Du 28 mars au 1er avril : focus sur les métiers presse, media et journalisme

  • Focus sur les métiers presse, media et journalismeFocus sur les métiers presse, media et journalisme

Sciences Po, à travers notamment son École de journalisme, forme les étudiants dans le cadre d'un programme d'études menées dans les conditions d'une salle de rédaction.

À l'issue de Sciences Po leurs débouchés dans le journalisme sont variés : reporters, journalistes spécialisés, correspondants (localiers ou internationaux), chefs de services au sein de grandes chaînes de télévision, directeurs de rédaction, journalistes reporters d'image.

Focus sur ces métiers et témoignages de diplômés.

"Dans cette école, j'ai su que je monterai un jour un média"

Mélissa Bounoua, diplômée du master en journalisme
  • Melissa Bounoua Crédit: Thomas O'Brien pour Louie MediaMelissa Bounoua Crédit: Thomas O'Brien pour Louie Media

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel?

Après un bac scientifique au lycée Louise Michel à Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne (94), j'ai intégré une classe préparatoire aux grandes écoles littéraires dans l'idée de commencer à préparer les concours aux écoles de journalisme, je savais que je voulais devenir journaliste dès la classe de seconde. J'ai passé deux ans à Saint-Maur-des-Fossés au lycée Marcellin Berthelot où j'ai compris que la géographie serait la matière que je continuerai avant d'entrer en journalisme (je n'étais pas du tout sûre d'y arriver à l'époque !). J'ai donc fait une licence de géographie à l'institut de géographie de Paris I Panthéon Sorbonne, tout en préparant les concours des écoles de journalisme, et notamment celui de Sciences Po qui m'intéressait le plus pour son aspect international. Je ne pensais pas décrocher les concours si vite, j'ai intégré l'école cette année-là d'abord dans l'idée de faire de la télévision, puis j'ai rapidement compris que c'était le web qui m'excitait le plus pour sa réactivité et sa liberté d'écriture, de format... Je n'avais pas envie d'attendre des années avant de signer un article dans un grand quotidien (même si j'adorais la presse).

En deuxième année de master, en 2008, je suis partie en stage au Washington Times l'été, puis en échange avec l'école de journalisme du Missouri à Columbia au deuxième semestre 2008. C'était l'année de la première élection de Barack Obama, j'ai pu suivre la campagne avec celle qui deviendrait mon associée dix ans plus tard – Charlotte Pudlowski –, et les réseaux sociaux commençaient tout juste à être des outils journalistiques, c'était réjouissant ! J'ai trouvé un travail avant même d'avoir obtenu mon diplôme en 2009 car je passais beaucoup trop de temps sur internet et les réseaux, j'ai été la première community manager de la chaîne Arte. Puis j'ai travaillé un an et demi chez 20minutes.fr, avant d'aller à L'Obs.com travailler pour un site de tribunes et de témoignages, et d'intégrer Slate.fr, d'abord sur un projet techno de repérage de contenus qui circulent sur le Web, puis en tant que cheffe des infos puis rédactrice en chef adjointe jusqu'en 2017.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? A quoi ressemble votre travail au quotidien?

Je suis co-fondatrice, avec Charlotte Pudlowski donc, du studio de podcasts Louie Media depuis 2017. Je suis cheffe d'entreprise et je m'occupe plus particulièrement de superviser tout le développement, la création et la production des podcasts. Nous avons deux activités principales. Un média avec dix podcasts différents, notre ligne éditoriale, c'est "faire ressentir le monde" pour à la fois informer pour une meilleure compréhension du monde, tout en suscitant des émotions. Cela passe souvent par des histoires vraies, racontées par celles et ceux qui les ont vécu, comme dans Passages (où l'on entend une histoire racontée par un ou plusieurs points de vue), ou dans Entre, notre podcast qui donne la parole à des enfants sur le passage d'un âge à un autre, d'une phase de l'enfance à une autre. Très récemment nous avons sorti une enquête en 5 épisodes sur l'impact du réchauffement climatique sur le corps des femmes : Un jour la terre s'ouvre. Et nous avons une partie agence, Louie Creative, où nous produisons pour d'autres médias (Madame Figaro), des institutions (la Croix-Rouge, l'AFD), et des marques. Et nous assurons enfin des formations à la production de podcasts, mais aussi à la voix et à l'audio plus largement.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui? 

Quand je suis entrée à l'école de journalisme en septembre 2007, j'avais fait deux stages très courts en rédaction grâce à des candidatures spontanées alors que je n'avais aucun réseau. En entrant à l'école, j'étais au quotidien en contact avec des enseignants qui sont tous journalistes dans des rédactions ou qui ont une grande expérience dans leur secteur, ce qui permet d'en savoir plus sur le fonctionnement de plein de médias et boîtes de production, c'est super précieux et ça ouvre des portes.

Aussi, j'ai vraiment eu l'impression de commencer à travailler avant de sortir de l'école car les cours sont très pratiques : par exemple, on a lancé et écrit pour des blogs pour LeMonde.fr (sur les élections municipales à Paris et le festival de Cannes) dans le cadre d'un cours avec Pierre Assouline.

Mais la plus contribution la plus importante je crois après ça a été le semestre d'échange à l'université de Columbia dans le Missouri. Il a eu tellement d'implications pour ma vie professionnelle ensuite que je ne peux que le recommander : cela m'a permis de trouver un emploi à la sortie de l'école et de monter Louie Media, car c'est là que j'ai découvert le traitement de l'info et la recherche de sources via les réseaux sociaux – ça peut sembler évident aujourd'hui mais ça ne l'était pas en 2007. Et c'est aussi là que j'ai commencé à écouter des podcasts.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants? 

C'était une super promo (2007-2009), une très bonne ambiance avec l'équipe de l'école, beaucoup d'entre nous sont en rédaction, ont écrit des livres, monté leur projet  Je me souviens aussi qu'avec une partie de notre promotion, nous avons aussi lancé un magazine dans le cadre d'un cours avec Renaud Leblond et Christian Fevret sur la création de média. Pendant deux ans, grâce à l'incubateur de Sciences Po aussi, on a publié Megalopolis, un magazine sur le « très Grand Paris ». C'était une première expérience de création de média qui nous a tellement appris. Le projet était surtout emmené par mes camarades de promo Marina Bellot et Jérôme Lefilliâtre mais c'est avec ce cours et ce projet que j'ai su que je monterai un jour un média.

L'autre chose qui m'a marquée : grâce à Agnès Chauveau, qui dirigeait l'école à l'époque, on a eu un cours sur le Web et les outils (dont les réseaux sociaux) au tout début de notre formation avec Francis Pisani, c'est là que j'ai créé mon compte Twitter en septembre 2007. 

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui? What advice could you give to a student who would like to become a journalist?

Faire confiance à ses intuitions aussi et suivre les sujets qui le ou la passionnent, plutôt que d'essayer de ressembler à ce qui existe déjà.

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"Nous formions une équipe idéaliste, convaincue de l'intérêt général de notre mission de journaliste"

Ivan Couronne, diplômé du Master en journalisme
  • Ivan CouronneIvan Couronne

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel?

Je suis rentré à l'Ecole de journalisme de Sciences Po après quelques années comme chef de produits chez L'Oréal. Je voulais entrer à Sciences Po notamment à cause des échanges avec des écoles étrangères, en l'occurrence j'ai passé un semestre à New York University. J'étais trop âgé déjà pour faire un apprentissage (à l'époque, la limite d'âge était de 26 ans), mais j'ai travaillé le plus possible pendant l'Ecole de journalisme de Sciences Po, avec des stages, des piges, en TV ou en journaux, de jour ou de nuit.

Puis je suis rentré à l'AFP par la Bourse Ecole, comme JRI. D'abord à Paris et rapidement à Washington, où je suis resté plus de dix ans sur trois postes : JRI, correspondant au Congrès et correspondant sciences/environnement/santé.

Avant et avec l'AFP, j'ai couvert dans un job ou un autre les quatre dernières élections présidentielles américaines, et j'ai terminé mon séjour américain avec la première année de la pandémie, jusqu'à l'approbation du premier vaccin contre le Covid.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui?

Je suis adjoint à la cheffe du nouveau pôle Planète de l'AFP à Paris, un nouveau service né de la refonte de la rédaction de l'Agence France Presse, et qui compte une vingtaine de journalistes. C'est une priorité éditoriale de l'Agence France Presse. Dans la même équipe, nous avons regroupé quatre rubriques : l'environnement bien sûr, mais aussi les trois secteurs économiques par qui la transition climatique doit passer : l'industrie, les transports et l'agriculture. On couvre le problème et les solutions sous le même toit. C'est passionnant!

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd’hui?

J'en citerais deux : la proximité académique avec Sciences Po, notamment en économie, et les nombreux intervenants journalistes anglo-saxons, qui nous ont montré les différentes cultures et pratiques du journalisme moderne.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants?

Nous formions avec mes camarades une petite équipe idéaliste, convaincue de l'intérêt général de notre mission de journaliste, et nous n'avions peur de rien. Nous nous amusions aussi beaucoup : mon meilleur souvenir reste le blog génial monté pour couvrir les élections municipales à Paris en 2008, qui s'appelait Muniparis et était hébergé sur lemonde.fr. On avait même mis au point, avec un ami développeur de Google, une carte interactive et un outil permettant de convertir le résultat d'un vote dans un arrondissement en nombre de sièges au Conseil de Paris : même les candidats l'utilisaient car le mode de scrutin est très compliqué à Paris!

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui?

Montrez aux employeurs que vous avez non seulement de bonnes idées d'angles et une bonne écriture, mais aussi que vous êtes efficace et fiable: que lorsqu'on vous commande un papier, vous livrez en temps et en heure, sans coquille, dans la longueur demandée, et sans avoir posé 20 questions à l'éditeur entre temps.

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"Il y avait beaucoup de travail, le rythme était intense, et j'aimais cela!"

Marie Gentric, diplômée du double diplôme en journalisme Columbia / Sciences Po
  • Marie GentricMarie Gentric

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel?

Je suis entrée à Sciences Po en 2013. Après trois ans au collège universitaire, j’ai intégré l'Ecole de journalisme de Sciences Po en master. Je suis partie à New York pour ma dernière année, dans le cadre du double diplôme avec l’école de journalisme de Columbia. Après avoir obtenu mon diplôme, en mai 2018, je suis restée à New York et j'ai travaillé pour i24NEWS (une chaîne basée à Tel Aviv, avec des bureaux aux US & en France, diffusée en trois langues : anglais, arabe & français). J’ai débuté en tant qu’associate producer pour la chaîne anglaise. En gros, j’aidais les producteurs à préparer les éditions du soir, diffusées en direct depuis nos studios à Times Square. C’était une très bonne expérience, qui m’a permis de voir ce qu’est une newsroom américaine. 

Peu à peu, parallèle, j'ai commencé à faire des directs pour la chaîne française. Je suis officiellement devenue leur correspondante au printemps 2020. Ce poste m'a donné l’opportunité de couvrir de gros événements à travers le pays, de l’élection présidentielle aux émeutes du Capitole en passant par la pandémie.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? 

Je suis aujourd’hui journaliste au service politique de BFMTV. De retour en France donc ! Difficile de décrire une journée type… Je passe beaucoup de temps sur le terrain, avec les candidats à la présidentielle. Je passe aussi énormément de temps au téléphone pour discuter avec les équipes de campagne et récolter ou confirmer des infos. Et bien sûr, je profite des moments un peu plus calmes — que ce soit avant de dormir ou dans un train — pour lire la presse & écouter les interviews des candidats.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd’hui ?

L'Ecole de journalisme de Sciences Po m’a permis d’apprendre à travailler rapidement et sous la pression. Je me souviens tout particulièrement des semaines intensives, qui m’ont appris à prioriser et organiser mon temps. Cela me sert souvent aujourd’hui, notamment en cas de breaking news sur le terrain.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants?

Je garde un très bon souvenir de mon année à l'Ecole de journalisme de Sciences Po. Une année intense et enrichissante. Il y avait beaucoup de travail, le rythme était conséquent et j'aimais ça. J’avais constamment l’impression d’apprendre. Par ailleurs, l’actualité était particulièrement faste, avec l’élection présidentielle américaine en novembre 2016 et la présidentielle française en avril 2017. Je me souviens que, pour l’occasion, l’école avait organisé deux événements, retransmis en direct sur Internet… c’était de bons moments, auxquels je repense souvent.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui?

Je lui conseillerais d’être curieux. Bien sûr, de suivre l’actualité de près. De lire, de se balader, de discuter avec les gens et d'écrire, de prendre des photos ou des vidéos. Même si tout cela reste dans vos tiroirs, c'est un bon entraînement.

Et puis je lui conseillerais aussi d’oser, d’y aller. Ne pas hésiter à contacter les rédactions (souvent, vous n’aurez pas de réponse, parfois vous aurez des refus… mais continuez !), à se porter volontaire lorsque l'on est en stage. C’est un métier où il y a beaucoup de concurrence. C’est important de montrer que l’on est motivé et que l’on a envie.

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L'Ecole de journalisme se mobilise pour la présidentielle 2022

Des cours, des contenus, et des directs...
  • Le dispositif présidentiel 2022Le dispositif présidentiel 2022

Paris, le 6 mars 2022 - A l’approche de l’élection présidentielle, l’École de journalisme de Sciences Po monte un dispositif spécial afin que ses étudiants en master puissent couvrir les temps forts de cette campagne, de la recherche de parrainages des candidats jusqu’aux deux tours du scrutin. Pour voir les productions des étudiants, en français et en anglais, c'est ici : sciencespoedj2022.fr

  • Des cours de fond sur les enjeux de cette élection

Les maquettes pédagogiques de l’Ecole de journalisme de Sciences Po ont été aménagées pour faire place à des enseignements créés à l’occasion de l’échéance électorale de la présidentielle. Ainsi, deux nouveaux enseignements académiques sur les enjeux de l’élection présidentielle française ont été déployés et sont proposés à l’ensemble des étudiants de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, en M1, et en M2.

“Analyse des discours et opinion publique”, enseigné par Martial Foucault, directeur du CEVIPOF, de 24h et 4 crédits ECTS, au semestre d’automne 2021.

“Projets politiques et choix économiques”, assuré par Jean Pisani-Ferry, économiste, de 12h et 2 crédits ECTS, au semestre de printemps 2022.

“Cette élection est particulièrement intéressante : de nouveaux enjeux se sont affirmés, comme le climat ou la résilience, et parallèlement, les contraintes qui limitent le champ des possibles paraissent s’être desserrées”, analyse Jean Pisani-Ferry. “Il est d’autant plus nécessaire de dégager la logique, d’examiner la cohérence et d’évaluer le réalisme des projets économiques soumis aux électeurs.“

  • De la production de contenus sur le terrain 

Lors des ateliers de production journalistique, les initiatives sont nombreuses pour que les étudiants réalisent divers formats et angles sur cette élection présidentielle, le tout est visible sur un site dédié en français et en anglais sciencespoedj2022.fr

Une élection révèle les fractures. Fractures environnementales, fractures sociales, etc. Suivi de cette France fracturée avec la création de formats hybrides dédiés aux médias sociaux (avec Jean-Bernard Schmidt, fondateur de Spicee).

"Parties de campagne", plongée aux racines de l’engagement politique avec des citoyens, des militants suivis au plus près et tout au long de la campagne électorale. Ils rêvent de changer le monde. Vont-ils y arriver ? (avec Alexandre Ifi, réalisateur de documentaires sur Netflix)

“Listening to the voters”, un exercice dans tous les formats de l’écrit (breaking news, article, portrait, enquête…) réalisé par les étudiants anglophones sur des votants francophones (avec Rudy Ruitenberg, journaliste financier)

Fact checking des promesses écologiques / transitions écologiques des candidats à la présidentielle (avec Nabil Wakim, journaliste spécialiste en énergies au Monde)

Plongée dans la France coupée de la présidentielle : ni abstentionnistes, ni votants, qui sont les 4 millions de non-inscrits, ces Français hors des radars politiques? (avec Loris Boichot, journaliste politique au Figaro)

Les marchés de gauche, les marchés de droite, les marchés populaires, les marchés huppés : spécificité française qui survit au digital, les militants continuent de tracter dans les marchés et les candidats de les arpenter. Récit de cette France des marchés (avec Nathalie Villard, journaliste indépendante, collaboratrice des Echos Week-End)

Immersion dans des territoires situés en banlieue parisienne via des formats écrits qui racontent la présidentielle vue de telle ou telle localité (avec Patrice Trapier, journaliste indépendant)

Comment se fabrique une élection? À quoi sert un comité de soutien? Comment fait-on campagne sur les réseaux sociaux? Réponses en vidéo (avec Benoît Petit, rédacteur en chef adjoint à BFMTV)

Suivi des candidats dans leur QG et auprès de leurs équipes de campagne (avec Arnaud Muller, grand reporter)

Enquête en vidéo sur être militant en 2022 : hommes et femmes de l'ombre, ils oeuvrent en coulisses, sur les réseaux pour faire monter leur candidat ou candidate dans les sondages et les urnes (avec Alexandra Colineau, grand reporter, et Mathieu Robert, JRI) 

"What are the stakes of this election?". Investigation sur l'impact des politiques migratoires, environnementales, sanitaires, une investigation assurée par des étudiants internationaux, en anglais, pour une audience internationale (avec Annie Hylton, professeure associée de l'Ecole de journalisme de Sciences Po)

  • L'élection en "live"

Des envoyés spéciaux dans les QG et auprès des militants, des sujets tournés en amont, un flux vidéo en direct animé par des présentateurs et chroniqueurs depuis les nouveaux studios de l'Ecole de journalisme de Sciences Po, situés 1 St Thomas à Paris : lors des deux tours, les étudiants couvrent leur première élection en tant que jeunes journalistes, dans les conditions d'une édition spéciale. 

PREMIER TOUR Voir le replay en vidéo ici 

DEUXIEME TOUR Voir le replay en vidéo ici 

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