Études de cas

  • "Les études de cas"

    Esther Rogan, responsable pédagogique - Policy Lab :

    Les études de cas sont un module de pédagogie active qui a été mis en place par l'École d'Affaires Publiques pour tous les étudiants en deuxième année de Master à l'école.

    Dominique de Font-Réaulx, enseignante à Sciences Po :

    Ça les met dans une position qui est très proche de celles qu'on peut avoir dans la vie courante, où on n'a pas un exercice donné, mais où tout le monde interagit avec nous.

    Esther Rogan, responsable pédagogique - Policy Lab :

    À partir de la lecture d'un cas, l'enjeu pour les étudiants est de comprendre les intérêts des acteurs en présence et ce, à travers notamment des simulations, des jeux de rôle.

    Dominique de Font-Réaulx, enseignante à Sciences Po :

    Par exemple, pour donner un cas concret, admettons que je décide de faire une exposition. Qu'ils décident dans le cas d'avoir une exposition sur un sujet donné autour du musée Delacroix.

    C'est de voir, non seulement comment on construit le projet, mais comment on va le présenter.

    Et comment le présenter, se fait en tenant compte des forces en présence. Ceux qui vont pouvoir nous soutenir, ceux qui vont être contre nous pour des raisons x,y, ceux qui vont financer, ceux qui au contraire vont dire "Ça va coûter trop cher".

    Si, dans la vie réelle, on veut monter un projet d'exposition, on a tous ces acteurs-là présents.

    Hélène Périvier, enseignante à Sciences Po :

    Dans ce "case study" nous travaillons avec les étudiants sur une politique mise en place chez Apple et Facebook qui consiste à prendre en charge le coût de la congélation des ovocytes des employées dans ces entreprises.

    C'est un vrai challenge pour les enseignants car c'est très différent d'un cours traditionnel, mais ça crée une vraie dynamique dans la classe, un échange très riche entre les étudiants et entre l'enseignante et les étudiants.

    Olivier Rozenberg, professeur à Sciences Po :

    En 2015, le Parlement a voté la loi Macron. Ça a pris plusieurs mois, c'est un débat qui a été difficile, puisque l'article 49-3 a été utilisé.

    Et le cas qu'on fait avec les étudiants consiste à revivre des étapes-clé de cette procédure législative, dans le but de mieux connaître le Parlement, comment est-ce que le Parlement examine et vote les lois, et aussi de réfléchir aux transformations économiques de la gouvernance de la France.

    Léopold Hourquet, étudiant à l'École des Affaires Publiques :

    Moi j'ai été le meneur des députés communistes, donc j'étais un fervent opposant à la loi. Ça permet vraiment de se mettre à la place des parlementaires qui ont pu faire ça.

    Dominique de Font-Réaulx, enseignante à Sciences Po :

    C'est très intéressant parce qu'ils commencent à comprendre que la forme compte, que la posture compte, que l'attitude compte, qu'on n'est pas gagnant tout seul, qu'il faut aller chercher des alliés.


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Pleinement inscrite au sein du projet pédagogique de L'École d’affaires publiques, l’étude de cas est une pédagogie active visant à immerger les étudiants au cœur d’une situation complexe. Les membres de la faculté permanente et les professionnels spécialisés ont élaboré des cas pratiques et spécifiques, fondés sur leur expertise et leurs recherches : les étudiants ont ainsi la possibilité de comprendre et d'évaluer un processus de prise de décision ou de mise en œuvre dans différents secteurs (privé ou public). 

Les étudiants développent des compétences théoriques et pratiques en matière de négociation et de gestion des conflits. Certaines études de cas sont substantielles (développement numérique ou environnemental), d'autres axées sur des secteurs spécifiques (gestion culturelle ou innovation sociale), d’autres encore sur des contextes particuliers (administration publique française et système juridique).

Comment ça marche ? 

Chaque semestre, le contenu des cours est renouvelé afin de proposer une offre pédagogique directement liée aux enjeux d'actualité. Le module est obligatoire et constitue une obligation de scolarité en 2e année : il s’agit d’un module de Tronc Commun qui se solde par l’obtention de 4 crédits ECTS. Il se déroule pendant le semestre d’automne (semestre 3) et compte 6 séances de 2h chacune, soit 12h au total. Les séances ont lieu une semaine sur deux pour permettre aux étudiants de travailler en autonomie entre chaque séance. 

Consulter la liste des études de cas proposées en 2019-2020 (uniquement au semestre 3).

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