Le Gaullisme de gauche à travers les Archives d'histoire contemporaine

B. Lachaise, 7 novembre 2019

« Nous prenons l’initiative de constituer un club de rencontres et de confrontations entre des hommes qui ont en commun de ne pas être politiquement aveuglés et inconditionnels dans le Pour et dans le Contre. »

« J’ai décidé de m’apparenter au groupe socialiste. »

« La gauche viendra au pouvoir. C’est prévisible et c’est souhaitable. »

« Ma joie de vous voir quitter Chirac est égale à ma tristesse du jour où vous l’aviez rallié. C’est dire qu’elle est immense ! Je n’avais pas compris votre ralliement à Chirac : en politique, il est le mal absolu. C’est lui le responsable de la mort des gaullistes, car nous sommes tous morts ! ».

« De Gaulle nous a dit que l’Institut Charles de Gaulle ne devrait jamais se mêler à la « politique politicienne […]. »

« J’ai créé le groupe Vauban il y a 18 mois, à partir de l’idée que les clivages entre RPR et UDF sont largement fictifs alors qu’il y a dans chacune de ces formations des gens de progrès et des réacs. »

« Le RPR n’a cessé de s’éloigner du gaullisme […] si j’ai quitté le RPR, je reste gaulliste. »

« Dommage - pour le gaullisme - qu’un homme comme Jean-Pierre Chevènement ne le rejoigne pas. »

Vous ne connaissez pas ces propos, intéressants et parfois surprenants, sur l’histoire du gaullisme ? Ils sont effectivement inédits, ont été écrits entre 1967 et 1992 et ont été lus, pour des recherches sur le gaullisme de gauche, dans les Archives d’histoire contemporaine du Centre d’histoire de Sciences Po. L’ordre chronologique est ici respecté. Vous voulez connaître leurs auteurs ?  Dans le désordre : André Bord, Jean Mauriac, Pierre Le Brun-André, Philip-Alfred Sauvy, Edgar Pisani, Antoine Veil, Alain de Boissieu, Léo Hamon. Pour en savoir plus, il vous faudra consulter, dans les très riches archives du CHSP, les fonds Jean Charbonnel, Jacques Dauer, Club Vauban, François Goguel, Léo Hamon !  Et vous serez toujours bien accueillis !

Bernard Lachaise, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Bordeaux Montaigne

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