;une universit&eacute; omni-disciplinaire, &agrave; la taille imposante (130&nbsp;000 &eacute;tudiants&nbsp;; 6&nbsp;000 acad&eacute;miques), serait-elle le rem&egrave;de &agrave; l&rsquo;invisibilit&eacute; de la recherche fran&ccedil;aise sur la sc&egrave;ne internationale et la cl&eacute; de la bataille de l&rsquo;internationalisation&nbsp;? L&rsquo;improbable fusion de grands &eacute;tablissements, de grandes &eacute;coles (Sciences&nbsp;Po, Inalco, &Eacute;cole des hautes &eacute;tudes en sant&eacute; publique, Institut de g&eacute;ophysique du globe) et d&rsquo;universit&eacute;s (Paris V, Paris VII, Paris XIII) offrait-elle un nouveau terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentation &ndash; s&eacute;lection, droits de scolarit&eacute;, ouverture sociale, formations pluridisciplinaires, p&eacute;dagogie nouvelle, alliances et r&eacute;seaux &ndash; &agrave; la hauteur de ce directeur audacieux et inventif&nbsp;?</p>\r\n<div>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1]&nbsp;P&ocirc;le de recherche et d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, cr&eacute;&eacute; parla Loin&deg;2006-450 du 18&nbsp;avril&nbsp;2006 de programme pour la recherche. Sciences&nbsp;Po int&egrave;gre le PRES Sorbonne Paris Cit&eacute; cr&eacute;e par le d&eacute;cret n&deg;2010-143 du 10&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2010 qui regroupe quatre universit&eacute;s (Sorbonne Nouvelle-Paris&nbsp;III, Paris Descartes-Paris&nbsp;V, Paris-Diderot-Paris&nbsp;VII et Paris&nbsp;13Villetaneuse) et quatre grandes &eacute;coles ou instituts (Sciences&nbsp;Po, l'&Eacute;cole des Hautes &Eacute;tudes en Sant&eacute; Publique, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et l'Institut de Physique du Globe de Paris).</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2]&nbsp;Initiative d&rsquo;excellence&nbsp;: un des appels &agrave; projet du programme Investissements d&rsquo;avenir lanc&eacute;s par le gouvernement en juin 2010&nbsp;; r&eacute;union d&rsquo;&eacute;tablissements d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et de recherche autour d&rsquo;un projet.</p>\r\n</div>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Directorat Richard Descoings (1996-2012)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses dela FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"directorat-richard-descoings-1996-2012","lang":"fr","excerpt":"Directeur au long cours à l’instar d’Émile Boutmy et de Jacques Chapsal, Richard Descoings a choisi d’inscrire son action dans la durée. Ses quatre mandats et ses seize années de directorat ont durablement transformé Sciences Po. (crédit photo: © François Lebel)"}],"thumbnail":"00114924-1-.jpg","media":[{"id":"121","image":"Rd_Boutmy.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"Richard Descoings dans l'amphithéatre Emile Boutmy (© Manuel Braun / Sciences Po)","legend":"Richard Descoings dans l'amphithéatre Emile Boutmy (© Manuel Braun / Sciences Po)"}]},{"id":"119","image":"00202051.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"Richard Descoings (© Manuel Braun / Sciences Po)","legend":"Richard Descoings  (© Manuel Braun / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"109"},{"brick_id":"111"}],"comment":"","date_start":"1996-01-01"},{"id":"109","slug":"quelle-strategie-pour-quelle-ecole-le-temps-des-ruptures","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"26","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>La question de l&rsquo;identit&eacute; de Sciences&nbsp;Po court en filigrane des trois mandats Descoings, alors que les r&eacute;formes s&rsquo;encha&icirc;nent &agrave; un rythme soutenu et que l'institution change radicalement de visage. Laboratoire d'exp&eacute;rimentations, Sciences&nbsp;Po se veut un prototype d'universit&eacute; de recherche s&eacute;lective.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>L&rsquo;international comme &laquo;&nbsp;<em>terrain de jeu</em></strong>[1]&nbsp;<strong>&raquo;</strong>. Comp&eacute;tition nationale, choix europ&eacute;en ou ambition mondiale&nbsp;? Richard Descoings a tranch&eacute;. Certes &laquo;&nbsp;<em>le plus confortable assur&eacute;ment serait de choisir le terrain fran&ccedil;ais..., nous avons une rente... en France, nous sommes &agrave; l&rsquo;aise..., nous aurons toujours un point d&rsquo;avance</em>[2]&nbsp;&raquo;. Mais il n&rsquo;est pas homme &agrave; choisir la facilit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Je pense que la p&eacute;rennit&eacute; de notre institution ne sera assur&eacute;e que si nous assumons clairement cette comp&eacute;tition internationale</em>[3].&nbsp;&raquo; L&rsquo;international, &laquo;&nbsp;<em>plus compliqu&eacute;... tr&egrave;s diff&eacute;rent</em>&nbsp;&raquo;, est un &laquo;&nbsp;<em>terrain de jeu</em>&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il propose d&rsquo;investir, un &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;fi</em>&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il propose de relever car, pour rester fid&egrave;le &agrave; la tradition, Sciences&nbsp;Po doit radicalement changer. De m&ecirc;me qu'&Eacute;mile Boutmy s&rsquo;&eacute;tait lanc&eacute; &agrave; la conqu&ecirc;te des &eacute;lites fran&ccedil;aises, de m&ecirc;me Richard Descoings entend partir &agrave; l'assaut des &laquo;<em>&nbsp;&eacute;lites globalis&eacute;es</em>[4]&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>je constate que c&rsquo;est en fournissant des dipl&ocirc;m&eacute;s eux-m&ecirc;mes internationalis&eacute;s que nous rendons service &agrave; notre soci&eacute;t&eacute;</em>[5]&nbsp;&raquo;; &laquo;&nbsp;<em>le service public doit &ecirc;tre dans l&rsquo;international, l&rsquo;europ&eacute;en.... Il ne faut pas opposer l&rsquo;international et le service public, il faut internationaliser le service public</em>.[6]&nbsp;&raquo; En investissant le terrain international, Sciences&nbsp;Po entend pr&eacute;server son attractivit&eacute; aupr&egrave;s des &eacute;lites &eacute;tudiantes fran&ccedil;aises, d&eacute;sireuses d&rsquo;acqu&eacute;rir un capital international, et (re)conqu&eacute;rir les &eacute;lites &eacute;tudiantes &eacute;trang&egrave;res, nouvelles cibles et nouveau public. &laquo;&nbsp;<em>Choix strat&eacute;gique fort</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>point d&rsquo;inflexion</em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>changement de braquet</em>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;international, loin de n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un discours de fa&ccedil;ade ou un service parmi d&rsquo;autres, implique une red&eacute;finition en profondeur de l&rsquo;identit&eacute; et de l&rsquo;image de Sciences&nbsp;Po, non plus simple prop&eacute;deutique &agrave; l&rsquo;ENA mais universit&eacute; de recherche, non plus petite &eacute;cole malthusienne mais universit&eacute; pluridisciplinaire en r&eacute;seau.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Ni antichambre de l&rsquo;ENA, ni &eacute;cole de commerce mais &eacute;tablissement d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et de recherche</strong>. L&rsquo;abandon de la scolarit&eacute; en trois&nbsp;ans, la suppression de l&rsquo;AP et des sections, la politique de gonflement des effectifs, notamment &eacute;trangers, affaiblissent la voie royale pr&eacute;parant &agrave; la haute fonction publique (AP-SP), noy&eacute;e dans des parcours de formation toujours plus nombreux et choisie par un nombre toujours plus faible d&rsquo;&eacute;tudiants. Cette &laquo;&nbsp;r&eacute;orientation&nbsp;&raquo; est une premi&egrave;re rupture qui &eacute;loigne Sciences&nbsp;Po de son &laquo;&nbsp;<em>pass&eacute; historique</em>[7]&nbsp;&raquo;, affaiblit sa &laquo;&nbsp;<em>vocation de service public</em>[8]&nbsp;&raquo; et rompt avec son image de succursale de l&rsquo;ENA[9]. Au point de provoquer remous et critiques au sein du Conseil d&rsquo;administration de la part des repr&eacute;sentants des grands corps. D&egrave;s&nbsp;2001 &agrave; la directrice de l&rsquo;ENA qui d&eacute;plore que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;Institut [soit] au milieu du gu&eacute; </em>[10]&nbsp;&raquo;&nbsp;; en&nbsp;2009, le vice-pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat regrette &laquo;&nbsp;<em>&agrave; quel point le master Affaires publiques [rempla&ccedil;ant l&rsquo;AP-SP] est peu valoris&eacute;. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; la page&nbsp;695 </em>[du Livret de l&rsquo;&eacute;tudiant]<em> qu&rsquo;on d&eacute;couvre le mot &laquo;&nbsp;ENA&nbsp;&raquo;... Cette r&eacute;orientation ne doit pas conduire &agrave; n&eacute;gliger cet autre p&ocirc;le extr&ecirc;mement important de l&rsquo;activit&eacute; de Sciences&nbsp;Po</em>[11]&nbsp;&raquo;. Comme Lancelot avant lui, Richard Descoings, conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, assume cette prise de distance&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Je ne vois pas pourquoi on aurait le choix entre &ecirc;tre l&rsquo;antichambre de l&rsquo;&Eacute;tat <span style=\"text-decoration: underline;\">ou</span> une &eacute;cole de commerce. C&rsquo;est une vision uniquement fran&ccedil;aise qui n&rsquo;existe nulle part ailleurs dans le monde. Les grandes universit&eacute;s... dans le monde... forment pour une part des &eacute;tudiants destin&eacute;s &agrave; travailler dans les entreprises, pour une part des &eacute;tudiants travaillant dans les administrations publiques et pour une part des &eacute;tudiants destin&eacute;s &agrave; devenir professeurs et chercheurs</em>[12].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Ni grande &eacute;cole, ni universit&eacute; de masse, mais &laquo;&nbsp;universit&eacute; s&eacute;lective&nbsp;&raquo;. </strong>Malthusien et s&eacute;lectif, parisien et &eacute;litiste, le Sciences&nbsp;Po d&rsquo;Alain Lancelot avait adopt&eacute; &laquo;&nbsp;<em>la strat&eacute;gie de l&rsquo;&Eacute;cole Polytechnique ou de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, c'est-&agrave;-dire un tout petit nombre de re&ccedil;us par rapport au nombre de candidats</em>[13]&nbsp;&raquo;. Richard Descoings inverse cette orientation et opte au contraire pour une politique sans pr&eacute;c&eacute;dent d&rsquo;expansion et de croissance&nbsp;: de&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2011, les effectifs vont plus que doubler, sous la pouss&eacute;e conjugu&eacute;e de l&rsquo;instauration de la scolarit&eacute; en cinq&nbsp;ans, de l&rsquo;ouverture internationale (&eacute;tudiants &eacute;trangers) et de l&rsquo;ouverture sociale (&eacute;tudiants CEP), enfin de l&rsquo;attractivit&eacute; exceptionnelle de l&rsquo;&eacute;tablissement. Volontariste et assum&eacute;e, cette politique de gonflement des effectifs ob&eacute;it &agrave; plusieurs choix strat&eacute;giques. Celui du positionnement international d&rsquo;abord, car Sciences&nbsp;Po doit atteindre une masse critique lui permettant de faire le poids par rapport aux autres universit&eacute;s d&rsquo;excellence. Celui de la responsabilit&eacute; nationale ensuite, car il s&rsquo;agit de r&eacute;pondre &agrave; &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;augmentation tr&egrave;s consid&eacute;rable du nombre des candidats</em>[14]&nbsp;&raquo;, alors m&ecirc;me que &laquo;&nbsp;<em>jamais la s&eacute;lection n&rsquo;a &eacute;t&eacute; aussi dure</em>[15]&nbsp;&raquo;. Richard Descoings rejette le malthusianisme&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>le c&ocirc;t&eacute; &lsquo;on reste entre soi et c&rsquo;est bien comme cela, et on n&rsquo;augmente surtout pas&rsquo;, ne me para&icirc;t pas correspondre &agrave; l&rsquo;id&eacute;al universitaire</em>[16].&nbsp;&raquo; Responsabilit&eacute; sociale enfin, car &laquo;&nbsp;<em>en stabilisant le nombre des &eacute;l&egrave;ves, si le nombre des candidatures continue d&rsquo;augmenter, nous allons choisir les meilleurs et les plus riches</em>[17]... <em>Plus les concours sont ferm&eacute;s par le faible nombre d&rsquo;admis, plus l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; socio-&eacute;conomique et socio-culturelle est assur&eacute;e</em>[18]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Ce serait &agrave; rebours de l&rsquo;objectif... de diversifier ces meilleurs, car l&rsquo;excellence existe partout, il faut aller la chercher</em>.[19]&nbsp;&raquo; La voie est donc &eacute;troite pour &laquo;&nbsp;<em>un sch&eacute;ma qui, des grandes &eacute;coles, retient la s&eacute;lectivit&eacute;, et de l&rsquo;universit&eacute;, l&rsquo;ouverture &agrave; tous, avec un effort d&rsquo;ouverture sociale</em>[20]&nbsp;&raquo;. Avec des taux de s&eacute;lection oscillant entre&nbsp;8 et 16&nbsp;% des candidats selon les proc&eacute;dures d&rsquo;entr&eacute;e, avec des admis en premi&egrave;re ann&eacute;e d&eacute;tenteurs pour 81&nbsp;% d'entre eux de mentions&nbsp;TB et pour 15&nbsp;% de mention&nbsp;Bien[21], Sciences&nbsp;Po tente de dessiner les contours d&rsquo;un mod&egrave;le fran&ccedil;ais d&rsquo;universit&eacute; s&eacute;lective et de trouver un compromis entre l&rsquo;&eacute;litisme et l&rsquo;ouverture, entre ses choix strat&eacute;giques et les contraintes mat&eacute;rielles. Tel est le d&eacute;fi de sa recherche d'une &laquo;&nbsp;taille optimale&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Du pr&eacute;&nbsp;carr&eacute; Saint-Germain &agrave; l&rsquo;universit&eacute; en r&eacute;seau.</strong> Parisien et germanopratin par tradition, le Sciences&nbsp;Po de Richard Descoings va se d&eacute;ployer en province, ce qui est un &laquo;&nbsp;<em>changement total de la politique qui a pr&eacute;sid&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation de la Fondation et des Instituts d&rsquo;&eacute;tudes politiques</em>[22]&nbsp;&raquo;. L&rsquo;opportunit&eacute; est offerte par la ren&eacute;gociation de l&rsquo;accord entre Sciences Po et le Centre universitaire d'&eacute;tudes politiques de Nancy, le CUEP, &agrave; un moment o&ugrave; le passage aux cinq&nbsp;ans et le recrutement &eacute;tranger posent avec acuit&eacute; la question de la croissance des effectifs et de l'exigu&iuml;t&eacute; des locaux parisiens. Saisie au vol, elle est &eacute;rig&eacute;e en v&eacute;ritable politique&nbsp;: l&rsquo;installation de premiers cycles dans six&nbsp;campus en r&eacute;gion permet, pour un temps, l&rsquo;expansion souhait&eacute;e de l&rsquo;institution. Le Sciences&nbsp;Po des ann&eacute;es&nbsp;2000 pr&eacute;sente donc un nouveau visage g&eacute;ographique, celui d'une universit&eacute; satellitaire, en r&eacute;seau, toujours centr&eacute;e sur un campus urbain parisien, mais prolong&eacute;e par de nouvelles antennes en r&eacute;gions.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>L'initiative du PRES et la qu&ecirc;te de l&rsquo;IDEX.</strong> En&nbsp;2006, Richard Descoings voit dans l&rsquo;adoption de la loi programmatique sur la recherche[23] le germe d'&laquo;&nbsp;<em>une tr&egrave;s ample et importante restructuration du paysage de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche en France</em>&nbsp;&raquo; et l'annonce d'&laquo;&nbsp;<em>une nouvelle phase de notre histoire universitaire</em>[24]&nbsp;&raquo;. Alors que certains membres du Conseil d&rsquo;administration de Sciences&nbsp;Po restent circonspects face &agrave; ces <em>&laquo;&nbsp;usines &agrave; gaz</em>[25]&nbsp;&raquo; et redoutent une &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tatisation lourde et co&ucirc;teuse</em>[26]&nbsp;&raquo;, R.&nbsp;Descoings entend au contraire tirer partie des nouvelles possibilit&eacute;s de financement&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Quand l&rsquo;&Eacute;tat financier nous dit que les financements vont passer par des regroupements universitaires, je suis extr&ecirc;mement sensible au souci exprim&eacute; par la Ministre</em>[27]&nbsp;&raquo;. D&rsquo;abord plus s&eacute;duit par la formule souple des R&eacute;seaux th&eacute;matiques de recherches avanc&eacute;s (RTRA) que par celle, contraignante, des P&ocirc;les de recherche et d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur (PRES)[28], il s&rsquo;y rallie pleinement lorsqu&rsquo;il entrevoit la formidable opportunit&eacute; offerte par les Initiatives d&rsquo;excellence (IDEX), non seulement d&rsquo;obtenir des financements cons&eacute;quents, mais d&rsquo;organiser une &laquo;&nbsp;<em>grande universit&eacute; omnidisciplinaire</em>&nbsp;&raquo;, v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>noyau d&rsquo;excellence</em>[29]&nbsp;&raquo;. Pour son dernier combat, R.&nbsp;Descoings ne propose rien de moins que l'int&eacute;gration de Sciences&nbsp;Po dans l&rsquo;IDEX du PRES Sorbonne&nbsp;Paris&nbsp;Cit&eacute;[30], ouvrant ainsi la voie &agrave; une nouvelle mutation de son identit&eacute;. Richard Descoings, &laquo;&nbsp;<em>enthousiaste et m&ecirc;me passionn&eacute;</em>[31]&nbsp;&raquo;, s&rsquo;investit[32] dans le projet de cr&eacute;ation d&rsquo;une grande et prestigieuse universit&eacute; multidisciplinaire (r&eacute;organisation des premiers cycles&nbsp;; multiplication des doubles et des triples cursus transdisciplinaires&nbsp;; r&eacute;forme des &eacute;tudes de m&eacute;decine) dont Sciences&nbsp;Po serait tout &agrave; la fois partie prenante et leader, tout en pr&eacute;servant son int&eacute;grit&eacute; et son autonomie. Pari gagn&eacute;. En f&eacute;vrier&nbsp;2012, dernier acte du directorat Descoings et nouvelle &eacute;tape dans l&rsquo;histoire de Sciences&nbsp;Po, l&rsquo;IDEX Sorbonne&nbsp;Paris&nbsp;Cit&eacute; remporte la comp&eacute;tition.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Idem</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP, 26/11/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Idem</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 21/04/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Jean-Marc Sauv&eacute;, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Michel Pebereau, Conseil d&rsquo;administration FNSP Conseil d&rsquo;administration 02/05/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Suite &agrave; un accord avec les IEP de Province pass&eacute; en juin&nbsp;1998, Sciences&nbsp;Po limite l&rsquo;acc&egrave;s de sa Prep Ena aux seuls dipl&ocirc;m&eacute;s de l&rsquo;IEP de Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Marie-Fran&ccedil;oise Bechtel, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Jean-Marc Sauv&eacute;, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 10/01/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/04/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 28/04/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] Pierre Gardonneix, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/04/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[21] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/05/2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[22] Serge Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[23] Loi n&deg;2006-450 du 18&nbsp;avril&nbsp;2006 de programme pour la recherche&nbsp;; Loi n&deg; 2007-1199 du 10 ao&ucirc;t 2007 relative aux libert&eacute;s et responsabilit&eacute;s des universit&eacute;s.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[24] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/05/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[25] Jacques Chevallier, Conseil d&rsquo;administration FNSP 24/07/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[26] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 24/07/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[27] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[28] Le PRES a permis notamment 1&deg;)&nbsp;le financement de grands travaux au 56&nbsp;rue des Saints-P&egrave;res (Plan campus) 2&deg;)&nbsp;les financements des Labex (Laboratoires d'Excellence) et Equipex (Equipements d'Excellence), 3&deg;)&nbsp;l&rsquo;obtention de l&rsquo;IDEX.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[29] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 03/05/2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[30] Cr&eacute;&eacute; par le d&eacute;cret n&deg;2010-143 du 10&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2010, le PRES Sorbonne&nbsp;Paris&nbsp;Cit&eacute; regroupe quatre universit&eacute;s (Sorbonne Nouvelle-Paris&nbsp;III, Paris Descartes-Paris&nbsp;V, Paris-Diderot-Paris&nbsp;VII et Paris&nbsp;13) et quatre grandes &eacute;coles ou instituts (Sciences&nbsp;Po, l'&Eacute;cole des Hautes &Eacute;tudes en Sant&eacute; Publique, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et l'Institut de Physique du Globe de Paris). Il rassemble&nbsp;120&nbsp;000 &eacute;tudiants et 5&nbsp;900 enseignants-chercheurs.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[31] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 18/10/2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[32]Richard Descoings a &eacute;t&eacute; mandat&eacute; par le bureau du PRES pour prendre la t&ecirc;te de l&rsquo;IDEX et mener la bataille de la labellisation.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Quelle stratégie pour quelle école ? Le temps des ruptures ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses dela FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"quelle-strategie-pour-quelle-ecole-le-temps-des-ruptures","lang":"fr","excerpt":"Grande école, université, grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche ? "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"148","image":"Sorbonne_paris_cite.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Membres du PRES Sorbonne Paris Cité"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"111"},{"brick_id":"108"}],"comment":"","date_start":"1996-02-02"},{"id":"105","slug":"securiser-le-statut","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"22","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Des droits d&rsquo;inscription au statut. </strong>En ce d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1990, l&rsquo;heure est aux &eacute;conomies, et le directeur-administrateur se plaint am&egrave;rement de ne pouvoir fixer le montant des droits d&rsquo;inscription des DEA et des doctorats, dipl&ocirc;mes d'&Eacute;tat soumis &agrave; une r&eacute;glementation nationale. Passant outre, Alain Lancelot d&eacute;cide de les aligner sur ceux des dipl&ocirc;mes d&rsquo;&eacute;tablissement, car les &eacute;tudiants de troisi&egrave;me cycle &laquo;&nbsp;<em>sont des &eacute;l&egrave;ves particuli&egrave;rement chers&nbsp;</em>[1]&nbsp;&raquo;. En mai&nbsp;1993, des repr&eacute;sentants &eacute;tudiants UNEF au Conseil de Direction de l&rsquo;IEP portent le contentieux devant les tribunaux administratifs. Le diff&eacute;rend sur le montant des droits se transforme en une question de comp&eacute;tence. Quelle est l&rsquo;instance habilit&eacute;e &agrave; arr&ecirc;ter le budget de l&rsquo;IEP&nbsp;? Est-ce le Conseil d&rsquo;administration de la FNSP (CA), en vertu de la convention de 1945 et des d&eacute;crets de&nbsp;1969 et&nbsp;1985 attribuant la gestion de l&rsquo;IEP &agrave; la FNSP, ou est-ce le Conseil de direction de l&rsquo;IEP (CD), o&ugrave; si&egrave;gent les &eacute;tudiants, en vertu des lois Faure et Savary sur l&rsquo;autonomie universitaire et le pouvoir &eacute;tudiant&nbsp;?</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>L&rsquo;attelage IEP-FNSP et le statut en question</strong>. Cette question de comp&eacute;tence financi&egrave;re est une &laquo;&nbsp;<em>&eacute;norme affaire&nbsp;</em>[2]&nbsp;&raquo; qui pourrait aboutir &agrave; <em>&laquo;&nbsp;rompre le lien qui unit la Fondation et l&rsquo;Institut, faire tomber l&rsquo;Institut dans le droit commun et le priver en cons&eacute;quence des garanties d&rsquo;autonomie p&eacute;dagogique, administrative et financi&egrave;re dont il b&eacute;n&eacute;ficie gr&acirc;ce &agrave; la gestion de la Fondation, dessaisir notre Conseil [d&rsquo;administration] [...] et priver en d&eacute;finitive l&rsquo;ensemble que constituent la Fondation et l&rsquo;Institut des avantages de la symbiose &hellip; L&rsquo;enjeu est donc consid&eacute;rable. Il y va, &agrave; travers la sp&eacute;cificit&eacute; de notre statut, des conditions de fonctionnement et de la vie m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;tablissement&nbsp;</em>[3]&nbsp;&raquo;. Jusqu&rsquo;alors il revenait au CA de la FNSP, en charge de la gestion de l&rsquo;IEP, d&rsquo;arr&ecirc;ter le budget et de fixer le montant des droits d&rsquo;inscription. Il en &eacute;tait ainsi en vertu de la convention du 27&nbsp;octobre&nbsp;1945&nbsp;[4] confiant la gestion de l&rsquo;IEP &agrave; la FNSP, remplac&eacute;e par le d&eacute;cret du 18&nbsp;janvier&nbsp;1969&nbsp;[5] et reconduite par le d&eacute;cret du 10&nbsp;mai&nbsp;1985&nbsp;[6] sur le statut de grand &eacute;tablissement. De plus, la pratique des pouvoirs publics avait sans cesse renforc&eacute; et &eacute;tendu cette pr&eacute;rogative&nbsp;: des subventions destin&eacute;es aux IEP de Grenoble, Bordeaux, Rennes et Lille transitent par la FNSP et cette derni&egrave;re avait &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;e comme interlocutrice des n&eacute;gociations des contrats quadriennaux. Cette interpr&eacute;tation avait de nombreux m&eacute;rites&nbsp;: en&nbsp;1945, elle avait permis d&rsquo;att&eacute;nuer le choc de la nationalisation de l&rsquo;&Eacute;cole libre en soustrayant l&rsquo;IEP au statut public gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de la Fondation priv&eacute;e&nbsp;; en&nbsp;1969, elle avait prot&eacute;g&eacute; le CA de la FNSP des assauts du pouvoir &eacute;tudiant&nbsp;; enfin la FNSP, institution de recherche, avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de la manne publique car &laquo;&nbsp;<em>sans l&rsquo;IEP et son prestige, la Fondation n&rsquo;aurait probablement pas obtenu des pouvoirs publics les moyens dont elle a dispos&eacute;&nbsp;</em>[7]&nbsp;&raquo;. Conscient n&eacute;anmoins des dangers que la loi Faure sur l&rsquo;autonomie universitaire et la loi Savary pouvaient faire peser sur ce statut tr&egrave;s particulier, le CA de la FNSP avait consenti &agrave; un tacite &laquo;&nbsp;<em>partage des responsabilit&eacute;s&nbsp;</em>[8]&nbsp;&raquo;&nbsp;: ainsi &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;existence d&rsquo;une commission des finances qui n&rsquo;est pas statutaire, que nous n&rsquo;&eacute;tions pas oblig&eacute;s ni de cr&eacute;er ni de faire fonctionner&nbsp;</em>[9]&nbsp;&raquo; avait-elle permis d&rsquo;associer les repr&eacute;sentants &eacute;tudiants du CD au montage du budget avant son vote&nbsp;; ainsi le Conseil de direction de l&rsquo;IEP &eacute;tait-il invit&eacute; &agrave; donner &laquo;&nbsp;un avis&nbsp;&raquo; en mati&egrave;re financi&egrave;re, port&eacute; &agrave; la connaissance du CA de la FNSP.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>S&eacute;curiser les statuts</strong>. D&eacute;crets contre lois, telle est l&rsquo;&eacute;quation qui inqui&egrave;te les membres du CA. En effet, si une convention caduque, deux d&eacute;crets, et la pratique plaident en faveur de la gestion de l&rsquo;IEP par la FNSP, deux lois affirment au contraire le principe de la participation &eacute;tudiante. C&rsquo;est cette faille juridique que les responsables de Sciences&nbsp;Po vont s&rsquo;efforcer de combler. D&rsquo;abord en amadouant les &eacute;tudiants par des gestes de bonne volont&eacute; sur les exon&eacute;rations et les bourses, preuve que &laquo;&nbsp;<em>le CA n&rsquo;&eacute;tait pas n&eacute;cessairement oppos&eacute; aux &eacute;tudiants et qu&rsquo;il va plus loin que le Conseil de direction&nbsp;</em>[10]&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;<em>jamais dans le pass&eacute;, le Conseil de la Fondation n&rsquo;est all&eacute; &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;avis donn&eacute; par le Conseil de direction&nbsp;</em>[11]&nbsp;&raquo;.&nbsp; Ensuite en persuadant les pouvoirs publics du bien-fond&eacute; de la volont&eacute; de raffermir le statut. Apr&egrave;s un avis alarmiste du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat quant &agrave; la fragilit&eacute; juridique de l&rsquo;attelage IEP-FNSP, Alain Lancelot puis son successeur Richard Descoings et le pr&eacute;sident de la FNSP Ren&eacute; R&eacute;mond vont batailler ferme pour que le lien indissoluble soit grav&eacute; dans le marbre de la loi. C&rsquo;est chose faite en&nbsp;1997 quand le gouvernement Jupp&eacute; inscrit &laquo;&nbsp;<em>dans le projet de loi portant diverses dispositions d&rsquo;ordre &eacute;conomique et financier [&hellip;] un article qui a pour but d&rsquo;ajouter &agrave; l&rsquo;ordonnance de&nbsp;1945 qui fixe les comp&eacute;tences de la Fondation un alin&eacute;a indiquant que, parmi les comp&eacute;tences de la Fondation, il y a la gestion administrative et financi&egrave;re de l&rsquo;IEP de Paris [...]. L&rsquo;article pr&eacute;serve exactement la situation actuelle, simplement le dispositif est mont&eacute; du niveau r&eacute;glementaire au niveau l&eacute;gislatif&nbsp;</em>[12]&nbsp;&raquo;. La dissolution de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale retarde le vote, mais le gouvernement Jospin et la nouvelle majorit&eacute; de gauche c&eacute;l&egrave;brent finalement le mariage par la loi du 2&nbsp;juillet&nbsp;1998&nbsp;[13], au prix d&rsquo;un amendement imposant la pr&eacute;sence d&eacute;lib&eacute;rative de cinq&nbsp;repr&eacute;sentants &eacute;tudiants au CA de la FNSP au moment de l&rsquo;examen du budget de l'IEP et de la fixation des droits de scolarit&eacute;. Par la loi du 2&nbsp;juillet&nbsp;1998, la comp&eacute;tence de la FNSP en mati&egrave;re financi&egrave;re est de fait r&eacute;affirm&eacute;e pleine et enti&egrave;re&nbsp;; seule la composition du Conseil d&rsquo;administration lors du vote du budget est l&eacute;g&egrave;rement modifi&eacute;e par la pr&eacute;sence des &eacute;tudiants, &laquo;&nbsp;intermittents budg&eacute;taires&nbsp;[14]&nbsp;&raquo;, invit&eacute;s &agrave; si&eacute;ger une fois par an, le temps de l&rsquo;examen du budget de l'IEP seulement. Les membres du CA de la Fondation peuvent ainsi se r&eacute;jouir d&rsquo;avoir sauv&eacute; l&rsquo;essentiel de leurs pr&eacute;rogatives.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La loi du 17&nbsp;juillet&nbsp;2001 ou les comp&eacute;tences du Conseil de direction</strong>.Si les pr&eacute;rogatives de la FNSP et de son CA sur la gestion et les finances de l&rsquo;IEP ont &eacute;t&eacute; r&eacute;affirm&eacute;es en&nbsp;1998, la cr&eacute;ation d&rsquo;une troisi&egrave;me voie d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; Sciences&nbsp;Po destin&eacute;e aux &eacute;l&egrave;ves des zones d&rsquo;&eacute;ducation prioritaire (Convention &Eacute;ducation Prioritaire) questionne celles du CD de l&rsquo;IEP en mati&egrave;re de modalit&eacute;s d&rsquo;admission. Face &agrave; l&rsquo;offensive juridique du syndicat &eacute;tudiant UNI, violemment oppos&eacute; aux &laquo;&nbsp;proc&eacute;dures ZEP&nbsp;&raquo;, Richard Descoings saisit le gouvernement pour que soit ins&eacute;r&eacute;e, par la loi du 17&nbsp;juillet&nbsp;2001&nbsp;[15], dans Code de l&rsquo;&eacute;ducation, la mention pr&eacute;cise des pr&eacute;rogatives du CD de l&rsquo;IEP sur &laquo;&nbsp;<em>les conditions et modalit&eacute;s d'admission aux formations propres &agrave; l'Institut ainsi que l'organisation des &eacute;tudes, des premiers cycles &agrave; l'&Eacute;cole doctorale. Il peut adopter des proc&eacute;dures d'admission comportant notamment des modalit&eacute;s particuli&egrave;res destin&eacute;es &agrave; assurer un recrutement diversifi&eacute; parmi l'ensemble des &eacute;l&egrave;ves de l'enseignement du second degr&eacute;</em>&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Parach&egrave;vement de la construction l&eacute;gislative</em>&nbsp;[16]&nbsp;&raquo;, ce dyptique consacre la &laquo;&nbsp;singularit&eacute;&nbsp;&raquo; de l&rsquo;ensemble IEP-FNSP au nom de l&rsquo;autonomie et du droit &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation dans le champ de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] A. Lancelot, Conseil d'administration FNSP 14/12/1993.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] M. Long, Conseil d'administration FNSP 20/12/1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] R. R&eacute;mond, Conseil d'administration FNSP 20/12/1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Ordonnance n&deg;45-2283 du 09/10/1945 relatif aux IEP et ordonnance n&deg;45-2284 du 09/10/1945 portant cr&eacute;ation d&rsquo;une FNSP&nbsp;; D&eacute;cret n&deg;45-2286 du 09/10/1945 portant cr&eacute;ation de l&rsquo;IEP de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris&nbsp;; Convention FNSP-Universit&eacute; de Paris 25/10/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] D&eacute;cret n&deg;69-55 du 18&nbsp;janvier&nbsp;1969 relatif &agrave; l&rsquo;IEP de Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6]&nbsp;D&eacute;cret n&deg;85-497 du 10&nbsp;mai&nbsp;1985 relatif &agrave; l&rsquo;institut d&rsquo;&eacute;tudes politiques de Paris, article&nbsp;11.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Conseil d'administration FNSP 26/09/1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] R. R&eacute;mond, CA FNSP 14/01/1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] R. R&eacute;mond, CA FNSP 16/03/1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Conseil d'administration FNSP 14/01/1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] R. R&eacute;mond, CA FNSP 06/04/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Conseil d'administration FNSP 1/04/1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Loi n&deg;98-546 du 02/07/1998 portant diverses dispositions d&rsquo;ordre &eacute;conomique et financier. Titre&nbsp;V, Article&nbsp;74.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Jacques Rigaud, CA FNSP 06/04/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Loi n&deg;2001-624 du 17&nbsp;juillet&nbsp;2001, article&nbsp;14, Code de l&rsquo;Education (L.&nbsp;621-3).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] R. Descoings, <em>Note pour mesdames et messieurs les membres du CA de la FNSP</em>,&nbsp;&laquo; Le statut de Sciences&nbsp;Po&nbsp;&raquo;, CA FNSP 04/12/2001.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Sécuriser le statut ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences&nbsp;Po&nbsp;; CA FNSP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information <em>Sciences&nbsp;Po</em> (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<ul>\r\n<li><em>Le d&eacute;bat</em>, n&deg;64, mars&nbsp;1991, num&eacute;ro sp&eacute;cial &laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po&nbsp;: sur la formation des &eacute;lites en France&nbsp;&raquo;.</li>\r\n</ul>","slug":"securiser-le-statut","lang":"fr","excerpt":"En 1992 débute un feuilleton juridique à rebondissements qui ne trouve son dénouement que dix ans plus tard. Une anodine contestation du montant des droits d’inscription s’est muée en bataille homérique autour du statut de Sciences Po, au point de faire trembler l’édifice."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"109","image":"Loi_07-98.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Loi n° 98-546 du 2 juillet 1998"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"33"},{"brick_id":"57"},{"brick_id":"55"},{"brick_id":"54"},{"brick_id":"30"}],"comment":"","date_start":"1998-01-01"},{"id":"110","slug":"le-defi-de-l-internationalisation-de-paris-a-shanghai","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"27","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Sciences&nbsp;Po est certainement l&rsquo;institution universitaire fran&ccedil;aise qui a pouss&eacute; le plus loin la logique de l&rsquo;internationalisation, v&eacute;ritable levier de la mutation de la grande &eacute;cole fran&ccedil;aise en universit&eacute; de recherche &agrave; rayonnement international.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Le catalyseur des mutations</strong>. Novembre&nbsp;1996, le nouveau directeur Richard Descoings pr&eacute;sente son projet d&rsquo;&eacute;tablissement destin&eacute; &agrave; &laquo;&nbsp;<em>assurer &agrave; Sciences&nbsp;Po le rang de grande universit&eacute; internationalement reconnue</em>[1]&nbsp;&raquo;. L&rsquo;internationalisation sera l&rsquo;argument imparable et le levier destin&eacute; &agrave; transformer Sciences&nbsp;Po en profondeur pour regagner les faveurs des &eacute;lites fran&ccedil;aises et s&rsquo;assurer d&rsquo;une place dans la comp&eacute;tition mondiale. Au nom du positionnement international, Sciences&nbsp;Po sacrifiera son illisible dipl&ocirc;me en trois&nbsp;ans pour s&rsquo;aligner sur la norme du 3-5-8 (Bachelor, Master, Doctorat). Au nom du positionnement international, Sciences Po renoncera &agrave; sa politique malthusienne de contr&ocirc;le des effectifs pour atteindre une masse critique afin de peser dans le paysage universitaire mondial. Au nom de l&rsquo;internationalisation, Sciences&nbsp;Po int&eacute;grera les &eacute;tudiants &eacute;trangers dans ses formations dipl&ocirc;mantes, semestrialisera son calendrier, refondra ses maquettes p&eacute;dagogiques et prendra le tournant du bilinguisme. Au nom du positionnement international, Sciences&nbsp;Po acceptera de d&eacute;l&eacute;guer une partie de son autonomie p&eacute;dagogique en mati&egrave;re de recrutement et d&rsquo;&eacute;valuation des &eacute;tudiants en mobilit&eacute; et de partager son autonomie scientifique en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;laboration des doubles&nbsp;dipl&ocirc;mes. Au nom de sa r&eacute;putation internationale, Sciences&nbsp;Po accentuera son profil recherche en y consacrant d'importants moyens financiers et humains et portera cette recherche au niveau international en diversifiant son spectre disciplinaire et en recrutant des acad&eacute;miques &eacute;trangers publiant en l&rsquo;anglais. Enfin, au nom de l&rsquo;international, Sciences&nbsp;Po entamera un processus de modernisation de sa gouvernance et de ses proc&eacute;dures de management (gestion du recrutement et des admissions, &eacute;valuation, accueil). Il n&rsquo;est pas jusqu&rsquo;au v&eacute;n&eacute;rable Conseil d&rsquo;administration qui ne se soit mis &agrave; l&rsquo;heure internationale, ouvrant ses portes &agrave; des personnalit&eacute;s de stature mondiale, comme Pascal Lamy, Jean-Claude Trichet et Jean-Pierre Jouyet. Levier des transformations institutionnelles, &laquo;&nbsp;<em>catalyseur des innovations p&eacute;dagogiques et du potentiel scientifique</em>[2]&nbsp;&raquo;, l&rsquo;internationalisation a fait sauter les verrous qui retenaient Sciences&nbsp;Po sur les rivages du 20e&nbsp;si&egrave;cle.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Des strat&egrave;ges de l&rsquo;international. </strong>Pour &eacute;laborer et piloter ces r&eacute;formes de grande ampleur, Richard Descoings peut s&rsquo;appuyer sur une structure, la direction des relations avec l&rsquo;&eacute;tranger rebaptis&eacute;e Direction des affaires internationales et des &eacute;changes (DAIE), et sur un homme, &laquo;&nbsp;<em>architecte et animateur de cette politique</em>[3]&nbsp;&raquo;, Francis V&eacute;rillaud, professeur d&rsquo;&eacute;conomie en poste au Mexique, au Chili et &agrave; Washington, recrut&eacute; par Fran&ccedil;oise Sauvage en&nbsp;1991 et promu directeur de la DAIE en&nbsp;1996. Son &eacute;quipe, rompue au m&eacute;tier de l&rsquo;international, forme une cellule &agrave; l&rsquo;expertise et aux comp&eacute;tences av&eacute;r&eacute;es, assurant la prospection et la n&eacute;gociation de partenariats sur mesure, orientant et accompagnant les &eacute;tudiants et les enseignants en mobilit&eacute;, animant le r&eacute;seau de Sciences&nbsp;Po en France et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Guichet unique de l&rsquo;international &agrave; Sciences&nbsp;Po, la DAIE a r&eacute;ussi le tour de force que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;internationalisation de Sciences&nbsp;Po devienne l&rsquo;affaire de tous</em>[4]&nbsp;&raquo;, &agrave; force d'acculturation et de transfert de comp&eacute;tence aux autres directions.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Une strat&eacute;gie de l&rsquo;international.</strong> Pour attirer les meilleurs &eacute;tudiants et les meilleurs universitaires, pour capter les financements et investir les march&eacute;s &eacute;trangers des formations continues et du travail, Sciences&nbsp;Po doit imp&eacute;rativement rejoindre le cercle ferm&eacute; des <em>world class universities</em> (universit&eacute;s d&rsquo;excellence). C&rsquo;est la strat&eacute;gie dite du positionnement. Cette qu&ecirc;te de reconnaissance passe par une &laquo;&nbsp;normalisation&nbsp;&raquo; de l&rsquo;institution (dipl&ocirc;me &agrave; bac+5&nbsp;; semestrialisation). Elle passe ensuite par une refonte de l&rsquo;offre de formation adapt&eacute;e aux besoins des &eacute;tudiants et des employeurs (parcours en anglais, doubles&nbsp;dipl&ocirc;mes, niches p&eacute;dagogiques des premiers cycles en r&eacute;gion, formations sp&eacute;cialis&eacute;es dans les carri&egrave;res internationales, les m&eacute;tiers du d&eacute;veloppement...&nbsp;etc.). Elle passe enfin et surtout par le &laquo;&nbsp;d&eacute;tour am&eacute;ricain&nbsp;&raquo;&nbsp;: la conclusion de partenariats et d&rsquo;alliances strat&eacute;giques avec des universit&eacute;s anglo-am&eacute;ricaines r&eacute;put&eacute;es[5] rejaillit sur l&rsquo;image de marque de Sciences&nbsp;Po qui se positionne comme l&rsquo;une d&rsquo;entre elles et gagne en cr&eacute;dibilit&eacute; et en prestige. Si les &Eacute;tats-Unis, instance symbolique d&rsquo;accr&eacute;ditation, sont la cl&eacute; qui ouvre les portes du monde universitaire, l&rsquo;Europe est le port &laquo;&nbsp;d&rsquo;ancrage&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po qui prosp&egrave;re dans les r&eacute;seaux Erasmus. Les r&eacute;gions &eacute;mergentes (Asie et Am&eacute;rique latine principalement, plus r&eacute;cemment Moyen-Orient et Afrique) sont les cibles de cette strat&eacute;gie qui se d&eacute;cline en politiques r&eacute;gionales, toutes tendues vers l&rsquo;&eacute;change et le recrutement. Car l&rsquo;internationalisation de Sciences&nbsp;Po repose principalement sur la mobilit&eacute; des &eacute;tudiants, rendue obligatoire en&nbsp;1999 par l&rsquo;instauration de la troisi&egrave;me ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, et sur les accords d&rsquo;&eacute;change, &laquo;&nbsp;<em>ce terreau sur lequel nous construisons notre politique internationale</em>[6]&nbsp;&raquo;. En marge de cette politique de mobilit&eacute;, Sciences&nbsp;Po s&rsquo;est &eacute;galement investi dans des missions dites de &laquo;&nbsp;service public&nbsp;&raquo; (fili&egrave;res francophones &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;; programmes de formation des hauts fonctionnaires&nbsp;; transferts de comp&eacute;tence et de savoir faire dans l&rsquo;&eacute;laboration des curricula) en Europe de l&rsquo;Est et dans des pays alli&eacute;s[7], financ&eacute;es au titre de l&rsquo;assistance technique ou de la coop&eacute;ration internationale par le MAE ou l'Union europ&eacute;enne. Enfin l&rsquo;internationalisation s&rsquo;applique &agrave; la recherche, o&ugrave; elle se d&eacute;cline en mobilit&eacute; acad&eacute;mique (chaires de professeurs invit&eacute;s[8]), en doubles&nbsp;dipl&ocirc;mes de doctorat[9], en insertion de Sciences&nbsp;Po dans un nombre toujours plus important d&rsquo;associations r&eacute;gionales et de r&eacute;seaux (associations internationales et europ&eacute;ennes), et surtout en conclusion de partenariats de recherche (OxPo[10], Alliance[11], GPPN[12]).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La plus internationale des universit&eacute;s fran&ccedil;aises&nbsp;?</strong> La r&eacute;ussite de cette politique se mesure par les chiffres qui refl&egrave;tent l&rsquo;&laquo;&nbsp;attractivit&eacute; et la comp&eacute;titivit&eacute;&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po. Chaque ann&eacute;e, plus de 1&nbsp;300 &eacute;tudiants fran&ccedil;ais effectuent leur troisi&egrave;me ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et plus de&nbsp;4&nbsp;250 &eacute;tudiants &eacute;trangers sont accueillis &agrave; Sciences&nbsp;Po en &eacute;changes ou en scolarit&eacute; du dipl&ocirc;me. Cette grande migration est rendue possible par l&rsquo;exceptionnel r&eacute;seau de partenariats tiss&eacute;s avec plus de 500&nbsp;universit&eacute;s partenaires. Les progr&egrave;s ont &eacute;t&eacute; rapides et spectaculaires&nbsp;: la part des &eacute;tudiants &eacute;trangers passe de 18&nbsp;% des effectifs en&nbsp;1996 &agrave; 36&nbsp;% (plus 8&nbsp;% de binationaux) en&nbsp;2012. Autre nouveaut&eacute;, les &eacute;tudiants &eacute;trangers sont tr&egrave;s majoritairement inscrits en formation dipl&ocirc;mante (75&nbsp;% contre 25&nbsp;% en &eacute;change)&nbsp;: alors que Sciences&nbsp;Po ne dipl&ocirc;mait que 5&nbsp;% de ses &eacute;tudiants &eacute;trangers en&nbsp;1996, elle en dipl&ocirc;me 35&nbsp;% en&nbsp;2010. Preuve que la bataille du recrutement a &eacute;t&eacute; gagn&eacute;e, le nombre de candidats &eacute;trangers aux proc&eacute;dures d&rsquo;admission internationales a d&eacute;pass&eacute; les 4&nbsp;000&nbsp;: les campus en r&eacute;gions, les doubles&nbsp;dipl&ocirc;mes (une vingtaine avec des partenaires &eacute;trangers et deux&nbsp;doctorats) ainsi que les partenariats strat&eacute;giques (Alliance, GPPN et Oxpo) ont incontestablement jou&eacute; leur r&ocirc;le de produits d&rsquo;appels. Si Sciences&nbsp;Po n&rsquo;est que marginalement pr&eacute;sent sur le march&eacute; mondial des enseignants-chercheurs, l&rsquo;internationalisation du recrutement d'enseignants &eacute;trangers est en marche (22&nbsp;% des nouveaux acad&eacute;miques depuis&nbsp;2005) et Sciences&nbsp;Po accueille chaque ann&eacute;e plus de 150&nbsp;universitaires &eacute;trangers. Faut-il pour autant crier victoire&nbsp;? &laquo;&nbsp;<em>Il ne faut pas croire trop vite que l&rsquo;ouverture internationale, c&rsquo;est gagn&eacute;</em>[13].&nbsp;&raquo; Processus de longue haleine, l&rsquo;internationalisation de Sciences&nbsp;Po n&rsquo;est ni achev&eacute;e, ni lin&eacute;aire. Si certaines formations (premiers cycle en r&eacute;gion, doubles dipl&ocirc;mes, &Eacute;cole des affaires internationales...) sont de v&eacute;ritables bains multiculturels et d&rsquo;authentiques laboratoires de l&rsquo;internationalisation, d&rsquo;autres font figure de bastions franco-fran&ccedil;ais ou peinent &agrave; approfondir leur ouverture.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/11/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Francis V&eacute;rillaud, Conseil d&rsquo;administration FNSP 19/04/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 19/04/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Francis V&eacute;rillaud, note interne 13/11/2003 &laquo;&nbsp;Regard prospectif sur la politique internationale de Sciences&nbsp;Po en&nbsp;2003&nbsp;: Missions et objectifs dela DAIE et des centres de ressources en&nbsp;2004&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Int&eacute;gration dans le r&eacute;seau de l&rsquo;Association of Professional Schools of International Affairs (APSIA)&nbsp;; signature d&rsquo;accords d&rsquo;&eacute;changes&nbsp;; &eacute;laboration de double&nbsp;dipl&ocirc;mes Columbia-Sciences&nbsp;Po/LSE-Science&nbsp;Po.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Francis V&eacute;rillaud, Conseil d&rsquo;administration FNSP 04/07/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Parmi les coop&eacute;rations, la cr&eacute;ation de programmes &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ou de fili&egrave;res francophones&nbsp;: en 1996, &agrave; Moscou, Varsovie, Bogota, Le Caire, Istanbul (Tarabya et Galatasaray), Sofia, Casablanca, Budapest, Le Cap, Beyrouth.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Sciences&nbsp;Po propose cinq chaires de professeurs invit&eacute;s&nbsp;: Chaire sur l&rsquo;Inde contemporaine&nbsp;; Chaire Gregory Flynn, Chaire Alfred Grosser, Chaire Vincent Wright, Chaire Alliance Sciences&nbsp;Po-Columbia.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Sciences&nbsp;Po propose deux doubles doctorats avec Columbia University et le Max Planck Institute.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10]&nbsp;Cr&eacute;&eacute; en&nbsp;2009, Oxford/Sciences Po Social Sciences Research Group (OXPO) regroupe Sciences&nbsp;Po avec les d&eacute;partements de politique et relations internationales et de sociologie de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Oxford etla Maison Fran&ccedil;aise d&rsquo;Oxford autour de programmes communs de recherche (s&eacute;minaires&nbsp;; &eacute;changes doctoraux et post-doctoraux&nbsp;; mobilit&eacute; acad&eacute;mique).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11]&nbsp;Cr&eacute;e en&nbsp;2002, Alliance est un programme de partenariat entre Columbia University (NY), Paris&nbsp;I, l&rsquo;&Eacute;cole Polytechnique et Sciences&nbsp;Po. Le champ d&rsquo;action couvre aussi bien la formation (double&nbsp;dipl&ocirc;mes&nbsp;: un double doctorat et des double&nbsp;masters&nbsp;: MIA, MPA, Journalisme, D&eacute;veloppement) que la recherche (Visiting Professorship&nbsp;; organisation de colloques)</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12]&nbsp;Global Public Policy Network&nbsp;: partenariat entre Columbia University (NY, USA), LSE (Londres UK), National University of Singapore (NUS) et Sciences&nbsp;Po, principalement par la gestion de double&nbsp;masters.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13]&nbsp;Ghislaine Fau, Conseil d&rsquo;administration FNSP 24/07/2006.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de l’internationalisation : de Paris à Shanghai","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses dela FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-l-internationalisation-de-paris-a-shanghai","lang":"fr","excerpt":"Passage à une scolarité en cinq ans alignée sur les standards internationaux ; troisième année obligatoire à l’étranger ; bain multiculturel (40 % d’étudiants étrangers) ; bilinguisme et parcours d’enseignement en anglais. "}],"thumbnail":"univ_partenaires.gif","media":[{"id":"122","image":"Double_diplome.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Quelques partenaires pour les doubles diplômes Sciences Po"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"16"},{"brick_id":"109"},{"brick_id":"111"},{"brick_id":"117"}],"comment":"","date_start":"1999-01-01"},{"id":"121","slug":"le-defi-du-positionnement-du-diplome-en-trois-ans-au-lmd","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"37","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Le positionnement &agrave; Bac+5, un choix strat&eacute;gique</strong>. En&nbsp;1996, bien avant le processus de Bologne (1998) et la r&eacute;forme du LMD en France (2002-2006), Richard Descoings pr&eacute;sente un projet d&rsquo;&eacute;tablissement tout entier tourn&eacute; vers l&rsquo;internationalisation, &laquo;&nbsp;<em>axe f&eacute;d&eacute;rateur autour duquel sera con&ccedil;u le d&eacute;veloppement de Sciences&nbsp;Po</em>[1]&nbsp;&raquo;. Pour assurer son positionnement dans le paysage universitaire mondial et pour garantir la lisibilit&eacute; de ses formations, l&rsquo;institution doit renoncer &agrave; son v&eacute;n&eacute;rable dipl&ocirc;me en trois&nbsp;ans pour porter la scolarit&eacute; &agrave; un niveau <em>Graduate</em> (<em>Master</em>) en cinq&nbsp;ans. L&rsquo;allongement de la dur&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude est une d&eacute;cision lourde de cons&eacute;quences, tant en termes d&rsquo;effectifs &eacute;tudiants que de co&ucirc;ts financiers&nbsp;: elle implique la refonte des premier et deuxi&egrave;me cycles ainsi que la r&eacute;vision de l&rsquo;offre de formation et des maquettes des enseignements. Con&ccedil;ue en&nbsp;1996, adopt&eacute;e en&nbsp;1999, la r&eacute;forme entre en application en septembre&nbsp;2000. &laquo;&nbsp;<em>D&eacute;ployant le plus clairement possible notre mission d&rsquo;enseignement du baccalaur&eacute;at au doctorat</em>&nbsp;&raquo;, elle a pour principal objectif de &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;finir Sciences&nbsp;Po comme un &eacute;tablissement universitaire de plein exercice</em>[2]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>L&rsquo;AP est morte. Vive la troisi&egrave;me ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;! </strong>La troisi&egrave;me ann&eacute;e obligatoire &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, mesure phare de la r&eacute;forme Descoings, est vot&eacute;e en juin&nbsp;1999 et appliqu&eacute;e &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;2000. Proposition in&eacute;dite et radicale, l&rsquo;insertion d&rsquo;un s&eacute;jour d&rsquo;&eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger dans la scolarit&eacute; de premier cycle ob&eacute;it &agrave; deux pr&eacute;occupations. La &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;n&eacute;ralisation de la mobilit&eacute; &eacute;tudiante</em>&nbsp;&raquo; est la preuve la plus spectaculaire de l&rsquo;engagement de Sciences&nbsp;Po en faveur de l&rsquo;internationalisation des formations&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous devons assurer au plus grand nombre de nos &eacute;tudiants une exp&eacute;rience internationale pendant leur scolarit&eacute; &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>[3].&nbsp;&raquo; C&rsquo;est &eacute;galement un moyen habile de r&eacute;organiser &agrave; moindre co&ucirc;t le premier cycle en le d&eacute;ployant non pas sur trois mais sur deux&nbsp;ans. Autres gages &agrave; l&rsquo;internationalisation, le calendrier universitaire est semestrialis&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;2000 afin de rendre plus ais&eacute;es l&rsquo;application du syst&egrave;me europ&eacute;en de transfert de cr&eacute;dits (ECTS) et les mobilit&eacute;s &eacute;tudiantes&nbsp;; l&rsquo;enseignement des langues vivantes est renforc&eacute; par l&rsquo;instauration d&rsquo;une deuxi&egrave;me langue &eacute;trang&egrave;re obligatoire en&nbsp;1999 et par la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;offre de cours en langues &eacute;trang&egrave;res qui compte pour 1/3&nbsp;des enseignements en&nbsp;2001. En&nbsp;2012, Sciences&nbsp;Po offre des enseignements en 18&nbsp;langues sur le campus parisien et en 25&nbsp;sur l&rsquo;ensemble de ses sites. La carte p&eacute;dagogique a &eacute;galement &eacute;t&eacute; consid&eacute;rablement enrichie par la multiplication des enseignements &agrave; option. N&eacute;anmoins, la r&eacute;forme du premier cycle ne brise pas &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ADN de Sciences&nbsp;Po</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;: le tronc commun regroupe toujours 90&nbsp;% des enseignements, les sciences humaines et sociales conservent toute leur place et le credo comparatiste est encore &eacute;tendu.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Masters. </strong>Parach&egrave;vement de la r&eacute;forme du premier cycle, la mast&eacute;risation ne s&rsquo;op&egrave;re qu&rsquo;&agrave; partir de&nbsp;2004 en raison des contraintes du calendrier national des DEA et des DESS. Red&eacute;ploy&eacute;s sur deux&nbsp;ans, les anciennes fili&egrave;res de sp&eacute;cialisation de troisi&egrave;me ann&eacute;e et les DESS et DEA sont fusionn&eacute;s en deux types de masters de recherche et d&rsquo;&eacute;tablissement organis&eacute;s en mentions (5&nbsp;de recherche&nbsp;; 12&nbsp;d&rsquo;&eacute;tablissement). Ces masters comprennent tout &agrave; la fois des enseignements de tronc commun et des formations sp&eacute;cialis&eacute;es r&eacute;nov&eacute;es&nbsp;; ils proposent une offre diversifi&eacute;e de parcours (fasttrack&nbsp;; englishtrack). Ils seront r&eacute;organis&eacute;s dans la seconde moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;2000 en &Eacute;coles.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Doubles dipl&ocirc;mes.</strong> Innovation ing&eacute;nieuse, les doubles dipl&ocirc;mes permettent &agrave; Sciences&nbsp;Po de multiplier des partenariats universitaires &agrave; la fois prestigieux et compl&eacute;mentaires et &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;enrichir et d&rsquo;&eacute;largir l&rsquo;offre p&eacute;dagogique sans pour autant devoir d&eacute;velopper excessivement nos propres ressources</em>[4]&nbsp;&raquo;. Ainsi, l&rsquo;accord conclu avec Paris&nbsp;IV Sorbonne offrait d&eacute;j&agrave; l&rsquo;opportunit&eacute; aux &eacute;tudiants de suivre une double licence en sciences sociales et en humanit&eacute;s (Lettres, Philosophie, Histoire)&nbsp;; les doubles dipl&ocirc;mes propos&eacute;s de concert avec Paris&nbsp;I Panth&eacute;on&nbsp;Sorbonne (Math&eacute;matiques appliqu&eacute;es et sciences sociales) et avec Paris&nbsp;VI Pierre et Marie Curie (Sciences et sciences sociales) permettent de d&eacute;livrer une double formation en sciences dures et sciences sociales. Plus nombreux encore aujourd&rsquo;hui, les doubles masters sont &eacute;galement plus internationaux. Le master Management public et priv&eacute; HEC-Sciences Po, le master &Eacute;conomie et &eacute;conomie quantitative de Paris&nbsp;I-Sciences&nbsp;Po, le master Affaires internationales Paris&nbsp;I-Paris&nbsp;VI-Sciences&nbsp;Po et le master Sciences et politique de l&rsquo;environnement Paris&nbsp;VI-Sciences&nbsp;Po t&eacute;moignent de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; par les &eacute;tablissements fran&ccedil;ais &agrave; ces formules duales. &Agrave; l&rsquo;international, Sciences&nbsp;Po propose une offre exceptionnelle de plus de&nbsp;25&nbsp;doubles dipl&ocirc;mes, du Bachelor au Doctorat. Ses partenaires privil&eacute;gi&eacute;s sont sans surprise la London School of Economics (Master of International Affairs, Affaires europ&eacute;ennes, Politique urbaine), Columbia University (MIA), la Frei Universit&auml;t de Berlin (MIA, Affaires europ&eacute;ennes), Saint-Gall (Affaires internationales), la Bocconi de Milan (MIPA) et le MIGMO de Moscou (Affaires internationales), mais &eacute;galement les universit&eacute;s asiatiques de Fudan, Pekin et Keio et la fondation br&eacute;silienne Getulio Vargas. L&rsquo;&Eacute;cole de droit, &agrave; l&rsquo;identit&eacute; tr&egrave;s internationale, propose des doubles dipl&ocirc;mes avec la Georgetown Law School et la Pennsylvania Law School. Programmes ultra-s&eacute;lectifs d&rsquo;excellence, r&eacute;unissant 500&nbsp;&eacute;tudiants environ, les doubles masters sont des instruments de positionnement, de prestige et des produits d&rsquo;appel.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Une &Eacute;cole doctorale &agrave; l&rsquo;heure internationale</strong>. L'&eacute;laboration des masters comme des parcours doctoraux a &eacute;t&eacute; l&rsquo;occasion de repenser la formation doctorale. Au diapason des premier et deuxi&egrave;me cycles, l&rsquo;&Eacute;cole doctorale intensifie son internationalisation&nbsp;: des fonds de mondialisation et des bourses de mission donnent la prime &agrave; des sujets de recherche comparatifs et &agrave; la mobilit&eacute; des doctorants pri&eacute;s de s&rsquo;ins&eacute;rer dans les r&eacute;seaux scientifiques europ&eacute;ens et internationaux et de publier en anglais. L&rsquo;heure est &eacute;galement &agrave; la professionnalisation de la recherche&nbsp;: &agrave; un recrutement plus s&eacute;lectif et &agrave; un financement plus syst&eacute;matique des th&eacute;sards[5] r&eacute;pond l&rsquo;exigence de suivi des doctorants et de l&rsquo;avanc&eacute;e de leurs recherches&nbsp;: mieux encadr&eacute;s par des directeurs de th&egrave;se moins d&eacute;bord&eacute;s (limitation du nombre de doctorants par directeur), les doctorants doivent s&rsquo;ins&eacute;rer dans les centres de recherche, suivre des cours obligatoires et sont encourag&eacute;s &agrave; finir leur th&egrave;se en temps limit&eacute;. La remont&eacute;e du taux de compl&eacute;tion[6] du doctorat t&eacute;moigne de l&rsquo;efficacit&eacute; des mesures. Avec l&rsquo;internationalisation, la recherche a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute;e en priorit&eacute; et plac&eacute;e au &laquo;&nbsp;<em>c&oelig;ur du d&eacute;veloppement essentiel pour notre maison</em>[7]&nbsp;&raquo; &agrave; partir de&nbsp;2006. Le rattachement du master recherche &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole doctorale puis la cr&eacute;ation de cinq parcours doctoraux &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;programmes int&eacute;gr&eacute;s&nbsp;&raquo; en &eacute;conomie, histoire, sociologie, science politique et droit&nbsp;&ndash; d&rsquo;une dur&eacute;e de cinq&nbsp;ans[8] ont encore renforc&eacute; la continuit&eacute; p&eacute;dagogique entre deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me cycles.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Vers le &laquo;&nbsp;campus num&eacute;rique&nbsp;&raquo;. </strong>Autre chantier de la r&eacute;forme Descoings, la &laquo;&nbsp;r&eacute;volution num&eacute;rique&nbsp;&raquo; fait son entr&eacute;e rue&nbsp;Saint-Guillaume et participe de la modernisation des pratiques administratives et p&eacute;dagogiques. Le campus num&eacute;rique doit int&eacute;grer &laquo;&nbsp;<em>les fonctions de gestion des &eacute;tudiants, des cours, des salles et des &eacute;quipements disponibles, aussi bien que le d&eacute;veloppement de contenus p&eacute;dagogiques accessibles en ligne</em>[9]&nbsp;&raquo;, soit les fonctions de gestion comme de cr&eacute;ation de l&rsquo;information. Une direction des syst&egrave;mes informatiques (DSI), d&rsquo;abord rattach&eacute;e &agrave; la biblioth&egrave;que et dirig&eacute;e par Fran&ccedil;ois&nbsp;Reiner, est institu&eacute;e en&nbsp;1999, date &agrave; laquelle &eacute;tudiants et enseignants disposent d&rsquo;une adresse &eacute;lectronique (septembre&nbsp;1998) et se retrouvent dans des salles &eacute;quip&eacute;es d&rsquo;ordinateurs et de vid&eacute;oprojecteurs. Nouveau syst&egrave;me de gestion de la scolarit&eacute; adopt&eacute; &agrave; partir de&nbsp;2000, le logiciel BANNER acc&eacute;l&egrave;re la d&eacute;mat&eacute;rialisation des proc&eacute;dures d&rsquo;inscription, de choix des modules, de consultation des notes et d&rsquo;&eacute;valuation des enseignants. Nouveau syst&egrave;me de gestion de la biblioth&egrave;que, le logiciel Portofolio permet de g&eacute;rer l&rsquo;acc&egrave;s d&eacute;multipli&eacute; aux ressources num&eacute;riques. Syst&egrave;mes de gestion de la scolarit&eacute;, de la biblioth&egrave;que et portail ont vocation &agrave; fonctionner en r&eacute;seau. Mais Sciences&nbsp;Po ambitionne surtout de d&eacute;velopper son savoir-faire dans le domaine de l&rsquo;enseignement &agrave; distance (e-learning) et de se poser en leader des enseignements en ligne. &laquo;&nbsp;<em>Produit p&eacute;dagogique enti&egrave;rement neuf</em>&nbsp;[10]&raquo;, les e-cours r&eacute;pondent aux besoins des campus en r&eacute;gion, laboratoires de la d&eacute;mat&eacute;rialisation des pratiques d&rsquo;enseignement, et au d&eacute;veloppement de la formation continue, dont ils peuvent devenir des produits d&rsquo;appel, g&eacute;n&eacute;rateurs de revenus.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;: contrat quadriennal 1997-2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 04/12/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/11/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/05/2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] 80&nbsp;% des doctorants de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un financement.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Autour de 60&nbsp;% des inscrits soutiennent leur th&egrave;se &agrave; partir de&nbsp;2005, contre moins de 40&nbsp;% &agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;1990. Source&nbsp;: statistiques produites par Jean-Marie Alliaume.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/10/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Parcours int&eacute;gr&eacute; de deux&nbsp;ans de master-enseign&eacute; (<em>teaching master) </em>et trois&nbsp;ans de recherche pour un doctorat.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Contrat quadriennal 2001-2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 22/03/2011.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi du positionnement: du diplôme en trois ans au LMD","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>\r\n<p>BOULLIER Dominique, Rapport <em>Mission Strat&eacute;gies Num&eacute;riques 2008-2009</em>, juillet 2009.</p>\r\n</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-du-positionnement-du-diplome-en-trois-ans-au-lmd","lang":"fr","excerpt":"Révolutionnaire, la première réforme Descoings enterre le vénérable diplôme de Sciences Po et sacrifie la mythique Année préparatoire et les sections sur l’autel du standard universitaire international. Le passage à une scolarité en cinq ans et l’instauration d’une année obligatoire à l’étranger en sont les mesures les plus frappantes (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00164496-2-.jpg","media":[{"id":"123","image":"Cursus.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le curus de Sciences Po"}]},{"id":"122","image":"Double_diplome.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Quelques partenaires pour les doubles diplômes Sciences Po"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"120"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"1999-01-02"},{"id":"111","slug":"le-defi-de-la-taille-les-premiers-cycles-delocalises-de-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"28","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&laquo;&nbsp;<em>&Eacute;tape de plus dans le d&eacute;veloppement</em>&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po, les campus en r&eacute;gions inaugurent &laquo;&nbsp;<em>un mod&egrave;le compl&egrave;tement nouveau d&rsquo;universit&eacute; avec un vaisseau-amiral &agrave; Paris et un certain nombre de vaisseaux de moindre importance un peu partout en France</em>[1]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Op&eacute;ration Nancy</strong>. Opportunit&eacute; saisie au vol devenue l&rsquo;embl&egrave;me de la politique d&rsquo;expansion triomphante du Sciences&nbsp;Po des ann&eacute;es&nbsp;2000, l&rsquo;aventure des premiers cycles d&eacute;localis&eacute;s d&eacute;bute &agrave; Nancy en...&nbsp;1947. Anc&ecirc;tre obscur et pr&eacute;c&eacute;dent commode, l&rsquo;accord dit du CUEP pr&eacute;voyait l&rsquo;entr&eacute;e directe en deuxi&egrave;me cycle de l&rsquo;IEP de Paris d&rsquo;&eacute;tudiants form&eacute;s au Centre universitaire d&rsquo;&eacute;tudes politiques de l&rsquo;Universit&eacute; de Nancy[2]. Tomb&eacute; en d&eacute;su&eacute;tude et rendu caduque par la r&eacute;forme&nbsp;3-5-8 de la scolarit&eacute; parisienne, la ren&eacute;gociation du modeste accord va ouvrir des perspectives aussi inattendues qu&rsquo;inesp&eacute;r&eacute;es. Interpell&eacute;s par les universit&eacute;s et les collectivit&eacute;s locales soucieuses de maintenir et de d&eacute;velopper le lien avec Sciences&nbsp;Po, Richard Descoings et son jeune charg&eacute; de mission Laurent Bigorgne comprennent que l&rsquo;installation en r&eacute;gion est une formidable opportunit&eacute;. D&eacute;localiser des premiers cycles en r&eacute;gion permet d&rsquo;abord de r&eacute;soudre la crise de croissance de Sciences&nbsp;Po, provoqu&eacute;e par la hausse du nombre de candidats et la politique volontariste de recrutement de la direction[3], en desserrant le n&oelig;ud immobilier parisien et en accroissant les capacit&eacute;s d&rsquo;accueil. C&rsquo;est &eacute;galement l&rsquo;occasion de diversifier les ressources financi&egrave;res de Sciences&nbsp;Po en sollicitant l&rsquo;aide des communaut&eacute;s urbaines et des r&eacute;gions pourvues de nouvelles comp&eacute;tences financi&egrave;res en mati&egrave;re d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. C&rsquo;est enfin un terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentation o&ugrave; d&eacute;ployer des innovations p&eacute;dagogiques (campus num&eacute;rique, internationalisation de la formation). Nancy accueillera en vitesse de croisi&egrave;re 150&nbsp;&eacute;l&egrave;ves de premier cycle par promotion autour d&rsquo;un programme p&eacute;dagogique original et innovant centr&eacute; sur le franco-allemand.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Dijon, Poitiers, et les autres...</strong> Le pr&eacute;c&eacute;dant fait tache d&rsquo;huile&nbsp;: en octobre&nbsp;2001, les premiers cycles de Sciences&nbsp;Po &agrave; Dijon et &agrave; Poitiers, respectivement d&eacute;di&eacute;s &agrave; l&rsquo;est-europ&eacute;en et &agrave; l&rsquo;ib&eacute;ro-am&eacute;ricain, font leur rentr&eacute;e. Suivront en&nbsp;2005 le premier cycle Moyen-Orient-M&eacute;diterran&eacute;e &agrave; Menton, en&nbsp;2007 le campus euro-asiatique au Havre et en&nbsp;2010 le campus franco-am&eacute;ricain &agrave; Reims. Toujours lanc&eacute;s &agrave; l&rsquo;initiative des collectivit&eacute;s locales (villes, conseil g&eacute;n&eacute;ral, r&eacute;gion), parfois soutenues par l&rsquo;&Eacute;tat, les premiers cycles en r&eacute;gion nouent des partenariats avec les universit&eacute;s r&eacute;gionales (avec Nancy, Dijon, Sofia-Antipolis et l&rsquo;IEP d&rsquo;Aix pour Menton). En&nbsp;2011, les six campus en r&eacute;gion accueillent un tiers des 4&nbsp;000 &eacute;tudiants du coll&egrave;ge universitaire (premier cycle) de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Des &laquo;&nbsp;bijoux p&eacute;dagogiques<strong>[4]</strong>&nbsp;&raquo;</strong>. V&eacute;ritables &laquo;&nbsp;<em>laboratoires d&rsquo;exp&eacute;rimentation et d&rsquo;innovation</em>[5]&nbsp;&raquo;, les premiers cycles en r&eacute;gion sont con&ccedil;us comme des &laquo;&nbsp;<em>propositions p&eacute;dagogiques</em>[6]&nbsp;&raquo; dot&eacute;es d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>identit&eacute; g&eacute;ographique, p&eacute;dagogique et intellectuelle</em>[7]&nbsp;&raquo;. Certes les campus d&eacute;localis&eacute;s offrent des conditions de vie et de travail exceptionnelles &agrave; leurs &eacute;tudiants, peu nombreux[8], bien encadr&eacute;s[9], accueillis dans de vastes locaux situ&eacute;s dans le cadre prestigieux des centre-ville[10] et b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une vie de campus tr&egrave;s dynamique. Certes, comme &agrave; Paris, ils profitent de la maquette p&eacute;dagogique de Sciences&nbsp;Po (pluridisciplinarit&eacute;, ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger...), obtiennent le dipl&ocirc;me de premier cycle (Bachelor) et rejoignent la capitale pour les masters. Mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas l&agrave;. Fer de lance de la politique d&rsquo;internationalisation, les premiers cycles d&eacute;localis&eacute;s sont des laboratoires de l&rsquo;internationalisation des formations&nbsp;: accueillant autant d&rsquo;&eacute;tudiants fran&ccedil;ais que d&rsquo;&eacute;trangers plong&eacute;s dans un bain multiculturel, ils dispensent une formation trilingue (fran&ccedil;ais, anglais et langues &eacute;trang&egrave;res sp&eacute;cifiques) dont le programme est centr&eacute; sur des aires g&eacute;ographiques et sur leurs th&eacute;matiques (franco-allemand pour Nancy, Europe de l&rsquo;Est pour Dijon, Am&eacute;rique latine pour Poitiers, Maghreb et Moyen-Orient pour Menton, Asie pour Le Havre, Am&eacute;rique du Nord pour Reims). Fiert&eacute; des premiers cycles, l&rsquo;offre de langues est particuli&egrave;rement riche&nbsp;: le campus euro-asiatique du Havre dispense ses enseignements en chinois, hindi, japonais, cor&eacute;en et indon&eacute;sien&nbsp;; celui de Dijon en russe, polonais, tch&egrave;que et hongrois&nbsp;; celui de Poitiers en espagnol et en portugais&nbsp;; celui de Menton en arabe mais &eacute;galement en persan. Leur sp&eacute;cialisation g&eacute;ographique et th&eacute;matique, accompagn&eacute;e par une politique linguistique volontariste et par un authentique brassage multiculturel, leur donne une &laquo;&nbsp;<em>plus-value p&eacute;dagogique</em>[11]&nbsp;&raquo; certaine.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Un mod&egrave;le compl&eacute;tement nouveau d&rsquo;universit&eacute;</em></strong>[12]&nbsp;<strong>&raquo; en porte &agrave; faux avec le r&eacute;seau des IEP de province.</strong> La cr&eacute;ation de ces &laquo;&nbsp;<em>antennes locales</em>[13]&nbsp;&raquo;, inaugurant &laquo;&nbsp;<em>un autre dispositif, une autre pr&eacute;sence de l&rsquo;IEP de Paris sur le territoire..., un autre mode d&rsquo;implantation en France</em>[14]&nbsp;&raquo; et transformant Sciences&nbsp;Po en une institution &laquo;&nbsp;<em>pluripolaire</em>[15]&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas all&eacute;e sans d&eacute;bats. Remettant en cause les &eacute;quilibres savamment n&eacute;goci&eacute;s avec les IEP de province, ce d&eacute;veloppement a pu appara&icirc;tre comme une expansion imp&eacute;rialiste de Sciences&nbsp;Po Paris en r&eacute;gion, comme une concurrence d&eacute;loyale pour les institutions d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur locales, comme une n&eacute;faste &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;concentration</em>&nbsp;&raquo; plus que comme une saine op&eacute;ration de &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;centralisation</em>[16]&nbsp;&raquo;. Contest&eacute;e au sein m&ecirc;me du Conseil d&rsquo;administration de la Fondation, gardien de la mission nationale de la FNSP, la strat&eacute;gie r&eacute;gionale de Richard Descoings a mis &agrave; jour de fortes tensions[17] entre l&rsquo;IEP de Paris et les IEP de province.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Serge Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/10/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Le Centre universitaire d&rsquo;&eacute;tudes politiques (CUEP), organis&eacute; par l&rsquo;universit&eacute; de Nancy depuis&nbsp;1947, propose un cycle pluridisciplinaire&nbsp; parall&egrave;lement au Deug, dont Sciences&nbsp;Po assure le suivi scientifique et p&eacute;dagogique. Il permet &agrave; ses &eacute;tudiants, au terme de deux&nbsp;ans d&rsquo;&eacute;tudes, de s&rsquo;inscrire directement et sans examen d&rsquo;entr&eacute;e dans le cycle du dipl&ocirc;me de Sciences&nbsp;Po Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Passage &agrave; une scolarit&eacute; en cinq&nbsp;ans, internationalisation et accueil d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers, ouverture sociale.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] H&eacute;l&egrave;ne Carr&egrave;re d&rsquo;Encausse, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/04/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Document de travail &laquo;&nbsp;Bilan des premiers cycles de Sciences&nbsp;Po en r&eacute;gion&nbsp;&raquo;, 2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] On compte 150 &agrave; 200&nbsp;&eacute;tudiants par campus en moyenne.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] En&nbsp;2003, ils &eacute;taient 16&nbsp;&eacute;tudiants par conf&eacute;rences contre&nbsp;22 &agrave; Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] L&rsquo;h&ocirc;tel XVIIIe&nbsp;si&egrave;cle des Missions royales accueille le premier cycle de Nancy&nbsp;; l&rsquo;h&ocirc;tel Chaboureau XVe&nbsp;si&egrave;cle celui de Poitiers&nbsp;; l&rsquo;h&ocirc;tel particulier&nbsp;XIXe de l&rsquo;avenue Victor Hugo celui de Dijon&nbsp;; Menton est log&eacute; dans l&rsquo;ancien hospice Saint Julien, celui Reims dans le coll&egrave;ge des J&eacute;suites du XVIIe&nbsp;si&egrave;cle.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Serge Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 13/10/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Marie-Fran&ccedil;oise Bechtel, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Pierre Kukawka, Conseil d&rsquo;administration FNSP 21/04/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/1//2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Marie-Fran&ccedil;oise Bechtel, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Exemples de d&eacute;saccords&nbsp;: la dur&eacute;e de la scolarit&eacute; (bac+4 ou bac+5) a donn&eacute; lieu &agrave; des choix divergents&nbsp;; les IEP de Bordeaux et de Strasbourg ont int&eacute;gr&eacute; les PRES r&eacute;gionaux. Exemples de rapprochement&nbsp;: en 2012, Sciences&nbsp;Po met toujours &agrave; la disposition des IEP de Bordeaux et de Grenoble 39&nbsp;salari&eacute;s&nbsp;; signature d&rsquo;une convention permettant aux &eacute;tudiants des IEP de poursuivre leur 5e ann&eacute;e &agrave; Paris&nbsp;; collaboration de l&rsquo;IEP de Lille et de Paris sur la mise en place d&rsquo;une proc&eacute;dure CEP &agrave; Lille&nbsp;; association de l&rsquo;IEP d&rsquo;Aix au fonctionnement du premier cycle de Sciences&nbsp;Po &agrave; Menton&nbsp;; master commun entre Aix et Paris.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de la taille : les premiers cycles délocalisés de Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses dela FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-la-taille-les-premiers-cycles-delocalises-de-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"En octobre 2000, le premier cycle délocalisé de Sciences Po ouvrait ses portes à Nancy : «&#xA0;le coup était parti&#xA0;». Poitiers, Dijon, Menton, Le Havre, Reims allaient suivre, rebattant les cartes géographiques et pédagogiques de l'institution."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"124","image":"Campus_college.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Les campus du collège universitaire"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"109"},{"brick_id":"58"}],"comment":"","date_start":"2000-01-01"},{"id":"112","slug":"le-defi-de-la-diversite-sociale-les-conventions-education-prioritaire","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"29","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>La reproduction socio-culturelle</strong>. Comment expliquer l&rsquo;&eacute;chec de la d&eacute;mocratisation sociale &agrave;&nbsp;Sciences&nbsp;Po, en d&eacute;pit des exon&eacute;rations de droits, des bourses et de l&rsquo;aide sociale mises en &oelig;uvre dans les ann&eacute;es 1980 et 1990&nbsp;? &laquo;&nbsp;&Ecirc;tre candidat ou ne pas &ecirc;tre candidat&nbsp;&raquo;, tel est le principal biais et le premier obstacle &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e &agrave; Sciences&nbsp;Po identifi&eacute; par Richard Descoings&nbsp;: le &laquo;&nbsp;manque d&rsquo;information, le &laquo;&nbsp;d&eacute;lit d&rsquo;initi&eacute;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;l&rsquo;autocensure&nbsp;&raquo; expliquent le profil social tr&egrave;s favoris&eacute; des aspirants &agrave; l&rsquo;examen[1]&nbsp;: en&nbsp;1998, 75&nbsp;% des candidats (78&nbsp;% en&nbsp;2010) &eacute;taient issus des cat&eacute;gories socioprofessionnelles sup&eacute;rieures (CSP+). L&rsquo;effet dissuasif de l&rsquo;examen est redoubl&eacute; par son caract&egrave;re discriminant&nbsp;: la nature des &eacute;preuves, &eacute;crites et de format dissertatif, comporte d&rsquo;autres biais sociaux et culturels r&eacute;dhibitoires&nbsp;: en&nbsp;2002 comme en&nbsp;2010, les enfants d&rsquo;employ&eacute;s et d&rsquo;ouvriers ont ainsi deux&nbsp;fois moins de chances de succ&egrave;s &agrave; cette &eacute;preuve que les enfants des CSP+. Enfin, les enfants des classes sociales inf&eacute;rieures se portent vers les formations courtes et professionnalisantes, gages d&rsquo;insertion rapide sur le march&eacute; du travail, et boudent les &eacute;tudes longues et co&ucirc;teuses, g&eacute;n&eacute;ralistes et aux d&eacute;bouch&eacute;s peu sp&eacute;cifi&eacute;s, fa&ccedil;on Sciences&nbsp;Po, opposant &laquo;&nbsp;<em>le principe de r&eacute;alit&eacute; au principe de plaisir</em>[2]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La bataille des Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</strong>. Pour mettre fin &agrave; ce cercle vicieux que ni les multiples r&eacute;formes de l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e[3], ni la politique de croissance des effectifs, ni les mesures de redistribution sociale, ne sont parvenues &agrave; briser, la direction de Sciences&nbsp;Po propose d&rsquo;instaurer une nouvelle proc&eacute;dure d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;IEP sp&eacute;cifiquement destin&eacute;e aux &eacute;l&egrave;ves des quartiers d&eacute;favoris&eacute;s. &Eacute;labor&eacute;e au printemps&nbsp;2000 par Richard Descoings, Cyril Delhay, Madani Cheurfa et Vincent Tiberj, la proc&eacute;dure Conventions &Eacute;ducation Prioritaire (CEP) suscite au printemps&nbsp;2001 un intense d&eacute;bat &agrave; Sciences&nbsp;Po et une violente pol&eacute;mique nationale. Faute d&rsquo;avoir pu l&rsquo;emp&ecirc;cher, le syndicat &eacute;tudiant UNI saisit les tribunaux administratifs pour la faire invalider au motif de l&rsquo;incomp&eacute;tence des conseils de l&rsquo;IEP &agrave; fixer les modalit&eacute;s d&rsquo;admission. D&rsquo;affaire juridique, la r&eacute;forme CEP devient une affaire politique port&eacute;e devant le Parlement. La loi du 17&nbsp;juillet&nbsp;2001, approuv&eacute;e par le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat, conforte la strat&eacute;gie de Sciences&nbsp;Po et t&eacute;moigne de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des hommes politiques et des pouvoirs publics pour cette exp&eacute;rience in&eacute;dite de discrimination positive. Les premiers &eacute;tudiants CEP sont accueillis rue&nbsp;Saint-Guillaume le 17&nbsp;septembre&nbsp;2001 par les mots de Richard Descoings&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je vous f&eacute;licite pour votre brillant succ&egrave;s... Vous &ecirc;tes admis &agrave; Sciences&nbsp;Po, ce n&rsquo;est pas un point d&rsquo;arriv&eacute;e, c&rsquo;est un point de d&eacute;part. Bon travail[4].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Une nouvelle voie d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; Sciences&nbsp;Po</strong>. &laquo;&nbsp;Quotas&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;discrimination positive&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;remise en cause de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine et de la m&eacute;ritocratie&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;s&eacute;lection au rabais&nbsp;&raquo;, que n&rsquo;a-t-on dit pour (dis)qualifier les CEP&nbsp;! Les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire sont d&rsquo;abord une voie d&rsquo;admission &agrave; Sciences&nbsp;Po parmi d&rsquo;autres (Mention&nbsp;Tr&egrave;s Bien, examen, proc&eacute;dures internationales, proc&eacute;dures d&rsquo;admission en deuxi&egrave;me cycle...). Loin de dispenser de l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e, la s&eacute;lection se d&eacute;roule en trois temps&nbsp;: une &eacute;preuve d&rsquo;admissibilit&eacute; est organis&eacute;e dans les lyc&eacute;es charg&eacute;s de la pr&eacute;s&eacute;lection[5]. La r&eacute;ussite au baccalaur&eacute;at constitue la deuxi&egrave;me &eacute;tape menant &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve d&rsquo;admission proprement dite&nbsp;: &agrave; Sciences&nbsp;Po, un jury prestigieux compos&eacute; de deux enseignants et d&rsquo;un repr&eacute;sentant de la direction, fait passer un entretien &agrave; l&rsquo;imp&eacute;trant, examinant son dossier scolaire, sa motivation et le jugeant sur la pr&eacute;sentation d&rsquo;une revue de presse. Cette &eacute;preuve &eacute;mouvante constitue, de l&rsquo;avis unanime des membres du jury, &laquo;&nbsp;<em>les plus belles &eacute;motions de [leur] vie universitaire&nbsp;; d&eacute;couvrir des talents chez des enfants qui ont eu de telles difficult&eacute;s &agrave; s&rsquo;&eacute;lever, c&rsquo;est ce qui l&eacute;gitime l&rsquo;universit&eacute;</em>[6]&nbsp;&raquo;. Les CEP, ce sont &eacute;galement des conventions pass&eacute;es entre Sciences&nbsp;Po et des lyc&eacute;es partenaires class&eacute;s en ZEP-Zone sensible-Zone pr&eacute;vention violence[7] afin de contourner les m&eacute;canismes d&rsquo;autocensure et de s&eacute;gr&eacute;gation g&eacute;ographique. Sciences&nbsp;Po y conduit des op&eacute;rations d&rsquo;information-orientation et s&rsquo;appuie sur l&rsquo;implication et la comp&eacute;tence des &eacute;quipes enseignantes pour pr&eacute;parer et pr&eacute;s&eacute;lectionner les &eacute;l&egrave;ves. Au nombre de&nbsp;7 en&nbsp;2001, ces lyc&eacute;es partenaires sont 23&nbsp;en&nbsp;2005, 85&nbsp;en&nbsp;2010 et 95&nbsp;en&nbsp;2012, r&eacute;partis en France m&eacute;tropolitaine et outre-marine. Les CEP, ce sont &eacute;galement des dispositifs d&rsquo;aides financi&egrave;res n&eacute;goci&eacute;es avec le minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation nationale (exon&eacute;ration des droits d&rsquo;inscription&nbsp;; bourses CROUS&nbsp;; bourses au m&eacute;rite[8] et aides au logement) permettant de lever l&rsquo;hypoth&egrave;que financi&egrave;re pour les &eacute;tudiants admis. Les CEP, ce sont enfin des dispositions sp&eacute;cifiques de suivi et d&rsquo;accompagnement des &eacute;l&egrave;ves pour faciliter l&rsquo;acquisition des codes sociaux et culturels de la rue&nbsp;Saint-Guillaume et l&rsquo;adaptation au rythme de travail et au niveau d&rsquo;exigence de l&rsquo;IEP de Paris[9].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&Agrave; l&rsquo;heure du bilan</strong>. Les proc&eacute;dures CEP ont-elles jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la d&eacute;mocratisation de Sciences&nbsp;Po&nbsp;? Au nombre de 17&nbsp;en 2001, de&nbsp;33 en&nbsp;2002, de&nbsp;45 en&nbsp;2004, de&nbsp;57 en&nbsp;2005, de&nbsp;75 en&nbsp;2006, de&nbsp;127 en&nbsp;2010, les &eacute;tudiants CEP comptent pour 8,5 % des admis en premier cycle. Peu nombreux, ils ont n&eacute;anmoins permis d&rsquo;enclencher une dynamique d&rsquo;ouverture sociale. Alors que la fermeture caract&eacute;risait les ann&eacute;es&nbsp;1990, la tendance s&rsquo;est invers&eacute;e durant les ann&eacute;es&nbsp;2000, avec des progr&egrave;s significatifs dans la repr&eacute;sentation des cat&eacute;gories \"enfants d&rsquo;ouvriers, employ&eacute;s et professions interm&eacute;diaires\". Sans les proc&eacute;dures CEP, la composition du corps social &eacute;tudiant de Sciences&nbsp;Po se serait aggrav&eacute;e[10]&nbsp;: la part des CSP+ serait pass&eacute;e de 69,6&nbsp;% &agrave; 77&nbsp;% (voire 80&nbsp;%) et celle des CSP- de 11,5&nbsp;% &agrave; 7&nbsp;% (voire 5&nbsp;%) pour la cohorte&nbsp;2009. Si le pourcentage des &eacute;l&egrave;ves issus des milieux favoris&eacute;s reste globalement fort (68&nbsp;% en&nbsp;2010-11), il est en baisse, alors que celui des enfants d&rsquo;ouvriers (de&nbsp;1,5 &agrave;&nbsp;4,5&nbsp;%) et d&rsquo;employ&eacute;s (de&nbsp;2&nbsp;&agrave;&nbsp;7,5&nbsp;%) est reparti &agrave; la hausse. Quant au nombre d&rsquo;&eacute;tudiants boursiers, il conna&icirc;t une croissance spectaculaire, leur part passant de 6&nbsp;&agrave;&nbsp;27&nbsp;% en dix&nbsp;ans (de&nbsp;254 &agrave; 1&nbsp;677). Ce progr&egrave;s est, pour partie, &agrave; attribuer aux proc&eacute;dures CEP dont les promotions sont compos&eacute;es en moyenne de 60&nbsp;% de CSP- et de 20&nbsp;% de cat&eacute;gories socioprofessionnelles interm&eacute;diaires. Aussi les partisans du syst&egrave;me peuvent-ils se r&eacute;jouir&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>nous remettons en marche le syst&egrave;me de la m&eacute;ritocratie</em>.[11]&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>L&rsquo;effet levier&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas &agrave; Sciences&nbsp;Po.<strong>[12]</strong>&nbsp;&raquo;</strong> Si la proc&eacute;dure CEP n&rsquo;a pas boulevers&eacute; la structure sociale de Sciences&nbsp;Po, si elle concerne une &laquo;&nbsp;<em>quantit&eacute; limit&eacute;e</em>&nbsp;&raquo;, si &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;IEP ne peut pas porter toute la mis&egrave;re du monde</em>[13]&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;pondre seul aux attentes des jeunes des ZEP</em>[14]&nbsp;&raquo; ni &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;soudre &agrave; lui seul tous les probl&egrave;mes</em>[15]&nbsp;&raquo;, reste que cette exp&eacute;rience a eu un &laquo;&nbsp;<em>impact extraordinaire</em>[16]&nbsp;&raquo;. Dans les quartiers d&rsquo;abord o&ugrave; l&rsquo;initiative a fait tomber les barri&egrave;res et ouvert l&rsquo;horizon des possibles en redonnant de l&rsquo;envie et de l&rsquo;ambition aux lyc&eacute;ens et de la motivation aux &eacute;quipes enseignantes. Dans le d&eacute;bat public ensuite, o&ugrave; Sciences&nbsp;Po a jou&eacute; &laquo;&nbsp;<em>un r&ocirc;le moteur</em>[17]&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>lorsqu&rsquo;il y a un probl&egrave;me important, pour lequel personne ne propose de solution globale, il faut donner un grand coup de pied dans la fourmili&egrave;re, cela fait bouger, et on peut esp&eacute;rer alors que des r&eacute;formes plus larges appara&icirc;tront</em>.[18]&nbsp;&raquo; Au sein de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur fran&ccedil;ais enfin, o&ugrave; cette exp&eacute;rience pilote a fait &eacute;cole car, de l&rsquo;aveu du pr&eacute;sident de la Fondation, &laquo;&nbsp;<em>nous avons d&eacute;clench&eacute; un processus qui nous d&eacute;passe</em>[19]&nbsp;&raquo;. En&nbsp;2004, &agrave; l&rsquo;initiative du ministre de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, les universit&eacute;s et les grandes &eacute;coles ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;es &agrave; suivre l&rsquo;exemple de Sciences Po&nbsp;: l&rsquo;IEP de Lille, l&rsquo;INSA de Lyon, l&rsquo;ENS Ulm mais &eacute;galement l&rsquo;ESSEC et HEC d&eacute;veloppent des proc&eacute;dures similaires.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Vincent Tiberj, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26 pages, 2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Communiqu&eacute; de synth&egrave;se &laquo;&nbsp;Conventions ZEP. L&rsquo;excellence dans la diversit&eacute;&nbsp;&raquo;, 26/02/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] De nombreuses r&eacute;formes ont tent&eacute; d&rsquo;att&eacute;nuer les biais de l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e. R&eacute;formes de calendrier d&rsquo;abord&nbsp;: seuls les bacheliers de l&rsquo;ann&eacute;e peuvent y concourir, non plus en septembre mais en juin juste apr&egrave;s les &eacute;preuves du baccalaur&eacute;at, afin d&rsquo;&eacute;viter la prime au bachotage. Des listes de lecture permettent d&rsquo;accompagner la pr&eacute;paration des &eacute;preuves. R&eacute;formes des modalit&eacute;s&nbsp;: des centres d&rsquo;examen en r&eacute;gion &eacute;vitent de venir passer l&rsquo;examen &agrave; Paris. R&eacute;formes concernant la nature des &eacute;preuve enfin&nbsp;: &eacute;preuves sur dossier et &eacute;preuves d&rsquo;option, oraux et entretiens sont promus pour diversifier les comp&eacute;tences test&eacute;es et permettent de juger les candidats non seulement sur leur ma&icirc;trise de l&rsquo;&eacute;crit mais sur leur personnalit&eacute;. L&rsquo;&eacute;preuve de culture g&eacute;n&eacute;rale, jug&eacute;e trop discriminante, a ainsi &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Cyril Delhay, <em>Promotion ZEP. Des quartiers &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>, Paris, Hachette, 2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Une commission pr&eacute;sid&eacute;e par le proviseur de l&rsquo;&eacute;tablissement et compos&eacute;e d&rsquo;enseignants et de personnalit&eacute;s invit&eacute;es &eacute;value l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve sur une revue de presse accompagn&eacute;e d&rsquo;une note de synth&egrave;se et d&rsquo;un commentaire.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Jean-Paul Fitoussi, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Les lyc&eacute;es partenaires sont choisis sur les crit&egrave;res de classement ZEP, zone sensible, zone pr&eacute;vention violence, si la part des cat&eacute;gories d&eacute;favoris&eacute;es est sup&eacute;rieure &agrave; 50&nbsp;% et si la part des &eacute;l&egrave;ves venus de coll&egrave;ges ZEP est sup&eacute;rieure &agrave; 60&nbsp;%.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Cr&eacute;&eacute;es en&nbsp;1998 par Claude All&egrave;gre pour d&eacute;mocratiser les fili&egrave;res pr&eacute;parant &agrave; l&rsquo;ENA, l&rsquo;ENM ou M&eacute;decine, elles permettent aux &eacute;tudiants &agrave; faible revenus, titulaires d&rsquo;une mention&nbsp;Bien ou Tr&egrave;s&nbsp;Bien au bac et s&rsquo;engageant dans les fili&egrave;res pr&eacute;cit&eacute;es, de b&eacute;n&eacute;ficier de&nbsp;6&nbsp;600&nbsp;&euro;par an. Jack Lang &eacute;tendra le dispositif aux &eacute;tudiants CEP de Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Mesures d&rsquo;accompagnement et de suivi facultatives&nbsp;: p&eacute;riode d&rsquo;int&eacute;gration de six&nbsp;semaines avec conf&eacute;rences de m&eacute;thodes en juillet et septembre&nbsp;; d&eacute;signation d&rsquo;un enseignant r&eacute;f&eacute;rent et d&rsquo;un &eacute;tudiant parrain volontaire.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Vincent Tiberj, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26&nbsp;pages, 2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Jean-Paul Fitoussi, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Richard Descoings. <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Jean Leca, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Michel Pebereau, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Louis Schweitzer, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/11/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Serge Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] Jean-Marcel Jeanneney, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/03/2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 09/07/2004.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de la diversité sociale: les Conventions Éducation Prioritaire","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DELHAY Cyril, <em>Promotion ZEP. Des quartiers &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>, Paris, Hachette, 2006.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Tiberj Vincent, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26 pages, 2011.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-la-diversite-sociale-les-conventions-education-prioritaire","lang":"fr","excerpt":"Expérience pilote ; bataille juridique et politique ; pavé dans la mare de la méritocratie républicaine ; pari audacieux ; expérience humaine incomparable, les CEP sont la plus médiatique et la plus controversée des mesures Descoings en faveur de la diversité sociale. (crédit photo : © Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00050117.jpg","media":[{"id":"126","image":"L-aventure-des-CEP-par-Cyril-Delhay.","type":"video","video_id":"41989314","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"L'aventure des CEP par Cyril Delhay (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]},{"id":"120","image":"00064801-1-.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La première promotion CEP Science Po en 2001 (© Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"65"},{"brick_id":"109"},{"brick_id":"113"},{"brick_id":"104"},{"brick_id":"117"}],"comment":"","date_start":"2001-01-01"},{"id":"125","slug":"le-centre-de-sociologie-des-organisations-cso","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"39","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Pourquoi veut-on &agrave; tout prix cr&eacute;er une institution</em>&nbsp;?</strong>[1]<strong>&nbsp;&raquo; </strong>D&rsquo;abord pour &laquo;&nbsp;<em>trouver de l&rsquo;argent</em>&nbsp;&raquo;. Le CSO se structure en&nbsp;1964, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une enqu&ecirc;te sur <em>l&rsquo;administration face au changement</em>, command&eacute;e par la D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale &agrave; la Recherche Scientifique et Technique (DGRST) et par le Commissariat au Plan. C&rsquo;est le couronnement d&rsquo;un processus de rapprochement entre de jeunes &eacute;quipes de sociologues et des administrations de missions dans le contexte d&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or de la recherche contractuelle financ&eacute;e par les organismes publics[2]. Elle t&eacute;moigne de l&rsquo;insertion de Michel Crozier dans les milieux de la r&eacute;forme intellectuelle et politique (Club Jean Moulin) et dans le complexe scientifico-administratif (Commissariat au Plan, Commissariat de la productivit&eacute;, Institut des sciences du travail). Elle t&eacute;moigne &eacute;galement de la mont&eacute;e en puissance de la sociologie d&rsquo;expertise&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;offre sociologique &eacute;tait techniquement et intellectuelle pr&ecirc;te &agrave; recevoir une demande politico-administrative</em>[3]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Pourquoi devient-on chef d&rsquo;&eacute;quipe&nbsp;?</em>&nbsp;&raquo; </strong>&laquo;&nbsp;<em>On ne peut pas faire de recherche empirique sans constituer une &eacute;quipe</em>[4].&nbsp;&raquo; La foi dans les vertus du travail collectif a pouss&eacute; Michel Crozier &agrave; &laquo;&nbsp;<em>trouver des hommes&nbsp;</em>&raquo;. Constitu&eacute; par autorecrutement, le noyau de l&rsquo;&eacute;quipe du CSO se compose de &laquo;&nbsp;<em>trois anciens dirigeants de l&rsquo;UNEF de la grande &eacute;poque, Jean-Pierre Worms, Pierre Gr&eacute;mion, Renaud Sainsaulieu..., Catherine Schmid (future Catherine Gr&eacute;mion) &hellip;, d&rsquo;un suisse Jean-Claude Thoenig&hellip; et d&rsquo;un normalien Jacques Lautman&hellip; Plus tard encore, Erhard Friedberg, qui venait lui d&rsquo;Autriche, devint le dernier de mes mousquetaires</em>[5]&nbsp;&raquo;. Ce &laquo;&nbsp;<em>commando</em>[6]&nbsp;&raquo; partage un m&ecirc;me objet d&rsquo;&eacute;tude (l&rsquo;administration et la bureaucratie, les collectivit&eacute;s territoriales et la d&eacute;centralisation), une m&ecirc;me approche (l&rsquo;organisation comme entr&eacute;e dans la compr&eacute;hension des m&eacute;canismes de l&rsquo;action collective), une m&ecirc;me m&eacute;thodologie (entretien, terrain, individualisme m&eacute;thodologique), et un m&ecirc;me souci de l&rsquo;action r&eacute;formatrice et prescriptive. Le groupe est &eacute;galement uni &ndash;&nbsp;en d&eacute;pit de tensions et de rivalit&eacute;s, d&rsquo;engagements politiques divergents&nbsp;&ndash; par la volont&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;rir le cr&eacute;dit scientifique et la l&eacute;gitimit&eacute; universitaire qui manquent &agrave; ces tenants de la sociologie de l&rsquo;action organis&eacute;e. C&rsquo;est chose faite en&nbsp;1966 lorsque le CSO est reconnu par le CNRS et devient une unit&eacute; propre en&nbsp;1975.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La marque CSO&nbsp;: un laboratoire-&eacute;cole. </strong>&laquo;&nbsp;<em>Un laboratoire de recherche, pour survivre en tant qu&rsquo;organisme vivant, devait absolument se transformer en lieu de formation et d&rsquo;apprentissage</em>[7]&nbsp;&raquo;. L&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;enseignement &agrave; Harvard et &agrave; Nanterre et les secousses de Mai&nbsp;68 am&egrave;nent Michel Crozier &agrave; repenser l&rsquo;organisation de son centre et &agrave; th&eacute;oriser &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;&eacute;troite association entre formation doctorale et recherche</em>&nbsp;&raquo;. Pour combattre les dangers de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;&eacute;miettement</em>&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;orientation individualiste de chaque chercheur, propri&eacute;taire de son ou de ses petits domaines</em>[8]&nbsp;&raquo;, pour pr&eacute;server le travail collectif et maintenir la coh&eacute;sion et l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;cole, Crozier d&eacute;cide d&rsquo;organiser le laboratoire autour des doctorants et des allocataires&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>on forme les &eacute;tudiants de doctorat gr&acirc;ce &agrave; un DEA tr&egrave;s intensif. On choisit ceux qui semblent les meilleurs pour la recherche. On obtient pour eux des allocations. On leur donne un milieu de soutien, des tuteurs, ils font partie du laboratoire</em>[9].&nbsp;&raquo; Cette formule audacieuse &laquo;&nbsp;<em>change compl&egrave;tement l&rsquo;&eacute;quilibre empirique traditionnel</em>&nbsp;&raquo; du laboratoire, en infl&eacute;chissant son centre de gravit&eacute; de la recherche &agrave; la formation &agrave; la recherche&nbsp;: les chercheurs patent&eacute;s se muent en &laquo;&nbsp;<em>enseignants partiels et surtout en tuteurs des jeunes</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;; le laboratoire b&eacute;n&eacute;ficie du &laquo;&nbsp;travail gratuit&nbsp;&raquo; des jeunes et de l&rsquo;assurance du renouvellement des &eacute;quipes&nbsp;; l&rsquo;enqu&ecirc;te collective en est l&rsquo;&eacute;pine dorsale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Dans l&rsquo;orbite de Sciences&nbsp;Po.</strong> De la rue Geoffroy Saint-Hilaire &agrave; la rue Am&eacute;lie, de l&rsquo;unit&eacute; propre&nbsp;CNRS &agrave; l&rsquo;UMR-CNRS-FNSP, le Centre de sociologie des organisations a gravit&eacute; dans l&rsquo;orbite de Sciences&nbsp;Po, avant d&rsquo;y &ecirc;tre rattach&eacute; d&eacute;finitivement. Michel Crozier admet que &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;influence de l&rsquo;Institut des sciences politiques sur nos recherche ne fut pas n&eacute;gligeable &agrave; cette &eacute;poque [ann&eacute;es 1950]</em>[10]&nbsp;&raquo; en raison d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t partag&eacute; pour l&rsquo;administration publique. Le lancement en&nbsp;1972 du DEA de sociologie, &laquo;&nbsp;<em>entreprise improbable</em>&nbsp;&raquo; destin&eacute;e &agrave; &laquo;&nbsp;<em>former de vrais sociologues empiriques</em>[11]&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;<em>ing&eacute;nieurs sociaux</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;administration et d&rsquo;entreprise, fait de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ensemble de ce petit syst&egrave;me CSO-DEA un lieu d&rsquo;activit&eacute; intense</em>[12]&nbsp;&raquo; li&eacute; par convention. Au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;2000, la politique de contractualisation avec les universit&eacute;s men&eacute;e par le CNRS pousse le CSO &agrave; trouver un &eacute;tablissement de rattachement. En&nbsp;2001, une quinzaine de chercheurs (9&nbsp;CRNS et 4&nbsp;&Eacute;ducation nationale), ainsi qu&rsquo;une quinzaine de doctorants rejoignent Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un laboratoire int&eacute;gr&eacute; et rayonnant&nbsp;</strong>[13]<strong>.</strong> Preuve de son insertion rapide et r&eacute;ussie &agrave; Sciences&nbsp;Po, le CSO a multipli&eacute; les collaborations transversales et est devenu partenaire de la Chaire Sant&eacute;, membre-fondateur du LIEPP et du centre MaxPo. Le laboratoire a pleinement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;atmosph&egrave;re pluridisciplinaire de Sciences&nbsp;Po, recrutant des politistes et des historiens, et enrichissant sa bo&icirc;te &agrave; outils d&rsquo;approches qualitatives (m&eacute;thodes archivistiques) et quantitatives (analyse de r&eacute;seaux, &eacute;conom&eacute;trie, <em>optimal matching-analysis</em>). Laboratoire-&eacute;cole mod&egrave;le, le CSO s&rsquo;est &eacute;galement investi dans l&rsquo;enseignement et la formation &agrave; la recherche de l&rsquo;IEP.<br />Fid&egrave;le &agrave; son identit&eacute; scientifique et &agrave; ses projets constitutifs en sociologie des organisations, en sociologie &eacute;conomique et en sociologie de l&rsquo;action publique, le centre, dirig&eacute; par Christine Musselin, a structur&eacute; ses activit&eacute;s autour de programmes de recherche appliqu&eacute;s &agrave; des champs empiriques[14] et autour d&rsquo;axes transversaux[15] refl&eacute;tant des probl&eacute;matiques th&eacute;oriques. La sociologie des risques sanitaires et environnementaux et de l&rsquo;expertise a permis d&rsquo;aborder des objets peu &eacute;tudi&eacute;s par les sciences sociales (industries chimiques, nucl&eacute;aires, agences de s&eacute;curit&eacute;) et de travailler sur les enjeux de fronti&egrave;res entre science, expertise et gestion. La sociologie des march&eacute;s du m&eacute;dicament et de la sant&eacute; publique s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e en une sociologie &eacute;conomique et de l&rsquo;action publique (&eacute;tude des politiques sociales et du <em>Welfare State</em>) au sein du programme <em>Politiques de sant&eacute;, rationalisation et pratiques m&eacute;dicales</em>. Depuis le milieu des ann&eacute;es&nbsp;1980 le laboratoire a construit un programme de recherche comparatif et europ&eacute;en sur l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et la recherche qui &eacute;tudie tant le pilotage, la gouvernance et les configurations universitaires en p&eacute;riode de mutations, que le march&eacute; du travail et la profession universitaire, et enfin l&rsquo;internationalisation des politiques d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Le programme consacr&eacute; au fonctionnement des march&eacute;s &eacute;conomiques s&rsquo;est consid&eacute;rablement &eacute;toff&eacute; en <em>Nouvelles formes de gouvernance &eacute;conomique</em>, tandis que les travaux sur Villes et territoires se sont &eacute;galement structur&eacute;s en un programme <em>&Eacute;tat et territoire</em>. Le CSO a ainsi maintenu son audience nationale, comme en t&eacute;moignent les nombreuses demandes d&rsquo;expertise, et a &eacute;largi sa r&eacute;putation internationale, d&eacute;clin&eacute;e en collaborations (avec le Max Planck Institute for the Study of Societies de Cologne, le Stockholm Centre for Organizational Research et la Northwestern University...) et en insertion dans des r&eacute;seaux internationaux (RESUP, CHER, SASE&hellip;).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue. R&eacute;flexion sur un apprentissage qui ne sera jamais termin&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 46-1, 1996, p.&nbsp;80-95.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la recherche scientifique et technique (DGRST), Comit&eacute; d&rsquo;organisation des recherches appliqu&eacute;es sur le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social (CORDES), Services d&rsquo;&eacute;tudes des minist&egrave;res, etc.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Fran&ccedil;ois Chaubet, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;Etat (d&eacute;but des ann&eacute;es 1950-fin des ann&eacute;es 1970), <em>Revue historique</em>, 663-3, 2012, p.659-681.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Michel Crozier, <em>M&eacute;moires. Ma belle &eacute;poque</em>, Paris, Fayard, 2002, T1.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Michel Crozier, <em>M&eacute;moires. Ma belle &eacute;poque</em>, Paris, Fayard, 2002, T1, p.&nbsp;205-206.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Michel Crozier, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue&nbsp;&raquo;, <em>op.cit</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Michel Crozier, <em>M&eacute;moires. Ma belle &eacute;poque</em>, Paris, Fayard, 2002, T1, p.&nbsp;205-206.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Rapport CSO &agrave; l&rsquo;AERES, auto-&eacute;valuation et projet, d&eacute;cembre 2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Gouvernance des risques&nbsp;; politiques de sant&eacute;&nbsp;; enseignement sup&eacute;rieur et recherche&nbsp;; transformation des firmes&nbsp;; march&eacute;s du travail et groupes professionnels&nbsp;; conduites &eacute;conomiques&nbsp;; territoires et d&eacute;veloppements &eacute;conomiques.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Gouvernement, gouvernance, r&eacute;gulation&nbsp;; Production, circulation et usages des savoirs&nbsp;; division et valorisation du travail&nbsp;; organisations et march&eacute;s.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le Centre de Sociologie des Organisations (CSO)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CSO, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Chaubet Fran&ccedil;ois, &laquo;&nbsp;Michel Crozier et le CSO, un entrepreneur sociologique de la r&eacute;forme de l&rsquo;Etat (d&eacute;but des ann&eacute;es 1950-fin des ann&eacute;es 1970), <em>Revue historique</em>, 663-3, 2012, p.659-681.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Crozier Michel, &laquo;&nbsp;Comment je me suis d&eacute;couvert sociologue. R&eacute;flexion sur un apprentissage qui ne sera jamais termin&eacute;&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, 46-1, 1996, p.&nbsp;80-95.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Crozier Michel, <em>Ma Belle &eacute;poque</em> (2002) et <em>A Contre-courant</em> (2004), Fayard, Paris.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://www.cso.edu/home.asp\" target=\"_blank\">Site du CSO</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-centre-de-sociologie-des-organisations-cso","lang":"fr","excerpt":"Laboratoire fondé par Michel Crozier, intégré au sein du CNRS en 1966, le Centre de Sociologie des Organisations est rattaché à Sciences Po en 2001. C’est « un apport considérable pour la Fondation  » qui se dote ainsi d’un second centre de recherche en sociologie."}],"thumbnail":"logo_cso.jpg","media":[{"id":"127","image":"BAL_2402397_mini1.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Michel Crozier, le fondateur du CSO (©Louis Monier / Bridgeman)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"134"},{"brick_id":"133"},{"brick_id":"124"},{"brick_id":"123"}],"comment":"","date_start":"2001-01-02"},{"id":"128","slug":"vers-la-bibliotheque-numerique","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"42","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>De l&rsquo;informatique au num&eacute;rique</strong>. Apr&egrave;s la chaotique informatisation des ann&eacute;es&nbsp;1980-1990, la biblioth&egrave;que est confront&eacute;e, au tournant de l&rsquo;an&nbsp;2000, &agrave; la r&eacute;volution num&eacute;rique. Fran&ccedil;ois Reiner, directeur des &laquo;&nbsp;services d&rsquo;information&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po de&nbsp;1999 &agrave;&nbsp;2001, incarne cette prise de conscience pr&eacute;coce puisqu&rsquo;il r&eacute;unit dans son p&eacute;rim&egrave;tre de comp&eacute;tence &agrave; la fois les services de documentation (biblioth&egrave;que, centre de documentation) et les services produisant de l&rsquo;information (informatique, audiovisuel, cartographie). Cet exp&eacute;rimentateur th&eacute;orise la naissance de la &laquo;&nbsp;<em>biblioth&egrave;que ubiquiste</em>[1]&nbsp;&raquo;, r&eacute;elle et virtuelle, aux ressources imprim&eacute;es et num&eacute;riques, r&eacute;pondant &agrave; la double r&eacute;volution de l&rsquo;instantan&eacute; et de la d&eacute;mat&eacute;rialisation. Si services informatiques et services de documentation finissent par se s&eacute;parer (2001), les directeurs de la biblioth&egrave;que n&rsquo;auront de cesse d&rsquo;accompagner la (co&ucirc;teuse) mont&eacute;e en puissance du num&eacute;rique, par des financements cons&eacute;quents mais &eacute;galement par l&rsquo;&eacute;volution des comp&eacute;tences et des m&eacute;tiers des biblioth&eacute;caires et des personnels. Le second d&eacute;fi des ann&eacute;es&nbsp;2000 est de &laquo;&nbsp;<em>renforcer l&rsquo;int&eacute;gration de la biblioth&egrave;que au c&oelig;ur de l&rsquo;&eacute;tablissement&hellip; Ne pas seulement &ecirc;tre une grande biblioth&egrave;que mais &ecirc;tre aussi la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po<strong>[2]</strong></em>&nbsp;&raquo;. Traditionnellement autosuffisants, les services de documentation ont &eacute;t&eacute; le c&oelig;ur de d&eacute;veloppement de la FNSP et des centres de recherche, mais pas de l&rsquo;IEP. Les ann&eacute;es&nbsp;2000 seront l&rsquo;occasion de repenser les missions de la biblioth&egrave;que au service de tous ses usagers (<em>Teaching Library</em> et archives ouvertes de la recherche).</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Les collections &agrave; l&rsquo;heure du tournant num&eacute;rique</strong>. Imprim&eacute; et/ou num&eacute;rique&nbsp;? Telle est la d&eacute;licate question que doivent trancher les directeurs de la biblioth&egrave;que. Faut-il conserver les supports originels&nbsp;? Faut-il passer au tout num&eacute;rique&nbsp;? Comment &eacute;viter les redondances&nbsp;? Comment assurer la p&eacute;rennit&eacute; des supports&nbsp;? Alors que le co&ucirc;t des ressources num&eacute;riques cro&icirc;t d&rsquo;environ 10&nbsp;% par&nbsp;an et que les usagers pl&eacute;biscitent leur usage, alors que le nombre de pr&ecirc;ts chute de 250&nbsp;000 &agrave; 187&nbsp;000 entre&nbsp;2009 et 2011 tandis qu&rsquo;augmente celui des t&eacute;l&eacute;chargements de 1,4&nbsp;millions &agrave; plus de 2&nbsp;millions, les &eacute;quipes de la biblioth&egrave;que doivent assurer un d&eacute;licat &eacute;quilibre dans leur politique d&rsquo;acquisition. Si la part du budget de l&rsquo;imprim&eacute; reste sup&eacute;rieure &agrave; celle du num&eacute;rique, pour la premi&egrave;re fois en&nbsp;2012, le budget livres est supplant&eacute; par celui des ressources num&eacute;riques. Si la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po compte plus de 900&nbsp;000 documents imprim&eacute;s dont 11&nbsp;000 p&eacute;riodiques et 18&nbsp;000 dossiers de presse, si l&rsquo;acquisition des livres imprim&eacute;s (12&nbsp;000 par&nbsp;an) reste tr&egrave;s sup&eacute;rieure &agrave; celle des e-books (3&nbsp;000 disponibles, principalement des encyclop&eacute;dies), ce n&rsquo;est pas le cas pour les p&eacute;riodiques&nbsp;: les plateformes de revues en ligne offrent l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; 16&nbsp;500 titres contre 2&nbsp;500 titres imprim&eacute;s. Le num&eacute;rique permet &eacute;galement l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; des bases de donn&eacute;es de presse. La &laquo;&nbsp;<em>biblioth&egrave;que hybride</em>&nbsp;&raquo; est dont devenue une r&eacute;alit&eacute;, compos&eacute;e &agrave; 40&nbsp;% de fonds en langue fran&ccedil;aise, &agrave; 40&nbsp;% de fonds de langue anglaise.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Au service de l&rsquo;enseignement et de la recherche de Sciences&nbsp;Po. </strong>La strat&eacute;gie d&rsquo;int&eacute;gration de la biblioth&egrave;que au sein de l&rsquo;&eacute;tablissement passe par la red&eacute;finition de sa mission. La biblioth&egrave;que doit devenir un acteur du d&eacute;veloppement de la p&eacute;dagogie et de la recherche. Elle doit d&rsquo;abord soutenir l&rsquo;enseignement en se muant en <em>Teaching Library</em>, apprenante et formatrice. Cela passe non seulement par des actions de formation aupr&egrave;s des usagers &eacute;tudiants (<em>Welcome Program</em> pour les &eacute;trangers), par une coop&eacute;ration renforc&eacute;e avec la communaut&eacute; acad&eacute;mique autour de la coordination des acquisitions (comit&eacute; des acquisitions), mais &eacute;galement par un accompagnement des innovations p&eacute;dagogiques (campus en r&eacute;gion, e-cours et ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique). La biblioth&egrave;que doit &eacute;galement servir la recherche, par la richesse de ses fonds bien s&ucirc;r mais aussi par la mise en valeur de la production scientifique des chercheurs. La constitution d&rsquo;un &laquo;&nbsp;d&eacute;p&ocirc;t institutionnel&nbsp;&raquo;, d&rsquo;une &laquo;&nbsp;archive ouverte&nbsp;&raquo; (SPIRE) propre &agrave; Sciences&nbsp;Po, vise &agrave; recueillir l&rsquo;ensemble de la production &eacute;crite des chercheurs pour assurer sa visibilit&eacute;, son accessibilit&eacute; et sa p&eacute;rennit&eacute;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Au service des lecteurs</strong>. Centr&eacute;e sur l&rsquo;usager et sur les services au lecteur, la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po se dote d&rsquo;outils d&rsquo;&eacute;valuation de qualit&eacute; et de performance &ndash;&nbsp;enqu&ecirc;te LibQual 2009 et 2011&nbsp;; enqu&ecirc;te Points d&rsquo;accueil&nbsp;; Focus Group&nbsp;; semaine test &laquo;&nbsp;consultation sur place&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash; qui permettent de mieux conna&icirc;tre les pratiques et les attentes des lecteurs toujours plus divers (&eacute;tudiants, enseignants, chercheurs, vacataires, anciens &eacute;l&egrave;ves, donateurs, partenaires). Si l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; distance (octobre&nbsp;2007) aux collections virtuelles marque un v&eacute;ritable tournant dans les pratiques de lecture, caract&eacute;ris&eacute;es par une baisse de la consultation sur place et de l&rsquo;emprunt et un report vers le num&eacute;rique, les exigences des usagers sont souvent tr&egrave;s concr&egrave;tes&nbsp;: les &eacute;tudiants r&eacute;clament des places assises munies d&rsquo;un ordinateur, des horaires &eacute;tendus, des espaces collectifs de travail (carrels)&nbsp;; les chercheurs souhaitent un acc&egrave;s simplifi&eacute; et rapide aux documents (demande en ligne, navettes chercheur).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Repousser les contraintes de l&rsquo;espace. </strong>R&eacute;put&eacute;e pour ses collections, la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po p&acirc;t&icirc;t des lourdes contraintes du campus urbain. &Eacute;clat&eacute;e sur pas moins de trois espaces de stockage, dont l&rsquo;un situ&eacute; &agrave; 80&nbsp;km de Paris, et sur trois implantations physiques (27 et 30&nbsp;rue&nbsp;Saint-Guillaume et 199&nbsp;boulevard Saint-Germain) la collection offre moins de 10&nbsp;% de ses fonds en libre acc&egrave;s. L&rsquo;offre de places et d&rsquo;ordinateurs a longtemps constitu&eacute; un point faible de cette biblioth&egrave;que urbaine. Conscients du probl&egrave;me, les directeurs ont &oelig;uvr&eacute; &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions d&rsquo;accueil du public. Ainsi la r&eacute;novation de la biblioth&egrave;que du&nbsp;30&nbsp;rue Saint-Guillaume en&nbsp;2003 et la cr&eacute;ation de la biblioth&egrave;que Ren&eacute; R&eacute;mond par la r&eacute;novation et l&rsquo;extension des salles de lecture du 27&nbsp;rue&nbsp;Saint-Guillaume ont permis la multiplication des places de lecture (de&nbsp;560 &agrave; plus de&nbsp;800) et un &eacute;quipement ultramoderne en ordinateurs (200&nbsp;macs). Les horaires d&rsquo;ouverture ont &eacute;t&eacute; &eacute;tendus pour s&rsquo;aligner sur les standards internationaux&nbsp;(passage de 61&nbsp;heures hebdomadaire en&nbsp;2009 &agrave; 73&nbsp;heures en&nbsp;2010). Ces performances ont &eacute;t&eacute; permises gr&acirc;ce &agrave; la mobilisation des &eacute;quipes de la biblioth&egrave;que, r&eacute;organis&eacute;es en&nbsp;2010 et compos&eacute;es de plus de&nbsp;100 agents aux m&eacute;tiers en mutation.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Une biblioth&egrave;que en r&eacute;seau</strong>. La biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po est une grande biblioth&egrave;que internationale de r&eacute;f&eacute;rence par ses collections en sciences sociales (les premi&egrave;res d&rsquo;Europe continentale). Mais elle a &eacute;galement et traditionnellement jou&eacute; un r&ocirc;le leader et pionnier en mati&egrave;re de valorisation des collections, de documentation et d&rsquo;information scientifique en France et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Ce rayonnement est confort&eacute; par les politiques d&rsquo;insertion dans de nombreux r&eacute;seaux. Biblioth&egrave;que CADIST[3] et P&ocirc;le associ&eacute; de la BNF, la biblioth&egrave;que de Sciences&nbsp;Po est une biblioth&egrave;que de r&eacute;f&eacute;rence nationale pour la science politique et axe sa politique de collecte dans ce domaine. Elle participe &eacute;galement aux projets de mutualisation des contenus num&eacute;riques du PRES Sorbonne&nbsp;Paris&nbsp;Cit&eacute;. Son directeur, Fran&ccedil;ois Cavalier, est tr&egrave;s impliqu&eacute; au sein de l&rsquo;ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) et de l&rsquo;ABES (Agence Bibliographique de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur). Au niveau international, la biblioth&egrave;que et son directeur sont tr&egrave;s actifs au sein du consortium europ&eacute;en NEREUS (Network of European Regions using Space Technologies) et du r&eacute;seau LIBER (Ligue des Biblioth&egrave;ques Europ&eacute;ennes de Recherche) et participent &agrave; l&rsquo;IFLA (International Federation of Library Associations).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Fran&ccedil;ois Reiner, Conseil d&rsquo;administration FNSP 12/04/1999.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Michel Gardette, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/11/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Centres d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique, cr&eacute;&eacute;s en&nbsp;1980&nbsp;: r&eacute;seau documentaire de biblioth&egrave;ques sp&eacute;cialis&eacute;es.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Vers la bibliothèque numérique ?","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Rapports annuels d&rsquo;activit&eacute; des services de documentation.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Biblioth&egrave;que 2015. Perspectives strat&eacute;giques.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://bibliotheque.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site de la biblioth&egrave;que</a></li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://spire.sciences-po.fr\" target=\"_blank\">Site de SPIRE</a> (archive ouverte de Sciences Po)</li>\r\n</ul>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>","slug":"vers-la-bibliotheque-numerique","lang":"fr","excerpt":"Première d’Europe continentale par ses collections imprimées, la bibliothèque de Sciences Po est confrontée au défi de la révolution numérique. Pour construire la « bibliothèque de demain », il lui a fallu redéfinir son identité et ses métiers. (crédit photo : ©Manuel Braun / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00001854.jpg","media":[{"id":"150","image":"La-bibliotheque.","type":"video","video_id":"10703634","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Présentation de la bibliothèque (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]},{"id":"128","image":"Les-dossiers-de-presse-en-ligne.","type":"video","video_id":"19709677","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Les dossiers de presse en ligne (©Pole Audiovisuel/Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"541E32","translations":[{"title":"Library","lang":"en"},{"title":"Bibliothèque","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"12"},{"brick_id":"13"},{"brick_id":"94"}],"comment":"","date_start":"2001-01-03"},{"id":"135","slug":"les-presses-de-sciences-po","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"49","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Les Presses de Bodin &agrave; Badie</strong>. Lanc&eacute;es en&nbsp;1975, les Presses de la FNSP ont &laquo;&nbsp;<em>obtenu pour cette maison une place importante dans le champ des sciences sociales</em>[1]&nbsp;&raquo;, sous la supervision de Louis Bodin. Avec plus de 1000&nbsp;titres publi&eacute;s en&nbsp;2000, elles ont doubl&eacute; leur production annuelle (passant de&nbsp;20 &agrave; 40&nbsp;titres sous presse en moyenne) et publient six revues prestigieuses (<em>Revue d&rsquo;&eacute;conomie</em>, <em>Revue fran&ccedil;aise de science politique</em>, <em>Raisons politiques</em>, <em>Revue de l&rsquo;OFCE</em>, <em>Critique internationale, Vingti&egrave;me Si&egrave;cle</em>). Reprises en main en&nbsp;1995 par l&rsquo;universitaire Bertrand Badie, les Presses ont diversifi&eacute; leur catalogue, instaurant une collection grand public, &laquo;&nbsp;La biblioth&egrave;que du citoyen&nbsp;&raquo; (1996)&nbsp;; elles se sont alli&eacute;es avec Gallimard (1996) pour la diffusion et la distribution&nbsp;; elles ont multipli&eacute; les partenariats avec les maisons d&rsquo;&eacute;dition &eacute;trang&egrave;res, mettant l&rsquo;accent sur les traductions (17 en&nbsp;1998, 27 en&nbsp;1999 et 16 en&nbsp;2000) et sur la visibilit&eacute; internationale (29&nbsp;% du chiffre d&rsquo;affaires &agrave; l&rsquo;exportation). Pourtant, la crise couve&nbsp;: en 2003, un groupe de r&eacute;flexion, r&eacute;unissant les directeurs des centres de la FNSP et des professionnels de l&rsquo;&eacute;dition scientifique est constitu&eacute;. Il livre ses conclusions&nbsp;: la &laquo;&nbsp;<em>situation n&rsquo;est pas pleinement satisfaisante</em>&nbsp;&raquo; et la sant&eacute; financi&egrave;re des Presses &laquo;&nbsp;<em>inspire de s&eacute;rieuses pr&eacute;occupations</em>[2]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Des Presses de la FNSP aux Presses de Sciences&nbsp;Po</strong>. En mars&nbsp;2003, Bertrand Badie quitte ses fonctions. Il est remplac&eacute; par une professionnelle de l&rsquo;&eacute;dition et du livre venue de la FNAC, Marie-Genevi&egrave;ve Vandesande. L&rsquo;imp&eacute;ratif de r&eacute;duction des co&ucirc;ts passe par le d&eacute;m&eacute;nagement des Presses pour r&eacute;duire le loyer et par la limitation progressive du nombre de salari&eacute;s, ainsi que par la recherche syst&eacute;matique d&rsquo;aides financi&egrave;res &agrave; la publication. Mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas l&agrave;&nbsp;: la finalit&eacute;, la place et la politique &eacute;ditoriale des Presses sont red&eacute;finies. Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de &laquo;&nbsp;<em>replacer les Presses de Sciences&nbsp;Po dans l&rsquo;ensemble de Sciences&nbsp;Po m&ecirc;me</em>[3]&nbsp;&raquo;. En d&eacute;pit des mises en garde sur &laquo;&nbsp;<em>le danger de faire des Presses de Sciences&nbsp;Po le service de publication de l&rsquo;IEP de Paris</em>[4]&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;bouch&eacute; oblig&eacute; de toutes les productions des chercheurs</em>[5]&nbsp;&raquo;, la direction assume son objectif de &laquo;&nbsp;<em>convergence entre les politiques &eacute;ditoriales des diff&eacute;rentes composantes acad&eacute;miques de Sciences&nbsp;Po et les Presses</em>&nbsp;[6]&raquo; afin de contrer les initiatives &eacute;ditoriales centrifuges et d&eacute;sordonn&eacute;es des diff&eacute;rents laboratoires. Ce rapprochement passe par la cr&eacute;ation d&rsquo;un comit&eacute; &eacute;ditorial qui fait &laquo;&nbsp;<em>intervenir l&rsquo;acad&eacute;mie au sens large</em>[7]&nbsp;&raquo; et par la d&eacute;signation de directeurs de collection issus de la communaut&eacute; scientifique et charg&eacute;s de solliciter les auteurs maison. La r&eacute;appropriation passe &eacute;galement par la rationalisation de la carte des collections[8] avec pour objectif de mieux refl&eacute;ter la production p&eacute;dagogique de l&rsquo;institution et de se recentrer sur la production scientifique haut de gamme (abandon des collections grand public). Manuels et ouvrages de synth&egrave;se universitaire sont remis au go&ucirc;t du jour&nbsp;; de nouvelles collections recherche sont instaur&eacute;es (&laquo;&nbsp;Politiques Publiques&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Relations internationales&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Soci&eacute;t&eacute;s et politiques compar&eacute;es&nbsp;&raquo;, Conjoncture &eacute;conomique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Histoire contemporaine&nbsp;&raquo;), tandis que d&rsquo;autres collections sont discontinu&eacute;es (La biblioth&egrave;que du d&eacute;cideur&nbsp;; Sciences&nbsp;Po Langues&nbsp;; Annuaires&nbsp;; la biblioth&egrave;que du citoyen).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP, 28/01/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Rapport sur les travaux du groupe de r&eacute;flexion sur les Presses de Sciences&nbsp;Po (Jean-Paul.Fitoussi, Fran&ccedil;ois Le Guil-Bayart, Pierre Milza, Pascal Perrineau, Philippe Besnard, Olivier&nbsp;B&eacute;tourn&eacute; (Fayart), Fran&ccedil;ois G&egrave;ze (La D&eacute;couverte), Marc Riglet (France-Inter), Pierre Nora (Gallimard) et Michel Winock (Seuil).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] G&eacute;rard Grunberg, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Jean Leca, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] G&eacute;rard Grunberg, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Note G&eacute;rard Grunberg et Yves Richard, &laquo;&nbsp;Les presses de Sciences&nbsp;Po, Bilan et Perspectives&nbsp;&raquo;, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/01/2004.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Les Presses de Sciences Po","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://www.pressesdesciencespo.fr/\" target=\"_blank\">Site des presses de Sciences Po</a></li>\r\n</ul>","slug":"les-presses-de-sciences-po","lang":"fr","excerpt":"À l’instar de l’édition scientifique française, les Presses de Sciences Po ne pouvaient pas ne pas subir de plein fouet la crise du livre. L’entrée dans les années 2000 oblige à repenser leur stratégie éditoriale et leur identité."}],"thumbnail":"FirefoxEcranSnapz260.jpg","media":[{"id":"145","image":"presses_scpo.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Les Presses de Sciences Po au Salon du Livre 2012 (©DR)"}]},{"id":"146","image":"-Developpement-durable-aux-Presses-de-Sciences-Po.","type":"video","video_id":"43961493","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Collection \"Développement durable\" aux Presses de Sciences Po (© Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"858a82","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Publications","lang":"fr"}]},{"color":"541E32","translations":[{"title":"Library","lang":"en"},{"title":"Bibliothèque","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"2003-01-01"},{"id":"113","slug":"le-defi-de-la-redistribution-sociale","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"30","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>La mise en place d&rsquo;une &eacute;chelle de droits de scolarit&eacute; progressive en est le premier volet.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Plafond de verre</strong>. &Eacute;cole de caste, &eacute;litiste et parisienne, l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, fr&eacute;quent&eacute;e &agrave; 70&nbsp;% par des enfants des classes sup&eacute;rieures[1], avait en son temps essuy&eacute; le feu des critiques. La nationalisation de&nbsp;1945, la gratuit&eacute; des &eacute;tudes, le recrutement au m&eacute;rite et par examen avaient enterr&eacute; la question. L&rsquo;arriv&eacute;e de la gauche au pouvoir en&nbsp;1981 et la bataille du statut de&nbsp;1985 remettent &agrave; l&rsquo;honneur le th&egrave;me de la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratisation&nbsp;&raquo;. En&nbsp;1981, Michel Gentot recense 1,5&nbsp;% d&rsquo;enfants d&rsquo;ouvriers et 5&nbsp;% d&rsquo;enfants de petits employ&eacute;s et de petits commer&ccedil;ants contre 67,5&nbsp;% d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves issus des professions lib&eacute;rales et cadres sup&eacute;rieurs dans son corps &eacute;tudiant[2] et ne comptabilise que 6&nbsp;% d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves boursiers[3]. La d&eacute;mocratisation qu&rsquo;il appelle de ses v&oelig;ux prend alors la forme de la &laquo;&nbsp;redistribution sociale&nbsp;&raquo;&nbsp;: l&rsquo;augmentation des droits de scolarit&eacute; doit servir &agrave; financer des exon&eacute;rations et des bourses pour les &eacute;tudiants d&eacute;favoris&eacute;s. Peine perdue. En&nbsp;1997, la situation sociale s&rsquo;est encore d&eacute;grad&eacute;e&nbsp;: les enfants d&rsquo;ouvriers forment &agrave; peine 1&nbsp;% des effectifs &eacute;tudiants, les fils et filles d&rsquo;employ&eacute;s 2&nbsp;% (soit un groupe d&rsquo;&agrave; peine 4,5% si l&rsquo;on y ajoute les enfants d&rsquo;agriculteurs et de 11,5&nbsp;% si l&rsquo;on inclut ceux des professions interm&eacute;diaires) tandis que les enfants des &laquo;&nbsp;classes sup&eacute;rieures&nbsp;&raquo; forment 81,5&nbsp;% du corps &eacute;tudiant de l&rsquo;IEP[4]. Ni les exon&eacute;rations, ni les bourses n&rsquo;ont permis l&rsquo;ouverture sociale escompt&eacute;e et Sciences&nbsp;Po compte &agrave; peine et toujours 6&nbsp;% de boursiers. Prenant acte des &eacute;checs de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, Richard Descoings &eacute;labore une politique volontariste d&rsquo;ouverture sociale&nbsp;: en&nbsp;2001 est institu&eacute;e une voie d&rsquo;acc&egrave;s destin&eacute;e &agrave; recruter des &eacute;l&egrave;ves de milieux d&eacute;favoris&eacute;s (Proc&eacute;dure CEP)&nbsp;; en&nbsp;2004 et&nbsp;2008, les m&eacute;canismes de redistribution sociale par les droits de scolarit&eacute; sont r&eacute;form&eacute;s&nbsp;; enfin, &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; de la politique de d&eacute;croissance d&rsquo;Alain Lancelot, Richard Descoings opte pour la croissance des effectifs pour r&eacute;pondre &agrave; la demande &eacute;tudiante et &eacute;viter que le malthusianisme n'aggrave la fermeture sociale.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>2004&nbsp;: la r&eacute;volution de la progressivit&eacute;</strong>. En&nbsp;2003, alors que ralentit la croissance et que stagnent les cr&eacute;dits publics, Richard Descoings lance une &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;flexion d&rsquo;ensemble sur le financement de notre institution</em>&nbsp;&raquo; et, partant, sur les droits de scolarit&eacute; et les modalit&eacute;s de l&rsquo;aide sociale. L&rsquo;ambition est double&nbsp;: lutter contre la stagnation des ressources financi&egrave;res de Sciences&nbsp;Po pour s&rsquo;assurer des moyens suppl&eacute;mentaires pour mener ses r&eacute;formes et offrir de meilleurs services aux &eacute;tudiants et aux enseignants. Comme en&nbsp;1995, une commission, pr&eacute;sid&eacute;e par Jean-Paul Fitoussi[5], &laquo;&nbsp;<em>tr&egrave;s service public, tr&egrave;s social-d&eacute;mocrate qui ne pourra gu&egrave;re &ecirc;tre accus&eacute;e d&rsquo;ultra lib&eacute;ralisme</em>[6]&nbsp;&raquo;, est r&eacute;unie pour plancher sur &laquo;&nbsp;<em>une augmentation forte des droits de scolarit&eacute;</em>&nbsp;&raquo; &agrave; compenser par un &laquo;&nbsp;<em>syst&egrave;me de contribution des &eacute;l&egrave;ves modul&eacute; en fonction du revenu</em>&nbsp;&raquo; de leurs parents. R&eacute;forme &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volutionnaire</em>&nbsp;&raquo; propos&eacute;e au nom de la justice et de l&rsquo;&eacute;quit&eacute;, elle tient compte pour la premi&egrave;re fois et &agrave; l&rsquo;instar de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu des capacit&eacute;s contributives des m&eacute;nages. Mise en place en&nbsp;2004, elle r&eacute;pond &agrave; quatre principes&nbsp;: la gratuit&eacute; est assur&eacute;e pour les enfants des foyers dont le revenu annuel net imposable par part fiscale est inf&eacute;rieur &agrave; 12&nbsp;000&nbsp;&euro;&nbsp;; la progressivit&eacute; des droits d'inscription est &eacute;tal&eacute;e sur six&nbsp;tranches de contribution&nbsp;; la mod&eacute;ration de l'augmentation est r&eacute;elle puisque le montant maximum des droits (4&nbsp;000&euro;) ne couvre pas le co&ucirc;t r&eacute;el de la scolarit&eacute;&nbsp;; enfin la validit&eacute; et la transparence du syst&egrave;me sont assur&eacute;es par le recours &agrave; l&rsquo;avis d&rsquo;imposition sur le revenu. Autre audace, les &eacute;tudiants de l&rsquo;Union europ&eacute;enne sont inclus dans le dispositif. Parall&egrave;lement, la politique d&rsquo;exon&eacute;ration et de bourses est renforc&eacute;e&nbsp;: le montant de la bourse CROUS est relev&eacute; de&nbsp;50&nbsp;% par une aide financi&egrave;re directe vers&eacute;e par Sciences&nbsp;Po&nbsp;; des bourses de mobilit&eacute; internationale aident les &eacute;tudiants &agrave; financer leur s&eacute;jour &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger en troisi&egrave;me ann&eacute;e. Apr&egrave;s quelques couacs et r&eacute;ajustements[7], la r&eacute;forme porte ses premiers fruits&nbsp;: de&nbsp;2004 &agrave;&nbsp;2006, le nombre de boursiers passe de&nbsp;321 &agrave;&nbsp;511, portant leur part &agrave; 15&nbsp;% des effectifs en&nbsp;2006.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La r&eacute;forme de 2008. </strong>Fort de ces progr&egrave;s et toujours soucieux d&rsquo;accro&icirc;tre les ressources propres de l&rsquo;&eacute;tablissement pour assurer le d&eacute;veloppement de Sciences&nbsp;Po, Richard Descoings annonce une seconde augmentation des droits de scolarit&eacute; en octobre&nbsp;2008. Toujours bas&eacute;e sur le principe d&rsquo;exon&eacute;ration pour les foyers dont le revenu annuel net par part est inf&eacute;rieur &agrave; 16 000&nbsp;&euro;, sur le principe de progressivit&eacute; marqu&eacute;e par dix&nbsp;tranches et sur le principe de redistribution car le montant de la bourse compl&eacute;mentaire passe de 50&nbsp;% &agrave; 75&nbsp;% de la bourse CROUS[8], la r&eacute;forme introduit deux nouveaut&eacute;s. Tout d'abord, les droits de scolarit&eacute; de premier cycle sont distincts de ceux des masters&nbsp;: le co&ucirc;t des &eacute;tudes est ainsi index&eacute; sur le niveau d&rsquo;&eacute;tudes. Ensuite, la hausse des droits est particuli&egrave;rement sensible pour les tranches des revenus parentaux les plus hautes&nbsp;: ainsi les m&eacute;nages dont le revenu annuel net[9] est sup&eacute;rieur &agrave; 200&nbsp;000&nbsp;&euro; s&rsquo;acquittent de droits d&rsquo;inscription de 8&nbsp;500&nbsp;&euro; en premier cycle et 12&nbsp;000&nbsp;&euro;en master. Les &eacute;tudiants &eacute;trangers hors&nbsp;UE restent exclus du syst&egrave;me[10]. En&nbsp;2011, 27&nbsp;% d&rsquo;&eacute;tudiants boursiers (1&nbsp;840) et 5&nbsp;% d&rsquo;&eacute;tudiants non boursiers ne paient pas de droit de scolarit&eacute;&nbsp;; les droits rapportent 32&nbsp;millions d'euros et l&rsquo;aide sociale en r&eacute;partit 7,7&nbsp;millions.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Bilan social</strong>. Paradoxe du syst&egrave;me, le moteur de l&rsquo;ouverture sociale par la redistribution repose sur la pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;tudiants payant les frais d&rsquo;inscription les plus &eacute;lev&eacute;s&nbsp;! &Agrave; d&eacute;faut d&rsquo;avoir boulevers&eacute; la composition sociale de Sciences&nbsp;Po, les r&eacute;formes des droits et des proc&eacute;dures d&rsquo;acc&egrave;s (CEP) ont permis une incontestable ouverture sociale&nbsp;: en&nbsp;2010-2011, Sciences&nbsp;Po accueillait 4,5&nbsp;% d&rsquo;enfants d&rsquo;ouvriers, 7,5&nbsp;% d&rsquo;enfants d&rsquo;employ&eacute;s et 27&nbsp;% de boursiers, soit une multiplication par&nbsp;2,5 en dix&nbsp;ans des &eacute;tudiants d&rsquo;origine populaire. Fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;objectif fix&eacute; par Richard Descoings d&rsquo;accueillir 30&nbsp;% d&rsquo;&eacute;tudiants boursiers &agrave; l&rsquo;IEP d&rsquo;ici&nbsp;2013, Sciences&nbsp;Po s&rsquo;&eacute;loigne du mod&egrave;le social des grandes &eacute;coles, tout en assurant &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves issus des milieux populaires l&rsquo;assurance de la r&eacute;ussite scolaire et du d&eacute;bouch&eacute; professionnel.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] 1SP-67 dossier 2, &laquo;&nbsp;Statistique sur les professions de parents des &eacute;l&egrave;ves&nbsp;&raquo;, note dactylographi&eacute;e du 21/03/1945.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Comparaison 1982&nbsp;: composition socioprofessionnelle nationale&nbsp;: 40&nbsp;% d'enfants ouvriers contre 8&nbsp;% d'enfants de cadres et de professions lib&eacute;rales&nbsp;; origines socioprofessionnelles des &eacute;tudiants des universit&eacute;s&nbsp;: 12&nbsp;% d'enfants d'ouvriers, 31&nbsp;% d'enfants de cadres et de professions lib&eacute;rales.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Note Michel Gentot, \"&Eacute;l&eacute;ments de r&eacute;flexion sur le recrutement des &eacute;tudiants de l&rsquo;IEP de Paris\", septembre 1982.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Comparaison 1997 avec la composition socio professionnelle des &eacute;tudiants des universit&eacute;s&nbsp;: 12,5&nbsp;% d'enfants d&rsquo;ouvriers, 28&nbsp;% d'enfants d'ouvriers-employ&eacute;s-agriculteurs&nbsp;; 44&nbsp;% d'enfants issus des classes sup&eacute;rieures in, Note Aide sociale &agrave; Sciences&nbsp;Po, 2001.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Elle r&eacute;unit les professeurs Chauvel, Fitoussi, Friedberg, Perrineau, Rachline, des repr&eacute;sentants de la Cour des Comptes, du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat et de l&rsquo;IGF, les repr&eacute;sentants &eacute;tudiants et deux repr&eacute;sentants des salari&eacute;s.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/04/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] En&nbsp;2005, le seuil d&rsquo;exon&eacute;ration passe &agrave; 22&nbsp;000&nbsp;&euro; de revenu annuel par part et le montant maximum de droits &agrave; 5&nbsp;000&nbsp;&euro;&nbsp;; huit&nbsp;seuils sont institu&eacute;s (contre six initialement pr&eacute;vus&nbsp;; de 500&nbsp;&euro; &agrave; 5&nbsp;000&nbsp;&euro;)&nbsp;; le quotient familial est mod&eacute;r&eacute;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Le budget de l&rsquo;aide financi&egrave;re directe aux &eacute;tudiants (bourses) passe 2,4 &agrave; 4,4&nbsp;millions&nbsp;d'&euro; de 2006 &agrave; 2009.</p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[09] Soit un m&eacute;nage de 4&nbsp;personnes (parents avec deux enfants, 3&nbsp;part).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Ils b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un syst&egrave;me de bourses sur crit&egrave;res acad&eacute;miques. 82&nbsp;bourses au m&eacute;rite ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;es aux &eacute;tudiants &eacute;trangers non europ&eacute;ens en&nbsp;2006 et 160 en&nbsp;2010.&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de la redistribution sociale ","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DELHAY Cyril, <em>Promotion ZEP. Des quartiers &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>, Paris, Hachette, 2006.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>TIBERJ Vincent, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26 pages, 2011.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-la-redistribution-sociale","lang":"fr","excerpt":"Expérience «&#xA0;quasi révolutionnaire&#xA0;» appelée à «&#xA0;faire école&#xA0;», la politique d’ouverture sociale de Richard Descoings fait de Sciences Po un « établissement exemplaire  » en matière de diversité sociale. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"144","image":"boursiers.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Évolution du nombre de boursiers"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"65"},{"brick_id":"104"},{"brick_id":"112"}],"comment":"","date_start":"2004-01-01"},{"id":"114","slug":"le-defi-de-l-immobilier","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"31","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Les mandats de Richard Descoings sont caract&eacute;ris&eacute;s par la fid&eacute;lit&eacute; au pr&eacute;-carr&eacute; germanopratin et par la rupture, avec la projection de Sciences&nbsp;Po en r&eacute;gion.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La strat&eacute;gie du &laquo;&nbsp;campus urbain&nbsp;&raquo;. </strong>Revenu des exp&eacute;riences non abouties de la ZAC Rive Gauche et de l'h&ocirc;pital Laennec, conscient que, faute de capital propre et d&rsquo;engagement de la part de l&rsquo;&Eacute;tat[1], Sciences&nbsp;Po ne peut esp&eacute;rer obtenir &agrave; Paris un b&acirc;timent unique et central, Richard Descoings &eacute;labore la strat&eacute;gie du &laquo;&nbsp;campus urbain&nbsp;&raquo; qui consiste &agrave;<em> &laquo;&nbsp;recentrer et restructurer nos implantations immobili&egrave;res autour de la rue&nbsp;Saint-Guillaume</em>[2]&nbsp;&raquo;. Sont men&eacute;es de front la r&eacute;habilitation des locaux existants &ndash;&nbsp;construction d&rsquo;une cafeteria au&nbsp;27&nbsp;rue Saint-Guillaume[3]&nbsp;; r&eacute;novation des biblioth&egrave;ques du&nbsp;30 et du 27&nbsp;rue Saint-Guillaume[4]&nbsp;&ndash; et la recherche de &laquo;&nbsp;<em>locations de surfaces plus importantes et plus proches de la rue Saint-Guillaume</em>[5]&nbsp;&raquo;, comme le 117&nbsp;boulevard Saint-Germain qui re&ccedil;oit les Presses et la nouvelle &Eacute;cole de journalisme ou le 98&nbsp;rue de l&rsquo;Universit&eacute; qui accueille le CEVIPOF enfin r&eacute;uni. Cette strat&eacute;gie d&rsquo;occupation du &laquo;&nbsp;centre ville&nbsp;&raquo; est doubl&eacute;e d&rsquo;un regain de l&rsquo;ambition patrimoniale. En&nbsp;2004, une &laquo;&nbsp;<em>occasion inesp&eacute;r&eacute;e et unique</em>&nbsp;&raquo; se pr&eacute;sente avec l&rsquo;acquisition du 13&nbsp;rue de l&rsquo;Universit&eacute;, occup&eacute; par l&rsquo;ENA en partance pour Strasbourg et vendu par un &Eacute;tat imp&eacute;cunieux. Avec ses 7&nbsp;500&nbsp;m&sup2;, ses deux amphith&eacute;&acirc;tres et ses vingt salles de cours, le 13&nbsp;rue de l&rsquo;Universit&eacute; est &laquo;&nbsp;une <em>formidable bouff&eacute;e d&rsquo;oxyg&egrave;ne</em>&nbsp;&raquo; permettant &laquo;&nbsp;<em>une rationalisation consid&eacute;rable de notre parc immobilier</em>&nbsp;&raquo; par l&rsquo;abandon d&rsquo;une vingtaine de locations et l&rsquo;accroissement de 40&nbsp;% de la surface utilis&eacute;e par Sciences&nbsp;Po. &laquo;&nbsp;<em>D&eacute;cision m&eacute;morable et lourde de cons&eacute;quences</em>[6]&nbsp;&raquo;, l&rsquo;achat du b&acirc;timent renoue avec la politique patrimoniale de l&rsquo;ancienne ELSP mais gr&egrave;ve pour trente&nbsp;ans le budget de la FNSP ali&eacute;n&eacute; par un emprunt. En&nbsp;2008, &laquo;&nbsp;<em>la vente par l&rsquo;&Eacute;tat de l&rsquo;ancien si&egrave;ge de l&rsquo;&Eacute;cole nationale des Ponts et Chauss&eacute;es qui se trouve &agrave; un jet de pierre</em>&nbsp;&raquo; de Sciences&nbsp;Po, au 28&nbsp;de la rue des Saints-P&egrave;res (10&nbsp;000&nbsp;m&sup2;), fait &agrave; nouveau r&ecirc;ver le CA car c&rsquo;est une &laquo;&nbsp;<em>occasion qui ne se reproduira probablement pas</em>[7]<em>&nbsp;</em>&raquo;. Faute de pouvoir ench&eacute;rir sur le prix, Sciences&nbsp;Po obtient du nouveau propri&eacute;taire un bail emphyt&eacute;otique de&nbsp;18&nbsp;ans, au loyer tr&egrave;s avantageux avec possibilit&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;rir le bien &agrave; son expiration. En&nbsp;2010 enfin, c&rsquo;est la vente par la mairie de Paris du&nbsp;9&nbsp;rue de la Chaise, lou&eacute; depuis&nbsp;1975 par Sciences&nbsp;Po, qui offre &laquo;&nbsp;une <em>opportunit&eacute; de transformer un site en location en un site en propri&eacute;t&eacute;</em>[8]&nbsp;&raquo;. Ainsi, &agrave; l&rsquo;issue de ses trois mandats, Richard Descoings laisse un patrimoine foncier augment&eacute;, un pr&eacute;&nbsp;carr&eacute; agrandi, un campus urbain structur&eacute; autour des &laquo;&nbsp;deux parall&egrave;les&nbsp;&raquo; du boulevard Saint-Germain et de la rue Jacob/Universit&eacute; et des deux perpendiculaires de la rue Saint-Guillaume et de la rue des Saints-P&egrave;res.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La strat&eacute;gie de l&rsquo;essaimage et du r&eacute;seau. Le mod&egrave;le de l&rsquo;universit&eacute; pluripolaire.</strong> Parisienne et germanopratine, Sciences&nbsp;Po assoit sa r&eacute;putation et conforte sa centralit&eacute; g&eacute;ographique et symbolique par la strat&eacute;gie du campus urbain. Mais le choix du &laquo;&nbsp;<em>tout Paris</em>[9]&nbsp;&raquo; ne r&eacute;pond que partiellement aux objectifs tactiques du directeur&nbsp;: les politiques de positionnement, d&rsquo;internationalisation et d&rsquo;ouverture sociale, ainsi que l&rsquo;attractivit&eacute; de Sciences&nbsp;Po aupr&egrave;s des &eacute;tudiants, imposent une forte croissance des effectifs et un d&eacute;veloppement de l&rsquo;institution. L&rsquo;installation des premiers cycles en r&eacute;gion, opportunit&eacute; promue au rang de politique, est une aubaine, tant strat&eacute;gique qu&rsquo;immobili&egrave;re et financi&egrave;re. Op&eacute;ration de &laquo;&nbsp;d&eacute;localisation&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;d&eacute;concentration&nbsp;&raquo;, elle permet de gonfler les effectifs du Coll&egrave;ge universitaire (premier cycle) en les r&eacute;partissant sur sept&nbsp;campus install&eacute;s &agrave; Paris, Nancy, Dijon, Poitiers, Menton, Le Havre et Reims. Financ&eacute;s par les collectivit&eacute;s urbaines et les r&eacute;gions, les premiers cycles d&eacute;localis&eacute;s b&eacute;n&eacute;ficient de locaux spacieux dans le cadre prestigieux des centres-villes&nbsp;: ainsi le campus de Nancy est-il log&eacute; dans l&rsquo;h&ocirc;tel&nbsp;XVIIIe des Missions royales, celui de Poitiers dans la demeure m&eacute;di&eacute;vale&nbsp;XVe&nbsp;si&egrave;cle de l&rsquo;h&ocirc;tel Chaboureau, celui de Dijon dans un h&ocirc;tel particulier bourgeois de l&rsquo;avenue Victor Hugo, le premier cycle de Menton dans l&rsquo;ancien hospice Saint&nbsp;Julien avec vue imprenable sur la mer et celui de Reims dans le magnifique coll&egrave;ge des J&eacute;suites du XVIIe&nbsp;si&egrave;cle. Reproductible &agrave; l&rsquo;infini sur le territoire fran&ccedil;ais, l&rsquo;installation de Sciences&nbsp;Po en r&eacute;gion est un changement de politique, une rupture spectaculaire qui propose &laquo;&nbsp;<em>un autre dispositif, une autre pr&eacute;sence de l&rsquo;IEP de Paris sur le territoire..., un autre mode d&rsquo;implantation en France</em>[10]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Vaisseau-amiral</em>&nbsp;&raquo; accompagn&eacute; de sa flottille, Sciences&nbsp;Po opte donc pour un &laquo;&nbsp;<em>syst&egrave;me satellitaire</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>pluripolaire</em>[11]&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;<em>en r&eacute;seau</em>&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>La politique immobili&egrave;re s&rsquo;est impos&eacute;e &agrave; l&rsquo;institution et &agrave; son directeur par le jeu des circonstances, des occasions manqu&eacute;es ou saisies, des attitudes des pouvoirs publics, mais elle a &eacute;t&eacute; aussi le fruit de strat&eacute;gies volontaristes. Elle incarne dans l&rsquo;espace le Sciences&nbsp;Po triomphant des ann&eacute;es Descoings.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Cette strat&eacute;gie dite du &laquo;&nbsp;campus urbain&nbsp;&raquo; a le soutien de l&rsquo;&Eacute;tat qui octroie des cr&eacute;dits destin&eacute;s aux locations au titre de la dotation globale depuis&nbsp;1999.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 06/04/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] En&nbsp;2001, la salle de sport laisse place &agrave; une caf&eacute;t&eacute;ria financ&eacute;e en partie par le CROUS et par la Ville de Paris.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] D&eacute;cid&eacute;e en&nbsp;2001, la r&eacute;habilitation de la biblioth&egrave;que du 30&nbsp;rue Saint-Guillaume est effective en&nbsp;2003&nbsp;; la r&eacute;novation des salles de lecture du 27&nbsp;rue Saint-Guillaume (future biblioth&egrave;que Ren&eacute; R&eacute;mond) est pr&eacute;sent&eacute;e en&nbsp;2005 mais n&rsquo;est lanc&eacute;e qu&rsquo;en octobre&nbsp;2009. Son inauguration a lieu en novembre&nbsp;2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 21/1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Ren&eacute; R&eacute;mond, Conseil d&rsquo;administration FNSP 04/20/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Serge Hurtig, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/10/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/05/2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Pierre Kukwaka, Conseil d&rsquo;administration FNSP 21/04/2000.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/1//2000.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de l’immobilier","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-l-immobilier","lang":"fr","excerpt":"La politique immobilière est « bien plus qu’une question immobilière..., une interrogation de stratégie institutionnelle..., une question de stratégie scientifique » : d’elle dépendent le développement et l’identité de Sciences Po. (crédit photo © Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00043624.jpg","media":[{"id":"129","image":"Campus_Paris_2004.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Plan du campus de Paris en 2004 (©Atelier de Cartographie / Sciences Po)"}]},{"id":"130","image":"Campus_Paris_2010.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Plan du campus de Paris en 2010 (©Atelier de Cartographie / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"97"},{"brick_id":"46"},{"brick_id":"28"},{"brick_id":"17"}],"comment":"","date_start":"2004-01-02"},{"id":"139","slug":"creation-du-master-affaires-europeennes-mae","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"51","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>Du premier au troisi&egrave;me cycle, Alain Lancelot et Richard Descoings, se sont efforc&eacute;s, lors des grandes r&eacute;formes de la scolarit&eacute; de 1989 et de 1999, de mettre l&rsquo;Europe au c&oelig;ur des formations dispens&eacute;es par Sciences Po. L&rsquo;enjeu n&rsquo;&eacute;tait rien moins que de &laquo;&nbsp;former des g&eacute;n&eacute;rations europ&eacute;ennes&nbsp;&raquo;, d&rsquo;acculturer et de convertir les &eacute;lites fran&ccedil;aises &agrave; l&rsquo;Europe, mais &eacute;galement d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;un des lieux majeurs de la formation des &eacute;lites &eacute;tudiantes europ&eacute;ennes.<br /><br /></p>\r\n<p><strong>Enseigner l&rsquo;Europe, former &agrave; la citoyennet&eacute; europ&eacute;enne</strong>. Alors que chute le mur de Berlin et que se d&eacute;ploie le sch&eacute;ma Erasmus, Alain Lancelot, r&eacute;forme la Section internationale en instituant une &laquo;&nbsp;fili&egrave;re europ&eacute;enne&nbsp;&raquo; qui initie &agrave; l&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe, au cadre institutionnel et juridique europ&eacute;en et aux arcanes de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne. S&rsquo;y d&eacute;veloppent les premiers exercices de simulation de n&eacute;gociations internationales. En 2000, Richard Descoings propose aux &eacute;tudiants de premier cycle un &laquo;&nbsp;parcours europ&eacute;en&nbsp;&raquo; compos&eacute; d&rsquo;enseignements en fran&ccedil;ais, en anglais et en allemand sur la &laquo;&nbsp;civilisation politique europ&eacute;enne&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;la construction europ&eacute;enne&nbsp;&raquo;&nbsp;; d&egrave;s leurs cr&eacute;ations, les campus de Nancy et de Dijon se tournent r&eacute;solument vers l&rsquo;Allemagne et vers l&rsquo;Europe centrale et orientale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>En deuxi&egrave;me cycle, Sciences&nbsp;Po participe d&egrave;s 1999 aux Euro/Transatlantic Masters d&eacute;ploy&eacute;s sur plusieurs institutions universitaires europ&eacute;ennes et am&eacute;ricaine, tandis qu&rsquo;en 2001 la mention &laquo;&nbsp;M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe&nbsp;&raquo; est institu&eacute;e au sein de la formation conduisant au dipl&ocirc;me de Sciences Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Au troisi&egrave;me cycle enfin, le Cycle sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes europ&eacute;ennes est r&eacute;organis&eacute; autour de la Chaire Jean Monnet en&nbsp;2001, tandis que des bourses &laquo;&nbsp;Europe&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Marie Curie&nbsp;&raquo; (2000) permettent de financer des th&egrave;ses portant sur l&rsquo;Europe et de former ainsi une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de chercheurs, sp&eacute;cialistes des th&eacute;matiques europ&eacute;ennes &agrave; Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>2004&nbsp;: Master Affaires Europ&eacute;ennes. </strong>En 2004, la mention &laquo;&nbsp;M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe&nbsp;&raquo; est transform&eacute;e en master en deux ans, rebaptis&eacute; &laquo;&nbsp;Master affaires europ&eacute;ennes&nbsp;&raquo; en 2006 et dot&eacute; en 2009 d&rsquo;un comit&eacute; de pilotage charg&eacute; de refondre son programme.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Ainsi ont &eacute;t&eacute; r&eacute;unis tous les programmes portant sur l&rsquo;Europe au niveau master pour gagner en lisibilit&eacute; et visibilit&eacute;, &agrave; l&rsquo;instar du master pro et du master recherche &laquo;&nbsp;Europe&nbsp;&raquo; mais &eacute;galement des programmes Euromaster, qui ont &eacute;t&eacute; fondus en un Master unique affaires europ&eacute;ennes.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>L&rsquo;enseignement et la recherche ont &eacute;t&eacute; rapproch&eacute;s afin de r&eacute;unir toute la communaut&eacute; acad&eacute;mique de Sciences&nbsp;Po autour du MAE. Les enseignants et les chercheurs des diff&eacute;rents laboratoires de la Maison &ndash;&nbsp;les politistes et les juristes auxquels se sont ajout&eacute;s r&eacute;cemment les &eacute;conomistes, les historiens et les sociologues&nbsp;&ndash;, leurs doctorants mais &eacute;galement les &eacute;quipes de la DAIE ont contribu&eacute; &agrave; enrichir le programme en accentuant son caract&egrave;re pluridisciplinaire.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Troisi&egrave;me d&eacute;fi, parall&egrave;le et non contradictoire avec l&rsquo;exigence de refondamentalisation&nbsp;: la professionnalisation du Master a &eacute;t&eacute; renforc&eacute;e par l&rsquo;instauration d&rsquo;un &laquo;&nbsp;semestre pratique&nbsp;&raquo; et de stages, par l&rsquo;offre de cours de pr&eacute;paration aux concours europ&eacute;ens, enfin par l&rsquo;accompagnement des &eacute;tudiants en mati&egrave;re d&rsquo;orientation et d&rsquo;insertion professionnelles au sein de l&rsquo;atelier &laquo;&nbsp;M&eacute;tiers de l&rsquo;Europe&nbsp;&raquo;, propos&eacute; en partenariat avec Sciences&nbsp;Po Avenir.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Dernier d&eacute;fi, consubstantiel &agrave; l&rsquo;objet-m&ecirc;me du master&nbsp;: l&rsquo;internationalisation du cursus s&rsquo;est encore approfondie. Si le MAE proposait d&eacute;j&agrave; des doubles dipl&ocirc;mes avec la Frei Universt&auml;t de Berlin et la London School of Economics, avec Saint Gallen et la Bocconi de Milan, enfin avec Fudan University &agrave; Shanghai, la formation se d&eacute;cline d&eacute;sormais sous le format de l&rsquo;<em>English Track</em>. International, le Master forme ainsi chaque ann&eacute;e pr&egrave;s de 300&nbsp;&eacute;l&egrave;ves de 40&nbsp;nationalit&eacute;s diff&eacute;rentes, gr&acirc;ce &agrave; un corps enseignant multiculturel, rassemblant des chercheurs et des praticiens de premier plan des affaires europ&eacute;ennes venus de 20 pays diff&eacute;rents.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Depuis sa fondation, les effectifs du Master Affaires europ&eacute;ennes ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;s par trois &ndash; autant de preuves de l&rsquo;excellence de sa formation mais &eacute;galement de la bonne ambiance, faite de curiosit&eacute;, de solidarit&eacute; et de plaisir, qui r&egrave;gne au sein de la communaut&eacute; &eacute;tudiante, unie par-del&agrave; les promotions et les g&eacute;n&eacute;rations par des r&eacute;seaux d&rsquo;amiti&eacute;, de confiance et d&rsquo;entraide.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p>Restent de nombreux d&eacute;fis &agrave; relever, alors que Sciences Po souhaite internationaliser sa formation des &eacute;lites administratives et politiques en cr&eacute;ant une &Eacute;cole des Affaires Publiques et que les citoyens t&eacute;moignent de leur d&eacute;samour pour une Europe, d&eacute;sormais incontournable dans la conduite des affaires publiques et dans la vie quotidienne de chacun&nbsp;!</p>","title":"Création du Master Affaires Européennes (MAE)","related_ressources":"","slug":"creation-du-master-affaires-europeennes-mae","lang":"fr","excerpt":"Alain Lancelot et Richard Descoings, se sont efforcés, lors des grandes réformes de la scolarité de 1989 et de 1999, de mettre l’Europe au cœur des formations dispensées par Sciences Po. (crédit photo © Service Audiovisuel (DES) / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00067112.jpg","media":[{"id":"157","image":"Lancelot-Rene-remond_1994.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"René Rémond, Jacques Delors et Alain Lancelot à Sciences Po en 1994 (© François Delahaye)"}]},{"id":"158","image":"00118874.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"Source: Pour la France avec Simone Veil. Keystone, 1979. Noir et blanc.","legend":"Portrait de Simone Veil  (©Sandrine Gaudin / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"2004-06-28"},{"id":"126","slug":"le-centre-d-etudes-europeennes-cee","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"40","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Fondation et refondations. </strong>Alors que la chute du Mur de Berlin annonce l&rsquo;av&egrave;nement de l&rsquo;Europe unifi&eacute;e, Alain Lancelot, encourag&eacute; par Jacques Delors, Edith Cresson et Jacques Chirac, instaure &agrave; Sciences&nbsp;Po en&nbsp;1995 un Centre europ&eacute;en afin que &laquo;&nbsp;<em>la dimension europ&eacute;enne soit encore mieux prise en compte dans l&rsquo;ensemble des fonctions de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: formation, recherche, documentation, diffusion</em>[1]&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;<em>Petite cellule de mission</em>[2]&nbsp;&raquo;, ce centre &laquo;&nbsp;<em>multifonctions</em>[3]&nbsp;&raquo; s&rsquo;accompagne de nombreuses initiatives destin&eacute;es &agrave; encourager le d&eacute;veloppement des &eacute;tudes europ&eacute;ennes&nbsp;: instauration d&rsquo;un Cycle sup&eacute;rieur d&rsquo;&eacute;tudes europ&eacute;ennes dirig&eacute; par Renaud Dehousse et Pierre Muller&nbsp;; cr&eacute;ation d&rsquo;un R&eacute;seau Th&eacute;matique Europ&eacute;en de science politique (EpsNet) pilot&eacute; par G&eacute;rard Grunberg[4]&nbsp;; institution de trois bourses&nbsp;Europe pour inciter des doctorants &agrave; travailler sur des sujets europ&eacute;ens (1996)&nbsp;; fondation d&rsquo;une revue, <em>Politique europ&eacute;enne</em>, r&eacute;alis&eacute;e par des doctorants (2000). Tiraill&eacute; entre objectifs politiques (think-tank et lobbying) et objectifs scientifiques (coordonner les recherches sur l&rsquo;Europe et les coop&eacute;rations scientifiques en Europe), le centre est refond&eacute; en&nbsp;2005 &agrave; l&rsquo;initiative de G&eacute;rard Grunberg, directeur scientifique de Sciences Po, et est plac&eacute; sous la direction de Renaud Dehousse. L&rsquo;objectif est alors de &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;velopper la recherche sur les questions europ&eacute;ennes&nbsp;; de faciliter son insertion dans l&rsquo;espace europ&eacute;en de la recherche et d&rsquo;alimenter le d&eacute;bat public sur l&rsquo;Europe</em>[5]&nbsp;&raquo;. La cr&eacute;ation d&rsquo;une Mission-Europe de la Recherche, sp&eacute;cialis&eacute;e dans le montage de projets europ&eacute;ens (2005-2008), r&eacute;pond au second objectif. C&rsquo;est n&eacute;anmoins le rattachement de chercheurs titulaires (Zaki Laidi en&nbsp;2007 puis la venue de quinze chercheurs du CEVIPOF en&nbsp;2009-2010) qui permet au Centre de se doter de forces vives et d&rsquo;&eacute;voluer vers une fonction de recherche classique. Reconnu &eacute;quipe d&rsquo;accueil en&nbsp;2009 et conventionn&eacute; par le CNRS, le CEE est ainsi devenu un centre &agrave; part enti&egrave;re, particuli&egrave;rement dynamique,&nbsp; de la FNSP.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Un laboratoire europ&eacute;en pluridisciplinaire. </strong>Conform&eacute;ment &agrave; ses origines, le centre d&rsquo;&eacute;tudes europ&eacute;ennes a relev&eacute; le d&eacute;fi du pluridisciplinaire et du transversal. Lieu de synergie et de f&eacute;d&eacute;ration, le CEE rassemble des chercheurs rattach&eacute;s &agrave; pas moins de quatre d&eacute;partements disciplinaires. Dominantes, les disciplines de la science politique et la sociologie ont su faire une place et dialoguer avec le droit et l&rsquo;histoire. Le projet et l&rsquo;identit&eacute; du groupe se sont construits dans le croisement d&rsquo;approches parfois concurrentes pour &eacute;tudier les ph&eacute;nom&egrave;nes politiques, la sociologie politique dialoguant avec la science politique classique, l&rsquo;&eacute;tude du politique par les institutions avec l&rsquo;&eacute;tude du politique par les mouvements sociaux, compl&eacute;t&eacute;es par les apports de la sociohistoire, de l&rsquo;approche juridique et historique. Laboratoire mod&egrave;le en mati&egrave;re de pluridisciplinarit&eacute;, le CEE s&rsquo;est activement investi dans les grands projets collectifs du Labex LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques) et de l&rsquo;Equipex DIME-SHS (Donn&eacute;es, Infrastructures et m&eacute;thodes d&rsquo;enqu&ecirc;te en sciences humaines et sociales). Conform&eacute;ment &agrave; ses origines &eacute;galement, le CEE est un laboratoire europ&eacute;en par ses objets et par sa m&eacute;thode comparative. Avec un quart de ses titulaires en poste dans des institutions &eacute;trang&egrave;res ou en charge de partenariats avec ses derni&egrave;res, avec deux tiers de ses ressources propres issus de contrats europ&eacute;ens, avec des collaborations et des participations aux r&eacute;seaux europ&eacute;ens et internationaux et aux revues &eacute;trang&egrave;res, le CEE est reconnu pour son ouverture et son rayonnement internationaux. Refond&eacute; en&nbsp;2005, le laboratoire s&rsquo;appuie sur une &eacute;quipe jeune (un tiers de ses membres ont soutenu leur th&egrave;se depuis moins de 10&nbsp;ans) et sur un nombre important de doctorants (45 en&nbsp;2012) et de post-doctorants rattach&eacute;s. Laboratoire-&eacute;cole, il s&rsquo;investit dans l&rsquo;enseignement et dans la formation &agrave; la recherche.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Les approches crois&eacute;es du politique</strong>. La sociologie politique et l&rsquo;&eacute;tude des politiques publiques d&eacute;finissent le projet scientifique du Centre. R&eacute;investissant des objets classiques de la science politique, les chercheurs du CEE y appliquent de nouveaux paradigmes et de nouveaux instruments. Ainsi les institutions administratives, juridiques, gouvernementales, partisanes sont-elles &eacute;tudi&eacute;es &agrave; l&rsquo;aune des approches n&eacute;o-institutionnalistes, anthropologiques ou interactionnistes et &agrave; l&rsquo;aide de jeux d&rsquo;&eacute;chelles, comme dans le programme <em>Les institutions et les acteurs politiques qui les incarnent&nbsp;: jeux d&rsquo;interaction et d&rsquo;&eacute;chelle</em>. Ainsi les &eacute;tudes &eacute;lectorales sont-elles retravaill&eacute;es au regard de nouveaux paradigmes et de nouveaux instruments (d&eacute;cision&nbsp;; quanti-quali&nbsp;: pratique des entretiens collectifs/&eacute;chantillon probabiliste) et toujours dans une d&eacute;marche comparative. Dans le programme <em>Transformations de l&rsquo;action publique et du r&ocirc;le de l&rsquo;&Eacute;tat</em>, les &eacute;tudes sur l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;&Eacute;tat, son p&eacute;rim&egrave;tre et son inscription mobilisent de nouvelles probl&eacute;matiques (logiques de territorialisation, agences de r&eacute;gulation, &eacute;volution des agents) et de nouvelles approches (gouverner par les instruments, &eacute;valuation). Les effets de la mondialisation sont analys&eacute;s pour mieux saisir la <em>mutation des identit&eacute;s et pratiques sociales et politiques</em>.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n</div>\r\n<div><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/12/1994.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Alain Lancelot Conseil d&rsquo;administration FNSP 26/09/1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Alain Lancelot, Conseil d&rsquo;administration FNSP 03/05/1995.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Premi&egrave;re organisation europ&eacute;enne consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;enseignement et &agrave; la professionnalisation de la science politique, regroupe 197 institutions partenaires dans 28 pays. Depuis sa cr&eacute;ation en 1996, ses principaux objectifs sont : la promotion de la coop&eacute;ration europ&eacute;enne en mati&egrave;re d&rsquo;enseignement de la science politique, de d&eacute;veloppement des liens entre la communaut&eacute; acad&eacute;mique et le march&eacute; du travail, l&rsquo;aide aux &eacute;changes et &agrave; la mobilit&eacute; des &eacute;tudiants et des enseignants, et la diffusion de l&rsquo;information entre les politistes europ&eacute;ens.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Rapport AERES auto-&eacute;valuation, 2012.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le Centre d’études européennes (CEE)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>CEE, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012.&nbsp;</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://www.cee.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site du CEE</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-centre-d-etudes-europeennes-cee","lang":"fr","excerpt":"Laboratoire pluridisciplinaire, le Centre d’études européennes s’est progressivement constitué en centre de recherche dédié à l’étude des changements politiques et sociaux en Europe."}],"thumbnail":"logo_cee.jpg","media":[{"id":"143","image":"00007106.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Renaud Dehousse (© Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"134"},{"brick_id":"133"},{"brick_id":"132"},{"brick_id":"139"},{"brick_id":"96"}],"comment":"","date_start":"2005-01-01"},{"id":"127","slug":"de-l-observatoire-interregional-du-politique-oip-au-centre-de-donnees-socio-politiques-cdsp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"41","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>L&rsquo;Observatoire interr&eacute;gional du politique (OIP)</strong>. Port&eacute; sur les fonts baptismaux en&nbsp;1985 par les directeurs successifs du CEVIPOF, Alain Lancelot, sp&eacute;cialiste des &eacute;tudes &eacute;lectorales et Annick Percheron, sp&eacute;cialiste de la socialisation politique et du fait r&eacute;gional, l&rsquo;Observatoire interr&eacute;gional du politique se consacre &agrave; l&rsquo;analyse de la dimension locale des ph&eacute;nom&egrave;nes politiques et de leur enracinement dans les territoires. Institution de recherche originale &agrave; trois titres, l&rsquo;Observatoire l&rsquo;est d&rsquo;abord par son objet qui &laquo;&nbsp;<em>saisi[t] sur le vif la naissance et le d&eacute;veloppement du fait r&eacute;gional</em>[1]&nbsp;&raquo;&nbsp;: il observe ainsi ce nouvel objet politique et les &eacute;volutions de l&rsquo;opinion publique &agrave; son &eacute;gard. Original par sa m&eacute;thode &eacute;galement, l&rsquo;OIP &eacute;labore et commande des enqu&ecirc;tes r&eacute;gionales annuelles, comportant trois volets (un barom&egrave;tre annuel r&eacute;current&nbsp;; une partie sp&eacute;cifique &agrave; la demande de la r&eacute;gion&nbsp;; une question d&rsquo;actualit&eacute; transversale aux r&eacute;gions), coupl&eacute;es tous les deux ans &agrave; une enqu&ecirc;te nationale. L&rsquo;OIP produit ainsi des enqu&ecirc;tes et des sondages exceptionnels par leur ampleur (10&nbsp;000 &agrave; 15&nbsp;000 individus), par leur r&eacute;currence et par leur capacit&eacute; &agrave; &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tudier des groupes ou des probl&egrave;mes qui, en g&eacute;n&eacute;ral, sont laiss&eacute;s de c&ocirc;t&eacute; par la recherche fondamentale..., pour cause d&rsquo;effectifs insuffisants dans les &eacute;chantillons</em>[2]&nbsp;&raquo; (ch&ocirc;meurs, non inscrits sur les listes &eacute;lectorales, extr&eacute;mistes ou religions minoritaires, seniors, jeunes). L&rsquo;OIP est enfin original par son fonctionnement institutionnel&nbsp;: laboratoire CNRS et FNSP, il est une &laquo;&nbsp;<em>structure extr&ecirc;mement l&eacute;g&egrave;re</em>[3]&nbsp;&raquo;, sans chercheur permanent, qui d&eacute;l&egrave;gue la r&eacute;alisation des enqu&ecirc;tes aux instituts de sondage et met &agrave; la disposition de l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; scientifique les donn&eacute;es produites. L&rsquo;OIP permet surtout de rapprocher &laquo;&nbsp;<em>deux univers traditionnellement peu enclins &agrave; communiquer, celui de la recherche publique et celui des d&eacute;cideurs politiques</em>[4]&nbsp;&raquo;. Hormis l&rsquo;Auvergne et la Corse, vingt&nbsp;r&eacute;gions ont command&eacute;, financ&eacute; et discut&eacute; les enqu&ecirc;tes et leurs r&eacute;sultats, permettant un dialogue in&eacute;dit entre chercheurs, &eacute;lus et ex&eacute;cutifs r&eacute;gionaux. Dirig&eacute; par Elisabeth Dupoirier puis par Dominique Reyni&eacute;, l&rsquo;OIP s&rsquo;oriente &eacute;galement de plus en plus vers la comparaison r&eacute;gionale europ&eacute;enne.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Le Centre de donn&eacute;es socio-politiques (CDSP). D&eacute;velopper les &eacute;tudes quantitatives et &eacute;tudes &eacute;lectorales &agrave; Sciences&nbsp;Po. </strong>En&nbsp;2005, une &eacute;valuation CNRS met en lumi&egrave;re certaines &laquo;&nbsp;<em>ambig&uuml;it&eacute;s</em>[5]&nbsp;&raquo; dans l&rsquo;identit&eacute; et les missions de l&rsquo;OIP. Produisant des donn&eacute;es &laquo;&nbsp;<em>peu utilis&eacute;es par les chercheurs</em>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;OIP semble &laquo;&nbsp;<em>fonctionner de plus en plus comme un &laquo;cabinet d&rsquo;expertise pour les r&eacute;gions</em>&nbsp;&raquo; et ne r&eacute;pondrait pas suffisamment aux &laquo;&nbsp;<em>attentes des chercheurs et apprentis-chercheurs travaillant sur le local</em>&nbsp;&raquo;. De plus, la collaboration entre les r&eacute;gions et l&rsquo;institution acad&eacute;mique &laquo;&nbsp;<em>devient de plus en plus difficile &agrave; tenir</em>&nbsp;&raquo;, soit en raison des exigences toujours plus sp&eacute;cifiques des r&eacute;gions, soit en raison de leur d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t et de leur d&eacute;sengagement. La crise de croissance est surmont&eacute;e en octobre&nbsp;2005 par la transformation, &agrave; l&rsquo;initiative du directeur scientifique de Sciences&nbsp;Po, G&eacute;rard Grunberg et avec le plein accord du CNRS, de l&rsquo;Observatoire en Centre de donn&eacute;es socio-politiques et par sa fusion avec le CIDSP, autre banque de donn&eacute;es &eacute;lectorales cr&eacute;&eacute;e par Fr&eacute;d&eacute;ric Bon &agrave; l&rsquo;IEP de Grenoble. Dirig&eacute; par Alain Chenu puis par Laurent Lesnard (2010), le CDSP, unit&eacute; mixte de service CNRS, est devenu un centre national de r&eacute;alisation, de collecte, d&rsquo;archivage et de diffusion d&rsquo;enqu&ecirc;tes quantitatives (r&eacute;sultats &eacute;lectoraux, sondages) et qualitatives (entretiens), de d&eacute;veloppement d&rsquo;outils, ainsi qu&rsquo;un centre de veille et de formation aux m&eacute;thodes quantitatives et qualitatives et aux bonnes pratiques d&rsquo;enqu&ecirc;te en sciences sociales. Membre du R&eacute;seau Qu&eacute;telet (r&eacute;seau fran&ccedil;ais des archives de donn&eacute;es pour la recherche en SHS), le CDSP contribue &agrave; des programmes internationaux d&rsquo;enqu&ecirc;te, &agrave; l&rsquo;instar de l&rsquo;<em>European Social Survey</em>, et participe au <em>Council of European Social Science Data Archives</em>, ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;<em>Interuniversity Consortium for Political and Social Research</em> (<em>ICPSR</em>) de l&rsquo;universit&eacute; de Michigan.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>DIME-SHS, un grand &eacute;quipement d&rsquo;excellence</strong>. Cons&eacute;cration de ses activit&eacute;s scientifiques, le CDSP a obtenu en&nbsp;2010 une tr&egrave;s prestigieuse labellisation Equipex[6] et un financement de 10,3&nbsp;millions d&rsquo;euros sur dix&nbsp;ans qui lui permettent d&rsquo;envisager une nouvelle &eacute;tape de son d&eacute;veloppement. Le grand &eacute;quipement DIME-SHS (Donn&eacute;es, infrastructures, m&eacute;thodes d&rsquo;enqu&ecirc;tes en sciences humaines et sociales) est un consortium h&eacute;berg&eacute; par Sciences&nbsp;Po qui vise &agrave; &laquo;&nbsp;<em>doter la France d&rsquo;une infrastructure nationale autour de l&rsquo;archivage, la diffusion et la production de trois types de donn&eacute;es en SHS&nbsp;: qualitatives (BEQuali), quantitatives (CDSP) et Web (m&eacute;dialab)</em>[7]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Nonna Mayer, &laquo;&nbsp;In memoriam&nbsp;: l'apport d'Annick Percheron &agrave; la sociologie&nbsp;&raquo;, <em>Revue fran&ccedil;aise de sociologie</em>, XXXIV, 1993, p.&nbsp;125-133.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Annick Percheron, CA FNSP 07/02/1989.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Idem</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Nonna Mayer, &laquo;&nbsp;In memoriam&nbsp;: l'apport d'Annick Percheron &agrave; la sociologie&nbsp;&raquo;, <em>op.cit.</em></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Rapport du comit&eacute; d&rsquo;&eacute;valuation CNRS, sign&eacute; par Bernard Denni, professeur de science politique IEP de Grenoble, 25/04/2005.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] EQUIPEX&nbsp;: projet d&rsquo;&eacute;quipement d&rsquo;excellence, financ&eacute; dans le cadre du programme d&rsquo;investissements d&rsquo;avenir organis&eacute; par le Commissariat g&eacute;n&eacute;ral &agrave; l&rsquo;investissement.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Rapport d&rsquo;auto-&eacute;valuation AERES du CDSP, 2012.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"De l’Observatoire Interrégional du Politique (OIP) au Centre de Données Socio-Politiques (CDSP)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-).</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://cdsp.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site du CDSP</a></li>\r\n</ul>","slug":"de-l-observatoire-interregional-du-politique-oip-au-centre-de-donnees-socio-politiques-cdsp","lang":"fr","excerpt":"L’Observatoire interrégional du politique, créé en 1985, a été refondé en 2005 pour devenir le Centre de données socio-politiques (CDSP). Laboratoire de référence en France et à l’étranger en matière de traitement quantitatif et qualitatif des données en sciences sociales, il a été consacré Équipement d’excellence en 2010 dans le cadre des Investissements d’avenir."}],"thumbnail":"logo_cdsp.jpg","media":[{"id":"141","image":"viz_lab_cdsp.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Vizlab, un outil interactif de visualisation des résultats électoraux du CDSP"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"132"},{"brick_id":"96"}],"comment":"","date_start":"2005-01-02"},{"id":"136","slug":"la-formation-continue","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"50","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p>&Agrave; l&rsquo;image du Sciences Po des ann&eacute;es 2000, la Formation continue a connu une profonde et rapide mutation. Le d&eacute;part &agrave; la retraite de Michel Foresti&eacute;, son p&egrave;re fondateur, le tournant de la professionnalisation et l&rsquo;imp&eacute;ratif de rentabilit&eacute; ont entra&icirc;n&eacute; une refonte de la Direction et de son offre de formation ainsi que la transformation de son identit&eacute;.<br /><br /><strong>Contextes.</strong> Alain Lancelot avait per&ccedil;u les potentialit&eacute;s d&rsquo;une Formation continue conqu&eacute;rante. Projet-phare de son second mandat, il avait imagin&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;une Fondation pour le citoyen, sorte d&rsquo;universit&eacute; populaire et d&rsquo;universit&eacute; &agrave; distance d&eacute;di&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation du citoyen fran&ccedil;ais. Il avait &eacute;galement orchestr&eacute; le rapprochement entre Sciences Po et le monde des entreprises et encourag&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;un <em>Master of Business Administration (MBA)</em> et de Programmes d&rsquo;&eacute;tudes avanc&eacute;es (PEA &ndash; en urbanisme et en social), sans pour autant les rattacher &agrave; la Formation continue. C&rsquo;est donc &agrave; Richard Descoings que revient la refonte en profondeur de la Formation continue qui accompagne les &eacute;volutions g&eacute;n&eacute;rales &ndash; croissance et professionnalisation &ndash;&nbsp; de Sciences Po. Le d&eacute;part &agrave; la retraite de Michel Foresti&eacute; en 2001 sera suivi d&rsquo;une v&eacute;ritable &laquo; r&eacute;volution culturelle &raquo; qui a concern&eacute; tant l&rsquo;organisation du service que l&rsquo;offre de formation et l&rsquo;identit&eacute; de la direction.<br /><br /><strong>La loi de la demande.</strong> Plus que jamais soumise &agrave; la concurrence et &agrave; l&rsquo;exigence de rentabilit&eacute;, la direction de la Formation continue (DFC) va &ecirc;tre r&eacute;organis&eacute;e. Privil&eacute;giant jusqu&rsquo;alors le mod&egrave;le du &laquo; guichet unique &raquo;, son organigramme est remani&eacute; pour faire &eacute;merger deux fonctions distinctes, marketing et communication d&rsquo;une part et programmation de l&rsquo;autre, mieux dot&eacute;es en personnel et en fonctions-supports (gestion des inscriptions et des facturations, comptabilit&eacute;). Surtout, la Formation continue va remodeler son offre pour mieux r&eacute;pondre &agrave; la demande. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; du catalogue et des produits &laquo; maison &raquo;, se d&eacute;veloppe &laquo; l&rsquo;intra &raquo;, soit les formations sur mesure, cl&eacute;s en main, &eacute;labor&eacute;es &agrave; la demande des clients &agrave; la suite d&rsquo;un appel d&rsquo;offre. Autre &laquo; bond en avant &raquo;, la cr&eacute;ation de quatorze Executive Masters proposant une formation avanc&eacute;e, sanctionn&eacute;e par un prestigieux dipl&ocirc;me, dote la DFC de produits d&rsquo;appel efficaces et d&eacute;clinables (certification). Formation sur mesure, formation dipl&ocirc;mante et catalogue de cycles et de conf&eacute;rences constituent le tierc&eacute; gagnant des ann&eacute;es 2000. La relance de l&rsquo;activit&eacute; (et du chiffre d&rsquo;affaires) a valid&eacute; cette strat&eacute;gie : en 2013, ce sont quelque 7 000 stagiaires qui suivent l&rsquo;un des 100 certificats ou cycles courts ou l&rsquo;un des 14 <em>Executive Masters</em>.<br /><br /><strong>S&rsquo;inscrire au c&oelig;ur de la strat&eacute;gie de Sciences Po.</strong> Longtemps consid&eacute;r&eacute;e comme une activit&eacute; relativement secondaire et p&eacute;riph&eacute;rique de l&rsquo;archipel Sciences Po, la Formation continue n&rsquo;a pourtant jamais cess&eacute; de militer pour une reconnaissance &agrave; part enti&egrave;re de ses missions et pour leur int&eacute;gration au c&oelig;ur de la politique g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&eacute;tablissement. Deux &eacute;l&eacute;ments vont jouer en faveur de ce rapprochement. La croissance rapide de Sciences Po et les ambitieuses r&eacute;formes de l&rsquo;&egrave;re Descoings n&eacute;cessitent l&rsquo;augmentation des ressources propres de l&rsquo;institution, et, partant, du chiffre d&rsquo;affaires de la Formation continue, pi&egrave;ce ma&icirc;tresse de la strat&eacute;gie d&rsquo;autofinancement de Sciences Po. La r&eacute;forme de la scolarit&eacute; de 1999, puis la cr&eacute;ation des masters et des &eacute;coles t&eacute;moignent, quant &agrave; eux, du tournant professionnel qui affecte la formation initiale de Sciences Po, incitant &agrave; une r&eacute;flexion g&eacute;n&eacute;rale sur les missions de la DFC. Les &laquo; batailles du futur &raquo; s&rsquo;articulent donc, sans surprise, aux grands chantiers lanc&eacute;s par les directorats Descoings : professionnalisation des services, internationalisation des publics, refondamentalisation des enseignements, d&eacute;fi de l&rsquo;universit&eacute; num&eacute;rique, cr&eacute;ation d&rsquo;une Communaut&eacute; vivante de la Formation continue.</p>","title":"La Formation continue","related_ressources":"","slug":"la-formation-continue","lang":"fr","excerpt":"À l’image du Sciences Po des années 2000, la Formation continue a connu une profonde et rapide mutation. (crédit photo DR)"}],"thumbnail":"science-po-_13.JPG","media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"2005-01-03"},{"id":"115","slug":"le-defi-de-l-excellence-universite-de-recherche-de-rang-mondial","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"32","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Faire de Sciences&nbsp;Po une universit&eacute; de recherche de rang mondial</strong>. Si les deux premiers mandats Descoings sont consacr&eacute;s &agrave; la r&eacute;forme de la scolarit&eacute;, &agrave; l&rsquo;internationalisation, &agrave; la cr&eacute;ation des premiers cycles en r&eacute;gion et &agrave; l&rsquo;ouverture sociale, la recherche n&rsquo;est pas pour autant n&eacute;glig&eacute;e. Les directeurs scientifiques Jean-Luc Domenach et G&eacute;rard Grunberg, les directeurs de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, Jean Leca et Marc Lazar, et les directeurs des centres &oelig;uvrent de concert pour am&eacute;liorer la formation des doctorants et r&eacute;former l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, faciliter le placement des jeunes chercheurs, internationaliser la vie scientifique et rapprocher formation et recherche. Pourtant, classements internationaux apr&egrave;s classements internationaux, Sciences&nbsp;Po peine &agrave; affirmer sa r&eacute;putation scientifique sur la sc&egrave;ne mondiale. En&nbsp;2006, le constat est s&eacute;v&egrave;re&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous avons gagn&eacute; un certain nombre de batailles. Mais nous devons encore proc&eacute;der &agrave; un renforcement important de notre potentiel scientifique</em>.[1]&nbsp;&raquo; Aussi l&rsquo;excellence de la recherche est-elle d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e cause nationale du troisi&egrave;me mandat Descoings. La r&eacute;f&eacute;rence &eacute;trang&egrave;re est largement sollicit&eacute;e&nbsp;: en&nbsp;2007-2008, Richard Descoings nomme le philosophe-anthropologue Bruno Latour directeur scientifique et deux &eacute;conomistes, Philippe Weill et Herv&eacute; Cr&egrave;s, directeur de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale et directeur des &eacute;tudes et de la scolarit&eacute;. Ces hommes pr&eacute;sentent un profil universitaire tr&egrave;s international par leur formation, leur carri&egrave;re et leur r&eacute;putation. D&rsquo;importants moyens financiers, une campagne de recrutements, une politique de convergence des statuts entre chercheurs et enseignants-chercheurs, une nouvelle culture de l&rsquo;&eacute;valuation sont les instruments de cette nouvelle ambition scientifique toute enti&egrave;re orient&eacute;e vers la &laquo;&nbsp;refondamentalisation&nbsp;&raquo; de l&rsquo;institution et l&rsquo;ouverture de fronts pionniers de recherche en sciences sociales.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Financer la recherche</strong>. Nerf de la guerre, le budget de la recherche conna&icirc;t une spectaculaire progression. De&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2003, les d&eacute;penses (hors salaires) avaient augment&eacute; de&nbsp;70&nbsp;%. En dix&nbsp;ans, de&nbsp;2000 &agrave;&nbsp;2010, elles ont cr&ucirc; spectaculairement de plus de&nbsp;238&nbsp;%, passant de&nbsp;21 &agrave; 50&nbsp;millions&nbsp;d'&euro;&nbsp;: l&rsquo;institution y consacre en moyenne 35&nbsp;% de son budget global (40&nbsp;% salaires compris). Autre caract&eacute;ristique, le financement de la recherche se fait tr&egrave;s majoritairement sur ressources FNSP (75&nbsp;% en&nbsp;2010, salaires compris), faute de soutien structurel des pouvoirs publics. Enfin, la part des recherches financ&eacute;es sur contrats est pass&eacute;e de&nbsp;3 &agrave;&nbsp;10&nbsp;%, t&eacute;moignant du succ&egrave;s de Sciences&nbsp;Po dans la comp&eacute;tition pour l&rsquo;acc&egrave;s aux fonds. Durant la premi&egrave;re moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;2000, priorit&eacute; est donn&eacute;e au financement de la mobilit&eacute; des chercheurs (fonds de mobilit&eacute; internationale), au renforcement de l&rsquo;encadrement administratif (cr&eacute;ation de secr&eacute;tariats&nbsp;g&eacute;n&eacute;raux dans les centres), &agrave; la cr&eacute;ation de chaires th&eacute;matiques (D&eacute;veloppement durable, R&eacute;gulation &eacute;conomique, Sant&eacute;, Ville, Finances internationales, Mutations de l&rsquo;action publique et du droit public, Mercosur, Moyen-Orient et M&eacute;diterran&eacute;e, 2004) et au financement de projets sp&eacute;ciaux. Sous le directorat de Bruno Latour, l&rsquo;accent est mis sur la &laquo;&nbsp;politique de l&rsquo;offre de recherche&nbsp;&raquo; et le financement de la recherche elle-m&ecirc;me&nbsp;: un appel &agrave; projets interne, dot&eacute; de 600&nbsp;000&euro; par campagne et pilot&eacute; par la direction scientifique et le SAB (<em>Scientific Advisory Board)</em> permet depuis&nbsp;2009 aux acad&eacute;miques de Sciences&nbsp;Po de soumettre des projets exploratoires, &eacute;valu&eacute;s par un panel international, financ&eacute;s sur deux ou trois ans, en vue d&rsquo;obtenir d&rsquo;autres sources de financement (<em>seed money</em>).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;La recherche, ce sont les cerveaux<strong>[2]</strong>&nbsp;&raquo;.</strong> Conscient que la principale faiblesse de Sciences&nbsp;Po r&eacute;side dans la taille r&eacute;duite de sa communaut&eacute; scientifique, l&rsquo;institution s'est lanc&eacute;e dans la bataille du recrutement. De&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2007, l&rsquo;institution passe de&nbsp;167 universitaires et chercheurs &agrave; 184. En&nbsp;2009, un vaste plan de recrutement sur cinq&nbsp;ans (2009-2013) permet l&rsquo;arriv&eacute;e de plus de&nbsp;50&nbsp;enseignants-chercheurs et chercheurs (dont&nbsp;29 sur cr&eacute;ation de postes), portant la communaut&eacute; scientifique &agrave; 214 personnes. Ces nouveaux recrutements ciblent de nouveaux profils de recrut&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;endogamie qui avait caract&eacute;ris&eacute; le recrutement Sciences&nbsp;Po (sup&eacute;rieure &agrave; 50&nbsp;% jusqu&rsquo;en&nbsp;2000) s&rsquo;att&eacute;nue alors que la prime est donn&eacute;e &agrave; l&rsquo;international&nbsp;: depuis&nbsp;2009, plus de 30 % des recrut&eacute;s sont &eacute;trangers ou d&eacute;tiennent un doctorat &eacute;tranger. Pour attirer ces acad&eacute;miques, de nouveaux statuts (de droit priv&eacute;) et une nouvelle politique des salaires (bas&eacute;e sur la n&eacute;gociation) ont &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute;s. En plus des emplois&nbsp;CNRS (directeur et charg&eacute; de recherche), en plus des emplois&nbsp;&Eacute;ducation nationale (professeur et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences des universit&eacute;s), en plus des emplois&nbsp;FNSP (directeur et charg&eacute; de recherches), des postes <em>d&rsquo;assistant professors</em>, d&rsquo;<em>associate professors </em>et de professeurs de droit priv&eacute; ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s (16), alliant obligations d&rsquo;enseignement et de recherche. Cette innovation ob&eacute;it &agrave; une politique de convergence des statuts, lanc&eacute;e en&nbsp;2010, et dont l&rsquo;objectif est d&rsquo;inciter les chercheurs CNRS et FNSP &agrave; enseigner et, pour ces derniers, &agrave; migrer sur des postes d&rsquo;<em>assistant/associate professors</em>. Nouvelle &eacute;tape de l&rsquo;acculturation entre recherche et enseignement, ces initiatives s&rsquo;inscrivent dans la strat&eacute;gie de &laquo;&nbsp;refondamentalisation&nbsp;&raquo; de l&rsquo;institution et de ses formations.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Renforcer le potentiel de recherche et investir les fronts pionniers</strong>. Si la science politique (CEVIPOF-CEE), les relations internationales (CERI) et l&rsquo;histoire (CHSP) ont longtemps &eacute;t&eacute; les secteurs phares de la recherche de la FNSP, la d&eacute;cennie&nbsp;2000 voit une diversification et une recomposition de l&rsquo;&eacute;ventail disciplinaire. La cr&eacute;ation de l&rsquo;Observatoire sociologique du changement (OSC) par Henri Mendras en&nbsp;1988 et le rattachement en&nbsp;2001 du Centre de Sociologie des Organisations (CSO), laboratoire CNRS fond&eacute; par Michel Crozier, dotent la FNSP d&rsquo;une recherche de premier ordre en sociologie. Les disciplines traditionnelles de l&rsquo;&eacute;conomie et du droit sont tardivement acclimat&eacute;es &agrave; Sciences&nbsp;Po avec la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de droit (2009) et du D&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie (2009). Des fronts pionniers sont ouverts aux marges des sciences naturelles et des sciences sociales, du quantitatif et du qualitatif&nbsp;: humanit&eacute;s scientifiques et histoire des sciences&nbsp;; humanit&eacute;s num&eacute;riques (<em>digital humanities</em>) et&nbsp;<em>media studies</em>&nbsp;; politique de la terre (environnement)&nbsp;; socio-&eacute;conomie (MaxPo) sont d&eacute;velopp&eacute;es tandis que Sciences&nbsp;Po s&rsquo;&eacute;quipe en grands instruments de traitement de donn&eacute;es quantitatives et num&eacute;riques (m&eacute;dialab en&nbsp;2009, CDSP et Equipex DIME&nbsp;SHS en&nbsp;2010).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>La culture de l&rsquo;&eacute;valuation et de l&rsquo;excellence.</strong> L&rsquo;effort en faveur de la recherche a port&eacute; ses fruits, validant la strat&eacute;gie de soutien par le financement, le recrutement et le renforcement du potentiel scientifique. Faisant sien le credo de l&rsquo;&eacute;valuation, la communaut&eacute; acad&eacute;mique s&rsquo;est dot&eacute;e de nouvelles structures de gouvernance et d&rsquo;auto-&eacute;valuation (commission des chercheurs) et peut s&rsquo;appuyer sur des &eacute;quipes administratives expertes en montage de projets et gestion de contrat (Mission Europe de la Recherche, Direction scientifique, secr&eacute;tariats g&eacute;n&eacute;raux des centres). Si Sciences&nbsp;Po peine &agrave; se hisser aux premiers rangs des classements universitaires internationaux en raison de sa taille modeste, de sa sp&eacute;cialisation en sciences humaines et sociales et de son identit&eacute; fran&ccedil;aise, l&rsquo;&eacute;tablissement se classe parmi les tous premiers dans la course aux financements comp&eacute;titifs. Son taux de succ&egrave;s en mati&egrave;re d&rsquo;appels &agrave; projets fran&ccedil;ais et europ&eacute;ens est remarquable&nbsp;: pour la p&eacute;riode 2007-2011, l&rsquo;ANR a distingu&eacute; 28&nbsp;projets financ&eacute;s pour un montant de 5M&nbsp;&euro;, soit un taux de succ&egrave;s de 37&nbsp;% (contre 17&nbsp;% en moyenne nationale)&nbsp;; pour la p&eacute;riode 2007-2012, le taux de r&eacute;ussite aux appels europ&eacute;ens ultra-comp&eacute;titifs ERC a &eacute;t&eacute; de 38&nbsp;% (de 54&nbsp;% depuis&nbsp;2009) pour un montant de 9M&nbsp;&euro;, pla&ccedil;ant Sciences&nbsp;Po au second rang des institutions fran&ccedil;aises r&eacute;compens&eacute;es (apr&egrave;s le CNRS) et au second rang europ&eacute;en (rapport&eacute; &agrave; la taille de sa communaut&eacute; scientifique). Au total, Sciences&nbsp;Po a obtenu 12,8&nbsp;M&nbsp;&euro; dans le cadre du 7e&nbsp;PCRD (2007-2012), contre 2,8&nbsp;M&nbsp;&euro; lors du 6e&nbsp;PCRD (2002-2006). Preuve encore de sa r&eacute;putation d&rsquo;excellence, Sciences&nbsp;Po a remport&eacute; dans le cadre des Investissements d&rsquo;avenir lanc&eacute;s par le gouvernement fran&ccedil;ais en&nbsp;2010 un Equipex (Donn&eacute;es, Infrastructures, M&eacute;thodes d&rsquo;Enqu&ecirc;tes en sciences humaines et sociales (DIME-SHS), pilot&eacute; par le CDSP et dot&eacute; de 10,3&nbsp;M&nbsp;&euro;) et un Labex (Laboratoire interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques (LIEPP) dot&eacute; de 10&nbsp;M&nbsp;&euro;).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 26/05/2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/10/2008.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de l’excellence : université de recherche de rang mondial","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-l-excellence-universite-de-recherche-de-rang-mondial","lang":"fr","excerpt":"Dans sa quête de l’excellence et de la reconnaissance comme université de rang mondial, Sciences Po a placé « la recherche au cœur de la stratégie de positionnement de l’institution  ». "}],"thumbnail":"investissement_avenir.jpg","media":[{"id":"142","image":"00117008.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Costume universitaire (© Alexis Lecomte / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"103"}],"comment":"","date_start":"2006-01-01"},{"id":"116","slug":"le-defi-du-financement","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"33","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>&laquo;&nbsp;Sachons ce que nous voulons faire, les moyens suivront.<strong>[1]</strong>&nbsp;&raquo;</strong> Ambitieux pour Sciences&nbsp;Po, Richard Descoings ne propose rien de moins qu&rsquo;un <em>New Deal</em> budg&eacute;taire et financier<em>.</em> &Agrave; l&rsquo;attitude traditionnellement prudente et attentiste du Conseil d&rsquo;administration de la FNSP, il oppose une strat&eacute;gie volontariste&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>On peut se croiser les bras et dire&nbsp;: on va g&eacute;rer avec ce que l&rsquo;on a. Je crois que ce serait, je p&egrave;se mes mots, criminel pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et la recherche, en Europe globalement et sp&eacute;cifiquement en France</em>[2]<em>.</em>&nbsp;&raquo; Au Conseil d&rsquo;administration, gardien de la rigueur et de l&rsquo;&eacute;quilibre budg&eacute;taire, il vante les vertus keyn&eacute;siennes de l&rsquo;investissement et de la d&eacute;pense&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>D&egrave;s lors que nous ne sommes plus en expansion, je consid&egrave;re que le projet de budget... est un mauvais budget. Il faut le dire honn&ecirc;tement, l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et la recherche, c&rsquo;est un investissement... Stabiliser l&rsquo;investissement, c&rsquo;est en r&eacute;alit&eacute; commencer &agrave; prendre le risque de d&eacute;crocher de la comp&eacute;tition internationale</em>[3]&nbsp;&raquo;. Sur le budget, domaine r&eacute;serv&eacute; d&rsquo;un CA orthodoxe, Richard Descoings sait qu&rsquo;il joue sa cr&eacute;dibilit&eacute;&nbsp;: pour d&eacute;fendre une politique d&rsquo;expansion et d&rsquo;investissements, il faut imp&eacute;rativement un budget en &eacute;quilibre et, pour cela, il faut trouver de nouvelles ressources&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>ce sera toute notre responsabilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre innovant</em>[4].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>S&rsquo;assurer du soutien des pouvoirs publics, diversifier les ressources publiques</strong>. Et de fait, Sciences&nbsp;Po peut se f&eacute;liciter d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>soutien de l&rsquo;&Eacute;tat consid&eacute;rabl</em>e[5]&nbsp;&raquo; et d&rsquo;un &laquo; <em>effort continu</em>[6]&nbsp;&raquo; et&nbsp;&laquo;<em>&nbsp;jamais d&eacute;menti</em>[7]&nbsp;&raquo;&nbsp;: entre&nbsp;1996 et&nbsp;2012, la subvention de l'&Eacute;tat est pass&eacute;e de 27,7&nbsp;M&nbsp;&euro; &agrave; 67,5&nbsp;M&nbsp;&euro;&nbsp;; le rythme annuel d&rsquo;augmentation des dotations publiques a &eacute;t&eacute; de 8&nbsp;% de&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2002, de 3,5&nbsp;% de 2002 &agrave;&nbsp;2007 et de 8&nbsp;% de&nbsp;2007 &agrave;&nbsp;2010, soit une moyenne de&nbsp;6&nbsp;% entre&nbsp;1996 et 2011. Augmentent non seulement la dotation globale de fonctionnement[8], les dotations &Eacute;ducation nationale et CNRS couvrant les salaires des universitaires et des chercheurs, mais &eacute;galement et surtout la dotation attribu&eacute;e au titre du contrat quadriennal d&rsquo;&eacute;tablissement[9], v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;<em>oxyg&egrave;ne pour Sciences&nbsp;Po&nbsp;</em>&raquo; car permettant de financer les innovations. Ancien haut fonctionnaire en charge des questions financi&egrave;res au Budget et &agrave; l&rsquo;&Eacute;ducation nationale, Richard Descoings est pass&eacute; ma&icirc;tre en l&rsquo;art des n&eacute;gociations, convaincu que &laquo;&nbsp;<em>plus notre projet sera ambitieux, plus il aura de coh&eacute;rence, plus il sera soutenu par l&rsquo;ensemble de la Maison, plus nous aurons de chances d&rsquo;&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s... comme un des centres qu&rsquo;il faut aider</em>[10]&nbsp;&raquo;. Il fait &eacute;galement &laquo;&nbsp;<em>feu de tout bois</em>&nbsp;&raquo; pour diversifier les viviers des ressources publiques, en s&rsquo;appuyant sur les nouvelles mannes du financement local[11], crucial pour le d&eacute;veloppement des premiers cycles en r&eacute;gion, et du financement europ&eacute;en[12]. Enfin, alors que l&rsquo;allocation des ressources publiques est de plus en plus soumise &agrave; comp&eacute;tition[13], l&rsquo;institution et ses chercheurs sont mobilis&eacute;s pour remporter les appels d&rsquo;offre et les contrats de recherche (ANR, RTRA, PRES, Investissements d&rsquo;avenir). L&rsquo;entregent du directeur, la r&eacute;putation de l&rsquo;institution, l&rsquo;expertise d&eacute;velopp&eacute;e par les administrateurs de la recherche (Mission Europe de la Recherche&nbsp;; secr&eacute;taires&nbsp;g&eacute;n&eacute;raux des centres de recherche&nbsp;; managers de projets) et par les fonctions support (Direction des finances, Direction scientifique), enfin la pertinence des projets de recherche propos&eacute;s par les acad&eacute;miques, expliquent l&rsquo;incontestable succ&egrave;s de Sciences&nbsp;Po dans les comp&eacute;titions&nbsp;: avec des taux de r&eacute;ussite de 38&nbsp;% aux appels ANR et aux ERC, Sciences&nbsp;Po s&rsquo;impose aux tout premiers rangs fran&ccedil;ais et europ&eacute;en.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>S&rsquo;assurer de l&rsquo;augmentation des ressources propres.</strong> &laquo;&nbsp;<em>On peut dire &lsquo;l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a qu&rsquo;&agrave;&rsquo;.... en m&ecirc;me temps il ne faut pas tout miser l&agrave;-dessus</em>.[14]&nbsp;&raquo; Sous les mandats de Richard Descoings, les ressources propres vont conna&icirc;tre un d&eacute;veloppement consid&eacute;rable, passant de 13,3&nbsp;M&nbsp;&euro; en 1996 &agrave; 67M&nbsp;&euro; en&nbsp;2012. Elles connaissent une croissance plus rapide que les subventions publiques &agrave; partir de&nbsp;2002, lorsque l&rsquo;effort de l&rsquo;&Eacute;tat fl&eacute;chit, et surtout &agrave; partir de&nbsp;2006, quand une strat&eacute;gie volontariste de lev&eacute;e de fonds est &eacute;labor&eacute;e. De&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2011, elles augmenteront en moyenne de 11&nbsp;%. Premier revenu propre &agrave; &ecirc;tre mobilis&eacute;, les droits de scolarit&eacute; sont augment&eacute;s &agrave; deux reprises en&nbsp;2004 et en&nbsp;2008, devenant une ressource cons&eacute;quente pour l&rsquo;institution[15]. La taxe d&rsquo;apprentissage et la formation continue, revenus traditionnels aux r&eacute;sultats d&eacute;cevants au milieu des ann&eacute;es&nbsp;2000, sont reprises en main &agrave; partir de&nbsp;2006&nbsp;: gr&acirc;ce au pros&eacute;lytisme des membres du Conseil d&rsquo;administration et &agrave; la mise en avant de projets innovants (diversit&eacute; sociale, chaires, &Eacute;coles), la taxe d&rsquo;apprentissage reprend sa croissance&nbsp;; gr&acirc;ce &agrave; un repositionnement de l&rsquo;offre de formation et &agrave; une nouvelle gestion comptable et commerciale, la formation continue renoue avec les b&eacute;n&eacute;fices. Le m&eacute;c&eacute;nat et l&rsquo;emprunt sont les deux grandes nouveaut&eacute;s de la seconde moiti&eacute; des ann&eacute;es&nbsp;2000. En&nbsp;2004, le CA consent pour la premi&egrave;re fois &agrave; recourir &agrave; l&rsquo;emprunt pour financer l&rsquo;acquisition de patrimoine immobilier&nbsp;: le 13&nbsp;rue de l&rsquo;universit&eacute; et le 9&nbsp;rue de la Chaise sont achet&eacute;s &agrave; cr&eacute;dit. Arl&eacute;sienne des ann&eacute;es Lancelot, le m&eacute;c&eacute;nat est un chantier majeur du troisi&egrave;me mandat Descoings&nbsp;: la direction de la strat&eacute;gie et du d&eacute;veloppement (DSD dirig&eacute;e par Nadia Marik) lance des campagnes de collecte cibl&eacute;es (chaires, bourses d&rsquo;&eacute;tudes, constitution d&rsquo;un fonds capitalis&eacute; non consommable-<em>endowmnent</em>) aupr&egrave;s des entreprises et des particuliers. La d&eacute;fiscalisation des dons[16] et la cr&eacute;ation de structures juridiques similaires aux <em>Charities</em> aux &Eacute;tats-Unis et en Grande-Bretagne permettent d&rsquo;accro&icirc;tre leur montant&nbsp;: le m&eacute;c&eacute;nat des particuliers passe de 340&nbsp;000&nbsp;&euro; en&nbsp;2007 &agrave; 2,5&nbsp;M&nbsp;&euro;en&nbsp;2011 et celui des entreprises de&nbsp;4 M &agrave; 6,7&nbsp;M&nbsp;&euro;.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Public/Priv&eacute;. L&rsquo;assiette 50/50.&nbsp;</strong>&laquo;&nbsp;<em>Au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1980, quand Alain Lancelot a pris la direction de l'&eacute;tablissement, l'&Eacute;tat finan&ccedil;ait &agrave; peu pr&egrave;s 80&nbsp;% du budget de Sciences&nbsp;Po. Au milieu des ann&eacute;es&nbsp;1990, l'&Eacute;tat en finan&ccedil;ait 70&nbsp;%. Au milieu des ann&eacute;es&nbsp;2000, l'&Eacute;tat finan&ccedil;ait 60&nbsp;%. En&nbsp;2007, la part du budget r&eacute;el &eacute;tait de 54&nbsp;% pour l'&Eacute;tat et 46&nbsp;% en ressources propres</em>[17].&nbsp;&raquo; En&nbsp;2009, la nouvelle assiette des finances de Sciences&nbsp;Po est de 50/50 si l&rsquo;on soustrait la r&eacute;mun&eacute;ration des universitaires et des chercheurs. Certes une part importante des ressources propres est d&rsquo;origine publique, directement (financements locaux, europ&eacute;ens, contrats ANR ou PRES) ou indirectement (la d&eacute;fiscalisation des dons, v&eacute;ritable subvention d&eacute;guis&eacute;e[18] ou la taxe d&rsquo;apprentissage, ressource fiscale affect&eacute;e). Certes cette nouvelle assiette repose en grande partie sur les &laquo;&nbsp;usagers&nbsp;&raquo;, soit les droits de scolarit&eacute; des &eacute;tudiants. Il n&rsquo;en reste pas moins que les ressources propres ont cr&ucirc; plus vite que les subventions publiques, qui pourtant n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; aussi importantes. Au point de conduire &agrave; une privatisation &eacute;conomique de l&rsquo;institution&nbsp;? Haut fonctionnaire et serviteur de l&rsquo;&Eacute;tat, Richard Descoings affirmait son attachement au financement public en&nbsp;1998&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Si l&rsquo;on doit avoir un ma&icirc;tre, il vaut mieux le choisir. Pour ma part, je pr&eacute;f&egrave;re la d&eacute;pendance par rapport &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; une d&eacute;pendance par rapport &agrave; d&rsquo;autres organismes, quels que soient leurs statuts... c&rsquo;est pourquoi je pense qu&rsquo;un financement principalement sur fonds publics assure une forme d&rsquo;ind&eacute;pendance</em>[19]&nbsp;&raquo;&nbsp;;&nbsp;en&nbsp;2008 encore, alors que se profile l&rsquo;&eacute;quilibre&nbsp;50/50, le CA vote, &agrave; l&rsquo;instigation de son administrateur, une r&eacute;solution invitant l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; &eacute;viter la &laquo;&nbsp;<em>situation un peu singuli&egrave;re</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;un financement public minoritaire et affirmant &laquo;&nbsp;<em>que nous sommes tr&egrave;s attach&eacute;s &agrave; ce que le financement public structurel soit majoritaire dans notre budget</em>[20]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/04/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 27/05/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/04/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 06/04/2002.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/01/1997.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 06/04/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Elle couvre la r&eacute;mun&eacute;ration des salari&eacute;s FNSP, les co&ucirc;ts d&rsquo;enseignement et de fonctionnement. Depuis&nbsp;1999, l&rsquo;&Eacute;tat s&rsquo;est &eacute;galement r&eacute;solu &agrave; financer une partie des frais de location de la FNSP.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Quatre contrats quadriennaux sont n&eacute;goci&eacute;s sous les mandats de Richard Descoings&nbsp;: 1997-2000&nbsp;; 2001-2004&nbsp;; 2005-2009&nbsp;; 2009-2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 26/11/1996.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11] Les subventions des collectivit&eacute;s locales, absentes jusqu&rsquo;en&nbsp;2000, ont cr&ucirc; de 2,5&nbsp;M&nbsp;&euro; &agrave; 4&nbsp;M&nbsp;&euro; de 2000 &agrave; 2010, soit une progression de 62&nbsp;%, sans compter leur soutien immobilier.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12] Dans le cadre du 6e&nbsp;PCRD 2002-2006, Sciences&nbsp;Po a re&ccedil;u 2,8&nbsp;M&nbsp;&euro;. Dans le cadre du 7e&nbsp;PCRD 2007-2013, Sciences&nbsp;Po a re&ccedil;u jusqu&rsquo;en 2012 plus de 12,8&nbsp;M&nbsp;&euro;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13] Loi de programmation de la recherche 2006.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14] Richard Descoings, Conseil d'administration FNSP 29/04/2003.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15] Droits de scolarit&eacute;: 3,5&nbsp;M en 2003&nbsp;&euro;; 12&nbsp;M&nbsp;&euro; en&nbsp;2006, 27&nbsp;M&nbsp;&euro; en&nbsp;2010 et 32M&nbsp;&euro; en&nbsp;2011&nbsp;; soit 13,5&nbsp;% des ressources totales de Sciences&nbsp;Po en 2006 et 23,5&nbsp;% en 2011&nbsp;; soit 33&nbsp;% des ressources propres en 2006 et 47,2&nbsp;% en 2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[16] Loi TEPA vot&eacute;e en juillet 2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[17] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 02/10/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[18] La loi TEPA vot&eacute;e en juillet&nbsp;2007 permet de d&eacute;fiscaliser les dons aux fondations&nbsp;: &laquo;&nbsp;un don de cent&nbsp;euros fait &agrave; Sciences&nbsp;Po conduit &agrave; une d&eacute;duction de soixante-six&nbsp;euros l'ann&eacute;e suivante. Le &laquo;&nbsp;co&ucirc;t effectif&nbsp;&raquo; pour le donateur est donc limit&eacute; &agrave; trente-trois&nbsp;euros... Pour celles et ceux qui ont la chance de payer l'imp&ocirc;t sur la fortune&nbsp;: le l&eacute;gislateur a pr&eacute;vu que 75&nbsp;% du don fait, par exemple &agrave; Sciences&nbsp;Po, est d&eacute;ductible du montant de l'imp&ocirc;t sur la fortune dans la limite de cinquante&nbsp;mille&nbsp;euros. Quelqu'un qui donnerait soixante-six&nbsp;mille&nbsp;euros &agrave; Sciences&nbsp;Po d&eacute;duirait cinquante&nbsp;mille&nbsp;euros de son imp&ocirc;t sur la fortune.&nbsp;&raquo; Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[19] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 20/01/1998.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[20] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/04/2008.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi du financement","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-du-financement","lang":"fr","excerpt":"Les années Descoings sont de « belles » années en matière de financement : la croissance constante des ressources est la condition sine qua non du développement de l’institution et de la crédibilité de son directeur. "}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"81","image":"La-direction-de-la-strategie-et-du-developpement-DSD-.","type":"video","video_id":"44330936","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"La direction de la stratégie et du développement (DSD) (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]}],"related":[],"comment":"","date_start":"2006-01-02"},{"id":"117","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1996-2012","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"34","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Une spectaculaire croissance</strong>. De 4&nbsp;450 en 2000, le nombre total des &eacute;tudiants de Sciences&nbsp;Po est pass&eacute; &agrave; 12&nbsp;178 en 2012, soit une multiplication par&nbsp;2,7 en douze&nbsp;ans. Cette tr&egrave;s forte croissance s&rsquo;explique d'abord par l'&eacute;largissement du recrutement du Coll&egrave;ge universitaire, par l&rsquo;allongement de la dur&eacute;e de la scolarit&eacute; de trois &agrave; cinq&nbsp;ans et par la vigoureuse croissance demande &eacute;tudiante, enfin par le recrutement d'une ampleur in&eacute;dite d&rsquo;&eacute;tudiants &eacute;trangers. Elle est due pour l'essentiel au premier cycle dont les effectifs ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;s par&nbsp;4,5 (de 1&nbsp;108 en 2&nbsp;000 &agrave; 5&nbsp;050 en 2010), alors que ceux des masters ne l'ont &eacute;t&eacute; que de&nbsp;1,75 (de 2&nbsp;396 &agrave; 4&nbsp;205). Les &eacute;tudiants de premier cycle qui formaient seulement un quart des inscrits en&nbsp;2000 en repr&eacute;sentent la moiti&eacute; en&nbsp;2011 alors que les &eacute;tudiants en masters n'en constituent plus que 40&nbsp;%[1]. Les troisi&egrave;mes cycles connaissent une croissance limit&eacute;e en nombre (de&nbsp;796 &agrave;&nbsp;964 &eacute;tudiants) et un recul en pourcentage (de&nbsp;13 &agrave; 7&nbsp;% des effectifs totaux) tandis que celui des candidats pr&eacute;parant des concours stagne autour de&nbsp;300 par&nbsp;an. Sciences&nbsp;Po, universit&eacute; de recherche, s&rsquo;est donc paradoxalement massifi&eacute;e et &laquo;&nbsp;premier-cyclaris&eacute;e&nbsp;&raquo;[2].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un Sciences&nbsp;Po nomm&eacute; D&eacute;sir.</strong> Alors que le Sciences&nbsp;Po malthusien des ann&eacute;es Lancelot peinait &agrave; attirer les &eacute;tudiants fran&ccedil;ais et, plus encore &eacute;trangers, le Sciences&nbsp;Po des ann&eacute;es Descoings est confront&eacute; &agrave; une demande &eacute;tudiante vigoureuse et constante. L&rsquo;envol&eacute;e spectaculaire du nombre de candidatures t&eacute;moigne de l&rsquo;attractivit&eacute; retrouv&eacute;e. En&nbsp;2011, plus de&nbsp;12&nbsp;000&nbsp;candidats se sont pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; l&rsquo;admission, soit un doublement en dix&nbsp;ans et une augmentation de&nbsp;25&nbsp;% entre 2009 et 2011. Au Coll&egrave;ge universitaire, ce sont 4&nbsp;500 bacheliers qui se pressent &agrave; l&rsquo;examen, soit deux fois plus qu&rsquo;en&nbsp;2009. En&nbsp;2012, pas moins de 4&nbsp;400 candidats originaires de 152 pays ont &eacute;t&eacute; candidats aux proc&eacute;dures d&rsquo;admission internationale, soit deux fois plus qu&rsquo;en 2009 et dix fois plus qu&rsquo;en&nbsp;2002. La grande r&eacute;forme de la scolarit&eacute; (1999-2000) caract&eacute;ris&eacute;e par l&rsquo;internationalisation et par la multiplication des formations professionnelles, a incontestablement emport&eacute; l&rsquo;adh&eacute;sion des &eacute;lites &eacute;tudiantes fran&ccedil;aises, en mal de cosmopolitisme et d&rsquo;insertion professionnelle assur&eacute;e&nbsp;; la bataille du recrutement international, gr&acirc;ce &agrave; la strat&eacute;gie du positionnement (partenariats, doubles dipl&ocirc;mes) et des &eacute;changes, a &eacute;t&eacute; gagn&eacute;e.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Les portes &eacute;troites de l&rsquo;excellence. </strong>Un grand nombre de proc&eacute;dures (examen, mention&nbsp;TB, proc&eacute;dure internationale, CEP, examen Bac+1, mention&nbsp;TB Bac+1, double dipl&ocirc;me) permettent d&rsquo;int&eacute;grer le Coll&egrave;ge universitaire de Sciences&nbsp;Po. Sans cesse r&eacute;form&eacute;es de&nbsp;1996 &agrave;&nbsp;2012, ces proc&eacute;dures ont profond&eacute;ment &eacute;volu&eacute; afin de limiter les biais socioculturels du mode de s&eacute;lection par examens &eacute;crits et de r&eacute;guler le nombre sans cesse croissant de candidatures. La r&eacute;vision du calendrier des examens (de septembre &agrave; juin, puis de juin &agrave; mars) et le recrutement exclusif au niveau du bac visent &agrave; limiter la prime au bachotage et aux pr&eacute;parations priv&eacute;es&nbsp;; la r&eacute;vision de la nature des &eacute;preuves, la suppression de la dissertation de culture g&eacute;n&eacute;rale, la valorisation des oraux et des entretiens et le recrutement sur dossier visent &agrave; diversifier les tests de comp&eacute;tences. Inspir&eacute;s par les modes am&eacute;ricains de recrutement et exp&eacute;riment&eacute;s dans le cadre de la proc&eacute;dure internationale et des masters, ces r&eacute;formes ont pour objectif de &laquo;&nbsp;<em>diversifier les profils</em>&nbsp;&raquo; et d&rsquo;individualiser les admissions&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous voulons recruter des individualit&eacute;s, pas seulement des copies</em>[3].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>La hausse vertigineuse du nombre des candidatures explique la spirale d&rsquo;excellence qui caract&eacute;rise la politique de recrutement de l&rsquo;institution&nbsp;: avec des taux de s&eacute;lection de 11&nbsp;% pour l&rsquo;examen &eacute;crit, de 16&nbsp;% pour la proc&eacute;dure CEP, de 25&nbsp;% pour le recrutement sur mention&nbsp;TB et de 35% pour la proc&eacute;dure internationale, Sciences&nbsp;Po a recrut&eacute; d&rsquo;excellents &eacute;tudiants au sein du Coll&egrave;ge universitaire&nbsp;: 81&nbsp;% ont obtenu une mention&nbsp;TB et 15&nbsp;% une mention&nbsp;Bien au bac. Niveau Master, la m&ecirc;me exigence est de mise, avec des taux de s&eacute;lection avoisinant les&nbsp;16&nbsp;% en moyenne (35&nbsp;% pour la proc&eacute;dure internationale)[4].</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Diversit&eacute; g&eacute;ographique et sociale</strong>. Plus nombreux, les &eacute;tudiants de Sciences&nbsp;Po sont &eacute;galement d&rsquo;origines et de profils plus divers. Longtemps stigmatis&eacute; pour son parisianisme, le corps &eacute;tudiant des ann&eacute;es&nbsp;2000 se provincialise, autant que l&rsquo;institution se projette en r&eacute;gion. En 1970, 36&nbsp;% de ses effectifs &eacute;taient parisiens et 26&nbsp;% franciliens, contre 35&nbsp;% de provinciaux&nbsp;; en 1980, en d&eacute;pit d&rsquo;une l&eacute;g&egrave;re d&eacute;crue, ce sont toujours 29 et 30&nbsp;% des &eacute;tudiants qui proviennent du Grand Paris, pour&nbsp;40&nbsp;% de r&eacute;gionaux. Sous Alain Lancelot, la main tendue aux &eacute;tudiants titulaires de mention Tr&egrave;s Bien avait permis la f&eacute;minisation et surtout la fin de la domination parisienne (42&nbsp;%). L&rsquo;ouverture des campus en r&eacute;gion et la d&eacute;localisation des &eacute;preuves d&rsquo;examen amplifient le mouvement: en&nbsp;2012, les 17&nbsp;% et 27&nbsp;% d&rsquo;&eacute;tudiants fran&ccedil;ais parisiens et franciliens ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tr&ocirc;n&eacute;s par une majorit&eacute; de provinciaux (52&nbsp;%).</p>\r\n<p>Le nombre d&rsquo;&eacute;tudiants boursiers et l&rsquo;&eacute;volution de la composition sociale du corps &eacute;tudiant t&eacute;moignent des succ&egrave;s et des limites de la politique d&rsquo;ouverture sociale entreprise par Richard Descoings. Le nombre d&rsquo;&eacute;tudiants boursiers &agrave; Sciences&nbsp;Po a consid&eacute;rablement cr&ucirc; en chiffres absolus et de&nbsp;6 &agrave; 27&nbsp;% en pourcentage. La composition sociale du corps &eacute;tudiant s&rsquo;est infl&eacute;chie[5], faisant plus de place aux fils et filles d&rsquo;ouvriers (4,5&nbsp;%), d&rsquo;employ&eacute;s (7,5&nbsp;%) et des professions interm&eacute;diaires (10&nbsp;%) en&nbsp;2010. Les proc&eacute;dures CEP ont contribu&eacute; &agrave; cette inflexion en faisant entrer &agrave; Sciences Po de petites promotions compos&eacute;es pour 60&nbsp;% d&rsquo;enfants issus de CSP inf&eacute;rieures et d&rsquo;enfants d&rsquo;immigr&eacute;s. Les proc&eacute;dures internationales d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; Sciences&nbsp;Po (doubles dipl&ocirc;mes, coll&egrave;ge universitaire et masters) sont &eacute;galement moins discriminantes socialement que le classique examen ou l&rsquo;entr&eacute;e par la mention&nbsp;TB. La r&eacute;forme des droits de scolarit&eacute;, index&eacute;s sur les revenus des familles des &eacute;tudiants, a donn&eacute; une photo tr&egrave;s fid&egrave;le de la client&egrave;le de Sciences&nbsp;Po. Si 30&nbsp;% des &eacute;tudiants sont exempts de tous droits, &agrave; l&rsquo;autre bout de l&rsquo;&eacute;chelle des contributions, 25&nbsp;% d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves sont issus de familles dont le revenu annuel par foyer est sup&eacute;rieur &agrave; 200&nbsp;000 euros. Autre surprise, les &eacute;tudiants de Sciences&nbsp;Po appartiennent &agrave; des familles plus nombreuses que la moyenne nationale.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Diversit&eacute; internationale.</strong> Les effectifs ont cr&ucirc; gr&acirc;ce &agrave; l'afflux in&eacute;dit d'&eacute;tudiants &eacute;trangers car Sciences&nbsp;Po fait figure d&rsquo;institution pionni&egrave;re en mati&egrave;re d&rsquo;internationalisation. &Agrave; la rentr&eacute;e&nbsp;2012, on ne compte pas moins de 4&nbsp;244 &eacute;trangers, soit 35,6&nbsp;% des effectifs auxquels s&rsquo;ajoutent les 932&nbsp;bi-nationaux, pour un pourcentage total de 43,4&nbsp;% des inscrits[6]. Ces &eacute;trangers sont d'abord des &eacute;trang&egrave;res&nbsp;: pr&egrave;s des deux tiers (63&nbsp;%) sont des femmes[7]. Si un quart des &eacute;trangers participe aux programmes d'&eacute;changes ou suit des enseignements sp&eacute;cifiques, principalement en premier cycle, les &frac34;&nbsp;d'entre eux pr&eacute;parent les m&ecirc;mes dipl&ocirc;mes que les Fran&ccedil;ais et sont pleinement int&eacute;gr&eacute;s &agrave; la vie de l&rsquo;&Eacute;cole. Alors que le nombre de dipl&ocirc;m&eacute;s fran&ccedil;ais a augment&eacute; de&nbsp;1,3 entre&nbsp;1996 et&nbsp;2010, le nombre de dipl&ocirc;m&eacute;s &eacute;trangers a &eacute;t&eacute; multipli&eacute; par&nbsp;12[8]. N&eacute;anmoins, leur apport est capital &agrave; tous les niveaux[9], car ils repr&eacute;sentent en&nbsp;2010 pr&egrave;s de la moiti&eacute; des &eacute;tudiants de premier cycle, 43&nbsp;% des &eacute;tudiants en masters et &eacute;coles professionnelles, et 38&nbsp;% des &eacute;tudiants de recherche. Certains &laquo;&nbsp;lieux&nbsp;&raquo; et certaines formations attirent et concentrent les &eacute;trangers, formant de v&eacute;ritables &laquo;&nbsp;bains multiculturels&nbsp;&raquo;, &agrave; l&rsquo;instar des campus de premier cycle en r&eacute;gion et des doubles masters ou de l&rsquo;&Eacute;cole des affaires internationales pour le deuxi&egrave;me cycle. 40&nbsp;% de ces &eacute;tudiants &eacute;trangers sont europ&eacute;ens et 16,5&nbsp;% nord-am&eacute;ricains; les &eacute;tudiants asiatiques (14&nbsp;%) et Latino-Am&eacute;ricains (10&nbsp;%) forment deux groupes en forte croissance, tandis qu'un fr&eacute;missement affecte les cohortes d&rsquo;&eacute;tudiants Africains (7&nbsp;%) et Moyen-orientaux (2,5&nbsp;%). Les &eacute;tudiants &eacute;trangers inscrits dans les programmes dipl&ocirc;mants sont principalement allemands (13&nbsp;%), am&eacute;ricains (11&nbsp;%), italiens et britanniques. &Eacute;cole fran&ccedil;aise du pouvoir, Sciences Po forme de plus en plus d'&eacute;lites &eacute;trang&egrave;res.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>R&eacute;sultats et d&eacute;bouch&eacute;s.</strong> Que deviennent les dipl&ocirc;m&eacute;s de Sciences&nbsp;Po&nbsp;? Rarement des ch&ocirc;meurs&nbsp;! Entre&nbsp;30et 40&nbsp;% d&rsquo;entre eux acc&egrave;dent &agrave; l&rsquo;emploi avant m&ecirc;me l&rsquo;obtention du dipl&ocirc;me et ils ne sont que 13&nbsp;% &agrave; chercher plus de six mois. Une tr&egrave;s grande majorit&eacute; d&rsquo;entre eux travaille dans le secteur priv&eacute;, tandis que 20&nbsp;% &agrave; 25&nbsp;% optent pour le secteur public au sens large (administrations, &Eacute;ducation&nbsp;nationale, services publics, organisations internationales). Cette proportion n&rsquo;est pas n&eacute;gligeable, puisqu&rsquo;ils forment entre&nbsp;75 et 80&nbsp;% des re&ccedil;us &agrave; l&rsquo;ENA, 75&nbsp;% des administrateurs du S&eacute;nat et de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, 65&nbsp;% des &eacute;conomistes de la Banque de France, ou encore 20 &agrave; 30&nbsp;% des agr&eacute;g&eacute;s d&rsquo;histoire et 10 &agrave; 20&nbsp;% des futurs magistrats. Le top&nbsp;3 des principaux d&eacute;bouch&eacute;s du priv&eacute; distingue le traditionnel &laquo;&nbsp;finance/comptabilit&eacute;/gestion administrative&nbsp;&raquo; (21&nbsp;%), suivi du tr&egrave;s attractif Conseil et audit (17&nbsp;%) et du Marketing-communication (13&nbsp;%). Aussi les r&eacute;mun&eacute;rations moyennes &agrave; l&rsquo;embauche sont-elles toutes sup&eacute;rieures &agrave; 30&nbsp;000 euros. Quant aux promotions CEP, leur insertion sur le march&eacute; du travail et leur destin professionnel sont similaires &agrave; ceux de leurs camarades, avec une orientation plus forte vers le secteur priv&eacute; et des salaires plus &eacute;lev&eacute;s &agrave; la cl&eacute;. Enfin, v&eacute;ritable nouveaut&eacute; et marque de l&rsquo;authentique internationalisation de Sciences&nbsp;Po, 30&nbsp;% des dipl&ocirc;m&eacute;s de la fin des ann&eacute;es&nbsp;2000 travaillent &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et se lancent dans une carri&egrave;re internationale.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] <em>Sciences Po en chiffres</em> 2010/2011 et statistiques de la DES.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] <em>Sciences Po en chiffres</em> 2010/2011 et statistiques de la DES.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Herv&eacute; Cr&egrave;s, in Camille Stromboni, &laquo;&nbsp;r&eacute;forme du concours de Sciences&nbsp;Po Paris&nbsp;&raquo;, <em>Educpros.fr</em>, 12.12.11.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] <em>Sciences Po en chiffres 2010/2011</em>, p. 45 &agrave; 58.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Vincent Tiberj, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26 pages, 2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] DAIE, <em>Les &eacute;tudiants &eacute;trangers - 2012-2013</em>.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] On compte 55&nbsp;% de femmes parmi les &eacute;tudiants fran&ccedil;ais.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] <em>Sciences Po en chiffres</em> 2010/2011.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] DAIE, <em>Les &eacute;tudiants &eacute;trangers - 2012-2013</em>.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont étudié à Sciences Po (1996-2012)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><em>Annuaire des Anciens El&egrave;ves de Sciences Po</em>. Publication annuelle.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DELHAY Cyril, <em>Promotion ZEP. Des quartiers &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>, Paris, Hachette, 2006.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>TIBERJ Vincent, <em>Sciences&nbsp;Po, dix ans apr&egrave;s les Conventions &Eacute;ducation Prioritaire</em>, Sciences&nbsp;Po, Paris, 26 pages, 2011.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-etudie-a-sciences-po-1996-2012","lang":"fr","excerpt":"Plus nombreux, plus internationaux, plus divers et a priori toujours meilleurs, tels sont les étudiants de Sciences Po des années 2000."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"131","image":"Promo_2011.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Promotion 2011 (©Manuel Braun / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"295E52","translations":[{"title":"","lang":"en"},{"title":"Étudiants ","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"110"}],"comment":"","date_start":"2006-01-03"},{"id":"118","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1996-2012","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"35","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>L&rsquo;universitarisation du corps enseignant.</strong> Plus de&nbsp;3&nbsp;000 enseignants se pressent &agrave; Sciences&nbsp;Po pour y dispenser des cours. Relativement jeune (49&nbsp;ans en moyenne), ce corps est majoritairement masculin (66&nbsp;%) et relativement volatile (turn-over de 30&nbsp;%)[1]. La carte des origines professionnelles de ces vacataires multipositionn&eacute;s a &eacute;volu&eacute;[2]. La strat&eacute;gie de &laquo;&nbsp;refondamentalisation&nbsp;&raquo; de la formation a port&eacute; ses fruits puisque les professeurs issus du milieu enseignant forment le premier groupe d&rsquo;intervenants (35&nbsp;%). Si ce chiffre marque un recul par rapport aux ann&eacute;es Lancelot (40&nbsp;%), ces professeurs enseignants ont n&eacute;anmoins un profil plus ʺuniversitaire\" et plus \"chercheurʺ que leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs principalement issus des classes pr&eacute;paratoires et des lyc&eacute;es&nbsp;: 48&nbsp;% enseignent dans des universit&eacute;s et 30&nbsp;% font partie du corps acad&eacute;mique de Sciences&nbsp;Po. Ils assument le pilotage de l&rsquo;enseignement en assurant 56&nbsp;% des cours magistraux. Leur recul relatif s&rsquo;explique par la mont&eacute;e en puissance des praticiens issus du monde &eacute;conomique, intervenant dans les masters professionnels, qui forment le second groupe professoral de Sciences&nbsp;Po (30&nbsp;%). Toujours aussi marqu&eacute; est le recul du groupe des hauts fonctionnaires qui n&rsquo;arrivent qu&rsquo;en troisi&egrave;me position (19&nbsp;%), preuve de l&rsquo;affaiblissement du lien entre Sciences&nbsp;Po, l&rsquo;ENA et la haute fonction publique ; preuve encore de l&rsquo;attractivit&eacute; en berne du service public. N&eacute;anmoins, ces chiffres tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;raux cachent de fortes disparit&eacute;s entre Coll&egrave;ge universitaire, Master et &Eacute;cole doctorale ainsi qu'entre les formations elles-m&ecirc;mes.</p>\r\n<p align=\"left\"><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>La mont&eacute;e en puissance des acad&eacute;miques de Sciences&nbsp;Po.</strong> Initi&eacute;e avec Alain Lancelot, l&rsquo;implication accrue des enseignants-chercheurs et des chercheurs (CNRS et FNSP) de Sciences&nbsp;Po dans l&rsquo;enseignement est encore renforc&eacute;e par les politiques de recrutement et de convergence des statuts lanc&eacute;es en 2009. Alors que le groupe des acad&eacute;miques maison a augment&eacute; d&rsquo;une quarantaine de membres, ces derniers sont principalement recrut&eacute;s sur des postes d&rsquo;enseignants-chercheurs de statut public mais &eacute;galement &ndash; et c&rsquo;est une nouveaut&eacute; &ndash; de statut priv&eacute; (<em>assistant</em> et <em>associate professor</em> ainsi que professeur) sp&eacute;cialement cr&eacute;&eacute;s pour remplacer les postes de chercheurs FNSP. Quant aux chercheurs, une politique incitative d'octroi de primes les encourage &agrave; enseigner, voire &agrave; changer de statut pour ceux qui le peuvent (les FNSP), en troquant leur &eacute;tiquette de chercheurs pour celle de professeurs de droit priv&eacute;. Enfin, la cr&eacute;ation des d&eacute;partements disciplinaires en 2009 a permis de renforcer les synergies entre politique scientifique et offre d&rsquo;enseignement et s&rsquo;inscrit dans la strat&eacute;gie de &laquo;&nbsp;refondamentalisation&nbsp;&raquo; de l&rsquo;institution (<em>research-led university</em>). Aussi leur pr&eacute;sence et leur poids ont-ils &eacute;t&eacute; renforc&eacute;s au sein du corps enseignant de l&rsquo;IEP&nbsp;: les 211 acad&eacute;miques de Sciences Po sont certes une goutte d&rsquo;eau dans l&rsquo;oc&eacute;an des 3&nbsp;000 enseignants de l&rsquo;IEP, mais ils assurent plus de la moiti&eacute; des cours magistraux, y compris et surtout en premier cycle[3], et ont pris les commandes de la majorit&eacute; des grandes formations de masters.</p>\r\n<p align=\"left\"><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>Une lente internationalisation</strong>. D&eacute;fi des ann&eacute;es 2000, l&rsquo;internationalisation du corps professoral de Sciences&nbsp;Po ob&eacute;it &agrave; la fois &agrave; une injonction normative (classements internationaux&nbsp;; discours sur l&rsquo;excellence) et &agrave; une n&eacute;cessit&eacute; li&eacute;e &agrave; l&rsquo;offre de parcours anglophones (20&nbsp;% des programmes de master). Parmi les enseignants vacataires, 16&nbsp;% des 3&nbsp;000 intervenants de l&rsquo;IEP sont de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re, originaires d&rsquo;Europe et d&rsquo;Am&eacute;rique du nord pour la plupart. Parmi les professeurs permanents, le pourcentage est de 12,5&nbsp;%. Chemin sem&eacute; d&rsquo;emb&ucirc;ches, l&rsquo;internationalisation des enseignants et chercheurs titulaires s&rsquo;est heurt&eacute;e &agrave; des questions de statut (fonction publique), aux m&eacute;canismes d&rsquo;autor&eacute;gulation de la corporation universitaire (HDR, &eacute;quivalences) et au faible niveau des r&eacute;mun&eacute;rations fran&ccedil;aises au regard du march&eacute; du travail acad&eacute;mique international. La campagne de recrutement lanc&eacute;e en 2009 a accentu&eacute; l&rsquo;ouverture internationale du corps acad&eacute;mique de Sciences&nbsp;Po&nbsp;en donnant une prime aux &eacute;trangers (22&nbsp;% des nouveaux recrut&eacute;s). De fait, le degr&eacute; d&rsquo;internationalisation est variable selon les g&eacute;n&eacute;rations de titulaires et selon les disciplines&nbsp;: ainsi le jeune d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie ouvert en 2009 compte 50&nbsp;% d&rsquo;enseignants-chercheurs ayant un doctorat &eacute;tranger.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] DES, P&ocirc;le Accueil et Services aux Enseignants, Philippe Petat, &laquo;&nbsp;Statistiques diverses. Enseignants et enseignements, ann&eacute;e universitaire 2008-2009&nbsp;&raquo; (rapport interm&eacute;diaire au 7 mai 2009) et &laquo;&nbsp;Photographie des Ma&icirc;tres de Conf&eacute;rences &agrave; Sciences&nbsp;Po ann&eacute;e 2011-2012&nbsp;&raquo;.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Marie Scot, Enqu&ecirc;te sur la multipositionnalit&eacute; des professeurs de Sciences&nbsp;Po. 2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Cours fondamentaux du Coll&egrave;ge universitaire en premi&egrave;re ann&eacute;e&nbsp;: histoire (Jean-Fran&ccedil;ois Chanet)&nbsp;; &eacute;conomie (Etienne Wasmer, Yann Algan), humanit&eacute;s scientifiques (Bruno Latour)&nbsp;; sciences politique (Jean-Marie Donegani, Pascal P&eacute;rrineau, Nicolas Sauger) et sociologie (Alain Chenu, Pierre Fran&ccedil;ois, Denis Segrestin).</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Ils ont enseigné à Sciences po (1996-2012)","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"ils-ont-enseigne-a-sciences-po-1996-2012","lang":"fr","excerpt":"Pour encadrer des effectifs étudiants en pleine expansion, Sciences Po continue de faire largement appel à des professeurs extérieurs, mais au profil de plus en plus universitaire. (crédit photo: ©Alexis Lecomte / Sciences Po)"}],"thumbnail":"00116980.jpg","media":[{"id":"140","image":"00011722.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Amphithéatre Boutmy(© Martin Argyroglo / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"2bafc9","translations":[{"title":"Academics","lang":"en"},{"title":"Enseignants","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"107"}],"comment":"","date_start":"2006-01-04"},{"id":"120","slug":"le-defi-de-l-innovation-pedagogique","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"36","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>La cr&eacute;ation du coll&egrave;ge universitaire</strong>. En&nbsp;2008, le premier cycle de Sciences&nbsp;Po laisse place &agrave; une nouvelle structure, le Coll&egrave;ge universitaire, d&eacute;livrant une diplomation interm&eacute;diaire, le Bachelor. Cette r&eacute;organisation ob&eacute;it &agrave; plusieurs logiques. Logique de lisibilit&eacute; d&rsquo;abord, puisque les trois premi&egrave;res ann&eacute;es de scolarit&eacute;, d&eacute;ploy&eacute;es sur les sept campus, sont unifi&eacute;es en un tout progressif menant &agrave; un dipl&ocirc;me. Logique de positionnement ensuite, puisque Sciences&nbsp;Po s&rsquo;aligne sur la norme internationale en s&rsquo;en appropriant la nomenclature. Logique d&rsquo;universitarisation toujours, puisque Sciences&nbsp;Po r&eacute;affirme sa vocation &agrave; former les &eacute;tudiants du bac au doctorat, avec un recrutement exclusif &agrave; l&rsquo;issue du baccalaur&eacute;at (r&eacute;forme des admissions). Enfin et surtout, la cr&eacute;ation du Coll&egrave;ge universitaire est l&rsquo;occasion d&rsquo;une v&eacute;ritable r&eacute;flexion intellectuelle et p&eacute;dagogique, men&eacute;e sous la direction du directeur des &eacute;tudes et de la scolarit&eacute;, Herv&eacute; Cr&egrave;s, et de la doyenne du Coll&egrave;ge universit&eacute;, Fran&ccedil;oise M&eacute;lonio, au sein du COCUBA (Comit&eacute; pour la r&eacute;forme du Curriculum du Bachelor). La refondamentalisation de la formation initiale est au c&oelig;ur du projet&nbsp;: sont r&eacute;affirm&eacute;s le caract&egrave;re g&eacute;n&eacute;raliste et non professionnel du premier cycle et la place centrale des disciplines (&eacute;conomie, histoire, sociologie, science politique) dans le cursus. Si le poids des disciplines a &eacute;t&eacute; renforc&eacute;, si l&rsquo;&eacute;preuve de culture g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&rsquo;examen d&rsquo;entr&eacute;e a &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e, jamais la culture g&eacute;n&eacute;rale n&rsquo;a &eacute;t&eacute; autant &agrave; l&rsquo;honneur dans l&rsquo;offre de cours, avec la cr&eacute;ation d&rsquo;un grand enseignement d&rsquo;humanit&eacute;s scientifiques, l&rsquo;introduction en&nbsp;2011 d&rsquo;enseignements artistiques obligatoires (litt&eacute;rature, po&eacute;sie, cin&eacute;ma, arts plastiques, architecture, chor&eacute;graphie) et la remise &agrave; l&rsquo;honneur des Humanit&eacute;s grecques et latines (double dipl&ocirc;me avec Paris&nbsp;IV).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Des masters aux &Eacute;coles</strong>, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas... franchi d&egrave;s l&rsquo;origine par l&rsquo;&Eacute;cole doctorale, suivi en&nbsp;2004 par l&rsquo;&Eacute;cole de journalisme, en&nbsp;2007 par l&rsquo;&Eacute;cole de la communication, en&nbsp;2009 par l&rsquo;&Eacute;cole de droit et en&nbsp;2010 par l&rsquo;&Eacute;cole des affaires internationales (PSIA). &laquo;&nbsp;<em>Transformation de l&rsquo;organisation et ressourcement intellectuel</em>[1]&nbsp;&raquo;, la cr&eacute;ation des &Eacute;coles ob&eacute;it &agrave; plusieurs pr&eacute;occupations. Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de rendre plus lisible l&rsquo;offre des masters professionnels et de s&rsquo;aligner sur les standards internationaux, car la structuration en &Eacute;coles est &laquo;&nbsp;<em>compatible avec les &eacute;coles professionnelles des universit&eacute;s existantes partout dans le monde</em>[2]&nbsp;&raquo;. Les &Eacute;coles, dirig&eacute;es par un <em>dean</em> acad&eacute;mique et pilot&eacute;es par un comit&eacute; scientifique, se dotent d&rsquo;une identit&eacute; acad&eacute;mique forte, gage de la qualit&eacute; de leurs enseignements et de leurs formations. L&rsquo;objectif est ensuite de renforcer l&rsquo;articulation entre formation universitaire et insertion professionnelle, entre Sciences&nbsp;Po et le monde des entreprises&nbsp;: ces &eacute;coles professionnelles sont des &laquo;&nbsp;<em>structures fonctionnelles permettant de suivre leurs &eacute;l&egrave;ves de leur admission &agrave; leur premier emploi</em>[3]&nbsp;&raquo; et de favoriser l&rsquo;imbrication entre formation et d&eacute;bouch&eacute;s. Elles permettent &eacute;galement de rapprocher scolarit&eacute; et formation continue. Enfin, &laquo;&nbsp;<em>c&rsquo;est plus d&rsquo;autonomie, plus de moyens, plus de qualit&eacute;</em>[4]&nbsp;&raquo;&nbsp;: si les &Eacute;coles sont plac&eacute;es sous la haute autorit&eacute; du directeur de l&rsquo;IEP et si elles d&eacute;livrent le dipl&ocirc;me de Sciences&nbsp;Po, elles sont ma&icirc;tresses de leurs proc&eacute;dures de s&eacute;lection et du montant de leurs droits de scolarit&eacute;[5], responsables de l&rsquo;&eacute;laboration de leurs maquettes et du choix de leurs enseignants, susceptibles de recevoir des financements et de mener des campagnes de lev&eacute;e de fonds. Cette mont&eacute;e en puissance des &Eacute;coles au sein de l&rsquo;institution fait craindre &agrave; leurs d&eacute;tracteurs que <em>&laquo;&nbsp;Sciences&nbsp;Po se transforme en conglom&eacute;rat de formations</em>&nbsp;&raquo;, en une &laquo;&nbsp;<em>&eacute;cole &agrave; plusieurs vitesses </em>&raquo;&nbsp; et subisse une &laquo;&nbsp;<em>balkanisation progressive</em>[6]&nbsp;&raquo; au prix de la &laquo;&nbsp;<em>disparition de la pluridisciplinarit&eacute;</em>[7]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>FORRCAST ou l&rsquo;excellence p&eacute;dagogique. </strong>Renouant avec la modernit&eacute; et l&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; p&eacute;dagogiques de l&rsquo;&Eacute;cole libre des sciences politiques, Sciences&nbsp;Po et ses enseignants, servis par la grande souplesse des maquettes et par l&rsquo;expertise des personnels de la scolarit&eacute;, ont su faire preuve d&rsquo;inventivit&eacute; au service de la p&eacute;dagogie. Le Coll&egrave;ge universitaire s&rsquo;essaie aux ateliers artistiques[8] et &agrave; la cartographie des controverses[9]. Les Masters proposent des exp&eacute;riences originales, de l&rsquo;enqu&ecirc;te sociologique de terrain men&eacute;e par les &eacute;tudiants de RH[10], de la prestation de service par les apprentis urbanistes (Master STU[11]), des &laquo;&nbsp;cliniques du droit[12]&nbsp;&raquo; des futurs juristes, en passant par le &laquo;&nbsp;grand saut&nbsp;&raquo; de l&rsquo;&Eacute;cole de la communication[13], les &laquo;&nbsp;concentrations&nbsp;&raquo; de PSIA[14] (&Eacute;cole des affaires internationales) ou encore par le dialogue exp&eacute;rimental entre art et politique men&eacute; au sein du master des arts politiques (SPEAP)[15]. En&nbsp;2011, l&rsquo;obtention d&rsquo;un financement Investissements d&rsquo;avenir, dans le cadre de l&rsquo;appel IDEFI, consacre le r&ocirc;le pionnier de Sciences&nbsp;Po et de ses partenaires dans la r&eacute;novation de la p&eacute;dagogie universitaire. Prenant appui sur les acquis des cours Humanit&eacute;s scientifiques et Cartographie des controverses d&eacute;velopp&eacute;s par Bruno Latour, Dominique Boullier et Tommaso Venturini, le projet FORRCAST propose d&rsquo;initier les &eacute;tudiants aux m&eacute;thodes num&eacute;riques d&rsquo;exploration (data-mining) et d&rsquo;exposition&nbsp;(cr&eacute;ation de sites web) des connaissances ainsi que de les former &agrave; la pratique du d&eacute;bat, de la n&eacute;gociation et de la d&eacute;cision collective (simulation et jeux de r&ocirc;le) autour du th&egrave;me des controverses scientifico-politiques (comment se construisent, circulent et sont mobilis&eacute;es dans le d&eacute;bat politique les connaissances scientifiques&nbsp;?). Le projet propose pas moins de trois ruptures. Loin de la vision positiviste et diffusionniste du savoir, il invite les &eacute;tudiants &agrave; adopter une approche r&eacute;flexive et critique qui postule que tous les savoirs sont construits, instables, objets de n&eacute;gociation ; loin de la traditionnelle s&eacute;paration entre sciences naturelles et sciences sociales, il invite &agrave; prendre conscience du caract&egrave;re hautement technique et scientifique des d&eacute;bats citoyens et politiques&nbsp;; enfin, &agrave; l&rsquo;inverse de l&rsquo;apprentissage passif, il pr&ocirc;ne un choix p&eacute;dagogique actif, interactif et en r&eacute;seau, bouleversant la p&eacute;dagogie de la salle de classe. D&eacute;velopp&eacute; &agrave; Sciences&nbsp;Po, en collaboration avec MinesParisTech et TelecomParisTech, le projet se d&eacute;ploye par capillarit&eacute; non seulement au sein du PRES Sorbonne Paris Cit&eacute;, mais &eacute;galement dans des lyc&eacute;es pilotes et des classes pr&eacute;paratoires partenaires, et en collaboration avec des partenaires &eacute;trangers.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 11/05/2010.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, <em>Sciences&nbsp;Po. De la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de Sciences&nbsp;Po, 2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 14/11/2007.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Les m&ecirc;mes r&egrave;gles d&rsquo;admission s&rsquo;appliquent &agrave; tous les masters, mais certaines &eacute;coles ont des &eacute;preuves sp&eacute;cifiques&nbsp;; de m&ecirc;me, s&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule &eacute;chelle de droits de scolarit&eacute;, la multiplication des Executive Programs et des doubles dipl&ocirc;mes aboutit de fait &agrave; la multiplication des droits forfaitaires (non progressifs).</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Antoine D&eacute;tourn&eacute; et Jean-Baptiste Prevost, repr&eacute;sentants &eacute;tudiants UNEF, Conseil de direction IEP 24/05/2004.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Damien Ramage, repr&eacute;sentant &eacute;tudiant UNEF, Conseil d&rsquo;administration FNSP 29/01/2008.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8]<a href=\"http://college.sciences-po.fr/siteparis/les-ateliers-artistiques\" target=\"_blank\">http://college.sciences-po.fr/siteparis/les-ateliers-artistiques</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9]<a href=\"http://controverses.sciences-po.fr/archiveindex/\" target=\"_blank\">http://controverses.sciences-po.fr/archiveindex/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10]<a href=\"http://master.sciences-po.fr/content/master-gestion-des-ressources-humaines\" target=\"_blank\">http://master.sciences-po.fr/content/master-gestion-des-ressources-humaines</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[11]<a href=\"http://master.sciences-po.fr/content/strategies-territoriales-et-urbaines\" target=\"_blank\">http://master.sciences-po.fr/content/strategies-territoriales-et-urbaines</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[12]<a href=\"http://sciencespo.fr/edc/actualites/le-grand-saut/\" target=\"_blank\">http://sciencespo.fr/edc/actualites/le-grand-saut/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[13]<a href=\"http://master.sciences-po.fr/droit/contenu/la-clinique\" target=\"_blank\">http://master.sciences-po.fr/droit/contenu/la-clinique</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[14]<a href=\"http://www.psia.sciences-po.fr/content/concentrations-programmes\" target=\"_blank\">http://www.psia.sciences-po.fr/content/concentrations-programmes</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[15]<a href=\"Http://blogs.sciences-po.fr/speap/presentation/\" target=\"_blank\">Http://blogs.sciences-po.fr/speap/presentation/</a>&nbsp;</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le défi de l’innovation pédagogique","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres&nbsp;; chiffres de la DES.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>\r\n<p>BOULLIER Dominique, Rapport <em>Mission Strat&eacute;gies Num&eacute;riques 2008-2009</em>, juillet 2009.</p>\r\n</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Document de pr&eacute;sentation du projet FORRCAST, appel &agrave; projet IDEFI, 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>DESCOINGS Richard, <em>Sciences&nbsp;Po, de la Courneuve &agrave; Shanghai</em>, Paris, Presses de la FNSP, 2007.</li>\r\n</ul>","slug":"le-defi-de-l-innovation-pedagogique","lang":"fr","excerpt":"Une réforme en chasse une autre. Après les grandes manœuvres des années 1999-2000, un second train de mesures bouleverse l’offre pédagogique du Sciences Po de la fin des années 2000. Refondamentalisation de la formation, innovations pédagogiques et partenariats en sont les maîtres mots."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"139","image":"controverses.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Site web de la cartographies de controverses (http://controverses.sciences-po.fr)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"6"},{"brick_id":"130"},{"brick_id":"131"},{"brick_id":"121"},{"brick_id":"32"}],"comment":"","date_start":"2008-01-01"},{"id":"129","slug":"le-departement-d-economie","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"43","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Refonder l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; Sciences&nbsp;Po&nbsp;: une &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volution culturelle</em><strong>[1]</strong>&nbsp;&raquo;</strong>. Comme le droit et l&rsquo;histoire, l&rsquo;&eacute;conomie, discipline reine dans le cursus des &eacute;tudiants de Sciences&nbsp;Po, a tard&eacute; &agrave; se structurer en activit&eacute; de recherche au sein de la FNSP. Certes, le rattachement en&nbsp;1952 de l&rsquo;institut Rist, rebaptis&eacute; Service d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique (SEAE), puis la cr&eacute;ation en&nbsp;1981 de l&rsquo;Observatoire fran&ccedil;ais des&nbsp; conjonctures &eacute;conomiques (OFCE) avaient dot&eacute; Sciences&nbsp;Po de deux structures de recherche en &eacute;conomie &agrave; part enti&egrave;re, mais leur mode de fonctionnement et leurs missions sp&eacute;cifiques les avaient &eacute;loign&eacute;es de la norme internationale. &Agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;1990, le paysage de la recherche &eacute;conomique &agrave; la FNSP est &eacute;clat&eacute; et d&eacute;structur&eacute;&nbsp;: au sein du SEAE, s&rsquo;&eacute;tait constitu&eacute; le Groupe d&rsquo;&eacute;conomie mondiale (GEM) dirig&eacute; par Patrick Messerlin&nbsp;; une chaire de Finances internationales occup&eacute;e par Marc Flandreau avait &eacute;t&eacute; institu&eacute;e. Souhait&eacute;e par Richard Descoings et par Jean-Paul Fitoussi, la cr&eacute;ation d&rsquo;un d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie&nbsp;en&nbsp;2009 signe l&rsquo;entr&eacute;e dans une &egrave;re nouvelle et annonce rien moins qu&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volution culturelle</em>&nbsp;&raquo;. Pour la premi&egrave;re fois, des &eacute;conomistes, form&eacute;s dans des universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res, sont recrut&eacute;s en nombre. Pour la premi&egrave;re fois, la recherche fondamentale prend le pas sur la recherche appliqu&eacute;e et sur les &eacute;tudes et &eacute;valuations. Pour la premi&egrave;re fois, l&rsquo;&eacute;conom&eacute;trie, la th&eacute;orie des jeux, la th&eacute;orie de l&rsquo;&eacute;quilibre g&eacute;n&eacute;ral, l&rsquo;&eacute;conomie politique quantitative et les m&eacute;thodes quantitatives sont d&eacute;velopp&eacute;es &agrave; Sciences&nbsp;Po. Pour la premi&egrave;re fois, les enseignements d&rsquo;&eacute;conomie d&eacute;livr&eacute;s aux &eacute;tudiants de l&rsquo;IEP ne sont pas confi&eacute;s &agrave; des praticiens issus de la haute fonction publique, de la sph&egrave;re politique et du monde des entreprises, mais sont assum&eacute;s majoritairement par des &eacute;conomistes universitaires titulaires.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie international.</strong> D&rsquo;abord embryonnaire, le d&eacute;partement compte 19&nbsp;enseignants-chercheurs en&nbsp;2012 et esp&egrave;re doubler ce dispositif pour atteindre une masse critique. R&eacute;unis autour d&rsquo;un projet institutionnel, p&eacute;dagogique et scientifique, recrut&eacute;s selon la r&egrave;gle non-&eacute;crite des affinit&eacute;s intellectuelles, le groupe forme une &eacute;quipe coh&eacute;rente, une communaut&eacute; scientifique, soucieuse de synergies et d&rsquo;interactions. D&eacute;sireux d&rsquo;insuffler une nouvelle dynamique de recherche, les &eacute;conomistes ont investi les champs de la th&eacute;orie &eacute;conomique (th&eacute;orie des jeux, &eacute;quilibre g&eacute;n&eacute;ral&hellip;) et de la m&eacute;thodologie (&eacute;conom&eacute;trie, m&eacute;thodes quantitatives), tout en veillant &agrave; offrir un spectre vari&eacute; de th&eacute;matiques de recherche&nbsp;: l&rsquo;&eacute;conomie internationale, l&rsquo;&eacute;conomie du d&eacute;veloppement, l&rsquo;&eacute;conomie du travail, l&rsquo;&eacute;conomie publique et politique sont illustr&eacute;es, au m&ecirc;me titre que l&rsquo;&eacute;conom&eacute;trie ou que la th&eacute;orie appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie industrielle. Cette refondamentalisation de la recherche s&rsquo;est accompagn&eacute;e d&rsquo;une refondamentalisation des enseignements. Le d&eacute;partement s&rsquo;est en effet mobilis&eacute; autour d&rsquo;un objectif p&eacute;dagogique et s&rsquo;est collectivement investi dans la d&eacute;finition des curricula pour diffuser d&egrave;s le premier cycle les outils th&eacute;oriques et empiriques de la science &eacute;conomique et pour orienter d&egrave;s le master les &eacute;tudiants vers la formation &agrave; la recherche et les pr&eacute;parer au doctorat. Enfin, le d&eacute;partement a pleinement souscrit &agrave; l&rsquo;objectif d&rsquo;internationalisation de l&rsquo;institution. Le d&eacute;tour &eacute;tranger a l&eacute;gitim&eacute; la &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;volution culturelle</em>&nbsp;&raquo; de l&rsquo;&eacute;conomie <em>made in</em> Sciences&nbsp;Po. Recrut&eacute;s sur le march&eacute; acad&eacute;mique international, les &eacute;conomistes du d&eacute;partement ont majoritairement obtenu leur doctorat &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et ont enseign&eacute; dans des universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res avant leur arriv&eacute;e &agrave; Sciences&nbsp;Po. Cette formation les a dot&eacute;s de pratiques professionnelles, de r&eacute;f&eacute;rences intellectuelles et de r&eacute;seaux mondiaux.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un d&eacute;partement d&rsquo;excellence</strong>. Jeune et de petite taille, le d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie s&rsquo;est tr&egrave;s vite impos&eacute; comme un d&eacute;partement reconnu scientifiquement et prim&eacute; en France et en Europe. Avec ses 19&nbsp;enseignants-chercheurs &ndash; contre plus de&nbsp;120 pour la Toulouse School of Economics (TSE) et plus de&nbsp;200 pour la Paris School of Economics (PSE), ses concurrentes directes&nbsp;&ndash;, le d&eacute;partement se classe en troisi&egrave;me position, apr&egrave;s TSE et PSE, pour les citations (RePEc, 2012), mais &agrave; la premi&egrave;re place pour la recherche par professeur en&nbsp;2008[2]. Quatre de ses membres ont &eacute;t&eacute; distingu&eacute;s par le prix du meilleur jeune &eacute;conomiste fran&ccedil;ais (Algan, Mayer, Martin, Wasmer) et deux d&rsquo;entre eux (Henry, Coeurdacier) ont obtenu une chaire d&rsquo;excellence ANR. Au niveau europ&eacute;en, cinq ont &eacute;t&eacute; les r&eacute;cipiendaires des tr&egrave;s prestigieux et s&eacute;lectifs financements europ&eacute;ens ERC (Algan, Robin, Laroque, Galichon, Mayer). R&eacute;compens&eacute; pour l&rsquo;excellence de sa recherche fondamentale, le d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie n&rsquo;a pas d&eacute;sert&eacute;, loin s&rsquo;en faut, les rivages de la recherche appliqu&eacute;e. H&eacute;ritier de la tradition d&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;expertise d&eacute;velopp&eacute;e par le SEAE, l&rsquo;OFCE et le GEM, ses membres ne r&eacute;pugnent pas &agrave; collaborer avec la Banque de France ou &agrave; intervenir au sein d&rsquo;instances parascientifiques comme le Conseil d&rsquo;analyse &eacute;conomique ou le Conseil &eacute;conomique, social et environnemental. L&rsquo;attribution d&rsquo;un Labex (laboratoire d&rsquo;excellence) en&nbsp;2010, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques (LIEPP) cr&eacute;&eacute; et codirig&eacute; par Etienne Wasmer, t&eacute;moigne de cette double identit&eacute;.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Rapport d&rsquo;auto-&eacute;valuation, AERES, 2012.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Cl&eacute;ment Bosquet et Pierre-Philippe Combes, <em>Rapport pour la Direction G&eacute;n&eacute;rale de la Recherche et de l&rsquo;Innovation (DGRI) du Minist&eacute;re de l'Enseignement Sup&eacute;rieur et de la recherche, </em>2011&nbsp;: Comparaison des mesures Econlit et Google Scholar de la production de recherche en &eacute;conomie en France en&nbsp;2008.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le département d’économie","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>D&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://econ.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site du d&eacute;partement d'&eacute;conomie</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-departement-d-economie","lang":"fr","excerpt":"Création récente, le département d’économie s’est imposé comme l’une des équipes de recherche les plus réputées au niveau national et européen."}],"thumbnail":"logo_dep_eco1.jpg","media":[{"id":"138","image":"erc_new.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Yann Algan, Alfred Galichon, Thierry Mayer et Jean Marc Robin"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"133"},{"brick_id":"92"},{"brick_id":"122"}],"comment":"","date_start":"2009-01-01"},{"id":"130","slug":"l-ecole-de-droit","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"44","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>R&eacute;volution ou &laquo;&nbsp;<em>retour aux sources</em><strong>[1]</strong>&nbsp;&raquo;&nbsp;?</strong> &laquo;&nbsp;<em>On a toujours fait du droit &agrave; Sciences&nbsp;Po</em>[2]&nbsp;&raquo;. Aux nombreux d&eacute;tracteurs du projet de cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de droit, Richard Descoings a beau jeu de r&eacute;pondre&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous allons d&rsquo;o&ugrave; nous venons. C&rsquo;est sans doute la plus grande surprise de certaines universit&eacute;s fran&ccedil;aises que de nous voir renouer avec nos origines</em>[3]&nbsp;&raquo;. Certes l&rsquo;IEP de Paris, principale pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;ENA, dispense depuis toujours des enseignements de droit et des enseignements dits d&rsquo;<em>institutionspolitiques</em>, avec la collaboration des juristes des universit&eacute;s parisiennes. Certes les chaires R&eacute;gulation (Marie-Anne Frison-Roche), puis Mutations de l&rsquo;action publique et du droit public (MAPD &ndash; Jean-Bernard Auby) ont &eacute;t&eacute; instaur&eacute;es en&nbsp;2000 et&nbsp;2007. Certes deux masters &ndash;&nbsp;carri&egrave;re juridique et judiciaire et droit &eacute;conomique&nbsp;&ndash; formaient d&eacute;j&agrave; quelque 150&nbsp;&eacute;tudiants aux m&eacute;tiers du droit, mais la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de droit et l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un projet institutionnel et intellectuel ambitieux sont des initiatives proprement novatrices. Pour la premi&egrave;re fois, &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;ambition est d&rsquo;ins&eacute;rer Sciences&nbsp;Po dans le processus de formation des juristes</em>[4]&nbsp;&raquo; et de pr&eacute;parer les &eacute;tudiants &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole de la magistrature, aux concours du barreau et au doctorat. Brisant le monopole d&eacute;tenu par les facult&eacute;s de droit, Sciences&nbsp;Po investit un terrain jusqu&rsquo;alors interdit&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Compte tenu de l&rsquo;importance des juristes dans le monde moderne, je ne vois pas pourquoi Sciences&nbsp;Po devrait absolument renoncer au droit</em>[5].&nbsp;&raquo; Apr&egrave;s deux ann&eacute;es d&rsquo;enqu&ecirc;tes et de r&eacute;flexions men&eacute;es avec des professionnels et des universitaires &eacute;trangers, un rapport ent&eacute;rine en&nbsp;juin&nbsp;2009[6] la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de droit. D&rsquo;embl&eacute;e cette derni&egrave;re entend trancher avec l&rsquo;offre de formation juridique des facult&eacute;s et &laquo;&nbsp;<em>apporter une plus-value, une diff&eacute;rence importante par rapport &agrave; l&rsquo;enseignement dispens&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute;</em>[7]&nbsp;&raquo;.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Ouverture internationale</strong>. &Eacute;labor&eacute;e en s&rsquo;inspirant des mod&egrave;les &eacute;trangers, l&rsquo;&Eacute;cole de droit de Sciences&nbsp;Po entend se diff&eacute;rencier de la formation franco-centr&eacute;e offerte par l&rsquo;universit&eacute; par &laquo;&nbsp;<em>une plus grande ouverture internationale</em>&nbsp;&raquo;. Dans ses contenus d&rsquo;abord&nbsp;: privil&eacute;giant une approche comparative et plurielle des syst&egrave;mes juridiques, cet enseignement trans-syst&eacute;mique expose le droit civil comme la <em>commonlaw</em> et vise &agrave; former des juristes exportables dans un monde globalis&eacute;. Dans sa p&eacute;dagogie &eacute;galement, un enseignement interactif et pratique est adopt&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous ne sommes pas tr&egrave;s loin de ressembler &agrave; la formation des juristes nord-am&eacute;ricains ou anglais, et nous sommes assez proches des exp&eacute;riences faites au Japon au sein des nouvelles &eacute;coles de droit</em>[8]&nbsp;&raquo;. Dans sa formation bilingue enfin&nbsp;: nombre de cours sont profess&eacute;s en anglais par des professeurs &eacute;trangers invit&eacute;s et affili&eacute;s, familiers des syst&egrave;mes &eacute;trangers. Forte de seize professeurs, l&rsquo;&eacute;quipe des permanents est assez internationale. L&rsquo;&Eacute;cole a &eacute;galement d&eacute;velopp&eacute; de nombreux partenariats institutionnels avec des &eacute;coles d&rsquo;universit&eacute;s prestigieuses (Columbia Law School, Harvard Law School, McGill, NYU School of Law, NorthwesternUniversity Law School, CornellUniversity Law School, Sao Paulo) et des coop&eacute;rations scientifiques avec l&rsquo;Institute for Global Law and Policy de Harvard ou le Centre Bentham de l&rsquo;UniversityCollege of London. Elle participe enfin au projet international <em>Private International Law and Global Governance</em>.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Un cursus sp&eacute;cifique appuy&eacute; sur une formation doctorale</strong>. Destin&eacute;e &agrave; accueillir des &eacute;tudiants confirm&eacute;s en deuxi&egrave;me cycle, l&rsquo;&Eacute;cole de droit fait le pari d&rsquo;une formation en droit rapide et raccourcie (deux &agrave; trois&nbsp;ans), &eacute;tay&eacute;e par des stages (ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger dans une institution partenaire) et appuy&eacute;e sur une p&eacute;dagogie interactive (petits groupes, petits modules, &eacute;tudes pratiques et de cas). Pourtant, n&rsquo;&eacute;tant ni une &eacute;cole technique, ni une &eacute;cole d&rsquo;application, &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;&eacute;cole ne serait pas l&rsquo;&eacute;cole</em>&nbsp;&raquo; sans sa formation doctorale destin&eacute;e &agrave; la positionner au plus haut niveau et &agrave; la doter d&rsquo;une cr&eacute;dibilit&eacute; scientifique et d&rsquo;un rayonnement international. Habilit&eacute;e &eacute;quipe d&rsquo;accueil en&nbsp;2010, elle accueille cinq&nbsp;doctorants, suivis par trois superviseurs et envoy&eacute;s un&nbsp;an &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Nous fonctionnant en r&eacute;seaux, c&rsquo;est cela l&rsquo;essentiel</em>[9].&nbsp;&raquo;</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Critique, globale, ouverte &agrave; la pluridisciplinarit&eacute;<strong>[10]</strong></em>&nbsp;&raquo;</strong><em>&nbsp;</em>:telle est l&rsquo;ambition scientifique et intellectuelle des membres de l&rsquo;&Eacute;cole de droit. &Eacute;tablie &agrave; Sciences&nbsp;Po, l&rsquo;&Eacute;cole fait sien l&rsquo;id&eacute;al pluridisciplinaire de l&rsquo;institution qui l&rsquo;accueille et se propose de d&eacute;cloisonner les &eacute;tudes juridiques pour les ouvrir sur les autres sciences sociales. R&eacute;unissant des juristes anthropologues, des juristes sociologues et des juristes &eacute;conomistes, l&rsquo;&Eacute;cole de droit se veut un authentique lieu de rencontre transdisciplinaire. Est &eacute;galement encourag&eacute; un regard critique et r&eacute;flexif sur la discipline, avec un axe de recherche consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire intellectuelle du droit. Pr&ocirc;nant l&rsquo;&eacute;tude du &laquo;&nbsp;droit en contexte&nbsp;&raquo;, et non pas du &laquo;&nbsp;droit des livres&nbsp;&raquo;, les chercheurs entendent s'int&eacute;resser aux pratiques professionnelles et aux conditions concr&egrave;tes qui pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration et &agrave; la pratique du droit (<em>Cultural Studies of Law</em>). Enfin, prenant acte du <em>Global Turn</em> et fid&egrave;les &agrave; leur credo international, les juristes de l&rsquo;&Eacute;cole sont r&eacute;solument comparatistes et leurs travaux traitent des divergences et convergences entre les traditions juridiques. Ils prennent &eacute;galement pour objet la globalisation elle-m&ecirc;me, en analysant la gen&egrave;se et les formes de la gouvernance globale (arbitrage et droit internationaux), ainsi que le droit de la globalisation &eacute;conomique (droit des march&eacute;s, de la r&eacute;gulation, du contentieux &eacute;conomique).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] Richards Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Jacques Chevalier, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] Richard Descoings, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] Jean-Claude Casanova, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] Rapport final sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une &Eacute;cole de droit &agrave; Sciences&nbsp;Po, 07-06-2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[7] Jean-Michel Darrois, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[8] Christophe Jamin, Conseil d&rsquo;administration FNSP 15/12/2009.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[9] Idem.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[10] Devise de l&rsquo;&Eacute;cole de droit. Rapport &agrave; l&rsquo;AERES 2012.</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’École de droit","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>&Eacute;cole de droit, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Jamin Christophe, <em>La cuisine du droit</em><em>&nbsp;: </em><em>L'&Eacute;cole de Droit de Sciences&nbsp;Po&nbsp;: une exp&eacute;rimentation fran&ccedil;aise</em>, Paris, Lextenso &eacute;ditions, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://master.sciences-po.fr/droit/\" target=\"_blank\">Site de l'&Eacute;cole de droit</a></li>\r\n</ul>","slug":"l-ecole-de-droit","lang":"fr","excerpt":"Instaurée en 2009, l’École de droit se distingue des facultés de droit françaises concurrentes par son projet intellectuel résolument pluridisciplinaire, réflexif et international."}],"thumbnail":"logo_ecole_droit.jpg","media":[{"id":"137","image":"Ecole_droit.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Couverture de la brouche de présentation de l'École de Droit"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"EE7F38","translations":[{"title":"Educational project","lang":"en"},{"title":"Projet pédagogique","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"144"}],"comment":"","date_start":"2009-01-02"},{"id":"131","slug":"le-medialab","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"45","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Un grand &eacute;quipement pour les sciences sociales. </strong>Fond&eacute; en mai&nbsp;2009 &agrave; l&rsquo;instigation de Bruno Latour, le m&eacute;dialab dote Sciences&nbsp;Po d&rsquo;un grand &eacute;quipement, sur le mod&egrave;le des laboratoires en sciences exactes, au motif que la r&eacute;volution num&eacute;rique et les nouvelles technologies de l&rsquo;information et de la communication (NTIC) ont contribu&eacute; &agrave; rapprocher sciences sociales et sciences naturelles, au moins en ce qui concerne le traitement des donn&eacute;es et les m&eacute;thodologies de recherche. Les NTIC ont en effet boulevers&eacute; les conditions d&rsquo;acc&egrave;s aux sources du savoir et r&eacute;volutionn&eacute; les m&eacute;thodologies d&rsquo;enqu&ecirc;te&nbsp;; elles ont elles-m&ecirc;mes produit pl&eacute;thore de donn&eacute;es nouvelles (traces num&eacute;riques) et sont devenues &agrave; leur tour objets de recherche (<em>media studies</em>). D&rsquo;abord con&ccedil;u comme une unit&eacute; de services et de moyens, comme un centre de ressources et de comp&eacute;tences, le m&eacute;dialab s&rsquo;est b&acirc;ti une expertise sp&eacute;cifique pour offrir un soutien technique aux chercheurs. Ont &eacute;t&eacute; invent&eacute;s et d&eacute;velopp&eacute;s des instruments et des outils &ndash;&nbsp;logiciels libres Gephi, IssueCrawler, NaviCrawler, Anta, Table2net, TubeMyNet&nbsp;&ndash; adapt&eacute;s aux besoins des sciences sociales, ergonomiques et explicites dans leur mode de fonctionnement (anti effet bo&icirc;te noire). Ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute;es des techniques innovantes de r&eacute;colte, d&rsquo;analyse et de visualisation des donn&eacute;es num&eacute;riques (fouille du web, analyse de textes, scientom&eacute;trie, analyse de r&eacute;seaux, visualisation de l&rsquo;information). Expert technique et m&eacute;thodologique, le m&eacute;dialab est ainsi devenu le partenaire incontournable des projets de recherche utilisant les donn&eacute;es num&eacute;riques (programmes d&rsquo;excellence du LIEPP et de DIME-SHS).</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>M&eacute;thodes quali-quantitatives.</strong> Fort de la coh&eacute;rence de son projet intellectuel, le m&eacute;dialab s&rsquo;est rapidement transform&eacute; en laboratoire de recherche en m&eacute;thodologie num&eacute;rique. La r&eacute;volution num&eacute;rique a incontestablement modifi&eacute; les types de donn&eacute;es produites par les activit&eacute;s humaines ainsi que leurs conditions d&rsquo;acc&egrave;s. H&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes et instables (archives, bases de donn&eacute;es, documents en texte int&eacute;gral, sources d&rsquo;images, sondages, traces num&eacute;riques...), ces donn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute;es dans une m&ecirc;me mat&eacute;rialit&eacute; num&eacute;rique. Par leur croissance exponentielle, elles offrent aux sciences sociales un r&eacute;servoir immense et largement inexploit&eacute; faute de m&eacute;thodes et d&rsquo;outils appropri&eacute;s. Aussi a-t-il fallu accompagner cette r&eacute;volution technique de l&rsquo;invention d&rsquo;une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de m&eacute;thodes capables d&rsquo;exploiter les traces num&eacute;riques (collecte, archivage, traitement et visualisation). L&rsquo;ambition scientifique du m&eacute;dialab r&eacute;side pr&eacute;cis&eacute;ment dans le renouvellement des m&eacute;thodes classiques d&rsquo;enqu&ecirc;te, en d&eacute;passant le clivage entre approche quantitative et qualitative, entre approche macro et micro, rendu caduque par les donn&eacute;es et les outils num&eacute;riques. Le m&eacute;dialab se propose de d&eacute;velopper une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de &laquo;&nbsp;m&eacute;thodes quali-quantitatives&nbsp;&raquo; pour les sciences sociales.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Humanit&eacute;s num&eacute;riques. La tra&ccedil;abilit&eacute; du social sur le web. </strong>Alors que les activit&eacute;s humaines se d&eacute;ploient de plus en plus sur le web, leur tra&ccedil;abilit&eacute; est assur&eacute;e par le simple fait d&rsquo;utiliser une technique num&eacute;rique, offrant ainsi un formidable terrain d&rsquo;observation pour les chercheurs en sciences sociales. Les projets de recherche qui mobilisent le m&eacute;dialab permettent par exemple d&rsquo;&eacute;tudier les m&eacute;tamorphoses de l&rsquo;expression citoyenne &agrave; l&rsquo;&acirc;ge des NTIC, offrant une nouvelle jeunesse aux &eacute;tudes d&rsquo;opinion et de comportement politique (IPINION[1], expression de l&rsquo;opinion sur le web). Ou encore d&rsquo;explorer les ressorts de l&rsquo;&eacute;conomie virtuelle (TRUST[2], r&ocirc;le de la confiance en &eacute;conomie&nbsp;; SOLEN[3], exploration comparative de <em>business models</em> durables pour le livre &eacute;lectronique fran&ccedil;ais). Ou encore d&rsquo;&eacute;valuer les effets de la r&eacute;volution technologique sur les univers sociaux (HABITELE[4], impact des t&eacute;l&eacute;phones portables) ou sur les pratiques de lecture et de production des savoirs (AIME[5]). Les projets EMAPS et MEDEA[6] se donnent pour objet de cartographier les controverses environnementales se d&eacute;ployant sur le web et d&rsquo;explorer un nouvel espace du d&eacute;bat politique. Prenant acte de l&rsquo;&eacute;mergence du web comme nouveau terrain d&rsquo;enqu&ecirc;te et se proposant d&rsquo;exploiter les donn&eacute;es num&eacute;riques produites par les interactions sociales sur le web, le m&eacute;dialab investit un champ pionnier de recherche.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>L'int&eacute;gration progressive des fonctions p&eacute;dagogiques, scientifiques et documentaires.</strong> Le m&eacute;dialab a &eacute;galement pour ambition de servir de banc d'essai aux nouvelles techniques p&eacute;dagogiques, non seulement en acculturant les jeunes et moins jeunes g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;tudiants et de chercheurs aux NTIC et aux m&eacute;thodes quantitatives appliqu&eacute;es aux sciences sociales, mais en faisant du pros&eacute;lytisme en faveur des m&eacute;thodes quali-quantitatives et en initiant les &eacute;tudiants &agrave; la recherche en humanit&eacute;s num&eacute;riques (enseignement de cartographie des controverses scientifiques http://medialab.sciences-po.fr/controversies). Le m&eacute;dialab promeut &eacute;galement un nouvel usage des ressources documentaires, elles-m&ecirc;mes travaill&eacute;es par la question de la num&eacute;risation et par la mont&eacute;e en puissance des supports num&eacute;riques (bases de donn&eacute;es, open archives, documents d'enseignement, etc.) qui en font des donn&eacute;es exploitables. Cette r&eacute;flexion sur l&rsquo;acc&egrave;s aux donn&eacute;es et aux productions de la science nourrit deux axes de recherche qui constituent des fronts pionniers et novateurs&nbsp;: le premier consacr&eacute; &agrave; la politique des sciences (&eacute;valuation, scientom&eacute;trie, bibliom&eacute;trie, cartographie de la vie scientifique) et le second d&eacute;di&eacute; &agrave; la R&eacute;-analyse, (BEQuali&nbsp;: la revisite ou analyse secondaire des enqu&ecirc;tes qualitatives).</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1]Ipinion se concentre sur la structuration et l'interpr&eacute;tation des donn&eacute;es du web, compl&eacute;t&eacute;es par une analyse automatis&eacute;e des sentiments et une analyse fine du langage, pour constituer des sondages d&rsquo;opinion sur le Web. <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/ipinion/\" target=\"_blank\">www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/ipinion/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] ANR TRUST, &eacute;tudie la relation de causalit&eacute; entre &eacute;conomie et attitudes sociales dont la coop&eacute;ration et les m&eacute;canismes de confiance. Sous la direction de Yann Algan. <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/trust/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/trust/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3] SOLEN, programme de recherche et d&eacute;veloppement de plateformes sociales d'acc&egrave;s aux contenus num&eacute;riques textuels. Sous la direction de Dominique Boullier. <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/Solen/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/Solen/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4] ANR Habit&egrave;le&nbsp;: identit&eacute;s num&eacute;riques portables, le projet vise &agrave; tester un cadre conceptuel nouveau qui veut rendre compte de la r&eacute;volution technologique que constitue le t&eacute;l&eacute;phone portable. Sous la direction de Dominque Boullier, <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/habitele-identites-numeriques-portables/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/habitele-identites-numeriques-portables/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] ERC AIME, enqu&ecirc;te sur les modes d&rsquo;existence. Sous la direction de Bruno Latour. <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/aime/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/aime/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6] MEDEA est un projet de recherche collaboratif qui s&rsquo;efforce de comprendre les enjeux pos&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;adaptation au changement climatique <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/medea/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/medea/</a></p>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">EMAPS (ElectronicMaps to Assist Public Science) est un projet de recherche interdisciplinaire qui vise &agrave; &eacute;tudier les potentialit&eacute;s et les risques li&eacute;s &agrave; l&rsquo;essor des outils de communication en ligne (comme le Web 2.0), en vue de d&eacute;velopper une communication participative entre scientifiques et autres publics. <a href=\"http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/alias/\" target=\"_blank\">http://www.medialab.sciences-po.fr/fr/projects/alias/</a></p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le médialab","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP&nbsp;; Lettre interne d&rsquo;information Sciences Po (01/01/1989-)&nbsp;; Sciences&nbsp;Po en chiffres.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>M&eacute;dialab, Rapport d&rsquo;auto&eacute;valuation/Projet &agrave; l&rsquo;AERES, 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://medialab.sciences-po.fr/\" target=\"_blank\">Site du m&eacute;dialab</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-medialab","lang":"fr","excerpt":"Laboratoire de pointe à l’architecture futuriste et grand équipement de sciences sociales, le médialab de Sciences Po a pour mission de développer un champ de recherche précurseur, celui des humanités numériques, et une nouvelle génération des méthodes d’enquête, le « quali-quantitatif ». (crédit photo © Stefan Meyer/Sciences Po)"}],"thumbnail":"medialab_small.jpg","media":[{"id":"136","image":"The-medialab.jpg","type":"video","video_id":"26374861","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"The medialab"}]},{"id":"132","image":"medialab.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Le medialab (© Stefan Meyer / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"133"},{"brick_id":"127"},{"brick_id":"132"}],"comment":"","date_start":"2009-01-04"},{"id":"132","slug":"l-equipement-d-excellence-dime-shs","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"46","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>&Eacute;quipement d&rsquo;excellence.</strong> S&rsquo;inscrivant dans la tradition des &eacute;tudes &eacute;lectorales et des &eacute;tudes quantitatives et consacrant l&rsquo;expertise d&eacute;velopp&eacute;e par les centres de recherche de la FNSP (CEVIPOF&nbsp;; PACTE-IEP de Grenoble&nbsp;; OIP et CDSP&nbsp;; m&eacute;dialab), l&rsquo;&eacute;quipement d&rsquo;excellence DIME-SHS, financ&eacute; dans le cadre des Investissements d&rsquo;avenir, est h&eacute;berg&eacute; au CDSP &agrave; Sciences&nbsp;Po. Compl&eacute;mentaire du Groupement d&rsquo;Int&eacute;r&ecirc;t Scientifique Quetelet[1] et du Tr&egrave;s Grand &Eacute;quipement Adonis[2], cet Equipex, &agrave; vocation nationale et internationale, est un consortium qui r&eacute;unit des institutions partenaires (GENES, INED, Paris&nbsp;5, Telecom-ParisTech, EDF R&amp;D et GIS Quetelet) autour d&rsquo;une double ambition&nbsp;: la constitution de banques de donn&eacute;es quantitatives et qualitatives en sciences sociales doit s&rsquo;accompagner d&rsquo;une recherche innovante en mati&egrave;re de m&eacute;thodologie d&rsquo;enqu&ecirc;tes. L&rsquo;originalit&eacute; du dispositif tient &agrave; l&rsquo;approche unifi&eacute;e des phases de collecte, de documentation/traitement, et de diffusion des donn&eacute;es, &agrave; sa double expertise quantitative et qualitative, ainsi qu&rsquo;&agrave; la prise en compte des potentialit&eacute;s offertes par Internet et les Nouvelles Technologies d&rsquo;Information et de Communication (NTIC) en mati&egrave;re de r&eacute;colte de donn&eacute;es et d&rsquo;outils de recherche.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>DIME-Quanti<strong>[3]</strong></strong>. Sur le mod&egrave;le des grands <em>Survey Research Centres</em>, am&eacute;ricains (Universit&eacute; du Michigan) et europ&eacute;en (UK-Data Centre Essex University), DIME-SHS vise &agrave; r&eacute;aliser des enqu&ecirc;tes par questionnaire avec un triple objectif. D&rsquo;abord r&eacute;duire la d&eacute;pendance de la communaut&eacute; scientifique par rapport aux instituts priv&eacute;s de sondage. Ensuite rapprocher la recherche universitaire et la recherche effectu&eacute;e par les administrations publiques (INED et INSEE) en multipliant les partenariats et les collaborations et en valorisant le partage d&rsquo;expertise. Surtout, d&eacute;velopper une recherche pionni&egrave;re en mati&egrave;re de m&eacute;thodologie d&rsquo;enqu&ecirc;te qui permette d&rsquo;am&eacute;liorer les techniques d&rsquo;interrogation (construction des questionnaires&nbsp;; &eacute;chantillonnage&nbsp;; panel&nbsp;; techniques de l&rsquo;interview et d&rsquo;analyse des r&eacute;ponses), de renforcer les proc&eacute;dures de contr&ocirc;le et de d&eacute;velopper de nouveaux outils d&rsquo;interrogation utilisant les NTIC (t&eacute;l&eacute;phones, smartphones, tablettes, internet). Pour ce faire, le dispositif classique de la plateforme d&rsquo;appel t&eacute;l&eacute;phonique, dont est dot&eacute; l&rsquo;Equipex, est compl&eacute;t&eacute; par la constitution d&rsquo;un panel repr&eacute;sentatif de r&eacute;pondants, interrog&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; internet et aux mobiles.</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>DIME-Quali<strong>[4]</strong>.</strong> Sur le mod&egrave;le de ESDS-Qualidata Essex University, DIME-SHS a pour ambition de d&eacute;velopper la banque d&rsquo;enqu&ecirc;te qualitative BEQuali[5], h&eacute;berg&eacute;e par le CDSP. BEQuali a vocation &agrave; collecter les donn&eacute;es qualitatives produites par les chercheurs &agrave; l&rsquo;occasion de leurs enqu&ecirc;tes de terrain (entretiens, journaux de bord, notes...) afin de les sauvegarder &agrave; des fins patrimoniales, de les &eacute;tudier &agrave; des fins m&eacute;thodologiques (case studies pour la formation &agrave; la recherche&nbsp;; am&eacute;lioration des protocoles d&rsquo;enqu&ecirc;te), afin surtout d&rsquo;encourager la revisite et l&rsquo;analyse secondaire (cumulativit&eacute; et comparabilit&eacute; des recherches effectu&eacute;es sur un m&ecirc;me terrain &agrave; des moments diff&eacute;rents). Outre une r&eacute;flexion sur l&rsquo;archivage et la mise &agrave; disposition des enqu&ecirc;tes (probl&egrave;mes techniques, juridiques et &eacute;thiques), BEQuali offre une plus-value en documentant les enqu&ecirc;tes (m&eacute;tadonn&eacute;es&nbsp;; contextualisation) et en proposant des outils innovants de navigation et d&rsquo;exploration des corpus (plateforme de visualisation&nbsp;; outils d&rsquo;analyse textuelle et contextuelle).</p>\r\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\r\n<p><strong>DIME-Web<strong>[6]</strong></strong>.S&rsquo;appuyant sur l&rsquo;expertise du m&eacute;dialab de Sciences&nbsp;Po et prenant acte de l&rsquo;&eacute;mergence du web comme nouveau terrain d&rsquo;enqu&ecirc;te, DIME-Web se propose d&rsquo;exploiter les donn&eacute;es num&eacute;riques produites par les interactions sociales sur le web et de les mettre &agrave; disposition des chercheurs. L&rsquo;objectif est de d&eacute;velopper des protocoles et des outils de r&eacute;colte et d&rsquo;analyse des donn&eacute;es num&eacute;riques tr&egrave;s nombreuses, tr&egrave;s peu structur&eacute;es et tr&egrave;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes. Projet pilote, <em>Collecter et analyser l&rsquo;expression spontan&eacute;e sur le web</em> doit permettre de d&eacute;velopper des outils et des m&eacute;thodes (extraction semi-automatis&eacute;e, nettoyage des donn&eacute;es), et surtout de r&eacute;soudre les nombreux probl&egrave;mes m&eacute;thodologiques de construction de corpus, de fiabilit&eacute; (repr&eacute;sentativit&eacute;), d&rsquo;authenticit&eacute; (anonymat), de ma&icirc;trise (redondance) des informations/donn&eacute;es collect&eacute;es sur le web.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] R&eacute;seau Quetelet, portail fran&ccedil;ais d&rsquo;acc&egrave;s aux donn&eacute;es pour les sciences humaines et sociales. <a href=\"http://www.reseau-quetelet.cnrs.fr/spip/\" target=\"_blank\">http://www.reseau-quetelet.cnrs.fr/spip/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Tr&egrave;s grand &eacute;quipement ADONIS, assure l&rsquo;acc&egrave;s et la pr&eacute;servation des donn&eacute;es num&eacute;riques produites par les sciences humaines et sociales. <a href=\"http://www.tge-adonis.fr/\">http://www.tge-adonis.fr/</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[3]<a href=\"/dime-shs/content/dime-shs-quanti\">http://www.sciencespo.fr/dime-shs/content/dime-shs-quanti</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[4]<a href=\"/dime-shs/content/dime-shs-quali\">http://www.sciencespo.fr/dime-shs/content/dime-shs-quali</a></p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[5] ANR REANALYSE pilot&eacute; par Sophie Duch&ecirc;ne.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[6]<a href=\"/dime-shs/content/dime-shs-web\">http://www.sciencespo.fr/dime-shs/content/dime-shs-web</a></p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"L’équipement d’excellence DIME-SHS","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Document de pr&eacute;sentation du projet scientifique du LIEPP, Appel &agrave; projet LABEX, juin 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/dime-shs/\" target=\"_blank\">Site de DIME-SHS</a></li>\r\n</ul>","slug":"l-equipement-d-excellence-dime-shs","lang":"fr","excerpt":"Équipement d’excellence, DIME-SHS (Données, infrastructures, méthodes d’enquêtes en sciences humaines et sociales) dote Sciences Po et la France d’un centre d’expertise en matière de collecte de données et de méthodologies d’enquête en sciences sociales."}],"thumbnail":null,"media":[],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"127"},{"brick_id":"126"},{"brick_id":"131"}],"comment":"","date_start":"2010-01-01"},{"id":"133","slug":"le-laboratoire-d-excellence-liepp","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"47","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Laboratoire interdisciplinaire d&rsquo;excellence</strong>, le LIEPP mobilise 55&nbsp;chercheurs de Sciences&nbsp;Po issus de cinq disciplines (histoire, science politique, sociologie, &eacute;conomie, droit) et de quatre unit&eacute;s de recherche (CEE, CSO, D&eacute;partement d&rsquo;&eacute;conomie, OSC). Fond&eacute; et dirig&eacute; par une politiste, Cornelia Woll, et par un &eacute;conomiste, Etienne Wasmer, dot&eacute; d&rsquo;un comit&eacute; scientifique interdisciplinaire, le LIEPP confie ses enqu&ecirc;tes &agrave; des chercheurs issus d&rsquo;horizons disciplinaires diff&eacute;rents et produit des rapports &agrave; plusieurs mains. F&eacute;d&eacute;rant les forces vives de l&rsquo;institution autour d&rsquo;un projet de recherche commun, le laboratoire est la preuve des synergies disciplinaires anciennes qui irriguent la recherche <em>made in</em> Sciences&nbsp;Po. Cette mobilisation collective a port&eacute; ses fruits, puisque le projet a &eacute;t&eacute; retenu parmi les 26&nbsp;d&eacute;pos&eacute;s en sciences sociales au titre des appels LABEX (laboratoire d&rsquo;excellence) des Investissements d&rsquo;avenir et dot&eacute; de 10&nbsp;millions d&rsquo;euros (2011-2020). Son objet de recherche, l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques, est &agrave; la crois&eacute;e de la recherche fondamentale et de la recherche appliqu&eacute;e, renouant avec la tradition d&rsquo;expertise propre &agrave; Sciences&nbsp;Po.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&Eacute;valuer les politiques publiques, une ambition scientifique.</strong> Le programme de recherche sur l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques t&eacute;moigne d&rsquo;une ambition scientifique o&ugrave; objectifs th&eacute;oriques, m&eacute;thodologies et production de savoirs positifs s&rsquo;entrecroisent. Si l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques a fait l&rsquo;objet de nombreuses propositions th&eacute;oriques en France et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, le LIEPP a pour ambition de d&eacute;cloisonner et de mettre en dialogue ces approches par trop tributaires des traditions disciplinaires. Le LIEPP a &eacute;galement pour ambition de renouveler, par la f&eacute;condation transdisciplinaire, les m&eacute;thodologies et les outils d&rsquo;analyse appliqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de tester le mod&egrave;le &eacute;conomique du &laquo;&nbsp;comportement rationnel&nbsp;&raquo; en le r&eacute;-encastrant dans les contextes sociaux et culturels o&ugrave; il se d&eacute;ploie, de r&eacute;interroger la mod&eacute;lisation &eacute;conomique des &laquo;&nbsp;processus de d&eacute;cision&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;aune des travaux des politistes, des sociologues et des historiens, ou encore d&rsquo;&eacute;prouver les m&eacute;thodes quantitatives de mesure des attitudes et des comportements en utilisant les donn&eacute;es et les outils num&eacute;riques. Enfin, appliquant ces nouvelles approches aux diff&eacute;rents secteurs de l&rsquo;action publique, le LIEPP entend se livrer &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation des politiques d&rsquo;&eacute;ducation, de sant&eacute; publique, de logement, de march&eacute; du travail, de protection sociale, de justice et de s&eacute;curit&eacute; dans une perspective comparative.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>&Eacute;valuer les politiques publiques pour informer l&rsquo;action publique.</strong> Non acad&eacute;mique et tr&egrave;s &eacute;clat&eacute;, le champ fran&ccedil;ais de l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques a &eacute;t&eacute; investi par les acteurs publics eux-m&ecirc;mes, laissant peu de place &agrave; une &eacute;valuation objective et scientifique, et peu d&rsquo;espace au dialogue entre sph&egrave;re savante et sph&egrave;re de l&rsquo;action publique. Renouant avec la tradition d&eacute;fendue et illustr&eacute;e par Sciences&nbsp;Po de recherche appliqu&eacute;e et d&rsquo;expertise, le LIEPP entend devenir un centre de r&eacute;f&eacute;rence national et international en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation scientifique et non partisane des politiques publiques, producteur de &laquo;&nbsp;bonnes pratiques&nbsp;&raquo;. Revendiquant son identit&eacute; de laboratoire de recherche acad&eacute;mique et ind&eacute;pendant, le LIEPP ne r&eacute;pugne pas, au contraire, &agrave; s&rsquo;impliquer dans l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques, en r&eacute;pondant &agrave; des commandes publiques et en valorisant le transfert de comp&eacute;tences et de &laquo;&nbsp;bonnes pratiques&nbsp;&raquo; par des actions de formation avec des partenaires institutionnels. Il s&rsquo;inscrit ainsi pleinement &agrave; la crois&eacute;e des champs politique et scientifique.</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></p>","title":"Le Laboratoire d'excellence LIEPP","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Document de pr&eacute;sentation du projet scientifique du LIEPP, Appel &agrave; projet LABEX, juin 2011.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"http://sciencespo.fr/liepp/\" target=\"_blank\">Site du LIEPP</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-laboratoire-d-excellence-liepp","lang":"fr","excerpt":"Avec l’équipement d’excellence DIME-SHS, le laboratoire d’excellence LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques) est le second projet scientifique de Sciences Po à avoir été retenu dans le cadre de la compétition ultra-sélective des Investissements d’avenir."}],"thumbnail":null,"media":[{"id":"135","image":"LIEPP.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Etienne Wasmer et Cornelia Woll, co-directeur du laboratoire d'excellence LIEPP (©Thomas Arrivé / Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"125"},{"brick_id":"129"},{"brick_id":"124"},{"brick_id":"126"},{"brick_id":"92"},{"brick_id":"131"}],"comment":"","date_start":"2011-01-01"},{"id":"134","slug":"le-centre-maxpo","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"small","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"48","lang":"en","excerpt":""},{"text":"<p><strong>Coop&eacute;ration franco-allemande</strong>. Dernier n&eacute; des centres de recherche de Sciences&nbsp;Po, le MaxPo a &eacute;t&eacute; port&eacute; sur les fonts baptismaux en octobre&nbsp;2012. Embl&egrave;me de la coop&eacute;ration franco-allemande[1] en mati&egrave;re de recherche de pointe, sa cr&eacute;ation est le couronnement d&rsquo;une d&eacute;cennie de collaboration scientifique entre le CSO, le CEE, le CERI et l&rsquo;&Eacute;cole doctorale de Sciences&nbsp;Po et leurs partenaires allemands. De multiples initiatives &ndash;&nbsp;&eacute;changes de professeurs et d&rsquo;&eacute;tudiants, organisation de s&eacute;minaires et de workshops communs, instauration de programmes doctoraux joints, financement d&rsquo;un <em>Otto Hahn Junior Research Group on EconomicPatriotism</em> (Cornelia Woll 2009-2012) &agrave; Sciences&nbsp;Po&nbsp;&ndash; ont incit&eacute; leurs instigateurs &ndash;&nbsp;le directeur et le co-directeur de l&rsquo;Institut Max Planck de Cologne (Wolfgang Streeck et Jens Beckert) et des chercheurs de Sciences&nbsp;Po (Patrick Le Gal&egrave;s CEE&nbsp;; Christine Musselin CSO)&nbsp;&ndash; &agrave; cr&eacute;er une structure formelle et p&eacute;renne de recherche. Cette co-production franco-allemande, r&eacute;gie par une convention de cinq&nbsp;ans renouvelable, lie ainsi sur la dur&eacute;e deux partenaires d&rsquo;excellence, la v&eacute;n&eacute;rable Soci&eacute;t&eacute; Max Planck, &agrave; la r&eacute;putation scientifique incontestable et au rayonnement international (cinq centres en Inde, Cor&eacute;e, Canada, Espagne) et Sciences&nbsp;Po, soutenus dans leur entreprise par le Fond AXA pour la recherche qui &ndash;&nbsp;fait remarquable pour un projet de sciences sociales&nbsp;&ndash; a dot&eacute; de deux&nbsp;millions d&rsquo;euros une chaire de recherche permanente. H&eacute;berg&eacute; &agrave; Paris, le centre rassemble une &eacute;quipe internationale de chercheurs titulaires et invit&eacute;s autour de ses deux directrices, la sociologue Marion Fourcade et la politiste Cornelia Woll, et a pour mission de promouvoir les synergies franco-allemandes (organisation d&rsquo;une <em>summerschool</em>, programme doctoral commun, s&eacute;minaires et colloques, politique d&rsquo;&eacute;changes &eacute;tudiants et enseignants).</p>\r\n<p>&nbsp;</p>\r\n<p><strong>Socio-&eacute;conomie</strong>. B&acirc;ti autour d&rsquo;un programme de recherche consacr&eacute; au changement social, le MaxPo s&rsquo;est construit autour d&rsquo;une proposition intellectuelle pluridisciplinaire dont l&rsquo;objectif est d&rsquo;&eacute;tudier les dynamiques crois&eacute;es de l&rsquo;&eacute;conomique, du social, du culturel et du politique face &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute; suscit&eacute;e par l&rsquo;&eacute;conomie de march&eacute; (<em>CopyingwithInstability in MarketSocieties</em>). Dirig&eacute;e par une sociologue et une politiste, toutes deux sp&eacute;cialistes de l&rsquo;&eacute;conomie, le programme s&rsquo;inscrit dans un front pionnier de la recherche, celui de la socio-&eacute;conomie. Fid&egrave;le &agrave; ses origines binationales et &agrave; son &eacute;quipe multinationale[2], le MaxPo s&rsquo;inscrit &eacute;galement dans une perspective comparative, franco-allemande certes, mais incluant &eacute;galement les &Eacute;tats-Unis et le Royaume-Uni. <em>CopyingwithInstability in MarketSocieties</em> s&rsquo;attaque &agrave; un sujet d&rsquo;actualit&eacute; &ndash;&nbsp;les m&eacute;tamorphoses de l&rsquo;&eacute;conomie de march&eacute;&nbsp;&ndash; souvent d&eacute;crit en termes g&eacute;n&eacute;raux et peu probl&eacute;matis&eacute;s de &laquo;&nbsp;lib&eacute;ralisation, d&eacute;r&eacute;gulation, flexibilit&eacute;, financiarisation, privatisation&nbsp;&raquo;. Le projet entend produire une analyse pr&eacute;cise du changement social et des strat&eacute;gies adopt&eacute;es par les acteurs et les institutions pour y r&eacute;pondre. Quelles sont les solutions mises en &oelig;uvre pour g&eacute;rer un monde incertain et instable&nbsp;? Comment les soci&eacute;t&eacute;s et les institutions s&rsquo;organisent-elles face aux risques&nbsp;? Comment les syst&egrave;mes politiques arrivent-ils &agrave; maintenir un semblant d&rsquo;ordre dans un contexte d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; permanente&nbsp;? Variant les &eacute;chelles et les points de vue (de l&rsquo;individu, de la famille, du collectif social (entreprise/syndicat) &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat) et croisant les approches (analyse sociale et culturelle, analyse &eacute;conomique et analyse politique), le projet d&eacute;cline les cons&eacute;quences sociales du n&eacute;olib&eacute;ralisme (accroissement des in&eacute;galit&eacute;s et de la diff&eacute;renciation sociale&nbsp;; reconfiguration des m&eacute;canismes de solidarit&eacute;&nbsp;; d&eacute;clin du <em>welfare state</em> et explosion du cr&eacute;dit et des dettes). Il en explore les cons&eacute;quences &eacute;conomiques (reconfigurations du march&eacute; du travail&nbsp;; exposition accrue des entreprises aux risques de la financiarisation). Il en analyse les cons&eacute;quences politiques (m&eacute;tamorphose de la participation des citoyens et transformation de l&rsquo;action collective&nbsp;; contestation de la d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative&nbsp;; transformation de l&rsquo;&Eacute;tat et des modalit&eacute;s de l&rsquo;action publique). Surtout, il d&eacute;crit les m&eacute;canismes de r&eacute;gulation mis en place &agrave; la fois par les acteurs et par les institutions. En &eacute;tudiant finement, non seulement les ph&eacute;nom&egrave;nes de d&eacute;structuration, mais &eacute;galement de reconfiguration et de r&eacute;ajustement, ainsi qu&rsquo;en insistant sur les interactions entre sph&egrave;res politique et &eacute;conomique, les chercheurs du MaxPo esp&egrave;rent produire des analyses originales et complexe du changement social.</p>\r\n<div>&nbsp;</div>\r\n<div><em>Marie Scot &copy; tous droits r&eacute;serv&eacute;s</em></div>\r\n<div><br clear=\"all\" /><hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" />\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[1] L&rsquo;Allemagne est le premier partenaire scientifique et technologique de la France en Europe et le deuxi&egrave;me apr&egrave;s les &Eacute;tats-Unis.</p>\r\n</div>\r\n<div>\r\n<p class=\"notedebasdepage\">[2] Mobilisation de chercheurs franco-allemands (Cornelia Woll) et franco-am&eacute;ricains (Marion Fourcade) et d&rsquo;invit&eacute;s &eacute;trangers (sept visitingprofessors en 2012-13).</p>\r\n</div>\r\n</div>","title":"Le Centre MaxPo","related_ressources":"<ul>\r\n<li>Archives de Sciences Po&nbsp;: Conseil d&rsquo;administration FNSP et Conseil de direction IEP.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li>Plaquettes MaxPo, pr&eacute;sentation du projet scientifique, novembre 2012.</li>\r\n</ul>\r\n<ul>\r\n<li><a href=\"/ecole-doctorale/content/maxpo\" target=\"_blank\">Site du Centre MaxPo</a></li>\r\n</ul>","slug":"le-centre-maxpo","lang":"fr","excerpt":"Dernier né des centres de recherche de la FNSP, le Max Planck Sciences Po Center for CopingwithInstability in MarketSocieties (MaxPo), témoigne des synergies franco-allemandes en matière de recherche de pointe."}],"thumbnail":"logo_maxpo.jpg","media":[{"id":"133","image":"maxpo_new.jpg","type":"image","video_id":"","media_translations":[{"lang":"en","title":null,"text":"","legend":""},{"lang":"fr","title":null,"text":"","legend":"Marion Fourcade et Cornelia Woll, co-directice du Centre MaxPo (©DR - ©Thomas Arrivé/Sciences Po)"}]}],"portrait_category":[],"event_categorys":[{"color":"D91A2A","translations":[{"title":"Institution","lang":"en"},{"title":"Institution","lang":"fr"}]},{"color":"88A33E","translations":[{"title":"Research","lang":"en"},{"title":"Recherche","lang":"fr"}]},{"color":"8E3557","translations":[{"title":"Internationalisation","lang":"en"},{"title":"Internationalisation","lang":"fr"}]}],"related":[{"brick_id":"125"},{"brick_id":"126"}],"comment":"","date_start":"2012-01-01"},{"id":"140","slug":"directorat-frederic-mion-2013-2021","type":"event","lastname":null,"firstname":null,"format":"big","miniature":null,"translations":[{"text":"","title":"","related_ressources":"","slug":"52","lang":"en","excerpt":""},{"text":"","title":"Directorat Frédéric Mion (2013-2021)","related_ressources":"","slug":"directorat-frederic-mion-2013-2021","lang":"fr","excerpt":"Le 1er mars 2013, Frédéric Mion est élu à la tête de Institut d'études politiques de Paris, succédant ainsi à Richard Descoings. 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Il est nommé directeur de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), et administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques par un décret du président de la République et un arrêté de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. 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