Khartis fait peau neuve !

Khartis continue de se développer. Après le passage de 4 à 8 visualisations en novembre 2018, l’outil -qui ne laissait jusqu’alors pas le choix du fond de carte- permet désormais d’utiliser son propre fond. A condition toutefois que ce dernier soit enregistré dans l’un des formats standards de données géographiques (geojson, topojson ou shapefile), qu’il ne contienne que des polygones (des quartiers par exemple) et qu’il ne soit pas trop volumineux. Dans ce dernier cas, Khartis simplifie la géométrie du fond pour en alléger le poids du fichier. Cette nouvelle fonctionnalité sera appréciée des plus avertis.
→ lien vers la page ressource “Importer son propre fond de carte”

Autre nouveauté bien appréciable pour tou·te·s : les étiquettes peuvent désormais être repositionnées “à la main” avec un rendu soigné (des filets à orientation calibrée).
→ lien vers la page ressource “Gestion des étiquettes”

Enfin les concepteurs continuent d’alimenter la base de fonds de cartes avec des nouveautés comme le Maroc, l’Algérie, la Chine, le Royaume-Uni ou encore le Grand Paris. Avec toujours des jeux de données fournis pour explorer les possibilités offertes par cet outil développé par l’Atelier de cartographie de Sciences Po. Avec l’aide précieuse de la société Apyx et du Médialab.

Partenariat avec le Labmundo – davantage de cartes du Sud !

L’Atelier de cartographie de Sciences Po poursuit sa coopération avec le Labmundo.

Dans la lignée des projets communs menés ces dix dernières années (exposition et traduction d’atlas pour l’année de la France au Brésil en 2009, séminaires préparatoires à des atlas à partir de 2013, etc.), l’Atelier de cartographie de Sciences Po a signé un accord avec ce centre de recherche rattaché à l’Institut des études sociales et politiques de l’Université de l’État de Rio de Janeiro (IESP-UERJ).

Ce partenariat permettra de diffuser des cartes conçues par le Labmundo, traduites en français pour l’occasion, via la cartothèque de Sciences Po. Continuer la lecture de Partenariat avec le Labmundo – davantage de cartes du Sud !

Espace mondial : l’Atlas 2018 est sorti !

Lycéens, étudiants, enseignants du secondaire ou du supérieur, journalistes ou citoyens responsables : vous l’attendiez depuis de longues années ? “Espace mondial : l’Atlas 2018” est disponible en librairie depuis le 30 août dernier !

Vous y trouverez :
– Les grandes problématiques de notre temps en images et en textes
– Plus de 200 cartes et graphiques en couleurs avec les données les plus à jour
– Des focus sur les questions d’actualité
– Près de 230 définitions des notions et concepts essentiels

L’Atelier de cartographie n’a pas ménagé ses efforts pour varier les (re-)présentations tout en veillant comme d’habitude à la clarté du message transmis. L’équipe des auteurs des textes (historiquement Marie-Françoise Durand, Delphine Placidi-Frot et Philippe Copinschi) s’est étoffée avec l’arrivée de Mélanie Albaret, Delphine Allès et Lucile Maertens.

Coordonné par Marie-Françoise Durand

Cartes de Thomas Ansart, Benoît Martin, Patrice Mitrano, Anouk Pettès, Antoine Rio, de l’Atelier de cartographie de Sciences Po

Textes de Mélanie Albaret, Delphine Allès, Philippe Copinschi, Marie-Françoise Durand, Lucile Maertens, Delphine Placidi-Frot

Préface de Bertrand Badie


Presses de Sciences Po

Espace mondial : l’Atlas 2018

Août 2018, 272 pages, 25 €

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Les différents exercices de cartes en Espace mondial

Cette section décrit brièvement la nature et les attentes des trois principaux exercices cartographiques en Espace mondial.
– English version below –  

La synthèse “Lire et faire des cartes” propose aussi des informations utiles.

Commenter une carte

À l’examen final, le commentaire de carte compte pour 5 points (sur 20) de la note. Le document à commenter est lié au thème de la dissertation. Le texte à rédiger est court, moins de deux pages.

En s’appuyant sur ses connaissances et en étudiant soigneusement la carte, l’étudiant doit confirmer, compléter, nuancer ou réfuter le message que véhicule la carte. Pour cela, il faut interpréter la géographie du (des) phénomène(s) représenté(s) mais également prendre en compte l’auteur du document, les sources et les traitements graphiques qu’il a décidé d’utiliser. Il est aussi attendu de vous une distance critique qui vous permet de suggérer des améliorations ou de proposer des documents complémentaires en expliquant en quoi ils sont pertinents. À l’examen, ces documents complémentaires sont décrits ; en conférence de méthode, ils peuvent être joints. Continuer la lecture de Les différents exercices de cartes en Espace mondial

Type de cartes en Espace mondial

Cette section caractérise le type de cartes utilisées ou à réaliser en Espace mondial.
– English version below –  

En Espace mondial, les cartes s’apparentent :

• aux cartes dites “de synthèse”, car elles combinent plusieurs informations pour montrer la pluralité d’une question et elles résument les grandes tendances de votre sujet ;

• aux cartes dites “géopolitiques” en représentant les acteurs, leurs interactions et les territoires concernés ;

• dans une moindre mesure aux “croquis géographiques” de classe terminale de lycée en France, à deux différences près : a. aucun concept n’est utilisé sans être explicité ou déconstruit (“triade”, “dorsale européenne”, etc.) et, b. la légende ne nécessite pas une structure aussi lourde (parties, sous-parties voire sous-sous-parties). En Espace mondial, la géographie (la carte) prime sur la nomenclature (la légende).

Continuer la lecture de Type de cartes en Espace mondial

Rechercher des informations pour cartographier en Espace mondial

Cette section indique le type d’informations à rassembler et quelques ressources disponibles pour faire des cartes en Espace mondial.
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Que chercher ?

Des informations générales – Avant de rechercher des informations à cartographier il faut d’abord définir le sujet (termes, périmètre, etc.) de la même manière que pour un exposé ou une dissertation. Il est donc utile de faire une recherche documentaire classique (ouvrages, presse, dictionnaires, reportages, etc.).

Des données factuelles et statistiques – Collecter des données brutes auprès des acteurs qui les produisent permet de les choisir finement (indicateur, unité, période, etc.) en fonction de ce que l’on veut montrer. La plupart des bases de données en ligne sont bien référencées, permettent d’explorer/télécharger des séries voire de faire des cartes automatiques. Voir à ce sujet le kit méthodologique dédié du Collège universitaire. Continuer la lecture de Rechercher des informations pour cartographier en Espace mondial

Réaliser une carte en Espace mondial

Cette section explique les étapes pour réaliser des cartes en Espace mondial.
– English version below –  

Choisir un fond de carte

Cadrage – Il convient de le choisir avec soin : un cadrage resserré permet une meilleure précision géographique mais exclu des zones du sujet. Le cadrage oriente directement les informations représentées et donc la réponse au sujet. Par exemple, “la puissance chinoise” traitée à une échelle asiatique suggère que sa portée est régionale alors qu’un cadrage mondial propose une influence mondiale.

Continuer la lecture de Réaliser une carte en Espace mondial

Un exemple de sujet de carte en Espace mondial

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Sujet : “faim et mondialisation”.

Cet exemple sert à illustrer la mise en oeuvre des étapes méthodologiques précédemment expliquées. Dès lors, cette carte ne constitue pas “la” carte idéale répondant à ce sujet : d’autres informations ou d’autres représentations auraient pu être choisies.

 

– ENGLISH VERSION –

AN EXAMPLE OF MAP SUBJECT
IN
ESPACE MONDIAL

Subject: “hunger and globalization”.

This example illustrates the implementation of the methodological steps previously explained. Therefore, this map doesn’t provide “the” unique ideal map answering this subject: other information or other visualizations could have been chosen.

Regards sur l’Eurasie – L’année politique 2017

Le dernier numéro des Études du CERI (n°235-236 – février 2018), Regards sur l’Eurasie – L’année politique 2017, vient de paraître.

Dirigée par Anne de Tinguy, l’étude vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents de l’espace postsoviétique.

Cette étude est accompagnée d’une vingtaine de cartes et diagrammes, spécialement conçus et réalisés par l’Atelier de cartographie de Sciences Po. Les document sont aussi consultables sur notre cartothèque.

Photo : EvgenySHCH/Shutterstock

Communication sur les bases de données des migrations et leurs visualisations

La visualisation des migrations propose des défis stimulants et sans-cesse renouvelés. L’Atelier de cartographie y accorde d’ailleurs une place prééminente en se frottant régulièrement à l’exercice.

Le 3e congrès international OBSERVARE (Observatório de relações exteriores, de l’Université autonome de Lisbonne) s’est déroulé du 17 au 19 mai 2017 sur le site distingué de la Fundação Calouste Gulbenkian. L’événement avait pour thème Au delà des frontières : individus, espaces, idées. Il alternait des sessions plénières – on retiendra notamment l’intervention salutaire de Saskia Sassen, “The Rise of Extractive Logics: Who Owns the City?” – avec de nombreuses sessions thématiques.

Dans la veine de ses recherches en cours mêlant relations internationales, sociologie des quantifications et traductions (carto)graphiques, Benoît Martin a pu présenter quelques premières pistes sur le thème des migrations internationales . L’approche hybride consiste à comparer les bases des données existantes, à en présenter plusieurs mises en cartes, puis à identifier les principaux défis que les traitements soulèvent.

Documents et liens :
– Le diaporama de la communication (en portugais).
– Des informations sur le congrès :  en anglais ou en portugais.
– Le lieu, délicieux : la Fundação Calouste Gulbenkian (musée, bibliothèque, jardin, salle de spectacle, etc.).

Photo : entrée du musée (bâtiment de la collection classique)
Crédit : Benoît Martin