La condition humaine à l’heure des N.B.I.C.

La condition humaine à l’heure des N.B.I.C.

Séminaire proposé par Elisabeth de Castex & Dominique Reynié
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Elisabeth de Castex, docteure en science politique (Sciences Po)

Dominique Reynié, professeur des Universités à Sciences Po.

Pour vous inscrire merci d’envoyer à Dominique Reynié (dominique.reynie@sciencespo.fr), Elisabeth de Castex (edecastex@gmail.com) et Marie-Rose PEREIRA (marietrose.pereira@sciencespo.fr) avant le 22 janvier 2019 un court CV (2 p. maximum) avec quelques lignes (5/10) expliquant le lien entre votre sujet de recherche et la thématique du séminaire.

Calendrier et lieu :
1ère séance le 30  janvier 2019 de 10h15 à 12h15
Salle B404 – 56 rue des Saints Pères

Les progrès accomplis dans la connaissance du vivant associés aux nouvelles technologies disponibles nous permettent désormais de copier du vivant, d’accéder à la manipulation du génome, de maîtriser la reproduction ou de fabriquer des intelligences artificielles.

En entrecroisant des pouvoirs que semblent libérer les nanotechnologies (N), la biologie (B), l’informatique (I) et les sciences cognitives (C), on annonce le passage d’un humanisme classique, qui serait issu de la Renaissance, à un nouvel humanisme, voire une nouvelle espèce humaine dont le corps deviendrait non seulement réparable mais transformable, déployable et pérénisable presque à souhait. Pour certains théoriciens et praticiens de la convergence N.B.I.C., privilégier l’amélioration des capacités individuelles serait la nouvelle voie permettant de relancer l’idée de progrès politique. 

Véritable utopie pour les uns, redoutable menace pour les autres, le débat est encore contenu à l’intérieur d’un cercle relativement limité. Si le retentissement public de certaines innovations (Crispr-Cas9, Deep Blue), de certaines notions (« transhumanisme », « post-humanisme ») ou le succès notable de livres de vulgarisation (Sapiens puis Homo Deus de Yuval Noah Harari) témoignent d’une présence dans le débat public, ces interrogations et controverses demeurent faiblement politisées, ouvrant sur l’épineuse question d’une hypothétique régulation.

Tout au long des séances, nous aurons à cœur d’observer la manière dont les savoirs issus des N.B.I.C. redéfinissent le territoire des sciences sociales en général et de la science politique en particulier, à travers l’exploration des thèmes suivants : nature et artifices, de quels hommes parle t-on ? ;  identité et identification par l’ADN ; l’humain éparpillé, enjeux sociaux et politiques de la recherche en cellules souches, organoïdes et chimères ; admissibilité des pratiques de dépistages et diagnostics génétiques ;  les tests génétiques et la sociologie d’une autogénétisation ; des normes juridiques pour l’AI et les robots ? ;  robotique humanoïde : pourquoi imiter l’humain ?

Certaines séances se dérouleront autour des travaux de chercheurs invités, parmi lesquels Pascal Ducournau, sociologue, professeur des universités, Université de Franche-Comté ;  Marie Gomez, agrégée et docteur en philosophie ;  Nathalie Nevejans, juriste, maitre de conférence, Faculté de droit de Douai,  Membre du Comité d'éthique du CNRS (COMETS), Sophie Sakka, enseignante-chercheuse à l'Ecole centrale de Nantes et chargée de mission en robotique au CNRS et Joëlle Vailly, anthropologue, sociologue et biologiste, directrice de recherche CNRS. 

=> Téléchargez le programme des séances ainsi que les éléments bibliographiques 

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