Découvrez nos étudiantes en or

Découvrez nos étudiantes en or

  • Clara Duchalet, Justine Boniface ©Clara Duchalet SciencesPoClara Duchalet, Justine Boniface ©Clara Duchalet SciencesPo

Le 29 novembre dernier s’est tenu à l’Hôtel de Ville de Paris le Trophée des Femmes en or, prix créé en 1993 récompensant des femmes incarnant des valeurs essentielles, telles que la solidarité, la générosité et l'universalité. Cette récompense décerne des prix dans 10 catégories et un prix spécial pour des femmes qui se sont distinguées tout au cours de l'année. 

A cette occasion, Justine Boniface et Clara Duchalet, deux étudiantes de l’École d’affaires publiques ; particulièrement méritantes de par leurs profils académiques, leurs qualités humaines et engagement ont été invitées à participer à cet événement. 

A l’issue de la cérémonie, toutes deux ont partagé avec nous leur parcours et leur point de vue : 

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire ?

Justine Boniface : Originaire de Bretagne, j’ai intégré Sciences Po juste après mon baccalauréat, et ai terminé mon Bachelor avec une formidable année à l’étranger, à l’Université de Berkeley en Californie, où j’ai pu suivre des enseignements très divers et passionnants (culture bouddhiste, littérature américaine, techniques de leadershi etc.,) A mon retour, j’ai rejoint le Master Affaires Publiques de Sciences Po dont j’ai été diplômée en juin 2016; je viens d’être admise à l’Ecole nationale d’administration, où deux nouvelles années de découvertes s’offrent à moi!

Clara Duchalet : Je suis Clara, 23 ans, née à Toulouse et en passe de terminer mon Master en Affaires Européennes à Sciences Po. Je souhaite m’orienter vers le secteur de l’économie circulaire, de l’environnement et de l’entrepreneuriat social. 

Pour vous, que représente l’évènement Femmes en Or ?

JB : C’est un évènement extrêmement intéressant autour de grandes figures féminines, qui vise à fédérer des énergies et à partager des expériences. C’est un élément essentiel, car l’un des freins à la réussite des femmes est la réticence de certaines figures féminines ayant « réussi » à aider leurs homologues à suivre leur voie. J’apprécié particulièrement la diversité des profils qui sont réunis lors de ces journées: sportives, chefs d’entreprises, artistes, femmes politiques… Le thème de cette année était l’innovation, et beaucoup de jeunes femmes à la tête de start-up étaient présentes. L’évènement “Femmes en Or” permet aussi de parler librement des préjugés, stéréotypes et difficultés dont les femmes sont victimes dans leur vie personnelle et surtout professionnelle, et de chercher à s’inspirer d’autres expériences pour y faire face et les surmonter.

CD : Les Femmes en Or est à mes yeux une très belle initiative pour réunir les femmes et transmettre de l’énergie et de la confiance car je pense que la motivation ne manquait pas dans l’assistance. Les femmes ont tout intérêt à se fédérer et partager leurs expériences, car c’est trop souvent un manque de confiance et une peur de l’échec et de l’éloignement des devoirs familiaux chez les femmes qui empêche les projets professionnels et personnels d’éclore et de se réaliser.

Quel thème vous a le plus marqué pendant la conférence?  

JB : L’une des tables rondes abordait la question de l’autocensure des femmes, et plus généralement des freins qui les empêchent de se lancer dans un projet académique ou professionnel ; l’aversion au risque, le manque de confiance en soi et le besoin de soutien extérieur sont plus présents chez les femmes, ce qui explique que moins de jeunes filles se tournent vers les métiers de l’innovation ou de la science, davantage marqués par l’apprentissage via l’échec. La responsabilité des stéréotypes encrés dès l’enfance en la matière est évidente ; l’une des intervenantes soulignait ainsi que les jeux liés à la prise de risque ou la construction sont presque toujours illustrés par un petit garçon et destinés à un public masculin, alors que les petites filles sont orientées vers des jeux liés à la sphère familiale, censés être plus rassurants. A l’âge adulte, 57% des hommes négocient leur salaire lorsqu’ils acceptent un nouveau poste, contre 7% des femmes, car ces dernières se sentent souvent moins légitimes à faire valoir leurs compétences.

CD : Ce qui m’a le plus marquée est le martèlement d’une idée : nous sommes légitimes. Nous sommes légitimes à essayer, à entreprendre, à nous exprimer, à faire valoir nos idées et à imposer le respect. 

Si vous pouviez changer une chose dans votre communauté, votre pays, ou dans le monde, que feriez-vous ?

JB : Il y a tant de chantiers et de projets à mener ! Si l’on reste sur le thème des inégalités entre les femmes et les hommes, les projets sont déjà légion : obtenir des droits égaux, notamment en termes d’accès à l’éducation et à la vie publique et économique, dans les différents pays, assurer des conditions de réussite et de rémunération équivalentes et lutter contre les stéréotypes, faire en sorte que les femmes qui réussissent apportent leur aide et leur expérience à leurs homologues… 

CD : Je créerais des crèches dans toutes les entreprises et toutes les administrations afin qu’il n’y ait plus ce déchirement pour les femmes entre soif de vie professionnelle et désir de vie personnelle (surtout quand leurs enfants sont en bas-âge). 

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