"Je suis plus libre que jamais"

Cédric Villani est l'invité de 20 minutes chrono
  • Cédric Villani Crédit : Sofiane AkloufCédric Villani Crédit : Sofiane Aklouf

Le candidat sans étiquette Cédric Villani est venu sur le plateau de 20 minutes chrono, l’émission consacrée aux municipales à Paris de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, en partenariat avec Public Sénat. Interrogé par Jules Boudier étudiant en M2 journalisme, et Caroline Deschamps, journaliste à Public Sénat, il est revenu sur son programme, tout juste mis en ligne, sur ses rapports avec le président Emmanuel Macron, et sur la polémique Marie S’infiltre.

C’est un Cédric Villani qui se veut “plus libre que jamais”. Le candidat de la liste sans étiquette “Le Nouveau Paris”, exclu de La République en marche, a aujourd’hui les mains libres pour faire de l’ombre à son meilleur ennemi Benjamin Griveaux. Ce mathématicien de carrière, devenu député de l’Essonne avec l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, s’est défendu face aux propos du candidat investi par LREM qui l’a accusé de “plomber son camp” : “Qu’est-ce que vous appelez “camp”? Mon camp dans cette campagne, c’est celui des Parisiens et des citoyens”. Et avec Emmanuel Macron? Cédric Villani se défend de tout “divorce”, préférant parler de “divergences”.

Propreté, sécurité, encadrement des loyers dans un Paris élargi

Dans son programme, Cédric Villani a réaffirmé sa volonté d’utiliser l’intelligence artificielle pour combattre la saleté à Paris. Ce n’est pas une “solution miracle” pour le candidat. Il compte utiliser la technologie d'une start-up suisse pour cartographier les déchets à Paris. Face à une habitante qui lui demande si l’éradication des rats est possible, Cédric Villani s’engage à ce que les rongeurs ne se baladent plus impunément sur les trottoirs, s’il est élu maire de Paris. 

Cédric Villani a évoqué un thème sur lequel on l'entend peu : la sécurité. Comme d'autres candidats, il promet une police municipale, mais en partie armée, celle-là.

Autre thème majeur de cette campagne municipale : le logement. Cédric Villani qualifie la proposition d’apport de 100.000 euros pour l’achat d’un logement à Paris, lancée par son rival, Benjamin Griveaux de “‘mauvaise idée”. Lui préfère un encadrement des loyers, construction de logements neufs notamment dans la proche banlieue, mais aussi “dissocier la valeur foncière de la valeur du bâti”. Dernière proposition “choc” du mathématicien, intégrer les 22 communes de la petite couronne à la ville de Paris et n’en former plus qu’une, pour résoudre les problèmes de logement et de circulation notamment. Cédric Villani semble croire en son projet qu’il juge “dans le sens de l’Histoire”. Pour la réaliser, il dit vouloir passer par “le dialogue” avec les communes adjacentes et discuter avec l'État,  sans plus de précision.

L’épisode Marie S’infiltre

Pendant son meeting de campagne au Trianon, le 5 février dernier, l’humoriste Marie S’infiltre, connue pour ses apparitions à des événements où elle n'est pas conviée et filmées, est montée sur scène pour déclamer une ode pleine d’ironie au candidat. Elle a notamment utilisé l’expression “les gros lolos d’Hidalgo” pour désigner les seins de la maire sortante de Paris, ce qui a fait réagir jusqu’à la Secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, dénon!ant sur Twitter une “réflexion sexiste”. 

Pas de quoi fouetter un chat pour Cédric Villani, qui assume l’avoir laissée monter sur scène. “J’étais allé voir son spectacle quelques semaines auparavant, et j’ai compris que cette fois, c’était mon tour, je n’allais pas lui refuser l’accès. Imaginez la critique : c’est un hypocrite, il va voir le spectacle et quand c’est à son tour de se faire “troller”, il refuse”, justifie-t-il. Concernant les propos de l’humoriste, “ils n’engagent qu’elles, ce n’est pas à moi de les commenter.”

L’entretien s’est conclu par une question sur “l’alliance verte” que prône le mathématicien. Une alliance avec David Belliard, candidat d’Europe écologie-Les Verts (EELV) se prépare-t-elle ? “Je suis un homme qui prend les mains quand on les lui tend et quand elles s’accordent sur un projet. Et on ne peut nier qu’il y ait des convergences sur le projet”’, laisse filtrer Cédric Villani. 

Cette émission est à retrouver en intégralité sur YouTube et sous la forme d'extraits vidéo sur la page Facebook de l'Ecole de journalisme de Sciences Po.

RETROUVEZ TOUTE LA COUVERTURE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2020.

"Je suis le candidat au projet le plus raisonnable pour Paris"

Serge Federbusch est l'invité de 20 minutes chrono
  • Serge FederbuschSerge Federbusch

Interrogé dans 20 minutes chrono, une émission proposée par l'Ecole de journalisme de Sciences Po en partenariat avec Public Sénat, Serge Federbusch, candidat à la mairie de Paris, répond aux questions de Baptiste Mezerette, étudiant en M2 journalisme, et Caroline Deschamps, journaliste à Public Sénat.

A quoi servent les meetings? Selon lui, à "se tenir chaud et à s'auto-congratuler" mais pas à "gagner une seule voix". Soutenu par le parti du rassemblement national, il estime qu'entre son projet pour Paris et celui du RN, il n'y a pas "l'épaisseur d'une feuille de papier de cigarette".

Pour lutter contre l'insécurité, Serge Federbusch propose d'armer la police municipale et de créer des conseils de sécurité de quartiers.

Cette émission est à retrouver en intégralité sur YouTube et sous la forme d'extraits vidéo sur la page Facebook de l'Ecole de journalisme de Sciences Po.

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"J'ai envie d'être le Monsieur propre de Paris"

Gaspard Gantzer est l'invité de 20 minutes chrono
  • Gaspard GantzerGaspard Gantzer

Interrogé dans 20 minutes chrono, une émission proposée par l'Ecole de journalisme de Sciences Po en partenariat avec Public Sénat, Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris, répond aux questions de Clara Marchaud, étudiante en M2 journalisme, et Caroline Deschamps, journaliste à Public Sénat.

"J'ai envie d'être le Monsieur propre de Paris", annonce-t-il, tout en confessant qu'il aurait aimé être "le candidat de la culture, de l'écologie, du vélo" mais que "ce que les gens attendent, c'est que l'on nettoie les rues".

Cette émission est à retrouver en intégralité sur YouTube et sous la forme d'extraits vidéo sur la page Facebook de l'Ecole de journalisme de Sciences Po.

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Première campagne

Dispositif spécial pour couvrir les élections municipales
  • Les municipales 2020 à l'Ecole de journalisme de Sciences PoLes municipales 2020 à l'Ecole de journalisme de Sciences Po

À l’occasion des élections municipales, l’Ecole de journalisme de Sciences Po élabore un dispositif d’envergure pour faire vivre cette campagne à ses jeunes journalistes via des projets éditoriaux sur mesure et le déploiement d’une organisation rédactionnelle spéciale les jours de scrutin.

Toc toc, la série documentaire en immersion 

Lors d’une semaine intensive du 20 au 24 janvier, les élèves de M2 des parcours data et écriture et nouvelles écritures s’immergent, avec une petite caméra ou un smartphone, dans le quotidien d’une électrice ou d’un électeur. Ils en tirent un épisode de quelques minutes en vidéo, avec un tournage sur le vif, relatif au lieu de vie de l’habitant et sa problématique locale. La série documentaire est coordonnée par Arnaud Muller, journaliste indépendant, formé à l’agence Capa, puis reporter pour l’émission Envoyé Spécial.

De l'enquête sur de l'ultra local 

Dans la lignée du travail sur de l’ultra local opéré au semestre d’automne dans diverses communes du Grand Paris, les élèves de M2 travaillent l’enquête et la narration autour de cette échéance électorale de mars 2020 lors d’un nouvel atelier créé ad hoc sous la tutelle de Stéphane Colineau, réalisateur de documentaires, ancien journaliste du Parisien, 20 Minutes et le JDD. Le but est d’apprendre à être efficace sur le terrain, dénicher la bonne source, hiérarchiser les informations, les recouper, choisir un angle et s’y tenir, mettre en forme un récit clair et vivant.

Un journal de bord sur YouTube

Avec Thomas Huchon, journaliste et réalisateur, et Jean-Bernard Schmidt, co-fondateur de Spicee, les élèves de M2 montent une publication sur une chaîne YouTube. Ils se répartissent, par groupe de 5, sur 3 villes du Grand Paris : Levallois, Créteil et Saint Denis. Sur le terrain de chacune de ces communes, ils réalisent reportages, vidéos incarnées, et font face aux aléas d’une campagne municipale où rien n’est prévisible.  

Les candidats de la mairie de Paris en "20 minutes chrono"

En 20 minutes chrono, les candidates et candidats à la mairie de Paris sont invité(e)s à s’exprimer sur le plateau du studio de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, sur leur projet pour la ville, leurs contradictions, leurs promesses. Ce nouveau rendez-vous, créé en partenariat avec Public Sénat, veut sortir de l’exercice traditionnel de l’interview, dans le cadre d’une discussion menée sans complaisance mais avec bienveillance par les élèves, les mercredis matin de 10h15 à 12h15. 


QG de campagne


Immergés dans les cinq principaux QG de campagne des candidates et candidats de la mairie de Paris, les élèves de M2 rencontrent, sous la forme d’un documentaire de 26 minutes en vidéo, qui sont les bénévoles, militants, salariés, au sein des équipes qui font tourner les campagnes électorales. Le projet est orchestré par Arnaud Muller, journaliste indépendant, formé à l’agence Capa, puis reporter pour l’émission Envoyé Spécial. La diffusion est prévue après le deuxième tour des élections sur BFM Paris.

Sur un marché avant le premier tour

Comme tous les vendredis matin, les élèves de M1 sont invités à arpenter des lieux emblématiques du terrain journalistique. Le 13 mars, deux jours avant le premier tour, ils seront sur le marché d’Aligre, dans le 12e arrondissement de Paris, pour rendre compte de ce qu’il se tracte sur place. 

Les dimanches de scrutin en direct

Des envoyés spéciaux dans les communes, des duplex, des chroniques, des chiffres et les résultats décryptés, le tout est intégré à un seul et même flux vidéo. Les dimanches 15 et 22 mars, dates du premier et deuxième tours des scrutins municipaux, l’Ecole de journalisme de Sciences Po organise un “direct” géant en vidéo, publié en ligne, pour couvrir en direct les temps forts des élections des maires de France. Le dispositif se tient depuis la newsroom et les studios de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, situé au 2e étage de son bâtiment situé 27 rue Grégoire de Tours, à Paris.

La conférence des NPDJ est finie mais il y en a encore ici

Retrouvez les temps forts de cette 11e édition
  • Ava SirrahAva Sirrah

Ressentez-vous cette fatigue informationnelle ambiante? Comment capter l'attention du lecteur dans un pasyage médiatique saturé d'informations? Comment construire la narration d'un podcast? Comment monétiser le long? Pourquoi les médias connus pour leur direct, comme BFM TV, ou pour leurs vidéos virales, comme Brut, se mettent au long format?

Pour évoquer le futur du long format, plus de 30 intervenants issus de France, des Etats-Unis, d'Angleterre, de Suisse, d'Iran sont montés sur la scène lors de la 11e édition de la conférence anuelle sur les nouvelles pratiques du journalisme, organisée le 9 décembre 2019 à Sciences Po. 

Retrouvez l'essentiel de cette de journée grâce à la couverture éditoriale réalisée par les élèves de l'Ecole de journalisme de Sciences Po sur :

LES STORIES

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A EMPORTER

Robin Kwong, chef de l'innovation au Wall Street Journal

Charlotte Pudlowski, co-fondatrice de Louie Média

Thomas Baumgartner, co-confondateur de Wave Audio

Géraldine Sarratia, fondatrice du studio Genre Idéal

Alexi Mostrous, éditeur de Tortoise Média

Clément Boule, co-fondateur de la revue Big Time

Pauline Revenaz, grand reporter à BFM TV

Carla Borras, directrice de l'innovation numérique pour Frontline - PBS

Hossein Derakhshan, pionnier du blog en Iran et désormais chercheur basé à Londres

Et tant d'autres...

N'hésitez pas à nous laisser un petit mot sur les réseaux sociaux avec le hashtag #NPDJ et... à l'année prochaine !
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