Classement U-Multirank 2019 : Sciences Po, une des meilleures universités mondiales pour la mobilité étudiante

  • Campus de Reims vu du ciel avec des étudiants assis sur l'herbe ©Sciences PoCampus de Reims vu du ciel avec des étudiants assis sur l'herbe ©Sciences Po

U-Multirank vient de publier l’édition 2019 de son évaluation des universités. Sciences Po obtient un excellent résultat en se classant dans le top 25 des meilleures universités mondiales pour la mobilité étudiante.

La mobilité fait en effet partie intégrante des valeurs de Sciences Po et et la formation qui y est dispensée. Près de la moitié des étudiants sont internationaux. Représentant 150 pays, ils sont issus des meilleurs établissements à l’étranger.

Les étudiants bénéficient du réseau de nos 480 universités partenaires internationales avec une 3e année à l’étranger pour tous les élèves du Collège universitaire (licence), ainsi qu'un semestre en échange pour les élèves de master. Sciences Po propose également une quarantaine de doubles diplômes à l’international, et des cursus entièrement en anglais.

Initié par la Commission européenne en 2014, Multirank est un classement qui souhaite offrir une alternative aux grands classements internationaux des universités, avec une évaluation fondée sur un large échantillon de critères.

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Arturo, engagé dans la prévention des risques psycho-sociaux

Du côté de la vie
  • Arturo Garcia Gonzalez @Judith Azema / Sciences PoArturo Garcia Gonzalez @Judith Azema / Sciences Po

Arturo Garcia Gonzalez est étudiant en 2ème année de bachelor sur le campus de Poitiers. Né en France, il a vécu la majeure partie de sa vie au Mexique et a obtenu son bac au Lycée franco-mexicain de Mexico. Entretien avec un étudiant engagé, qui s’investit aujourd’hui dans la prévention des risques psycho-sociaux en milieu universitaire, dans le cadre de son Parcours civique.

Comment se traduit votre engagement civique ?

Cette année, je fais mon projet de Parcours civique au sein de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie. Nous menons une multitude de projets concernant majoritairement la prévention et la réduction de risques, comme par exemple des ateliers sur les produits stupéfiants dans le Centre Pénitentiaire de Vivonne.

Notre projet phare, orchestré par l'Agence Régionale de Santé, est de développer un réseau d'étudiants "ressources", qui seraient formés aux compétences psychosociales. Ces étudiants ont vocation à devenir des relais entre la communauté étudiante et les instances de santé, notamment en ce qui concerne les troubles psychoaffectifs. L’université de Poitiers est un site pilote pour ce projet que l’on voudrait nationaliser par la suite. 

Comment allez-vous former ces étudiants ? Comment seront-ils sélectionnés ?  

Nous voulons les aider à développer leurs compétences psychosociales et leur donner des pistes pour gérer des problématiques de mal-être étudiant, comme les relations interpersonnelles, la gestion du stress, la régulation des émotions. Le contenu de notre formation est en pleine construction, et nous espérons mettre en place le programme à la rentrée 2019. Les étudiants tuteurs seront choisis pour leur implication dans la vie universitaire (relais santé ou sociaux, service civique, etc.).

Il s’agit là d’un engagement très fort. Au-delà de ce Parcours civique, que représente-t-il pour vous ?

J’ai l’impression que la question du suicide est totalement oubliée de l’agenda médiatique, alors qu’elle représente un million de morts par an dans le monde. C’est un sujet tabou. L’Observatoire national de la vie étudiante relève de nombreux cas de dépression et de crises suicidaires. Les étudiants ont parfois du mal à trouver un interlocuteur pour faire face à ces difficultés. Former des étudiants pour qu’ils aident les autres permet de compléter la prise en charge institutionnelle, souvent mal connue. Et puis, c’est bien plus facile de parler à un autre étudiant, de manière informelle, quand on est dans ces situations compliquées. Cela aide à dédramatiser la question du suicide. 

Est-ce votre première expérience dans ce domaine ?

Non, l’année dernière, je suis parti en stage pendant sept semaines à Bogota, en Colombie, pour découvrir diverses institutions. J’ai d’abord travaillé dans une fondation privée qui aide des jeunes, plutôt issus de familles aisées, à sortir de l’addiction aux drogues. J’ai ensuite rejoint une  fondation publique qui aide des populations en grande détresse sociale, ce qui m’a apporté une vision complètement différente. Enfin, j’ai passé quelques temps dans la division psychiatrique d’un hôpital public du sud de Bogota, et à l’Institut National Pénitentiaire et Carcéral. Cela m’a permis d’avoir une vision globale, et cette expérience m’aidera dans notre projet actuel, qui concerne près de 25 000 étudiants.

Qu’envisagez-vous pour la suite ?

Je vais partir faire ma 3ème année de bachelor aux États-Unis, à l’Université de Pennsylvanie, afin de préparer mon master que j’envisage de suivre dans le domaine du management. Évidemment, je continuerai à m’engager. J'ai déjà repéré qu’il existe des formations en médecine dans mon université d’accueil : j'aimerais en profiter pour prendre part à leurs projets en matière de santé mentale.

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Poitiers : 5 choses étonnantes sur notre nouveau campus

Visite guidée pour l'inauguration
  • L'entrée du nouveau campus de Sciences Po à Poitiers ©Sylvain RochasL'entrée du nouveau campus de Sciences Po à Poitiers ©Sylvain Rochas

Présent à Poitiers depuis 2001, le Collège universitaire de Sciences Po était à l’étroit dans ses locaux de l’hôtel Chaboureau : avec une croissance continue des effectifs, l’attractivité du programme latino-américain du premier cycle rendait un déménagement nécessaire. C’est chose faite depuis septembre 2018 au sein d’un nouveau site construit au XVIIIe siècle et réinventé pour le XXIe siècle. Visite guidée à l’occasion de l’inauguration officielle qui a lieu mercredi 10 avril.

Ce n’est pas la première fois qu’il s’appelle “Collège”

Occupant un des bâtiments - construits début XVIIIe siècle - de l’ancien couvent des Jacobins, le nouveau campus permet à ce site de renouer avec sa vocation d’enseignement. Ancien siège de l’université de Poitiers, l’institution créée au Moyen-Âge par les religieux a réussi l’exploit de survivre aux péripéties de l’histoire jusqu’à la Révolution française. En 1789, le couvent devient siège du club... des Jacobins (à ne pas confondre avec leurs prédécesseurs sur les lieux), puis caserne et enfin prison. En 1842, un philanthrope rachète les lieux pour y fonder l’école Saint-Vincent de Paul. Les propriétaires (religieux) changent, la vocation éducative de l’endroit demeure. En 1902, l’établissement prend le nom de Pensionnat Saint-Jean-Baptiste de La Salle, qui ferme en 1905, rouvre ailleurs, puis revient, ressuscité en collège Saint-Stanislas, qui y demeure jusqu’en 1980. Acquis et aménagé par la Région, le site a accueilli l’école de commerce ESCEM jusqu’en 2017. Grâce aux travaux financés par la Région et la Ville, le voici à nouveau “Collège” mais “universitaire”, façon premier cycle de Sciences Po. Une façon de synthétiser toute l’histoire de ce lieu exceptionnel, sis au 23, rue Jean Jaurès. 

Poitiers, c’est le futur Paris

On s’explique : l’aménagement de ce nouveau site, prévu spécifiquement pour Sciences Po, a permis d’en faire un “campus idéal” pour les besoins des étudiants et enseignants du XXIe siècle. Les étudiants ont d’abord plus d’espace : avec trois amphis contre un seul de 90 places dans l’ancien site, et 10 salles de cours au lieu de 5. Mais les lieux proposent aussi plus d’espaces, pour tous les usages : une salle artistique, une cafétéria, des bureaux associatifs, des espaces de coworking, un espace de détente, etc. Les salles de cours sont équipées du matériel pédagogique dernier cri, et les étudiants ont désormais accès à un pôle santé équipé de locaux dédiés. 

Le site est donc un site pilote, qui préfigure d’autres évolutions de campus, et notamment celui de Paris autour du nouveau site de l’Artillerie, qui ouvrira ses portes en 2021-2022. La signalétique, entièrement accessible, en est un autre exemple.

“Rendez-vous en Mafalda”

Oui, le foyer des étudiants a été baptisé “Espace Mafalda”. Mais nous ne sommes pas sur le campus latino-américain de Sciences Po pour rien : sachez que ce personnage de bande dessinée, créé par le dessinateur argentin Quino, et très populaire en Amérique latine, a une dimension politique. Son éditeur, Julian Delgado, est mort sous la torture. 

Au total, ce sont huit personnalités marquantes du monde latino et ibérique qui donnent leur noms à des espaces du campus. Soit autant de figures choisies parmi les propositions des étudiants : 

  • Amphithéâtre Gabriela Mistral - poétesse chilienne, première femme latino-américaine à obtenir le prix Nobel de littérature (1889 - 1957) 
  • Amphithéâtre Rubén Darío, poète, diplomate et journaliste nicaraguayen (1867-1916)
  • Amphithéâtre Paulo Freire, pédagogue brésilien (1921- 1997)
  • Bibliothèque Gabriel García Márquez, romancier, nouvelliste, journaliste et militant politique colombien, prix Nobel de littérature en 1982 (1927- 2014)
  • Cafétéria Mercedes Sosa, chanteuse argentine (1935-2009)
  • Studio vidéo Luis Buñuel, réalisateur et scénariste espagnol (1900- 1983)
  • Salle artistique Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine (1907-1954) 
  • Salle Ana de Castro Osorio, écrivaine et femme politique portugaise (1872- 1935) 

Un campus local

Avec ses 30 nationalités pour 187 étudiants, le campus de Poitiers - à l’image des autres campus délocalisés du Collège universitaire, est à la fois international et ancré dans le tissu local.  60 % des étudiants sont ainsi internationaux - Brésiliens et Espagnols en tête. Mais depuis 2007, le campus a reçu 950 candidats issus de la région Nouvelle-Aquitaine. Les étudiants admis viennent de tous les horizons, et sont à la fois engagés dans le tissu associatif local et amenés à rencontrer des dirigeants du monde entier (depuis 2013, les chefs d’État du Costa Rica, de l’Uruguay et de l’Équateur y sont venus) et qui, une fois diplômés, n’hésitent pas à devenir ambassadeurs de leur campus dans le monde entier. 

Une coloc’ avec la Région

Le bâtiment du campus accueille également plus de 30 agents de la Région Nouvelle-Aquitaine. Et pour cause ! L’acquisition du site a été financée à parts égales par la Région Nouvelle-Aquitaine, le département de la Vienne et la communauté urbaine de Grand Poitiers. Les travaux de réhabilitation du bâtiment ont été pilotés par la Région Nouvelle-Aquitaine dès juillet 2017 et financés par la Région Nouvelle-Aquitaine et Grand Poitiers. Sciences Po a équipé le bâtiment avec l’aide de la Région et du Grand Poitiers. 

Quelques chiffres

  • 187 étudiants
  • 100 enseignants à l’année
  • 2500 m2
  • 15 salles
  • 30 nationalités représentées
  • 58% d’internationaux
  • 25,5% de boursiers
  • + 15% d’effectifs au cours des 5 dernières années

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Candidats en 1ère année : 5 idées reçues sur les oraux

Examen d'entrée au Collège universitaire
  • 5 conseils pour les oraux5 conseils pour les oraux

En train de préparer la procédure par examen pour être admis à Sciences Po ? La deuxième quinzaine du mois de mai 2019, tous les candidats admissibles au Collège universitaire (1er cycle) de Sciences Po sont invités à un entretien. Une épreuve parfois stressante qui génère son lot d’idées reçues : voici quelques conseils pour se débarrasser des clichés et aborder ce dernier round avec le maximum de sérénité.

1/ Pour réussir, je dois parler (et m’habiller) comme “un étudiant de Sciences Po”.

FAUX. Soyez vous-mêmes.

Il n’existe pas de “profil type” d’étudiant : Sciences Po est ouvert à tous les candidats talentueux, quels que soient leur parcours, leur origine, leur série du Baccalauréat ou leurs centres d’intérêt. Inutile donc de vous faire passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas.

Pour que la commission d’entretien puisse cerner votre personnalité, il ne faut pas “formater” vos réponses à l’avance. Il n’existe pas de phrases à prononcer absolument, ni de “bonne” ou de “mauvaise” réponse aux questions : vous devez être prêt à engager une conversation, pas à subir un interrogatoire.

N’achetez pas non plus de vêtements spéciaux pour l’occasion : soignez votre présentation, mais dans une tenue qui vous ressemble et dans laquelle vous êtes à l’aise.

2/ Je peux préparer toutes mes réponses à l’avance.

VRAI et FAUX. Restez serein avant, pendant et après l’oral.

Tout comme il n’y a pas “d’étudiant-type”, il n’existe pas de “commission-type”. Vous ne pouvez pas anticiper toutes les questions. Mais il ne faut pas pour autant vous laisser intimider par les membres de la commission. L’entretien doit servir à révéler votre motivation, votre personnalité, votre curiosité, votre ouverture au monde : ce qui compte, ce ne sont pas les questions, mais bien vos réponses.

Le jury* commence souvent par vous demander de vous présenter brièvement : préparez cette présentation à l’avance, cela vous permettra d’aborder le début de l’entretien plus détendu. Pour la suite de la conversation, tenez-vous informé de l’actualité, et lisez les conseils ci-dessous.

Ensuite, souriez, restez calme, prenez le temps de réfléchir à vos réponses et gardez confiance en vous !

> Et si on est timide ? (extrait de l'émission Campus Channel consacrée au Collège Universitaire)

3/ Le jury* ne connaît rien de vous.

FAUX. Relisez votre lettre de motivation.

La lettre de motivation que vous avez rédigée il y a maintenant cinq mois contient les éléments qui serviront certainement de base aux questions. Les membres de la commission d’entretien s’appuient également sur les informations de votre dossier qui peuvent les éclairer sur votre parcours et votre personnalité.

4/  Je peux répéter les “recettes” d’autres candidats qui ont préparé d’autres examens ou concours.

FAUX. Intéressez-vous à Sciences Po et parlez de vous !

Pour montrer sa motivation, il faut être capable de dire pourquoi vous souhaitez entrer à Sciences Po. Pour cela, il faut s’intéresser spécifiquement à l’établissement, à son projet, à ses formations, à ses débouchés. Parcourez donc soigneusement le site internet de Sciences Po, et notamment la page du Collège Universitaire (1er cycle). Abonnez-vous à sa newsletter, et suivez son actualité sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, vous avez le choix. Attention, ne répétez pas par cœur tout ce que vous avez pu lire sur le site web, il s’agit pour vous de découvrir la vraie nature des disciplines enseignées et de savoir pourquoi vous souhaitez intégrer Sciences Po !

Vous pouvez aussi écouter les conseils de ceux qui étaient à votre place l’an dernier (site de l'association SOS Sciences Po) , mais vous ne devez pas répéter leurs arguments, la commission veut vous entendre parler de vous !

5/ Si mon oral se passe mal, c’est que je suis vraiment nul.

FAUX. Relativisez.

Pour la plupart d’entre vous cet oral d’admission sera le premier entretien de votre vie. Si vous passez cet entretien, c’est que vous avez été déclaré(e) admissible et déjà accompli beaucoup. Quoi qu’il arrive, c’est déjà une formidable réussite et l’expérience vous sera extrêmement utile pour tous les entretiens que vous aurez à passer dans votre vie (et il y en aura beaucoup….). Et surtout, votre impression à la sortie de l’entretien n’est pas toujours fiable : ce que vous avez vécu comme une maladresse ou une “erreur” n’a pas forcément été vue comme telle par le jury. Donc relativisez et attendez les résultats le plus sereinement possible !

Pour arriver plus détendu le jour de votre entretien, il est aussi essentiel pour vous d'avoir en tête plusieurs options de trajectoires post-bac pour envisager plus calmement le déroulement de l'entretien et ses résultats. Sachez que certains candidats ne réussissent pas à l'entrée au Collège et rejoignent ensuite Sciences Po en master...

Bonne chance à toutes et tous !

* Le terme “jury” est parfois utilisé dans cet article pour plus de commodité : les candidats sont reçus par une “commission d’entretien”, qui ne prend pas de décision définitive au moment de l’entretien. Le jury d’admission se réunit après les entretiens : c’est la seule instance habilitée à prendre une décision souveraine, à partir de la note attribuée par la commission d’entretien, des notes obtenues à l’écrit, et du dossier complet du candidat.

Quelques conseils pratiques :

  • Prévoyez d’arriver en avance au 13, rue de l’Université (75007 Paris) pour trouver votre salle et commencer l’entretien de façon détendue.
  • Assurez-vous d’avoir avec vous les documents nécessaires : votre convocation et votre pièce d’identité vous seront demandées pour accéder au bâtiment.
  • Dans le cadre du plan Vigipirate, les mesures de sécurité sont renforcées. Merci de prêter une attention toute particulière aux consignes de sécurité.

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Dernière mise à jour : février 2019

Une semaine de visites exceptionnelles à Vienne

Nancy en séjour d'étude en Autriche
  • Deux étudiants à l'Opéra de Vienne ©Sciences PoDeux étudiants à l'Opéra de Vienne ©Sciences Po

Depuis 15 ans, les étudiants du campus de Nancy se rendent pendant une semaine à Vienne, Bruxelles ou Berlin pour y effectuer un séjour d’étude. Cette année, la promotion de première année s’est rendue dans la capitale autrichienne. Au programme : des visites d’institutions européennes et internationales, des rencontres avec des experts et des politiques… mais aussi la culture avec une visite célèbre du célèbre opéra de Vienne. Retour en vidéo sur un séjour riche d’enseignements.

La visite à l'opéra de Vienne

La visite de l'ONU

Les femmes à l'honneur du concours d'éloquence intercampus

  • Aïda Sidhoum et Aya El Alami lauréates du concours ©Collectif ObjetivamenteAïda Sidhoum et Aya El Alami lauréates du concours ©Collectif Objetivamente

La quatrième édition du concours d’éloquence de l’association Sciences Polémiques s’est tenue samedi 9 février au Théâtre Auditorium de Poitiers. 14 finalistes issus des différents campus du Collège universitaire étaient en lice pour le prix Richard Descoings du Collège universitaire, du nom de l’ancien directeur de Sciences Po. La thématique générale portait sur des citations de personnalités féminines. Être capable de captiver un auditoire par la maîtrise des mots, de construire un argumentaire à travers un fil rouge et de faire preuve d’aisance dans la prise de parole, telles sont les qualités jugées par un jury composé de différentes personnalités. Parmi elles, étaient présentes la députée Paula Forteza, la traductrice Amanda Galsworthy, le journaliste Jacques Cardoze, le député Sacha Houlié ou encore la chanteuse Pomme. Au final, les deux lauréates distinguées pour leur talent d’oratrice sont Aïda Sidhoum et Aya El Alami.

Aïda Sidhoum en première année sur le campus de Paris a gagné le prix francophone, et Aya El Alami, en deuxième année du programme Europe-Afrique, sur le campus de Reims, a été distinguée pour le prix anglophone.

Amos Gitaï au Collège Universitaire

  • Conférence d'Amos Gitaï à Paris ©Sciences PoConférence d'Amos Gitaï à Paris ©Sciences Po

Valorisant l’apport des Humanités, des arts et de l’engagement civique pour réfléchir sur les objets politiques de notre temps, le Collège universitaire a eu l’honneur d’accueillir le cinéaste israélien, Amos Gitaï (Esther, Kadosh, Kippour, Ana Arabia, Le Dernier Jour d'Yitzhak Rabin…) à l’occasion de la semaine universitaire de pré-rentrée.

Les 21 et 23 janvier, Amos Gitaï a ainsi rencontré les étudiants du Collège avec deux professeurs de Sciences Po : sur le campus de Menton tout d'abord, avec Alain Dieckhoff, directeur du Centre de recherches internationales (CERI/Sciences Po), sur le thème « Cinéma et société israélienne » puis, à Paris, avec Marc Lazar, directeur du Centre d’histoire, pour une seconde conférence intitulée: « Cinéma, histoire et politique ».

Titulaire d’un doctorat d'architecture de l'Université de Berkeley, Amos Gitaï a parlé de l’importance de la philosophie, de la poésie et de l’histoire dans la construction de son parcours personnel. Confronté aux événements de son pays, il est revenu sur le travail de mémoire qu’il mène afin que le prix de la guerre ne soit pas oublié. En s’appuyant sur ses œuvres, il a également attiré l’attention des étudiants sur la nécessité de se documenter, de s’impliquer « en conscience et en toute liberté » dans une démarche de recherche et d’enquête, de se prémunir des produits culturels simplificateurs, immédiats ; le travail de documentariste s’apparentant à celui de l’archéologue et le travail de fiction à celui de l’architecte. Amos Gitaï a également mis en avant l’intérêt d’accepter la complexité et l’interdisciplinarité en s’appropriant d’autres formes d’expression, pour mieux développer un regard décalé, lucide et par conséquent sensible sur les sujets de société.

Le cinéaste a été nommé à la chaire de Création artistique au Collège de France. Ses neuf conférences sur le thème « Traverser les frontières » sont en cours de publication.

Engagement civique et parcours étudiants

  • Caroline Pernes, étudiante du Collège Universitaire ©Sciences PoCaroline Pernes, étudiante du Collège Universitaire ©Sciences Po

Le 25 janvier, les étudiants en première année du Collège universitaire, sur le campus de Paris, étaient invités à découvrir le Parcours civique. Né en 2017 avec la réforme du Bachelor, ce projet pédagogique se déploie sur les trois années de formation de leur curriculum. Obligatoire pour tous les étudiants du Collège, le Parcours civique valorise l’apprentissage actif de la citoyenneté et de la responsabilité sociale en liant, grâce à une démarche réflexive encadrée, les enseignements du Bachelor à des engagements sur le terrain.

Accès à la culture, éducation, environnement, justice sociale, santé, innovation durable, etc., les étudiants de première année ont pu découvrir une diversité de domaines d’engagement et de missions au service des autres présentés par des institutions partenaires dans le cadre de panels de discussion et d’un Forum des stages dédié. Autant de possibilités pour construire leur projet personnel, en trouver la thématique et choisir un stage de terrain d’un mois cet été.

Ces panels de discussion ont eu pour objet de réunir de grands témoins tels que Yann LAURANS, directeur du programme Biodiversité de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI), venu parler de son expérience personnelle : « Le fait d’avoir un objectif, une vision, une cause, un désir spécifique pour un état donné du monde, ça vous confère une approche spécifique de la chose publique (…). Moi, ce qui m’habite et guide mon analyse, c’est le sort que l’on fait à la nature, à la vie sauvage, à la diversité du vivant ». Yann Laurans a évoqué l’importance de concrétiser ses aspirations, en faisant référence à « ce qui vous renvoie à des impressions personnelles profondes, des images, des rêves ou des révoltes qui vous sont propres ; c’est ce qui va vous tenir dans la durée de votre action, qui soutiendra votre motivation, le fond d’écran mental qui va « peupler » votre action bénévole ou votre travail, lui donner un sens même aux moments les plus obscurs ».

Deux tables-rondes associant d’autres grands témoins issus des institutions qui accueillent des étudiants du Collège universitaire en stage ont permis d’explorer les enjeux liés à la mise en place d’actions en faveur de l’intérêt général. Ces discussions furent l’occasion de mettre en lumière les apports fondamentaux d’une aventure humaine fondée sur l'épanouissement personnel et la quête de sens dans l’expérience du « faire » avec les autres, dans l’écoute et le dialogue, et aussi le rôle de l’intelligence collective comme levier du changement.

Les modératrices Anne REVILLARD, professeure associée à l’Observatoire sociologique du changement (OSC) et au Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) et Tania SOLLOGOUB, économiste et écrivain, ont ainsi échangé avec Jacques BAGGE, responsable du pôle bénévolat à la Péniche des Restos du Cœur, Fatma DRISSI, sous-directrice chargée de l'action sociale à la Caisse d'Allocations Familiales, Marie GODART, directrice générale adjointe Innovation, Ressources humaines et usages numériques de Paris Habitat, Xavier DUPONT, directeur de l’Institut National des Jeunes Aveugles, Dominique DE FONT-REAULX, directrice de la médiation et de la programmation culturelle du Musée du Louvre et ancienne directrice du Musée Eugène Delacroix et, enfin, Christelle GAUTHEROT, directrice des services de l’Éducation nationale, en charge des Collèges, Rectorat de Paris.

Les étudiants de première année ont pu également apprendre de l’expérience de leurs aînés qui poursuivent leur Parcours civique en deuxième année. Ainsi, dans le cadre du stage de première année, Caroline Pernes a mis en place et organisé le tri sélectif dans une Maison d'arrêt et Michaël Saillot a effectué une mission d'animation et d’accompagnement des personnes âgées dans une maison de retraite.

Ces expériences et apprentissages réalisés dans le cadre du Parcours civique Ces expériences et apprentissages réalisés dans le cadre du Parcours civique viendront nourrir le Grand écrit de 3e année, l’épreuve finale du Bachelor.

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Le parcours civique : un humanisme en actes

Et si vous étudiiez à Sciences Po cet été ?

Des cours d'été intensifs avec des étudiants du monde entier
  • Étudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences PoÉtudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences Po

Vous êtes lycéen ou étudiant ? Vous souhaitez étudier les sciences humaines et sociales à Sciences Po le temps d'un été ? Les candidatures pour l’édition 2019 de la Summer School sont ouvertes, avec deux programmes distincts, l'un pour les étudiants, l'autre pour les lycéens. Voici ce qu’il faut savoir avant de déposer sa candidature.

Vous êtes étudiant ou diplômé de l’enseignement supérieur ?

La Summer School vous propose son programme universitaire :

  • Lieu : campus de Paris, dans le quartier historique de Saint-Germain-des-Prés.
  • Dates : deux sessions de quatre semaines ; 3 au 28 juin et 2 au 26 juillet 2019.

Avec ce programme, vous pourrez découvrir l’une des disciplines fondamentales de Sciences Po. Grâce au parcours intensif de sciences sociales, les étudiants suivent un cours au choix en relations internationales, science politique, économie et plus encore.

Pour l’été 2019, la Summer School propose une offre riche de 14 cours, entièrement dispensés en anglais, avec des cours comme « Media and Politics », « Global Migration Governance », « Human Rights and Global Development » et « Populism in Europe and the Americas ».

Un parcours de langue française est également proposé aux étudiants qui souhaitent pratiquer et améliorer leur maîtrise du français.

Vous êtes lycéen ?

Le programme pré-universitaire offre aux lycéens une opportunité unique de découvrir la vie universitaire à Sciences Po.

Au cours d’un programme anglophone intensif de trois semaines, les participants explorent les grands enjeux actuels en relations internationales et sciences politique à travers une série de Master Classes menées par des chercheurs et professeurs de Sciences Po. En complément, un cours électif au choix est proposé : un atelier d’introduction à l’une des disciplines types de Sciences Po ou un cours de français langue étrangère.

Les deux premières semaines du programme ont lieu sur le campus de Reims et la dernière semaine se passe sur le campus parisien.

Des voyages d’étude et des activités culturelles sont organisés en dehors des cours et pendant les week-end.

Candidater à la Summer School.

Dernière mise à jour : janvier 2019.

"La bourse m'a permis d'être plus à l'aise"

Bourse Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart
  • Arjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences PoArjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences Po

Depuis 2010, la Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart est partenaire de la Sciences Po American Foundation dans le but d'offrir une bourse de mérite à des étudiants africains du programme Europe-Afrique du Collège universitaire.

En savoir plus sur la bourse de la fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart.

"Sciences Po, c'est le Harvard français"

Notre programme de bourses pour l'Afrique
  • Sarah Indahy étudiante malgache ©Sciences PoSarah Indahy étudiante malgache ©Sciences Po

Le programme Sciences Po - MasterCard Foundation permet d’accompagner et de former des étudiants du continent africain talentueux et engagés. Témoignages d'étudiants bénéficiaires de ce dispositif.

D’une durée de 6 ans (2017 - 2022), ce programme vise à accompagner les parcours de 120 étudiants africains talentueux. Celui-ci permet notamment de financer des bourses destinées aux lycéens et étudiants ressortissants des pays d'Afrique subsaharienne, faisant preuve d’un parcours académique d’excellence et d’un fort potentiel en matière de leadership, mais étant confrontés à des difficultés, notamment financières, d’accès à l'enseignement supérieur.

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Les rentrées des campus en vidéo

  • Étudiantes du campus de Poitiers ©Sciences PoÉtudiantes du campus de Poitiers ©Sciences Po

La rentrée à Sciences Po, c'est un tour de France des sept campus du Collège universitaire. Qu'en pensent les étudiants ? Pourquoi ont-ils choisi Sciences Po ? Quelles sont leurs premières impressions ? Découvrez notre reportage sur le terrain

"Élargir les horizons" : les années bachelor

  • Promotion 2018 du Bachelor ©Sciences PoPromotion 2018 du Bachelor ©Sciences Po

Le 6 septembre, la promotion 2018 du Collège universitaire a été célébrée lors de la cérémonie de remise de diplômes du bachelor. L'occasion de revenir sur leurs trois premières années d'études à Sciences Po, leurs rêves et leurs déconvenues, leurs cours et leurs engagements associatifs, leurs objectifs futurs et leurs amis. Découvrez le film de la promotion 2018 du bachelor !

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