Les diplômés de l'Ecole de journalisme de Sciences Po couvrent la guerre en Ukraine

  • Arrivée en Ukraine avec Valentin Boissais, diplômé 2020Arrivée en Ukraine avec Valentin Boissais, diplômé 2020

Depuis le 24 février 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'existence de millions d'Ukrainiens a basculé dans la guerre.

Pour couvrir ce conflit, certains diplômés de l'Ecole de journalisme de Sciences Po sont en premières lignes, en Ukraine, en Russie, en Pologne, en Moldavie, pour collecter des témoignages et raconter de façon fiable ce qui est aussi une "guerre de l'information".

Voici les profils de nos diplômés à suivre :

  • Nadège Justiniani, diplômée du Master en journalisme en 2019, envoyée spécial pour Brut international en Ukraine @nadegejust et son reportage est visible ici
  • Clara Marchaud, diplômée en Master en journalisme en 2020, correspondante en Ukraine pour Le Figaro, Médiapart et La Tribune de Genève @ClaraMarchaud
  • Andréa Palasciano, diplômée du Master en journalisme en 2015, correspondante de l'AFP en Russsie, rubrique économie @AfPalasciano
  • Esther Lefebvre, diplômée du Master en journalisme en 2008, envoyée spéciale de TF1 en Roumanie @estherlefebvre
  • Anthony Lebbos, diplômée du Master en journalisme en 2020, envoyé spécial de BFM TV à Lviv, à l'Ouest de l'Ukraine @AnthonyLebbos
  • Léopold Audebert, diplômé du Master en journalisme en 2020, envoyé spécial de BFM TV en Pologne @LeopoldAudebert
  • Jérémy Normand, diplômé du Master en journalisme en 2013, reporter envoyé spécial de BFM TV en Pologne @Jeremy_Normand
  • Joao Alencar, diplômé du Master en journalisme en 2011, JRI envoyé spécial de BFM TV en Ukraine @alencarjoao
  • Valentin Boissais, diplômé du Master en journalisme en 2020, envoyé spécial de RTL en Ukraine @vboissais
  • Luc Lacroix, diplômé du Master en journalisme en 2011, correspondant de France TV en Russie @lacroixluc
  • Théo Maneval, diplômé du Master en journalisme en 2015, reporter pour C dans l'air @TheoManeval
  • Sira Tierij, diplômée du Master joint Journalism and International Affairs en 2019, journaliste pour BBC News, actuellement entre l'Ukraine et la Pologne @SiraThierij
  • Patrick Reevell, diplômé du Master joint Journalism and International Affairs en 2015, correspondant en Russie pour ABC News, actuellement en Ukraine @Reevellp
  • Andrei Popoviciu, diplômé du Master joint Journalism and International Affairs en 2020, journaliste en Roumanie pour Al Jazeera et The Guardian, lauréat d'un prix international sur la surveillance des migrants aux frontières de l'Europe @AndreiPopoviciu
  • Bruno Kalouaz, diplômé du Master en journalisme en 2020, correspondant pour l'AFP en Moldavie @brunokalouaz

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"Cette formation m'a donné confiance en moi, pour prendre des décisions rapidement"

Laszlo Gelabert, diplômé du Master en journalisme
  • Laszlo Gelabert, diplômé 2019Laszlo Gelabert, diplômé 2019

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel? May you describe your academic and professional background?

Après avoir obtenu un bac L au lycée de Corte, en Corse, j'ai suivi une double licence de lettres modernes et de philosophie à la Sorbonne. J'ai ensuite intégré le Master de journalisme de Sciences Po, qui m'a permis de suivre une alternance d'un an dans la rédaction de LCP. Après l'obtention de mon diplôme, j'ai travaillé dans de nombreuses rédactions. En pige, d'abord, à BFM TV et CNews. Puis je suis passé par le service "société" et "régions" de France 2 pour les JT de 13H et de 20H, et par le service "économie" de TF1, également pour les JT. 

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? A quoi ressemble votre travail au quotidien? What is your job title today? How is your daily routine?

Aujourd'hui, je suis journaliste rédacteur pour l'émission C dans l'air, diffusée sur France 5. La plupart du temps, je cale mes différents tournages, puis vais sur le terrain avec un/une JRI, en France ou à l'étranger, pour réaliser ces reportages. Je dois ensuite écrire mon commentaire en salle de montage. Il arrive aussi de monter des sujets uniquement avec des images provenant d'agences de presse ou de télévisions étrangères.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui? What were the main takeaways from your degree?

Ma formation au sein de l'Ecole de journalisme de Sciences Po m'a appris les fondements du métier. Mes cours de télévision m'ont très rapidement permis d'avoir une caméra dans les mains. J'ai appris à organiser mes tournages, à tourner en "séquence", à écrire des commentaires efficaces, sans jamais négliger l'image, et à assurer des duplexs en direct. Cette formation m'a également donné confiance en moi pour prendre des décisions rapidement, sur le terrain ou en salle de montage.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants? What memories did you keep from your school, your cohort, your teachers?

De ces deux années de Master, je garde d'excellents souvenirs : nos premières émissions, nos premiers directs, nos premiers montages... Nous étions considérés comme de vrais journalistes. La promotion 2017-2019 était excellente, avec des profils variés et des étudiants auprès desquels j'ai apprécié évoluer. Les enseignants, quasiment tous issus de rédactions, étaient passionnés et s'efforçaient de nous transmettre leurs astuces et leurs façons de travailler. Je me souviens notamment de cette semaine intensive, animée par Françoise Joly et Guilaine Chenu, une semaine qui m'a confirmé que je voulais continuer à la télévision. 

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui? What advice could you give to a student who would like to become a journalist?

Je lui conseillerais de s'intéresser au maximum de sujets, de lire beaucoup, de regarder des films et des documentaires, d'écouter des émissions de radio et des podcasts, et de s'essayer à plusieurs formats. Il faut entretenir sa curiosité, aimer travailler (tout en gardant un équilibre entre travail et vie personnelle, c'est essentiel), et être le plus exigeant possible avec soi-même. Enfin, ne jamais s'interdire de poser des questions ou d'aborder quelqu'un qui pourrait les conseiller sur le métier.

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"L'équipe m'a immensément rassurée par sa présence réconfortante et son professionnalisme"

Célia Héron, diplômée du Master en journalisme
  • Célia HéronCélia Héron

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel? May you describe your academic and professional background?

Après un bac ES (77, banlieue parisienne), j'ai intégré une hypokhâgne (Victor Duruy) puis Sciences Po à BAC+1, sans aucune idée de ce que j'allais y faire. C'est en lancant un blog lors de ma 3e année à l'étranger à Rio (Brésil), en stage au consulat de France, que l'idée de devenir journaliste s'est imposée : pour l'envie d'écrire, davantage que par passion pour l'actualité. J'ai eu la chance de dégoter une place d'apprentissage au Monde.fr, puis d'être rapidement recrutée en Suisse, où je voulais vivre depuis des années.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? A quoi ressemble votre travail au quotidien? What is your job title today? How is your daily routine?

Apres avoir travaillé au desk actu à Lausanne puis aux Etats-Unis pendant 5 ans, je suis devenue cheffe de la rubrique Société du quotidien Le Temps (basé à Genève), co-responsable de l'édition Culture-Livres-Société du week-end et productrice de plusieurs podcasts, dont "Brise-Glace", lancé en 2018 et dont je suis l'hôte. 

Mes fonctions m'amènent à 50% de gestion de projet et management (recrutement, réunions stratégiques, admin - moins fun...) et 50% de véritable production journalistique. Une grande enquête sur le harcèlement à la télévision suisse nous a par exemple mené, deux co-auteurs et moi, à recevoir le prix de "Journalistes suisses de l'année" 2021 et d'etre short-listés pour plusieurs prix internationaux.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui? What were the main takeaways from your degree?

J'ai toujours cru que la pratique était beaucoup plus importante que la théorie, mais je ne connaissais aucun journaliste autour de moi en grandissant et les professions de mes parents n'offraient aucun réseau. L'Ecole de journalisme de Sciences Po m'a offert l'incroyable opportunité du Master en apprentissage, que j'ai immédiatement saisie en tentant spontanément ma chance auprès du Monde.fr, dont un des responsables était un de nos enseignants. Contre toute attente, j'ai pu y faire mes débuts en journalisme numérique. J'ai ainsi pu financer mes études, facteur déterminant pour moi. Les portes ensuite m'ont été ouvertes - même s'il a parfois fallu les forcer un peu...

Grâce au cours d'écriture narrative dispensé par Antoine Audouard et Stéphane Guibourgé, j'ai également pu rencontrer l'editrice Susanna Léa et signer mon premier contrat d'édition pour le roman "Le premier qui voit la mer" (Versilio, 2015).

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants? What memories did you keep from your school, your cohort, your teachers?

Je me souviens avoir été très impressionnée par le quartier, les étudiants, les enseignants. De garder en moi le sentiment constant d'imposture, face à des gens - élèves ou enseignants - souvent brillants et passionnés par le journalisme, semblait-il, "depuis toujours". J'ai adoré rencontrer les étudiants internationaux, dont je me suis sentie très proche dans la découverte du milieu journalistique français. Je me suis fait des amis exceptionnels. Les membres de l'équipe de l'école de journalisme, notamment les techniciens audiovisuels, et les assistantes de la direction de l'époque (promo 2010), m'ont immensément rassurée par leur présence réconfortante et leur professionnalisme.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui? What advice could you give to a student who would like to become a journalist?

Le culot, s'il est exercé avec humilité, paie toujours. Do not hesitate to ask for what you want in life, you'll always either get it or learn something.

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"Le journalisme est un état d'esprit"

Adrien Gindre, diplômé du Master en journalisme
  • Adrien GindreAdrien Gindre

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel? May you describe your academic and professional background?

Toute ma scolarité post-bac s’est faite à Sciences Po : d’abord au premier cycle franco-allemand délocalisé à Nancy puis en master à l’Ecole de Journalisme, avec entre les deux une année à l’étranger passée à Berlin (Allemagne) en stage dans des médias allemands. J’ai énormément appris au cours de ces cinq années mais pas seulement sur le plan académique. J’ai aussi et surtout appris à apprendre, à développer ma curiosité, mon esprit critique, à m’ouvrir au monde et à la diversité de ses enjeux.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? A quoi ressemble votre travail au quotidien? What is your job title today? How is your daily routine?

Depuis 2018, je suis le chef du service politique de TF1 et LCI. Je suis principalement chargé d’encadrer le travail des reporters politiques au profit des journaux de 13h, de 20h, de l’antenne de LCI et du digital TF1info. J’interviens moi-même régulièrement sur les antennes de TF1 et LCI pour des analyses politiques ou lors d’éditions spéciales. Je participe chaque dimanche à 12h au Grand Jury RTL - LCI - LeFigaro. Mon travail consiste en grande partie à faire en sorte que TF1 et LCI soient en pointe sur les grands événements politiques.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui? What were the main takeaways from your degree?

Le premier cycle à Sciences Po m’a donné un solide bagage de départ. J’ai ensuite réalisé au cours mes deux années à l’Ecole de Journalisme un apprentissage en alternance à RTL où je passais mes week-ends et vacances scolaires. Ce mix entre l’expérience en rédaction et les cours très concrets à l’Ecole de journalisme de Sciences Po m’a énormément apporté. Le contact à l’Ecole avec des enseignants étant eux-mêmes des journalistes en activité m’a beaucoup appris sur la réalité du métier. La mise en conditions réelles à travers les ateliers pratiques en cours était un vrai plus.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants? What memories did you keep from your school, your cohort, your teachers?

A l’Ecole de journalisme de Sciences Po, on crée des liens entre étudiants qui peuvent bien sûr persister au-delà de la scolarité. Ce sont d’une certaine manière de futurs collègues, tout comme nos professeurs. Je travaille aujourd’hui avec des journalistes que j’ai eus à l’époque comme camarades ou comme enseignants. Une phrase d’une professeure, Michèle Cotta, m’a par ailleurs particulièrement marqué : "Quand vous couvrez une actualité, arrêtez-vous toujours un instant pour vous demander ce que vous en pensez". Conseil essentiel qui permet de garder recul et capacité d’analyse.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui? What advice could you give to a student who would like to become a journalist?

Le journalisme est un métier exigeant, pas toujours simple. Mieux vaut être un passionné. Et mieux vaut se donner dès le départ tous les moyens d’apprendre et de progresser. Il faut vivre à fond ses deux années à l’Ecole de Journalisme pour y apprendre le plus de choses possible. Et multiplier les stages autant que possible. En ce qui me concerne, la réalisation d’un apprentissage en alternance avec les cours a été un vrai plus. Je le recommande. Mais surtout : travaillez votre curiosité à chaque instant. Le journalisme est un état d’esprit.

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Où travaillent les diplômés? Et dans quelles conditions?

Les résultats du sondage annuel sur l'insertion professionnelle sont publiés
  • De futurs diplômés de l'Ecole de journalisme de Sciences PoDe futurs diplômés de l'Ecole de journalisme de Sciences Po

Les résultats de l'enquête annuelle sur l'insertion professionnelle portant sur les promotions 2005 à 2021 vient de sortir. Avec un taux de réponse de 64%, les résultats sont éloquents : les diplômés de l'Ecole de journalisme de Sciences Po se distinguent sur le marché du travail dans le contexte sanitaire que nous connaissons depuis deux ans.

Une insertion rapide

  • 98% d'entre eux sont en activité 
  • En zoomant sur la promotion 2021, 81% des étudiants déclarent avoir eu des propositions d'emploi pendant qu'ils étaient sur les bancs de l'école, et 59% ont été embauchés avant l'obtention de leur diplôme

Des emplois stables

  • 56% d'entre eux sont en CDI
  • Parmi ceux qui travaillent en piges, la majorité (62%) déclare avoir choisi cette situation

Une rémunération en progression

  • 33% des diplômés déclarent un salaire brut mensuel de plus de 3.500 euros bruts mensuels
  • 31% sont rémunérés entre 2.500 et 3.500 euros bruts mensuels

Des aventures professionnelles

  • 6% des diplômés ont créé leur entreprise ou start up de l'information

Un marché de l'emploi international

  • 25% travaillent à l'international, dont 8% dans des pays de l'Union européenne (hors France)
  • 50% des diplômés basés à l'international travaillent avant tout pour des médias non francophones

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