« Biometric Capitalism. Africa (and the world) in the 21st Century »

« Biometric Capitalism. Africa (and the world) in the 21st Century »

par Keith BRECKENRIDGE, WISER, Johannesburg, professeur invité à Sciences Po - Conférence de rentrée de l'École doctorale, en partenariat avec le CERI, lundi 2 septembre 2019 de 14h45 à 16h45
  • Enregistrement biométrique à Bouaflé, Côte d'Ivoire - © Richard BanégasEnregistrement biométrique à Bouaflé, Côte d'Ivoire - © Richard Banégas

En partenariat avec l’équipe ANR « PIAF » du CERI (Projet « La vie sociale et politique des papiers d’identification en Afrique »)

Mot de bienvenue : Kathy Rousselet & Philippe Bezes, codirectrice & codirecteur des études doctorales en Politique comparée

Discutants : Jeanne Bouyat, doctorante au CERI et à l’IFAS Johannesburg & Ronan Jacquin, doctorant au CERI

Modérateur : Richard Banégas, Professeur à Sciences Po, CERI

Keith BRECKENRIDGE, Directeur adjoint du Wits Institute for Social and Economic Research (WISER) Directeur adjoint du Wits Institute for Social and Economic Research (WISER), professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Witwatersrand, et co-rédacteur en chef du prestigieux Journal of African History, Keith BRECKENRIDGE est aujourd’hui considéré comme l’auteur de référence sur les nouvelles technologies biométriques d'identification et leurs incidences politiques et économiques.

Fondateur de « Bhalisa », un groupe de recherche international consacré à ces enjeux, il a édité (avec S. Szreter) un livre important sur l’histoire comparée de l’Etat documentaire (Registration and Recognition: Documenting the Person in World History, Oxford University Press and the British Academy, 2012) et publié en 2014 un livre fondateur sur « l’Etat biométrique » en Afrique du Sud (Biometric State: the Global Politics of Identification and Surveillance in South Africa, 1850 to the Present, Cambridge University Press, 2014).

Outre qu’il bouleverse l’histoire des technologies d’identification biométriques (en les voyant naître dans les pays du Sud avant leur diffusion dans le monde occidental), son livre interroge la nature même des Etats et de la citoyenneté à l’ère digitale, en insistant sur la rupture radicale que l’identification mathématique des individus introduit dans la gouvernementalité des sociétés du 21ème siècle.

Son prochain livre (Biometric capitalism) interroge les infrastructures globales de l’économie digitale et du capitalisme financier qui se déploient de façon exponentielle dans les anciens mondes coloniaux, notamment dans le secteur bancaire et celui de l’action sociale. Cela le conduit à mettre en question la thèse foucaldienne classique des relations entre savoir et pouvoir, et à les conceptualiser autrement.

Partant d’études de cas africains qui illustrent bien ces tendances globales, cette conférence s’ouvrira très vite à des comparaisons extra-continentales. Elle intéressera à la fois les historiens, les politistes, les économistes, les sociologues et les juristes de l’Ecole doctorale.

Keith BRECKENRIDGE est aussi membre de l’équipe ANR sur « La vie sociale et politique des papiers d’identification en Afrique » (CERI-IMAf) qui termine actuellement ses travaux par diverses publications (*). Cet événement, co-organisé avec l’Ecole doctorale, s’inscrit dans une phase de dissémination des recherches de ce groupe qui tiendra bientôt son colloque final au CERI.


La conférence aura lieu le lundi 2 septembre 2019 de 14h45 à 16h45, dans la Salle de Conférence du CERI, 56 rue Jacob, 75006 Paris

 (*) : Voir notamment les deux dossiers de revue publiés dans Genèses et Politique africaine.
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