Comment financer ses études à Sciences Po ?

4 étudiants sur 10 bénéficient d'une aide financière
  • ©Caroline Maufroid / Sciences Po©Caroline Maufroid / Sciences Po

Nous pensons que les difficultés financières ne doivent empêcher personne d’étudier à Sciences Po. C’est pourquoi nous consacrons chaque année 10,5 M d’euros aux bourses et à l’aide sociale. Grâce à ce volontarisme, nous aidons chaque année près de 4 étudiants sur 10 (chiffres 2017-2018).

1 étudiant sur 3 étudie gratuitement

Le premier engagement d’ouverture sociale de Sciences Po, c’est son système de tarification. Depuis 2005, Sciences Po a mis en place un dispositif original qui adapte les frais de scolarité aux ressources des familles, avec une échelle progressive de 14 tarifs différents. La première de ces 14 tranches tarifaires, c’est la tranche zéro, comme zéro euro. Une politique de gratuité avancée qui s’applique non seulement aux élèves boursiers du CROUS (tout échelon confondu), mais aussi aux non boursiers avec des revenus modestes, ainsi qu’à tout élève en situation de handicap. Résultat : en 2017/2018,  un étudiant sur trois ne paye aucun frais de scolarité.

Les bourses de scolarité pour étudier sereinement 

Pour les étudiants aux revenus modestes, étudier gratuitement ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir faire face au coût de la vie. C’est pourquoi tout étudiant français ou européen boursier du CROUS - soit 26 % des étudiants en 2017/18 - perçoit une aide financière complémentaire de la part de Sciences Po, en plus de l’exonération des frais de scolarité. Cette aide représente 75% du montant de la bourse du CROUS. Par exemple, un élève boursier du dernier échelon CROUS reçoit 971 euros par mois grâce au complément Sciences Po, contre 555 euros par mois dans un autre établissement (chiffres 2017). En 2017/18, ces bourses ont permis à près de 2 400 étudiants français ou européens d’étudier plus sereinement.

Fidèle à ses engagements européens, Sciences Po consacre un effort particulier aux étudiants européens boursiers. Alors qu’ils ne peuvent bénéficier d’une bourse du CROUS qu’à partir de leur deuxième année en France, Sciences Po se substitue au CROUS en leur accordant une aide dès la première année : un volontarisme unique dans le paysage de l’enseignement supérieur français.

Pour les étudiants extra-européens, Sciences Po propose notamment des bourses baptisées “Emile Boutmy”, du nom du fondateur de l’école. Accordées sur critères académiques et sociaux, elles concernent 281 étudiants en 2017/18, et peuvent atteindre 19 000 euros par an. D’autres programmes existent : comme les bourses d’excellence créées avec la Fondation MasterCard pour les étudiants africains. 

Enfin, les étudiants de Sciences Po sont également nombreux à bénéficier de programmes de bourses et d’aides publiques ou privées.

Au total, Sciences Po aide financièrement près de 4 étudiants sur 10 : 36 % des étudiants sont exonérés (totalement ou partiellement) du paiement des droits de scolarité ou reçoivent une aide financière.

Des aides à la mobilité pour ne pas se censurer

À Sciences Po, la 3è année d’études à l’étranger est un passage obligé dans la scolarité - et aussi une expérience inoubliable pour les étudiants. Mais tous les étudiants n’ont pas les moyens de financer le départ ni le coût de la vie dans un pays étranger. Pour que tous les étudiants puissent choisir la destination de leur choix, des bourses de mobilité permettent aux étudiants les plus fragiles financièrement de compenser le surcoût du séjour à l’international, ou de prévoir les aménagements nécessaires pour compenser une situation de handicap. 

En cas de coup dur : un accompagnement sur mesure

Au-delà de ces dispositifs financiers, les services de Sciences Po accompagnent tous les étudiants pour que les difficultés de la vie quotidienne, administrative, ou de la vie tout court, ne pèsent pas trop sur leurs études :

  • un service dédié au logement centralise les petites annonces, appuie les étudiants dans leurs démarches, propose des logements grâce à nos partenariats avec des résidences étudiantes, et peut aussi les aider financièrement.
  • pour faire face à un coup dur, un aléa financier, ou un retard de bourse, nos services peuvent s’adapter aux situations individuelles, voire proposer des aides d’urgence. 
  • nous aidons les étudiants non-européens dans leurs démarches administratives pour l’obtention ou le renouvellement de leur visa et/ou titre de séjour
  • enfin, pour aider les étudiants à arrondir les fins de mois, nous proposons des jobs sous forme de vacations (plus de 600 chaque année) 

Et pour les soucis qui ne sont pas - ou pas uniquement - financiers ou administratif, c’est notre Pôle Santé qui prend le relais.

Source : La politique de l’aide financière et de services aux étudiants, bilan 2017-2018

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L'alternance : une transition douce avec le monde du travail

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  • Louis Gaucher, étudiant à l'École urbaine ©Xavier GranetLouis Gaucher, étudiant à l'École urbaine ©Xavier Granet

Étudiant à l’École urbaine, Louis Gaucher effectue sa deuxième année de master Stratégies Territoriales et Urbaines en apprentissage. Depuis juin 2018, il alterne entre ses cours à Sciences Po et la préparation (urbaine) des Jeux Olympiques et Paralympiques au sein de la Société de livraison des équipements olympiques et paralympiques (SOLIDEO). Entretien. 

Pourquoi avoir choisi l’alternance ? 

L’alternance est une formule douce pour organiser la transition entre l’école et le monde du travail : elle me permet de mettre en relation ma formation théorique et des connaissances pratiques. Après quatre ans d’études, j’éprouvais le besoin de sortir de la bulle académique. L’alternance donne la possibilité de suivre des projets professionnels sur l’année entière, ce qui est très stimulant. Enfin, il ne faut pas occulter le fait que l’alternance apporte également une certaine autonomie financière. 

Quelles sont vos missions en entreprise ? Êtes-vous autonome sur certaines ?

Je travaille au sein du pôle "Ambitions et Héritage" de la SOLIDEO, dont l’objectif est de préfigurer, entre autres, l’héritage des ouvrages et chantiers olympiques et paralympiques. Il s’agit de démontrer l’utilité des projets, notamment par rapport aux enjeux du développement durable. Concrètement, cela se traduit d’une part par un travail de synthèse de documents pour élaborer la vision stratégique. D’autre part, je dois aussi préparer, participer, voire animer un certain nombre de réunions de coordination entre les différents acteurs publics et privés impliqués. Enfin, il s’agit de préparer les aménagements : j’ai donc dû participer à la rédaction de marchés publics puis l’analyse des offres. 

La structure étant encore récente (la SOLIDEO a été créée au début de l’année 2018), les équipes ne sont pas encore complètement formées. Il a donc fallu que je sois rapidement autonome pour répondre à la charge de travail. Ce degré d’autonomie tend d’ailleurs à augmenter au fur et à mesure de ma mission.

Pourquoi avez-vous choisi cette entreprise ?

C’est un projet de longue date mûri depuis la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Un certain nombre de questions se posent sur la capacité d’une métropole à absorber l’organisation de ce méga-événement, voire sur son intérêt au regard des principes du développement durable. J’ai puisé ma motivation dans ce défi : faire de cet événement une réussite sociale, environnementale et économique. La dynamique olympique permet de présenter, d’expérimenter des réponses à des besoins sociétaux et d’aménagement au sein même des villes du Grand Paris, et notamment de Seine-Saint-Denis. 

Comment avez-vous vécu ces premiers mois d’apprentissage ? 

Le premier bilan est très positif : j’ai pu observer des pratiques et actions qui répondent aux notions et concepts appris à l’École urbaine. Les cours du semestre actuel me permettent de mieux saisir mon environnement de travail, et inversement, le travail m’aide aussi à mieux saisir les enjeux des cours. Le fait de commencer l’alternance à temps plein, avant la reprise des cours, a aussi facilité mon intégration et ma formation. Enfin, la présence d’un autre stagiaire et d’un autre alternant dans la structure à mon arrivée m’ont aidé à trouver rapidement des repères. 

Le retour à l’école en septembre a été plus compliqué. J’ai eu besoin de temps pour trouver un équilibre entre le rythme soutenu de l’entreprise et le rythme académique qui se décline sur un temps plus long. Mais finalement, leur complémentarité me donne une véritable satisfaction, grâce aux liens qui s’établissent entre la formation académique et la formation professionnelle. 

Nos 8 masters accessibles en apprentissage :

Pour en savoir plus, consultez la brochure des masters en apprentissage.

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Des étudiants engagés sur le terrain

Témoignages sur le parcours civique
  • Étudiante en parcours civique ©Sciences PoÉtudiante en parcours civique ©Sciences Po

Né avec la réforme du Bachelor, il y a un an, le parcours civique est un dispositif unique qui se déploie sur les trois premières années de formation et structure le curriculum. Obligatoire pour tous, le parcours civique valorise l’apprentissage actif de la citoyenneté et de la responsabilité sociale en proposant aux étudiants de lier les enseignements du bachelor à des engagements sur le terrain.

Culture, éducation, emploi, environnement, justice sociale, santé... Dès la première année, les étudiants sont invités à trouver la thématique de leur projet personnel. Ils effectuent un stage de terrain d’un mois l’été auprès d’une institution partenaire : établissements publics, services de l’état, associations, etc.

Ainsi, Caroline Pernes, lors de son stage, a mis en place et organisé le tri sélectif dans une maison d'arrêt. Michaël Saillot a effectué une mission d'animation et d’accompagnement des personnes âgées dans une maison de retraite.

En deuxième année, ils poursuivent leur parcours civique par un projet civique libre sur le terrain. L’ensemble de ces expériences et apprentissages réalisé dans le cadre du parcours civique viendra nourrir le Grand écrit, l’épreuve finale du Bachelor.

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Qui est entré à Sciences Po en 2018 ?

Plus de 20 000 candidats
  • ©Aniwhite/Shutterstock©Aniwhite/Shutterstock

Pour la première fois en 2018, le nombre de candidats à l’entrée à Sciences Po a dépassé la barre des 20 000. En hausse de 16 %, les candidatures placent l’attractivité à un niveau inégalé, notamment au niveau master où la réforme de la procédure d’entrée française a engendré un pic de candidatures supplémentaires. Cet afflux de candidatures va de pair avec une sélectivité en hausse : le taux d’admis global passe de 24 % en 2017 à 21 % en 2018.

En master, des candidats plus nombreux et plus divers

Le nombre de candidats en master connaît un pic avec près de 30% d’augmentation par rapport à 2017. Là aussi, la sélectivité augmente avec l’attractivité : avec 8915 candidats et 2108 admis, le taux de sélection atteint 24 % contre 30% en 2017.

Cette forte progression est portée par une tendance de fond et un effet conjoncturel. Côté tendance de fond, l’essor des candidatures internationales et des doubles diplômes se prolonge avec une augmentation de 16 % depuis 2017, qui amène des candidats de 136 nationalités différentes. Après plusieurs années de stabilité en revanche, la hausse de 53% de candidats via la procédure française résulte de la réforme adoptée en 2017. La suppression de l’épreuve écrite et l’introduction d’une double évaluation de dossier ont convaincu davantage de candidats de tenter leur chance.

Sans impact sur le niveau des admis, la réforme a permis de diversifier les profils de candidats. Si les classes préparatoires, les études de droit, de littérature ou de sciences sociales fournissent toujours le plus gros contingent de candidats, le recrutement 2018 s’est ouvert à de nouveaux profils : candidats issus des filières scientifiques, mais aussi d’économie et de gestion-finance. Une diversification qui est aussi sociale, puisque 28 % des candidats en master sont boursiers.

En bachelor, sélection et diversité

Côté bachelor, la progression des candidats pour le Collège universitaire de Sciences Po poursuit sur sa lancée avec 8 % d’augmentation par rapport à 2017, et un taux de sélection toujours exigeant à 17%, contre 19 % en 2017.

Les admis en premier cycle viennent de 93 pays différents : le continent européen en tête avec 16% des admis, suivi par l’Asie (9,3%) et l’Amérique (6%). Les admis français représentent 64 % du total, issus de 1585 lycées différents, et en majorité hors de la région parisienne (61 % des admis français viennent de régions métropolitaines hors de l’Ile de France ou d’outre-mer).

Ce bilan témoigne ainsi de la poursuite des efforts déployés par Sciences Po pour la mixité sociale, avec désormais plus de 1900 élèves admis depuis 2001 par la procédure des Conventions éducation prioritaire. Et de manière plus large, les 26% d’étudiants boursiers permettent de mesurer l’impact d'une politique d’aide sociale et de droits de scolarité unique en son genre : en 2017/2018, un étudiant sur trois ne paie aucun frais de scolarité, et 37% d’entre eux reçoivent une aide financière.

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"En Guyane, la moitié de la population a moins de 25 ans"

Lénaïck Adam, député et alumnus
  • Lénaïck Adam ©Sciences PoLénaïck Adam ©Sciences Po

Élu député de la 2ème circonscription de Guyane en 2017 sous la bannière LREM, Lénaïck Adam est l’un des benjamins de l’Assemblée nationale. C’est aussi un de nos alumni, diplômé d’un master Finance et stratégie, et entré à Sciences Po par la procédure Conventions éducation prioritaire. Découvrez son témoignage en vidéo.

Les “Conventions éducation prioritaire” est un programme sans équivalent en France, né en 2001 de la volonté d’accueillir à Sciences Po les élèves les plus talentueux, quelles que soient leurs origines familiales, sociales et culturelles. Cette voie d’admission spécifique, ouverte aux lycéens d’établissements partenaires, a permis d’accueillir depuis sa création plus de 1900 élèves qui n’auraient jamais imaginé intégrer Sciences Po.

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Kamel Daoud, premier écrivain en résidence à Sciences Po

Le romancier dispensera des cours d'écriture
  • Kamel Daoud à Sciences Po le 31 janvier 2019 ©Thomas Arrivé / Sciences PoKamel Daoud à Sciences Po le 31 janvier 2019 ©Thomas Arrivé / Sciences Po

L'écrivain Kamel Daoud sera le premier écrivain titulaire de la nouvelle chaire d'écrivain en résidence de Sciences Po. Rattachée au Centre d’écriture et de rhétorique, cette initiative inédite dans le paysage universitaire français vise à renforcer l'expression créative des étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale.

"Un espace de respiration et d'inspiration dans Sciences Po"

Avec cette chaire, Sciences Po "crée un espace de respiration et d'inspiration", a rappelé Frédéric Mion lors de l'événement de lancement du 30 janvier. "L'apprentissage de l'expression sous toutes ses formes nous semble essentiel pour percevoir,  penser et décrire le monde, a expliqué le directeur de Sciences Po. La création littéraire trouve donc pleinement sa place dans notre projet de formation à une époque où les injonctions à la réactivité et à la rapidité ne laissent que peu de place au temps réflexif de l'écriture et de la lecture".

Kamel Daoud, écrivain francophone de nationalité algérienne, a été choisi a l'unanimité par le comité de sélection de la chaire. Lauréat (entre autres) du Prix Goncourt du Premier Roman et du Prix François Mauriac pour Meursault contre-enquête, et du Prix Méditerranée pour Zabor ou les Psaumes, il dispensera des cours d’écriture intitulés "L’écriture à rebours" et "L’écriture, la lecture, et la construction du sens". Il animera également des master classes au sein des campus en région et participera à différents événements en lien avec la création littéraire. Chaque semestre, la chaire accueillera un nouvel écrivain.

"Réinventer l'universel par la littérature"

À l’occasion du lancement officiel de la chaire d’écrivain en résidence, mercredi 30 janvier, Kamel Daoud s’est exprimé sur le mythe de Jonas, qui pose la question de la littérature et de la “compétence” à l’universel pour l’écrivain. Autour de lui étaient réunis pour un dialogue sur les vertus de l’écriture et de la lecture plusieurs personnalités du monde des lettres : Leïla Slimani, écrivaine, Pierre Assouline, journaliste-chroniqueur-romancier et biographe, et Aurélie Filippetti, romancière et femme politique.

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Et si vous étudiiez à Sciences Po cet été ?

Des cours d'été intensifs avec des étudiants du monde entier
  • Étudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences PoÉtudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences Po

Vous êtes lycéen ou étudiant ? Vous souhaitez étudier les sciences humaines et sociales à Sciences Po le temps d'un été ? Les candidatures pour l’édition 2019 de la Summer School sont ouvertes, avec deux programmes distincts, l'un pour les étudiants, l'autre pour les lycéens. Voici ce qu’il faut savoir avant de déposer sa candidature.

Vous êtes étudiant ou diplômé de l’enseignement supérieur ?

La Summer School vous propose son programme universitaire :

  • Lieu : campus de Paris, dans le quartier historique de Saint-Germain-des-Prés.
  • Dates : deux sessions de quatre semaines ; 3 au 28 juin et 2 au 26 juillet 2019.

Avec ce programme, vous pourrez découvrir l’une des disciplines fondamentales de Sciences Po. Grâce au parcours intensif de sciences sociales, les étudiants suivent un cours au choix en relations internationales, science politique, économie et plus encore.

Pour l’été 2019, la Summer School propose une offre riche de 14 cours, entièrement dispensés en anglais, avec des cours comme « Media and Politics », « Global Migration Governance », « Human Rights and Global Development » et « Populism in Europe and the Americas ».

Un parcours de langue française est également proposé aux étudiants qui souhaitent pratiquer et améliorer leur maîtrise du français.

Vous êtes lycéen ?

Le programme pré-universitaire offre aux lycéens une opportunité unique de découvrir la vie universitaire à Sciences Po.

Au cours d’un programme anglophone intensif de trois semaines, les participants explorent les grands enjeux actuels en relations internationales et sciences politique à travers une série de Master Classes menées par des chercheurs et professeurs de Sciences Po. En complément, un cours électif au choix est proposé : un atelier d’introduction à l’une des disciplines types de Sciences Po ou un cours de français langue étrangère.

Les deux premières semaines du programme ont lieu sur le campus de Reims et la dernière semaine se passe sur le campus parisien.

Des voyages d’étude et des activités culturelles sont organisés en dehors des cours et pendant les week-end.

Candidater à la Summer School.

Dernière mise à jour : janvier 2019.

Concours juridiques : un palmarès 2018 brillant

45 % de réussite au concours de l'ENM
  • Des lauréates 2018 du concours de l'ENM ©Sciences PoDes lauréates 2018 du concours de l'ENM ©Sciences Po

L’École de droit de Sciences Po confirme son excellent positionnement dans la préparation aux concours juridiques avec un taux de réussite de 45 % au concours 2018 de l’École Nationale de la Magistrature (ENM). Parmi les 180 étudiants de la classe préparatoire ayant présenté le concours, 79 ont été admis. Huit d’entre eux figurent dans les dix premiers du classement, et vingt parmi les trente premiers.

Une préparation complète et ouverte à tous

Parmi les admis, on trouve des diplômés du master Carrières Judiciaires et Juridiques et du master Droit économique de l’École de droit, mais aussi des diplômés de l’École du management et de l’innovation ou de l'École des affaires internationales (PSIA) . Avoir des connaissances approfondies en droit n’est en effet pas un pré-requis pour intégrer la préparation et réussir le concours. La classe préparatoire au concours d’entrée à l’ENM est ouverte, non seulement aux diplômés de Sciences Po, mais aussi à ceux d’autres établissements : Instituts d’Études Politiques, grandes écoles, et facultés de droit essentiellement.  

“La préparation ENM est une formation complète accessible à ceux qui n’ont jamais fait de droit. Avant tout, les étudiants qui réussissent le concours ont une bonne maîtrise de la méthodologie, des qualités rédactionnelles et savent mettre l’actualité juridique en perspective au regard des mécanismes fondamentaux. À l’oral, le jury est attentif au savoir-être, à la curiosité d’esprit et à l’ouverture au monde des candidats", précise Céline Garçon, responsable pédagogique au sein de l’École de droit, en charge notamment de la préparation ENM.

De la méthode, de l’entraînement et du suivi individualisé

Le succès de la classe préparatoire ENM s’appuie sur une méthode de travail qui consiste à alterner des phases de session intensive de cours et des phases de travail personnel permettant ainsi une progression constante de l’étudiant tout au long de l’année. Une équipe pédagogique resserrée permet en outre d’assurer une unité des méthodologies, un suivi individualisé des étudiants et des entraînements multiples dans un cadre propice au travail en groupe et aux échanges.

L’année a également bien commencé pour 56 des 94 diplômés 2018 du Master Droit économique qui ont présenté et réussi l’examen du Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA). Ils viennent d'effectuer leur rentrée à l'École Française du Barreau.

L’École de droit propose aussi une classe préparatoire aux concours de l'École Nationale Supérieure de Police (ENSP) et de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN).

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Le meilleur de 2018 à Sciences Po

  • Inès Ramdane durant son show de hip-hop et de beatmaking ©Sciences PoInès Ramdane durant son show de hip-hop et de beatmaking ©Sciences Po

Des rencontres avec des responsables politiques internationaux, des nouveaux partenariats universitaires, un investissement renouvelé dans la recherche, des conférences innovantes et toujours autant d'élèves talentueux... Découvrez le meilleur de l'année 2018 à Sciences Po !

Aller plus loin

 

Des robots pour aller en cours

Poursuivre ses études malgré une absence liée au handicap
  • Nicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences PoNicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences Po

Un robot qui suit les cours à votre place quand vous ne pouvez pas vous déplacer ? C’est ce que propose Sciences Po à ses étudiants en situation de handicap momentanément absents. Assister aux cours, interagir avec les étudiants et enseignants, ou encore présenter un exposé : ces robots de téléprésence permettent de poursuivre ses études malgré une absence. Découvrez-les en vidéo.

Sciences Po compte 290 étudiants en situation de handicap qui bénéficient d'accompagnements spécifiques destinés à résoudre leurs difficultés d'accessibilité et à garantir le meilleur déroulement possible de leurs études : aménagements de scolarité, étudiants preneurs de notes, lecteurs ou répétiteurs, ou encore matériel adapté comme ces robots de téléprésence.

Les robots de téléprésence est une initiative soutenue par BNP-Paribas.

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"La bourse m'a permis d'être plus à l'aise"

Bourse Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart
  • Arjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences PoArjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences Po

Depuis 2010, la Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart est partenaire de la Sciences Po American Foundation dans le but d'offrir une bourse de mérite à des étudiants africains du programme Europe-Afrique du Collège universitaire.

En savoir plus sur la bourse de la fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart.

Les 7 écoles de Sciences Po répondent à vos questions

Tout savoir sur les masters
  • Comment intégrer Sciences Po en master ?Comment intégrer Sciences Po en master ?

Tout au long des mois de novembre et de décembre 2018, les sept écoles de Sciences Po présentent leur offre de masters lors d'émissions en direct sur le site web Campus-Channel. Pendant 40 minutes, les candidats peuvent poser toutes leurs questions aux doyens et aux étudiants de Sciences Po, afin de mieux connaître les programmes et les métiers auxquels préparent les écoles.

Les émissions à venir

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Tout savoir sur le Collège universitaire

S'informer avant de candidater
  • Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?

Accessible à partir du Baccalauréat (ou son équivalent à l’étranger), le Collège universitaire de Sciences Po est une formation de premier cycle fondée sur l’étude des sciences humaines et sociales, qui se déroule en trois ans sur l’un des sept campus de l’établissement. Elle permet d’obtenir le diplôme de bachelor (Bac +3).

Intéressé ? Vous pouvez revoir le replay de notre émission consacrée au Collège universitaire et trouver toutes les réponses concernant les procédures d'admission, la préparation aux épreuves, les enseignements ou encore la vie quotidienne sur les sept campus de Sciences Po.

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Mise à jour en novembre 2018

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Les meilleures copies 2018

Découvrez les pépites des épreuves écrites
  • Étudiante en train d'écrire ©Chinnapong / ShutterstockÉtudiante en train d'écrire ©Chinnapong / Shutterstock

Commenter Le Roman inachevé de Louis Aragon, se demander si la Résistance a contribué à transformer la République, ou présenter un extrait de l’autobiographie de Simone Veil, ce sont quelques-unes des épreuves sur lesquelles ont planché les candidats à l’entrée en première année à Sciences Po en 2018. Retrouvez leurs meilleures copies.

Les meilleures copies 2018

Chaque année, plus de 5000 lycéens passent la procédure d’entrée en première année par examen. La phase d’admissibilité comporte trois épreuves écrites : l’épreuve d’histoire, l’épreuve à option (littérature et philosophie, mathématiques ou sciences économiques et sociales) et l’épreuve de langue étrangère.

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"Ce qui nous intéresse ? l'ouverture d'esprit !"

Forum Carrières 2018
  • Forum carrières ©Sciences PoForum carrières ©Sciences Po

Chaque année, le Forum Carrières de Sciences Po offre aux étudiants et jeunes diplômés l’opportunité de préparer au mieux leur avenir professionnel. Ce vendredi 28 septembre 2018, vous avez été près de 1500 à répondre présents pour échanger avec des recruteurs. Retour en images sur ce moment fort de la rentrée.

Le Forum Carrières de Sciences Po s’est déroulé cette année pour la première fois à la Cité de la Mode et de Design. Il a réuni plus de 90 employeurs : 70 entreprises privées, une dizaine de start-ups et une vingtaine d’organisations internationales et administrations publiques.

Les étudiants ont bénéficié d’un accompagnement en coaching avant et pendant le forum pour les aider à préparer les entretiens avec les recruteurs.

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Étudiante et mère : mode d'emploi

Camille Viros, mère de trois filles et jeune diplômée
  • Camille Viros et ses trois enfants ©Camille VirosCamille Viros et ses trois enfants ©Camille Viros

Sciences Po compte parmi les dix “HeforShe Champions” universitaires choisis par l’ONU Femmes pour leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes. Lors du Sommet annuel HeforShe du 26 septembre 2018, le directeur Frédéric Mion reviendra notamment sur nos actions en faveur de la parentalité. L’occasion pour nous de partager l’histoire inspirante d’une de nos étudiantes : Camille Viros, jeune diplômée de la promotion 2018, est aussi mère de trois enfants. Comment concilier vie étudiante et vie de famille ? Elle nous a raconté son expérience. 

Vous venez d'être diplômée de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et vous êtes également mère de trois enfants. Est-ce que vous éprouvez une fierté particulière d’avoir réussi à jongler avec ces deux responsabilités ?

Je ne me sens pas différente ni spéciale par rapport aux autres diplômés ! Je reconnais qu’étudier quand on a des enfants représente parfois un sérieux défi... Mais je ne suis pas la seule à avoir des contraintes : la situation personnelle peut compliquer ou enrichir la vie de n’importe quel étudiant...

Quel a été votre plus grand défi en tant que mère et étudiante ? Avez-vous eu de bonnes surprises ? Vous sentiez-vous soutenue par vos camarades ?

Le plus grand défi était probablement de jongler entre les obligations familiales avec trois jeunes enfants à la maison, et un programme de master à temps plein avec ses propres contraintes : dissertations à écrire, projets collectifs à coordonner, révisions pour les examens. En fait, je pense que ça n’est pas très différent de la vie d’une mère qui travaille, avec une difficulté supplémentaire : devoir étudier le soir après avoir couché les enfants ou pendant les week-ends. Une fois que j’ai réussi à trouver l'équilibre entre ces deux vies, mon quotidien est devenu beaucoup plus facile.

Mais c’était aussi une expérience souvent très positive ! Par exemple, mes filles adoraient dire à leurs enseignants et amis que leur maman allait à l'école, elle aussi. J’ai aussi pu organiser mes cours à Sciences Po pour pouvoir aller chercher mes filles à l'école presque tous les jours, et me rendre souvent disponible pour les réunions parents-professeurs. Je me sentais également soutenue par mes enseignants à Sciences Po. Il y a eu ce jour où j’ai dû amener une de mes filles aux urgences alors que j’avais un devoir à rendre. Mon mari était en déplacement, c'était impossible de finir le papier à temps. J’ai expliqué la situation à mon professeur et il m’a donné un délai supplémentaire.

Existe-t-il des idées reçues ou des stéréotypes sur les étudiants qui sont aussi parents ?

Je ne me suis jamais sentie jugée par les autres étudiants et je n’ai jamais été confrontée à des stéréotypes négatifs sur les étudiants-parents à Sciences Po. Mes camarades étaient souvent étonnés d’apprendre que j’avais trois enfants, mais je ne me suis jamais sentie mal à l'aise à cause de ça - au contraire. Je crois que les stéréotypes sur les parents sont plus positifs que négatifs : les autres étudiants décrivaient souvent les parents comme des personnes bien organisées, efficaces, et capables de faire plusieurs tâches en même temps. De manière plus large, je crois qu’en montrant qu’ils peuvent réussir leurs études aussi bien que les autres, les étudiants qui ont des enfants peuvent contribuer à une meilleure intégration et compréhension de la parentalité dans le milieu professionnel.

Avez-vous rencontré d’autres parents-étudiants au cours de vos études ? Existe-t-il une communauté à Sciences Po ?

Oui, j’ai rencontré d’autres parents à Sciences Po. Parmi les 27 étudiants de mon Master of Public Affairs (MPA), il y avait quatre autre parents : deux pères et deux mères. C'était vraiment génial de pouvoir échanger avec des étudiants dans la même situation que moi. Nous plaisantions souvent entre nous avec nos histoires, comme devoir s’occuper d’un enfant qui refuse de dormir alors qu’on a un papier à boucler avant minuit. Il n’y a pas de communauté en soi mais Sciences Po a un service d'égalité femmes-hommes très actif. Il organise aussi un événement annuel qui s'appelle « Sciences Mômes », une journée où les salariés ainsi que les étudiants peuvent amener leurs enfants sur le campus, et participer à des ateliers de réflexion sur la parentalité. Je trouve que c’est une initiative formidable de la part de Sciences Po : cela m’a vraiment donné le sentiment de faire partie d’une communauté.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs étudiants qui sont aussi des parents ?

Soyez organisés ! Essayez de vous entourer de personnes sur lesquelles vous pouvez compter et qui peuvent être disponibles  en cas besoin : votre compagnon, les grands-parents, une nounou, etc. Si vous avez envie de suivre une formation à Sciences Po, foncez et ne vous laissez pas freiner par le fait d’avoir des enfants. Ce sera intense et exigeant, mais vous vous en sortirez et cette expérience sera une des plus enrichissantes de votre vie ! En plus, Paris est une ville fantastique pour les enfants, avec beaucoup d'écoles internationales, de garderies, et un excellent système de santé. Je vous souhaite bonne chance ! Et n'hésitez pas à me contacter si jamais vous avez besoin d’aide ou de conseils !

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"Nos étudiants sont plus engagés que militants"

Le vrai du faux sur les assos à Sciences Po
  • Étudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Il y a en cette rentrée 2018 une association pour 30 étudiants à Sciences Po. Sur le seul campus de Paris, la saison associative 2017/2018 a vu fleurir près de 1000 activités, soit 40 par semaine de cours, de l’atelier-débat à la démonstration de jeu vidéo, en passant par la comédie musicale. Solide, foisonnante, la tradition associative structure le parcours à Sciences Po : c’est même souvent un argument décisif pour les candidats. Mais les chiffres ne disent rien des engagements de prédilection de nos étudiants. Qui mettent à mal certains clichés... et révèlent une génération en phase avec son époque. Petit tour d’horizon en forme de fact checking.

Les principales associations sont liées à des partis politiques - FAUX

Au risque de surprendre, sur la centaine d’associations reconnues, les trois catégories les mieux représentées concernent “l’international”, suivies de près par “Art et culture” et “Solidarité/engagement citoyen”. La catégorie “Débats/politique” occupe la quatrième place. “Et encore, constate Andreas Roessner, le Directeur de la vie étudiante, au sein de cette catégorie, les émanations de partis politiques ne forment qu’une minorité, aux côtés des associations de débats et des think tanks. On a assisté au cours des dernières années à une sorte de “désinstitutionnalisation” de l’engagement politique”.

Les étudiants privilégient l’engagement pour des causes ciblées - VRAI

“Le militantisme a changé de forme, résume Sébastien Thubert, chargé de la vie étudiante. De la même façon qu’ils vont signer des pétitions en ligne très ciblées, les étudiants de Sciences Po privilégient aujourd’hui les causes précises et concrètes, les actions avec un impact fort à court terme.” D’où le succès d’un nouvel “objet” associatif créé en 2017, les “initiatives étudiantes”, des projets à durée limitée qui visent une action précise. “À l’issue du projet, l’initiative peut se muer en association reconnue, plus pérenne, ou s’arrêter là”, explique Sébastien Thubert. Une souplesse plébiscitée par les étudiants qui ont lancé 116 initiatives sur l’ensemble des campus en 2017/18.

Ce sont les étudiants qui votent pour valider la création d’une asso - FAUX

Depuis l’année 2016/2017, la qualité d’association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, selon les conditions énoncées dans le Règlement de la vie étudiante (PDF, 54 Ko), et notamment la déclaration en Préfecture. Les initiatives étudiantes, projets plus ponctuels, doivent pour être sélectionnées faire campagne en début de semestre et justifier du soutien des étudiants.

Les pétitions en ligne ont remplacé les tracts - VRAI

“Les formes d’action et de communication ont changé, explique Andreas Roessner. Les étudiants, comme tous ceux de leur génération, se mobilisent de plus en plus via les réseaux sociaux, et plus forcément avec des stands ou des tracts. Cela ne veut pas dire qu’ils s’impliquent moins : il est même probable que leur action au sein de Sciences Po ne soit qu’une partie de leurs engagements !”.

Les lieux investis par l’associatif changent aussi. D’abord, le foisonnement se déploie aujourd’hui sur sept campus. Et sur le campus parisien, de nouveaux espaces émergent : “Aujourd’hui, le site du 28 rue des Saints Pères, investi par le Café autogéré et solidaire de l’association PAVéS, avec l’AMAP qui propose ses légumes chaque semaine, est devenu un lieu central pour la sociabilité associative”, explique Sébastien Thubert. Quant aux activités, difficile de croire à l’accalmie : en 2017/2018, le campus parisien de Sciences Po a effectué un nombre record de 1000 demandes de prêts de salle et accueilli 600 événements liés aux associations. Avec dans le top 5 des principales activités (en nombre) : la culture, suivie du théâtre, de l’art oratoire, de l’engagement citoyen...et de la politique, ex aequo avec la géopolitique. 

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Les rentrées des campus en vidéo

  • Étudiante sur le campus de Menton ©Sciences PoÉtudiante sur le campus de Menton ©Sciences Po

La rentrée à Sciences Po, c'est un tour de France des sept campus du Collège universitaire. Qu'en pensent les étudiants ? Pourquoi ont-ils choisi Sciences Po ? Quelles sont leurs premières impressions ? Découvrez notre reportage sur le terrain

"Élargir les horizons" : les années bachelor

  • Promotion 2018 du Bachelor ©Sciences PoPromotion 2018 du Bachelor ©Sciences Po

Le 6 septembre, la promotion 2018 du Collège universitaire a été célébrée lors de la cérémonie de remise de diplômes du bachelor. L'occasion de revenir sur leurs trois premières années d'études à Sciences Po, leurs rêves et leurs déconvenues, leurs cours et leurs engagements associatifs, leurs objectifs futurs et leurs amis. Découvrez le film de la promotion 2018 du bachelor !

Nouveau Mooc : Entreprendre dans le milieu culturel

  • Entreprendre dans le milieu culturel ©Sciences PoEntreprendre dans le milieu culturel ©Sciences Po

Le Mooc « Entreprendre dans les industries culturelles à l’ère du numérique »  conçu par l’École d’affaires publiques de Sciences Po avec le ministère de la Culture s’adresse à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat culturel contemporain : étudiants, jeunes diplômés, entrepreneurs, professionnels de la culture, etc.

Rassemblant plus de 90 contributeurs - experts, créateurs, avocats -  ce Mooc disponible dès maintenant sur Coursera apporte les connaissances variées et compétences indispensables aux futurs entrepreneurs. Le parcours pédagogique s’organise autour de 8 séances comprenant vidéos d’enseignements et vidéos de témoignages. Elles abordent les enjeux et spécificités de l’entrepreneuriat dans la culture en passant par les défis et opportunités engendrés par la transformation numérique du secteur.  Il apporte des outils, méthodes et compétences indispensables pour créer et développer une structure culturelle dans six domaines : la musique enregistrée, le cinéma, l’édition, les médias, l’audiovisuel et les jeux vidéo.

Le Mooc était présenté pour la première fois le 19 septembre à Sciences Po lors d’une soirée de lancement :

Ce projet s’inscrit dans la stratégie générale de l’École d’affaires publiques qui vise à former les futurs décideurs et managers du secteur public et privé, et ce, particulièrement à travers deux spécialités – Culture et Cultural Policy & Management. Aujourd’hui, près de 250 étudiants par an sont ainsi formés chaque année, avec plus de vingt nationalités représentées.

S'inscrire au Mooc sur la plateforme Coursera

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"Faire l'Europe dans un monde de brutes"

Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes
  • Nathalie Loiseau ©F. de la Mure/MEAENathalie Loiseau ©F. de la Mure/MEAE

Pour sa rentrée solennelle, L'École des affaires internationales (PSIA) recevait mercredi 5 septembre 2018 Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, qui s’est livré à un ardent plaidoyer pour l’avenir de l’Europe avant d’échanger avec les étudiants.

Félicitant les étudiants d’avoir choisi - dans cet ordre - “l’Europe, la France, et l’École d’affaires internationales de Sciences Po”, Nathalie Loiseau n’a minimisé aucune des menaces qui planent sur la construction européenne et sur le multilatéralisme “qui a mauvaise presse”, a-t-elle rappelé en introduction. Il s’agit de “faire l’Europe dans un monde de brutes”, a-t-elle résumé en citant les propos d’Enrico Letta, le doyen de l’École des affaires internationales.

On assiste “partout en Europe” à la montée des populismes, qui ne sont “pas l’apanage des extrêmes”, a précisé la ministre : “nous devons voir que les Européens se vivent aujourd’hui comme des “majorités menacées”, aussi irrationnel que cela puisse paraître". “Irrationnel” autant que “démocratique”, le Brexit consiste d’après elle à “défaire avec intelligence quelque chose en quoi nous croyons”, opération “frustrante” dont l’issue demeure incertaine à ce jour.

"Le projet européen n'est pas une partition écrite d'avance"

“Jamais l'Europe n'a été autant mise au défi, du dehors comme du dedans", a-t-elle résumé. Mais elle reste plus que jamais le meilleur cadre pour façonner au mieux la mondialisation et protéger nos citoyens.” "Médiatiquement, il y a cette volonté de faire croire qu'il y a une Internationale des populismes en Europe alors qu'il y a au moins cinquante nuances de populismes”, a affirmé Nathalie Loiseau, qui a rappelé la force de “l’envie d’Europe” et a exposé sa vision d’une souveraineté européenne destinée “non pas à remplacer la souveraineté nationale mais à la compléter.” Le projet européen [est une] construction qui n’est pas finie, ce n’est pas une partition écrite d’avance, a-t-elle conclu. Ce que je peux vous demander c’est d’en faire votre musique à vous pour que l’Europe de demain vous ressemble."

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Florence Parly à l'École d'affaires publiques

La leçon inaugurale de la ministre des Armées
  • Florence Parly ©Ministère des ArméesFlorence Parly ©Ministère des Armées

Pour sa rentrée solennelle, L'École d’affaires publiques recevait vendredi 31 août 2018 Florence Parly, ministre des armées, pour un échange avec les étudiants, qu'elle a placé sous le thème de l'engagement.

“Il y a mille et une façons de s’engager”, a rappelé la ministre, dans un monde où les nouvelles technologies dessinent une “nouvelle frontière”- pour reprendre la formule de John Kennedy - et où le multilatéralisme n’est plus considéré comme un acquis intangible. Évoquant, très émue, le souvenir des obsèques d’un soldat mort pour la France, une semaine après son arrivée au Ministère, elle a évoqué la question du “sens” de ce sacrifice. “Que dire à la famille d’un garçon qui a fait don de lui pour la France ? Ce qu’ils m’ont dit à moi, c’est qu’ils étaient fiers. Ils m’ont envoyé un cadeau par la suite, des colliers de coquillage que je garde sur mon bureau et qui me rappellent chaque matin que derrière les décisions que nous prenons, ce sont des hommes et des femmes qui mettent leur vie en jeu, des familles qui attendent avec angoisse.”

"N'ayez pas peur de l'engagement politique"

Plaidant pour une Europe plus forte comme seul moyen d’acquérir une “autonomie stratégique”, la ministre a appelé les étudiants à “donner du sens” à leur engagement pour l’Europe, et à ne pas avoir peur de l’engagement politique. “Vous aurez la chance d’avoir plusieurs vies professionnelles ; je vous encourage à saisir cette chance pour tester, pour échouer, pour passer du public au privé. Je vous souhaite de savoir pour quoi et pour qui vous travaillez.”

Biographie

(source : Ministère des Armées)

Florence Parly est née à Boulogne-Billancourt le 8 mai 1963. Après des études à Sciences Po et l'ENA (promotion Fernand Braudel), elle intègre le corps des administrateurs civils à la Direction du budget.

De 1991 à 1993, elle devient conseillère technique au ministère de la Fonction publique, au ministère de l’Équipement et du Logement, puis au ministère de l’Intérieur. Elle retrouve l'administration en 1993 en devenant successivement à la Direction du budget Chef des bureaux de la protection sociale et de la sécurité sociale (1993), de l’équipement, du logement, de la ville et de l’aménagement du territoire (1994 – 1995) et enfin de la culture et de l’audiovisuel (1995 – 1997).

En 1997, elle rejoint le cabinet du Premier ministre, Lionel Jospin, en tant que conseillère pour les affaires budgétaires. Elle est nommée en 2000 secrétaire d'Etat au Budget, mission qu'elle remplira jusqu'en 2002.

Après ce passage au gouvernement, Florence Parly devient chargée de mission à l'Agence France Trésor de 2003 à 2004 puis Présidente du directoire de l’Agence régionale de développement de l’Ile de France jusqu'en 2006.

Elle choisit alors de se tourner vers l’entreprise et certains des plus grands groupes industriels et de transport français. Elle rejoint le groupe Air France en 2006 où elle occupe les postes de Directrice de la Stratégie d’investissement (2006 – 2008), puis de Directrice générale adjointe en charge du Cargo (2008 – fin 2012) et enfin Directrice générale adjointe de l’activité court-courrier (Orly et Escales France) en 2013.

Florence Parly rejoint la SNCF en 2014, d'abord comme Directrice générale déléguée puis, à partir de 2016, comme Directrice générale de SNCF Voyageurs.

Le 21 juin 2017, Florence Parly est nommée ministre des Armées.

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"Intelligence(s)" de Anders Sandberg

Un invité exceptionnel pour la rentrée de l’École du management et de l’innovation
  • Anders Sandberg, Chercheur Senior à l'Université d'Oxford ©University of OxfordAnders Sandberg, Chercheur Senior à l'Université d'Oxford ©University of Oxford

Anders Sandberg est Directeur de recherche à l'Institut pour l'avenir de l'humanité à la Oxford Martin School de l’Université d'Oxford. Sa recherche porte sur les questions sociétales et éthiques liées aux neurosciences, à la valorisation humaine et aux nouvelles technologies. Suivez sa leçon inaugurale, ‘Making better intelligence: attempts at imitating or improving biological intelligence, and what we can learn from them’, à l’Ecole du Management et de l’Innovation.

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"Les villes dans le jardin planétaire"

Leçon inaugurale de Leoluca Orlando, Maire de Palerme, à l’Ecole urbaine
  • Leoluca Orlando, maire de Palerme ©Comune di PalermoLeoluca Orlando, maire de Palerme ©Comune di Palermo

Leoluca Orlando est Maire de Palerme, en Italie, depuis juin 2016. Il est diplômé en droit public et exerce sa profession d’avocat ainsi que celle de professeur à l’Université de Palerme. Connu pour son implication dans la lutte contre le crime organisé et la défense des Droits de l'Homme, Leoluca Orlando, en tant que maire de Palerme, cherche à faire avancer les droits des migrants en Italie et ailleurs. Suivez sa leçon inaugurale « Les Villes dans le jardin planétaire », à la rentrée de l’École urbaine de Sciences Po.

Biographie :

  • 1er août 1947 : naissance à Palerme 
  • 1978 : Leoluca Orlando est élu Conseiller municipal de Palerme 
  • 1985 : il est élu Maire de Palerme. Il occupera cette fonction de 1985 à 1990 puis de 1993 à 2000 (2 mandats successifs)
  • 1992 : il devient député pour deux ans à la Chambre des députés du Parlement Italien, poste qu'il occupera de nouveau de 2006 à 2012  
  • 1994 : il rejoint le Parlement Européen où il occupera les places de Vice Président de la Commission pour l'entrée de Malte dans l'Union Européenne, membre de la Commission pour les libertés publiques et les affaires intérieures, membre de la Commission pour les politiques régionales et membre substitut de la Commission pour la sécurité et le désarmement.
  • Depuis 2000 : il est le président de l'Institut de Renaissance Sicilienne, une organisation à but non lucratif qui gère la promotion de l'économie et la culture relative à la légalité et aux droits de l'Homme
  • 2009 : il est élu de nouveau député au Parlement européen et devient Vice-Président de l'ALDE (Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe) 
  • 2012 à aujourd'hui : Leoluca Orlando est élu Maire de Palerme pour la quatrième fois de sa carrière. Il briguera avec succès un second mandat en 2016

Leoluca Orlando a reçu de nombreux prix notamment le Prix Civique Européen "pour sa lutte contre le crime organisé et son engagement en faveur d'un renouveau civique dans sa ville" et le Prix Bayard Rustin des Droits de l'Homme “pour avoir apporté à Palerme la liberté d'une société civique harmonieuse et pour avoir partagé 'les leçons de Palerme" avec des citoyens et des gouvernements de sociétés luttant contre des menaces similaires qui visent la démocratie et les droits de l'homme" en 2000.

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Sharyl Attkisson à l'École de journalisme

Visionnez sa leçon inaugurale
  • Sharyl Attkisson ©CBSSharyl Attkisson ©CBS

Sharyl Attkisson, journaliste d’investigation est l’invitée d’honneur de la rentrée solennelle de l’École de Journalisme.

Anciennement présentatrice de CNN et de CBS News, aujourd’hui animatrice de Full Measure, une série d’informations d’enquête américaine, elle a remporté de nombreux Emmy Awards et publié deux œuvres de fiction, The Smear et Stonewalled. Lors de sa leçon inaugurale, elle discutera de l'état du journalisme dans un contexte de « fake news » et abordera les défis auxquels seront confrontés les journalistes de demain.

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