NOUS SOUTENIR
NOUS SOUTENIR
3 septembre 2020

Quoi de neuf au 1, Saint-Thomas ?

© Martin Argyroglo / Sciences Po

Lorsque l’ancien hôtel de l’Artillerie aura achevé sa mue, il deviendra le cœur du futur campus parisien. Pour le moment, sous les échafaudages, le lieu poursuit sa transformation grâce aux grandes machines et aux hommes de l’art. Aperçu du chantier sous l’œil de notre photographe, Martin Argyroglo.

Des bâtiments comme suspendus dans le vide

Après le déploiement des croqueuses géantes puis d’une grue impressionnante est venue la phase des terrassements. Sous ce terme quelque peu prosaïque se cache une réalité presque magique, avec des bâtiments comme suspendus dans le vide…

 Levitation

“Le sol des cours Treuille de Beaulieu et Gribeauval a été creusé en profondeur pour installer les fondations des futurs bâtiments, tout en confortant celles des édifices voisins. Cela nous permet de créer de nouvelles surfaces dans ces cours, en infrastructure, avec la création d’un niveau rez-de-jardin, et en superstructure, avec l’édification du Pavillon de l’innovation dans la cour Gribeauval, explique Emmanuelle Dubrana, directrice de l’immobilier de Sciences Po. Des terrassements ont été effectués sous une partie des bâtiments existants, qui se retrouvent ainsi en suspension au-dessus du vide.

 Levitation cour

Les niveaux rez-de-jardin et rez-de-chaussée sont désormais en cours d’achèvement, et les cours retrouvent peu à peu leur niveau d’origine.

 Niveau 1

 

 Niveau 2

La grande jonction

Autre avancée à forte portée symbolique : en janvier 2020, le mur qui séparait le 1, place Saint-Thomas et le 13, rue de l’Université a été percé.

 Jonction

Les deux sites sont désormais réunis. Les étudiants, les enseignants et tous les publics de Sciences Po pourront aisément aller et venir d’un bâtiment à l’autre. C’est le cas aujourd’hui entre le 27, rue Saint-Guillaume et le 56, rue des Saints-Pères, reliés par le jardin. Cette volonté de simplifier les flux est très présente dans l’organisation du futur campus parisien. “Une liaison par escaliers et ascenseur permettra une circulation fluide entre les deux sites. C’est l’un des aspects majeurs du projet.”

Retrouver la pierre d’origine

La cour Sébastopol est maintenant couverte d’échafaudages : c’est l’heure des restaurations patrimoniales, qui mobilisent plusieurs corps de métier.

 Echafaudage

Deux des galeries du cloître viennent d’être nettoyées des enduits et peintures qui avaient été appliqués au cours du XXe siècle pour transformer ces galeries en bureaux. Des équipes hautement spécialisées, que l’on surnomme des “Pierreux”, rénovent les pierres afin que le cloître retrouve son aspect d’origine.

 Pierre

Tout en haut, les couvreurs et les charpentiers restaurent les lucarnes en travaillant sur le chêne, le zinc et l’ardoise.

 Toit

L’intérieur des bâtiments se transforme aussi : murs et sols sont mis à nus, révélant les volumes et dévoilant les traces du passé : des restes de suie sur l’un des murs, à l’emplacement des anciennes cheminées, ou encore des pans de bois datant de l’origine du bâtiment, qui ont été coffrés pour assurer leur conservation.

 Suie

Un enduit chaux-chanvre, aux intéressantes propriétés écologiques et thermiques, est appliqué sur les murs intérieurs, avec une technique permettant de préserver la pierre de taille en dessous. Les générations futures pourront ainsi, si besoin, retirer l’enduit et retrouver la pierre d’origine en parfait état.

 Suie

Pour tout savoir sur le futur site de Sciences Po :

Plus de photos des travaux :

Crédits photos : Martin Argyroglo / Sciences Po