Replay de la leçon inaugurale : Resilience

Replay de la leçon inaugurale : Resilience

Gilles Boeuf, invité d'honneur
  • Gilles Boeuf à Sciences Po © Thomas ArrivéGilles Boeuf à Sciences Po © Thomas Arrivé

Gilles Boeuf est Professeur à Sorbonne Université (Université Pierre et Marie Curie, UPMC), affecté à l’Observatoire Océanologique de Banyuls après avoir passé 20 ans à l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploration de la mer).

Il est spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité. Il a été Président du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), entre 2009 et 2015.

Il a également été professeur invité au Collège de France pour l’année universitaire 2013-2014, sur la Chaire « Développement durable, énergies, environnement et sociétés » et avait alors dédié son enseignement aux interactions entre biodiversité et humanité. Il a été deux années conseiller scientifique au cabinet de Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.

Il est aujourd’hui président du Conseil Scientifique de l’Agence française pour la Biodiversité. Il a reçu en 2013 la Grande Médaille Albert 1er de Monaco pour l’ensemble de sa carrière, dédiée aux mers et à l’océan.

HUMANITÉ ET BIODIVERSITÉ

Bien entendu, l’humain fait partie de la biodiversité mais il s’en est singulièrement « distingué», étant devenu la plus puissante force d’évolution sur notre planète.

Nous nous proposons au cours de cet exposé de revenir sur la mise en place de l’humanité au sein de la diversité des êtres vivants. La situation peut apparaître paradoxale, d’un côté, des travaux très récents démontrent l’incroyable connectivité de tous les êtres vivants entre eux et l’humain n’y fait pas exception et par ailleurs l'humain imagine de plus en plus se détacher grâce à sa technique du restant des autres espèces vivantes.

Aujourd’hui, c’est l’accélération effroyable des impacts des activités humaines qui nous préoccupe, ce que l’on appelle l’anthropocène – destruction des écosystèmes, pollution généralisée, dissémination de tout partout (la « roulette écologique »), surexploitation des stocks (forêts, pêches), et enfin bien sûr ce climat qui change beaucoup trop vite et dans lequel nos activités sont massivement impliquées.

Nous réfléchirons sur les solutions à mettre en œuvre et qui sont indispensables afin que nous passions enfin de faber à sapiens !

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