The Euro-Atlantic solidarity against terrorism

une expérience précieuse pour un enjeu pressant
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Le jeudi 8 novembre dernier, l’École d’Affaires publiques de Sciences Po accueillait Bernard Cazeneuve, ancien Ministre de l’Intérieur et ancien Premier Ministre, et Jeh Johnson, ancien directeur du Département pour la Sécurité Intérieure américain, pour une conférence intitulée « The Euro-Atlantic Solidarity Against Terrorism ».

Cette conférence se tenait dans le cadre du cours dispensé par Bernard Cazeneuve à l’École d'Affaires publiques de Sciences Po : “La France face aux défis de la lutte anti-terroriste".

Pour connaître le ressenti a posteriori de nos étudiants sur cet évènement, nous avons interrogé l’un d’entre eux. Antoine de La Roche Kerandraon, en première année de Master Politiques Publiques, spécialité Sécurité et Défense, a accepté de répondre à nos questions. 

Tout d’abord, pouvez-vous nous rappeler dans quel contexte cette rencontre s’inscrit ?

ALR : M. Cazeneuve nous a proposé ce semestre un enseignement-au demeurant passionnant ! - sur la lutte antiterroriste en France. Nous, les étudiants de Sécurité et Défense, sommes habituellement les seuls à avoir accès à ce cours, ce qui est dommageable vue l’importance de l’enjeu. Pour corriger ce problème, M. Cazeneuve a l’habitude de convier chaque semestre un intervenant extérieur, en ouvrant pour l’occasion l’enseignement à un plus large public. Il s’agit donc bien d’un cours à part entière, et non d’une conférence « en bonus ». Ce semestre, c’est M. Johnson qu’il a fait venir. Nous pouvions difficilement rêver mieux ! 

Quels thèmes ont particulièrement retenu votre attention ?

ALR : Il y en a eu tellement ! Je retiendrais principalement l’enjeu nouveau du terrorisme réticulaire -ou terrorisme « homegrown » si vous préférez- qui existe aux Etats-Unis aussi bien que chez nous et change fondamentalement la donne pour le Département de la Sécurité Intérieure, puisque ce dernier avait été créé pour justement prévenir l’infiltration de terroristes sur le territoire des Etats-Unis. La menace venue de personnes natives du pays n’avait pas été anticipée-pas plus qu’en France, d’ailleurs. 

Comme les deux intervenants sont avocats de profession, ils ont aussi beaucoup parlé d’équilibre entre respect des droits et ordre public. J’ai particulièrement aimé cette partie de la conférence : je trouve qu’on oublie trop souvent-y compris dans le débat public- qu’en matière de terrorisme la menace peut aussi venir de l’Etat lui-même. 

En somme, je pense que cet évènement nous a bénéficié autant qu’au public extérieur à l’enseignement, puisque nous avons pu mieux comprendre les modalités de la lutte antiterroriste au-delà du cadre français ainsi que les défis communs auxquels nos alliés et nous devons faire face.

Quel souvenir fort garderez-vous de cette conférence ? 

ALR : La façon très particulière qu’a eu M. Johnson de prendre nos questions : il est descendu de l’estrade pour venir se placer juste devant l’étudiant posant la question. C’était terriblement intimidant ! Mais d’un autre côté, il me semble que beaucoup d’entre nous ont apprécié la façon de faire de cet intervenant haut et couleurs et « sortant du cadre ». Nos échanges avec lui n’en ont d’ailleurs été que plus francs. 

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