Capitalisme inclusif et progrès social

Débat autour des conclusions du Panel International sur le Progrès Social
Le 5 novembre 2018 - de 17h00 à 19h00
  • Capitalisme inclusif et progrès social Capitalisme inclusif et progrès social

DÉBAT AUTOUR DES CONCLUSIONS DU PANEL INTERNATIONAL SUR LE PROGRÈS SOCIAL ET DU LIVRE A MANIFESTO FOR SOCIAL PROGRESS - IDEAS FOR A BETTER SOCIETY

5 novembre 2018, 17:00 - 19:00 Sciences Po, Amphithéâtre Simone Veil (28, rue des Saints-Pères, 75007 Paris)

Qu’est ce que le Panel International sur le Progrès Social ?

Le Panel International sur le Progrès Social est une association indépendante et internationale de chercheurs en sciences humaines et sociales rassemblés dans un effort commun : comprendre, dans une perspective transdisciplinaire, les enjeux et défis contemporains et proposer des solutions, ancrées dans la recherche, aux enjeux majeurs de notre époque. La perspective est celle d’une utopie réinventée, un optimisme raisonné et raisonnable quant à notre capacité à nous projeter collectivement vers un monde qui pense et agisse en faveur du progrès et de la justice sociale pour le plus grand nombre.

L’événement

Après quatre années de rédaction, de débats et de révisions, le rapport final a été publié en septembre 2018 (Rethinking Society for the 21st Century, Cambridge University Press) en même temps qu’un court essai, Manifeste pour le Progrès Social. A l’occasion de ces deux publications, les résultats et propositions principales du rapport seront présentés. La discussion qui suivra avec des acteurs du terrain qui défendent, chacun dans leur champ, le projet d’une croissance inclusive porteuse de progrès social permettra de mettre ces résultats en perspective.

Intervenants

Gustaf Arrhenius, directeur de l’Institute for Futures Studies (Stockholm), professeur de philosophie pratique à l’université de Stockholm.

Olivier Bouin, directeur de la fondation/laboratoire d’excellence “Réseau Français des Instituts d’Etudes Avancées”. Membre du Comité Pilotage du Panel International sur le Progrès Social.

Marie-Laure Djelic, doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation et professeur de sociologie à Sciences Po (Paris). Membre du Comité Pilotage du Panel International sur le Progrès Social.

Martine Durand, directrice de la Direction des statistiques et des données, OCDE.

Marc Fleurbaey, chaire Robert E. Kuenne en Economie et Humanités à l’université de Princeton. Membre du Comité Pilotage du Panel International sur le Progrès Social.

Helga Nowotny, ancienne présidente du Conseil européen de la Recherche (ERC), professeur émérite en études des sciences et technologies, ETH Zurich. Co-présidente du Conseil scientifique du Panel International sur le Progrès Social.

Bruno Roche, économiste en chef and président de Mars Catalyst, think tank du Groupe Mars.

Frédéric Sève, membre du bureau national de la CFDT

Inscription obligatoire

"Les images sont des armes"

Voir le replay de la conférence de l’artiste JR
  • JR ©Droits réservésJR ©Droits réservés

Un enfant mexicain regardant de l’autre côté du mur séparant le Mexique des États-Unis ; un imam, un rabbin et un prêtre hilares sur le mur divisant Israël et la Palestine ; des portraits de femmes dans une favela de Rio.... Donner à voir, est-ce déjà politique ? En affichant ses clichés aux tailles monumentales partout dans le monde, le photographe JR invite à regarder ce que nous ne voulons pas voir. Retrouvez le replay de sa conférence exceptionnelle à Sciences Po.

Un événement dans le cadre du cours “Quand l’art déborde”, dispensé au sein du Master “Communication, Médias et Industries créatives” de l’École du management et de l’innovation, par Thierry Consigny, fondateur de l’agence Saltimbanque et Laurent Le Bon, président du Musée Picasso.

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Que deviennent nos diplômés ?

Les résultats de l'enquête 2019 sur la promotion 2017

L’enquête jeunes diplômés 2019 portant sur la promotion 2017 montre une accélération de l’insertion sur le marché du travail des diplômés de Sciences Po : 87% des diplômés trouvent un emploi en moins de six mois (83,6% pour la promotion 2016). Ce chiffre conforte l’attractivité des étudiants de Sciences Po auprès des employeurs.

Plus nombreux dans un emploi stable (76%), ils sont aussi mieux rémunérés avec un salaire brut moyen annuel passant de 37k euros à 38,6k euros. Majoritairement, les diplômés 2017 sont très satisfaits de leur emploi comme le mesure le nouvel indicateur du bien-être au travail.

Découvrez tous les résultats de notre enquête !

L’enquête en 5 chiffres clés

  • 91 % des diplômés ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle sont en activité (le chiffre est stable par rapport à l’an passé)
  • 87 % ont trouvé leur premier emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme (83,7 % dans l’enquête 2018)
  • 70 % travaillent dans le secteur privé (69 % dans l’enquête 2018)
  • 34 % débutent leur carrière hors de France (ce chiffre reste inchangé)
  • La rémunération brute annuelle moyenne (hors primes) s’élève à 38,6 K€ (37 K€ dans l’enquête 2018)

Des diplômés qui s’insèrent plus vite sur le marché du travail…

82 % des diplômés ont décidé d’entrer dans la vie professionnelle, un chiffre stable par rapport à la dernière enquête. 91 % d’entre eux sont en activité (en emploi, en stage, création d’activité ou élève fonctionnaire).

87% des diplômés en emploi ont trouvé un travail en moins de 6 mois (84 % dans l’enquête 2018), dont 44 % avant même d’obtenir leur diplôme (+ 5 points par rapport à la précédente promotion).

La part des emplois stables (CDI, fonctionnaire, fonctionnaire international, contractuel du service public) a augmenté par rapport à l’enquête 2018, passant de 72 à 76 %.

Des salaires qui progressent

La rémunération brute annuelle moyenne atteint 38 600 euros. Celle-ci est plus élevée que l’an passé (37 000 euros pour la promotion 2016). La rémunération moyenne reste plus élevée à l’étranger qu’en France avec un salaire brut moyen de 40 600 euros contre 37 400 euros dans l’enquête 2018. 

À 70% dans le privé

70% des diplômés en emploi travaillent dans le secteur privé (contre 69% dans l’enquête 2017) ; 10% rejoignent une organisation internationale ou travaillent au sein des institutions européennes (contre 9% en 2016) et 20% dans le secteur public (22% en 2016).

Des secteurs toujours aussi variés 

L’audit et le conseil (19%), le secteur public (15%) et la banque, finance et l’assurance (10%) restent les premiers choix des diplômés. Un nouveau secteur attractif émerge : la technologie, la data et l’informatique. Ce secteur attire désormais 4% des diplômés. 

Encore un tiers des emplois hors de France

Comme dans l’enquête 2018, 34% des répondants déclarent travailler hors de France. Les diplômés de Sciences Po travaillent dans 77 pays différents. Cette forte internationalisation est liée en partie aux étudiants internationaux retournant dans leur pays d’origine, mais elle concerne aussi les étudiants français qui sont 21% à trouver un premier emploi à l’international.

L’importance de l’expérience professionnelle préliminaire

Au cours de la recherche du premier emploi, les expériences professionnelles acquises avant le diplôme, - stage ou  contrat d’apprentissage -, deviennent des leviers de plus en plus décisifs. 40% de la promotion 2017 ont trouvé leur premier emploi par cette voie contre 30% pour la promotion 2016.

Et, la majorité des étudiants en apprentissage (59% d’entre eux) trouvent un emploi avant même l’obtention du diplôme contre 42% pour le reste des étudiants. Tout savoir sur l’apprentissage à Sciences Po.

Les atouts des doubles diplômes et des programmes de master en un an

D’une façon générale, la situation des jeunes diplômés d’un double diplôme (17% de la promotion) s’avère similaire à celle de l’ensemble de la promotion avec une particularité significative : le choix d’un double diplôme s’avère plus rémunérateur (13% de plus sans les primes). Il est possible qu’il donne accès à des emplois mieux rémunérés à l’international.

Il en est de même pour les masters en un an, programmes proposés à de jeunes professionnels. Ceux-ci bénéficient d’une rémunération brute annuelle de 18% plus élevée que l’ensemble de la promotion 2017. Cela peut s’expliquer par leur expérience professionnelle antérieure. 

Des diplômés satisfaits de leur poste 

Pour la première fois, l’enquête mesure le bien-être des diplômés au travail. Et ceux-ci se disent à 86% satisfaits. Plus en détail, le taux de satisfaction s’élève à  77 % pour les conditions de travail, le lieu de travail et l’autonomie ; il est de 55 % pour la rémunération. Plus de 85 % des diplômés se disent “satisfaits” des relations avec leurs collègues.

L'édition 2019 de l'enquête d'insertion professionnelle a été réalisée par Sciences Po Carrières sous la supervision scientifique de Roberto Galbiati (Professeur en économie à Sciences Po et au CNRS) et avec le savoir-faire du Centre de données socio-politiques de Sciences Po (CDSP). La participation de la promotion représente 1 575 diplômés, soit un taux de réponse de 66 %.

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"Intelligence(s)" de Anders Sandberg

Un invité exceptionnel pour la rentrée de l’École du management et de l’innovation
  • Anders Sandberg, Chercheur Senior à l'Université d'Oxford ©University of OxfordAnders Sandberg, Chercheur Senior à l'Université d'Oxford ©University of Oxford

Anders Sandberg est Directeur de recherche à l'Institut pour l'avenir de l'humanité à la Oxford Martin School de l’Université d'Oxford. Sa recherche porte sur les questions sociétales et éthiques liées aux neurosciences, à la valorisation humaine et aux nouvelles technologies. Suivez sa leçon inaugurale, ‘Making better intelligence: attempts at imitating or improving biological intelligence, and what we can learn from them’, à l’École du management et de l’innovation.

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"Montrer la révolution entrepreneuriale"

Entretien avec la réalisatrice Nora Poggi
  • Portrait Nora Poggi ©DRPortrait Nora Poggi ©DR

Diplômée du master en communication de Sciences Po, Nora Poggi est la réalisatrice du film documentaire « She Started It ». Projeté plus de 300 fois, entre autres aux universités de Harvard, de Columbia, de Yale… mais aussi à la Banque Mondiale, à Disney, ou encore chez Google et dans de nombreux festivals, ce film suit le parcours de cinq jeunes femmes qui ont lancé leur start-up dans la Silicon Valley. Interview avec la réalisatrice à l’occasion d’une conférence à Sciences Po.

Qu’est-ce qui vous a amené à réaliser un documentaire sur les femmes entrepreneures ?

Ma coproductrice Insiyah Saeed et moi avons commencé la réalisation de ce documentaire au printemps 2013. Je couvrais l’industrie des nouvelles technologies en tant que journaliste et j’ai remarqué le manque de femmes dans ce milieu. Un jour, j’ai  participé à une conférence organisée par « Women 2.0 » et j’y ai découvert des femmes entrepreneures à succès dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai alors pensé : pourquoi leurs histoires ne sont-elles pas dans les médias ? Aujourd’hui, les femmes ne représentent que 9 % des fondateurs d’entreprises à forte croissance, et 96 % des investisseurs sont des hommes qui contrôlent la majorité des fonds. Nous avons donc décidé de raconter les histoires de femmes commençant à construire leurs propres entreprises pour mettre en valeur cette révolution entrepreneuriale. Nous avons suivi cinq jeunes femmes à travers les hauts et les bas de leur parcours entrepreneurial. Nous voulons que des filles regardent ce film pour qu’elles sachent qu’elles peuvent prendre des risques, que l’échec n’est pas un problème et que cela vaut la peine de s’investir avec passion.

Sciences Po est une université qui prête une vraie attention à l’étude des genres. Diriez-vous que vos études à Sciences Po ont suscité votre intérêt pour l’entrepreneuriat féminin ?  

Mes études en communication  à l’École du management et de l’innovation de Sciences Po ont été un excellent tremplin pour travailler dans la création et les médias. Ce fut surtout ma découverte des créatrices d’entreprises à San Francisco qui m’a amenée à m’intéresser à l’entrepreneuriat féminin, même si j’ai toujours été particulièrement intéressée par les questions d’égalité femmes-hommes, y compris durant mes années passées à Sciences Po, où d’incroyables professeurs m’ont donné les outils qui m’ont conduit là où je suis aujourd’hui.

Bande-annonce officielle de "She Started It" :

À l’occasion d’une conférence à Sciences Po en 2014, Sheryl Sandberg a dit que les femmes souffraient de la “tyrannie des faibles attentes”. Vous avez interviewé de nombreuses femmes entrepreneures lors de la réalisation de votre documentaire. De votre point de vue, quel a été l’obstacle le plus commun surmonté par ces femmes ?

Les études montrent que les filles abandonnent en maths et sciences lorsqu’elles ont une mauvaise note à l’école, mais pas les garçons. La peur de l’échec frappe davantage les filles, ce qui les empêche de poursuivre leurs rêves. Les femmes que nous avons interviewées ont toutes une chose en commun : elles croyaient en elles suffisamment pour dépasser  leurs doutes, cette petite voix qui se demande : “Suis-je à la hauteur ? “. Elles ont appris à construire leur confiance en elles-mêmes et leur famille, leurs amis ou leurs mentors ont contribué à les soutenir. Pour tout entrepreneur, il est crucial de développer son réseau de soutiens. Que ce soit localement, au sein de sa communauté, ou bien à l’extérieur, chacun peut se lancer, mais il faut le soutien de personnes qui partagent la même manière de penser et l’appui de gens prêts à vous suivre.

Quels leviers peut-on actionner pour faire évoluer les choses ?

Il est nécessaire que notre société change et que nous luttions contre les barrières structurelles qui empêchent les femmes et les filles de suivre leurs ambitions. Il y a un manque de ressources, de modèles, de mentors, pour soutenir spécifiquement les projets d’entreprise des femmes, tout comme ceux des personnes de couleurs, LGBTQ, en situation de handicap, etc. Nous devons diversifier l’ensemble de l’écosystème et la communauté des investisseurs, et également se battre contre les normes culturelles et les médias qui nous montrent une perspective très étroite de l’entrepreneuriat. C’est ce à quoi je m’attaque avec « She Started It ».

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Un nouveau master en marketing et luxe

Pour un luxe responsable respectueux des enjeux du développement durable
  • Vue de la Place Vendôme à Paris ©Jose Ignacio Soto/ShutterstockVue de la Place Vendôme à Paris ©Jose Ignacio Soto/Shutterstock

À la rentrée 2019, l’École du management et de l’innovation ouvre un nouveau master intitulé « Master Marketing: New Luxury & Art de Vivre » (eng). Entièrement en anglais, il a pour vocation d’accueillir 25 étudiants français et internationaux. Les participants auront des parcours très divers. Des connaissances préalables en marketing ne sont pas nécessaires.

Ce programme en deux ans entend former des responsables marketing de haut niveau conscients que le secteur du luxe et de l’art de vivre se réinvente autour des enjeux clés de responsabilité et de développement raisonné et durable.

S’inscrivant dans la démarche de l’École du management et de l’innovation qui place les sciences humaines et sociales au coeur de son projet de formation, “le programme entend relever le défi de réconcilier un ancrage culturel, social et sociétal fort avec une vision des tendances du futur”, précise Marie-Laure Djelic, doyenne de l’École du management et de l’innovation.

Le master est structuré par deux dimensions : 

  • la dimension sociétale et contextuelle du luxe (son ancrage historique, géographique et culturel et sa transformation à travers l’évolution des modes de consommation, des préférences, des valeurs et des usages des nouvelles générations).
  • l’impact de la révolution numérique et la place grandissante des questions de responsabilité et de développement durable et raisonné au sein de ce secteur.

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Rôle sociétal de l’entreprise :

L’Union européenne, fer de lance d’un capitalisme durable ?
  • Drapeau européen et planète terre Drapeau européen et planète terre

Une nouvelle forme de capitalisme est-elle possible ? Normes sociales et environnementales inscrites dans les accords commerciaux, labels pour une meilleure traçabilité des chaînes de valeur, standards d’évaluation extra-financière, codes et pratiques de bonne gouvernance, objet social de l’entreprise – modification du code civil et/ou entreprise à mission : autant de leviers pour marier économie et enjeux sociétaux.

Alors que les défis d’équité, de solidarité et de prise en compte des enjeux écologiques et de ressources sont toujours plus urgents et importants dans un contexte de profonde évolution géopolitique, l’Union européenne peut-elle montrer la voie et porter une telle dynamique de transformation ? Peut-on envisager un nouveau pacte européen pour aborder les enjeux du 21ème siècle en affirmant un modèle de développement économique durable et responsable ?

Pour débattre de ces questions, l’Iddri et l’École du management et de l’innovation de Sciences Po vous invitent à venir interagir avec un panel de haut niveau :

Ouverture : Cornelia Woll, directrice des Études et de la Scolarité

Modération : Teresa Ribera, directrice de l’Iddri

Thomas Becker, ancien directeur de Photocat (technologies vertes), ancien PDG de la European Wind Energy Association, ancien secrétaire général adjoint du ministère du Climat et de l’Énergie danois

Marie-Laure Djelic, professeur à Sciences Po et co-doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Pospécialiste en histoire comparée du capitalisme.

Daniel Hurstel, associé, Willkie Farr & Gallagher, co-président avec Antoine Frérot de la Commission « Contrat de Société » réunie par le Club des Juristes en 2017.

Yannick Jadot, député européen, vice-président de la Commission du commerce international du Parlement européen

Cristina Tébar Less, cheffe Unité conduite responsable des entreprises à l'OCDE 

 

Les étudiants de l’École du management et de l’innovation réfléchiront avec les panelistes aux évolutions du rôle sociétal de l’entreprise et aux solutions concrètes pour repenser la prospérité.

En français et en anglais avec traduction simultanée

Entrée libre sur inscription obligatoire sur la page événement de Sciences Po

 crédit image ©Mopic / Shutterstock

The Great Transition 2017/2018 - Jury final

  • The Great Transition 2017/2018 - Jury finalThe Great Transition 2017/2018 - Jury final

Présentation de 12 projets de groupe développés dans le contexte du cours "The Great Transition" et identifiés comma particulièrement prometteurs. 

Le jury sera composé de :

Il votera pour trois projets et les public pourra choisir les trois "projets du public". Les projets gagnants bénéficieront d'une couverture dans un numéros spécial de lExpress “Les Solutions pour Changer le Monde” et nous accompagnerons leur développement futur.

Inscriptions via le guide des événements

Pour découvrir les projets

Nouveau Cursus intégré Droit et Finance

Mieux comprendre la finance pour mieux la réguler
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L’École de droit et l’École du management et de l’innovation de Sciences Po créent le premier cursus intégré qui combine une formation en droit et une formation en finance au sein d’un même établissement. Ce master joint en trois ans est destiné aux étudiants de Licence 3 (ou niveau équivalent), et ne nécessite aucun prérequis en droit ou en finance à l’entrée de la formation. La première promotion fera sa rentrée en septembre 2018.

Entretien croisé avec Christophe Jamin, doyen de l’École de droit, et Marie-Laure Djelic, co-doyenne de l’École du management et de l’innovation, qui assurent la direction scientifique de ce programme. Pourquoi créer un double diplôme en droit et en finance ?

Christophe Jamin : L’évolution de la pratique du droit économique et des affaires exige des juristes qu’ils aient une vision opérationnelle de leur exercice professionnel. Ils ne peuvent plus se contenter d’être de purs techniciens du droit. Leur excellence technique doit se combiner avec la maîtrise de savoirs connexes propre à enrichir le raisonnement juridique. Comment concevoir des contrats du crédit pertinents sans parler le langage de la finance ? Comment exercer un contrôle sur certaines pratiques financières sans en comprendre intimement les ressorts et les contraintes ? C’est une question de bon sens qui incite souvent les étudiants à compléter leur éducation juridique en dehors des écoles qui les forment et ne leur donnent souvent de la finance que des rudiments.

Marie-Laure Djelic : Le monde change et l’univers de la finance est de plus en plus naturellement associé et intégré aux problématiques de régulation et de gestion des risques. L’époque de “l’innovation financière“ débridée et des grandes manœuvres sans filets a été remise en cause – le prix à payer, nous l’avons vu, étant le risque fort d’instabilités financières et économiques avec des retombées sociales mais aussi politiques potentiellement dramatiques. Parce que la finance est un secteur central de notre mode de développement économique, il est d’autant plus important qu’il soit encadré. Dans ce contexte, l’interface entre le droit et la finance devient un véritable enjeu stratégique pour les années à venir. La force de Sciences Po est de savoir former des « spécialistes transdisciplinaires » : nos étudiants sont à la fois de très bon professionnels, mais nous les formons aussi à penser au-delà de leur spécialité disciplinaire,ce qui leur permet de contextualiser leur action, d’en mesurer les enjeux plus larges. Ce savoir-faire nous paraît particulièrement adapté à la formation de ces acteurs qui vont, dans les années à venir, devoir prendre en charge la frontière finance/droit et régulation avec pour objectif de rendre durable notre mode de développement économique qui reste fortement structuré par l’activité financière. Quelles sont les particularités de cette formation ?

CJ : Il existe déjà des formations à la finance qui s’ajoutent aux études juridiques. Notre double formation est unique car elle est totalement intégrée. Il ne s’agit pas de faire du droit puis de la finance, mais d’apprendre les deux en même temps, en réalisant en quelque sorte un panachage permanent entre les deux disciplines qui se nourriront donc l’une l’autre durant trois années de formation. Et c’est plus facile à faire quand une double formation se fait dans le même établissement sous l’autorité de deux doyens qui s’y investissent pleinement et ont pris l’habitude de travailler ensemble !

MLD : Nous souhaitons former des profils véritablement « bilingues droit et finance / finance et droit ». On reconnaît un individu bilingue à ce qu’il/elle a finalement réussi à se recréer un mode de pensée hybride et au fait qu’il/elle ne se pose parfois plus trop la question de savoir dans quelle langue il/elle parle ou pense. Nous avons, pour le monde de demain, besoin d’individus qui ne pensent pas droit puis finance ou finance puis droit mais qui soient les pionniers d’une nouvelle langue pour laquelle il nous faudra peut-être trouver un nouveau label mais que l’on peut penser pour l’instant comme « droitregulationrisquefinance » ou « financerisqueregulationdroit ». Quels sont les profils que vous recherchez ?

CJ : De manière générale, nous ne fixons aucun prérequis pour l’entrée au sein de l’École de droit. Tous les étudiants peuvent y accéder dès l’instant qu’ils sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur (niveau L3 ou équivalent). Nous ne voulons pas changer notre philosophie sauf à exiger de nos étudiants une grande capacité de travail et une belle agilité d’esprit. Ce sont trois années intenses qui obligent les étudiants à jongler entre des matières nombreuses et très différentes !

MLD : Comme l’indique Christophe la diversité des profils est tout à fait clef pour nous. L’absence de prérequis est une force à partir du moment où nous recrutons des étudiants intelligents, travailleurs et extrêmement motivés par le projet. Nous serons aussi attentifs à des qualités personnelles que nous recherchons pour tous nos étudiants de l’École du management et de l’innovation – une capacité à réconcilier pensée complexe et volonté de faire, engagement et sens des responsabilités par rapport à des enjeux collectifs qui sont ceux du monde de demain. Quels sont les débouchés ?

CJ : Tous les juristes pourraient avoir intérêt à suivre cette double formation, et pas seulement ceux qui se destinent au secteur bancaire ou financier ! Ceux qui évoluent dans le domaine du droit économique et des affaires ont tout intérêt à maîtriser les aspects financiers des questions qu’ils traitent, qu’ils travaillent au sein d’une profession libérale, d’une entreprise commerciale, d’une autorité de régulation de l’économie ou d’une juridiction ! Qu’ils plaident, conseillent ou rédigent des actes pour leurs clients ! Je ne doute nullement que tous seront accueillis à bras ouverts par leurs futurs employeurs qui sont toujours à la recherche de profils pluridisciplinaires…

MLD : De la même manière, dans un monde parfait, tous les futurs acteurs du secteur banque et finance devraient avoir eu une formation approfondie en droit, régulation, et gestion des risques associée à une compréhension des enjeux politiques et éthiques qui sont étroitement liés à la nature même de l’activité financière aujourd’hui…

"L'histoire est aussi importante que la photo"

Découvrir le projet Humans of Paris
  • Marco Hazan ©Sciences PoMarco Hazan ©Sciences Po

Avec la série à succès Humans of Paris, il photographie depuis de nombreuses années des personnes croisées dans les rues de Paris et sa page Facebook compte désormais plus de 300 000 fans. Marco Hazan, photographe amoureux des Parisiens, est également étudiant à Sciences Po, où il suit un master Marketing et études. Portrait vidéo d’un photographe convaincu que le digital permet de connecter les gens et d’encourager l’esprit de tolérance.

Tout au long de son master, Marco Hazan photographiera les étudiants de Sciences Po. Retrouvez leurs portraits et témoignages sur notre compte Instagram.

Retrouvez Humans of Paris sur son site web, sur Facebook et sur Instagram

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