"Cette semaine est tournée vers le partage"

"Cette semaine est tournée vers le partage"

Mariam et Meriem nous présentent la Gender Equality and Sexuality Week
  • Mariam et Lara organisent la Gender Equality and Sexuality weekMariam et Lara organisent la Gender Equality and Sexuality week

Du 25 au 29 mars 2019, plusieurs associations du campus de Reims organisent une “Semaine des visibilités” : la Gender Equality and Sexuality week. Au programme, cette année : des évènements, des ateliers, des performances artistiques et des rencontres afin de sensibiliser étudiantes et étudiants aux questions d’égalité et de sexualité.
Mariam, membre de l’association PERIOD, et Meriem, présidente de Politiqu’elles Reims nous parlent de leurs engagements.

Quelle est la démarche de la Gender Equality and Sexuality week sur le campus de Reims ?

Meriem : La Gender Equality and Sexuality week s'adresse à toute personne désireuse d'en savoir plus sur les questions de genre et d'identité. Notre but est d'ouvrir la voix, de pousser à la réflexion, d'échanger sans tabous. Cette semaine est avant tout tournée vers le partage, aussi bien partage d'informations (dans une perspective de sensibilisation), que partage d'expériences, de témoignages, de moments forts.

Mariam : Cette semaine est extrêmement importante pour les associations qui promeuvent les droits des femmes et des minorités sexuelles sur le campus. C’est une semaine durant laquelle chaque événement est soigneusement organisé pour déconstruire les préjugés, les idées reçues et les tabous à propos du corps et de l’intimité sexuelle des femmes et des personnes queer. Cela permet de sensibiliser les étudiantes et les étudiants à des problèmes dont elles et ils ne sont pas au courant ou font abstraction.

Quel est votre événement “coup de cœur” cette année ?

Meriem : L'art est un moyen privilégié d'expression, qui marque les esprits. Sans en révéler l'identité, notre évènement coup de coeur cette année à Politiqu'elles est sans doute la venue prévue d'un·e artiste sur le campus, qui exposera ses oeuvres le temps d'une journée. L'année dernière, nous avions organisé avec succès l'exposition des oeuvres de la sculptrice Stéphanie Roth, sur le campus (Les bécassines manifestent à Sciences Po).

Mariam : L’événement pour lequel je suis très impatiente est celui du projet photo. Ce n’est pas un événement conventionnel car cela a lieu sur les réseaux sociaux.
Cette année, les membres de l’association PERIOD, dont je fais partie, vont prendre des photos de nos camarades garçons avec des fleurs : l’idée est de déconstruire la masculinité, et à travers ces photos de faire ressortir une certaine sensibilité qui est souvent critiquée lorsqu’elle est exprimée par des garçons. Nous allons également leur demander ce que cela signifie d’être un homme de nos jours et allons publier leurs réponses. Ce projet permet de mettre en exergue un effet du patriarcat sur les hommes qui est parfois ignoré par la société.

Dans quelle mesure votre scolarité à Sciences Po vous a-t-elle guidée dans la conception du programme de la Semaine des visibilités ?

Mariam : Durant ma scolarité à Sciences Po, j’ai eu plusieurs fois l’opportunité d’organiser des événements. Ayant acquis de l’expérience à travers les années, nous avons organisé efficacement nos réunions et nous avons créé une stratégie de communication assez efficace qui nous permet d’être visibles sur le campus et donc d’accueillir beaucoup d’étudiantes et d’étudiants à nos événements.

Meriem : L'administration de Sciences Po est extrêmement coopérative et nous soutient dans nos démarches associatives. Les responsables administratifs sont sensibles aux questions de genre et de représentation des minorités, ainsi qu’à la nécessité de les mettre en lumière, de les rendre visibles. De plus, la cohésion entre les associations féministes et LGBT+ (Feminist Society, HeForShe, PERIOD, Politiqu'elles, Sexuality and Gender Alliance) permet une émulation d'idées intéressante.

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