"Nous aussi on peut réussir"

"Nous aussi on peut réussir"

  • Sciences Po Conventions Education Prioritaire : Visite d’un lycée partenaire

    Lycée Eugène Delacroix, Drancy, Seine-Saint-Denis

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    Je m’appelle Fabrice Morel, je suis enseignant en sciences économiques et sociales et j’anime l’atelier Sciences Po au lycée Eugène Delacroix de Drancy.

    Sarah Kati, lycéenne de terminale

    On dit beaucoup que les jeunes de banlieue ne peuvent pas réussir, qu’on est ça, qu’on est ci, et justement on veut montrer une autre image de nous, on veut montrer que nous aussi en fait on peut réussir.

    Selim Meniri, lycéen de terminale

    J’ai choisi l’atelier Sciences Po parce que ma cousine était au lycée Eugène Delacroix il y a quatre ans, elle a fait l’atelier Sciences Po et elle a été admise à Sciences Po.

    Sarah Kati, lycéenne de terminale

    Moi c’est ma sœur qui m’en a parlé.

    Selim Meniri, lycéen de terminale

    Moi ce qui m’intéresse c’est le journalisme.

    Sarah Kati, lycéenne de terminale

    Je voudrais être avocate.

    Daoud Freih-Bengabou, lycéen de terminale

    Ça m’intéresserait aussi plus tard d’entrer en politique.

    Andréa Levinet, lycéenne de terminale

    Je sais juste que je suis très intéressée notamment par l’économie.

    Être admis à Sciences Po

    Sarah Kati, lycéenne de terminale

    On a un oral d’admissibilité ici même, donc les professeurs nous diront si on est à même de passer le concours ou non. Et donc en fonction de ça on sera envoyé à Sciences Po, et on passera un oral où on présentera notre sujet, et on aura vingt minutes où l’on présentera notre sujet, et vingt minutes où l’on aura des questions des examinateurs. Et suite à ça on verra si on est admis ou non à Sciences Po.

    Se préparer tout au long de l’année

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    Les activités en fait sont déclinées en trois étapes principales, la première étant un ensemble de sujets relatifs à la presse, qu’elle soit numérique ou sur papier. Ensuite il y a, toujours dans cette même partie, des cours de méthodologie, et aussi une séance, sur la presse aussi, mais entièrement en anglais pendant deux heures, animée par deux collègues d’anglais. Donc il y a une équipe pluridisciplinaire de cinq enseignants qui travaillent ensemble dans l’atelier. Ça c’est pour la première étape ; la seconde étape est une étape où les élèves construisent leur dossier.

    Daoud Freih-Bengabou, lycéen de terminale

    Ils nous expliquent comment élaborer un dossier de presse.

    Andréa Levinet, lycéenne de terminale

    La COP21 est un sujet qui pourrait m’intéresser.

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    La troisième étape est une étape un peu plus technique où il s’agit de préparer les élèves à soutenir un oral d’admissibilité qui est difficile. Comme chaque année Sciences Po a pu inviter nos classes à participer à un cours en amphithéâtre, un cours d’histoire.

    Jérémy Odé, lycéen de terminale

    Déjà le cadre, on s’imprime du cadre de Sciences Po, puis participer par exemple à un cours d’histoire ça me donne encore plus envie et ça me motive encore plus pour aller à Sciences Po. Pour l’instant il parlait du printemps des peuples pendant le 19ème siècle, il parlait des différentes révolutions qui ont touché l’Europe durant cette période.

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    Par ailleurs nous organisons dans le cadre de l’atelier au lycée, des sorties…

    Sarah Kati, lycéenne de terminale

    Justement jeudi prochain on fera une sortie au centre Georges Pompidou.

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    … avec visite de la BPI, et visite des collections permanentes.

    Andréa Levinet, lycéenne de terminale

    C’est vraiment une culture en plus que ça nous apporte les ateliers.

    Fabrice Morel, enseignant au lycée Eugène Delacroix

    L’atelier a débuté en 2001, 34 élèves ont pu intégrer – ont été admis à Sciences Po. Toutefois pour nous le résultat est bien plus large, parce qu’une grande partie des élèves admissibles ont obtenu des résultats au-delà des espérances au baccalauréat, avec des mentions et des résultats très corrects.


    Fermer la transcription textuelle de la vidéo
  • Sarah Kati, en terminale au lycée de Drancy - Crédits Sciences PoSarah Kati, en terminale au lycée de Drancy - Crédits Sciences Po

Les Conventions Éducation Prioritaire (CEP) auront bientôt 15 ans. Grâce à ce dispositif qui demeure unique en son genre, près de 1500 élèves qui n’auraient jamais imaginé intégrer Sciences Po l’ont fait. Ils viennent d’une centaine de lycées de zones défavorisées, partout en France. Mais avant d'arriver à Sciences Po, comment se préparent-ils à l’examen d’entrée ? Et d’ailleurs, en quoi consiste cette épreuve ? Reportage au Lycée Eugène Delacroix de Drancy, partenaire des CEP depuis 2001.

Les ateliers CEP, une passerelle entre secondaire et supérieur

Le principe fondamental des Conventions Éducation Prioritaire, c’est la signature d’un engagement réciproque avec des lycées de zones défavorisées. Une centaine de lycées sont aujourd'hui partenaires de ce dispositif. Ces conventions prévoient des ateliers d’information et d’orientation ouverts à tous, des rencontres avec des responsables de Sciences Po, des visites. Des ateliers qui ont un effet positif sur l’ensemble des élèves, qu’ils deviennent ou non candidats à Sciences Po, et sur tout le lycée de manière générale. Cette passerelle entre l’enseignement secondaire et supérieur est une des clés de la réussite des CEP.

Tags :
Retour en haut de page