Les carrières internationales à l'École d'Affaires publiques

  • © Marceau Ferrand© Marceau Ferrand

Mercredi 28 mars, l’École d’Affaires publiques et Sciences Po Nations Unies ont organisé pour les étudiants de Sciences Po une conférence d’information sur les carrières à l’international. Étaient présents Mikael Griffon, représentant de la Délégation aux Fonctionnaires Internationaux du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (DFI), ainsi que Julia Lindhorn, représentante de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils ont présenté leur organisation respective ainsi que les possibilités de stages et de carrières au sein de chacune d’elles.

La DFI, service du MEAE, permet d’informer le public sur les appels à candidatures des organisations internationales (OI), notamment à l’ONU, mais pas seulement. L’objectif de la DFI est l’allocation optimale du plus grand nombre de Français à des postes stratégiques de ces organisations. On compte aujourd’hui 19 000 travailleurs français en OI, ce qui place la France au 2ème rang mondial. Cependant la forte pression, notamment à l’ONU promouvant un rééquilibre géographique en faveur des pays émergents, est un défi pour la DFI. Pour conserver une place importante au sein des OI, la DFI propose donc aux candidats des conseils dans l’élaboration de leur dossier de candidature et des entraînements pour préparer les entretiens, pour leur donner toutes les chances de réussir. Sont en général requis une excellente maîtrise de l’anglais (minimum C1), un niveau académique suffisant mais surtout une spécialisation dans un certain domaine de compétence, ainsi qu’une cohérence de parcours (sujet de mémoire, bénévolat etc.). De multiples stages sont relayés, en organisation humanitaire par exemple (UNICEF, HCR) et permettent d’enrichir un CV. Par ailleurs, le Bureau des Volontaires des Nations Unies à Bonn propose des formules permettant de faire du volontariat depuis son propre pays.

La procédure de candidature se fait générale en deux étapes. Premièrement il faut remplir un CV en ligne assez détaillé, puis a lieu un entretien, très souvent en anglais. Cependant le français est un réel atout à mettre en valeur dans un dossier de candidature, étant donné qu’il est la langue de travail de nombreuses organisation.

L’OCDE regroupe 35 pays membres et est basée à Paris, a pour but de traiter les données économiques, les analyser et les comparer avec des données d’autres pays, ainsi que de rédiger des rapports et recommandations pour les autorités publiques. Les personnes recrutées sont donc principalement des économistes, mais quelques profils issus des autres sciences sociales peuvent être recherchés. En 2017, la plupart des recrutements se faisait au niveau A1 (le plus bas niveau, 2 ans d’expérience professionnel requis), mais de nombreuses possibilités de stages existent également. Ils représentent une excellente opportunité pour se construire un réseau, mais également une voie d’accès à l’OCDE car 20% des stagiaires finissent par être recrutés tout de suite ou plus tard par l’organisme. 2 programmes en direction des jeunes ont été aménagés. Le YPP (Young Professional Program) recrute 20 jeunes professionnels tous les 2 ans. La procédure, semblable à celle employée au niveau A1 se déroule ainsi. Premièrement il y a une inscription en ligne qu’il ne faut pas négliger, car elle permet de montrer ce qu’un stage/expérience professionnelle nous a apporté concrètement. Il y a ensuite un test écrit qui permet d’évaluer les compétences techniques, puis un entretien oral avec un panel de collaborateurs, pour évaluer les « soft skills ». Le YAP (Young Associates Program) compte aujourd'hui 5 jeunes et s’adresse aux étudiants diplômés de licence, en leur donnant une expérience professionnelle de 2 ans. Quant aux stages, il existe un partenariat avec Sciences Po qui permet aux étudiants d’être traité de façon prioritaire, mais sachant que le nombre d’étudiants sélectionnés pour cette procédure est faible, il est conseillé de maximiser ses chances en postulant par les deux manières (Sciences Po et voie classique). Des stages de 2 mois sont possibles mais extrêmement rares, il est donc préférable d’être disponible pour une durée minimale de 4 mois.

Après cette présentation, Georgia, étudiante en Master de Public Policy à Sciences Po et a nous a fait part de son expérience de stagiaire à l’OCDE. Elle a rappelé l’importance de se préparer sérieusement avant de postuler à un stage, et de l’opportunité que celui-ci représentait pour construire son réseau.

Un grand merci à Marceau Ferrand, étudiant Master Politiques publiques, 4éme année, spécialité Administration publique, et président de l'association Sciences Po Nations Unies, et Charlotte Dozias, étudiante en 2éme année CU pour cet article.

 

Tags :