{"id":15088,"date":"2024-09-06T15:38:07","date_gmt":"2024-09-06T13:38:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/?p=15088"},"modified":"2024-10-08T22:14:11","modified_gmt":"2024-10-08T20:14:11","slug":"que-deviennent-les-partis-politiques-en-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/que-deviennent-les-partis-politiques-en-europe\/","title":{"rendered":"Que deviennent les partis politiques en Europe ?"},"content":{"rendered":"<p>Effondrement \u00e9lectoral de vieux partis jadis dominants, d\u00e9clin du nombre d\u2019adh\u00e9rents, \u00e9rosion de la confiance que leur accordent les citoyens : les partis politiques sont-ils devenus ringards ? Ils seraient plut\u00f4t en pleine transformation, comme en attestent <a href=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/centre-etudes-europeennes\/fr\/chercheur\/florence-haegel.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Florence Haegel<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.pacte-grenoble.fr\/fr\/simon-persico\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Simon Persico<\/a>.<br \/>\n<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-15089\" src=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58-203x300.png\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58-203x300.png 203w, https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58-99x146.png 99w, https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58-34x50.png 34w, https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58-51x75.png 51w, https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Screenshot-2024-09-06-at-15-17-37-CONF-9782802767534_1.png-Image-PNG-800-\u00d7-1200-pixels-Redimensionnee-58.png 593w\" sizes=\"(max-width: 203px) 100vw, 203px\" \/>Sp\u00e9cialistes des partis, respectivement au Centre d\u2019\u00e9tudes europ\u00e9ennes et de politique compar\u00e9e et au laboratoire Pacte (Sciences Po Grenoble \u2014 UGA), ils ont r\u00e9cemment co-dirig\u00e9 un trait\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence de plus de 1000 pages \u2014<span class=\"base\" data-ui-id=\"page-title-wrapper\"><em>Partis politiques<\/em>\u00a0<\/span> \u2014 rassemblant les contributions d\u2019une trentaine de sp\u00e9cialistes. Son ambition : pr\u00e9senter de mani\u00e8re compl\u00e8te, comparative et pluraliste \u00e0 un public francophone les derniers travaux internationaux sur ces organisations qui demeurent incontournables dans les d\u00e9mocraties repr\u00e9sentatives. Entretien.<\/p>\n<h4>Cet ouvrage prend acte de transformations profondes des partis politiques. Quelles sont celles qui vous apparaissent les principales ?<\/h4>\n<p><strong>Simon Persico<\/strong> : Il semble que nous soyons sortis d\u2019une sorte d\u2019\u00e2ge d\u2019or des partis, o\u00f9 r\u00e9gnaient un petit nombre de partis de masse, les partis sociaux-d\u00e9mocrates, conservateurs, chr\u00e9tiens-d\u00e9mocrates. Ils avaient des revenus, des adh\u00e9rents en nombre et une capacit\u00e9 \u00e0 structurer les r\u00e9gimes politiques du fait de leur alternance au pouvoir.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le paysage est plus flou, plus instable. On a vu appara\u00eetre de nouveaux partis, mais on voit aussi cro\u00eetre l\u2019abstention. Les citoyens et citoyennes se d\u00e9sint\u00e9ressent des partis ou n\u2019y accordent plus beaucoup confiance. Il y a aussi eu un d\u00e9clin du nombre d\u2019adh\u00e9rents, particuli\u00e8rement marqu\u00e9 en France. Les partis peuvent donc sembler des institutions un peu vieillottes, mais en m\u00eame temps, on ne peut se passer d\u2019eux, car ce sont encore eux qui contr\u00f4lent qui peut acc\u00e9der au pouvoir, autour de quelles id\u00e9es, d\u00e9finissent les p\u00e9rim\u00e8tres d\u2019alliances qui peuvent s\u2019op\u00e9rer entre les diff\u00e9rents partis pour gouverner sous forme de coalitions.<\/p>\n<p><strong>Florence Haegel<\/strong> : Une autre transformation d\u00e9battue dans cet ouvrage est celle de ce qu\u2019on a appel\u00e9 la \u00ab cartellisation \u00bb des partis politiques. Au milieu des ann\u00e9es 1990, deux sp\u00e9cialistes des partis, les politistes Richard S. Katz et Peter Mair, ont constat\u00e9 que les partis s\u2019\u00e9taient affaiblis, mais avaient partiellement compens\u00e9 cet affaiblissement en se rapprochant de l\u2019\u00c9tat (ce faisant, ils se sont aussi \u00e9loign\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9). Ces partis proches de l\u2019\u00c9tat, souvent financ\u00e9s par des dotations publiques, ont en quelque sorte verrouill\u00e9 la comp\u00e9tition, emp\u00eachant l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux acteurs dans le syst\u00e8me partisan.<br \/>\n\u00c0 pr\u00e9sent, on peut raisonnablement formuler l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019on est dans une p\u00e9riode de post-cartellisation. Je citerai deux \u00e9volutions qui nuancent la th\u00e8se de la cartellisation. Premi\u00e8rement, on a assist\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de partis qui ne sont plus proches de l\u2019\u00c9tat, mais plut\u00f4t du march\u00e9 : des <em>business parties<\/em>, fond\u00e9es par des dirigeants d\u2019entreprises priv\u00e9es. C\u2019est le cas par exemple en Europe de l\u2019Est (en R\u00e9publique tch\u00e8que, Lituanie, Pologne), mais on l\u2019avait vu aussi en Italie avec Silvio Berlusconi. On retrouve \u00e9galement cette forme partisane en Am\u00e9rique latine : par exemple au Panama, Ricardo Martinelli a \u00e9t\u00e9 Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de 2009 \u00e0 2014 en fondant un parti li\u00e9 \u00e0 sa holding qui intervient dans le domaine des supermarch\u00e9s, des m\u00e9dias, etc. Cette exp\u00e9rience s\u2019est conclue par sa condamnation pour corruption. Deuxi\u00e8mement, des partis qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des outsiders, essentiellement les partis de la droite radicale populiste, sont parvenus \u00e0 se placer au centre du jeu.<\/p>\n<h4>Cette dynamique ascendante des partis d\u2019extr\u00eame droite en Europe n\u2019est-elle pas une \u00e9volution marquante ?<\/h4>\n<p><strong>Simon Persico <\/strong>: Sur la dynamique des partis d\u2019extr\u00eame droite ou de droite radicale, il est clair qu\u2019on est dans une tendance lourde. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 enseigner la science politique, il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, j\u2019avais pour habitude de dire que certains pays d\u2019Europe de l\u2019Ouest \u00e9taient \u00ab pr\u00e9munis \u00bb contre l\u2019extr\u00eame droite : c\u2019\u00e9tait vrai pour l\u2019Allemagne, pour l\u2019Espagne et pour le Portugal. En Allemagne, c\u2019est termin\u00e9 depuis au moins cinq ans. Et au Portugal, l\u2019extr\u00eame droite a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019\u00e9tablir \u00e0 plus de 10 % des suffrages aux derni\u00e8res \u00e9lections l\u00e9gislatives, en mars 2024.<br \/>\n\u00c0 pr\u00e9sent, tous les pays d\u2019Europe, \u00e0 l\u2019Ouest comme \u00e0 l\u2019Est, sont concern\u00e9s par cette dynamique des partis de droite radicale \u2014 qui dans certains cas acc\u00e8dent m\u00eame au pouvoir, une hypoth\u00e8se qui apparaissait vraiment peu probable il y a ne serait-ce que cinq ans !<\/p>\n<p><strong>Florence Haegel<\/strong> : Ce que l\u2019on peut souligner \u00e0 propos des partis d\u2019extr\u00eame droite, c\u2019est que, malgr\u00e9 cette dynamique commune, ils ne forment pas du tout une famille homog\u00e8ne. On le constate si l\u2019on suit leurs prises de position \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des institutions europ\u00e9ennes : ils ont du mal \u00e0 se mettre d\u2019accord sur un certain nombre de sujets, y compris sur les politiques d\u2019immigration.<br \/>\nSur un autre plan, celui de leur organisation, il y a l\u00e0 aussi une certaine vari\u00e9t\u00e9. Certains partis d\u2019extr\u00eame droite sont tr\u00e8s implant\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 : par exemple des partis tr\u00e8s radicaux comme Aube Dor\u00e9e en Gr\u00e8ce ou CasaPound en Italie d\u00e9veloppent des activit\u00e9s sociales (distribution alimentaire, mobilisation dans le secteur du logement). D\u2019autres au contraire sont simplement des partis digitaux \u2014 on cite souvent le cas aux Pays-Bas du parti de Geert Wilders qui n\u2019a pas d\u2019adh\u00e9rents. Certains partis comme le Rassemblement national sont fond\u00e9s sur des filiations familiales, des h\u00e9ritages \u2014 et l\u2019on parle alors de forme patrimoniale \u2014 et d\u2019autres pas du tout.<\/p>\n<h3>On semble assister aussi \u00e0 une conflictualit\u00e9 croissante du monde politique\u2026<\/h3>\n<p><strong>Simon Persico<\/strong> : Parmi les grandes transformations \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le syst\u00e8me de partis europ\u00e9en, on observe l\u2019apparition de nouvelles lignes de conflits, ce que Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan ont appel\u00e9 des clivages. Deux nouveaux clivages sont li\u00e9s \u00e0 la mondialisation. Cette derni\u00e8re a une dimension d\u2019ouverture des fronti\u00e8res, avec des populations et des marchandises qui voyagent, mais elle peut aussi avoir un impact sur l\u2019environnement et sur le rapport des citoyens \u00e0 celui-ci.<br \/>\nD\u2019une part, la globalisation a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9veloppement des partis de droite radicale autour du conflit entre les gagnants et les perdants de la mondialisation.<br \/>\nD\u2019autre part, l\u2019une des hypoth\u00e8ses de travail est que la mondialisation a aussi provoqu\u00e9 un clivage entre l\u2019\u00e9cologie et le productivisme. Rest\u00e9 longtemps sous-politis\u00e9 parce que les enjeux n\u2019\u00e9taient pas tr\u00e8s pr\u00e9gnants, ce clivage devient aujourd\u2019hui beaucoup plus visible, comme l\u2019ont r\u00e9cemment illustr\u00e9 les manifestations d\u2019agriculteurs en Europe, fin 2023 et d\u00e9but 2024. Les questions d\u2019\u00e9cologie deviennent de plus en plus conflictuelles dans les d\u00e9mocraties europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p><strong>Florence Haegel<\/strong> : La question des conflits est primordiale quand on s\u2019int\u00e9resse aux partis politiques. On l\u2019aborde aussi \u00e0 travers le concept de polarisation, c\u2019est-\u00e0-dire le fait qu\u2019il y ait une distance de plus en plus grande entre les p\u00f4les partisans.<br \/>\nComme souvent lorsqu\u2019on \u00e9tudie les partis politiques, cette th\u00e8se de la polarisation partisane vient des \u00c9tats-Unis. Depuis la fin des ann\u00e9es 60 aux \u00c9tats-Unis on a insist\u00e9 sur le fait que les gens s\u2019identifiaient de moins en moins \u00e0 un parti ou \u00e0 un camp politique et que les positions partisanes se rapprochaient du centre. Mais avec le trumpisme, on s\u2019est rendu compte qu\u2019il existait non seulement des forces centrifuges au sein du syst\u00e8me partisan \u00e9tatsunien, mais qu\u2019\u00e9mergeaient des oppositions tr\u00e8s fortes chez les \u00e9lecteurs. Par exemple, certains sont des aficionados de Donald Trump et d\u2019autres de farouches anti-Trump, qui font que l\u2019on peut en venir \u00e0 se d\u00e9tester entre R\u00e9publicains et D\u00e9mocrates \u2014 c\u2019est pourquoi on parle aujourd\u2019hui de polarisation <em>affective<\/em>.<br \/>\nEst-ce qu\u2019on a le m\u00eame mouvement en Europe ? En France, on voit bien cette dynamique \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Le rapport aux partis se fonde rarement sur un lien positif, une adh\u00e9sion, mais s\u2019exprime de mani\u00e8re n\u00e9gative, par un rejet de certains partis. De nombreux \u00e9lecteurs se rep\u00e8rent par le rejet : ils sont anti-RN, anti-LFI, parfois anti- Macron, parfois m\u00eame anti-\u00c9colo. Avec diverses tentatives de \u00ab faire barrage \u00bb, au RN ou \u00e0 LFI, les derni\u00e8res \u00e9lections l\u00e9gislatives en France en ont fourni un exemple \u00e9clatant.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Propos recueillis par V\u00e9ronique \u00c9tienne, charg\u00e9e de m\u00e9diation scientifique au CEE<\/em><\/p>\n<h3>R\u00e9f\u00e9rence<\/h3>\n<p>Haegel, Florence et Persico, Simon (dir.) <span class=\"base\" data-ui-id=\"page-title-wrapper\"><em><a href=\"https:\/\/www.larcier-intersentia.com\/fr\/partis-politiques-9782802767534.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Partis politiques<\/a><\/em><\/span>. Bruxelles : Bruylant, collection \u00ab Trait\u00e9s de science politique \u00bb, 2023, 1014 p.<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage s\u2019organise en quatre grandes parties. La premi\u00e8re porte sur la naissance et la transformation historique des partis politiques. La deuxi\u00e8me pr\u00e9sente la mani\u00e8re dont ils s\u2019inscrivent dans des environnements institutionnel, m\u00e9diatique, ou encore financier qui encadrent leur action. La troisi\u00e8me s\u2019int\u00e9resse aux principales activit\u00e9s partisanes. La quatri\u00e8me et derni\u00e8re partie propose un \u00e9clairage comparatif centr\u00e9 sur des enjeux et objets contemporains.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.larcier-intersentia.com\/fr\/partis-politiques-9782802767534.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">En savoir plus et c<\/a><a href=\"https:\/\/www.larcier-intersentia.com\/fr\/partis-politiques-9782802767534.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">onsulter la table des mati\u00e8res compl\u00e8te<\/a><\/p>\n<pre><a href=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/centre-etudes-europeennes\/fr\/chercheur\/florence-haegel.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Florence Haegel<\/strong><\/a> est professeure de science politique \u00e0 Sciences Po, membre du <a href=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/centre-etudes-europeennes\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre d\u2019\u00e9tudes europ\u00e9ennes et de politique compar\u00e9e<\/a> (CEE). Ses recherches portent sur les partis politiques (en particulier la droite partisane fran\u00e7aise) et sur les processus de politisation, socialisation et participation politiques. Elle pr\u00e9side actuellement le Conseil scientifique de Sciences Po apr\u00e8s avoir dirig\u00e9 le CEE et le D\u00e9partement de science politique de l\u2019institution.\r\n\r\n<a href=\"https:\/\/www.pacte-grenoble.fr\/fr\/simon-persico\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Simon Persico<\/strong><\/a> est professeur de science politique \u00e0 Sciences Po Grenoble, rattach\u00e9 au laboratoire Pacte. Ses travaux de recherche portent sur le changement des syst\u00e8mes partisans en Europe de l\u2019Ouest, l\u2019impact des partis sur les politiques publiques, le respect des promesses \u00e9lectorales, et les \u00e9volutions de l\u2019\u00e9cologie politique. Il est <a href=\"https:\/\/www.sciencespo.fr\/centre-etudes-europeennes\/fr\/actualites\/simon-persico-2014\/#node-38519\">docteur du CEE<\/a>, o\u00f9 il a soutenu sa th\u00e8se en 2014 sous la direction de Florence Haegel.<\/pre>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Effondrement \u00e9lectoral de vieux partis jadis dominants, d\u00e9clin du nombre d\u2019adh\u00e9rents, \u00e9rosion de la confiance que leur accordent les citoyens : les partis politiques sont-ils<span class=\"excerpt-hellip\"> [\u2026]<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":15094,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[317,18,344],"tags":[68,83],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15088"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15088"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15088\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15182,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15088\/revisions\/15182"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15094"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15088"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15088"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencespo.fr\/research\/cogito\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15088"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}