Les violences sexistes après #MeToo

Les violences sexistes après #MeToo

Appel à communication VisaGe
  • Manifestation à Paris ©Christine Garbage / Jeanne Menjoulet (CC BY 2.0)Manifestation à Paris ©Christine Garbage / Jeanne Menjoulet (CC BY 2.0)

Issue de la dynamique Université Sorbonne-Paris-Cité (USPC) la Cité du Genre est un réseau interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre réunissant des chercheuses de cinq universités parisiennes : Paris 13, Paris Descartes, Paris Diderot, Sorbonne Nouvelle et Sciences Po. Elle a soutenu trois laboratoires juniors depuis 2017. Ces Labos Junior-Cité du genre visent à faire découvrir la recherche à des doctorants, doctorantes ou à des jeunes chercheurs et chercheuses via un apprentissage pratique.

Le labo VisaGe : Analyse des violences fondées sur le genre : données, santé, jeux d’échelle

Réunissant une trentaine de jeunes chercheuses spécialisées dans l’analyse des violences fondées sur le genre, le laboratoire junior VisaGe a pour ambition de fédérer un collectif d’investigation interdisciplinaire au sein de l’USPC autour de trois axes :

  • Approches qualitatives et quantitatives
  • Santé publique
  • Jeux d’échelles et contextes politiques

Il s’agit de formaliser un réseau académique inédit, autour de l’analyse de ces violences à partir de la présentation d’enquêtes originales, en cours ou récentes, tout en promouvant des approches pluri-centrées (aux "Nords" et aux "Suds") et non cloisonnées, c’est-à-dire attentives à la circulation des savoirs et aux jeux d’échelles à l’œuvre dans la construction et la documentation de l’enjeu social des violences fondées sur le genre.

Appel à communication : Les violences sexistes après #MeToo

En octobre 2017, le New York Times et le New Yorker publient des enquêtes sur les accusations pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols, dont fait l’objet Harvey Weinstein, producteur de cinéma états-unien renommé et influent. Au fil des semaines, près de cent femmes révèlent avoir subi des violences sexuelles, perpétrées par le magnat de l’industrie hollywoodienne. À la suite de ces révélations en chaîne, l’actrice Alyssa Milano réemploie le hashtag #MeToo, lancé dix ans plus tôt par la féministe new-yorkaise Tarana Burke. S’ensuit un phénomène mondial, lors duquel #MeToo (#MoiAussi, ou encore #BalanceTonPorc dans sa déclinaison française), est repris individuellement par des femmes internautes sur une diversité de supports virtuels. Les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, mais aussi des sites Internet dédiés, deviennent un espace d’écriture et de parole pour les femmes, au sujet des violences sexuelles masculines et sexistes dont elles ont été victimes et qu’elles continuent de subir. Depuis lors, la force de l’événement ne s’est pas démentie. Ce dernier est à la fois le lieu d’une reformulation et d’une intensification de luttes féministes préalablement en cours contre les violences sexistes. Par ses supports techniques, et son « effet viral », il apparaît comme une amplification géographique, transgénérationnelle voire transculturelle de la disqualification morale de ces violences. Deux ans après l’éclatement de l’affaire et ses échos à l’échelle mondiale, nombre d’observatrices et d’observateurs vont jusqu’à estimer que #MeToo constitue un événement-rupture pour l’histoire des femmes. D’autres resituent cette prise de parole dans l’histoire longue du féminisme et dans les combats contre les violences sexistes.

Les journées d’étude se dérouleront à Paris, mi-décembre 2019. La date et le lieu précis de ces journées seront annoncés ultérieurement.

En savoirs plus

L'appel à communication du Labo Junior VisaGe (350 Ko)

La Cité du genre

Le Labo Junior VisaGe

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