Type de cartes en Espace mondial

Cette section caractérise le type de cartes utilisées ou à réaliser en Espace mondial.
– English version below –  

En Espace mondial, les cartes s’apparentent :

• aux cartes dites “de synthèse”, car elles combinent plusieurs informations pour montrer la pluralité d’une question et elles résument les grandes tendances de votre sujet ;

• aux cartes dites “géopolitiques” en représentant les acteurs, leurs interactions et les territoires concernés ;

• dans une moindre mesure aux “croquis géographiques” de classe terminale de lycée en France, à deux différences près : a. aucun concept n’est utilisé sans être explicité ou déconstruit (“triade”, “dorsale européenne”, etc.) et, b. la légende ne nécessite pas une structure aussi lourde (parties, sous-parties voire sous-sous-parties). En Espace mondial, la géographie (la carte) prime sur la nomenclature (la légende).

Cartographier c’est choisir

L’élaboration d’une carte est une succession de choix (la section “réaliser une carte en Espace mondial les présente).

Il est vain de vouloir “tout représenter” d’un sujet, d’abord pour des raisons de lisibilité. De même, “la” bonne carte n’existe pas : un sujet peut amener des cartes différentes mais toutes intéressantes. Il est d’ailleurs conseillé aux étudiants de préférer des informations originales (mais pertinentes), dont les camarades se souviendront à l’examen final, plutôt que superposer les habituels indicateurs politiques, économiques et culturels sur tous les sujets.

Retrouver la singularité du cours dans les cartes

Pluridisciplinarité – Le cours Espace mondial mobilise la science politique, l’histoire, la sociologie, la géographie, l’économie, etc. Ainsi, mieux vaut préférer un traitement large d’un sujet, qui montre la diversité des enjeux tout en évitant d’être hors-sujet, plutôt qu’une carte statistique se focalisant sur une seule dimension. La synthèse l’emporte sur la précision mais n’empêche pas la rigueur.

Historicité – Certaines informations se “périment” vite (économie, traités ou conflits) quand d’autres montrent plus d’inertie (développement, démographie). Il convient d’adapter l’actualité des informations au sujet et à leur disponibilité. Par exemple, des retours historiques de plusieurs décennies sont pertinents (UE, bipolarité, changement climatique), voire des siècles (colonisation, concert des nations au XIXe siècle).

Échelles – Les cartes portent de préférence sur l’échelle mondiale mais des cas régionaux sont abordés en conférence de méthode. L’échelle mondiale permet néanmoins de distinguer des zones dans les États (densité de peuplement, tensions frontalières), des lieux ponctuels (villes, conférence) et de montrer des ensembles régionaux (organisations régionales, aires linguistiques) ou des flux (migrations, commerce). Cette hétérogénéité des espaces a un sens, elle doit se voir dans la carte.

Acteurs – Bien que les fonds de carte présentent un maillage inter-étatique, qui amplifie l’importance des États, il est aussi possible de montrer d’autres acteurs (ONG, individus, OI, firmes, etc.), notamment en sélectionnant des cas jugés représentatifs. Pour ces acteurs, il s’avère par exemple plus intéressant de montrer leurs activités (marchés,  programmes, financements) ou leurs interactions (partenariat, conflit) que de localiser leur siège social.

 

– ENGLISH VERSION –

TYPE OF MAPS IN ESPACE MONDIAL

This section describes the type of maps used or made in Espace mondial.

In Espace mondial, maps are similar to:

  • “synthesis” maps, because they combine a variety of information to express the plurality of a question and summarize the main trends of your subject;
  • “geopolitical” maps by representing the actors, their interactions and the territories concerned;
  • to a lesser extent, “geographical sketches” of upper secondary school in France, with two differences: a. no concept is used without being explicit or deconstructed (“triade“, “dorsale européenne“, etc.) and, b. the legend does not require a such heavy structure (parts, sub-parts or even sub-subparts). In Espace mondial, the geography (the map) outweighs the nomenclature (the legend).

Mapping is choosing

The building of a map is a succession of choices (the section “Draw a map in Espace mondial” presents them).

It is pointless to “represent everything” about a subject, first of all because the map would not be readable anymore. Similarly, “the” good/perfect map does not exist: a subject can be treated using different maps but all interesting. Students should also give a priority to original (but relevant) information that their classmates will remember for the final exam, rather than superimposing the usual political, economic, and cultural indicators whatever the subject.

Finding the uniqueness of the course in maps

Multidisciplinary – Espace mondial mobilizes political science, history, sociology, geography, economics, etc. Thus, it is better to prefer a broad approach of a subject, which shows the diversity of issues while avoiding being off-topic, rather than a statistical map focusing on a single dimension. Synthesis prevails over precision but does not prevent rigor.

Historicity – Some data quickly “perish” (economy, treaties or conflicts) when others show more inertia (development, demography). The timeliness of information about the subject and its availability must be adapted. For example, historical returns of several decades are relevant (EU, bipolarity, climate change), even centuries (colonization, concert of nations in the nineteenth century).

Scales – Maps are preferably global, but regional cases can be discussed in discussion section. Nevertheless, even a global scale allows distinguishing areas inside states (population density, border tensions), punctual places (cities, conferences) and to show regional entities (regional organizations, linguistic areas) or flows (migrations, trade ). This heterogeneity of spaces has a meaning, it must be seen in the map.

Actors – Although the basemaps have an interstate grid, which amplifies the importance of states, it is also possible to show other actors (NGOs, individuals, IOs, firms, etc.), especially by selecting cases considered representative. Concerning these actors, it is for example more interesting to show their activities (markets, programs, financing) or their interactions (partnership, conflict) than to locate their headquarters.