Daniel Saltsman est la lauréat du prix meilleurs espoirs français - Young Lions PR

Daniel Saltsman est la lauréat du prix meilleurs espoirs français - Young Lions PR

Archives de l'École de la communication

Daniel Saltsman ©Théo Depoix-Tuikalepa

Daniel est diplômé de l’Ecole de la Communication en 2014. Aujourd’hui Consultant Senior chez Havas Paris, il représentera la France du 18 au 20 juin 2016 prochains lors de la compétition internationale Young Lions PR organisée lors du Festival international de la créativité (Cannes Lions).

Quel a été ton parcours ?

Je suis entré à Sciences Po en 2008 sur concours, après un baccalauréat international, car je suis franco-canadien. Au début, je voulais faire du journalisme sportif mais à la fin de mes 2 premières années de collège universitaire, j’avais changé d’avis. Je voulais toujours travailler dans l’actualité, en lien avec les médias, mais plus forcément du côté journaliste. Je me suis donc progressivement dirigé vers la communication. Après une 3ème année à Vancouver, j’ai intégré L’Ecole de la Communication. À l’issue de la première année de master, j’étais plutôt séduit par la pub, le planning stratégique, etc… A l’époque, j’avais gagné le Challenge Ouvre-Boîte de TBWA qui m’avait permis d’effectuer un stage à New-York dans l’agence TBWA/Chiat/Day pendant 6 mois, en planning stratégique. Cette expérience m’a beaucoup plu mais je n’en suis pas sorti convaincu : ça n’était pas le métier que je voulais faire. Je me sentais trop éloigné de l’actualité immédiate, de l’imprévu qui rend la communication encore plus passionnante.

Du coup, je suis retourné vers mes premiers amours, quelque chose de plus orienté médias, actualité, politique, à flux tendu. J’ai trouvé un stage dans une petite agence de RP, Millbox, qui faisait de la communication publique et politique. Cette expérience m’a persuadé de continuer dans la voie de la communication d’influence, des affaires publiques, des relations presse corporate. La gestion de la réputation des entreprises et des individus qui les dirigent n’a jamais été aussi centrale dans notre société. J’ai donc postulé chez Havas Paris où j’ai obtenu un stage de 6 mois qui a confirmé ce que je voulais faire. C’est un rythme soutenu mais stimulant, challengeant, et l’apprentissage est permanent : les sujets sont intéressants et divers, le contact humain est constant et surtout, le métier est extrêmement varié, allant de la veille parlementaire à l’organisation de rencontres presse ou institutionnelles, en passant par la gestion de crise et la communication financière. Aussi, Havas Paris est une véritable agence intégrée qui permet de travailler avec toute une palette de métiers : marque, édition, communication interne, digital, création, etc. J’ai été embauché après mon stage et j’y suis maintenant depuis 2 ans. Je suis Consultant Senior et je travaille pour des clients allant d’entreprises du CAC40 à des PME en croissance dans différents secteurs : énergie, transport, digital, finance, etc.

Si tu devais donner un conseil à des étudiants de Sciences Po ?

Je leur dirais simplement qu’une scolarité n’est complète que lorsqu’on s’investit dans des associations. Le parcours académique est évidemment très important à Sciences Po pour acquérir des connaissances mais il ne faut surtout pas oublier que c’est une très bonne opportunité de se donner à fond dans une association : il y en a tellement que tout le monde peut trouver son compte. Dans mon cas, je suis allé à Radio Sciences Po, qui est devenu Germaine aujourd’hui. Je me suis investi dès la première année en présentant l’émission de sport et je suis devenu président en 4ème année. Je me suis vraiment éclaté, c’était un challenge; ça permet d’apprendre comment gérer des projets tout en s’amusant et de rencontrer des étudiants de différentes promotions.

Qu’est-ce qui t’a amené à participer au Prix Meilleur Espoir RP?

J’aime les challenges, notamment ceux où l’on est confronté à des gens qui font le même métier ; c’est toujours intéressant de voir ce que font les autres. Il a d’abord fallu envoyer une vidéo de présentation, suite à quoi mon collègue Fabien Aufrechter et moi avons été sélectionnés en binôme pour faire partie des 5 finalistes. Nous travaillons régulièrement ensemble à l’agence, et le projet nous plaisait à tous les deux. La team collait bien et on avait envie de se mettre face à un défi ; on s’est dit que c’était à la fois l’occasion de s’éclater et d’apprendre. Il y avait 13 agences au total à envoyer des candidats et 5 d’entre elles ont été sélectionnées pour participer à la finale organisée par le SyntecRP. Un vrai « client », l’ONG Electriciens Sans Frontières, est venu nous briefer le matin. Puis nous avons eu 6 heures, sans accès à Internet, pour préparer la recommandation que l’on devait ensuite présenter en 5 minutes chrono. C’est un exercice exigeant, il faut vraiment se préparer pour être pertinent en si peu de temps. Finalement, nous avons gagné et allons donc représenter la France à Cannes pendant les Lions ! La compétition a lieu du 18 au 20 juin. On est bien accompagné et coaché par tous les membres du jury qui nous a sélectionné ; il se compose de patrons d’agences RP mais aussi de spécialistes du coaching en prise de parole. On a en moyenne un à deux coachings par semaine.

Quel est votre objectif à Cannes ?

Nous devrons plancher sur un autre cas ONG/grande cause. On va tout faire pour trouver une idée créative et originale et revenir avec un prix. La compétition sera rude ! Mais quoi qu’il arrive, on ira au bout d’un challenge pendant lequel on s’est amusé, notamment quand on a fait la vidéo.

Qu’est-ce que ça représente pour toi de faire un challenge comme celui-ci ?

C’est toujours bénéfique, même dans le cadre du travail, de se diversifier, d’avoir des projets nouveaux et de se challenger. C’est l’occasion de sortir de ce que tu fais d’habitude et de mettre à contribution ce que tu as appris. Il y a un cadre, un brief, mais on nous demande de nous lâcher ; on nous donne l’opportunité d’être créatifs. C’est utile aussi de se mettre dans des situations où l’on peut trouver des idées innovantes, du contenu, quelque chose de multicanal, hors de notre zone de confort. Pour la finale française, nous devions répondre à un brief RP à dominante plutôt corporate, avec du digital, du contenu et de l’activation, mais sans être des spécialistes du digital, donc il a fallu être inspiré. Il faut toujours s’intéresser à de nouveaux territoires qui pourront nous servir dans nos métiers.

Qu’est-ce que tu as pu tirer de ton parcours à Sciences Po ou chez Havas pour un challenge de ce type-là ?

Le Master Communication m’a d’abord servi à savoir ce que je ne voulais pas faire. A partir de là, et après avoir trouvé ma voie, j’ai pu comprendre la théorie, avoir un début de sens pratique et apprendre aux côtés de professeurs issus majoritairement du monde professionnel, ce qui est un atout. La communication n’est pas une science exacte et l’on n’apprendra jamais autant que sur le terrain. On sort du master en ayant appris beaucoup sur ce que l’on sait faire mais quand on arrive dans la vie professionnelle, on apprend ce qu’on peut faire. L’apprentissage est permanent. A Sciences Po, on a quand même la chance d’avoir le temps de s’épanouir, de faire des activités à côté, les professeurs sont intéressants et les parcours des étudiants très variés. On acquiert un savoir-faire et un savoir-être.

Si tu avais des conseils à donner à des étudiants qui se cherchent, qui n’ont pas d’idées de ce qu’ils veulent faire ?

Si tu ne sais pas ce que tu veux faire, si tu as 3 stages à faire, fais 3 stages différents. Essaye d’abord de savoir ce que tu ne veux pas faire. Le but n’est pas de se dire “je vais faire ça parce que c’est bien vu, parce que ça a une bonne image auprès de ma famille ou de mes amis”. Ce qu’il faut penser, c’est : “Toi, un an après avoir commencé ta vie professionnelle, est-ce que tu seras encore motivé le matin pour aller travailler ?” Il faut aussi se poser la question de la contribution : qu’est-ce que je peux apporter à mon métier ». Au fond, c’est ça l’essentiel !

Découvrez la vidéo de candidature de Daniel et Fabien : http://bit.ly/1Ok1DPU

Texte : Baptiste Goursaud
Photo/Relecture : Théo Depoix-Tuikalepa

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