Inégalités sociales de compétences (scolaires) et organisation du système éducatif

Inégalités sociales de compétences (scolaires) et organisation du système éducatif

Etudes comparées à partir des enquêtes PISA de 2000 à 2009
Noémie Le Donné - Soutenance - 13 mai 14h
  • Photo Dagonydes, Salle de classe nature (CC BY-SA 3.0)Photo Dagonydes, Salle de classe nature (CC BY-SA 3.0)

Soutenance de thèse

Noémie Le Donné
Doctorante à l'OSC et analyste à l'OCDE, Direction Education and skills, division PISA for Schools, équipe PISA

Inégalités sociales de compétences (scolaires) et organisation du système éducatif.
Études comparées à partir des enquêtes PISA de 2000 à 2009

Mercredi 13 mai 2015 à 14h - École doctorale de Sciences Po, 199 bd Saint-Germain (7e), 3e étage

Jury :

  • Pascal Bressoux, Professeur des universités, Université de Grenoble Pierre Mendès France
  • Pierre Merle, Professeur des universités, Université Européenne de Bretagne (Rapporteur)
  • Louis-André Vallet, Directeur de Recherche CNRS, Sciences Po (Directeur de thèse)
  • Herman van de Werfhorst, Professor of Sociology, University of Amsterdam (Rapporteur)
  • Agnès van Zanten, Directrice de Recherche CNRS, Sciences Po

Noémie Le DonnéCette thèse décrit et analyse les liens entre les inégalités sociales de compétences à 15 ans et l’organisation du système éducatif. C’est en investiguant les données de PISA 2000 à 2009 d’une vingtaine de pays européens que j’étudie la manière dont les caractéristiques institutionnelles des systèmes d’enseignement affectent l’ampleur et la structure des inégalités sociales de compétences en fin de scolarité obligatoire.
La variété des configurations institutionnelles en Europe et une importante réforme du système éducatif polonais au début des années 2000 permettent d’analyser comment l’organisation du système éducatif module les effets de l’origine sociale de l’élève et de la composition sociale de l’établissement sur les compétences de l’élève. Mes analyses multiniveaux tendent à montrer que les politiques éducatives favorisant la différenciation du système éducatif et de son réseau d’établissements sont associées à de plus fortes inégalités sociales de compétences, essentiellement dues à l’amplification de l’effet de la composition sociale de l’établissement.
La hausse des inégalités de compétences qui s’observe en France au cours de la décennie 2000 est analysée à l’aune des changements dans la composition des cohortes d’élèves et dans leurs conditions de scolarisation. Les analyses de décomposition quantile suggèrent que l’augmentation de la part d’élèves en difficulté découle moins de modifications dans la population d’élèves que d’une détérioration du fonctionnement du système éducatif et de l’engagement des élèves dans les apprentissages.
Finalement, si elle peut se concevoir comme une défense et illustration du collège unique, cette recherche a surtout pour vocation d’affiner les diagnostics existant sur les systèmes éducatifs européens – en particulier polonais et français – et leurs produits, en proposant des analyses descriptives riches et utiles des phénomènes étudiés.

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