Tout savoir sur l'insertion professionnelle de nos diplômés

  • Vue du forum des entreprises à Sciences Po ©Claire-Lise HavetVue du forum des entreprises à Sciences Po ©Claire-Lise Havet

D’après notre dernière enquête d’insertion professionnelle portant sur la promotion 2015, nos diplômés s’insèrent toujours aussi aisément sur le marché du travail. 91% de ceux qui ont choisi d’entrer dans la vie active ont ainsi un emploi un an après leur diplôme. A 71%, ils travaillent dans le privé et, à 35%, hors de France. Découvrez tous les résultats de notre enquête !

L’enquête en 5 chiffres clés

 

  • 76% des diplômés ayant répondu à l’enquête ont décidé d’entrer dans la vie professionnelle (75% en 2015)
  • 91% sont en activité (88,8% en 2015, 85,5% en 2014, 86,7% en 2013)        
  • 88,4% ont trouvé leur premier emploi moins de six mois après la sortie de Sciences Po  (87% en 2015, 81% en 2014)
  • 71% travaillent dans le secteur privé (73% en 2015)
  • 35% travaillent hors de France (38% en 2015)

 

Des diplômés qui s’insèrent aisément sur le marché du travail...

Parmi les étudiants ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle, 91% sont en activité, un chiffre en augmentation constante depuis des années : ils étaient 88,8% en 2015 et 85,5% en 2014. 8,8% d’entre eux seulement sont à la recherche d’un emploi (11,2% en 2015). À noter que 53,6% des répondants se déclarant à la recherche d’emploi ont en fait déjà occupé un premier emploi depuis leur sortie de Sciences Po, ce qui porte le taux d’insertion effectif à 95,7% !

… et plus rapidement

Les délais d'accès à l'emploi se sont réduits : 88,4% des diplômés ont trouvé un emploi en moins de 6 mois (87% en 2015).

La part d’emplois stables en augmentation

74% des diplômés occupent un emploi stable, un chiffre en augmentation par rapport à l’année dernière, puisqu’ils n’étaient que 66 % en 2015. La part des contrats de droit public augmente. Celle des contrats à durée déterminée diminue.

Des salaires élevés

La rémunération brute annuelle moyenne atteint 36 560 €. Celle-ci est plus élevée que la moyenne de de 34 681€ mesurée par la Conférence des Grandes Écoles (CGE) en 2016 sur la promotion 2015.

À 71% dans le privé

71% des des diplômés en emploi travaillent dans le secteur privé (contre 73% en 2015) ; 8% dans une organisation internationale ou au sein des institutions européennes (contre 7,6% en 2015) et 21% dans le secteur public (18,4% en 2015).

Plus d’un tiers des emplois hors de France

35% des répondants déclarent travailler hors de France, soit un taux élevé en comparaison avec celui de l’enquête de la Conférence des Grandes Ecoles (16,6 % de l’ensemble).
 

L'édition 2016 de l'enquête d'insertion professionnelle des jeunes diplômés de Sciences Po, qui porte sur la situation des diplômés de la promotion 2015 un an après l'obtention de leur diplôme, a été réalisée sous la supervision scientifique d’Anne Boring (OFCE-PRESAGE) et de Roberto Galbiati (CNRS). Elle a permis de recueillir des informations de 1 447 diplômés sur 1944, soit un taux de réponse de 74 %.

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La préparation aux concours administratifs s'ouvre à tous les profils

Ce qui change pour la prochaine rentrée
  • ©ShutterStockStudio©ShutterStockStudio

À partir de la rentrée 2018, des étudiants au parcours académique excellent issus d’autres établissements pourront intégrer la préparation aux concours administratifs de Sciences Po (Prépa Concours). Préparation de référence, elle place en moyenne 140 étudiants dans la haute fonction publique française et européenne chaque année.

L’objectif de la réforme est de renforcer encore la diversité des talents et la complémentarité des parcours afin de développer des compétences variées et de répondre aux nouveaux défis auxquels sont confrontées les hautes fonctions publiques française et européenne. Cette ouverture est cohérente avec la récente réforme de la procédure française d’admission en master qui supprime l’épreuve écrite d’admissibilité pour accroître la diversité des candidats.

La réforme de la procédure d’admission en “Prépa Concours” s’accompagne d’une refonte du programme qui devient certifiant.

La campagne d’admission sera ouverte du 29 janvier au 31 mars 2018, selon des modalités identiques à la procédure française d’admission en master.

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"Tout le monde peut postuler à Sciences Po"

Découvrez nos masters
  • Cornelia Woll ©Christophe Meireis/Sciences PoCornelia Woll ©Christophe Meireis/Sciences Po

Pourquoi choisir un master à Sciences Po ? Quels sont les profils recherchés ? Réponses avec Cornelia Woll, directrice des études et de la scolarité.

Pourquoi choisir un master à Sciences Po ?

Les masters permettent d'acquérir savoir-faire et savoir-être tout en bénéficiant de l'excellence académique de Sciences Po. Ils sont hébergés par nos sept écoles de second cycle qui sont définies par des objets, et donc par des univers professionnels bien précis, comme le droit, le journalisme, le management, les affaires publiques ou les affaires urbaines. Par exemple, l’École des affaires internationales prépare aux carrières internationales. L’École doctorale accueille les profils qui veulent se former à la recherche ou par la recherche. L’École de journalisme est reconnue par la profession et place les étudiants lors de leurs études dans les conditions de travail d’une salle de rédaction. Lier les savoirs et les expériences pratiques pour développer une forme de pensée qui conduit à l'action est un socle commun à l’ensemble des écoles.

À quels types d’actions par exemple ?

À toutes les formes d’engagement, à travers des stages, des enquêtes ou travaux de recherche, des projets collectifs... Cela peut prendre la forme d’un travail de terrain qui évalue la quantité d’eau potable en Afrique, d'une campagne de communication pour promouvoir l’égalité femmes-hommes, ou encore de la réalisation d’une étude pour garantir le meilleur business model d’une start-up.

Comment s’articule l’équilibre entre les études et le projet professionnel ?

Le master correspond à ce moment où l’on sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas encore exactement par quel chemin. Sciences Po accompagne l’engagement dans un projet professionnel en donnant les clefs pour l’étoffer et lui donner tout son élan. Le contenu des études en master développe les capacités d’analyse et les capacités d’adaptation à des contextes très variés. Il permet aussi une grande ouverture à l’international : par la diversité des corps étudiant et enseignant qui viennent du monde entier, par la possibilité d’un séjour à l’étranger ou par des doubles diplômes... Résultat : 35% de nos diplômés trouvent leur premier emploi hors de France ! Nos étudiants apprennent à évoluer dans un monde complexe, à trouver des solutions à des problèmes précis et à s’inscrire dans un projet collectif. Et la confrontation avec des expériences pratiques et un socle théorique et universitaire solide favorise leur capacité d’innovation et leur créativité.

Quels conseils donnez-vous aux étudiants intéressés par nos masters ?

Je conseille de bien étudier les projets et contenus des écoles : nous proposons des masters en deux ans en formation initiale, mais aussi des masters en un an qui s’adressent à des jeunes professionnels souhaitant revenir sur les bancs de l’école pour se former davantage ou se réorienter. C’est un grand luxe de pouvoir étudier, de se renouveler et d'approfondir ses connaissances ! Le choix de la formation est essentiel. Toutefois, il faut aussi laisser la place à l’intuition et se laisser surprendre par les différentes opportunités. Étudier à L’École d’affaires publiques offre ainsi d’excellents débouchés dans le secteur privé. Certains masters de notre École du management et de l’innovation sont reconnus pour les métiers créatifs. Nous proposons la meilleure formation possible pour réussir dans un grand nombre de domaines. En témoigne le taux de placement des étudiants : près de 90% trouvent un premier emploi en moins de six mois, 40% sont recrutés avant même l’obtention de leur diplôme.

Quels sont les profils recherchés ?

Nous cherchons des étudiants qui ont fait preuve d’excellence dans leurs études initiales et qui se sont distingués par des initiatives personnelles et leur engagement, quelle que soit la nature de leurs parcours. Nous accordons une grande importance à l’adéquation entre le projet du candidat et la formation que nous proposons. On peut postuler à Sciences Po avec une formation en sciences sociales, mais aussi avec des études en humanités, lettres ou sciences “dures”. Afin d’encourager la diversité des profils, nous avons reformé nos procédures d’admissions à compter de cette année, en supprimant notamment l’épreuve écrite. Notre ambition est de pouvoir apporter la formation nécessaire pour les métiers auxquels nous préparons sans nécessiter un premier cycle dans ce même domaine. Le projet de notre École de droit, par exemple, est de former de juristes de très haut niveau, sans prérequis en droit lors de l’admission, à l’instar des écoles de droit outre-Atlantique. Notre École urbaine propose une formation pluridisciplinaire en affaires urbaines, qui s'adresse autant à des candidats avec une formation en sciences sociales qu’aux ingénieurs qui souhaitent travailler dans les domaines de gouvernance des villes ou de l’organisation des espaces.

Quelle est la politique sociale de Sciences Po concernant les frais d’inscription ?

La diversité des parcours et profils est d’une très grande importance pour nos formations et cela se traduit aussi par une ouverture sociale. Notre système de droits de scolarité se fonde sur les revenus des familles et est fortement dégressif. Ainsi, un tiers des étudiants à Sciences Po ne paie pas de droits. Au total, 37% perçoivent une aide de la part de l’établissement. En somme, avec un parcours excellent et un projet mûri, tout le monde peut postuler à Sciences Po !

Cet interview a été initialement publié le 18 novembre 2016.

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"J'aimerais contribuer à réformer le système de santé de mon pays"

Lire l'interview d'Ashale Chi
  • Ashale Chi ©Didier PazeryAshale Chi ©Didier Pazery

Elle veut faire évoluer le système de santé de son pays, le Cameroun, et elle va étudier pendant trois années à Sciences Po. Ashale Chi fait partie de la première promotion des boursiers Sciences Po - MasterCard Foundation, un programme qui permet d’accompagner et de former les futurs leaders du continent africain. Interview.

À quel moment avez-vous décidé d’aller faire vos études supérieures à l’étranger ?

J’ai fait ma seconde dans un lycée au Cameroun dans une filière scientifique. J’avais envie de faire une université à l’international, mais cela me semblait très difficile d’accès depuis ce lycéacute;e, alors j’ai pensé à la Enko International School à Douala qui m’a semblée être une bonne préparation. J’ai donc rejoint Enko en première, et j’y ai passé un International Baccalaureate. Les enseignements y étaient assez généralistes et variés, cela m’a vraiment ouvert l’esprit et je me suis mise à envisager davantage de possibilités pour mes études supérieures. J’avais envie de continuer dans un parcours généraliste c’est pour cela que le bachelor de Sciences Po m’a beaucoup attirée.

Vous avez commencé les cours début septembre sur le campus de Reims. Quelles sont vos premières impressions ?

Ces premiers mois ont été assez mouvementés. J’ai des cours en français et en anglais, et je prends des cours de français en plus. Cela me plaît, car j’améliore vraiment mon niveau dans cette langue mais, en même temps, c’est difficile car je dois réapprendre en français toutes les notions que je maîtrisais déjà en anglais ! D’une manière générale, les études ici demandent de la rigueur, un peu comme le International Baccalaureate. J’ai une dissertation chaque semaine, des fiches à lire dans quasi toutes les matières, et les profs nous donnent aussi des bibliographies pour approfondir les sujets… La bonne nouvelle, c’est que je serai bilingue en sortant de Sciences Po alors, dans l’ensemble, je m’adapte ! En plus, les ressources mises à la disposition des étudiants sont formidables, et il y a beaucoup d’entraide sur le campus, les étudiants sont très solidaires.

Vous êtes volontaire aux “Cordées de la Réussite”, un dispositif visant à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur de jeunes quel que que soit leur milieu socio-culturel. Qu’est-ce qui vous plaît dans cette association ?

J’aime le volontariat, j’aime aider les autres. C’est naturel chez moi et cela ne me demande pas d’efforts. Je dirais même que cela me fait du bien ! La relation avec les collégiens des “Cordées de la Réussite” est très amicale, c’est une vraie relation de confiance. Par exemple, on va au cinéma avec eux, puis lors de nos rencontres du lundi, on échange sur le film à travers des ateliers créatifs, on les incite à parler du film à travers leur création. Je me nourris vraiment de cette relation.

Au Cameroun, vous étiez bénévole à la Croix-Rouge et vous voulez rejoindre la Croix-Rouge à Reims. L’engagement est quelque chose d’important pour vous ?

Il y a quatre ans, il y a eu une épidémie au Cameroun et mon père est tombé malade. Cela a été très compliqué de lui trouver un traitement et j’ai réalisé à quel point le système de santé au Cameroun est obsolète. Il y a beaucoup à faire pour que, en cas d’épidémie par exemple, la population soit informée, soignée et rassurée. C’est ainsi que mon intérêt pour la santé s’est développé. J’ai vraiment envie de m’investir pour participer au développement du système de santé camerounais, et c’est le sens que je pense donner à mon parcours professionnel après mes études.

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"C'est maintenant que tout commence"

La rentrée du Collège universitaire en vidéo
  • Rentrée 2017 ©Sciences PoRentrée 2017 ©Sciences Po

Reims, Dijon, Menton… L’un après l’autre, les 7 campus de Sciences Po ont effectué leur rentrée. Près de 1650 étudiants rejoignent ainsi la communauté des “Sciences Po” pour suivre les trois années passionnantes du premier cycle du Collège universitaire. D’où viennent-ils ? Quels sont leurs envies et leurs projets ? La parole à nos étudiants.

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"Un regard critique sur l'entreprise"

Le prix littéraire des étudiants du master RH
  • Façade d'immeuble de bureaux ©Alice-photo/ShutterstockFaçade d'immeuble de bureaux ©Alice-photo/Shutterstock

Le Prix du Livre RH créé par Syntec recrutement en partenariat avec Le Monde et Sciences Po a récompensé le 3 octobre dernier l’ouvrage de Dominique Lhuillier et Anne-Marie Waser Que font les 10 millions de malades ? Vivre et travailler avec une maladie chronique qui dénonce l’exclusion des malades chroniques de l’entreprise. Entretien à cette occasion avec Henri Bergeron, directeur du master Organisations et Management des Ressources Humaines au sein de l’École du management et de l’innovation de Sciences Po et président du jury du Prix du livre RH.

Pourquoi les étudiants du master Organisations et Management des Ressources Humaines participent-ils à ce prix ?

Le Prix du Livre RH a la particularité de ne pas être un prix délivré par des professionnels ou des éditeurs. C’est un prix qui consacre un rôle fondamental des étudiants. Ils lisent 80 ouvrages au cours de l’année et en retiennent quatre ou cinq qu’ils présentent aux membres du jury du prix composé de partenaires et de DRH. Leur choix ne reflète pas forcément les préoccupations et les intérêts des professionnels confirmés. C’est tout l’intérêt. La sélection est à l’image des passions et des intérêts intellectuels de ces futurs jeunes professionnels.

Quels sont les intérêts de ces jeunes professionnels ?

Sur l’ensemble des livres qui paraissent sur le management, les RH, le travail et le salariat ou encore les nouvelles formes d’rsquo;organisation, beaucoup d’ouvrages sont des guides de bonnes pratiques ou des manuels. Nos étudiants retiennent plus volontiers des ouvrages de réflexion inspirés des sciences sociales qui portent un regard distancié sur l’entreprise et l’entreprise en société. Cela crée, parfois, de la stupéfaction de la part des membres du jury du prix qui sont des DRH confirmés. Mais cela vient aussi nourrir leur réflexion.

Quel est l’objectif pédagogique attendu ?

L’objectif pédagogique est de faire lire intelligemment les étudiants. Ils doivent développer une argumentation pour défendre un ouvrage en quelques minutes devant le comité, puis le jury du prix. Cela les amène à prendre de la distance par rapport à l’ensemble des enseignements professionnalisant délivrés au sein de l’École du management et de l’innovation. Nous cherchons à entretenir une tension entre cours en sciences humaines et sociales et expérience et cours professionnalisants. Cette tension leur permet de maîtriser les codes et savoirs de l’entreprise tout en entretenant en même temps un regard critique.

Le choix final du jury, "Que font les 10 millions de malades ? Vivre et travailler avec une maladie chronique” de Dominique Lhuillier et Anne-Marie Waser est-il en rapport avec les sujets traités au sein de l’École du management et de l’innovation ? Vous surprend-t-il ?

Même s’il n’existe pas vraiment d’enseignements sur la santé en entreprise, cette problématique est au coeur de la mission de l’école. L’entreprise est un lieu d’intégration sociale, poreuse aux évolutions sociétales. Pour nous, c’est important que les étudiants comprennent que l’entreprise a aussi pour mission de contribuer au bien commun : la santé, le refus du stigmate....L’ouvrage a passionné les étudiants car il contribue à mettre en visibilité un problème invisible dans l’espace public et guère traité comme il devrait l’être dans une entreprise. Ce choix d’ouvrage est étonnant car l’actualité RH est plutôt dominée par les questions de la digitalisation, de la transformation du travail, du salariat ou encore du revenu universel.

À lire

Dominique Lhuillier, Anne-Marie Waser, Que font les 10 millions de malades ? Vivre et travailler avec une maladie chronique, Éd. Eres

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Du tatami aux amphis

Lola Benarroche remporte la médaille d'or aux Universidades
  • Lola Benarroche ©Christian Beaussier / Sciences PoLola Benarroche ©Christian Beaussier / Sciences Po

Sport de haut niveau et Sciences Po, impossible duo ? Pas pour Lola Benarroche, étudiante en Master Marketing et médaillée d’or de judo aux Universiades 2017. Entrée à Sciences Po via le programme de formation des sportifs de haut niveau, Lola Benarroche mène de front championnats et préparation de sa reconversion professionnelle dans le marketing, au sein de l’École du management et de l’innovation de Sciences Po. Découvrez le parcours de combattante de cette étudiante et judoka de 26 ans qui passe ses matinées sur le tatami et ses après-midis dans les amphis.

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Vers une carrière européenne

Un bachelor entre Nancy et Berlin
  • Lucinia Güttel is the first recipient of the Stephen M. Kellen scholarshipLucinia Güttel is the first recipient of the Stephen M. Kellen scholarship

Ils viennent de France ou d’ailleurs. Ils sont fraîchement diplômés du bac ou de son équivalent à l’étranger. Ils souhaitent travailler dans la fonction publique, dans le marketing, dans le journalisme ou encore dans l’humanitaire. Ils ont choisi d’étudier à Sciences Po. C’est la rentrée et nous vous faisons découvrir nos “premières années”.  Cette semaine, place à Licinia Güttel, étudiante allemande francophile, passionnée par le projet européen. Lauréate de la bourse Stephen M. Kellen, elle va étudier deux années sur le campus de Nancy et deux années à la Freie Universität à Berlin. Son ambition ? Travailler au sein des institutions européennes.

#FirstYearsScPo : ils ont choisi Sciences Po

"Sciences Po valorise l'engagement"

Léa Moukanas, étudiante en 1ère année
  • Léa Moukanas ©Félicia Sisco/AïdaLéa Moukanas ©Félicia Sisco/Aïda

Ils viennent de France ou d’ailleurs. Ils sont fraîchement diplômés du bac ou de son équivalent à l’étranger. Ils souhaitent travailler dans la fonction publique, dans le marketing, dans le journalisme ou encore dans l’humanitaire. Ils ont choisi d’étudier à Sciences Po. C’est la rentrée et nous vous faisons découvrir nos “premières années”.  Cette semaine, place à Léa Moukanas, étudiante sur le campus de Paris, qui se passionne pour…  les questions de santé.

Léa Moukanas, vous venez d’entrer en 1ère année, pourquoi avoir choisi Sciences Po ?

J’ai choisi Sciences Po pour la diversité des matières enseignées ; je ne voulais pas me spécialiser tout de suite, j’avais envie d’apprendre, de me cultiver dans différentes matières. Mais j’avais aussi postulé à la London School of Economics. Quand j’ai su que j’étais acceptée à la LSE et à Sciences Po, j’ai finalement fini par me poser la question : ai-je envie de partir à l’étranger ? La réponse était non, pas pour le moment ! J’ai des engagements en France qu’il aurait été compliqué de maintenir à distance.

Quels sont ces engagements qui vous poussent à rester en France ?

Je suis présidente d’une association. Il y a deux ans et demi, ma grand-mère est décédée d’une leucémie foudroyante et j’ai créé une association de lutte contre le cancer qui porte son prénom : Aïda. Son but est triple : soutenir les enfants et les adolescents atteints de cancer, ainsi que leurs familles, avec des interventions à domicile et en hôpitaux, financer la recherche sur le cancer des enfants et, enfin, sensibiliser les jeunes à la maladie. Nous suivons actuellement 200 enfants. C’est pour cette raison que j’ai préféré rester en France. Je pense que, quand on prend des responsabilités, il faut les tenir jusqu’au bout. Il y a la vie d’enfants en jeu : on leur doit d’être fidèle dans l’accompagnement.

Vous avez créé votre propre association à 15 ans ?

Oui, j’ai d’abord fédéré mes camarades de classe, puis de promo, autour de cette action. Quand on allait voir les hôpitaux, au début, cela a parfois été difficile, on a quelquefois entendu qu’on était un peu jeunes ! Mais aujourd’hui, nous sommes près de 300 bénévoles présents dans 30 lycées en France. L’une des spécificités de cette association, c’est de valoriser l’engagement des jeunes et leur prise de responsabilité. En deux ans, Aïda a levé plus de 200 000 euros. Et mon petit frère, qui est responsable du pôle sports, est responsable d'1/3 de ce chiffre d'affaire. Et il n’a que 15 ans. Mais nous ne refusons pas la présence des adultes pour autant ! Notre comptable est ainsi mon ancienne professeure de mathématiques au lycée.

Que va apporter Sciences Po à cet engagement dans la lutte contre le cancer ?

Sciences Po peut être un bon moyen de continuer à faire ce que je fais mais en professionnalisant le tout. Il y a notamment ce cours d’humanités scientifiques de Daniel Benamouzig que je rêve de suivre ! C’est sur l’histoire de la santé publique, de la médecine… Tout ce qui concerne l’économie de la santé m’intéresse beaucoup. Je constate qu’on peut toujours faire mieux dans l’accompagnement : guérir plus de personnes et les guérir mieux, avec un quotidien amélioré pendant les soins et avec moins de séquelles après.

Et ensuite ?

Après le Bachelor, je compte m’orienter vers le master d’Affaires publiques de Sciences Po. Mais je garde en tête une phrase entendue les premiers jours de la rentrée : on nous a conseillé de “ne pas savoir ce qu’on veut faire”. J’ai trouvé cela étrange, mais en à peine trois semaines depuis la rentrée, je vois que déjà que j’ai beaucoup évolué dans ma réflexion. Quand j’ai débuté les cours, ma finalité était l’association et, à présent, je me dis que je pourrais avoir un autre métier tout en gérant l’association. Et pourquoi pas poursuivre avec un doctorat ?

#FirstYearsScPo : ils ont choisi Sciences Po

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« Je veux défendre la dignité humaine et la liberté »

Malak Gadalla, étudiante en 1ère année
  • Malak Gadalla ©Clb/Sciences PoMalak Gadalla ©Clb/Sciences Po

Ils viennent de France ou d’ailleurs. Ils sont fraîchement diplômés du bac ou de son équivalent à l’étranger. Ils souhaitent travailler dans la fonction publique, dans le marketing, dans le journalisme ou encore dans l’humanitaire. Ils ont choisi d’étudier à Sciences Po. C’est la rentrée et nous vous faisons découvrir nos “premières années”. Cette semaine, place à Malak Gadalla, étudiante égyptienne qui s’enthousiasme pour l’étude du Moyen-Orient sur notre campus de Menton.

Pour quelle raison avez-vous choisi d’étudier à Sciences Po et plus particulièrement son campus à Menton ?

Je m’intéresse beaucoup aux sciences sociales, surtout à l’histoire et à l’économie, et je trouve que Sciences Po offre une excellente opportunité d’étudier en profondeur les sciences sociales et de développer à la fois compétences analytiques et pensée critique. Quant au choix de Menton, je suis égyptienne, et j’ai passé toute mon enfance au Moyen-Orient. J’avais 12 ans lorsque le Printemps arabe a éclaté en 2011. Il y a eu depuis des changements dramatiques dans cette région, que ce ce soit en Syrie, en Irak ou en Libye. Même en Égypte, nos vies ont changé, de plus en plus de personnes vivent dans des situations difficiles et avec une liberté restreinte. Du fait de l’actuel ralentissement de l’économie, certains dénoncent même ces révolutions, mais je continue à espérer qu’un jour nous verrons une issue positive. D’où mon intérêt pour ce cursus à Sciences Po, sur un campus spécialisé sur le Moyen-Orient et la Méditerranée, qui me permettra de m’investir dans la région.

Comment envisagez-vous votre année sur le campus ?

J’ai hâte de découvrir une nouvelle discipline, le droit, et en particulier le droit international public. J’ai aussi envie d’étudier une nouvelle langue, le persan, que j’ai choisie comme langue de spécialisation, parce que je trouve que l’Iran joue un rôle de plus en plus important dans la région, notamment dans sa relation avec l’Arabie Saoudite qui se caractérise par un antagonisme très fort. Il me paraît nécessaire de comprendre ce rapport de force d’un point de vue différent. La vie &eeacute;tudiante sur le campus est également très dynamique et riche ! Je suis intéressée par Amnesty International, qui est très impliquée dans la défense des droits de l’homme. Il y a également une nouvelle association sur le campus : le club de cuisine. J’aimerais bien  être membre de l’association pour faire découvrir la cuisine égyptienne qui est très particulière. Et ce serait une bonne manière d’explorer les cuisines d’autres pays. J’aimerais aussi intégrer le Bureau des Arts : je suis fascinée par la calligraphie arabe et le crochet. On pourrait créer des ateliers pour ces activités !

Quel métier souhaiteriez-vous exercer plus tard ?

Je souhaiterais préparer un master en droit international pour embrasser une carrière diplomatique ou travailler dans les organisations internationales comme l’ONU. J’aimerais aussi défendre les droits des femmes, protéger les minorités ethniques et religieuses au Moyen-Orient, dans le souci de la dignité humaine et de la liberté, valeurs auxquelles je suis fortement attachée.

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#FirstYears : les nouveaux étudiants de Sciences Po

Sciences Po est un voyage fort en émotions”, Jasdeep Singh Hundal, étudiant sur le campus de Reims

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« Journalistes : préservez l'écrit »

La rentrée de l'École de journalisme
  • Mike Pride ©Sciences PoMike Pride ©Sciences Po

À l’occasion de sa rentrée, l’École de journalisme de Sciences Po a invité Mike Pride, ancien administrateur des prix Pulitzer, à s’exprimer lors d’une conférence exceptionnelle. Cet ancien journaliste et expert des médias, qui a vu muter le monde de l’information avec l’arrivée du digital, a tracé les pistes d’avenir du secteur devant les journalistes en herbe de Sciences Po.

“La crise de l’économie des médias n’est pas encore terminée”

Le journalisme est actuellement confronté à une véritable révolution qui aboutira probablement à la fin des journaux “papiers” tels que nous les connaissons. C’est avec cette idée choc que Mike Pride ouvre sa leçon aux étudiants de l’École de journalisme. Certes, reconnaît-il, internet a en partie compensé le déclin des médias imprimés mais les sites web ne sont actuellement pas viables financièrement. La crise existentielle de l’économie des médias n’est pas encore terminée. Ceux-ci doivent en effet encore trouver la réponse à cette question : comment faire accepter aux lecteurs que cela vaut la peine de payer pour de l’information ?

Coupler les valeurs et recettes éprouvées du passé avec les nouvelles technologies du présent et du futur” est une piste, explique Mike Pride. Une telle association représente une opportunité mais aussi un challenge pour les journalistes du XXIe siècle. D’une part, explique Mike Pride, les reporters doivent maintenir un journalisme de grande qualité. Cela suppose par exemple de préserver l’écriture qui “est le meilleur moyen de d’exprimer des faits et des nuances sur ce qui s’est passé”. D’autre part, les journalistes doivent trouver de nouvelles manières de raconter des histoires et d’expérimenter en ligne.

“Permettre au public d’être un acteur de la démocratie”

Les outils modernes permettent d’expérimenter de nouveaux moyens d’assembler les faits et d’explorer les controverses, avec des présentations très variées : vidéo, audio, texte, image mais aussi podcast, réseau social, blog, datavisualisation… Les télévisions et radios utilisent aujourd’hui aussi bien le texte que la data tandis que les journaux utilisent des enregistrements live sur leurs sites. Les magazines mensuels publient également des éditions quotidiennes sur leurs sites web et plus seulement de manière mensuelle comme beaucoup avaient l’habitude de faire. Tout comme les journaux quotidiens, leurs contenus digitaux incluent des chroniques culturelles, des commentaires politiques, des récits d’événements et des dessins. Mike Pride décrit ce phénomène comme un mouvement de “convergence”.

Un des traits marquants de cette convergence est la collaboration qui se met en place au sein des médias. “Il n’y a plus de pure compétition, souligne Mike Pride. Chaque année, des partenariats de plus en plus vastes et complexes se mettent en place.” L’ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) en est un bon exemple : ce réseau de 300 journalistes, sur 6 continents, qui a travaillé sur les Panama Papers a reçu en 2017 le prix Pulitzer du “Reportage explicatif”.

Mike Pride met cependant en garde : même si le paysage des médias est en train de changer et que les médias tendent à se globaliser, les journalistes ne doivent pas oublier les bases du métier. L’objectif du journalisme reste le même : “Trouver l’information et la raconter afin de permettre au public d’être informé et d’être un acteur de la démocratie.”

Article rédigé par Tanguy Garrel-Jaffrelot, étudiant en journalisme à Sciences Po

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"Sciences Po est un voyage fort en émotions"

Jasdeep Singh Hundal, étudiant en 1ère année
  • Jasdeep Singh Hundal, Inde, 2015 ©Sciences PoJasdeep Singh Hundal, Inde, 2015 ©Sciences Po

Ils viennent de France ou d’ailleurs. Ils sont fraîchement diplômés du bac ou de son équivalent à l’étranger. Ils souhaitent travailler dans la fonction publique, dans le marketing, dans le journalisme ou encore dans l’humanitaire. Ils ont choisi d’étudier à Sciences Po. C’est la rentrée et nous vous faisons découvrir nos “premières années”.  Cette semaine, place à Jasdeep Singh Hundal, 19 ans, venu du Singapour pour étudier sur le campus de Reims en double diplôme avec Berkeley.

Qu’est-ce qui vous a poussé à candidater au double bachelor de Sciences Po en partenariat avec la University of California - Berkeley qui va vous amener à passer deux années en France et deux années en Californie ?

Je ne parle pas francais” était la seule phrase que je connaissais en français lorsque j’ai rempli mon formulaire de candidature pour ce double diplôme ! C’était une première étape pour sortir de ma zone de confort. J’ai toujours aimé l’aventure, qu’il s’agisse de glisser sur le fil d’une tyrolienne ou de découvrir des villes inconnues. Me lancer dans un environnement qui ne m’est pas familier et ne pas en parler la langue, s'est avéré le meilleur choix pour moi ! Ce double diplôme est en quelque sorte une aventure : explorer deux mondes différents, interconnectés, mais néanmoins distincts avec chacun ses propres particularités. Pour être honnête, j’ai toujours été mal à l’aise avec la notion d’un “Occident” monolithique. Les voies différentes prises par les élections en France et aux États-Unis ont mis en avant deux identités distinctes. Je suis aussi impatient de déceler les points communs entre ces deux pays que de découvrir toutes les nuances qui les différencient. Et de quelle meilleure façon pourrais-je le faire qu'avec une bande de camarades de cours enthousiastes venant du monde entier ? Vivre et apprendre aux côtés de ces personnes avec autant de perspectives variées permettra d’éviter le danger de la pensée unique. La manière dont Sciences Po met l’accent sur la diversité des points de vue avec son programme interdisciplinaire et sa communauté fortement multiculturelle est parfait pour cela.

Quelles sont les perspectives qui vous enthousiasment le plus dans les prochains mois ?

Cela compte beaucoup pour moi d’avoir le plaisir de me lier avec une personne à travers sa langue maternelle. Je viens de la très multiculturelle Singapour, j'ai grandi dans la diversité, avec l'habitude de parler plusieurs langues. La “personnalité” de chaque langue est une jolie manière de transcender les barrières et de se connecter avec des personnes très différentes. Le remarquable programme de langues de Sciences Po va me permettre de me doter des atouts nécessaires pour maîtriser le français. Les Français sont un cas exemplaire de peuple fier de la richesse de son héritage et de sa culture. J'ai hâte d'étudier cette langue, y compris les "oufs", les "boufs" et les gestes et mimiques qui vont avec ! Je vais également m'engager dans des associations à Sciences Po qui s'occupent de faire apprendre le Français à des réfugiés, dont j'écouterai les histoires avec attention. Je suis enthousiasmé par la multitude de portes qui vont s'ouvrir à moi grâce à l'apprentissage de la langue.

Quel métier souhaiteriez-vous exercer plus tard ?

Dans le fond, l’esprit d’une nation repose sur les gens. Ce qui a beaucoup à voir avec mon désir d’effectuer une carrière dans la fonction publique singapourienne. Sciences Po va m’apprendre à avoir la sensibilité pour comprendre les contextes, à me méfier des généralisations, tout en appréciant les liens complexes et les différences entre pays. Au-delà de cela, l’opportunité de développer l’empathie et la curiosité pour les autres va me donner des ailes pour me mettre au service des gens de mon pays d’origine. Le coeur du service aux autres est lié à la capacité à construire des liens interpersonnels et à comprendre le lexique et le registre de langage des personnes au service desquelles vous vous mettez. Interagir avec diverses personnes grâce à Sciences Po va sans aucun doute nourrir cela. Je suis ravi d’atterrir à Sciences Po, un voyage fort en émotion comme aucun autre ! Et j’attends avec impatience le moment où je serai assez sûr de moi pour dire : “Je peux parler Français”.

En savoir plus sur Sciences Po

#FirstYears : les nouveaux étudiants de Sciences Po

À suivre : Malak Gadalla, étudiante à Menton

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Parents : 7 raisons d'envoyer votre enfant à Sciences Po

  • Étudiants dans l'amphithéâtre Boutmy ©Martin ArgyrogloÉtudiants dans l'amphithéâtre Boutmy ©Martin Argyroglo

Vous vous remettez à peine de son entrée en CP. Autant dire que la perspective que votre petit(e) passe le Bac l'année prochaine vous paraît surréaliste. Quant à savoir s'il faut ou pas lui conseiller d'aller à Sciences Po, voilà qui relève de la science-fiction. Nous ne pouvons pas grand-chose pour vous aider à passer le cap. Nous sommes sûrs en revanche que Sciences Po va aider votre enfant à se construire un parcours qui lui ressemble. Voici pourquoi.

1. Pas besoin de choisir une spécialisation dès la sortie de la Terminale

Vous n’en êtes pas peu fiers : votre enfant est un bon élève. Et il a le bon goût d’aimer et d’exceller dans plusieurs matières à la fois. Revers de la médaille : l’idée de se spécialiser dès l’an prochain ne l’enchante guère. À Sciences Po, il va se former dans plusieurs disciplines auprès des meilleurs enseignants. Avec, pendant les deux premières années du Collège Universitaire (1er cycle), des enseignements fondamentaux en histoire, droit, économie, sociologie, science politique. Ainsi que quelques séminaires d’approfondissement et cours interdisciplinaires dès la 2ème année. Sans oublier les langues vivantes pour votre petit polyglotte (au moins deux). Si vous sentez qu’il faut à votre généraliste - ou à votre indécis - un éventail encore plus étendu, jetez un œil aux programmes de double-cursus avec nos universités parisiennes partenaires.

2. Les maths - et les arts -  sont aussi au programme

Les chiffres font partie des rares fréquentations que vous encouragez chez votre adolescent(e) ? Rassurez-vous, les “humanités scientifiques” - comme littéraires - font partie du programme obligatoire en 1er cycle : en clair, les étudiants doivent choisir un cours d’algèbre, de statistiques ou de calcul matriciel (par exemple). C’est peut-être moins votre inquiétude, mais celui ou celle qui vous a régalé de ses talents en musique, théâtre, danse ou pâte à sel depuis son plus jeune âge pourra développer ses affinités (et son ouverture d’esprit) grâce aux ateliers artistiques. Une offre de cours de haut niveau, qu’on ne trouve qu’à Sciences Po. Ajoutez à tout cela plus de 200 associations pour déployer son envie de changer le monde, et voilà des dîners en famille sérieusement animés pour les années à venir.

3. Sciences Po, la plus internationale des universités européennes

Vous avez deux ans pour vous y préparer psychologiquement (et vous perfectionner sur Skype et Whatsapp) : 100% de nos étudiants passent leur troisième année d’études à l’étranger. La majeure partie d’entre eux choisit d’aller étudier dans l’une de nos 470 universités partenaires, mais il est aussi possible d’effectuer un stage. De quoi les faire grandir et mûrir, mais aussi les préparer à un monde du travail où la faculté d’adaptation et l’ouverture à d’autres cultures sont des cartes majeures. Des qualités que nos étudiants développent en réalité tout au long des 3 ou 5 ans qu’ils passeront à Sciences Po, en côtoyant le monde entier tous les jours : 47% de nos étudiants sont internationaux, 25 langues sont enseignées, plus d'une quarantaine de programmes de double diplôme internationaux sont proposés. Au final, près de 40% des diplômés font le choix d’un premier poste à l’étranger (mais vous pourrez y penser plus tard).

4. Réussir Sciences Po, c’est éviter le stress de deux ans de prépa

Les bons élèves comme celui ou celle que vous avez à la maison hésitent parfois entre une classe préparatoire et Sciences Po. La différence est simple : Sciences Po recrute ses étudiants juste après le Bac, parie sur leur potentiel, et les accompagne jusqu’au bachelor (3 ans) ou au master (5 ans). Une fois passé l’examen d’entrée, nos étudiants peuvent se consacrer pleinement à construire le parcours qui leur ressemble. Contrairement à une prépa où les deux premières années d’études sont dédiées à la préparation d’un concours. Accessoirement, il s’agit aussi de deux années de stress en moins pour eux (et pour vous). À condition de réussir l’examen d’entrée. Et pour ça il est bon de se rappeler qu’avoir effectué un bon parcours au lycée et avoir bien révisé son Bac représentent déjà une bonne partie du chemin. Respirez.

5. Des frais de scolarité adaptés à vos revenus, et une politique d’aide sociale

On ne vous demandera votre feuille d’impôt que pour une bonne raison : à Sciences Po les frais de scolarité s’adaptent précisément à vos revenus. Ils s’échelonnent en douze tarifs allant de 0 € à 10 250 € par an pour le Collège Universitaire, et de 0 € à 14 100 € pour le master (pour l'année 2017-2018). Donc a priori pas de quoi mettre votre budget familial en banqueroute, puisque chacun contribue selon sa situation. Par ailleurs, si votre futur étudiant est boursier du CROUS, Sciences Po lui accorde une aide supplémentaire qui double quasiment sa bourse. Un système unique en son genre dans l’enseignement supérieur sélectif, qui permet à Sciences Po d’accueillir près de 30% de boursiers. Et qui permettra à votre étudiant(e) de passer tout son temps libre à la bibliothèque (bien sûr) plutôt que de devoir travailler pour financer ses études.

6. Des campus à taille humaine où on est à l’écoute des étudiants

Sur nos sept campus, nous faisons tout pour que votre nouvel étudiant se sente en confiance et fasse de Sciences Po sa seconde maison (on a dit seconde). Aux côtés des cours magistraux, il/elle approfondira ses nouvelles connaissances dans les cours en petits groupes qui s’appellent à Sciences Po des “conférences de méthode”. La présence en classe et la scolarité sont contrôlés. Les étudiants peuvent bénéficier d’un accompagnement par des tuteurs (élèves de master ou anciens étudiants), et nos équipes enseignantes et administratives se tiennent constamment à l’écoute, qu’il s’agisse d’une question de méthodologie ou de difficultés personnelles (voir notamment nos services d’accompagnement en santé, handicap, et prévention du harcèlement sexuel). Nos campus, et notamment en région, forment des communautés à taille humaine, où règne une solidarité sans faille entre les étudiants et où se tissent des liens pour la vie. Oui, comme ceux qu’ils ont avec vous. Mais différents.

7. Un diplôme qui lui servira à trouver le job de ses rêves

Une fois revenu transformé - en mieux - de sa troisième année à l’étranger, votre futur étudiant, muni de son diplôme du Collège universitaire (le 1er cycle en trois ans), pourra faire valoir ce bachelor pour intégrer d’autres établissements, ou poursuivre sa scolarité en master à Sciences Po. Dans ce cas, il aura la possibilité de choisir la voie qui lui ressemble parmi la trentaine de spécialisations que Sciences Po propose. Il rejoindra une de nos huit Écoles professionnelles pour se spécialiser dans le domaine qui le passionne. Et devenir deux ans plus tard un diplômé de Sciences Po : cultivé, ouvert d’esprit, doté d’une faculté d’adaptation à nulle autre pareille, et pour cela très demandé sur le marché du travail, dans une variété de secteurs et de postes elle aussi exceptionnelle. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 87 % des diplômés de Sciences Po ont trouvé un emploi en moins de 6 mois en 2015. En plus d’entrer rapidement sur le marché du travail, nos jeunes diplômés occupent des postes très bien payés : la rémunération brute annuelle moyenne atteint 37 266 €.

De quoi être fiers et sereins quand vous accompagnerez votre enfant à sa cérémonie de remise de diplôme...

Pour aller plus loin

Voir l'émission de Campus Channel consacrée au Collège universitaire
Visitez le site des admissions

Les moments forts de la rentrée 2017

  • Étudiants du campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Alors que de nombreux d’étudiants profitent encore de leurs derniers jours de vacances, les élèves de Sciences Po feront leur rentrée dès la fin du mois d’août, calendrier de la scolarité oblige ! Premiers pas pour certains, retrouvailles pour d’autres, ce moment est un temps fort marqué par les différentes rentrées solennelles : celles de chaque campus du Collège universitaire (1er cycle) et celles de nos 7 écoles de second cycle. Retrouvez le programme complet, et suivez l'actualité de nos rentrées sur Twitter via le hashtag #RentréeScpo.

Chaque rentrée est un moment solennel qui permet de célébrer les valeurs et l’ambition du projet éducatif de Sciences Po, grâce à la leçon inaugurale prononcée par l’invité d’honneur. C’est aussi bien souvent la première rencontre entre les nouveaux arrivants et le directeur, Frédéric Mion, ainsi que les équipes pédagogiques qui vont les suivre tout au long de l’année. Retrouvez ci-dessous toutes les dates des rentrées solennelles pour les campus du Collège universitaire, notre 1er cycle en trois ans, et pour nos sept écoles professionnelles (niveau master). 

Collège universitaire (1er cycle)

  • Mardi 29 août : rentrée du campus de Reims
  • Mercredi 30 et jeudi 31 août : rentrées du campus de Paris, avec Pascal Brice (31 août), directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA)
  • Jeudi 31 août : rentrée du campus du Havre qui fête ses 10 ans
  • Vendredi 1er septembre : rentrée du campus de Nancy
  • Vendredi 8 septembre : rentrée du campus de Menton, avec Stéphane Lacroix, professeur associé
  • Lundi 11 septembre : rentrée du campus de Poitiers, avec Edgar Morin, sociologue et philosophe
  • Vendredi 29 septembre : rentrée du campus de Dijon

Découvrez le nouveau site web du Collège universitaire 

Écoles (2nd cycle)

  • Mercredi 30 août : rentrée de l’École du management et de l’innovation, sur le thème “Rethinking prosperity”, avec une leçon inaugurale de Bernard Stiegler, philosophe, suivie d’une table ronde avec Jérôme Guillet (Green Giraffe), Mathilde Aglietta (Simplon/Ashoka), David Menascé (Azeo), Constance Guisset.
  • Mercredi 30 août : rentrée de l'École doctorale, avec Pierre François, doyen de l'École doctorale.
  • Vendredi 1er septembre : rentrée de l’École d’affaires publiques, avec Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine
  • Vendredi 1er septembre : rentrée de l’École de journalisme, avec Mike Pride, administrateur des Prix Pulitzer
  • Vendredi 1er septembre : rentrée de l’École urbaine, avec Joan Clos, directeur exécutif de l’ONU-Habitat 
  • Mercredi 6 septembre : rentrée de l’École des affaires internationales (PSIA), avec Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Collège Universitaire : ce qu'il faut savoir sur le bachelor

Le 1er cycle rénové fait sa rentrée
  • Étudiants sur le campus de Dijon ©Martin ArgyrogloÉtudiants sur le campus de Dijon ©Martin Argyroglo

Réaffirmer un engagement humaniste et scientifique : telle est l’ambition qui a conduit Sciences Po à remodeler son programme de 1er cycle. À Sciences Po, il permet d’obtenir le diplôme de bachelor de sciences humaines et sociales et repose sur trois piliers : exigence académique, ouverture internationale et engagement civique. Au moment où la nouvelle promotion fait son entrée en 1ère année, voici l’essentiel du programme qui attend les étudiants.

Le programme en 4 points

1.  Un parcours pluridisciplinaire d’excellence :

  • en première année, les disciplines fondamentales enseignées à Sciences Po ;
  • en deuxième année, un socle commun d’enseignement et le choix d’une majeure : “Économies et sociétés”, “Humanités politiques” ou “Politique et gouvernement”;
  • en troisième année, un séjour universitaire ou un semestre d’études complété par un semestre de stage, à l’étranger.

2. Un parcours centré sur l’apprentissage actif : une diversité de mises en situation pour l’acquisition de savoirs, savoir-faire et savoir-être

3. Un parcours d’ouverture internationale : des enseignements sur l’Europe et sur des aires géographiques spécifiques sur chacun des sept campus (à l’exception de Paris), un apprentissage des langues et un séjour d’études à l’étranger en troisième année ;

4. Un parcours civique :  un engagement de chaque élève dans une mission de service, au sein de Sciences Po ou hors les murs, dans les secteurs public, privé ou associatif, à l’échelle locale, nationale, européenne ou internationale.

L'agenda de la rentrée sur nos 7 campus

Voici le programme des rentrées solennelles prévues sur chacun de nos 7 campus :

  • Mardi 29 août : rentrée du campus de Reims
  • Mercredi 30 et jeudi 31 août : rentrée du campus de Paris
  • Jeudi 31 août : rentrée du campus du Havre qui fête ses 10 ans
  • Vendredi 1er septembre : rentrée du campus de Nancy
  • Vendredi 8 septembre : rentrée du campus de Menton
  • Lundi 11 septembre : rentrée du campus de Poitiers
  • Vendredi 29 septembre : rentrée du campus de Dijon

Pour tout savoir sur les différents parcours, les disciplines enseignées, les compétences attendues et les différents campus, découvrez le nouveau site du Collège universitaire

Procédure d'admission en master : ce qui va changer

  • Entrée de Sciences Po ©Martin ArgyrogloEntrée de Sciences Po ©Martin Argyroglo

Maintenir la qualité des étudiants recrutés au sein de nos sept écoles professionnelles, renforcer la diversité des candidats tout en s’adaptant à l’évolution de leurs parcours, telle est la réflexion qui a conduit Sciences Po à revoir les modalités d’admission en master. Cette réforme, adoptée le 20 juin dernier, concerne les candidats ayant suivi un cursus universitaire français.

Si les conditions pour intégrer l’une des sept écoles de Sciences Po restent inchangées (Il faut toujours être titulaire d’une licence ou avoir validé un cursus d’études supérieures de 180 crédits), les candidats n’auront plus à passer d’épreuve écrite. La phase d’admissibilité repose désormais sur le dossier de candidature évalué par deux examinateurs qui apprécient le niveau académique du candidat, la richesse du parcours et l’adéquation entre le projet professionnel et la formation visée. Une fois déclarés admissibles, le jury décide d’inviter les candidats en entretien.

Pour les candidats ayant suivi leur cursus dans un établissement d'enseignement supérieur étranger, les modalités de la procédure internationales restent inchangées.

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Cap sur le Moyen-Orient : nouveau double diplôme avec l'Inalco

  • Le Moyen-Orient vu du ciel ©capitanoseye/shutterstockLe Moyen-Orient vu du ciel ©capitanoseye/shutterstock

La connaissance du Moyen-Orient est à la fois un enjeu social et politique majeur. Pour faire face à une forte demande de recherche spécialisée sur cette région, Sciences Po s’associe à l’Inalco pour proposer un nouveau double diplôme de recherche.

De niveau master, ce double diplôme dispensera une formation en sciences humaines et sociales d’une part, et en langues orientales d’autre part (arabe, hébreu, kurde, pashto, persan, turc, urdu). Le champ géographique étudié comprend les pays arabes, l’Afghanistan, l’Iran, Israël, le Pakistan et la Turquie. Il s’adresse à des étudiants ayant suivi un cursus en sciences humaines et sociales en France ou à l’étranger et connaissant bien les langues de la région. « Cette formation est unique par l’ampleur de l’aire géographique couverte, qui va du Maroc à l’Afghanistan, par le nombre des langues et par la variété des approches disciplinaires », souligne Frédéric Mion, directeur de Sciences Po.

Cette formation s’appuie sur la complémentarité des deux établissements qui ont une forte tradition d’enseignement et de recherche sur le Moyen-Orient avec des équipes de recherche internationalement reconnues capables d’assurer des enseignements sur le « grand Moyen-Orient » : Centre de recherches internationales à Sciences Po, Centre d’études en sciences sociales sur les mondes américains, africains et asiatiques et Centre d’études et de recherche Moyen-Orient Méditerranée à l'Inalco. « Ce double diplôme exploite ainsi pleinement nos complémentarités pour former des spécialistes de haut niveau maîtrisant aussi bien les langues et les civilisations de la région que ses grands enjeux contemporains », explique Manuelle Franck, présidente de l'Inalco.

Langues « O » et sciences sociales

L’apprentissage des langues, les cours d’histoire et de géographie du Moyen-Orient, ainsi que les cours d’islamologie seront assurés par l’Inalco. À Sciences Po, les étudiants suivront une formation en sciences sociales dans le cadre des cours proposés aux étudiants inscrits en master recherche de l’École doctorale. Les cours sur la région de l'École des affaires internationales de Sciences Po leur seront également ouverts. Les étudiants du master participeront à un séminaire hebdomadaire de sociologie politique de la région co-animé par les enseignants de Sciences Po et de l’Inalco. Ils auront à rédiger un mémoire de recherche final d'une centaine de pages reposant sur l'analyse de sources en langue vernaculaire (documents, entretiens, observations) recueillies lors d'une enquête de terrain menée dans l'un des pays de la région.

À l’issue de leur formation les étudiants recevront le « diplôme de science politique spécialité politique comparée/Moyen-Orient » de Sciences Po et le diplôme master LLCER parcours Moyen-Orient Maghreb, option « sociologie politique comparée » de l’Inalco. Ce master recherche conduira les diplômés vers des carrières variées dans l’enseignement, le consulting, le journalisme spécialisé, la diplomatie… Il a également pour vocation à amener les étudiants en doctorat et de pallier à l’extrême pénurie de thèse sur la région.

Le double diplôme sera lancé dès la rentrée 2017 et se déroulera en 2 ans.

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Le double diplôme de master Sciences Po / Inalco

Félicitation à nos diplômés 2017 !

  • Diplomée de Sciences Po ©Sciences PoDiplomée de Sciences Po ©Sciences Po

Un ancien Premier ministre, un data scientist, une députée, représentante du Centre du Commerce International... et, surtout, des diplômés aux parcours extraordinaires. Ces vendredi 30 juin et samedi 1er juillet 2017, Sciences Po célébrait, dans le grand auditorium de la Maison de la Radio, les 2406 diplômés de la promotion 2017, en présence d’invités prestigieux. Best of vidéo.

Inscriptions pédagogiques : comment s'inscrire aux enseignements ?

  • Comment s'inscrire aux enseignements ?Comment s'inscrire aux enseignements ?

Les inscriptions pédagogiques concernent les inscriptions à vos cours. Elles s'effectuent en ligne sur votre espace étudiant

Quand ?

Chaque semestre :

  • début juillet et fin août (en fonction du calendrier de votre campus) pour le semestre d'automne
  • début janvier pour le semestre de printemps

Pour en savoir plus, consultez le calendrier des inscriptions pédagogiques

Comment s'inscrire ?

Avant les inscriptions

Préparez-les en vous connectant sur votre espace étudiant (utilisez l'identifiant à 9 chiffres sur votre carte d'étudiant et votre mot de passe) :

  1. Cliquez sur dossier pédagogique puis sur inscriptions pédagogiques en ligne ;
  2. Choisissez le semestre (attention, le semestre par défaut n'est pas toujours celui de vos inscriptions) ;
  3. Vérifiez vos informations de cursus et vos niveaux de langue.

Le jour J

  1. Connectez-vous sur votre espace étudiant (utilisez l'identifiant à 9 chiffres sur votre carte d'étudiant et votre mot de passe) ;
  2. Cliquez sur dossier pédagogique puis sur inscriptions pédagogiques en ligne ;
  3. Choisissez le semestre (attention, le semestre pas défaut n'est pas toujours celui de vos inscriptions) ;
  4. Cliquez sur le lien correspondant à vos inscriptions en bas de la page ;
  5. Inscrivez-vous en suivant si possible l'ordre des différentes parties de la page des inscriptions ;
  6. L'inscription est directe, sans aucune validation intermédiaire ;
  7. Pensez à bien respecter votre maquette pédagogique, vous ne recevrez pas de message indiquant que vous avez terminé vos inscriptions.

Des questions ?

N'hésitez pas à consulter :

Pour tout problème technique pendant les inscriptions pédagogiques, vous pouvez contacter le service d'assistance  au 01 45 49 54 91 ou par courriel à inscriptions.pedagogiques@sciences-po.fr. Ce service ne procède à aucune inscription manuelle.

Remise des diplômes 2017 : des invités exceptionnels

  • Les écharpes attendent les diplômés 2017 ©Sciences PoLes écharpes attendent les diplômés 2017 ©Sciences Po

Célébrer. Partager. Inspirer. Tels seront les maîtres-mots de la cérémonie du diplôme, qui a rassemblé, ces vendredi 30 juin et samedi 1er juillet 2017, 1800 diplômés et leurs 3200 invités au grand auditorium de la Maison de la Radio. Une fête qui couronne des années fondatrices, et marque l’entrée dans un avenir où toutes les portes sont ouvertes pour nos étudiants. À revoir en intégralité sur notre chaîne Livestream.

Cette année, ce ne sont pas moins de quatre cérémonies de remise de diplômes qui se sont enchaînées dans le superbe auditorium de Radio France. Soit autant d’opportunités de donner la parole, aux côtés de Frédéric Mion, directeur, et Cornelia Woll, directrice des études et de la scolarité, à des personnalités inspirantes, ces diplômés et invités d’honneur qui incarnent les valeurs de notre projet éducatif.

En savoir plus sur la remise des diplômes 2017.

Nouveau double diplôme entre Sciences Po et HEC

  • Étudiants parlant ensemble ©Sciences PoÉtudiants parlant ensemble ©Sciences Po

Sciences Po, première université française en sciences sociales, s’associe à la business school française HEC pour lancer un master commun. Celui-ci combinera le Master in Business Administration (MBA) de HEC et le Master in Public Affairs (MPA) de Sciences Po.

Ce double parcours s’adresse en priorité à des jeunes internationaux ayant déjà une expérience professionnelle de quelques années dans le secteur public ou privé. Il se déroulera sur deux ans : la première année à HEC de septembre à juillet, la seconde année à Sciences Po de fin août à juin de l’année suivante. Les étudiants suivront l’intégralité du MPA en un an, et une année du MBA (au lieu de 18 mois). Le dernier semestre du MBA sera validé par la reconnaissance de modules du MPA.

Ce programme permettra aux étudiants de bénéficier d’une approche complémentaire : le MBA les dotera d’une capacité managériale avancée qu’ils pourront coupler avec les outils d’analyse enseignés au sein du MPA afin de développer une vision stratégique. Les étudiants, par une connaissance des ressorts du secteur privé comme de la puissance publique, seront capables d’évoluer à l’interface entre le public et le privé et d’appréhender toutes les questions liées à la régulation.

Acquérir à la fois compétences en management et en administration publique

« Les décideurs politiques et les administrations doivent avoir une compréhension très fine de la façon dont fonctionne le secteur privé et doivent en tirer des enseignements sur la façon de rendre leur fonctionnement plus efficace. A l’inverse, le succès des dirigeants du privé est conditionné par leur connaissance des processus politiques et sociaux » souligne Serguei Guriev, conseiller scientifique du Master in Public Affairs, professeur d’économie à Sciences Po et Chief Economist de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement.

« Ce dispositif innovant offre aux étudiants l'opportunité de bénéficier d'une approche personnalisée, combinant acquisition de compétences managériales et administration publique », ajoute Andrea Masini, directeur délégué en charge du MBA d'HEC Paris.

La création d’un double diplôme entre le MPA de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et le MBA d’HEC vient renforcer une coopération de longue date entre les deux établissements : depuis 2008, le double diplôme en Corporate and Public Management permet aux étudiants en formation initiale d’obtenir à la fois le diplôme Grande École d’HEC et le master Politiques Publiques de l'École d’affaires publiques de Sciences Po.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er juillet pour la session de septembre 2017 du MBA, et ouvriront en octobre 2017 pour la session de septembre 2018 du MPA.

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Quand les étudiants interrogent leur professeur

Repenser les cours pour mieux penser
  • Lakhdar Brahimi ©Sciences PoLakhdar Brahimi ©Sciences Po

« C’est intéressant et stimulant pour moi, j’espère que ça l’est également pour eux ! ». Diplomate, ancien envoyé spécial de l’ONU et figure emblématique des relations internationales, Lakhdar Brahimi est également enseignant à l’École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA).

Cette année, l’éminent professeur a accepté de se prêter à un exercice un peu particulier : inverser la pratique de son cours en laissant les étudiants le structurer à sa place. Ces derniers ont étudié son parcours, ses missions, et ont soumis en amont leurs interrogations à Lakhdar Brahimi, qui a pensé toute sa leçon selon leurs centres d’intérêt. Une pratique qui permet de favoriser l’interactivité et l’apprentissage et où chacun semble bien y trouver son compte, étudiants comme enseignant. La preuve en vidéo.

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"Mes étudiants sont des entrepreneurs différents"

  • Jacques-Henri ©Sciences PoJacques-Henri ©Sciences Po

Président de l’Olympique de Marseille et… professeur à Sciences Po, c’est possible ! Jacques-Henri Eyraud, 49 ans, diplômé de Sciences Po, n’est pas seulement le boss de de la célèbre équipe phocéenne, il est aussi passionné par les starts-up et la création d’entreprise. Un goût qu’il partage chaque semaine avec nos étudiants dans un cours d’initiation à l’entrepreneuriat. Interview.

Comment un Sciences Po diplômé en politique économique et sociale en 1989 devient-il entrepreneur ?

J’ai commencé ma vie professionnelle dans l’industrie des médias et du divertissement, chez Disney. Au terme de six années d’activité, le directeur général d'Euro Disney m’a suggéré de compléter ma formation par un MBA, aux États-Unis. J’ai alors déposé un seul dossier, pour Harvard, et j’ai été sélectionné. De retour en France, je me suis associé pour lever 10 millions de dollars et lancer une start-up d’information sportive sur les nouveaux médias. Deux mois après, la bulle internet a éclaté et nous nous sommes trouvés au bord du dépôt de bilan. Finalement, nous avons poursuivi notre développement et introduit la société en bourse en 2005. L’aventure durait depuis neuf ans lorsque j’ai souhaité relever un nouveau défi en dirigeant Paris Turf, une entreprise de presse écrite de 250 employés qui devait réussir sa mutation numérique. Elle produit des outils pour les parieurs et les professionnels du secteur des courses hippiques. Aujourd'hui, à part mes cours à Sciences Po, j'ai tout lâché pour devenir président de l'Olympique de Marseille et redresser ce club mythique !

Mais pourquoi choisir l’entrepreneuriat ?

En arrivant à Harvard, je m’attendais à ce que l’on nous présente comme modèle les grandes multinationales américaines qui, pour nous Européens, incarnent la réussite entrepreneuriale. Et ce n’est pas du tout ce qui s’est passé : nous étions au début des années 90, en pleine période d’effervescence entrepreneuriale et il n’était question que de levées de fonds et de création de starts-up. Et j’ai senti que c’était ma voie.

Pourquoi avoir souhaité enseigner ?

J’ai toujours été sensibilisé à l’enseignement, dans mon cadre familial, mais c’est surtout le choc pédagogique frontal que j’ai vécu à Harvard que j’ai eu envie de faire partager à mon tour. Là-bas, le cours repose sur les études de cas. Il est constitué à 80% d’échanges entre étudiants et se déroule dans l’interactivité. L’enseignant n’apparaît que comme l’intermédiaire entre élèves mais, en réalité, il conduit la réflexion en toute rigueur de A à Z. Il se déplace dans l’amphithéâtre et va chercher le regard de chaque étudiant, l’obligeant à s’affirmer et à gagner en confiance. L’enseignant, très accessible, adresse à l’étudiant des retours individuels réguliers, précis, citant, par exemple, telle ou telle de ses interventions. Je m’appuie sur cette méthode pédagogique d’abord pour que mes étudiants gagnent en assurance et prennent conscience de leur potentiel. La deuxième mission que je me suis fixée est de créer, peut-être, l’étincelle qui va les conduire à envisager sérieusement l'entrepreneuriat pour leur avenir. Je reçois avec beaucoup de plaisir des messages d’anciens étudiants, qui m’informent de leurs résultats et de leurs projets. Certains ont abordé mon cours sans rien connaître de l’entreprise et me parlent, un an plus tard, des orientations stratégiques de la société qu’ils ont créée. Les satisfactions que j’éprouve dans mon enseignement sont sincèrement aussi fortes que celles que m’apporte ma vie professionnelle.

Comment organisez-vous votre enseignement ?

J’utilise à la fois les résultats de la recherche et les études de cas. Je mets en œuvre, par exemple, cet exercice utilisé à Stanford, qui consiste à confier 10 Euros à huit groupes de dix étudiants chacun, et à leur demander de revenir la semaine suivante avec le maximum d’argent. Chaque année, les étudiants redoublent d’imagination et battent des records de résultats. Mais, surtout, - et c’est l’objectif de l’exercice -, ils comprennent que les 10 Euros de départ ne les ont pas aidés : entreprendre, c’est poursuivre une opportunité sans se soucier des ressources tangibles dont on dispose, comme l’explique Howard Stevenson, l'un de mes professeurs à Harvard. Tout au long du semestre, d’autres mises en situation leur permettent d’appréhender l’importance de l’association, donc du choix des personnes avec lesquelles on veut travailler, d’expérimenter la prédominance de la qualité de l’exécution plutôt que de la stratégie, de réaliser qu’il ne faut pas tarder à développer les idées pour les confronter rapidement au marché… Enfin, je suis de très près les évaluations rédigées par mes étudiants et me fixe comme objectif personnel de les améliorer chaque année. Si, un jour, un prix du meilleur enseignant est lancé à Sciences Po, comme les « Awards for teaching excellence » américains, je serai candidat !

Que pensez-vous de la place de l'entrepreneuriat à Sciences Po ?

Je trouve que Sciences Po a fait d'immenses progrès dans la place qu'occupe l'entreprenariat dans le cursus scolaire. La création de l'École du management et de l'innovation va nous permettre de franchir un cap en matière de recherche et de crédibilité. Seul le Centre de sociologie des organisations (CSO) abordait l'entreprenariat jusqu'à présent. Il faudrait compléter son approche par celle des sciences de gestion, ainsi que d’autres sciences sociales. À Harvard par exemple, l'histoire économique tient une grande place, notamment à travers l'étude des parcours des grands entrepreneurs qu'étaient Rockefeller, Carnegie, Ford et plus récemment Bill Gates. Je me réjouis aussi que l'on parle de plus en plus d'entreprenariat au sein de l'École d'affaires publiques sous l'impulsion de son doyen Yann Algan. Quel chemin parcouru depuis ma scolarité à Sciences Po ! Il y a tant à faire pour que l'entreprenariat pénètre davantage la sphère publique.

Enfin, selon moi, l’enseignement de l'entreprenariat à Sciences Po se distingue de celui qui peut être proposé ailleurs, par exemple dans une école de commerce. Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui doit comprendre les cycles économiques, les révolutions technologiques, les évolutions sociétales, l'importance de la réglementation, la démographie, etc. Pour identifier plus rapidement et plus efficacement les opportunités à notre porte, l'ouverture sur le monde est absolument fondamentale et voilà pourquoi mes étudiants seront des entrepreneurs différents !

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Savez-vous prendre la parole dans les médias ?

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Structurer ses idées pour être lu, utiliser les réseaux sociaux, écrire une tribune ou encore répondre à une interview face caméra ou à la radio. Autant de situations auxquelles les diplômés peuvent être confrontés un jour dans leur vie professionnelle. Afin d’y répondre, l’École de journalisme de Sciences Po crée son « Centre des médias » et propose aux étudiants non-journalistes de se former à la logique et aux techniques des médias.

Le « Centre des médias » permettra aux étudiants de Sciences Po inscrits en master, - mais ne se destinant pas au métier de journaliste -, de mieux comprendre les médias et leur fonctionnement et de se former aux techniques de narration journalistique.

Dans ce cadre, le « Centre des médias » de l’École de journalisme, associé à l’École des affaires internationales (PSIA), proposera dès la rentrée 2017/2018 une nouvelle concentration “Media and Writing”.

Ce cursus diplômant accueillera une soixantaine d’étudiants de l’École des affaires internationales se destinant aussi bien aux métiers de la Sécurité internationale ou du Management public international, du Développement ou des Politiques économiques internationales, de l’Action humanitaire, de l’Environnement ou encore de l’Énergie.

« Il n’est pas un acteur ou une actrice du champ international qui ne sera exposé, très vite et de façon intense, à la logique des médias et à leurs codes, et au besoin de savoir écrire et narrer le monde pour mieux le façonner », souligne Vanessa Scherrer, vice-doyenne de l’École des affaires internationales de Sciences Po.

Ce nouveau programme académique s’inscrit dans le prolongement d’une collaboration engagée par les deux écoles en 2011 avec la création d’un double master en journalisme et affaires internationales. Il vient compléter l’offre de formation de l’École des affaires internationales, déjà riche de 23 concentrations régionales ou thématiques, 8 masters et 12 doubles diplômes.

En 2018-2019, le « Centre des médias » sera ouvert dans un second temps aux étudiants issus des autres écoles de Sciences Po.

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Nouveau double diplôme en affaires publiques avec Singapour

Sciences Po et la Lee Kuan Yew School of Public Policy s’associent
  • The Lee Kuan Yew School of Public PolicyThe Lee Kuan Yew School of Public Policy

La Lee Kuan Yew School of Public Policy (LKYSPP) de la National University of Singapore (NUS) et l’École d’affaires publiques de Sciences Po lancent un double diplôme en deux ans, combinant le master in Public Policy de la LKYSPP et le master affaires européennes de Sciences Po.

Les étudiants de ce master passeront la première année à Sciences Po et la seconde année à la LKYSPP de Singapour, bénéficiant ainsi d'une formation dans deux universités de renom.

Ce double diplôme offre aux étudiants une opportunité unique d’expérimenter deux systèmes éducatifs sensiblement différents et de bâtir un réseau professionnel riche et diversifié dans deux grandes régions du monde. Grâce à cette expérience, les étudiants pourront acquérir une compréhension approfondie des enjeux des politiques publiques abordés à travers un prisme européen et asiatique. L’immersion au sein de cultures hétérogènes assure une confrontation des points de vues et des idées parmi les étudiants.

Une attention particulière aux enseignements pratiques

Au-delà des enseignements fondamentaux en affaires publiques, les étudiants seront confrontés aux besoins réels d’acteurs privés ou publics au sein de l’incubateur de politiques publiques de l’École d’affaires publiques de Sciences Po où ils auront la possibilité de collaborer avec les partenaires de ce laboratoire pour apporter des solutions pratiques aux enjeux identifiés. A la LKYSPP, ils mettront la théorie en pratique, notamment en définissant et développant des recommandations de politiques publiques au cours de l’Exercice d’analyse politique développé par l’université.

La première rentrée du master aura lieu en septembre 2018 à Sciences Po.

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