La césure, ça forge un homme

La césure, ça forge un homme

Archives École de la communication

Étudiant de M1 hésitant, cet article est pour toi. Au détour de la salle info, la Rédac a rencontré des "césuriens" de retour au 27 rue Saint Guillaume. Agence de publicité, entreprise, cinéma, politique, créa’, marketing, conception rédaction, commercial, .... pourquoi ? comment ? voici le récit de leur aventure (ou survie) hors les murs.

Alors qu’ils n’étaient que quelques étranges spécimens à tester cette voie aux débuts de l’École de la Communication, c'est maintenant la moitié des élèves qui part en césure avant d’entamer ses derniers trois mois de cours.

Commençons par le début, pourquoi avoir choisi de faire une césure ?

Pour la plupart, c’était l’occasion d’une première immersion et expérience professionnelle, après des petits boulots par-ci par-là, des stages de terrains, etc. L’occasion de tester concrètement des milieux ou des métiers qui les attiraient, de se créer des contacts. C’était aussi prendre du temps, avant d’être diplômé, le temps de réfléchir, le temps de voir, le temps de savoir ce dont on a envie.

Si certains ont foncé, sans hésiter, sans se poser de questions. "Je voulais juste partir à l’étranger, loin et travailler dans le digital." D’autres ont hésité, pensant au départ finir leurs études et quitter notre belle École le plus rapidement possible. Mais en vrai, être diplômé à 22 ans, il parait que ça fait peur. Il y a aussi quelques-uns qui n’ont pas tellement réfléchi, portés dans la mouvance "tout le monde en faisait une, j’y suis allé comme mes copains." Conseil de la Rédac, pensez-y par vous même, c’est mieux.

Découvrir le monde du travail, ok, mais les stages, on les trouve où ?

Soyez malins, ils ne sont pas très loin. Notre chère Florence Danton a plus d’un bon conseil dans son sac et de mels d’anciens qui sauront vous orienter. Et devant, là, oui, juste devant vous : vos professeurs. Son cours vous passionne, c’est le domaine que vous aimez, parfois vous y allez tout de go, vous demandez et c’est dans la poche. Parfois c’est tout innocemment, au détour d’une question, d’une demande de conseil sur son secteur que vous vous retrouvez en entretien. Et BIM une césure vous tombe sur la tête. Toutefois soyons honnêtes, ce n’est pas toujours d’un simple claquement doigt que le stage vient vous trouver, mais peu ont connu de longues recherches et des mois de dépression. Via les annonces de SciencesPo., par des candidatures spontanées, au détour d'une discussion, ... après quelques envois de CV la majorité des étudiants avaient signé une convention. Si vous attendiez une recette miracle, nos plus profondes excuses, il n'y en a pas. A l'écoute des différentes expériences, la vie est faite de bien des hasards, mais n'hésitez à le provoquer, le hasard.

Les 1503 heures passées en salle info, ça sert dans la vie professionnelle ?

Si les employeurs vous regardent avec grand sourire lorsque vous évoquez votre scolarité à SciencesPo., il doit bien y avoir quelque chose. Après un an de mise à l'épreuve, les qualités de présentation, l’art de la synthèse, la capacité d’adaptation et à travailler dans l’urgence, une bonne connaissance des problématiques actuelles sont entre autres cités comme vraies forces de la formation de l’École de la Communication. (Après lecture de cet article, vous êtes donc priés de vous remettre à votre exposé ; c'est pour votre bien et votre avenir.) Le retour n’est par contre pas facile pour tous, en un an on oublie très rapidement les réunions de groupe à 19h, les samedi à la bibliothèque, .... mais on gagne aussi en confiance, on a un rapport différent avec les professeurs, on sait prendre plus de recul sur les cours pour en tirer le meilleur. Bref, on en revient grandi.
Nous ne mentirons pas, pour certains la césure s’est passée magnifiquement bien alors que d'autres rentraient chez eux en pleurant entre deux ou trois nervous breakdown mais qu'elle ait permis de préciser un projet, d'abandonner son idée initiale, de rencontrer les gens du milieu, de se découvrir, de changer les plans, le sentiment à la fin de l’année est général : aucun regret, et le conseil unanime : Faites une césure !

"Une révélation : personnelle et professionnelle", "Des premières responsabilités". Oui, une césure, ça forge un homme vous dit-on !

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