Découvrez la troisième édition de la simulation « Richelieu 3.0 – stratégie maritime »

19 septembre 2018
  • © Sciences Po© Sciences Po

La troisième édition de la simulation « Richelieu 3.0 – stratégie maritime » s’est tenue le 19 septembre dernier dans les locaux de Mines ParisTech. 


Ressemblant plus de 50 étudiants et trois institutions – L'École d'Affaires publiques de Sciences Po, HEC, Mines ParisTech – le défi de cette année consistait à créer une « Station M », un incubateur fictif mettant les nouvelles technologies à Marseille au service de la protection des biens communs dans la Méditerranée, faisant de la France une « start-up nation maritime ». Selon le modèle des simulations développé par le projet FORCCAST, ce scénario implique de se confronter à des controverses politiques, socio-économiques et scientifiques autour des objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.  


Après une conférence préparatoire la veille, les étudiants ont incarné pendant toute une journée des rôles diversifiés dans une série de situations : personnel politique, haute administration, grandes entreprises, PME et start-up, associations, acteurs méditerranéens, etc. 

 

À la fin de la journée, les étudiants ont pu présenter le résultat de leurs négociations devant un jury composé de François Baroin, ancien Ministre, Philippe Louis-Dreyfus, Président du groupe Louis-Dreyfus Armateurs et Fabrice Le Saché, vice-Président et porte-parole du MEDEF.


Cette simulation s’inscrit dans le cadre du développement des activités du Policy Lab de l’Ecole d’Affaires publiques. Elle incite également à réfléchir à cette réflexion prêtée à Richelieu : « Les larmes de nos souverains ont souvent le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée. »

 

Compte-rendu de la simulation par les étudiants de l'École d'Affaires publiques

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Étudiante et mère : mode d'emploi

Camille Viros, mère de trois filles et jeune diplômée
  • Camille Viros et ses trois enfants ©Camille VirosCamille Viros et ses trois enfants ©Camille Viros

Sciences Po compte parmi les dix “HeforShe Champions” universitaires choisis par l’ONU Femmes pour leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes. Lors du Sommet annuel HeforShe du 26 septembre 2018, le directeur Frédéric Mion reviendra notamment sur nos actions en faveur de la parentalité. L’occasion pour nous de partager l’histoire inspirante d’une de nos étudiantes : Camille Viros, jeune diplômée de la promotion 2018, est aussi mère de trois enfants. Comment concilier vie étudiante et vie de famille ? Elle nous a raconté son expérience. 

Vous venez d'être diplômée de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et vous êtes également mère de trois enfants. Est-ce que vous éprouvez une fierté particulière d’avoir réussi à jongler avec ces deux responsabilités ?

Je ne me sens pas différente ni spéciale par rapport aux autres diplômés ! Je reconnais qu’étudier quand on a des enfants représente parfois un sérieux défi... Mais je ne suis pas la seule à avoir des contraintes : la situation personnelle peut compliquer ou enrichir la vie de n’importe quel étudiant...

Quel a été votre plus grand défi en tant que mère et étudiante ? Avez-vous eu de bonnes surprises ? Vous sentiez-vous soutenue par vos camarades ?

Le plus grand défi était probablement de jongler entre les obligations familiales avec trois jeunes enfants à la maison, et un programme de master à temps plein avec ses propres contraintes : dissertations à écrire, projets collectifs à coordonner, révisions pour les examens. En fait, je pense que ça n’est pas très différent de la vie d’une mère qui travaille, avec une difficulté supplémentaire : devoir étudier le soir après avoir couché les enfants ou pendant les week-ends. Une fois que j’ai réussi à trouver l'équilibre entre ces deux vies, mon quotidien est devenu beaucoup plus facile.

Mais c’était aussi une expérience souvent très positive ! Par exemple, mes filles adoraient dire à leurs enseignants et amis que leur maman allait à l'école, elle aussi. J’ai aussi pu organiser mes cours à Sciences Po pour pouvoir aller chercher mes filles à l'école presque tous les jours, et me rendre souvent disponible pour les réunions parents-professeurs. Je me sentais également soutenue par mes enseignants à Sciences Po. Il y a eu ce jour où j’ai dû amener une de mes filles aux urgences alors que j’avais un devoir à rendre. Mon mari était en déplacement, c'était impossible de finir le papier à temps. J’ai expliqué la situation à mon professeur et il m’a donné un délai supplémentaire.

Existe-t-il des idées reçues ou des stéréotypes sur les étudiants qui sont aussi parents ?

Je ne me suis jamais sentie jugée par les autres étudiants et je n’ai jamais été confrontée à des stéréotypes négatifs sur les étudiants-parents à Sciences Po. Mes camarades étaient souvent étonnés d’apprendre que j’avais trois enfants, mais je ne me suis jamais sentie mal à l'aise à cause de ça - au contraire. Je crois que les stéréotypes sur les parents sont plus positifs que négatifs : les autres étudiants décrivaient souvent les parents comme des personnes bien organisées, efficaces, et capables de faire plusieurs tâches en même temps. De manière plus large, je crois qu’en montrant qu’ils peuvent réussir leurs études aussi bien que les autres, les étudiants qui ont des enfants peuvent contribuer à une meilleure intégration et compréhension de la parentalité dans le milieu professionnel.

Avez-vous rencontré d’autres parents-étudiants au cours de vos études ? Existe-t-il une communauté à Sciences Po ?

Oui, j’ai rencontré d’autres parents à Sciences Po. Parmi les 27 étudiants de mon Master of Public Affairs (MPA), il y avait quatre autre parents : deux pères et deux mères. C'était vraiment génial de pouvoir échanger avec des étudiants dans la même situation que moi. Nous plaisantions souvent entre nous avec nos histoires, comme devoir s’occuper d’un enfant qui refuse de dormir alors qu’on a un papier à boucler avant minuit. Il n’y a pas de communauté en soi mais Sciences Po a un service d'égalité femmes-hommes très actif. Il organise aussi un événement annuel qui s'appelle « Sciences Mômes », une journée où les salariés ainsi que les étudiants peuvent amener leurs enfants sur le campus, et participer à des ateliers de réflexion sur la parentalité. Je trouve que c’est une initiative formidable de la part de Sciences Po : cela m’a vraiment donné le sentiment de faire partie d’une communauté.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs étudiants qui sont aussi des parents ?

Soyez organisés ! Essayez de vous entourer de personnes sur lesquelles vous pouvez compter et qui peuvent être disponibles  en cas besoin : votre compagnon, les grands-parents, une nounou, etc. Si vous avez envie de suivre une formation à Sciences Po, foncez et ne vous laissez pas freiner par le fait d’avoir des enfants. Ce sera intense et exigeant, mais vous vous en sortirez et cette expérience sera une des plus enrichissantes de votre vie ! En plus, Paris est une ville fantastique pour les enfants, avec beaucoup d'écoles internationales, de garderies, et un excellent système de santé. Je vous souhaite bonne chance ! Et n'hésitez pas à me contacter si jamais vous avez besoin d’aide ou de conseils !

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Nouveau Mooc : Entreprendre dans le milieu culturel

  • Entreprendre dans le milieu culturel ©Sciences PoEntreprendre dans le milieu culturel ©Sciences Po

Le Mooc « Entreprendre dans les industries culturelles à l’ère du numérique »  conçu par l’École d’affaires publiques de Sciences Po avec le ministère de la Culture s’adresse à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat culturel contemporain : étudiants, jeunes diplômés, entrepreneurs, professionnels de la culture, etc.

Rassemblant plus de 90 contributeurs - experts, créateurs, avocats -  ce Mooc disponible dès maintenant sur Coursera apporte les connaissances variées et compétences indispensables aux futurs entrepreneurs. Le parcours pédagogique s’organise autour de 8 séances comprenant vidéos d’enseignements et vidéos de témoignages. Elles abordent les enjeux et spécificités de l’entrepreneuriat dans la culture en passant par les défis et opportunités engendrés par la transformation numérique du secteur.  Il apporte des outils, méthodes et compétences indispensables pour créer et développer une structure culturelle dans six domaines : la musique enregistrée, le cinéma, l’édition, les médias, l’audiovisuel et les jeux vidéo.

Le Mooc était présenté pour la première fois le 19 septembre à Sciences Po lors d’une soirée de lancement :

Ce projet s’inscrit dans la stratégie générale de l’École d’affaires publiques qui vise à former les futurs décideurs et managers du secteur public et privé, et ce, particulièrement à travers deux spécialités – Culture et Cultural Policy & Management. Aujourd’hui, près de 250 étudiants par an sont ainsi formés chaque année, avec plus de vingt nationalités représentées.

S'inscrire au Mooc sur la plateforme Coursera

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Une rentrée sous le thème de l'insertion professionnelle pour nos Master 2 !

  • Une rentrée sous le thème de l'insertion professionnelle pour nos Master 2 !Une rentrée sous le thème de l'insertion professionnelle pour nos Master 2 !

Forte de sa volonté à renforcer l'accompagnement de ses étudiants en Master 2 dans la définition de leur projet professionnel, l'École d'Affaires publiques a mis en place en 2017 une communauté de référent(e)s carrières, constituée de personnalités de la sphère publique et privée, dont la mission principale est d'écouter, d'orienter et de conseiller chaque étudiant sur leurs perspectives de carrières.

La transmission constitue le cœur de métier d'une université et nous considérons cet accompagnement professionnalisant comme un pendant tout aussi important que les savoirs fondamentaux transmis dans le cadre des enseignements des masters de l'École. 

 

Aussi, la réunion de rentrée pour nos Master 2 s'est tenue le mercredi 5 septembre sous la forme de rencontres entre les étudiants et les référents carrières qui leur ont été attribués pour toute l'année universitaire.

 

 

Nous remercions chaleureusement l'ensemble de cette communauté pour leur engagement auprès de nos étudiants.

  • Emma Archer, Consultante, French American Foundation 
  • Morgane Augé, Directrice affaires publiques, Areva
  • Claire Berger-Vachon, Responsable des relations internationales à la Direction des Affaires Culturelles, Mairie de Paris
  • Luc Bouniol-Laffont, Chef du service culture, et directeur de l'auditorium, Musée d'Orsay
  • Mathilde Bras, Services du Premier ministre, Etalab
  • Dominique De Font-Réaulx, Directrice du Musée National Eugène Delacroix, et conservateur en chef au Musée du Louvre
  • Jennifer Bouaziz, Sous-directrice, Ministère de la santé, Direction de la sécurité sociale
  • Elodie Boulch, Economiste, Agence des Participations de l’État
  • Louis-Alexis Chenat, Conseiller en financement publics
  • André Confiado, Consultant ONU UN Envrionment
  • Fanny Corman, Chef de projet senior en transformation d'entreprise, YTAE
  • Patrick Devaux, Vice president Market Intelligence, Airbus Group
  • Domitille Fafin, Directrice de la communication et des affaires publiques, L'Oréal France
  • Guillaume Farde, Directeur de la stratégie et de la communication, Groupe Risk&Co
  • Pierre Gallet, Sous-directeur de l'URSSAF Ile de France
  • Nicolas Guerrero, Avocat
  • Myriam Hammami, Responsable Ressources Hunmaines, AFD
  • Arnaud Lavit d'Hautefort, Associé YTAE, conseil en management
  • Guillaume Lecaros de Cossio, Policy advise, secretary-general, OCDE
  • Patrick Martin-Genier, Premier conseiller au tribunal administratif de Paris
  • Jean-Christophe Ménard, Avocat, Cabinet Ménard
  • Jacqueline Pacaud, Commission européenne 
  • Brigitte Rischard, Directrice du Pôle Carrières Alumni Sciences Po
  • Nicolas Sfez, Avocat Droit public des affaires
  • Patrick Trannoy, Responsable de l’Économie Solidaire et Circulaire à la Ville de Paris
  • Pierre Verlyck, Responsable du développement, Institut Choiseul
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Florence Parly à l'École d'affaires publiques

La leçon inaugurale de la ministre des Armées
  • Florence Parly ©Ministère des ArméesFlorence Parly ©Ministère des Armées

Pour sa rentrée solennelle, L'École d’affaires publiques recevait vendredi 31 août 2018 Florence Parly, ministre des armées, pour un échange avec les étudiants, qu'elle a placé sous le thème de l'engagement.

“Il y a mille et une façons de s’engager”, a rappelé la ministre, dans un monde où les nouvelles technologies dessinent une “nouvelle frontière”- pour reprendre la formule de John Kennedy - et où le multilatéralisme n’est plus considéré comme un acquis intangible. Évoquant, très émue, le souvenir des obsèques d’un soldat mort pour la France, une semaine après son arrivée au Ministère, elle a évoqué la question du “sens” de ce sacrifice. “Que dire à la famille d’un garçon qui a fait don de lui pour la France ? Ce qu’ils m’ont dit à moi, c’est qu’ils étaient fiers. Ils m’ont envoyé un cadeau par la suite, des colliers de coquillage que je garde sur mon bureau et qui me rappellent chaque matin que derrière les décisions que nous prenons, ce sont des hommes et des femmes qui mettent leur vie en jeu, des familles qui attendent avec angoisse.”

"N'ayez pas peur de l'engagement politique"

Plaidant pour une Europe plus forte comme seul moyen d’acquérir une “autonomie stratégique”, la ministre a appelé les étudiants à “donner du sens” à leur engagement pour l’Europe, et à ne pas avoir peur de l’engagement politique. “Vous aurez la chance d’avoir plusieurs vies professionnelles ; je vous encourage à saisir cette chance pour tester, pour échouer, pour passer du public au privé. Je vous souhaite de savoir pour quoi et pour qui vous travaillez.”

Biographie

(source : Ministère des Armées)

Florence Parly est née à Boulogne-Billancourt le 8 mai 1963. Après des études à Sciences Po et l'ENA (promotion Fernand Braudel), elle intègre le corps des administrateurs civils à la Direction du budget.

De 1991 à 1993, elle devient conseillère technique au ministère de la Fonction publique, au ministère de l’Équipement et du Logement, puis au ministère de l’Intérieur. Elle retrouve l'administration en 1993 en devenant successivement à la Direction du budget Chef des bureaux de la protection sociale et de la sécurité sociale (1993), de l’équipement, du logement, de la ville et de l’aménagement du territoire (1994 – 1995) et enfin de la culture et de l’audiovisuel (1995 – 1997).

En 1997, elle rejoint le cabinet du Premier ministre, Lionel Jospin, en tant que conseillère pour les affaires budgétaires. Elle est nommée en 2000 secrétaire d'Etat au Budget, mission qu'elle remplira jusqu'en 2002.

Après ce passage au gouvernement, Florence Parly devient chargée de mission à l'Agence France Trésor de 2003 à 2004 puis Présidente du directoire de l’Agence régionale de développement de l’Ile de France jusqu'en 2006.

Elle choisit alors de se tourner vers l’entreprise et certains des plus grands groupes industriels et de transport français. Elle rejoint le groupe Air France en 2006 où elle occupe les postes de Directrice de la Stratégie d’investissement (2006 – 2008), puis de Directrice générale adjointe en charge du Cargo (2008 – fin 2012) et enfin Directrice générale adjointe de l’activité court-courrier (Orly et Escales France) en 2013.

Florence Parly rejoint la SNCF en 2014, d'abord comme Directrice générale déléguée puis, à partir de 2016, comme Directrice générale de SNCF Voyageurs.

Le 21 juin 2017, Florence Parly est nommée ministre des Armées.

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Innovation sociale et urbaine à Paris : découvrez notre université d’été The Biopolis

  • © Adam Tanaka - CRI© Adam Tanaka - CRI

Pour la 3e année consécutive, Harvard, le CRI et Sciences Po rassemblent 50 étudiant·e·s lors de l’Université d’Eté “The Biopolis” pour réfléchir sur l’innovation sociale et urbaine dans la ville de Paris. Pendant les mois de juin et juillet, 12 groupes internationaux et interuniversitaires vont imaginer la ville de demain et présenteront fin juillet des solutions concrètes à des problèmes réels de Paris.

 

L’Université d’été s’inscrit dans le cadre des Objectifs de Développement Durables (ODD) de l’ONU qui fixent les enjeux prioritaires et les problèmes mondiaux les plus urgents.

 

Cette année, les thématiques principales de l’Université d’Eté “The Biopolis” sont la santé et le travail.

Ces projets cherchent à valoriser aussi bien les infrastructures de la Ville que le capital socio-intellectuel de ces résident·e·s. 

La mise en relation des étudiant·e·s avec des interlocuteur·rice·s des secteurs public, privé et citoyen permet d’assurer la faisabilité des projets.

 

La notion de contributions collectives pour améliorer un environnement vivant trouve de nombreux parallèles avec l’évolution des populations, comme les bactéries d’une colonie, les cellules d’un tissu, ou les animaux d’un écosystème. La ville pouvant être comparée à un système vivant, les étudiant·e·s construisent des métaphores biologiques pour développer leur projet.

 

Ainsi, tout au long du programme, elles et ils apprennent à s’approprier des disciplines comme la biologie cellulaire, la physiologie humaine et l’écologie. Le but ? Mettre plus de 3 milliards d’années d’évolution du vivant au profit de projets innovants. 

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CORE : un autre enseignement de l'économie est possible

Un nouveau manuel pour comprendre le réel
  • Yann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences PoYann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences Po

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient vraiment eu lieu. Et (re)donner le goût pour cette discipline aux étudiants. Telles sont les ambitions de CORE, un nouveau cours et son manuel élaborés par des professeurs d’économie du monde entier, parmi lesquels Yann Algan à Sciences Po. Objectif de ce cours : montrer que l’économie, jugée souvent trop abstraite et théorique, peut contribuer à résoudre les problèmes et les crises du monde réel.

Quel est le problème le plus urgent que les économistes devraient traiter ? Les inégalités ! répondent en masse les étudiants du monde entier quand on leur pose la question. Mais aussi le changement climatique, l’instabilité financière. Ou, pour la France, le chômage. Face à cette attente, les cours d’économie déçoivent, voire détournent les étudiants de la matière. “Lors de la crise des subprimes en 2008, raconte Wendy Carlin, professeure d’économie à UCL (UK) et co-fondatrice du projet CORE, les étudiants en économie avaient honte. Ils rentraient chez eux pour fêter Noël et se trouvaient incapables de répondre aux questions qu’on leur posait.”

Un enseignement jugé trop théorique et trop réducteur

C’est de ce constat qu’est né en 2016 le projet CORE (pour Curriculum Open-access Resources in Economics) : si les citoyens du monde, et en premier lieu les Français, sont si critiques vis-à-vis de l’économie, c’est sans doute que son enseignement actuel en est, pour partie, responsable. “L’enseignement de l’économie est fortement remis en cause dans le monde entier, et plus particulièrement en France, car il est jugé trop théorique, trop éloigné des grands enjeux contemporains, et trop réducteur sur les comportements humains”, explique Yann Algan, économiste et professeur à Sciences Po et l’un des auteurs du projet CORE. Mené par une équipe de chercheurs et enseignants du monde entier, CORE a déjà été utilisé dans une centaine d’universités dans le monde.

“La plus grande des résistances au changement, poursuit Yann Algan, c’est l’absence d’alternative.” Pour faire changer concrètement les choses, il fallait un nouvelle approche pour enseigner l’économie - c’est l’objectif de CORE - mais aussi un outil immédiatement utilisable dans les salles de cours : il s’agit de l’e-book The Economy. Un manuel en ligne, gratuit et accessible à tous, dont la version française, intitulée L’Économie vient d’être publiée, et que les étudiants de Sciences Po et de Toulouse School of Economics utilisent déjà en cours.

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient eu lieu

Pour mieux répondre aux attentes des étudiants, ce nouvel enseignement prend le contrepied des manuels classiques, avec une idée simple : étudier la réalité. La réalité des être humains, d’abord, capables à la fois de calculer leur intérêt mais aussi de coopérer et de se montrer généreux. Rien à voir donc avec l’homo œconomicus abstrait dépeint dans les manuels que la plupart des étudiants utilisent. La réalité du monde d’aujourd’hui, ensuite, en intégrant les découvertes récentes de la recherche en économie, qui aborde les problèmes liés à l’environnement, à l’instabilité économique, ou aux inégalités. La réalité d’une science humaine et sociale, enfin, qui n’est pas un objet isolé mais s’enrichit des apports du droit, de l’histoire, de la sociologie.  “On ne comprend pas l’entreprise si on ignore le pouvoir, la politique ou le droit social”, relève Samuel Bowles, autre co-fondateur de CORE et professeur au Sante Fe Institute (USA). Ainsi refondé, le cours d’économie se tourne vers la résolution de ces problèmes. Et ne se borne pas à opposer les analyses des grands auteurs présentées comme inconciliables pour toujours : “On ne se contente pas de juxtaposer et de comparer Marx et Keynes, explique Samuel Bowles. On les intègre pour créer un nouveau paradigme”.

Prochaine étape pour CORE en France : une adaptation au programme de lycée, qui sera pilotée par Sciences Po et testée dès l’été prochain via le programme “Premier campus” et les Conventions éducation prioritaire. “Je me réjouis de l’engouement suscité par CORE à travers le monde, conclut Yann Algan. Nous appelons nos collègues universitaires à participer au projet pour poursuivre l’ambition du programme de redonner aux étudiants et à la société civile le goût de l’économie comme science humaine au service du bien commun.”

Lire le communiqué de presse du 30 mai 2018.

*À propos de CORE : Curriculum Open-access Resources in Economics

Le projet CORE regroupe une équipe internationale de chercheurs et enseignants du monde entier sous l’égide de Samuel Bowles (Santa Fe) et Wendy Carlin (UCL). Des cours basés sur CORE ont déjà été enseignés comme introduction générale aux sciences économiques dans plus d’une centaine d’universités dans le monde. Depuis son lancement en 2016, CORE compte plus de 60 500 utilisateurs de 186 pays et plus de 6100 enseignants de 131 pays. La version papier de l’eBook en anglais a déjà été rééditée six fois pour tenir compte de la demande. Des traductions en farsi, en italien, en espagnol, en portugais, ainsi qu’une adaptation pour l’Asie du Sud-Est sont en préparation. Un site internet a été lancé en septembre 2017 et un nouveau projet adapté à un public de non spécialistes en économie a récemment été développé par 20 universités.

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Découvrez les projets innovants des étudiants de l'Incubateur de politiques publiques

Le 7 juin 2018
  • © Marta Nascimento / Sciences Po© Marta Nascimento / Sciences Po

Cette année, 20 étudiants sélectionnés issus de l'École d'Affaires publiques et de l'École 42 vous présenteront leurs projets innovants offrant des solutions opérationnelles pour repenser le Bien commun, en lien avec nos institutions partenaires le jeudi 7 juin 2018 de 15h00 à 18h30, au 13 rue de l’Université, 75007 Paris.

 

Inscription obligatoire.

 

Les projets proposés cette année 

 

N#1 : "Entrez c’est fermé !"

Promouvoir et encourager la consommation responsable dans la grande distribution tant pour les clients que pour les collaborateurs

N#2 : "Clic'Droits"
Lutter contre le non-recours aux droits sociaux et en particulier les prestations familiales

N#3 : "Cafouillages"
Améliorer le service rendu aux usagers de prestations familiales

N#4 : "CurioCité"
Réinventer la qualité de vie pour les familles parisiennes

 

 

Déroulé prévisionnel

 

15h00 - 15h30 : Accueil des participants et découverte des stands de présentation des prototypes

 

15h30 - 16h30 - Amphithéâtre Érignac

Introduction par Yann Algan, Doyen de l’École d’Affaires publiques

Présentation des défis et interventions des partenaires de l’Incubateur

  • Rachel Bousquet, Chargée du développement des projets de simplification et d’innovation de l’action publique de la Mairie de Paris - Pôle Innovation ; Secrétariat Général
  • Jean-Louis Haurie, Directeur Général de la CAF de Paris
  • Stéphane Rivallant, Directeur de l'Innovation de Carrefour
  • Delphine Reyre, Directrice des Affaires publiques de Facebook (à confirmer)

Modération : Adeline Braescu-Kerlan, Responsable de l’Incubateur

16h10 - 16h30 : Présentation des projets des étudiants

16h30 - 16h45 : Conclusion par Thomas Cazenave, Délégué interministériel à la transformation publique (à confirmer)

16h45 - 18h30 - Jardin du 13, rue de l'Université

16h45 - 17h30 : Présentation des prototypes et échanges informels avec les groupes d’étudiants

17h30 - 18h30 : Cocktail

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Ateliers de politiques terriennes - un projet du master en Arts politiques

Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai
  • © SPEAP 2018© SPEAP 2018

Humains, microbes, champignons, virus, pesticides : sur Terre cohabitent des mondes en friction permanente. Il y a confrontation entre ces mondes, leurs manières de représenter la Terre et de l’occuper. 

Les Ateliers de politiques terriennes veulent mettre en chantier la manière dont l’Occident s’est représenté le monde habitable. Chacun est invité à venir à Nanterre-Amandiers pour inventer et négocier au sein d’ateliers.

Durant tout le week-end du 19/20 mai 2018, les étudiants du master en Arts politiques investiront le hall du théâtre pour y proposer différents dispositifs de recherche collaborative et la grande salle, avec SciencesPo dans l’installation des frères Chapuisat, pour le tribunal de l'histoire, le samedi. Bruno Latour et ses acolytes inviteront un ensemble de praticiens (auteurs, architectes, scientifiques…) à travailler avec eux les cahiers de doléances du futur, le dimanche.

Pour plus dinformation, cliquez ici 

Découvrez le programme complet en cliquant ici

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Les carrières internationales à l'École d'Affaires publiques

  • © Marceau Ferrand© Marceau Ferrand

Mercredi 28 mars, l’École d’Affaires publiques et Sciences Po Nations Unies ont organisé pour les étudiants de Sciences Po une conférence d’information sur les carrières à l’international. Étaient présents Mikael Griffon, représentant de la Délégation aux Fonctionnaires Internationaux du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (DFI), ainsi que Julia Lindhorn, représentante de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils ont présenté leur organisation respective ainsi que les possibilités de stages et de carrières au sein de chacune d’elles.

La DFI, service du MEAE, permet d’informer le public sur les appels à candidatures des organisations internationales (OI), notamment à l’ONU, mais pas seulement. L’objectif de la DFI est l’allocation optimale du plus grand nombre de Français à des postes stratégiques de ces organisations. On compte aujourd’hui 19 000 travailleurs français en OI, ce qui place la France au 2ème rang mondial. Cependant la forte pression, notamment à l’ONU promouvant un rééquilibre géographique en faveur des pays émergents, est un défi pour la DFI. Pour conserver une place importante au sein des OI, la DFI propose donc aux candidats des conseils dans l’élaboration de leur dossier de candidature et des entraînements pour préparer les entretiens, pour leur donner toutes les chances de réussir. Sont en général requis une excellente maîtrise de l’anglais (minimum C1), un niveau académique suffisant mais surtout une spécialisation dans un certain domaine de compétence, ainsi qu’une cohérence de parcours (sujet de mémoire, bénévolat etc.). De multiples stages sont relayés, en organisation humanitaire par exemple (UNICEF, HCR) et permettent d’enrichir un CV. Par ailleurs, le Bureau des Volontaires des Nations Unies à Bonn propose des formules permettant de faire du volontariat depuis son propre pays.

La procédure de candidature se fait générale en deux étapes. Premièrement il faut remplir un CV en ligne assez détaillé, puis a lieu un entretien, très souvent en anglais. Cependant le français est un réel atout à mettre en valeur dans un dossier de candidature, étant donné qu’il est la langue de travail de nombreuses organisation.

L’OCDE regroupe 35 pays membres et est basée à Paris, a pour but de traiter les données économiques, les analyser et les comparer avec des données d’autres pays, ainsi que de rédiger des rapports et recommandations pour les autorités publiques. Les personnes recrutées sont donc principalement des économistes, mais quelques profils issus des autres sciences sociales peuvent être recherchés. En 2017, la plupart des recrutements se faisait au niveau A1 (le plus bas niveau, 2 ans d’expérience professionnel requis), mais de nombreuses possibilités de stages existent également. Ils représentent une excellente opportunité pour se construire un réseau, mais également une voie d’accès à l’OCDE car 20% des stagiaires finissent par être recrutés tout de suite ou plus tard par l’organisme. 2 programmes en direction des jeunes ont été aménagés. Le YPP (Young Professional Program) recrute 20 jeunes professionnels tous les 2 ans. La procédure, semblable à celle employée au niveau A1 se déroule ainsi. Premièrement il y a une inscription en ligne qu’il ne faut pas négliger, car elle permet de montrer ce qu’un stage/expérience professionnelle nous a apporté concrètement. Il y a ensuite un test écrit qui permet d’évaluer les compétences techniques, puis un entretien oral avec un panel de collaborateurs, pour évaluer les « soft skills ». Le YAP (Young Associates Program) compte aujourd'hui 5 jeunes et s’adresse aux étudiants diplômés de licence, en leur donnant une expérience professionnelle de 2 ans. Quant aux stages, il existe un partenariat avec Sciences Po qui permet aux étudiants d’être traité de façon prioritaire, mais sachant que le nombre d’étudiants sélectionnés pour cette procédure est faible, il est conseillé de maximiser ses chances en postulant par les deux manières (Sciences Po et voie classique). Des stages de 2 mois sont possibles mais extrêmement rares, il est donc préférable d’être disponible pour une durée minimale de 4 mois.

Après cette présentation, Georgia, étudiante en Master de Public Policy à Sciences Po et a nous a fait part de son expérience de stagiaire à l’OCDE. Elle a rappelé l’importance de se préparer sérieusement avant de postuler à un stage, et de l’opportunité que celui-ci représentait pour construire son réseau.

Un grand merci à Marceau Ferrand, étudiant Master Politiques publiques, 4éme année, spécialité Administration publique, et président de l'association Sciences Po Nations Unies, et Charlotte Dozias, étudiante en 2éme année CU pour cet article.

 

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Migrants : une "bubble box" pour rester propre et digne

Un projet étudiant primé par le prix Talents #2024
  • Extrait de la vidéo de présentation du projet Bubble Box ©Bubble BoxExtrait de la vidéo de présentation du projet Bubble Box ©Bubble Box

Le 10 janvier 2018, un projet nommé “Bubble Box” remportait le premier prix de l’appel à projets Talents #2024 de la Ville de Paris. Ce module d’hygiène mobile et autonome pour les migrants, les réfugiés et les sans-abris a été élaboré par quatre étudiants de l’École d’Affaires publiques de Sciences Po et de Harvard, pour aider les autorités publiques et les ONG dans la gestion de crises humanitaires et de catastrophes naturelles. Explications avec Pierre Noro, un des étudiants créateurs du projet.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de Bubble Box ?

Pierre Noro : Concrètement, Bubble Box vise à apporter gratuitement l’hygiène dans les campements « improvisés » de migrants et de réfugiés, où les conditions sanitaires sont extrêmement précaires, afin d’améliorer la vie quotidienne et de restaurer la dignité de ces personnes.

Nous l’avons imaginé comme un module d’hygiène mobile et autonome. L’utilisation d’un système de filtration "Showerloop", inspiré de celui de la Station spatiale internationale, de batteries et de panneaux solaires, permettent au module de fonctionner pendant plusieurs jours sans être relié au réseau hydroélectrique. Construite dans un conteneur, Bubble Box est aussi très mobile : cela permet de déplacer l’installation facilement, de la laisser au sol pour le long terme, tout en pouvant la retirer afin de respecter les impératifs de politique urbaine et de sécurité.

Comment vous est venue cette idée pour améliorer la vie des migrants et des réfugiés ?

P. N. : Ce projet est né pendant la Summer School for Social Innovation 2017, organisée en partenariat avec l’École d’Affaires publiques, Harvard et le Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI). Notre groupe de quatre étudiants était chargé de travailler sur le quartier de la Porte de Clignancourt à Paris. J’ai proposé à mes camarades d’aller observer les campements de Roms installés sur la zone de la “Petite Ceinture”, puis de continuer vers le centre d’accueil d’urgence de la Chapelle. C’est là que le déclic a eu lieu. Plusieurs milliers d’êtres humains se partageaient quatre robinets installés par la mairie comme seul point d’accès à l’eau.

Après avoir mené plusieurs entretiens avec les ONG présentes sur place, il est devenu clair que le manque d’accès à l’hygiène relevait d’un dilemme de politique publique. D’une part, les camps improvisés sont éloignés de structures comme les bains-douches municipaux, qui ne sont pas préparées à gérer un tel flux d’utilisateurs, et les solutions individuelles (douches portables, kits d’hygiène personnelle) ont un impact très limité et risquent de faire l’objet de vols. D’autre part, l’installation de structures permanentes est impossible, puisque les campements se déplacent régulièrement, mais surtout parce que de telles installations pérenniseraient et légitimeraient ces camps, au détriment des actions sociales et humanitaires entreprises conjointement par la Ville de Paris et les ONG.

Bubble Box est donc apparu comme une évidence. Ce projet a été l’occasion pour nous de sortir de la passivité face à la détresse de plusieurs milliers d’êtres humains vivant à tout juste 20 minutes du cœur de Paris.

Votre équipe rassemble des étudiants d’Harvard et de Sciences Po de différentes nationalités et cultures : une « dream team » répartie sur deux continents.  Quelle organisation ! Quel est votre secret ?

P. N. : Organiser des réunions qui correspondent à trois fuseaux horaires distincts et traduire tous nos documents en français et en anglais peuvent être de vrais casse-têtes, mais la diversité de l’équipe a toujours été notre plus grande richesse. Parmi les quatre co-fondateurs, aucun d’entre nous n’est né dans le même pays ou n’a la même langue maternelle. Avoir une grande variété de talents, de cultures et même d’âges au sein de l’équipe est essentiel à la compréhension de la diversité des attentes et des besoins des personnes que nous essayons d’aider avec Bubble Box, et donc la réussite du projet lui-même.

L’équipe a depuis été renforcée par l’arrivée de Hoyoung Lee, un autre étudiant de Harvard, en ingénierie, et de Juno Grace Lee, notre designer, qui a étudié l’Histoire de l’Art à l’Université de Californie. Enfin, Alain Latour, ingénieur senior passé par Areva et Onet Technology, nous a rejoint comme coordinateur technique.

Vous êtes les lauréats pour l’appel à projets Talents #Paris2024. Félicitations ! Qu’est-ce que ça change pour vous ? Quels sont vos objectifs pour les mois à venir ?

P. N. : Le 1er prix de l’appel à projet Talents #Paris2024 nous a permis d’élargir notre audience, de rappeler l’importance de la crise humanitaire que nous traversons alors qu’elle est déjà victime d’une forme de banalité, de résignation. Outre la subvention de la Ville de Paris, l’appel à projets va nous permettre d’établir de nouveaux partenariats. C’est aussi grâce à ce prix que nous avons pu rencontrer Sensecube, l’incubateur d’innovation sociale parisien qui nous soutient.

Nous sommes également en partenariat avec l'Université Technologique de Compiègne qui a lancé ses travaux sur la filtration et le chauffage de l'eau, avec une équipe d'étudiants et de professeurs. Si tout se passe bien, nous pourrons tenir le très ambitieux objectif que nous nous sommes fixés jusqu’à présent : débuter la construction du prototype dès l’été 2018 et diffuser, par la même occasion, les instructions nécessaires à la construction d’un module BubbleBox sous licence ouverte, à but non-lucratif.

Enfin, quels conseils donneriez-vous à nos étudiants aux âmes d’entrepreneurs ?

P. N. : Soyez curieux ! Nous sommes une génération avec un accès quasi-illimité à l’information. Être capable de chercher, de trouver efficacement et de connecter entre eux des éléments est essentiel si vous voulez identifier correctement un problème ou proposer une solution pertinente et innovante.

Rob Lue, coordinateur de la Summer School for Social Innovation, répète souvent que nous vivons dans un monde où « créer du sens est plus difficile que de faire de l’argent. » Il me semble qu’il a entièrement raison. Construire un projet est une expérience parfois frustrante voire décevante. Aujourd’hui, BubbleBox continue d’exister car nous sommes convaincus que notre projet a du sens et qu’il contribue au bien commun. Je pense que c’est la clé de la réussite : une bonne idée est une idée qui appelle ’action !

Enfin, se lancer dans un projet d’innovation est une vraie leçon d’humanité et d’humilité. Il faut accepter que, face à un problème, une grande réponse inapplicable a moins de valeur et moins de légitimité qu’une action pour mettre en place une solution précise, même à petite échelle.

En savoir plus et s'engager

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Inventer un monde durable

Une formation pour penser l'avenir de la planète
  • Une étudiante du SDG CertificateUne étudiante du SDG Certificate

Comment mettre en place les objectifs de développement durable définis par l’ONU à l’horizon 2030 ? C’est pour mieux répondre à cet enjeu que 4 prestigieuses universités internationales se sont associées pour proposer à leurs étudiants un “Sustainable Development Goals Professional Certificate”. En mars, les étudiants de ce programme se sont réunis pour la première fois à Sciences Po.

Réunissant la Columbia SIPA à New York, la Hertie School of Governance à Berlin, la Lee Kuan Yee School of Public Policy at the National University de Singapour, et l’École d’affaires publiques de Sciences Po à Paris, le SDG Professional Certificate permet aux étudiants de saisir le cadre et les enjeux des Objectifs de Développement Durables (ODD) définis par l’ONU, et de contribuer à leur mise en place.

La formation les amène à développer leur capacité d’entreprendre tout en travaillant avec les étudiants des universités partenaires. Il leur donne l’opportunité de formuler des projets opérationnels, ancrés dans leur environnement local et évalués à chaque étape par un écosystème international d’universitaires, de professionnels et de décideurs publics et privés spécialistes des SDGs.

En mars dernier, les 18 étudiants suivant le Certificate se sont réunis pour assister au séminaire inaugural. Pendant une semaine, ils ont rencontré des décideurs publics et privés, des acteurs issus d’organisations internationales ou d’associations locales afin de mieux comprendre les objectifs et de développer leur propre projet.

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Le SDG Professional Certificate

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Existe-t-il un management (au) féminin ?

Retour sur l’évènement du 14 février 2018
  • © Paul Rentler / Sciences Po© Paul Rentler / Sciences Po

Mercredi 14 février 2018, l'École d’Affaires Publiques (EAP) organisait une table-ronde sur le thème du “management au féminin », avec un focus particulier sur le secteur public et les entreprises associées.

L’événement s’est ouvert par la projection du film “Numéro Une”, en présence de la réalisatrice Tonie Marshall, qui a ensuite ouvert un échange avec la salle. La discussion s’est poursuivie par une table ronde composée d’Hélène Périvier, économiste à l’OFCE, Sciences Po, où elle coordonne le projet européen EGERA (Effective Gender Equality in Research and the Academia), de Julien Rencki, Directeur général du fond de garantie des assurances obligatoires de dommages, Laurent Turpault et Elsa Chantereau de la direction des affaires publiques de Coca-Cola. L’après-midi s’est conclue sur une discussion entre l’ancienne Ministre Anne-Marie Idrac et le doyen de l’Ecole d’Affaires publiques, Yann Algan.

À la fin de cet événement riche en enseignements, Charlotte, Madjda et Renaud ont accepté de nous livrer leurs impressions et réflexions sur ce que représente pour eux le management au féminin.

Une fiction aux  enjeux réels

Selon Charlotte, qui travaille à la Banque de France, la projection du film “était une bonne introduction au sujet et a permis d’ouvrir le débat” et “la possibilité d’avoir le regard de la réalisatrice à la fin était très intéressant.” Malgré la dureté de certains passages, Tonie Marshall a plusieurs fois insisté sur l’atténuation de la réalité du sexisme à l’écran. En ce sens, Renaud, administrateur territorial, déplore qu’il n’existe pas “de réseaux de femmes aussi influents que dans le film”. 

Des interventions riches et diversifiées mais un public encore très féminin

J’ai été heureuse de voir que des hommes aient aussi été invités!”, s’exclame Madjda en Master à Sciences Po. Si la diversité des intervenants était notable ce n’était pas le cas de l’auditoire, composé presque exclusivement de femmes. Renaud souligne que l’absence des hommes dans le débat est “étonnant voire préoccupant”. Sans la participation active des hommes, l’égalité entre les genres “avancera forcément moins vite, elle ne doit pas avancer uniquement dans les textes”.

Les notions d’égalité et mixité au coeur des échanges

Les mesures transitoire de parité ont été abordées par Julien Rencki ancien Secrétaire général et Directeur des Ressources Humaines de la DG Trésor, qui a été précurseur dans la mise en place de quotas au sein de l’administration. Au cours des échanges, notamment avec les représentants de Coca-Cola, le terme de “mixité au travail” a souvent été ajouté à celui d’égalité. Selon Charlotte, le terme “mixité” est plus intéressant que celui de “parité” puisqu’il suggère une autonomie des femmes et une prise d'indépendance dans leur  accès à la représentation.

La notion de féminisme mise en question

La sociologue Hélène Périvier a de son côté mis en lumière la diversité des mouvements féministes et des revendications. Au final, le mot “féminisme” a très peu été utilisé au cours des échanges et parfois critiqué. “Je défends la cause des femmes mais ne me reconnais pas dans le débat féministe que je trouve souvent trop vindicatif” déclare Madjda. Si Renaud n’est pas aussi critique sur le terme de “féminisme”, il estime que l’association dans l’imaginaire collectif des féministes et d’une pensée anti-hommes rend l’utilisation de ce mot encore sensible en France.

Le management au féminin existe-t-il vraiment?

Comme l’ancienne Présidente de la RATP et SNCF Anne-Marie Idrac, Renaud doute qu’un management au féminin existe réellement: “tout au plus les femmes ont-elles peut être un management plus « adapté » aux contraintes de la vie familiale puisqu’elles en assument toujours une part importante”. Le management au féminin ne serait dans ce cas qu’une contingence sociale niant toute altérité du dirigeant ou de la dirigeante. Ce n’est pas la position de la réalisatrice Tonie Marshall qui insiste sur la particularité du style de management des femmes.

Une réflexion inspirante sur la place des femmes dans le monde du travail en 2018

Malgré certaines divergences d’appréciation de la question de l'intégration des femmes aux postes de management, chacun s’accorde pour féliciter les prises d’initiatives en la matière. L’étudiante Madjda s’enthousiasme: “Ce serait super si d’autres écoles pouvaient également s’engager dans ce sens!”. Renaud retient l’invitation de Tonie Marshall en faveur des jeunes femmes à «oser», à «se montrer ». Pour lui, il faut que ce message soit diffusé “à l’ensemble des femmes dans tous les territoires et tous les milieux sociaux.” Enfin, Charlotte a été “très inspirée” par les différentes interventions qui ont remis en perspective sa vision du “bien-être au travail” dépassant la seule problématique d’accès des femmes aux postes de prise de décision.

Propos recueillis par Pauline Lego et Sandrine Elmi Hersi, étudiantes à l’Ecole d’Affaires publiques

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ENA : les conseils de nos étudiants admis au concours externe

  • © Manuel Braun / Sciences Po© Manuel Braun / Sciences Po

En 2017, 73% des admis au concours externe de l’ENA étaient diplômés de Sciences Po. Ils forment ainsi la majorité des admis comme aux 13 autres concours administratifs français auxquels prépare l’École d’Affaires publiques.

Suzanne Feydy et Jérémy Mast, anciens étudiants de l’École et admis à l’ENA en décembre 2017 reviennent sur leur parcours singulier et partagent avec nous leurs conseils pour réussir le concours !

Vous avez été tous les deux admis à l’ENA en décembre dernier. Félicitations ! Pour commencer, parlez-nous de votre parcours universitaire.

Suzanne Feydy : J’ai d’abord suivi un cursus trilingue sur le campus européen franco-allemand de Sciences Po à Nancy pendant 2 ans, avant de passer ma 3e année à l’étranger à Vienne, où j’ai surtout fait du droit européen et international, et un peu de sciences politiques.

Je suis entrée en 2015 en Master Politiques publiques à Paris, spécialité administration publique. J’ai ensuite choisi d’intégrer le parcours apprentissage du master et j’ai donc réalisé mon M2 en alternance en tant que chargée de mission en relations institutionnelles aux Restaurants du Cœur.

Jérémy Mast : Mon parcours universitaire est assez simple : je suis entré à Sciences Po après mon bac et j’en suis sorti 6 ans plus tard. Après deux ans passés sur le Campus de Paris, je suis parti 1 an en échange à l’Université de Science et de Technologie de Hong Kong. J’y ai notamment pris des cours de mandarin, d’histoire de la Chine et de management.

Au retour de cette année merveilleuse, j’ai suivi le Master Politiques publiques dans sa filière énergie afin d’avoir une bonne connaissance d’une thématique spécifique, au carrefour de problématiques politiques et technologiques. Au terme de la première année de master, j’ai pris une année de césure pour acquérir de l’expérience : j’ai d’abord réalisé un stage de 5 mois à Pékin, au sein du service économique régional de l’Ambassade de France en Chine, puis un stage de 6 mois auprès du directeur général adjoint d’Enedis (ex-ERDF), en charge du numérique, de l’Europe et de l’International. Ces deux stages m’ont permis de clarifier mon projet professionnel : travailler au sein de l’administration sur des problématiques écologiques ou numériques. J’ai donc décidé de suivre des cours de la filière numérique du nouveau Master Politiques publiques, tout en préparant les concours administratifs au sein de la Prépa Concours de Sciences Po.

Suzanne, en quoi votre expérience en alternance a été un atout pour votre préparation et votre admission à l’ENA ?

Suzanne Feydy : Je pense que mon alternance m’a été utile pour la préparation de l’ENA principalement à trois égards :

Tout d’abord, sur la question du contenu : mon poste a été un vrai complément concret de ma formation en master et plus précisément pour les matières que je devais préparer pour l’ENA, je pense notamment aux questions sociales mais aussi aux finances publiques ou aux questions européennes.

Deux exemples plus précis : travailler sur les enjeux du prélèvement à la source pour le secteur associatif m’a permis de comprendre en détail cette réforme de l’impôt sur le revenu, ce qui m’a aidée pour la préparation de l’épreuve de finances publiques ; j’ai aussi eu à travailler sur un fonds de l’UE, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), ce qui m’a été très utile en QE pour comprendre la gestion des fonds européens par les États membres, le calendrier de la procédure budgétaire européenne, le rôle de la société civile dans l’UE, etc.

Ensuite, sur la méthode : grâce à l’alternance, j’ai appris à répondre à de véritables commandes et à quitter le statut d’élève qui fait des dissertations. C’est extrêmement utile pour la rédaction de copies pour le concours de l’ENA, dont on attend qu’elles soient les plus opérationnelles possibles. J’ai appris à trier les informations, à savoir ce qui était pertinent pour le destinataire de la note, à m’adapter à mon interlocuteur.

Enfin, l’alternance donne une certaine confiance en soi, car on prend conscience de sa capacité à interagir dans le monde professionnel. C’est pour ça que je conseille l’alternance à tout le monde, quel que soit son projet professionnel à la sortie de Sciences Po. On est vraiment considéré comme un salarié à part entière dans l’entreprise et non comme un stagiaire ; c’est extraordinairement formateur, et ça aide à mieux se connaître pour les expériences suivantes, concours administratifs ou autres !

Jérémy, en quoi votre expérience au sein du Policy Lab vous a été bénéfique ? 

Jérémy Mast : Cette expérience du Policy Lab m’a été bénéfique sur trois points. D’un point de vue personnel, le projet #Inventons 2017 a nourri mes réflexions sur l’action publique, ses moyens mais surtout ses limites face aux attentes renouvelées de la société française. D’un point de vue professionnel, la conception d’une politique publique de bout en bout, depuis les premiers travaux de recherche à l’élaboration d’éléments de communication, représentait un sacré défi pour mes compétences d’étudiant de Sciences Po calibrées pour des fiches techniques et des exposés. Ce projet m’a toutefois été le plus bénéfique au quotidien en m’autorisant à sortir du rythme intense de la préparation des concours : j’ai pu travailler sur un sujet qui me tenait à cœur - l’obsolescence programmée – et prendre de la distance par rapport à l’impératif de réussite aux concours.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Suzanne Feydy : La formation à l’ENA commence par une année de stages. Je suis actuellement en stage international au Ministère des Affaires étrangères allemand (Auswärtiges Amt). J’aurai ensuite 5 mois de stage en préfecture et un dernier stage en entreprise. Enfin, un an de scolarité à Strasbourg.

Jérémy Mast : La scolarité à l’ENA s’étale sur deux ans. Après un mois passé à Strasbourg pour découvrir mes camarades de promotion et suivre plusieurs sessions de formation thématique, nous sommes tous partis en stage International. Je suis actuellement en stage au sein de l’Ambassade de France en Turquie, où je travaille sur plusieurs sujets de politique extérieure (la crise syrienne, les relations entre la Turquie et la Chine) et intérieure (le statut des minorités religieuses, la situation des réfugiés syriens…). Je partirai ensuite en stage en préfecture pendant 6 mois, avant de réaliser un dernier stage de 2 mois et demi en entreprise. Je retrouverai ensuite mes camarades à Strasbourg pour 8 mois de cours. La scolarité se terminera enfin par les épreuves de sortie, le classement et la prise de poste.

Quels conseils et recommandations donneriez-vous aux futurs candidats au concours externe de l'ENA ?

Suzanne Feydy : Avant tout, ne pas trop se disperser, savoir hiérarchiser. Cela vaut pour la rédaction des copies (savoir hiérarchiser les informations à intégrer dans sa note) mais aussi et surtout pour les révisions. C’est inutile d’avoir des fiches sur 3 manuels différents, 6 ou 7 sources d’infos sur chaque chapitre… Il faut se fixer des priorités dans son apprentissage pour pouvoir ensuite mobiliser ses connaissances.

Ensuite je dirais qu’il faut « bien s’entourer ». Cela ne veut pas forcément dire travailler en groupe, mais il faut savoir ne pas s’isoler et aller chercher de l’aide où elle se trouve quand on a besoin. C’est important pour améliorer la qualité de son travail, se préparer plus efficacement, et aussi tout simplement tenir le coup mentalement. J’ai eu la chance d’avoir des professeurs disponibles, qui m’ont conseillée quand je le leur demandais, par exemple en m’expliquant plus en détail leurs corrections pour que je puisse m’améliorer. Je recommande aussi les systèmes de coaching par des anciens élèves de l’ENA, dont je n’ai malheureusement pas pu bénéficier puisqu’ils n’étaient pas encore accessibles aux non diplômés ; ce qui est désormais le cas.

Enfin je crois qu’il faut garder un état d’esprit le plus positif possible dans la préparation, et pour ça, il ne faut pas se tuer à la tâche. Garder une vie sociale, un rythme de vie correct. Je pense aussi qu’il faut rester curieux professionnellement parlant et, tout en restant concentré sur le concours bien sûr, aller voir les possibilités qu’on a en dehors de l’ENA. C’est un des autres apports de mon alternance : comme je l’ai faite en dehors du secteur public et que j’ai beaucoup apprécié mon poste, j’ai gagné en tranquillité d’esprit sur mon avenir professionnel si jamais je n’avais pas eu le concours après plusieurs tentatives.

Tout le monde sait que le concours de l’ENA comme tous les autres demandent un investissement quotidien et l’apprentissage d’une quantité démentielle de connaissances. Mais je suis persuadé que ce n’est pas la quantité de fiches ingurgitées qui feront la différence le jour des épreuves.

Jérémy Mast :  Pour réussir les épreuves écrites, maitriser la méthodologie est le premier facteur de réussite : il vaut mieux donner une bonne impression d’ensemble avec une problématique bien amenée, un plan travaillé et des références mise en valeur plutôt que chercher le raffinement pour faciliter le travail du correcteur. La lecture rapide de la copie ne modifie pas essentiellement la première impression du correcteur, elle ne fait que la conforter ou l’infirmer à la marge, ce qui se traduit par un ajustement dans une fourchette de 2 points dans la note finale. J’ai dû demander plusieurs fois des corrections approfondies pour bien comprendre les attentes d’un correcteur pressé et travailler mes points faibles en conséquence pour chaque matière.

Pour ce qui est du travail de préparation au long cours, je crois qu’il faut trouver rapidement son rythme de travail et ses méthodes personnelles qui permettront d’être le plus efficace. Personnellement, j’ai toujours veillé à garder un équilibre entre le travail de préparation et une vie étudiante « normale bien que raisonnable » : j’ai gardé des engagements associatifs, je continuais à faire du sport régulièrement, à prendre des vacances… sans culpabiliser ni penser à la préparation. Chacun trouvera sa méthode, mais je ne crois pas qu’un mode de vie monacal soit soutenable sur une préparation de 9 mois.

Enfin, je suis convaincu que le concours de l’ENA est d’abord une épreuve de ténacité. Avec une préparation aussi longue et des épreuves aussi exigeantes, il faut réussir à maintenir un haut niveau de confiance en soi, y compris dans les moments les plus difficiles. Et le jour des épreuves, il faut aller chercher chaque point : rendre une copie même mauvaise plutôt que de faire une impasse éliminatoire ; soigner la forme ; préciser un chiffre ; ajouter une référence originale en culture générale… autant de petits détails qui feront la différence à la fin.

L’École d’Affaires publiques leur souhaite le meilleur pour la suite !

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"Commander et enseigner, c'est toujours transmettre"

Marie-Noëlle QUIOT, contrôleuse générale des armées
  • Marie-Noëlle Quiot ©C. Bouillet / Sciences PoMarie-Noëlle Quiot ©C. Bouillet / Sciences Po

Marie-Noëlle Quiot, contrôleuse générale des armées, dispense l’enseignement « Outils et politique de défense »à l’École d’Affaires Publiques. Elle explique les liens entre son rôle d’officier et d’enseignante.

Dans quel contexte avez-vous choisi une carrière militaire ?

Certainement pas par tradition familiale, car je suis issue d’un milieu plutôt antimilitariste ! J’ai commencé mes études supérieures par une classe préparatoire aux écoles de commerce mais je ne m’y suis pas sentie à ma place. Je souhaitais intégrer une grande école, car j’avais besoin d’une structure cadrée, qui allie une formation académique de haut niveau à une formation physique et humaine. Je commençais à m’engager politiquement, et je crois qu’au fond, sans le savoir, j’avais envie de servir. J’ai passé le concours de Saint-Cyr, en me disant que je pourrais toujours me réorienter si la carrière ne me convenait pas.

Et vous avez poursuivi pour être maintenant Contrôleuse générale des armées

Après Saint-Cyr, j’ai commandé une section et une compagnie dans le domaine de la maintenance puis j’ai rejoint l’encadrement de l’École Polytechnique, pour participer à la formation humaine et militaire des élèves. Après une formation d’officier d’état-major puis un master audit à HEC dans le cadre de l’enseignement militaire supérieur, j’ai finalement décidé de viser le Contrôle général des Armées, qui est l’équivalent de l’Inspection Générale des Finances pour le ministère des armées. L’oral du concours s’est déroulé dans le salon jaune de l’hôtel de l’Artillerie, dans la salle même où a été présenté le nouveau projet de campus de Sciences Po.

Comment en êtes-vous venue à enseigner ?

L’enseignement fait tout naturellement partie de la mission de l’officier. À Saint-Cyr déjà, nous étions formés à « l’exercice de l’autorité », en réalité à la pédagogie au sens très large. Au cours de ma carrière, j’ai dispensé des enseignements de tactique militaire auprès des officiers de réserve. Mon but était, entre autres, de leur montrer que la méthodologie rigoureuse utilisée dans ce contexte par l’armée de terre (analyse de la situation, de la mission et de son exécution) pouvait leur être utile dans l’exercice des métiers civils très variés qu’ils exercent. J’assure, actuellement, un enseignement à l’IPAG (Paris 1) sur les questions de politiques publiques. En 2012, Laurent Teisseire, un collègue au ministère de la Défense aujourd’hui disparu, m’a proposé de former un binôme pour son cours « Outils et politique de défense » à Sciences Po. J’ai accepté et le dispense désormais seule.

Votre cours

Même après plusieurs années d’enseignement, je passe toujours beaucoup de temps à la préparation de mon cours et l’aborde non sans stress. Au début de chaque séance, je fais un point sur des questions d’actualité : engagements des forces françaises, marché de l’armement, Europe de la défense, … Les étudiants de Sciences Po sont très stimulants. Je leur demande, en guise de présentation orale, d’organiser des débats. Et ma séance préférée est celle qui porte sur le nucléaire : argumentations et contradiction garanties, la discussion est animée !

Comment voyez-vous votre rôle d’officier et d’enseignante ?

Commander, c’est transmettre, en alliant la théorie et la pratique. L’enseignant comme l’officier ont aussi pour rôle de discerner le potentiel de chacune des personnes qui lui sont confiées et de l’aider à trouver sa voie.

Il y a quelques années, une de mes étudiantes de Sciences Po m’a demandé des conseils car elle envisageait la carrière militaire. Je l’ai aidée à s’y préparer et à surmonter des difficultés importantes rencontrées lors de son semestre en partenariat avec Saint-Cyr. Et quelle joie pour moi de lui remettre son casoar ! Je suis aussi restée en contact avec un autre de mes étudiants, normalien qui, à l’occasion de mon cours, s’est découvert une passion pour les questions de défense. Il en a fait le sujet de sa thèse qui est financée par le ministère des armées. Autant que possible, je m’efforce de servir d’intermédiaire entre les projets des étudiants et les opportunités souvent mal connues que proposent les différents services du ministère.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières dans votre métier en tant que femme ?

Lorsque j’étais à Saint-Cyr, il arrivait qu’au réfectoire, des garçons attablés me voyant arriver avec mon plateau, préfèrent changer de table plutôt que de la partager avec moi. Ce fut une période difficile mais je n’ai pas retrouvé de tels comportements lors de ma carrière et mes camarades de promotion, avec le temps, ont changé d’attitude. Au cours des 26 dernières années passées au sein de l’institution, j’ai connu quelques situations compliquées par le fait que je sois une femme mais je dois dire que je n’ai pas rencontré de difficultés majeures et que j’ai le sentiment d’avoir pu vivre des expériences uniques. C’est d’ailleurs un des messages que j’essaie de faire passer aux étudiantes : « ne vous mettez pas de barrières, choisissez-vous un mentor et ne vous interdisez rien ! ».

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Luca Vergallo reçoit le prix Érignac

Des simulations pour mieux comprendre les services de secours
  • Luca Vergallo ©Sciences PoLuca Vergallo ©Sciences Po

Le Prix Claude Erignac récompense chaque année une étudiante ou un étudiant de Sciences po pour son engagement au service de valeurs républicaines et humanistes. Cette année, c'est Luca Vergallo, étudiant en Master politiques publiques qui a été distingué pour son développement d’une pédagogie innovante qui valorise les services publics de secours et sensibilise à la gestion et à la communication de crise.

Luca Vergallo a piloté le développement de cette pédagogie en tant que vice-président de l’association Sciences Po Défense et Stratégie, en charge des simulations. Composé de 8 étudiants en master, ce pôle conçoit et anime des exercices en étroite collaboration avec des professionnels de la gestion de crise.

Les étudiants y incarnent un décideur public, sont placés en situation de responsabilité et appliquent concrètement les concepts et savoirs appris en cours. Ces simulations de crise sont un excellent moyen de découvrir le fonctionnement des services régaliens (police, gendarmerie, sapeurs-pompiers, SAMU...) qui, en retour, en retirent des réponses originales venant alimenter leurs réflexions et stratégies.

Grâce à ce prix, Luca Vergallo envisage de développer, en partenariat avec la Junior Entreprise d’une école d’ingénieurs, un logiciel de simulation de crise qui tirera parti des retours d’expérience des exercices réalisés et de l’expression des besoins formulés par les partenaires institutionnels. Une fois testé, il sera mis gratuitement à disposition des services d’institutions publiques ou parapubliques souhaitant entraîner leurs agents à la gestion de crise.

En parallèle, d’autres exercices de simulation sont en préparation tels que l’évacuation de ressortissants civils dans un pays étranger ou la gestion d’une crise sanitaire internationale type grippe mexicaine.

Depuis 2012, l’association Claude Érignac s’est associée à Sciences Po pour récompenser un ou plusieurs étudiant(e)s de l’établissement qui, en parallèle d’un parcours académique, donnent vie, par leur engagement, aux valeurs républicaines et humanistes telles que le sens de l’intérêt général et collectif, l’action portée aux difficultés des autres, le respect de leurs différences, ou l’engagement pour l’égalité des chances et la réussite pour tous. L’engagement des étudiants dans la vie de la cité est évalué à l’aune de la présentation d’un projet d’ordre académique, associatif ou professionnel à portée civique et citoyenne, impliquant un acteur public français. Le prix Claude Érignac est décerné par un jury indépendant composé à parts égales de membres de l’association et de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Ce prix est doté d’une récompense de 5000 euros.

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Découvrez le premier numéro de la Revue d'Affaires Publiques !

  • © AEAP© AEAP

L’École d’Affaires publiques de Sciences Po a le plaisir de vous annoncer la publication du premier numéro de la Revue d'Affaires Publiques de Sciences Po.

Cette revue bilingue et pluridisciplinaire entend diffuser les meilleurs travaux réalisés par les étudiants de Sciences Po ayant trait aux affaires publiques. Les articles portent sur des disciplines aussi variées que le droit, l’économie, les politiques culturelles, les politiques sociales, les politiques de santé, la philosophie politique, et bien d’autres.

Le projet est né au sein de l’Association de l’École d’Affaires publiques (AEAP) de Sciences Po.  Bien qu'il s'agisse d'un projet mettant en valeur les travaux d'étudiants, son fonctionnement en assure la qualité. Le comité éditorial, composé d’étudiants de Sciences Po, collecte puis pré-sélectionne les articles. Ils sont ensuite soumis au comité scientifique, composé d’universitaires et personnalités liées aux affaires publiques, qui détermine ceux qui pourront être publiés.

Pour découvrir le premier numéro de la Revue d’Affaires publiques, cliquez ici.

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Construire l’économie collaborative de demain

Sciences Po et Airbnb signent un partenariat
  • © Airbnb© Airbnb

Sciences Po et Airbnb annoncent aujourd’hui qu’Airbnb devient partenaire de la Chaire “Numérique, Gouvernance et Innovations Institutionnelles” de Sciences Po. Au cœur de l’École d’Affaires publiques de Sciences Po, cette Chaire vise à promouvoir la recherche et l’enseignement dans le secteur du numérique, et à fournir aux décideurs français et internationaux de nouveaux outils de décision adaptés aux enjeux numériques.

La Chaire conduit et soutient des programmes de recherche spécialisés sur trois thématiques :

  • L’économie numérique et la transformation des organisations
  • Politiques publiques et réglementations à l’heure du numérique
  • Avenir de la démocratie et engagement politique 2.0

 Ce partenariat, premier du genre en Europe, permettra de soutenir des projets de recherche et des études concernant les enjeux spécifiques de l’économie numérique. Sciences Po et Airbnb souhaitent ainsi contribuer à enrichir le débat autour du futur de l’économie collaborative, au sein du réseau de partenaire européens de l’école.

Le partenariat prévoit également le soutien aux activités d’enseignement, notamment au travers d’un nouveau cours de Master consacré à l’économie collaborative et à ses enjeux de régulation. Il intégrera en outre une dimension entrepreneuriale, en soutenant un projet étudiant d’intérêt public.

La Chaire est dirigée par Yann Algan, Doyen de l’École d’Affaires publiques de Sciences Po, Henri Bergeron, Sociologue, et Nicolas Colin, co-fondateur de The Family.

Pour Emmanuel Marill, Directeur général d’Airbnb France, “L’économie du 21e siècle a besoin de politiques publiques du 21e siècle. C’est avec grand plaisir que nous engageons ce partenariat avec une institution universitaire aussi prestigieuse que Sciences Po afin de contribuer à nourrir le débat sur l’économie collaborative, et de placer la France aux avant-postes de l’innovation publique. Nous formons ainsi le voeu que les politiques publiques saisissent pleinement les opportunités offertes par l’économie numérique au bénéfice des gouvernements, des territoires, et de leurs habitants.

Pour Yann Algan, Doyen de l’École d’Affaires publiques de Sciences Po, “Nous sommes ravis d’accueillir Airbnb en tant que nouveau partenaire de cette Chaire. Sciences Po souhaite mettre à profit son expertise en sciences sociales, en relation avec des partenaires publics et privés, pour répondre aux nombreuses questions institutionnelles posées par la transition numérique. Ce partenariat entre Airbnb et l’École d’Affaires publiques constitue une contribution majeure à la recherche et à l’enseignement supérieur dans le domaine de l’économie collaborative pour le bien commun.”

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Le management au féminin

14 février 2018, 12h30
  • ©Numéro Une - Pyramide films©Numéro Une - Pyramide films

L'École d'Affaires publiques s’engage pour l'égalité entre les femmes et les hommes et participe activement à la féminisation de la fonction publique et des managers de demain : 

Nous avons le plaisir de vous inviter à une table ronde métiers exceptionnelle autour de la thématique du management au féminin et de son influence dans la prise de décision :

Le mercredi 14 février 2018,
de 12h30 à 16h30,
au 13 rue de l'Université, 75007 Paris,
amphithéâtre Jean-Moulin.

Inscription obligatoire : cliquez ici

Programme :

12h30 – 14h30 :

Projection du film Numéro Une de Tonie Marshall

14h30 – 16h30 : 

Introduction de Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po

Entretien avec Tonie Marshall, réalisatrice

Table ronde : Quelles actions pour piloter l'accès des femmes aux postes de management ?

Éclairage par Hélène Perivier, économiste, à l'OFCE, Sciences Po, et coordinatrice du projet européen EGERA (Effective Gender Equality in Research and the Academia)

Julien Rencki, Directeur général du fond de garantie des assurances obligatoires de dommages et ancien Secrétaire général, Directeur des ressources humaines de la Direction Générale du Trésor
Elsa Chantereau et Laurent Turpault, direction des affaires publiques Coca Cola France

Entretien avec Anne-Marie Idrac, ancienne Ministre et ancienne Présidente de la RATP et de la SNCF

Modération : Yann Algan, Doyen de l'École d'Affaires publiques de Sciences Po et Sana de Courcelles, Directrice exécutive

Cet événement offrira une opportunité unique d’échanger avec les différents invités.

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La nuit des idées : " les nouveaux pouvoirs du citoyen feront-ils progresser la démocratie ? "

Le 25 janvier 2018, 19h00
  • © Nuit des idées© Nuit des idées

#lanuitdesidees

Grand rendez-vous dédié à la pensée contemporaine et au partage international des idées, la Nuit des idées a pour thème cette année " L'imagination au pouvoir ". 
De nombreux intervenants de renommée internationale – intellectuels, chercheurs, artistes – sont invités à débattre dans les lieux partenaires, sur les cinq continents.

Après l'édition 2017 consacrée au thème "Un monde commun",
 Sciences Po s'associe de nouveau à la Nuit des idées soutenue par l'Institut français et vous invite à participer à son projet de débat et réflexion sur le thème :

"Les nouveaux pouvoirs du citoyen feront-ils progresser la démocratie ?" 

Inscription obligatoire, cliquez ici.

Le mot d'ordre de Mai 68 serait-il d'actualité un demi siècle plus tard ? 

Il y a cinquante ans, les citoyens ont voulu faire tomber un pouvoir jugé sclérosé, routinier et autoritaire, au nom de l'imagination. Aujourd'hui, ils manifestent à nouveau leur envie de transformer la démocratie. Avec la révolution numérique ils acquièrent des nouveaux pouvoirs. Ils s'affranchissent des médias traditionnels et deviennent eux-mêmes médias. Ils occupent les places, surprennent les sondeurs, redessinent la carte électorale. Pouvoir de création et pouvoir d'insoumission. Mais aussi pouvoir de répandre des fausses nouvelles et de croire aux complots...

Alors, à quelles conditions ces nouveaux pouvoirs feront-ils progresser la démocratie

Un débat avec :

  • Frédérique Aït-Touati, conseillère scientifique du Master in Arts and Politics de l'École d'Affaires publiques de Sciences Po 
  • Dominique Cardon, directeur du médialab à Sciences Po
  • Sana de Courcelles, directrice exécutive de l'Ecole d'affaires publiques de Sciences Po
  • Olivier Duhamel, président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques
  • Timothée Gidoin, étudiant à l'École d'Affaires publiques de Sciences Po, fondateur de Datagora
  • Frédéric Gros, professeur et chercheur en philosophie au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), auteur notamment de "Désobéir"
  • Pascal Perrineau, professeur de science politique à Sciences Po, président de Sciences Po Alumni
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Découvrez comment a été conçue la proposition de loi « Entreprise nouvelle, nouvelles gouvernances »

le 30 janvier 2018 à 19h15
  • Conférence Le parlement et la fabrique de la loi : cas de la proposition de loi Conférence Le parlement et la fabrique de la loi : cas de la proposition de loi

L’Association de l’École d’Affaires publiques (AEAP) et l’École d’Affaires publiques de Sciences Po ont le plaisir de vous inviter à la conférence Le parlement et la fabrique de la loi : cas de la proposition de loi « Entreprise nouvelle, nouvelles gouvernances », qui se tiendra :

mardi 30 janvier 2018,
de 19h15 à 21h15,
au 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris,
a
mphithéâtre Leroy-Beaulieu-Sorel.

Inscription obligatoire : cliquez ici

Découvrez comment a été conçue la proposition de loi « Entreprise nouvelle, nouvelles gouvernances », débattue le 18 janvier dernier à l'Assemblée nationale, et co-élaborée avec les parlementaires, les milieux universitaire, entrepreneurial, syndical et des ONG.

Regards croisés avec :

  • Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA,
  • Antoine Lyon-Caen, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation,
  • Gaël Giraud, économiste en chef de l'Agence Française de Développement et auteur de Vingt propositions pour refonder le capitalisme,
  • Marise Léon, Secrétaire nationale de la CFDT,
  • Christophe Clerc, avocat,
  • Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle,
  • Boris Vallaud, député des Landes.

Ils partageront leur expertise sur la proposition de loi visant à :

  • inventer les politiques publiques pour l'entreprise du XXIe siècle pour que soient reconnus la loyauté des rapports économiques, la confiance et le respect de la dignité humaine, la protection de l'environnement, la valorisation du Bien commun et la prospérité partagée.
  • valoriser un modèle fondé sur la codétermination, l'actionnariat de long terme, des écarts décents de rémunérations et la prise en compte des conséquences économiques, sociales et environnementales des activités des entreprises.
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Félicitations aux nouveaux cadres d'orient diplômés de Sciences Po

  • Étudiants pendant une rentrée solennelle ©Thomas Arrivé / Sciences PoÉtudiants pendant une rentrée solennelle ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Cette année, l'ensemble des admis au concours de conseiller cadre d'orient du ministère des Affaires étrangères vient de la PrépaConcours de l'École d'Affaires publiques.

Ce concours - sans doute l'un des plus sélectifs de France - destine les heureux élus aux métiers de haut fonctionnaire et d'encadrant du ministère des Affaires étrangères. Les ambassadeurs, les chefs de bureau et les sous-directeurs sont tous conseillers des Affaires étrangères. Des missions de cinq ans à l'étranger, notamment en ambassades et en missions économiques, sont proposées à ces cadres de la haute fonction publique.

La préparation aux concours est l’un des savoir-faire historiques de Sciences Po. Au sein de l’École d’affaires publiques, cette expertise repose sur l’idée que la réussite dépend de la maîtrise du format des épreuves.

Connaître, comprendre et pratiquer, tel est le programme de cette préparation qui propose plusieurs formations.

Évolution du pourcentage d'étudiants issus de Sciences Po dans les admis au Ministère des Affaires étrangères – Conseiller cadre d’Orient (entre 2012 et 2018) :

Évolution du pourcentage d'étudiants issus de Sciences Po dans les admis au Ministère des Affaires étrangères – Conseiller cadre d’Orient (entre 2012 et 2018)

50% en 2012, puis 2/3 entre 2013 et 2016, 100 % des admis viennent de Sciences Po en 2018.

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ENA : 29 admis sur 40 issus de Sciences Po

Nos résultats aux concours administratifs
  • Entrée de l'amphithéâtre Émile Boutmy à Sciences Po ©Martin ArgyrogloEntrée de l'amphithéâtre Émile Boutmy à Sciences Po ©Martin Argyroglo

Les résultats d’admission au concours externe d’entrée à l’École Nationale d’Administration sont tombés  : 29 étudiants issus de Sciences Po ont été admis. Ils représentent ainsi 73% de la nouvelle promotion. Les étudiants de Sciences Po forment ainsi la majorité des admis à l’ENA comme aux autres concours administratifs auxquels prépare l’École d’affaires publiques de Sciences Po : le Sénat, l’Assemblée nationale ou les futurs Adjoints de la Banque de France.

Une promotion très féminine

Les résultats 2017 à l’ENA consacrent l’engagement de Sciences Po pour promouvoir les vocations féminines dans l’administration. Parmi les admis à l’ENA diplômés de Sciences Po, on compte cette année autant de femmes que d’hommes.

Les parcours des admis confirment également l’excellence de la préparation Sciences Po qui a su s’ouvrir à de nouveaux profils de candidats, en intégrant des compétences variées, pour répondre aux défis de la haute fonction publique. Ainsi cette année, une étudiante en apprentissage et un étudiant passé par le laboratoire d’innovations publiques de l’École d’affaires publiques ont intégré l’ENA. Cette diversification va s’accroître avec l’ouverture de la préparation à des profils extérieurs à Sciences Po. Pour l’accompagner, la méthode évolue également en proposant davantage d’entraînements, de mises en situation et un encadrement personnalisé.

La préparation aux concours administratifs de Sciences Po : la référence pour intégrer la haute fonction publique

La préparation aux concours administratifs couvre 13 concours de la haute fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière.

Résultats pour l’année 2017-2018 :

  • À l’ENA : 29 admis sur 40 (73%) ;
  • Aux concours du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères : 100% des admis au concours Secrétaire cadre d’Orient, 67% des admis au concours Secrétaire cadre général, 100% au concours de Conseiller cadre d’Orient
  • Au concours national de Directeur d’hôpital public (EHESP - École des hautes études en santé publique) : 27 sur 80 admis (34%) ;
  • Au concours des dirigeants de la protection sociale (EN3S - École nationale supérieure des administrateurs de la sécurité sociale) : 14% des admis ;
  • Aux concours du Sénat : 83% des admis ;
  • Au concours de l’Institut National des Études Territoriales (INET) : 50% des admis.

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