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GRAND AGE ET ACCOMPAGNEMENT DU vieillissement

Résultats du Baromètre Santé 360 ° du 18 novembre 2019

Principaux enseignements : 

La prise en charge du grand âge et de la dépendance constitue une angoisse majeure partout en Europe et est perçue comme étant très mal prise en compte par les Etats

1) La prise en charge du grand âge et de la dépendance : un sujet majeur en France et en Europe

Une priorité pour toutes les sociétés, en France comme partout en Europe. 59% des français se sentent concernés à titre personnel par la prise en charge du grand âge et de la dépendance. C’est une préoccupation plus qu’importante pour 9 Français sur 10… elle est même prioritaire pour 1 français sur 2.
Un sujet majeur de préoccupation pour les individus, mal pris en compte par les Etats; 68% des Français et 60% des aidants sont insatisfaits de la prise en charge de cette question en France. Cette défaillance perçue quant à la prise en charge est une angoisse personnelle : les Français (54%), et plus encore les aidants (64%), sont inquiets quant à la façon dont ils géreront leur propre vieillissement;
Explication ? Les problèmes de santé sont la première des craintes liées au vieillissement, les Français se sentent mal informés sur le sujet et les EHPAD pâtissent d’une mauvaise image.

2) Que faire en matière de prise en charge du grand âge et de la dépendance ?
Solutions souhaitées, perceptions des moyens alloués, jugement sur les politiques publiques, avenir du financement et place des nouvelles technologies. En cas de perte d’autonomie, les Français veulent rester à leur domicile, sous-estimant le coût des EHPAD et ayant peu de connaissance sur les dispositifs d’aides existants. Les français (74% à 76%) et les aidants (65% à 69%) sont persuadés que les moyens accordés à l’aide au maintien à domicile et aux établissements d’hébergement pour personnes âgées sont insuffisants. Plus sévères encore, près de 9 Français sur 10 jugent les politiques publiques inadaptées aux défis du grand âge et de la perte d’autonomie. L’avenir de la dépendance : le financement est méconnu et jugé insuffisant. A l’inverse, les nouvelles technologies sont perçues comme pouvant jouer un rôle très positif.

3) Place et perception des acteurs : les aidants, les soignants en général et le médecin généraliste (MG) en particulier
Les « aidants » sont un acteur à la fois majeur et méconnu de la dépendance : ils représentent plus de 7,5 millions de français, mais les médecins sous-estiment largement leur importance/leur nombre. La place des soignants en général et du « MG » en particulier aujourd’hui en font encore les héros de notre système. Souhaitant toujours que le MG reste au cœur du système (58% des Français pensent que la place du médecin généraliste libéral n’est pas encore assez importante), les Français sont toutefois favorables à toutes les pratiques avancées (79% y sont favorables) permettant aux infirmiers, pharmaciens, etc. de pouvoir suppléer les médecins dans leurs tâches.

Consultez les résultats (PDF, 1,72 Mo)

Les pratiques avancées

Conférence le 7 novembre d' Antoine TESNIERE, professeur d’anesthésie réanimation à l’Hôpital Cochin, AP-HP,  Directeur du département de simulation en santé iLumens, Université Paris Descartes, et de Michel VARROUD-VIAL, médecin, conseiller soins primaires et professionnels libéraux à la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), Ministère des Solidarités et de la Santé

Cycle 2019 des Tribunes de la santé "Des outils pour faire évoluer le système de santé"

en partenariat avec Le Concours médical

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LES COMMUNAUTÉS PROFESSIONNELLES TERRITORIALES DE SANTÉ (CPTS)

Confèrence le 10 octobre de Stéphanie RIST, médecin rhumatologue, députée de la première circonscription du Loiret, et Raphaël ROGEZ, Président de l’URPS, Médecins Libéraux Centre-Val de Loire

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La revolution de la thérapie génique : les enjeux d'INDEPENDANCE SANITAIRE nationale ET D'accessibilité aux médicaments de thérapie innovante

Colloque le 17 septembre 2019 en partenariat avec l'AFM-TELETHON

Consultez les actes du colloque (PDF, 1.39 Mo)

Consultez le programme (PDF, 697 Ko)

UN SYSTÈME DE SANTÉ PLUS INCLUSIF SELON L'OMS 

Confèrence le 12 septembre d'Agnès SOUCAT, Directrice de la gouvernance et du financement des systèmes de santé à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)

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LA PREVENTION SANTE EN FRANCE AUJOURD'hui

Résultats du Baromètre Santé 360° du 8 juillet 2019

Principaux enseignements : 

I-Connaissances des français sur la prévention-santé

En matière de « prévention-santé », les français sont des « Monsieur Jourdain » : ils en font finalement et en font grand cas (80% y sont attentifs)… mais sans le savoir. D’ailleurs, les français sont bien informés sur les bons comportements à adopter en matière de prévention-santé (68% le sont) et surtout ils disent les appliquer et ils le feraient plus encore, selon eux, s’ils en avaient les moyens ou le temps. Les médecins et les français s’accordent tous à ce sujet : pour avoir une population en bonne santé, la prévention est plus efficace que le soin… et pour faire une bonne prévention il faut avant tout que les médecins et les soignants puissent mieux sensibiliser leurs patients, mais l’incitatif ne suffit pas, selon eux il faut aussi une dose de mesures coercitives

 II-Et dans la pratique ?

Effectivement les usages en préventions-santé sont très répandus… mais ils sont aussi très typés générationnellement et sociologiquement. Effectivement, les français ont été largement sensibilisés à la prévention-santé : 7 sur 10 y ont été sensibilisés… le plus souvent par leurs médecins.L’arrêt ou la limitation du tabac représente, de loin, le « bon comportement » de prévention le plus souvent adopté par les français … il est aussi celui perçu comme ayant le plus fort impact sur la santé. Les trois-quarts des français ont eu recours à des consultations préventives (le plus souvent pour dépister des cancers). Mais ces moyennes flatteuses masquent en réalité d’immenses disparités en termes générationnels : plus on est âgé et plus on est informé et sensibilisé au sujet et plus on met en pratique ces connaissances pour avoir les bons comportements. Et surtout ces moyennes masquent des disparités bien moins « acceptables » ou compréhensibles en termes sociologiques : plus on est aisé et éduqué et plus on est sensibilisé au sujet… plus on est « pauvre » et peu éduqué et moins on connait et met en pratique une bonne prévention-santé

 III-La place de la prévention-santé dans la politique de santé aujourd’hui

Selon les français, la prévention-santé est aujourd’hui à sa juste place dans les politiques de santé publique dans notre pays. Le ministère de la santé est d’ailleurs totalement légitimé par les français : de tous les acteurs institutionnels, il est celui qui est jugé le plus efficace pour promouvoir la prévention-santé. En revanche, le plan national de prévention santé présenté par Agnès Buzyn est encore largement méconnu par les Français mais aussi par les médecins. La même méconnaissance touche le « service sanitaire » encore très largement méconnu, non seulement des Français (ce qui se comprend), mais aussi des médecins (ce qui est plus gênant) 

IV-Comment développer la prévention santé à l’avenir ?

D’abord en misant sur la formation et ensuite en faisant confiance au développement de la santé connectée. D’ailleurs, la santé connectée sous ses formes « grand public » est déjà largement répandue et impacte la prévention-santé de nos concitoyens – plus de 6 Français sur 10 en utilisent – mais, malheureusement, les médecins n’accompagnent pas encore ce mouvement. Mais plus que tout, pour améliorer vraiment la prévention-santé, les Français comme les médecins pensent qu’il faut revoir le modèle économique et toute la politique tarifaire actuelle en apportant une rémunération complémentaire aux soignants pour débloquer du temps à la prévention.

Consultez les résultats (PDF, 1.15 Mo)

Le rôle des CHU

Confèrence le 6 juin, Benoît VALLET, professeur associé, Ecole d'Affaires publiques de Sciences Po, membre de la Chaire santé 

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Expérimentations organisationnelles innovantes du système de santé 

Confèrence le 21 mars

Dominique POLTON, Vice présidente du Conseil stratégique de l'innovation en santé (article 51, LFSS 2018)

Natacha LEMAIRE, rapporteure générale

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L'intelligence artificielle

Confèrence le 7 février

Etienne GRASS, Executive VP, Head of Citizen Services, Capgemini Consulting, membre de la Chaire santé

David GRUSON, Fondateur de l'initiative Ethik-IA, membre de la Chaire santé

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Quelle santé mondiale voulons-nous pour demain ?

Colloque en partenariat avec le Think Tank Santé mondiale 2030 le 5 juin 2019

Jean-François DELFRAISSY, président du Conseil Consultatif National d’Éthique, président du Think Tank Santé mondiale 2030
Gilles DUHAMEL, responsable de la Chaire santé de Sciences Po
Stéphanie TCHIOMBIANO, coordinatrice du Think Tank Santé mondiale 2030

Table ronde 1 : Dispositif institutionnel français en santé mondiale

Modération par Louis PIZARRO,Directeur général de l'ONG SOLTHIS

Table ronde 2 : Quel futur pour le fonds mondial ?
Modération par Michel KAZATCHKINE, ancien directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Clôture : Françoise BARRE SINOUSSI, Prix Nobel de médecine 2008

MEDECINES ALTERNATIVES ET COMPLEMENTAIRES

Résultats du Baromètre Santé 360 ° du 31 janvier 2019

Principaux enseignements :

I) Perceptions des médecines alternatives et complémentaires (MAC) et de l’homéopathie : patients et médecins sont à front renversé, les premiers y croient et les utilisent, les seconds… pas du tout (surtout sur l’homéopathie). Les français sont convaincus des bienfaits des MAC (à 68%, vs 56% des médecins) et de l’homéopathie (72% vs 33% des médecins). Plus d’un français sur deux a recours à l’homéopathie et un sur trois aux autres médecines alternatives. En cas de déremboursement de l’homéopathie, 6 français sur 10 continueraient à en prendre, 1 sur 5 ne prendrait plus aucun médicament et seul 1 sur 6 la remplacerait pas un médicament conventionnel. Les médecins sous-estiment totalement cet usage de l’homéopathie : ils estiment en moyenne qu’1/4 de leurs patients y a recours, alors qu’ils sont deux fois plus nombreux. Seul 1 soignant sur trois (et 1 médecin sur 4) a déjà recommandé de l’homéopathie à un patient … et encore, une fois sur deux (51%) les médecins recommandent de l’homéopathie à leurs patients sans vraiment croire à son efficacité.

II) Pourquoi le rapport aux « MAC » et surtout à l’homéopathie est-il si différent chez les patients et leurs médecins et soignants ?

Méconnaissance ? Français et soignants sont convaincus que la formation des professionnels de santé est trop axée sur les médicaments conventionnels, et deux-tiers des professionnels de santé (65%) disent n’avoir jamais suivi de formation(s) sur l’homéopathie et les MAC. Une méconnaissance également du côté des français qui sont 56% à ne pas savoir précisément comment est « fabriquée » l’homéopathie. Des « MAC » jugées plus naturelles (90%) et moins nocives pour l’organisme (88%) par les français. Si les français et soignants s’accordent pour juger que l’homéopathie est naturelle et facile à se procurer … en revanche, les français la jugent « utile » et ne la voient pas comme un simple effet placebo alors que les soignants sont persuadés du contraire (surtout les médecins). Nos concitoyens sont tout de même 3 sur 10 à avoir déjà refusé un traitement prescrit par leur médecin au profit d’homéopathie ou « MAC » … là encore, les pros de santé sous-estiment largement la part de leurs patients capables de le faire (rapport de 1 à 3). Duel d’image entre allopathie et homéopathie : les français jugent l’allopathie plus rassurante (63%), plus scientifique (86%) et surtout plus efficace pour soigner les maladies graves (90%)… mais une large majorité pense que l’homéopathie l’est davantage pour soigner les maladies bénignes (63%) et qu’elle est en même temps moins nocive sur la santé à long terme (81%). Les médecins – eux – sont systématiquement convaincus des bénéfices de l’allopathie sur l’homéopathie.

III) Quid d’internet et des réseaux sociaux ?

Internet, et le développement du numérique sont-ils des véhicules utiles ou, au contraire, des vecteurs de propagation de comportements néfastes ? Français (60%), soignants (70%) et médecins (69%) sont persuadés du rôle néfaste que jouent Internet/les réseaux sociaux sur la santé en véhiculant de fausses informations. Nos concitoyens sont aussi 1 sur 2 à le penser concernant plus spécifiquement l’homéopathie et MAC. Mais ils voient aussi du positif : 67% estiment qu’il est facile de trouver sur Internet des renseignements fiables sur les médecines alternatives et complémentaires.Consulter Internet est fréquent pour recueillir des avis/conseils pour soigner une affection, près d’un Français sur deux le fait déjà. Nombreux sont aussi les français (37%) qui consultent Internet spécifiquement pour rechercher des solutions homéopathiques ou « MAC » à leurs problèmes de santé.Tous les acteurs – français (70%), professionnels de santé (83%) et médecins (86%) – auraient une totale confiance dans les informations que pourrait communiquer un site internet officiel labelisé par l’Etat en matière de santé, et tous souhaiteraient que de tels sites officiels puissent « noter » ce qui est reconnu scientifiquement et ce qui ne l’est pas : 77% des français et 83% des médecins y seraient favorables

Consultez les résultats (PDF, 1,33 Mo)

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