Europe

  • Sciences Po : 25 novembre 2014

    Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen

    Il faut s’y faire, on doit travailler dans un climat de populisme ambiant, et on a vraiment besoin de croissance économique et davantage d’emplois, pour convaincre les européens du bienfondé de l’idée européenne, du message, du projet européen.

    Journaliste

    De quoi êtes-vous le plus fier ?

    Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen

    Qu’on a évité le pire je pense. Qu’on a évité la dislocation de la zone euro. S’il y avait eu, disons, cette dislocation, on ne serait pas aujourd’hui dans une stagnation économique, on serait dans une dépression — même pire qu’une récession — pas dans un pays, mais dans tous les pays.

    Journaliste

    L’Europe manque-t-elle de patriotisme ?

    Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen

    On ne sera jamais des européens comme les américains sont des américains, c’est beaucoup plus compliqué, cette unité dans la diversité. Donc il ne faut pas qu’il y ait un fondamentalisme européen, ce n’est pas nécessaire, mais il faut cette dimension européenne. L’Europe n’est pas l’ennemi, l’Europe c’est quelque chose en plus qui nous permet, disons, d’avoir davantage de prospérité, de jouer un rôle dans le monde.

    Journaliste

    Des mots sur la visite du Pape au Conseil de l’Europe ?

    Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen

    Il a donné un message où la personne, plus que l’argent, joue le rôle central dans l’organisation d’une économie. Et donc tout ce qui fait ombrage à cette valeur essentielle de la personne, il l’a condamné. Bien sûr il a aussi parlé de la tragédie de ce qui se passe en Irak et la Syrie — c’est la lutte, pas entre l’Islam et l’occident, mais entre le barbarisme et l’humanisme. Bien sûr il a aussi parlé de la Méditerranée, Lampedusa, le cimetière qu’est devenue la Méditerranée, et ce qu’on doit faire en guise de solidarité pour aider… c’est désespéré en fait, à un moment donné, on est tellement occupé, par la politique quotidienne, par la tactique, par la stratégie, par le sauvetage de l’eurozone, et on a tendance à oublier pourquoi est-ce qu’on fait tout ça ? Quel est le sens profond de notre action ? Quelle est notre inspiration, quelle est notre motivation ? Et là le pape l’a rappelé, c’était une très bonne chose.


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Sciences Po a tissé un réseau de coopérations dans les domaines de la formation et de la recherche en sciences sociales avec les meilleures institutions européennes.

Ces collaborations sont particulièrement développées avec certains partenaires avec lesquels Sciences Po a créé des programmes de double diplôme, des collaborations scientifiques, des échanges de doctorants et de professeurs, des programmes de financement de postes conjoints ou encore des événements collaboratifs, etc. 

 

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