Facebook Live de la conférence "Simone Veil, l’Européenne de raison"

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Le podcast de cette conférence sera bientôt disponible

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CEE Digests-Why research matters

par les chercheurs du CEE
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Le CEE ouvre sa collection d’interviews CEE Digests-Why research matters par la présentation, par leurs auteurs de 5 ouvrages :

Cyril Benoît, chercheur CNRS & Olivier Rozenberg, Associate professor,  à Sciences Po, CEE présentent l’ouvrage qu’ils ont co-dirigé intitulé The Handbook of Parliamentary Studies Interdisciplinary Approaches to Legislatures  (Edward Elgar Publishing, 2020).

Ce manuel exhaustif adopte une approche multidisciplinaire de l’étude des parlements, offrant un aperçu novateur des aspects clés des législatures, des institutions législatives et de la politique législative.

Dominique Boullier, Professeur des Universités en sociologie à Sciences Po et membre du CEE nous permet, avec sa dernière publication, de nous interroger sur ce sujet d’actualité Comment sortir de l’emprise des réseaux sociaux (Le Passeur, 2020).

Grâce à son approche multidisciplinaire, l’auteur renouvelle en profondeur notre conception de ces plateformes et offre des solutions innovantes pour les utiliser sans les subir.

Patrick Le Galès, Directeur de recherche CNRS au CEE  et Doyen de l'Ecole urbaine de Sciences Po nous présente l’ouvrage collectif qu’il a dirigé Gouverner la métropole parisienne. État, conflits, institutions, réseaux
(Les Presses de Sciences Po, 2020). 

Nourrie de recherches originales, cette analyse documentée éclaire avec précision les dynamiques politiques et institutionnelles d’une métropolisation inachevée.;

 

Cette interview avec Bruno Palier, Directeur de recherche CNRS, est consacrée à son dernier ouvrage : "Growth and Welfare in Advanced Capitalist Economies. How have Growth Regimes evolved?", co-dirigé avec Anke Hassel. Bruno Palier revient ici sur le caractère innovant d'une réflexion qui fait dialoguer deux champs de la recherche : celui dédié à l'analyse des régimes de croissance et celui spécialisé sur l’État providence et les réformes de la protection sociale. (Février 2021)

 

Matthias Thiemann, Associate Professor  au CEE présente The Reinvention of Development Banking in the European Union: Industrial Policy in the Single Market and the Emergence of a Field (Daniel Mertens, Matthias Thiemann  and Peter Volberding (eds.), OUP, 2021).

L’ouvrage propose une analyse de la façon dont les banques nationales de développement sont spécifiquement touchées par les réglementations et les contraintes de l’UE.

Podcasts

Séminaire Général du CEE
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Le cycle du Séminaire Général du CEE invite des chercheures et chercheurs extérieurs à Sciences Po, français et/ou étrangers, à présenter leurs recherches et articles en cours ou dernière publication. Le format de discussion consiste à associer systématiquement chercheures et chercheurs seniors et juniors.

Retrouvez les podcasts de ce cycle sur cette page.

Vous pouvez également vous inscrire à notre lettre d’information sur l'ensemble de nos séminaires, tous cycles confondus, pour recevoir les invitations à nos futurs évènements.

Cécile Laborde, Université d’Oxford, Nuffield Chair en Théorie Politique Laïcité, séparation et progressisme: l’Inde et la théorie politique comparée 

La laïcité, en Europe et en Amérique du Nord, est comprise comme un principe de séparation entre l’Etat et les religions. Cette définition toutefois ne rend pas pleinement compte de la logique constitutionnelle et politique à l’œuvre dans bon nombre d’Etats laïques non-occidentaux. En Inde, l’Etat intervient activement dans la sphère religieuse et reconnait officiellement les groupes religieux. Ces tendances interventionnistes condamnent-elles l’Inde à n’être qu’un Etat imparfaitement laïque, comme le jugeait Donald Smith dans India as a Secular State?

Dans cette conférence, l’auteure montre que la laïcité indienne ne saurait être mesurée à l’aune d’un simple principe de séparation. La laïcité à l’indienne aspire à des idéaux progressistes plus généraux : la liberté personnelle (pour les femmes et les dalits) et l’égalité de statut (pour les minorités religieuses). Elle est compatible, en principe, avec une intervention ciblée de l’Etat dans la sphère religieuse, au nom de ces idéaux. La compréhension de cette laïcité est utile à la fois dans une perspective de théorie politique comparée (le global secularism) et pour saisir l’originalité profonde du constitutionalisme indien.

Mais elle éclaire aussi des enjeux contemporains cruciaux, autour du déploiement de la rhétorique de la laïcité par les nationalistes hindous au pouvoir. C’est parce que le BJP adhère à une vision séparationniste plutôt que progressiste qu’il réussit à présenter son idéologie nationaliste comme le rétablissement d’une laïcité authentique. C’est ce que l’auteure entend démontrer en analysant le discours nationaliste hindou sur les droits des minorités, les droits des femmes, et sa défense de l’hindouisme comme culture plutôt que comme religion.

Chris Bickerton, University of Cambridge, Department of Politics and International Studies & Carlo Invernizzi Accetti, City College of New York "Technopopulism The New Logic of Democratic Politics"

Technocratic appeals to expertise and populist invocations of 'the people' have become mainstays of political competition in established democracies. This development is best understood as the emergence of technopopulism—a new political logic that is being superimposed on the traditional struggle between left and right. Political movements and actors—such as Italy's Five Star Movement and France's La République En Marche—combine technocratic and populist appeals in a variety of ways, as do more established parties that are adapting to the particular set of incentives and constraints implicit in this new, unmediated form of politics. In the first book-length treatment of the phenomenon of technopopulism, we combine theoretical and historical approaches, offering a systematic definition of the concept of technopopulism, while also exploring a number of salient contemporary examples. This book* provides a detailed account of the emergence of this new political logic, as well as a discussion of its troubling consequences for existing democratic regimes. It ends by considering some possible remedies that go beyond the simplistic idea that in the right 'dose' populism and technocracy can counter-balance one another.

Elisabeth Ivarsflaten, University of Bergen & Paul Sniderman, Stanford University "The Struggle for Inclusion: Muslim Minorities and the Democratic Ethos"

The politics of inclusion is about more than hate, exclusion, and discrimination. It is a window into the moral character of contemporary liberal democracies. The Struggle for Inclusion* introduces a new method to the study of public opinion: to probe, step by step, how far non-Muslim majorities are willing to be inclusive, where they draw the line, and why they draw it there and not elsewhere. Those committed to liberal democratic values and their concerns are the focus, not those advocating exclusion and intolerance.

Notwithstanding the turbulence and violence of the last decade over issues of immigration and of Muslims in the West, the results of this study demonstrate that the largest number of citizens in contemporary liberal democracies are more open to inclusion of Muslims than has been recognized. Not less important, the book reveals limits on inclusion that follow from the friction between liberal democratic values. This pioneering work thus brings to light both pathways to progress and polarization traps.

Frédéric Mérand, Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM) "Un sociologue à la Commission européenne"

Proposant une sociologie du travail politique, ce livre rend compte de quatre années d’observation au sein du cabinet d'un commissaire européen. De 2015 à 2019, Pierre Moscovici et son équipe ont été confrontés à la crise grecque, aux faiblesses de l’Union économique et monétaire, aux scandales d'évasion fiscale et à la menace populiste italienne. Entre les luttes partisanes et les jeux diplomatiques, entre les tenants de la rigueur et les architectes d’un gouvernement économique, ils ont mené la politique de la zone euro. Frédéric Mérand a accompagné « les Moscovici » dans leurs réunions, de Bruxelles à Strasbourg, de Washington à Athènes. À la cantine ou dans les couloirs du Berlaymont, le siège de la Commission,l'auteur les a interrogés sur leurs stratégies et leurs espoirs. Frédéric Merand a aussirecueilli leurs peurs et leurs déceptions. Les observations qui en découlent permettent de comprendre comment on « fait de la politique » dans l'Union européenne. Au cours de ce récit ethnographique, la France n'est jamais loin. Décodant la trajectoire européenne d'un commissaire socialiste français, d'abord sous François Hollande puis Emmanuel Macron, Un sociologue à la Commission européenne explore les dynamiques qui parfois rapprochent Bruxelles et Paris, mais souvent les éloignent.

Paul Pierson, University of California, Berkeley "Let Them Eat Tweets: How the Right Rules in an Age of Extreme Inequality"

Let Them Eat Tweets: How the Right Rules in an Age of Extreme Inequality situates Donald Trump’s ascendance in the broader currents of American political development. Unlike many variants of "right-wing populism" the American version represents a curious hybrid of populism and plutocracy. Although American right-wing populism has real social roots, it has long been nurtured by powerful elites seeking to undercut support for modern structures of economic regulation and the welfare state. Steeply rising inequality in the United States generated an acute form of what Daniel Ziblatt has termed "the conservative dilemma." Over the past few decades, the Republican Party rejected a path of economic moderation. Instead, it chose to construct an apparatus for stoking political outrage, particularly in forms that accentuate and intensify racial divisions. American political institutions offered a distinctive opportunity for a populist figure to draw on this fury to first capture the nomination of the GOP, and from that position to ascend to the White House. Yet the administration’s substantive agenda constituted a full-throated endorsement of the GOP economic elite’s long-standing demands for cuts in social spending, sharp tax reductions for the wealthy, and the gutting of consumer, worker and environmental protections. The chasm between Trump’s rhetoric and his actions justifies a more skeptical assessment of the breadth and depth of American populism, one that acknowledges how its contours were shaped by the nation’s unusual political institutions, its intensifying political polarization and the out-sized influence of the wealthy. While Trump lost the 2020 election, these structural conditions remain. So do the distressing incentives these conditions create for one of the nation's two major political parties.

Campagne de soutien du CEE

Bourses Marie Sklodowska-Curie Actions - 2021

Cette campagne est terminée

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Recrutement / Recruitment

2 postes à pourvoir :
Une ou un chercheur post-doctorant pour la chaire « Villes, Logement, Immobilier » et une ou un assistant de recherche
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LA FONDATION NATIONALE DES SCIENCES POLITIQUES recrute, pour le Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po

une ou un chercheur post‑doctorant (CDD 16 mois) - Deadline 30 juin 2021

et une ou un assistant de recherche pour le programme “Transitions énergétiques en France” (CDD 2 mois 1/2) - Deadline 25 juin 2021

chercheur post‑doctorant (CDD 16 mois)

La Chaire “Villes, logement, immobilier » de Sciences Po développe des projets de recherche et propose des enseignements sur les enjeux actuels du logement, et plus largement de l’immobilier : financiarisation, évolutions des politiques publiques, enjeux territoriaux, évolutions de la demande et de la production immobilière.

Ce programme est piloté par Nordine Kireche, directeur de la chaire, et Patrick Le Galès, doyen de l’Ecole Urbaine
La ou le chercheur post doctorant devra mener une recherche sur la montée en puissance des considérations environnementales (à l’échelon européen, national, local) et ses conséquences sur la production immobilière (formes et géographie de la production, normes de construction..).

Afin de mettre en perspective le cas français, la recherche sera comparative, et permettra d’éclairer comment sont gérés dans d’autres contextes les débats entre préserver l’environnement d’un côté, et poursuivre les efforts de construction - notamment de logements - de l’autre.

La ou le chercheur post doctorant sera pleinement intégré à l’équipe de la chaire et participera à son animation (séminaires, colloques, communication scientifique..).

QUALIFICATIONS

  • Diplôme de doctorat en science politique, sociologie, géographie, urbanisme, (thèse déposée au plus tard le 30 septembre 2021), fondé sur une recherche empirique solide.
  • Les langues de travail sont le français et l’anglais. Une maîtrise orale et écrite (niveau académique) de ces langues est indispensable.
  • Des compétences en analyse comparée des politiques publiques et/ou territoriales, enquête qualitative par entretiens, des notions en traitement de données.
  • La connaissance du secteur de l’immobilier et/ou des enjeux environnementaux est un plus.
  • Une expérience de recherche collective et du travail de terrain.
  • Autonomie dans le travail quotidien, capacités de synthèse, d’analyse et de rédaction

STATUT

  • Contrat à durée déterminée à temps plein de 16 mois (démarrage au 1er septembre 2021)
  • Possibilité d’enseigner à Sciences Po

PROCÉDURE DE RECRUTEMENT

  • Un CV complet, incluant une liste des publications
  • Une lettre de motivation
  • Les candidatures sont à envoyer avant le 30 juin 2021
  • Entretien éventuel : première semaine de juillet 2021
  • La décision sera prise au plus tard le 12 juillet 2021

Toute question supplémentaire sur le projet et les candidatures sont à envoyer à : linda.amrani@sciencespo.fr

une ou un assistant de recherche pour le programme “Transitions énergétiques en France” (CDD 2 mois 1/2)

Dans le cadre du programme “Gouvernance territoriale de la transition énergétique en France », le Centre d’études européennes et de politique comparée recrute une ou un  assistant de recherche pour un CDD équivalent temps plein de 2,5 mois. Ce programme est issu d’un partenariat de recherche avec l’Ecole urbaine de Sciences Po et EDF R&D.

FONCTIONS

Placé(e) sous la responsabilité de Charlotte Halpern, vous apportez votre soutien dans l’ensemble des activités scientifiques liées à ce programme de recherche. Vous contribuez aux activités suivantes :

Activités scientifiques :

  • Collecte de données (presse, rapports publics) pour compléter et mettre à jour le corpus existant.
  • Analyse des données (entretiens, presse, rapports publics, etc.) régionales et sectorielles sur le plan de relance.
  • Recherches bibliographiques et complément de la revue de littérature sur la gouvernance territoriale.

Soutien à la valorisation et la diffusion :

  • Suivi de la journée d’étude / séminaire
  • Rédiger des comptes rendus des activités et évènements
  • Participer à la rédaction des textes et supports présentant les principaux résultats de recherche dans le cadre du programme.
  • Participer à la rédaction des textes et supports présentant le programme

QUALIFICATIONS

  • Diplôme de master, avec une dimension recherche et/ou études.
  • La langue de travail est le français. Une maîtrise orale et écrite (niveau académique) de cette langue est indispensable, des connaissances en anglais sont souhaitées.
  • Compétence requise dans l’un ou plusieurs des domaines suivants : Sociologie de l’action publique / Analyse des politiques publiques, Science Politique, politique comparée.
  • Qualités rédactionnelles.

Si possible :

  • Des compétences en analyse d’enquêtes qualitatives par entretiens, des notions en traitement statistique.

STATUT

Contrat à durée déterminée, équivalent temps plein 2,5 mois – temps partiel possible – à réaliser entre le 1er septembre et le 15 décembre 2021.

PROCEDURE DE RECRUTEMENT

La candidature devra comporter :

•    Un CV complet

•    Une lettre de motivation

Et être adressée à Linda Amrani, Secrétaire générale du CEE : linda.amrani@sciencespo.fr

Préciser dans l’objet du message : Candidature AR pour le programme “Transitions énergétiques en France”

Les candidatures sont à envoyer avant le 25 juin 2021, 18h.

Des auditions seront organisées la semaine du 28 juin 2021 avec exercice sur un temps limité

La décision sera prise la semaine du 5 juillet 2021.

Toute question supplémentaire sur le projet et les candidatures sont à envoyer à linda.amrani@sciencespo.fr

Les autres recrutements

Clos : Assistant Professor (tenure track) en science politique / politique comparée des transitions écologiques. Fiche de poste (PDF, 42Ko) - Comité de sélection (PDF, 25Ko)

Futurs événements - Upcoming Events

Olivier Rozenberg nous présente la conférence "Simone Veil, l’Européenne de raison" qui se déroulera le 23 juin à 17h
  • Simone Veil - @Sandrine Gaudin/Sciences PoSimone Veil - @Sandrine Gaudin/Sciences Po

Vous retrouverez la retranscription de l'entretien en bas de cette page

Mercredi 23 juin 2021, 17h-19h, Sciences Po, Amphithéâtre Simone Veil, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris. Cette conférence est organisée en présentiel à Sciences Po. (Inscription obligatoire) ainsi que sur Facebook et sur le site du CEE

L’engagement européen de Simone Veil est bien connu. Présidente du premier Parlement européen élu en 1979, députée européenne pendant 14 ans, Simone Veil a fait le choix de la réconciliation entre nations européennes et de l’intégration du continent. Cette conférence revient sur son activité au Parlement européen. Au-delà de ses prises de position, elle cherche à comprendre la façon dont l’ancienne ministre investit son mandat à Strasbourg et Bruxelles au sein de différentes commissions comme du groupe libéral.

Intervenante et intervenants

Jean-Louis Bourlanges, Député, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale

Agnès Brouet, Archiviste aux archives historiques de l’Union européenne, Florence

Olivier Costa, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po, CEVIPOF

Discussion collective

La séance sera présidée par Olivier Rozenberg, Associate Professor, Sciences Po, CEE

Pour toute information : olivier.rozenberg@sciencespo.fr

Inscription obligatoire  

Les prochains événements sont sur l'agenda du CEE

Retranscription : Entretien d’Olivier Rozenberg

Question 1 : Présentez-nous la conférence.

On organise une conférence au Centre d'étude européenne et de politique comparée sur le Simone Veil du point de vue de son engagement européen le mercredi 23 juin à 17h à sciences po, l’amphithéâtre Simone Veil.
La conférence portera sur le rapport à l’Europe de Simone Veil à la fois du point de vue idéologique.
Pour quelles raisons a-t-elle fait ce choix de soutenir la cause européenne ?

Et puis Simone Veil a été membre du Parlement Européen pendant 17 années de 1979-1993.
On interrogera son bilan, ses activités, d’abord comme présidente du Parlement Européen, puis comme simple député, présidente de commission, présidente de groupe, avec des spécialistes.

On a invité une diversité d’intervenant.e.s : à la fois une archiviste du parlement européen Agnès Brouet, un spécialiste des questions européennes  Olivier Costa notre collègue du (CEVIPOF) et quelqu’un qui est à la fois un acteur et un analyste, Jean-Louis Bourlanges, qui a été élu sur sa liste qui apportera son témoignage mais aussi  son analyse de l’engagement européen  de Simone Veil.

Question 2 : Pourquoi l’avoir intitulé « Simone Veil, l’Européenne de raison » ?

Simone Veil l’européenne de raison, c’est un titre que j’ai choisi pour un peu démystifier la nature pro-européenne de Simone Veil.

Certes, Simone Veil fait le choix de l’intégration européenne, mais il me semble qu’elle le fait sans naïveté, et même avec un certain pessimisme au fond quant au risque qu’éclate à nouveau un conflit entre nations européennes au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Simone Veil, comme les gens de sa génération, est très marquée par l’échec de l’après première guerre mondiale qui a accablé une paix durable.

Elle pense que si la construction européenne ne se fait pas dans les années 50-60, il y aura à nouveau un conflit.
C’est un raisonnement au fond rationnel, assez pessimiste également, je crois qui la conduit à se prononcer en faveur de l’intégration européenne.  Ce sera l’objet de la conférence que d’en discuter.

Question 3 : Que souhaitez-vous partager à travers cette exposition consacrée à Simone Veil?

C’est une exposition à la Mairie de Paris qui se déroule jusqu’à la fin août de cette année 2021 et qui propose une grande rétrospective de l’ensemble de sa vie.

Donc, l’on a près de 500 pièces d’archives qui vont de l’enfance de Simone Veil jusqu’à son décès en 2017.
Ce qui est mis en avant, ce sont les différentes réalisations de Simone Veil durant sa carrière professionnelle, comme magistrate dans les années 50-60, comme ministre dans les années 1970, députée européenne dans les années 80, comme président de la fondation de la mémoire de la Shoah dans les années 2000.
On a tenu à montrer que Simone Veil aimait faire et avait fait des choses.

Elle avait à son actif des réalisations dans tout un tas de secteurs politiques qui mis bout à bout ont contribué à changer la France et la société française.

Question 4 : Quelle était votre implication en tant que chercheur dans l’organisation de l’exposition ?

J’ai été contacté pour être commissaire de l’exposition aux côtés de Constance de Gaulmyn qui est également commissaire, archiviste aux Archives nationales.

Donc, j’ai fait un travail un peu inhabituel dans une carrière d’enseignant chercheur.

On a fait des archives, lire, réfléchi aux engagements de Simone Veil mais aussi de monter des choses, de sélectionner des pièces, réfléchir à leur visualisation.

Par exemple, moi qui suis un spécialiste des parlements, qui ai un goût pour la chose parlementaire, pour la salle Europe on a décidé de mettre au sol  sol une grande représentation de l’hémicycle du Parlement européen, qui est un petit clin d’œil à ces travaux que j’ai pu faire en tant que chercheur.

J’ai eu le sentiment d'avoir continué à faire de la recherche par d’autres moyens ou une autre finalité.

Entretien: Myriam Sefraoui, Chargée de médiation Scientifique

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COVID-19, sous le regard de chercheurs en SHS

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Articles

BOULLIER, Dominique. Quand la pandémie révèle la médiocrité de nos enveloppes d'urbanité : habit, habitat, habitacle, habitèle. Revue Internationale d'Urbanisme. février 2021, n  9.

GENIEYS, William. Fact check US: Can Joe Biden ‘stop the virus’ in the US as he claims? The conversation, 9 December 2020

GENIEYS, William. Fact check US : Joe Biden peut-il « arrêter le virus » aux États-Unis comme il l’affirme, et comment ? The conversation, 1er décembre 2020

KONSTANTINIDOU, Angeliki et VINTILA, Daniela. Policy Measures for the Diaspora during the COVID-19 Crisis: The Case of Cyprus. HAPSc Policy Brief Series. octobre 2020, vol 1, n° 1, p. 13-23.

LE GALÈS, Patrick. La taille des métropoles n’est qu’un bout de l’histoire. La semaine de Nancy, 17 septembre 2020.

GROSSMAN, Emiliano, L’action publique mise à mal par les clivages politiques, The conversation, 16 septembre 2020.

ROVNY, Jan. Rozhovor: ANO je historický omyl. Respekt, 23 August 2020, Online.

RECCHI, Ettore, FERRAGINA, Emanuele, Ferragin, SAUGER, Nicolas et al. The “Eye of the Hurricane” Paradox: An Unexpected and Unequal Rise of Well-Being During the Covid-19 Lockdown in France. Research in Social Stratification and Mobility, August 2020

BOUSSAGUET, Laurie et FAUCHER, Florence, Le yoyo de BoJo : la gestion symbolique de la crise du Covid-19 au Royaume-UniThe conversation, 24 juin 2020.

POLIZZI, Emanuele, VITALE, Tommaso, Il come, non solo il cosa. Per affrontare la crisi nei territori, non dimentichiamoci delle modalità di governo. La Rivista del Mulino, 15 June 2020.

VITALE, Tommaso et RECCHI, Ettore, La solidarité au temps du Covid-19 : vers de nouveaux engagements, The conversation, 7 juin 2020.

CREMASCHI, Marco. Pourquoi Bergame ? Le virus au bout du territoire. Métropolitiques, juin 2020.

BOUSSAGUET, Laurie et FAUCHER, Florence, Comment Emmanuel Macron a raté son rendez-vous symbolique avec les FrançaisThe conversation, 27 mai 2020.

VITALE, Tommaso et CASEAU, Anne-Cécile, Bidonvilles en déconfinement : les solidarités vont-elles tenir ?, The conversation, 24 mai 2020.

CALLON, Michel et LASCOUMES, Pierre. Penser l’après : Le Covid-19 pousse les scientifiques hors de leurs laboratoires. The Conversation, 22 mai 2020.

VITALE, Tommaso, Dalla ricerca applicata all’intervento contro la deprivazione alimentare durante la pandemia COVID-19, Generatività, 15 Maggio 2020.

STALOSA, Carllo, VITALE, Tommaso, #jeresteenbidonville. Le confinement dans les villages roms de RomeMétropolitiques. 21 mai 2020.

WUNSCH, Natasha. How Covid-19 Is Deepening Democratic Backsliding and Geopolitical Competition in the Western Balkans. LSE - The London School of Economics and Political Science - EUROPP, May 20, 2020.

STASOLLA, Carlo et VITALE, Tommaso. #IStayCamp. Health conditions, food deprivation and solidarity problems in the first days of the lockdown in the Roma Villages of Rome. Métropolitiques. 24 avril 2020.

THIEMANN, Matthias, and Peter VOLBERDING. Extending Loans and Providing Equity: The EIB and National Development Banks Must Act Now.  Social Europe, April 29, 2020.

BIEBER, Florian, Tena PRELEC, Marika DJOLAI, Donika EMINI, Jovana MAROVIC, Srdjan MAJSTOROVIC, Vedran DŽIHIC, Natasha Wunsch, et al. The Western Balkans in Times of the Global Pandemic. Balkans in Europe Policy Advisory Group, April 2020, 1–37.

STASOLLA, Carlo, and Tommaso VITALE. #IoRestonelCampo – L’impatto del lockdown raccontato da chi vive nelle baraccopoli. Animazione Sociale, 16 April, 2020.

COURMONT, Antoine (Chercheur associé à Sciences Po, CEE), Coronoptiques (1/4) : dispositifs de surveillance et gestion de l'épidémie, LINC (Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL), 10 avril 2020.

VITALE, Tommaso. Penser l’engagement solidaire en temps de crise. Revue Projet, 3 avril 2020.

CALLON, Michel, et Pierre LASCOUMES. Covid-19 et néfaste oubli du principe de précaution. Analyse opinion critique, 27 mars 2020..

BOULLIER, Dominique. Virus, mèmes et bonnes pratiques: la compétition des propagations. The Conversation, 23 mars 2020.

Chapitres d'ouvrages

BAR-SIMANN-TOV, Ittai, BENOÎT, Cyril, ROZENBERG, Olivier, et al. Measuring Legislative Activity during the Covid-19 Pandemic: Introducing the ParlAct and ParlTech Indexes. International Journal of Parliamentary Studies. mai 2021, vol 1, n° 1, p. 109-126. 

BENOÎT, Cyril et ROZENBERG, Olivier. La démocratie parlementaire peut-elle se passer du Parlement ? In LAZAR, Marc, PLANTIN, Guillaume, RAGOT, Xavier (dir.). Le monde d’aujourd’hui. Les sciences sociales au temps de la Covid. Paris : Presses de Sciences Po, 2020, p. 191-206.

PALIER, Bruno. Pourquoi les personnes « essentielles » sont-elles si mal payées ? In LAZAR, Marc, PLANTIN, Guillaume, RAGOT, Xavier (dir.). Le Monde d'aujourd'hui : Les sciences sociales au temps de la Covid. Paris : Presses de Sciences Po, 2020, p

BOUSSAGUET, Laurie et FAUCHER, Florence. Comment mobiliser les populations ? La réponse symbolique des exécutifs français, italien et britannique. In LAZAR, Marc, PLANTIN, Guillaume, RAGOT, Xavier (dir.). Le Monde d'aujourd'hui : Les sciences sociales au temps de la Covid. Paris : Presses de Sciences Po, 2020, p. 243-262. 

Rapports/Enquêtes

BANDARIN, Francesco, CICIOTTI, Enrico, CREMASCHI, Marco, PERULLI, Paolo, FEEM presents “Which future for the Cities after COVID-19. An International Survey”, Fondazione Eni Enrico Mattei, 3 juillet 2020

SAUGER, Nicolas, Emanuele FERRAGINA, Emily HELMEID, Stefan PAULY, Ettore RECCHI, Mirna SAFI, et Jen SCHRADIE. La vie après le confinement : retour à la normale ou quête d’un nouveau cap ? Paris: Observatoire sociologique du changement, Juin 2020.

RECCHI, Ettore, Emanuele FERRAGINA, Emily HELMEID, Stefan PAULY, Mirna SAFI, Nicolas SAUGER, et Jen SCHRADIE. Confinement pour tous, épreuve pour certains. Les résultats de la première vague d’enquête du projet CoCo. Paris: Observatoire sociologique du changement, Avril 2020.

Policy Papers / Working papers / Blogs / Sites internet

PELLERIN-CARLIN, Thomas, EISL, Andreas, MAGDALINSKI, Emilie . Surmonter les crises liées au Covid-19. Grâce à une europe durable et résiliente. Décryptage 200410. Paris : Notre Europe - Institut Jacques Delors, mai 2020.

PALIER, Bruno. Crise covid : « On a besoin des centres de santé et des mutuelles pour une vraie politique de santé publique ». In Le Blog Viva. 12 janvier 2021.  

PALIER, Bruno. Trappe à bas salaires. In atlantico. 12 janvier 2021. 

COUTTO, Tatiana. The July European Council Summit as Seen by Southern European Newspapers. LSE - The London School of Economics and Political Science - EUROPP, August 25, 2020.

RECCHI, Ettore, FERRAGINA, Emanuele, SAUGER, Nicolas, et al. Living through Lockdown:  Social Inequalities and Transformations during the COVID-19 Crisis in France. OSC Papers 2020–1. Paris: Observatoire sociologique du changement, July 2020.

EISL, Andreas. Politique budgétaire à l’heure du Coronavirus. Notre Europe - institut Jacques Delors - Blog Post, juillet 2020.

ROZENBERG, Olivier. Post Pandemic Legislatures. Is Real Democracy Possible with Virtual Parliaments?. European Liberal Forum, Discussion Paper 2, July 2020.

GUIRAUDON, Virginie. Frontières: quel est l’impact du Covid-19 sur l’espace Schengen ?. Toute l’Europe, 1er juillet  2020.

EISL, Andreas. Politique budgétaire à l’heure du Coronavirus. Notre Europe - institut Jacques Delors - Blog Post, June 2020.

BOULLIER, Dominique. Analyser la réactivité des gouvernements à la pandémie: effets des structures sanitaires ou effets de propagations ?, shs3g.hypotheses.org, Mai 2020.

MERTENS, Daniel, Eulalia RUBIO, and Matthias THIEMANN. COVID-19 and the Mobilisation of Public Development Banks in the EU. Policy Paper N° 252. Paris: Notre Europe - Institut Jacques Delors, April 2020.

PELLERIN-CARLIN, Thomas, EISL, Andreas et Emilie MAGDALINSKI. Surmonter les crises liée au Covid-19. Construire une europe durable et résiliente. Décryptage. Paris: Notre Europe - Institut Jacques Delors, 2020.

Call for Papers

VITALE, Tommaso. COVID-19 and the Structural Crisis of Liberal Democracies. Determinants and Consequences of the Governance of Pandemic, PArtecipazione e COnflitto (30 September 2020).

Entretiens

GUIRAUDON, Virginie. L’espace Schengen à l’épreuve du Covid-19. Toute l’Europe.eu, Mai 2020.

VITALE, Tommaso. Distanziati ma vicini: la solidarietà ai tempi della COVID-19. Aggiornamenti Sociali. Maggio 2020.

Conférences/Séminaires

10 June 2021 - Analysis of the impact of the COVID-19 pandemic in the care homes sector for the elderly in Europe with Francisco Javier Moreno-Fuentes,  Spanish National Research Council (IPP-CSIC).

13 avril 2021 - Les chantiers de la transition écologique : vecteurs de la lutte contre la pauvreté ? organisé par la Revue Projeten partenariat avec Sciences Po, CEE et l'Université de Tours, CITERES  avec Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France, Frédéric Bosquet, initiateur du projet Tera dans le Lot-et-Garonne, soutenu par la Fondation Zoein, Emmanuel Combet, économiste à la direction Prospective et recherche de l'Ademe, Danyel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons, alliance de la société civile pour la rénovation des logements, particulièrement les moins performants sur le plan énergétique, afin de résorber structurellement la précarité énergétique avec Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France ; Frédéric Bosquet, initiateur du projet Tera dans le Lot-et-Garonne, soutenu par la Fondation Zoein ; Emmanuel Combet, économiste à la direction Prospective et recherche de l'Ademe ; Danyel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons, alliance de la société civile pour la rénovation des logements, particulièrement les moins performants sur le plan énergétique, afin de résorber structurellement la précarité énergétique et Martin Monti-Lalaubie, journaliste à la Revue Projet.

17 mars 2021 - Lutter contre la pauvreté à l’heure de la pandémie : L’insertion économique : quelles places pour les moins qualifiés ? organisé par la Revue Projet en partenariat avec Sciences Po, CEE, Université de Tours, CITERES et Université Paul-Valéry de Montpellier, CERCE avec Davina Hundert, Cités Coop, Bruno Palier,  CNRS en  Sciences Po, CEE, CNRS, Alain Robin, Maison de l’emploi et de la Mission locale du Bocage Bressuirais (79), Chloé Simeha, directrice générale de Croix-Rouge insertion, une initiative de la Croix-Rouge française pour faire du développement de l’emploi dans les territoires un axe majeur de la lutte contre la précarité ; Animé par Laurence Estival, journaliste spécialiste des questions économiques et sociales et coordinatrice du dossier « Emploi : où est-ce qu’on va ? » de la Revue Projet (n°381 – avril-mai 2021). 

24 November 2020 - Europe's Crisis of Legitimacy. Governing by Rules and Ruling by Numbers in the Eurozone with Vivien A. Schmidt, Jean Monnet Professor of European Integration, Pardee School, Boston University,  Jan Boguslawski, Sciences Po, CEE & MaxPo et Cornelia Woll, Sciences Po, CEE & MaxPo

20 novembre 2020 - 100% Urbain : Quelle relation entre urbanisme et santé ? avec Charlotte Halpern, Sciences Po, CEE et Sandrine Delage, Grand Paris Aménagement. Organisé par Innovapresse

17 novembre 2020 - Webinaire Lutter contre la pauvreté à l’heure de la pandémie Quelles évolutions dans le rapport de force de la société civile avec les pouvoirs publics ?, organisé par la Revue Projet en partenariat avec Sciences Po, CEE, Université de Tours, CITERES et Université Paul-Valéry de Montpellier, CERCE avec Tommaso Vitale, Sciences Po, CEE, Christophe Robert, Fondation Abbé Pierre, Nicolas Duvoux, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et La vie des idées, Lydie Carloux-Yog, Secours catholique – Caritas France, Arnaud Trenta, IRES, Benoît Guillou, Revue Projet,  Marion Carrel, Université de Lille, CeRIES; Olivier Legros, Université de Tours, CITERES.

17 novembre 2020 - Les économistes face à la prochaine pandémie avec Philippe Aghion, Collège de France, Chaire « Institutions, Innovation, et Croissance », Mathias Dewatripont, Université Libre de Bruxelles, Florence Faucher Florence, Sciences Po, CEE, Charles Wyplosz, Institut de Hautes Études Internationales et du Développement (IHEID) à Genève et Centre International d’Études Monétaires et Bancaires.

4 novembre 2020 - Crise de la Covid-19 et fractures numériques en France avec Antoine Courmont, Sciences Po, CEE, Chaire Villes et numérique, CNIL, Dominique Boullier, Sciences Po, CEE, Jean-François Lucas, cabinet CHRONOS, Sciences Po, Chaire Digital, Gouvernance et Souveraineté et chercheur affilié à EPFL, LASUR, Dominique Pasquier, ENST et IMM, CEMS, Emmanuel Vandamme, Mednum et Groupe POP, Lille 3, Infocom

6 octobre 2020 - Lutter contre la pauvreté après le COVID. Que peut-on attendre des pouvoirs locaux aujourd’hui ? - avec Cyprien Avenel, sociologue, Coralie Breuillé-Jean, Solidarités et Centre Communal d’Action Sociale de la ville de Poitiers, Marion Brunat-Mortier, Action sociale du CCAS de la ville de Grenoble, Emmanuel Domergue, Fondation Abbé Pierre, Benoît Guillou, Revue Projet, Olivier Legros, Université de Tours, CITERES, Marion Lièvre, Université de Montpellier, CERCE, Simon Persico, Sciences Po Grenoble, Tommaso Vitale, Sciences Po, CEE

30 juin 2020 - La solidarité en Italie à l'époque du Covid - avec Tommaso Vitale, Sciences Po, CEE

30 juin 2020 - Lutter contre la pauvreté après la COVID. Premières pistes de réflexion et d’actions concrètes à partir du terrain - avec Pascal Garret, sociologue et photographe indépendant, Benoît Guillou, rédacteur en chef de la Revue Projet, Fabrice Krystof, directeur du CCAS de Villerupt, Olivier Legros, géographe, Université de Tours, Citeres, Marion Lièvre, anthropologue, Université de Montpellier, CERCE, Christophe Perrin, délégué national en région Montpellier de La Cimade Montpellier, Agnès Thouvenot, adjointe au maire de Villeurbanne, présidente de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée » à Villeurbanne, Daniel Verger, responsable du pôle Études-rechercher-opinion du Secours Catholique-Caritas France, Tommaso Vitale, sociologue, Sciences Po, CEE.

13 May 2020 - The Welfare States during and after hte COVID crisis - with  Anke Hassel (Hertie School), Bruno Palier (Sciences Po, CEE & LIEPP, CNRS), Anton Hemerijck (European University Institute), Waltraud Schelke (LSE).

27 April 2020 - The Social Impacts of ConfinementAnke Hassel (Hertie School) and Bruno Palier (Sciences Po, CEE & LIEPP, CNRS) present their analyses of the consequences on the labour market and social policy decisions taken in Germany, France and Europe more broadly in response to the pandemic.Bruno Palier.

Medias

MAYER, Nonna. Interview.Demokraté mají budoucnost stále ve svých rukou. Triumf populistu nemusí nastat ani kvuli tvrdým dopadum pandemie. Hospodárské noviny le 21 mai 2021

FAUCHER, Florence. La politique se grandit-elle avec le Covid ?. France Culture le 8 mars 2021

FAUCHER, Florence. Interview. Covid-19 : jour « J » pour la campagne de vaccination britannique. La Croix le 8 décembre 2020

GENIEYS, William. Covid-19 aux États-Unis: « Selon Joe Biden, son équipe n'arrêtera pas l'économie mais le virus ». RFI le 4 décembre 2020

EISL, Andreas. Interview. Coronavirus. Balayée par le Covid, l’Europe resserre la vis, Ouest France le 29 octobre 2020

LE LIDEC, Patrick, Interview, La centralisation, coupable de la mauvaise gestion française du Covid-19 ?, Slate, 14 octobre 2020

COURMONT, Antoine, Interview, La crise du coronavirus accélère la recomposition de la gouvernance de la ville numérique, Le Monde, 9 octobre 2020.

GENIEYS, William, Interview, Donald Trump peut-il bénéficier politiquement de sa contamination au Coronavirus ?, CNews, 6 octobre 2020.

LE LIDEC, Patrick, Interview, Emmanuel Macron n’a pas d’états d’âme avec les élus locauxLa Gazette des communes, 1er octobre 2020

EISL, Andreas. Interviews. Budget européen - Le billard à trois bandes. L’AGEFI Hebdo, le 24 septembre 2020. Article réservé aux abonnées et abonnés

GENIEYS, William. Interview. Covid-19: les courbes des Etats-Unis et de l'UE se sont-elles croisées ?. Huffington Post le 14 septembre 2020

EISL, Andreas, Macron and Merkel Deliver an $859 Billion Breakthrough. The EU’s $859 billion Covid-19 recovery fund is historic, even if it falls short of “Hamiltonian, Bloomberg, 21 July 2020.

DE CLOSETS, François, GENIEYS, William, HUSSON, Edouard . Pour un Raoult qui se rebelle combien de Français ‘déviants’ cloués au pilori par la technocratie alors qu’ils peuvent être utiles au pays ? Atlantico, June 24, 2020.

EISL, Andreas. Coronabonds : Une solution aux défis actuels et anciens. Le Drenche, 27 mai 2020

GUIRAUDON, Virginie. Frontières ouvertes ou fermées ? Le point sur la situation dans les pays de l’UE (Interview). Le Monde, 20 mai 2020.

EISL, Andreas. Coronavirus Pandemic: Top German Court Critical of ECB Bond-Bying from 2015 (Video). France 24, 7 May 2020.

EISL, Andreas. Coronabonds”: comprendre la Bataille des mots qui cache le vrai débat sur la solidarité européenne (Interview), Le Monde, 30 avril 2020.

EISL, Andreas. Coronavirus : des milliards pour endiguer la crise (Interview). La Croix, 18 avril 2020

EISL, Andreas. Coronavirus pandemic. EU struggles to bridge bitter split on ‘coronabonds’ (Video). France 24, 7 April 2020

GUIRAUDON, Virginie, Migrants et Covid-19: des vies suspendues, CERIUM, Université de Montréal, avec AFP. Avril 2020.

BRUNN, Matthias, GENIEYS, William, Bâtir la médecine de demain : Sortir des guerres mandarinales et façonner les futurs gardiens de la politique de santé. Atlantico, 25 avril 2020.

CLAVREUL, William, GENIEYS, William. "Bâtir la cathédrale du déconfinement" ou le meilleur moyen de le rater magistralement ?Atlantico, 23 avril 2020.

BRUNN, Matthias, and William GENIEYS, L’élite de la médecine en ‘temps de guerre, Midi Libre, 21 avril 2020

GUIRAUDON, Virginie, Sauvetage de migrants: la crise sanitaire met fin au mariage entre MSF et SOS Méditerranée, L'OBS, 17 avril 2020.

GENIEYS, William et al., Covid-19 : pourquoi il est difficile de comparer la France avec l'Allemagne, Les Echos, 17 avril 2020.

CREMASCHI, Marco, Coronavirus : tous à la campagne ?, Les Echos, 8 avril 2020.

FAUCHER Florence, Boris Johnson hospitalisé, comment le Royaume-Uni est-il dirigé ?, RFI, 7 avril 2020.

BOULLIER, Dominique, Temps de guerre ou temps du soin, Médiapart, 7 avril 2020.

GENIEYS, William, Etrange inertie, Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?, Atlantico, 6 avril 2020.

GUIRAUDON, Virginie, and Bruno PALIER. Coronavirus : l’obligation de résultat de l’Union européenne (Interview). La Croix, 29 mars 2020.

BOULLIER, Dominique. Ce que les applaudissements aux fenêtres disent de nous (Interview). Le Figaro, 27 mars, 2020.

EISL, Andreas. Patto di Stabilità sospeso per coronavirus. Tornerà mai più come prima? (Interview on the European fiscal framework and its escape clauses ) le 26 mars 2020. 

GUIRAUDON, Virginie. Europe Has Relied on Turkey to Stem Another Migration Crisis. That Plan Backfired (Analysis). The Washington Post, 25 March 2020.

MAYER, Nonna, Municipales 2020, premier tour : France Culture, Emissions spéciales, 15 mars 2020.

GUIRAUDON, Virginie. L’Union Européenne fait-elle tout ce qu’elle peut faire pour les migrants ?. RFI, 17 mars 2020.

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Newsletter séminaires du CEE

30 mars 2021
  • Newsletter séminaires/seminars, Sciences Po, CEENewsletter séminaires/seminars, Sciences Po, CEE

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MEZZEDITION

Newsletter trimestrielle qui propose une sélection de publications des membres du CEE
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La Newsletter trimestrielle MEZZEDITION propose une sélection de publications des membres du CEE. Bonne lecture !

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Interviews et entretiens

Interviews récents/Recent interviews

BelléElisa Bellè, Marie Curie Fellow

Thank you very much Elisa for accepting to hold this interview with us at the CEE. We are very happy to have you! I would have a couple of questions to ask you, but first, can you tell us about your background?

Yes of course, it’s a pleasure to meet you! I graduated in Sociology, with a special Double degree program: I spent the first two years at the University of Trento, and the following two years in Dresden, Germany, at the Technische Universität. That was a highly formative experience, because at a very early stage of my academic education I discovered a different way to approach sociology, learning to compare and combine perspectives.
Then I came back to Italy, after 2 years and a half spent abroad. And that was another decisive moment for my academic pathway, as I started to work on my Master’s thesis. I decided to focus on gender and political participation, starting to deal with gender and politics, a theme that is still part of my research agenda. I analysed the political careers of men and women in 4 Italian political parties (2 centre-left and 2 centre-right), using narrative interviews, combined with a perspective on the parties as gendered organizations.

After that, I worked for 2 years, but the interest in research and Sociology found its way back again. As a result, I decided to try the admission at the Doctoral school of Sociology and Social Research at the University of Trento. For three years I had the privilege to work with a very dynamic research unit, specialized in the study of organizations, gender, masculinities issues. For my PhD thesis I decided to continue using the gender&organization approach in an interdisciplinary manner, to study political participation. Plus, I decided to accept a second challenge, a methodological one: I wanted to discover the ethnographic method, putting it at the service of politics. I studied the internal life of an Italian political party named Lega Nord (Northern League), which at that time was a federalist/regionalist rightwing force, born at the beginning of the 80’s from the ashes of the old Italian party system. I conducted an ethnographic fieldwork in 2 local party branches: one in a small town of Veneto (North East of Italy) and the other in the large urban context of Lombardia (North West). First of all, my attempt was to re-focus on political parties as territorial organizations (and especially the Lega). Second, I wanted to analyze the party from an internal perspective, as the emergent result of the daily work of militants and local leaders. The basic concept was to be there ? as Clifford Geertz says ? and discover the socio-political world of the party using an immersive technique. Plus, I wanted to compare two extremely different territories: on the one hand, a small town far from the organizational centers of the party, and on the other a very big city, well connected to the internal national leadership of the party.
The final goal was to study the overlap between organizational and territorial aspects in producing different forms of participation and different communities of partisans, although in the same party.

Well, thank you very much! I’m a bit curious about the Marie Curie scholarship that you have been awarded. Can you tell us about it, the whole application procedure and how you finally made it?

Of course! The first idea of my Marie Curie project was developed in Paris, at the Centre for European Studies and Comparative Politics (CEE), when I was there as a visiting fellow in February 2018.
I have to say, discovering the intense life of the CEE was inspiring for me. I started to participate in the general seminars, the seminars on methods etc. In that period, I began to process some basic ideas: the goal was to go more in-depth in the study of the so-called “populist radical right” (PRR).

I had a couple of very preliminary intuitions, which I proposed to Professor Haegel. She suggested to discuss about that with Professor Nonna Mayer, one of the CEE’s experts on PRR. So, I met Professor Mayer at the CEE, and I have to say that encounter was a turning point. She was incredibly helpful in the elaboration of the structure of the project, in precising the analytical structure, the research goals, the theoretical framework. She was also very encouraging throughout all the long process of submitting the proposal, which as we know is challenging and highly competitive (particularly considering that the ethnographic approach is not exactly mainstream). As a consequence, I had to finalize a strong proposal, both in terms of solidity, scientific impact, and innovation of the structure.
I tried the Marie Curie call a first time, unsuccessfully, and then I tried again a second time. After the first refusal, the support of Professor Mayer, the Conseil d’Unité and the MAPS office were really important in keeping my energy alive and trying the second time, that was successful.

Now briefly about the project: it is called ERRANT, standing for Ethnography of Radical Right Activism across Nations and Territories. The structure of the research is comparative and focuses on two leading actors of PRR family: the Italian Lega and the French Rassemblement National. The main goals are three, corresponding in my opinion to three research gaps in the study of PRR that is urgent to fill:

  • The first one is grassroot activism. The PRR has been studied so far much more from the electoral perspective, and less from the perspective of activists. Therefore, I want to shed light on the internal life of these two parties, and on the men and women that engage. Why and how they decide to join the parties? Which are the main pathways of activism (social background, ethnicity, gender, class and cultural capital differences, etc.)? What happens once they have entered? How is constructed a sense of collective belonging?
  • The second goal is, again and especially now, the territory. Political parties are prevalently approached as national actors, stressing the role of their national leaders (particularly PRR formations). However, these forces are very often extremely effective in constructing a strong territorial rootedness. Thus, the basic idea is to go there, where Lega and RN are already mainstream, institutionalized forces, to explore the genetic territories and the social production of their consent.
  • The third goal is the most experimental. It was carefully analyzed with Pr. Mayer. The main idea is the following: PPR are polarizing and dividing societies across Europe. Our aim therefore is to investigate how these frontlines of conflict work across territories, and exactly where these parties are culturally hegemonic. The strongest lines of polarization seem to be ethnicity and sexuality. In my opinion it has become urgent to examine the making-of of this conflicts, focusing both on party activists and their most direct social opponents in local civil societies. What is going on in our society when PRR parties and progressive civil society confront and conflict on gender/sexuality and ethnicity? How is constructed, represented, enacted this conflict? And can we, as publicly engaged researcher, try to build bridges across internal frontiers of fear?

Where does this personal interest of yours to study to extreme movements stem from?

My first curiosity was for parties, gender amd grassroot activism in general. Since I was very interested in masculinity as a central element in producing political identity, I found that Lega Nord was the most interesting political force, because it is historically characterized by a sexual imaginary of virilism, which has always played a crucial role in in constructing a collective identity and a sovereignist imaginary. So, I choose the Lega.

The fieldwork was an incredible occasion to discover a different social world, in terms of political values, beliefs, ways of representing social reality, etc. Of course, it was challenging, but at the same time I was deeply transformed by this experience, both as human being and as a researcher.

And I still believe that investigating such a challenging social milieu could be an innovative contribution to political sociology and collective knowledge. As a matter of fact, the study of right-wing activism is very rare: political ethnographies have been so far much more focused on left-wing movements, because qualitative research requires the construction of a human relationship with the social actors under analysis, and sometimes the distance can be hard to manage. Thus, we don’t have enough ethnographic material on PRR, and I am convinced that it is time to do it: we are already late!

Thank you for being that one person, Elisa! Maybe another question: why SciencesPo’s CEE specifically?

The starting point was the visiting fellowship, back in 2018. When I discovered the life of the CEE, I was so fascinated witch such an energizing atmosphere, full of stimulating topics to discuss, to read, full of encounters and cutting-edge researches. In addition, the solid research tradition on PRR, as well as that on partisan cultures, played an important role in my decision.

Besides, a third crucial point was the methodological openness of the CEE. In fact, often political science and sociology consider qualitative methods, and especially ethnography, as minor, anectodical, not fully “scientific”. On the contrary, at the CEE I immediately felt that quantitative, qualitative, voters, grassroots perspectives were equally treated as scientifically important, which made me feel welcome and stimulated.
Moreover, the CEE is engaging in a crucial scientific question: the centre/periphery divides that are splitting the social structure of Europe, opposing central metropolitan areas and regional areas that feel deprived and marginalized. In this regard, I believe I can bring a fresh empirical contribution to an already advanced debate, by focusing on the complex world of the province.

Well, thank you Elisa! If I had one last question, it would be: why France? Why comparing Italy to France?
Firstly, because I have always been particularly curios about French politics and culture, for personal reasons. Yet, in terms of scientific comparison, RN and Lega were a perfect match,: both are undergoing a big transformation, the RN with the so called “dédiabolisation”, and the Lega with its recent turn from regionalism to nationalism. Moreover, they are elaborating opposite strategies of institutionalization. RN is trying to give a renewed image of moderatism, whereas Lega reached its major consent radicalizing its message. Thus, there is an extremely interesting tension between radicalization and deradicalization that I think can be useful not only for comparing the two parties, but also for the analysis of the European PRR family.

Ok, well thank you very much! If you had anything else to add for those interested into your field of study, what would it be?

One last reflection about our current situation under this terrible pandemic time. It has indeed become more of a concern accessing the field, discovering new scientific environments, given the constraint of having to work remotely.
I have to say that starting a new scientific journey in this moment is not easy, but I’m trying to face the difficulties. I think that the current health crisis will have an influence on my fieldwork, when I will be in these two cities. I have always been interested in the use of public space made by PRR and I believe that observing, analyzing, reasoning about political participation and public space in this specific time of social distancing will be challenging but interesting.

Of course, it seems quite challenging to be doing social research while there is supposed to be no social life!
Yes, it will be complicated, but I think that we have also to stay open to the unexpected. In sociological terms we have the opportunity to observe something that was unthinkable just few months ago. We only have to put at work our scientific imagination, in order to do some kind of “bricolage” of our tools, readapting them to the new situation.

Thank you very much Elisa for your time and participation!

It was a pleasure to meet you, thank you.

@ Jason W. Essomba (January 2021)

Interview d'Abdelkarim Amengay, docteur en science politique (diplômé en 2019).

Comment définiriez-vous votre parcours ?

J’ai un parcours assez atypique. J’ai débuté mes études universitaires à l’âge de 28 ans au Maroc en faisant deux licences à peu près en même temps. Une en science politique et droit constitutionnel, et l’autre à l’École Nationale d’Administration de Rabat en Administration Publique. Ensuite, j’ai travaillé comme administrateur au Ministère de l’Éducation au Maroc avant de partir au Canada où j’ai entamé mes études supérieures en science politique. C’est durant cette période que je me suis découvert une passion pour l’étude des comportements politiques.  
Au départ je n’étais pas vraiment partant pour faire des études doctorales car la recherche me faisait un peu peur ! Cela représentait un autre monde pour moi, qui me paraissait inaccessible. Cependant, au fur et à mesure des études de Master, j’ai pris confiance en moi.  Quand le moment est venu de faire un choix de sujet de thèse pour le doctorat, j’ai décidé de travailler sur l’extrême droite en Europe. Plus précisément, le rôle des médias dans les succès électoraux de ces partis à travers l’étude du cas du Rassemblement national, anciennement Front national (FN).

Durant les premiers mois de mon doctorat à l’université d’Ottawa, j’ai décidé de faire une cotutelle avec une université française. Du fait de sa renommée et de sa stature mondiale Sciences Po s’est imposée de manière presque naturelle. Sur recommandation de Nicolas Sauger, j’ai écrit à Emiliano Grossman pour lui présenter mon projet de thèse et il m’a fait l’honneur d’accepter d’être mon co-directeur de thèse à Sciences Po. Une fois ma demande d’admission en Doctorat à Sciences Po acceptée, le processus administratif de cotutelle fut bouclé en quelques semaines. Quatre ans plus tard, j’ai soutenu ma thèse -en Décembre 2019- devant un jury formé de membres prévenant des deux institutions.

Vos publications et contributions portent en général sur la thématique des radicalités, Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce sujet ?

Je dirais qu’étant moi-même immigrant maghrébin au Canada, il arrive un certain moment où l’on se pose beaucoup de questions sur la montée des partis anti-immigrants au sein des démocraties dites libérales. On ne peut pas être insensible à la manière dont les médias nous submergent de contenus sur l’insécurité, l’immigration, l’islam et la place qu’y occupent des chroniqueurs et des commentateurs politiques assumant sans complexe leurs positionnement à l’extrême droite de l’échiquier politique. Donc, au départ, en plus de l’intérêt académique pour la question, il y avait également une motivation de nature personnelle. D’autant plus que, de manière assez surprenante, bien qu’en France on ait souvent invoqué le rôle des médias dans la montée électorale du FN à partir des années 80, cette question n’a presque jamais véritablement fait l’objet d’études poussées.

Pourquoi avoir choisi l’Université d’Ottawa pour votre formation doctorale ?

C’était un choix qui s’explique par deux éléments.  Primo, au Canada, mon pays d’accueil, l’un des rares experts de l’extrême droite en Europe est Daniel Stockemer qui travaille à l’Université d’Ottawa et qui, avec Emiliano Grossman seront mes deux co-directeurs. Secundo, l’Université d’Ottawa m’a offert un financement assez généreux pour ma thèse -que je remercie d’ailleurs- car, sans ce financement la réalisation de ma thèse aurait été très compliquée.

Pourquoi l’avoir complétée par une cotutelle au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po ?

Pour moi le CEE était l’endroit où je pouvais avoir accès à des chercheurs de stature mondiale. Par exemple, Emiliano Grossman est l’un des plus grands experts européens en matière d’étude du rôle politique des médias. D’autant plus que les chercheurs qui travaillent sur cette question en France sont une minorité, encore moins ceux qui le font en mobilisant les analyses quantitatives (avec des statistiques).
Il y avait aussi Nonna Mayer, LA spécialiste française du vote FN.  J’ai eu la chance de pouvoir collaborer avec elle lors de mon passage au CEE.  Ensemble, avec Anja Durovic, nous avons publié un article sur le FN dans la Revue française de science politique. De plus, grâce à Nicolas Sauger, et sous sa direction, j’ai pris part aux travaux de l’équipe de chercheurs qui a préparé le questionnaire de l’Étude électorale française du CEE portant sur l’élection présidentielle de 2017. En somme, c’était la réputation scientifique du CEE et la qualité des chercheurs qui y exercent. Et je peux vous dire que je n’ai jamais regretté ce choix qui a eu un impact extrêmement positif sur ma carrière académique.

Ayant lu quelques-unes de vos recherches, j’ai trouvé assez intéressant d’observer votre approche quantitative dans l’étude de la montée de l’extrême droite. Cela a vraiment été pour moi une surprise de constater l’existence d’études quantitatives sur un tel sujet.

Je dirais, qu’au contraire, cela est très répandu. Si le recours aux méthodes quantitatives au sein de la science politique française a toujours été, et demeure encore aujourd’hui, un courant minoritaire, elles y sont cependant présentes depuis longtemps. Notamment, grâce aux travaux précurseurs de Nonna Mayer en matière de sociologie politique électorale dès les années 1980. Sciences Po en est d’ailleurs un des bastions dans l’Hexagone. Ce sont également ces méthodes que j’ai mobilisé dans ma thèse. Ce qui a nécessité la réalisation d’une base de données à partir de sources diverses. En particulier, les archives de la Bibliothèque nationale de France dans lesquelles j’ai passé plusieurs mois à consulter et à coder le contenu des Unes de la presse régionale pour les quatre-vingt-seize départements métropolitains. Pour chaque département, il s’agissait de couvrir les deux mois qui ont précédé les élections présidentielles françaises de 2012 et de 2017. Finalement, via des analyses statistiques, j’ai pu démontrer que la place qu’occupe la thématique de l’insécurité dans la presse régionale est fortement corrélée au vote pour le Rassemblement national. Là où la couverture médiatique de l’immigration ou de l’islam ne semble pas avoir nécessairement favorisé le vote pour Marine Le Pen lors les deux dernières élections présidentielles. Plus intéressant encore est que cette corrélation, entre la couverture médiatique de l’insécurité et le vote mariniste, apparaît complétement déconnectée de la réalité objective qu’est le niveau réel de la criminalité dans chaque département.

Pour revenir maintenant à votre actualité, qu’est-ce qui vous a mené à Doha ?

Pour beaucoup, cela peut être surprenant. Mais, il faut savoir, que depuis quelques années, il devient de plus en plus difficile de décrocher un poste de professeur directement après son doctorat sans avoir fait un post-doctorat. Alors lorsque le Doha Institute for Graduate Studies m’a offert ce poste, je n’ai pas hésité un seul instant. D’autant plus que cette jeune institution se donne comme mission de devenir la référence en matière de recherche en sciences sociales dans la région du Moyen-Orient et qu’elle offre beaucoup d’opportunités en matière de financement de recherche. Tous mes collègues actuels ont été formés ou ont travaillé dans les meilleures universités du monde. C’est une communauté scientifique très vibrante. J’y ai la possibilité d’enseigner la politique comparée et de continuer à travailler sur les questions de recherche qui m’intéressent, par exemple le populisme. Il y a également l’envie de transfert de connaissances dans cette partie du monde qui m’est chère. Une envie de redonner un peu à cette partie du monde et de partager les compétences que j’ai acquises au sein des universités occidentales, que ce soit en France ou au Canada. Le tout dans un cadre de vie agréable.

Peut-on justement savoir sur quelles thématiques ou quels projets de recherche vous travaillez aujourd’hui ?

Actuellement, j’ai quatre projets de recherche en cours.

Le premier projet porte sur le contenu des médias, ou plus précisément : la place de l’Islam dans les médias. Avec Mohammed Amine Brahmi, un chercheur postdoctoral à l’université de Columbia aux États-Unis, nous réalisons une étude comparative France-Québec de cette présence de cette thématique dans la presse écrite en période électorale. Les résultats de cette recherche, qui est encore en phase de développement, vont être publiés au cours de l’année 2021 dans un numéro spécial de la revue Politique et Société qui sera consacré à la question de l’islamophobie.

Le deuxième projet relève d’un autre de mes centres intérêts : la psychologie politique. Plus précisément, la question qui anime ma réflexion est celle de savoir « comment les traits de personnalité impactent-ils les comportements politiques ? » J’étudie actuellement la relation entre les traits de personnalité et le niveau de confiance que les individus peuvent avoir dans la classe politique via une comparaison France-États-Unis. En m’appuyant sur les travaux d’Herbert Kitschelt –qui a développé au début des années 1980, une classification des systèmes politiques selon laquelle la France serait un système politique fermé et les États-Unis un système politique ouvert– je démontre qu’en France, de par les contraintes imposées par son système politique fermé, les personnes dont la personnalité est plus portée sur l’innovation et la curiosité intellectuelle, autrement dit « les esprits libres », seraient moins amenées à faire confiance à la classe politique. Contrairement aux États-Unis, où ce trait de personnalité n’a aucun impact sur la confiance que peuvent avoir les individus dans les élites politiques de leur pays.

Mon troisième projet est celui d’un chapitre de livre, qui traite de la mobilisation des émotions par les leaders populistes. Il s’agit d’un ouvrage collectif qui réunit huit chercheurs de l’Europe, des deux Amériques et de l’Asie. Dirigé par Alwahab El-Affendi, le président du Doha Institute, cet ouvrage porte sur les travaux de Chantal Mouffe, la grande philosophe politique belge qui a consacré une grande partie de ses travaux à l’étude du populisme dans une perspective postmarxiste. Dans mon chapitre, je m’intéresse au rôle qu’elle donne aux émotions dans la mobilisation des citoyens. Plus particulièrement, je pose la question suivante : « Dans quelle mesure l’état de la recherche en psychologie politique permet de corroborer la théorie de Chantal Mouffe sur la centralité des émotions, et plus particulièrement la peur, dans la montée de la droite radicale populiste radicale en Europe et aux Amériques ?».

Le quatrième projet est un projet qui porte sur la représentation politique des jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Avec Daniel Stockemer, nous venons de lancer un nouveau projet qui vise à identifier les potentiels changements qu’auraient connus la composition des élites politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient dans la foulée de ce qui est communément appelé les printemps arabes de 2011. Nous nous s’intéressons en particulier à l’évolution de la composition des parlements nationaux (démocratiques ou non). La première phase de ce projet se focalise sur quatre pays : la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie et la Syrie pour lesquels la collecte de données est en cours. À terme, nous espérons inclure l’ensemble des pays de la région, notamment ceux du Golf. Car, si la question de la participation politique des jeunes a été abondamment étudiée, celle de la représentation ne le fut que très peu. Encore moins pour cette région du monde.

M. Abdelkarim Amengay, Je vous remercie d’avoir accepté de participer à cette interview et de la richesse de cet échange. Souhaitez-vous ajouter un commentaire ?

Tout d’abord, je vous remercie. Je me suis senti honoré d’être contacté pour échanger sur ces sujets. Je voudrais conclure en disant, qu’au-delà de l’expérience académique enrichissante que j’ai eue au CEE, mon passage fut également une expérience humainement enrichissante. Le CEE dispose d’une formidable équipe de chercheurs de haut-calibre et d’une équipe administrative dévouée, avec à sa tête Mme Amrani, que je tiens à remercier. Merci à eux pour le formidable travail qu’ils accomplirent au quotidien. 

Propos recueillis par W. Jason Essomba (novembre 2020)

Interview of Vicente Ugalde, El Colegio de Mexico, Visiting Professor at Sciences Po, CEE

Dear Professor Vicente Ugalde! Thank you for having agreed to hold this interview with Science sPo’s Centre for European Studies and Comparative Politics (CEE).

Could you tell me a bit about your background (studies, experience, research areas, etc.)?

Well, I studied Law in Mexico, in a city in the Center-North of Mexico called San Luis Potosi. I specialized in Local Law. After that, I did my master’s degree in Constitutional and Administrative Law in Mexico City. In the meantime, I was also doing a Master’s in Urban Studies at Colegio in Mexico. Following that, I travelled to France to further my studies. Once in France, I did a DEA in Sciences Administratives, i.e., Public Administration. Then, I did a PhD in Law but with a much more public policy-oriented PhD dissertation, consisting of using law and regulation to review and analyze environmental public policies in Mexico with a focus on hazardous waste management.

It seems that one of your areas of expertise is Urban governance. Is that true?

Yes, after I concluded my PhD, I went back to Mexico and joined the Centre for demographic urban and environmental studies and I started to teach local government. I progressively studied local systems a lot, as well as different problems arising in governing cities like Mexico City. I started to develop research in governance and local governance system. That is how I met, some years later, my current colleagues at the CEE. We launched a collaboration to study big metropolises around the world.

As you are in Paris at the time, what are the projects, topics or research areas you are currently working on?

At the beginning of my collaboration with the CEE, my interest was in the study of waste management systems in big cities. But right now, and over the past 2 or 3 years I have been studying how local governance drives urban development. In other words, I have been focusing on the study of regulation to organize construction, land use, property distribution control, the right to build, etc. I would like to find out how regulation works in the real world. To this end, I would look at official bodies or government’s agencies responsible for inspection. In order to understand how the legal system deploys its power to manage some tricky situations, I would also look into actual cases of low compliance of urban regulations. In France, we can hardly observe such things in our daily life. While in Mexico if you walk across the streets, you can see construction going on despite those signs and warrants from local authorities imposing to stop the construction.

So, you work quite a lot on urban planning?

Yes. Urban planning is fascinating, and its legal framework is a useful tool to understand it. In fact, in order to better understand what is happening in developing countries like Mexico, it is always critical to build perspective considering also the country’s legal system, how things work there. Comparing is always fruitful for such kinds of analyses. To me, France remains an interesting case study. Not necessarily Paris per se but rather its “banlieue” or surroundings, where urban development is on its way right now.

Can I ask you why specifically choosing Sciences Po’s CEE for your visiting stay?

Well, one of the main intellectual challenges when we have to study cities is comparison, but how? How to propose an elaborated approach, a methodological way to deploy an analysis on 2 or more cities? The CEE team has been working on comparing approaches over many years. One of the main concerns identified with my colleagues at the CEE is that of how to compare cities (for instance, cities from Global South with those in the developed world). Since we are talking about governments, systems, we are therefore also talking about people’s practices, which are not easy to compare. So, for me, this is one of the right places to think about comparison.

Comparative politics are of course one of the peculiarities of the CEE alongside the sociological approach to study social sciences societal phenomena.

I would like to ask would be why specifically Paris today? Why is it so dear or important to you to compare Paris with other cities like Mexico?

I have to say it has to do with some large research projects led by Patrick LE GALÈS to compare the huge metropolises around the world like Paris and Mexico City. That is important because apart from the long way to go in comparing cities, Paris is particularly interesting to start a case. When it comes to the administrative system, Paris (actually France) is similar to Mexico. As a matter of fact, Mexico inherited this legal system from Spain two centuries ago. The legal systems in the two cities (Paris and Mexico City) appear – to us – very familiar in the way in which administrative law is organized, especially in the field of urban law. The Urban legal system in Mexico is closer to the French system than it would be to the Anglo-Saxon system as an example. So, it’s an important point.

Could you just share with us some of your findings after having compared both cities: Paris and Mexico City?

Well, I started my fieldwork in Mexico two years ago. And it is typical of me to watch some of my fieldwork take up to 6 or 7 years …What I can say right now is that: my question is changing over the time.
Nevertheless, I found one global question which consists of trying to understand how urban legal systems work. It is not just about looking into corruption as a simple answer in this kind of research could be “All this could be explained by corruption!”. It is not just that. My research, my first findings drove to me to focus on enforcement systems. It's in the different enforcement systems that strong differences between two cities in urban development governance can be explained.

Well, Thank you very much for such a mind-opening conversation! Thank you for the time you took to discuss this topic with us.

Would you have anything else to add for anybody who would be interested into your field of studies or your research?

Simply that cities are a very interesting field to dig into many questions, not just about the cities themselves but about societies. There are many interesting topics we can study while watching the day-to-day life of cities. I think that Paris is a special case for thinking and finding more special questions about cities as a field of study.

@ Jason W. Essomba

Sélections d'interviews

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Prix et distinctions

 Abdelkarim Amengay 

a obtenu la prestigieuse bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bomb. Cette bourse d’une valeur de 75.000 euros sur trois ans, vise à développer les compétences en recherche en appuyant les étudiant.e.s qui ont obtenu d’excellents résultats dans leurs études de premier et de deuxième cycles en sciences humaines et qui démontrent un excellent potentiel en recherche.

Thomas Aguilera

multi-primé : En anglais : In 2016, Thomas Aguilera got three Awards for his PhD Dissertation.

Camille Allé 

a été distinguée par le jury du prix de thèse des collectivités territoriales pour sa thèse « Les politiques des finances locales : transformations des relations financières central/local en France (1970‑2010) » qu'elle a soutenue en janvier dernier, sous la direction de >Patrick Le Galès

Jenny Andersson

  • Awarded Major research grants from Riksbankens Jubileumsfond
  • Le CNRS a decerné une médaille de bronze à Jenny Andersson , historienne à Sciences Po, CEE. Destinée aux jeunes chercheurs et chercheures, cette médaille vient récompenser leur talent et leur expertise. L’excellence des travaux de Jenny Andersson - déja récompensée par Conseil national scientifique suédois - avait été encore distinguée en 2012 par le Conseil européen de la recherche - European Research Council -  qui lui a attribué une de ses bourses (ERC Grant), connues pour être des plus sélectives à l’international. Ce soutien lui permet de conduire depuis lors un  projet de recherche unique en son genre : Futurepol
  • Présidente élue en 2018 pour les sciences de l'histoire à la Bank of Sweden Tercentenary Foundation
    Riksbankens Jubileumsfond (RJ) is an independent foundation with the goal of promoting and supporting research in the Humanities and Social Sciences. In 1962, the Riksdag approved a donation from Riksbanken (the Swedish Central Bank), aimed at celebrating Riksbanken’s 300th anniversary in 1968 and, simultaneously, supporting an important national objective.

Caroline Arnal

Lauréate du prix de recherche 2016 de la Fondation pour le lien social de la Croix-Rouge française. L’appel à Prix concernait les interrelations entre autonomie et liens sociaux et, plus précisément, les recherches menées sur les voies de construction, de maintien ou de rupture(s) de l’autonomie et de la réciprocité des conséquences sur la qualité des liens sociaux.

Christine Barwick

a reçu prix pour le meilleur essai, attribué par la Foundation of Urban and Regional Studies. Elle a également un prix de thèse de l'association allemande de sociologie, section de sociologie urbaine.

Clément Boisseuil

Marine Bourgeois 

A remporté

Nathalia Capellini Carvalho de Oliveira

A obtenu deux prix pour sa thèse intitulée : « Historiciser les barrages en Amazonie brésilienne : environnement, conflit et politique dans la planification et la construction de Tucuruí (1960- 1985), réalisée sous la direction de Grégory Quenet (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

  • Le premier a été remis par l’Association des brésiliennistes d'Europe qui décerne chaque année le "Prix ABRE de la meilleure thèse européenne sur le Brésil" qui vise à récompenser la meilleure thèse de doctorat sur le Brésil en sciences humaines et sociales réalisée dans une institution universitaire européenne.
  • Le second a été remis par Institut des Amériques qui décerne chaque année un prix, sous forme d'aide à la publication, à une thèse en sciences humaines et sociales sur les Amériques

Tom Chevalier

  •  was awarded a John F. Kennedy Memorial Fellowship in 2017, providing him with funding to carry out a one-year research project at Harvard University's Center for European Studies. Having completed a doctoral thesis at Sciences Po which focused on how the welfare state takes care of young people across Europe, he now intends to turn his attention to the field of comparative political economy, taking a wider look at the ways institutions interact. Read the interview on Sciences Po website
  • a reçu le Doctoral Researcher Prize attribué chaque année par le Journal of European Social policy et l'European Network for Social Policy Analysis (ESPAnet) pour son article "Varieties of youth welfare citizenship. Towards a two-dimension typology". Son article a été publié dans le numéro de janvier 2016 du Journal of European Social Policy.

Amélie Corbel 

a obtenu une bourse de la fondation Atsumi et bénéficiera du statut de research student à l'université d'Hitotsubashi d'avril 2018 à mars 2019. Sa thèse porte sur l’administration – au sens large – des mariages entre nationaux et étrangers au Japon.

Antoine Courmont 

a reçu le prix de thèse sur la ville 2017  pour sa thèse de doctorat en science politique “Politique des données urbaines. Ce que l’open data fait au gouvernement urbain”, thèse soutenue à Sciences Po, sous la direction de Dominique Boullier

Marco Cremaschi

L’Assocation Européenne des Écoles de Urbanisme AESOP a conféré le prix annuel « Excellence in Teaching Award 2016 » au Cycle d’Urbanisme de l’Ecole Urbaine Sciences Po pour le workshop "Practical Plans: global migrants and local development in Lampedusa" organisé par les responsables scientifique et pédagogique Marco Cremaschi et Irène Mboumoua, et encadré par les enseignants du Cycle d’Urbanisme Jérôme Baratier, Marie Bassi, Alessandro Formisano. En savoir plus sur le site de l'École urbaine de Sciences Po 

Elodie Druez 

a reçu une bourse de recherche de la Ville de Paris pour son projet de recherche intitulé « Le vécu de la racisation et le rapport au politique des diplômés d’origine subsaharienne : Une comparaison Paris-Londres » (Sciences Po – INED). Lire l'article sur le site de la Mairie de Paris

Ruggero Gambacurta-Scopello

Son mémoire Les régimes passent, l'Etat développementaliste demeure a été publié chez L'Harmattan

Virginie Guiraudon

Élue présidente du comité de pilotage scientifique de l'ECPR Standing Group European Unon, 2020

Lisa Kastner

  • received PADEMIA Research Award and awarded by MPIfG
  • En anglais : Lisa Kastner received the 2016 PADEMIA Research Award for her dissertation Restraining Regulatory Capture: An Empirical Examination of the Power of Weak Interests in Financial Reforms in which she examines the role of civil society in the governance of finance after the financial crisis in 2008. The award was presented to Kastner on May 19, 2016, at the PADEMIA annual conference in Brussels.
  • Primée par l'MPIfG (Max-Planck-Institut für Gesellschaftsforschung), le plus important et prestigieux laboratoire allemand en sciences sociales.Le jury de la Société des Amis et anciens associés de la MPIfG (*) décerne à Lisa KASTNER le prix de la revue 2015 pour son article "Much Ado about Nothing?" Transnational Civil Society, Consumer Protection and Financial Regulatory Reform. Ce prix distingue le meilleur article publié par un chercheur de l'MPIfG.

Flip Kosteka

Patrick le Galès 

Nicolas Leron

  • a obtenu le Prix de Thèse Pierre PFLIMLIN
  • Un accessit a été délivré à Monsieur Nicolas LERON pour son travail intitulé "La gouvernance constitutionnelle des juges", une thèse en science politique soutenue le 29 janvier 2014 à Sciences Po. 

Nonna Mayer

Nonna Mayer et Tommaso Vitale 

nommé.e.s expert.e.s du Conseil Scientifique. Le Plan d'action 2015 -2017 contre le racisme et l'antisémitisme, dévoilé par le Premier ministre le 17 avril 2015, prévoit la création d'un Conseil scientifique auprès du Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Pour en savoir plus

Myrtille Picaud

Lauréate de la fondation des sciences sociales

Clément Viktorovitch

a obtenu une Mention spéciale du Prix de thèse du Sénat 201. Le Jury du Prix de thèse du Sénat, réuni le 22 mai 2014 sous la présidence de M. Jean-Pierre BEL, Président du Sénat, a décerné une mention spéciale à Clément Viktorovitch.

Sofia Wickberg

Lauréate du prix Stopcorruption pour son chapitre ">Political Corruption in a World in Transition: The Fluctuating Boundaries of Corruption" dans Political Corruption in a World in Transition (Jonathan Mendilow and Eric Phelippeau eds, Vernon Press, 2019)>

Natasha Wunsch

Crédit photo : ©lenetstan/Shutterstock

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L' altra rivoluzione. Dal Sessantotto al femminismo

BELLÉ, Elisa. Rosenberg & Sellier, 2021
  • BELLÉ, Elisa. L’ altra rivoluzione. Dal Sessantotto al femminismo. BELLÉ, Elisa. L’ altra rivoluzione. Dal Sessantotto al femminismo.

BELLÉ, Elisa. L’ altra rivoluzione. Dal Sessantotto al femminismo. Questioni di genere. Rosenberg & Sellier, 2021.

Gli studi sul movimento femminista italiano presentano ancora molte lacune, e questo volume ne colma una fondamentale: quella della comparsa del femminismo della cosiddetta “seconda ondata” (quello degli anni Settanta) da uno dei luoghi simbolo del Sessantotto studentesco (la facoltà di Sociologia di Trento).
È la storia di un’altra rivoluzione e, al contempo, di una rivoluzione altra, quella delle donne. Un lavoro di ricerca che mette in dialogo la storia delle donne e la sociologia dei movimenti sociali, in cui la vicenda locale viene costantemente posta in relazione al più ampio quadro italiano, con un ricco e inedito corpus di documenti e le interviste condotte con le protagoniste. E al contempo un racconto di grande vivacità, che restituisce pienamente l’atmosfera di quegli anni attraversati da grandi passioni.

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Réformer les retraites (Presses de Sciences Po)

Dans ce podcast, Bruno Palier nous présente son ouvrage
  • Bruno Palier présente son ouvrage "Réformer les retraites"Bruno Palier présente son ouvrage "Réformer les retraites"

Ancré dans l’actualité des débats français et européens, l’ouvrage de Bruno Palier Réformer les retraites (Presses de Sciences Po, juin 2021) permet de saisir la teneur ainsi que la portée des grandes réformes des systèmes de retraites en France depuis 1993 à partir des exemples allemand, britannique, italien, néerlandais et suédois.

Bruno Palier propose une analyse comparative des choix des modèles ainsi que de leur mise en œuvre par les gouvernements européens. Inévitablement politique, le choix d’un modèle sous-tend, en effet, d’importants arbitrages dans la redistribution intergénérationnelle, entre les hommes et les femmes, et entre les groupes sociaux.

Retranscription de l'interview :

Question 1: Quelles sont les grandes tendances des réformes de retraites à l’international ? Qu’en est-il de la France ?

Si l’on prend une perspective de long terme, si l’on regarde depuis que des gouvernements on dit que pour des raisons démographiques, économiques, il fallait réformer le système de retraite dans leurs pays, dès la fin années 80 (ça commence aux Etats-Unis et en Grande Bretagne), on se rend compte que sur 30 ans ou sur 40 ans, on a progressivement une tendance partagée.

La première caractéristique de cette tendance, c’est que les régimes de retraites traditionnels, contributifs, où pendant que l’on travaille on paie des cotisations et on espère toucher une retraite à peu près proportionnelle à son salaire, alors que dans les années 80-90, ça fournissait la majorité des retraites dans la plupart des pays.
On s’aperçoit que suite aux réformes, on pourrait même dire qu'à cause des réformes, le niveau des retraites, le taux de remplacement ne cesse de baisser à partir des années 2000 en Grande Bretagne, aux Etats- Unis, en Suède, par exemple à partir des années 2010 en Allemagne.

Par conséquent, les gouvernements dans les années 2000 et 2010 vont réagir, non pas revenir en arrière, mais installer des socles, des protections de base, des minimums vieillesse comme on dit en France, pour garantir un revenu minimal aux retraités.

Mais on n’est plus dans le même esprit de retraite, puisqu’avant on espérait que le système public permettrait de remplacer son revenu, de maintenir un niveau de vie. Là, le système public collectif de retraite ne le permet plus. On doit seulement compter sur une garantie de base par le système public.

Si l’on veut maintenir son niveau de vie, aux Etats-Unis, en Angleterre particulièrement, mais aussi dans les pays scandinaves, en Allemagne et en Italie, il faut épargner.

C’est le troisième pilier, qui se met progressivement en place dans les années 2000-2010 dans la plupart des pays, un complément en capitalisation qui est en général soutenu par l’Etat par des exemptions fiscales, c’est-à-dire que l’argent que vous mettez de côté dans ces fonds de pensions est exonéré d’impôt.

Vous pouvez ainsi essayer de revenir à votre niveau d’actif en comptant sur vos économies.

Le problème que pose ces réformes, qui mettent en place un système à plusieurs piliers, c’est que tout le monde n’a pas la possibilité de mettre de l’argent de côté dans les fonds de pensions, et donc ça fait exploser les inégalités parmi les retraités.

Et la France dans tout ça.

La France parcourt ce même chemin, mais je dirais au ralenti.

On pouvait compter sur le régime général et sur les retraites complémentaires pour assurer un remplacement du niveau de vie décent, les retraités en France ont en moyenne un niveau de vie supérieur à celui des actifs.
Mais on a tout de même dû mettre en place un minimum vieillesse et on a essayé de développer les retraites en capitalisation.

Le minimum vieillesse ne bénéfice pas à tout le monde, il n’y a pas un appauvrissement général des retraités, mais de plus en plus de femmes doivent reposer leur avenir en retraite sur ce minima parce qu’elles n’ont pas de carrière complètes, et si elles se retrouvent seules en cas de divorce ou autres, elles sont beaucoup moins soutenues au moment de la retraite que les hommes.

Seuls les cadres, ceux qui travaillent dans les grandes entreprises, ont accès aux fonds de pensions, en France ça s’appelle le PERP (le plan d'épargne retraite populaire), le PERCO le Plan d'épargne pour la retraite collectif) la PREFON pour les fonctionnaires, par ailleurs l’assurance vie.

On suit la même tendance qu’à l’international mais avec un peu de retard, avec un système collectif public qui garantit de meilleures retraites qu’ailleurs mais les tendances de fond sont là aussi.

Question 2 : Qu’en est-il du niveau de vie des retraités, des inégalités à la fois intergénérationnelles et entre retraités?

Si on regarde la situation des retraités en Europe et plus particulièrement en France, on peut dire que l’objectif qui a été assigné au système de retraites dans les années 60,70 du XXème siècle, à savoir garantir le même niveau de vie à la retraite qu’au moment de la vie active, est atteint un peu partout en Europe puisqu’on a des niveaux de vie qui sont à 80, 90% pour les retraités en moyenne par rapport à leur vie active.

Il est plus qu’atteint en France, puisque si l’on intègre le patrimoine, on voit que les retraités en moyenne ont un niveau de vie supérieure à celui des actifs.

Ce sont des moyennes. On a des inégalités majeures entre les hommes et les femmes. Il y a aussi des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, même si elles sont moins importantes qu’elles ne l’étaient sur le marché du travail, il y a donc un effet distributif des retraites.

Mais le problème majeur de la question des retraites dans nos sociétés réside dans les conditions de très bonnes retraites qu’on a garanties aux premiers baby-boomers, qui ont obtenu de très bonnes retraites, et qui en bénéficient actuellement. On ne garantit plus ces très bonnes conditions aux générations suivantes.

Globalement, du fait des réformes que l’on a prises à partir de 1993 en France, il y a eu une succession de six à sept réformes entre 1993 et 2013. Ces réformes ont fait en sorte qu’il fallait cotiser plus longtemps pour avoir moins de droits aux retraites. Les retraites étaient elles-mêmes revalorisées de façon moins positive que cela n’était le cas précédemment.

Il y a donc fondamentalement une inégalité intergénérationnelle puisqu’on est incapable de garantir les mêmes conditions de retraites aux générations futures et celles qui sont en train de prendre leurs retraites.
C’est un élément qui n’entre pas dans le débat sur les retraites. On parle toujours du niveau de retraite avenir, ce qui d’ailleurs inquiète les jeunes.

Question 3 : Faut-il une réforme des retraites en France?

Tout dépend laquelle, celle dont il s’agit au cours de l’année 2020, qui a été annoncée par Emmanuel Macron, le 49-3 a permis de l’adopter.

Elle avait pour ambition de restructurer le système de retraite, faire que tout le monde contribue et reçoive la retraite d’un système unifié qui serait porté par les mêmes règles.

Un des problèmes politiques qu’a posé la préparation de cette réforme, c’est que le Ministère de l’économie et des finances a en outre ajouté un deuxième objectif : faire faire des économies au système de retraite et donc de reculer l’âge de départ à la retraite ou de changer les modes des départs des retraites pour que ce soit plus difficile d’avoir une retraite complète.

En unissant les deux, ça a suscité beaucoup d’incompréhensions, de mécontentements, de protestations.
Le texte est passé en 49-3, puis est arrivé le Covid, le confinement. Le projet a été suspendu. On peut dire qu’aujourd’hui, il est abandonné dans la mesure où Emmanuel Macron en ce mois de juin 2021 annonce qu’il repense à réformer les retraites mais pas complètement sur la base du projet qui a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale.

Ce dont on parle actuellement c’est principalement de faire des économies.

La façon dont il est souhaité de faire des économies, c’est de repousser l’âge de la retraite de 62 à 64 ans.
Ce que l‘on sait des comparaisons internationales, des réformes similaires, de l’état du marché du travail, c’est que ce type de réforme certes fera faire des économies au système, le système aura moins de retraites à verser car les gens iront en retraite plus tard, mais auront deux conséquences principales.

La première :  les retraites seront plus basses, et les gens seront plus longtemps mis en emploi et plus tard en retraite.

Pourquoi seront-elles d’abord plus basses ?

Parce qu’en l’état actuel du travail, les individus n’arrivent plus à faire des carrières complètes, c’est à dire travailler suffisamment d’années (en l’occurrence 43 ans requis pour avoir une retraite complète, quand on n’a pas le nombre d’années suffisants, on vous fait une décote et le niveau de la retraite baisse).

Si on ne change rien sur le marché du travail, les individus vont rester sur le marché du travail  sans emploi. Ils vont être même en fin de chômage, au RSA, sombrer dans une situation de précarité et perdre des droits à la retraite.

C’est la deuxième conséquence : accroître le nombre de personnes ni en emploi ni en retraite parce qu’ils ont été licencié d’une entreprise à l’occasion d’un plan social (souvent on fait partir les plus âgés), ils n’ont pas retrouvé d’emploi et ont épuisé leur droit au chômage.

On a une catégorie croissante de ce type de situation au sein de la population française parmi les seniors.
Simplement reculer l’âge de départ à la retraite sans mesures qui visent à permettre aux individus de rester dans l’emploi (c’est-à-dire des mesures de qualifications, de conditions de travail, d’amélioration de travail pour que ce soit physiquement possible après 50,55 ans),  signifie des retraites plus basses et plus de personnes ni en emploi ni en retraite.

Merci à Bruno Palier pour cet échange !

Entretien: Myriam Sefraoui (Chargée de médiation scientifique CEE)

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Précarité : la France sacrifie-t-elle sa jeunesse ?
avec Tom Chevalier, Sciences Po Rennes, CNRS
  • POLITEIA n°51 - Précarité : La France sacrifie-t-elle sa jeunesse ? Tom ChevaliePOLITEIA n°51 - Précarité : La France sacrifie-t-elle sa jeunesse ? Tom Chevalie

Visioconférence Politeia

Alors que la situation socio-économique des jeunes en France se dégrade depuis plusieurs années avec une augmentation de plus de 50% du taux de pauvreté parmi les 18-29 ans depuis 2002, la crise sanitaire rend encore plus visible la précarité des jeunes, aussi bien étudiantes et étudiants qu’en recherche d’emploi. Entre difficultés d’accès au logement et au marché du travail et perspectives d’avenir bien sombres, les jeunes apparaissent parfois comme des citoyens de seconde zone. Connaissant un taux de chômage de 20%, et étant exclus des prestations sociales comme le RSA, ils sont souvent condamnés à la précarité.

Dans ce cadre, la défiance des jeunes à l’égard de la politique traditionnelle et des gouvernants est de plus en plus importante, comme en témoignent l’augmentation de l’abstentionnisme et des votes en faveur de l’extrême-droite. L’exclusion économique semble alors se doubler d’une exclusion citoyenne.

Ainsi, la France sacrifie-t-elle sa jeunesse ? Les pouvoirs publics peuvent-ils enrayer ce sentiment d’abandon de la jeunesse ? Quelles sont les mesures possibles pour éviter que la génération de l’an 2000 ne soit une génération sacrifiée et désenchantée ?

ChevalierIntervenant

Tom Chevalier, politiste au CNRS, Sciences Po Rennes

La conférence pourra être suivie librement sur la page Facebook de Politeia, sur la chaîne Twitch de Politeia

Pour toute information : contact.cee@sciencespo.fr

Retrouvez les vidéos des conférences précédentes
 
Photo :Franck Chapolard_shutterstock

Retrouvez les séminaires sur l'agenda du CEE

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Call for papers

  • Megaphone - @Haali_shutterstockMegaphone - @Haali_shutterstock

Il n'y a pas d'appel à communications actuellement / There is currently no call for papers

Appels à communications précédents/ Previous calls for papers

  • 6th Conference of the ECPR Standing Group on Parliaments, 1-2 July 2021 Sciences Po, Paris, Via Zoom
  • Public investment policies in Europe (PDF, 172 Ko) - Workshop organized by Sciences Po, Centre for European Studies and Comparative Politics (Axis Transformations of Capitalism), to be held September 6th and 7th 2021 at the CEE, Sciences Po, Paris. The deadline ended on 19 of March 2021.
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Soutenance de thèse

1/7 : George Georgarakis
  • George N. GeorgarakisGeorge N. Georgarakis

George Georgarakis will defend his thesis entitled  "Updating in Parallel under Threat: Cues, Emotions, Frames, and Memories" on Thursday, 1st of July at 3 p.m. at Sciences Po.
   
The jury of the defence will be the following:Bert N. Bakker, Associate Professor, University of Amsterdam ;  Alexander E. Coppock, Assistant Professor, Yale University ; Donald P. Green, Burgess Professor of Political Science, Columbia University (reviewer) ; Sara B. Hobolt, Sutherland Chair in European Institutions, London School of Economics (reviewer) ; Jennifer L. Jerit, Professor, Dartmouth College ; Laura Morales, Professeure des universités, Sciences Po Paris (Chair) ; Nicolas Sauger, Professeur des universités, Directeur du CDSP, Sciences Po Paris (advisor) ; Robert Y. Shapiro, Wallace S. Sayre Professor of Government, Columbia University (advisor)

Abstract

This dissertation proposes a theoretical framework of attitude change under threatening conditions based on parallel updating. More specifically, I focus on public preferences for policies to address terrorist attacks, pandemics, climate change and natural disasters in periods when these threats are elevated. I test my argument with four original survey experiments, which include eleven interventions and draw on a nationally diverse sample of a total of 9,110 American citizens. These interventions identify the effects of factual information, partisan cues, incidental emotions, ideological and non-ideological framing, and memory priming.

Evidence from these experiments provides consistent support that public opinion updating exhibits five characteristics. First, citizens change their views by a small amount. Second, citizens’ opinions move in the direction of information. Third, attitude change occurs regardless of political predispositions and individual attributes. Fourth, exposure to information about a specific policy area does not impact preferences for policies unrelated to this area. The only exception to this rule is when the treatment is emotionally strong. Finally, attitude- and identity-based cross pressures may introduce only minimal bias in the manner citizens update their opinions.

These conclusions strongly challenge theories of public opinion which argue that individual differences in more-or-less enduring political and psychological characteristics can lead to political polarization. Although the persuasive techniques studied here are not equally potent in changing political views, the findings invite cautious optimism about the capacity of citizens to update opinions in a reasonable and accurate manner, even when the circumstances are unfavorable. Finally, the results suggest that the roots of polarization should be searched for more directly, notably in the increasingly fragmented political, social, and media environments.

Résumé

Cette thèse propose un cadre théorique pour le changement d’opinion dans des contextes de menace. Ce cadre théorique est basé sur l'hypothèse d’une « actualisation en parallèle ». Plus précisément, je me concentre sur les préférences du public pour les politiques en réponse aux attaques terroristes, aux pandémies, au changement climatique et aux catastrophes naturelles dans les périodes où ces menaces sont élevées. Je teste mon argument avec quatre expérimentations originales dans des enquêtes d’opinion en population générale. Ces quatre expérimentations représentent onze interventions et s'appuient sur un échantillon nationalement diversifié d'un total de 9110 citoyens américains. Ces interventions identifient les effets des informations factuelles, des indices partisans, des émotions incidentes, du cadrage idéologique et non idéologique, et de l'amorçage de la mémoire.

Les preuves tirées de ces expériences confirment systématiquement que l’actualisation de l'opinion publique présente cinq caractéristiques. Premièrement, les citoyens changent d'avis de manière limitée. Deuxièmement, les opinions des citoyens se meuvent dans le sens de l'information. Troisièmement, le changement d’opinion se produit indépendamment des prédispositions politiques et des attributs individuels. Quatrièmement, l'exposition à des informations sur un domaine politique spécifique n'affecte pas les préférences pour les politiques qui ne se rapportent pas à ce domaine. La seule exception à cette règle est lorsque le traitement est émotionnellement fort. Enfin, le poids des pressions croisées basées sur les attitudes et l'identité ne devrait introduire qu'un biais minimal dans la façon dont les citoyens actualisent leur opinion.

Ces conclusions remettent fortement en question les théories de l'opinion publique qui soutiennent que les différences individuelles dans les caractéristiques politiques et psychologiques plus ou moins durables peuvent conduire à une polarisation politique. Bien que les techniques de persuasion étudiées ici ne soient pas tout aussi puissantes, les résultats invitent à un optimisme prudent quant à la capacité des citoyens à actualiser leurs opinions de manière raisonnable et précise, même lorsque les circonstances sont défavorables. Enfin, les résultats suggèrent que les causes profondes de la polarisation devraient être recherchées plus directement, notamment dans les environnements politiques, sociaux et médiatiques de plus en plus fragmentés.



LPPR - Motion du CEE

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Motion du Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po, élaborée collectivement et approuvée par l’ensemble du laboratoire, puis par le conseil d’unité (13 février 2020) (PDF 90 Ko))

 

Oui, nous avons besoin d’une réforme de la recherche et de l’enseignement supérieur. Oui, consacrer au moins 3% du PIB à la recherche est indispensable. Nous partageons largement les diagnostics des rapports préparatoires à la LPPR : diminution du nombre de postes (250 recrutements au CNRS en 2019 contre 568 en 2001, tandis que les recrutements de maîtresses et maîtres de conférence diminuaient également de moitié), précarisation croissante des jeunes chercheuses et chercheurs, manque de personnel de support à la recherche dans les universités, insuffisante visibilité de la recherche française à l’international, etc.

Mais nous n’acceptons pas les solutions proposées par ces rapports.

Parce qu’elles ignorent complètement les spécificités de l'activité scientifique dans les sciences sociales. Or, ce sont ces dernières qui permettent de comprendre les enjeux majeurs d’aujourd’hui : crise de la démocratie, inégalités, changement climatique, migrations, défi numérique, etc.

Parce qu’elles entérinent la dévalorisation de l’enseignement supérieur, qui devient une variable d’ajustement de la recherche. Or, la situation de nombreuses universités publiques est particulièrement tendue et dégradée, et nous la dénonçons. Comment ne pas investir davantage dans les générations de demain ?

Parce qu’elles ne feraient que précariser davantage la recherche en multipliant les postes contractuels plutôt que de créer des postes pérennes indispensables à une recherche fondamentale de qualité. Cela est d’autant plus inquiétant compte tenu de la réforme de l’assurance-chômage et de la réforme des retraites en cours, qui fragilisent considérablement les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Parce qu’elles ne prennent pas en compte les effets pervers bien connus des financements par projet, qui peuvent conduire à mettre plus de ressources dans le management de la recherche que dans la recherche elle-même.

Parce qu’elles ne préconisent pas les formes d’évaluation auxquelles nous tenons : par les pairs, transparente et qualitative. Largement financés par l’argent public, il nous semble normal d’être évalués régulièrement et de rendre des comptes, mais encore faut-il s’accorder sur les critères et sur les rythmes, et ne pas creuser les inégalités existantes.

Par conséquent, nous nous opposerons à une loi fondée sur les propositions inadaptées de ces rapports et nous associons aux mobilisations en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche.

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