Julie Dautel (Promo 2017)

Julie Dautel (Promo 2017)

Du Master communication à la création de la start-up Eonef
  • Julie Dautel et Cédric Tomissi ©D.R.Julie Dautel et Cédric Tomissi ©D.R.

Artilcle paru dans le numéro 18 (Hiver 2019-2020) du magazine Émile - trimestriel édité par Sciences Po Alumni, l'association des diplômés de Sciences Po Paris.

EONEF, DES BALLONS PHOTOVOLTAÏQUES À LA HAUTEUR

Start-up innovante dans le domaine de l’aéronautique, EONEF conçoit des plateformes aériennes pour les acteurs humanitaires, sociaux et environnementaux. Cette entreprise sociale et solidaire a été créée par Julie Dautel et Cédric Tomissi.

Julie a fait les Beaux-Arts du Mans avant d’entamer un master en design d’objet aux Arts Décoratifs de Paris. Elle y rencontre Cédric, cofondateur d’EONEF, avec qui elle partage de fortes convictions sociales et environnementales. En 2014, parallèlement à son passage par l’École du management et de l’innovation de SciencesPo, Julie lance Zéphyr Solar, rebaptisée EONEF en février 2019.

Avec Cédric, ils développent une plateforme aérienne autonome en énergie, qui prend la forme d’un ballon gonflé à l’hélium attaché au sol par un câble. Il est recouvert sur le dessus de panneaux solaires très légers qui lui permettent d’être autonome en énergie, et dispose d’un capteur de communication ou d’observation (une antenne ou une caméra). Ces plateformes sont notamment destinées aux ONG. « Elles ont besoin de sécuriser leurs communications, explique Julie. Dans les zones reculées, elles sont obligées de passer par des ondes satellitaires qui coûtent extrêmement cher. Du coup, on a eu l’idée de prendre de la hauteur pour installer les antennes et leur assurer des communications locales favorisant leur coordination. » Déployables rapidement et partout, les ballons d’EONEF sont taillés pour les acteurs de l’urgence. « Dès le début, on a souhaité que notre projet ait un fort engagement environnemental et social », affirme Julie.

Les plateformes permettent aussi de suivre l’évolution de la biodiversité dans des zones très reculées grâce à des balises de position placées sur les animaux.

Pour le moment, l’équipe se concentre sur la commercialisation de son produit. Les prochaines étapes? Réaliser les premiers déploiements, prévus à La Réunion et en Australie, pour y assurer le suivi de la faune sauvage et lever des fonds auprès d’investisseurs particuliers

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