La possibilité d’une île… pour migrants

Le nouveau camp de réfugiés temporaires à Kara Tepe - Mavrovouni, créé après l’incendie du 9 septembre 2020 lorsque le camp de réfugiés de Moria sur l’île de Lesbos (Grèce).

Le nouveau camp de réfugiés temporaires à Kara Tepe - Mavrovouni, créé après l’incendie du 9 septembre 2020 lorsque le camp de réfugiés de Moria sur l’île de Lesbos (Grèce). NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO VIA AFP

Partout dans le monde, les demandeurs d’asile sont de plus en plus souvent relégués sur des îles comme on le faisait autrefois des bagnards et des lépreux. Qu’est-ce que ces prisons à ciel ouvert disent de notre regard sur les migrants ?

Un lieu le plus loin possible des regards et d’où il serait impossible de s’échapper. C’était déjà ce que les Anglais cherchaient pour se débarrasser de l’encombrant Napoléon. Ils l’avaient trouvé à Sainte-Hélène, îlot volcanique paumé au milieu de l’Atlantique sud à près de 2 000 km des côtes de la Namibie et plus de 3 000 km du Brésil.

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Deux cents ans plus tard, les voilà qui envisagent de nouveau d’avoir recours à cette improbable petite île devenue célèbre malgré elle. Cette fois, ce ne serait pas un empereur qu’on enverrait croupir sur ce bout de terre, mais des réfugiés. Oui, des réfugiés. Le ministère de l’Intérieur britannique étudie la possibilité d’installer un centre de rétention pour demandeurs d’asile sur l’un de ses territoires d’outre-mer, à Sainte-Hélène ou sur l’…

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