Promouvoir l'égalité professionnelle au sein de la Banque de France

Promouvoir l'égalité professionnelle au sein de la Banque de France

Clémentine raconte son expérience d’alternante au sein d’un réseau mixité
  • Clémentine Buisson à la Banque de France ©CBClémentine Buisson à la Banque de France ©CB

Étudiante à l’École d’affaires publiques, Clémentine Buisson effectue sa deuxième année de Master Politiques publiques en apprentissage. Chaque semaine, elle alterne entre ses cours à Sciences Po et la gestion de la communication du réseau mixité de la Banque de France. Elle revient sur son parcours et nous raconte son quotidien.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’apprentissage ?

Je ressentais le besoin de gagner en expérience professionnelle, mais je ne souhaitais pas effectuer une année de césure puisque j'avais envie de terminer mes études en 2021. L'alternance me permet donc de répondre à ce besoin d'expérience tout en m'assurant une situation matérielle relativement confortable.

Vous travaillez au sein du réseau mixité de la Banque de France. Quelles sont vos missions ?

Oui, je travaille au sein du réseau Talentu'elles : c’est un réseau qui a pour but principal de promouvoir l'égalité professionnelle et la reconnaissance de tous les talents au sein de la Banque de France. Mes missions s'inscrivent donc dans ce cadre. Je suis en charge de la communication interne et externe du réseau, via les réseaux sociaux notamment. Je travaille également à l'organisation des évènements — je contacte les intervenants, gère les aspects logistiques, ... Ces missions m’amènent à participer au développement du réseau.

Vous avez obtenu le Certificat égalité femmes-hommes et politiques publiques en juin dernier. Cette formation vous aide-t-elle dans vos activités professionnelles ?

Tout à fait ! Même si j'étais déjà renseignée et avais conscience des inégalités salariales et professionnelles avant d'obtenir le Certificat, les enseignements et les rencontres proposées dans ce cadre m'ont permis d'avoir une connaissance plus pointue de ces sujets et donc d'être force de propositions dans le cadre de mon alternance. À l’occasion de certaines séances nous avons pu discuter de l’influence des biais cognitifs sur l’environnement professionnel, les dynamiques d’équipes, les processus d’embauche et de promotion par exemple. Grâce à cela j’ai pu proposer la mise en place d’un groupe de travail sur le “nudge” et la lutte contre les stéréotypes en entreprise dans le cadre de mon alternance.

Comment s’organisent vos semaines dans ce contexte de crise sanitaire ?

Je travaille au siège de la Banque de France les lundis, mardis et mercredis, et j'ai ensuite cours à distance via Zoom les jeudis et vendredis. Dès la reprise je me suis rendue compte de la chance que j'avais de pouvoir travailler sur site : cela permet d'équilibrer la semaine avec les cours à distance, ce qui est sans doute plus rassurant et stimulant dans le cadre d'une prise de poste. J'appréhende quelque peu les temps de rendus académiques dans la mesure où mes semaines sont déjà intenses. Mais c'est aussi ce rythme qui rend l'expérience de l'alternance si stimulante !

Quels sont vos projets pour la suite ?

Sur le plan professionnel, je souhaiterais continuer à travailler dans le domaine de l'égalité femmes-hommes, mais je ne suis pas encore arrêtée sur un type de structure. Je commence tout juste à cartographier les acteurs de ce domaine dont les missions m'intéressent. Je suis également très intéressée par les questions de transition écologique, notamment parce que j'ai eu la chance de participer à un projet du Policy Lab de l'École d’affaires publiques de Sciences Po sur le thème de la réduction de l'utilisation de produits phytosanitaires dans les pratiques agricoles en France. À suivre, donc.

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