Portrait de Claire Chopin, récompensée au Cyber Woman Day 2020

Portrait de Claire Chopin, récompensée au Cyber Woman Day 2020

  • Claire Chopin © CCClaire Chopin © CC

Pourriez-vous nous décrire votre parcours jusqu’ici ?

Je suis entrée à Sciences Po au Collège universitaire en 2015. Pendant trois ans, j’ai suivi le double cursus Scube, « Sciences et sciences sociales », entre Sciences Po et Sorbonne Université. J’ai ainsi suivi une licence de mathématiques en parallèle de mes cours à Sciences Po. Après ma troisième année effectuée à l’Université de Californie à San Diego, j’ai décidé de poursuivre cette double formation, d’un côté à Sciences Po avec le master de politiques publiques en spécialité sécurité et défense, et de l’autre à l’Université de Paris, avec un master de mathématiques, informatique et cryptologie. Ce double master n’était pas un double diplôme de l’École d’affaires publiques, je l’ai organisé de manière indépendante.

Je viens de terminer mon master à l’Université de Paris, qui était professionnalisant et permettait d’appliquer des connaissances mathématiques aux problèmes quotidiens et concrets rencontrés dans une structure professionnelle de cybersécurité. Cette année, je termine ma scolarité à Sciences Po, au sein de l’École d’affaires publiques. 

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité Sécurité-défense proposée au sein de l'École d'affaires publiques ?  

Après la Scube, il était très important pour moi de poursuivre mon double parcours de manière cohérente et complémentaire. J’étais intéressée par les enjeux de sécurité et défense, particulièrement ceux liés au numérique. La spécialité Sécurité-défense me permettait d’appréhender les enjeux liés à ce domaine, tout en conservant une approche globale des affaires publiques. En particulier, le cours « Révolution numérique et cybersécurité » me permettait de faire un lien direct entre mes deux formations.  

Que vous apporte votre double formation au quotidien ?

Grâce à cette double formation, j’ai acquis des connaissances très variées, allant de la programmation informatique aux finances publiques. Cette diversité m’aide à appréhender les sujets, particulièrement ceux liés à la cybersécurité, de manière globale. Mes connaissances techniques me permettent de comprendre l’impact d’une décision stratégique au niveau opérationnel, mais aussi de comprendre la façon dont le volet technique peut s’avérer déterminant au niveau stratégique.

En outre, je suis persuadée que le domaine cyber n’est pas réservé uniquement à des profils techniques. De plus en plus, des compétences transverses sont demandées, ce qui ouvre tout un domaine aux étudiants en sciences sociales.

Vous venez de recevoir le trophée de la Femme cyber-étudiante remis par le Cercle des Femmes de la Cybersécurité (CEFCYS). Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur cette distinction ?

Le CEFCYS est une association qui a pour objectif de promouvoir et de faire progresser la présence des femmes dans le milieu de la cybersécurité. Le CEFCYS conduit de nombreuses actions pour atteindre les objectifs cités : conférences, publications de rapports, sensibilisation, formation, etc. En marge du Cybermoi/s européen, l’association a organisé un trophée pour mettre en avant des profils et des carrières de femmes engagées dans le domaine. J’ai eu l’honneur de recevoir le prix dans la catégorie « Étudiante », ce qui m’encourage à poursuivre dans cette voie.

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