Does Family Policy Influence Women’s Employment?

Emanuele Ferragina
Political Studies Review
  • Emanuele Ferragina, Political Studies Reviews, 2017Emanuele Ferragina, Political Studies Reviews, 2017

Does Family Policy Influence Women’s Employment?:

Reviewing the Evidence in the Field

Political Studies Reviews

First Published November 10, 2017

Read the Full article on SAGE Journals website


Emanuele Ferragina (OSC - LIEPP)During the past two decades, the debate over the relation between family policy and women’s employment in high-income countries has grown in prominence. Nevertheless, the evidence proposed in different disciplines – sociology, politics, economics and demography – remains scattered and fragmented.

This article addresses this gap, discussing whether family policy regimes are converging and how different policies influence women’s employment outcomes in high-income countries.

The main findings can be summarized as follows: family policy regimes (‘Primary Caregiver Strategy’, ‘Choice Strategy’, ‘Primary Earner Strategy’, ‘Earning Carer Strategy’, ‘Mediterranean Model’) continues to shape women’s employment outcomes despite some process of convergence towards the Earning Carer Strategy; the shortage of childcare and the absence of maternal leave curtail women’s employment; long parental leave seems to put a brake to women’s employment; unconditional child benefits and joint couple’s taxation negatively influence women’s employment but support horizontal redistribution; policies and collective attitudes interact, influencing women’s behaviour in the labour market; and the effect of policies is moderated/magnified by individual socioeconomic characteristics, that is, skills, class, education, income, ethnicity and marital status.

The article concludes by suggesting avenues for future research.

Citation de l'auteurThe existence of five regimes still contributes to determine women’s employment outcomes. Hence, whether all family policy models would progressively converge towards the Earning Carer Strategy remains an open question. As for the empirical test of Becker’s original hypotheses, it appears that the shortage of childcare and the absence of maternal leave curtail maternal employment. In addition, long parental leaves seem to put a brake on women’s employment, and unconditional child benefits and joint couple’s taxation negatively influence women’s employment, but support horizontal redistribution and fertility. Finally, women’s behaviour in the labour market is conditioned by the interaction between policy and cultural variables.

This work was supported by the LIEPP.

Chercheurs : concours CNRS 2018

Soutien de l'OSC
  • Le siège du CNRS à Paris - Image Nicole Tiget / CNRS PhotothèqueLe siège du CNRS à Paris - Image Nicole Tiget / CNRS Photothèque

Dans le cadre de la campagne de recrutements CNRS 2018, l’OSC souhaite soutenir la candidature de jeunes chercheur·e·s en section 36 et 40.

Les travaux menés à l’OSC sont ancrés dans une sociologie empirique. Ils sont centrés sur l’étude des inégalités et des structures et pratiques sociales qui s’y rattachent.
Ils reposent sur une sociologie d’enquête mêlant méthodes quantitatives et qualitatives, approches micro et macro-sociologiques à différentes échelles.

L’analyse du changement social développée à l’OSC est intimement liée aux questions de stratification sociale et d’inégalités : définition et évolution des différentes positions sociales, hiérarchies, inégalités et rapports sociaux qui s’y rattachent.
Sont prises en compte les dimensions classiques de l’analyse des inégalités - position et origine sociales, niveau d’éducation - mais aussi celles liées au genre, à l’âge, aux caractéristiques ethno-raciales, au lieu de résidence ou au handicap. Cette analyse des inégalités se combine à celle des discriminations.

Une attention particulière est accordée aux contextes politico-institutionnels. Cela nous conduit à nous intéresser aux régimes d’État-providence, aux politiques publiques, et à mobiliser la comparaison internationale.
Notre intérêt pour les politiques publiques nous porte à privilégier l’analyse de leurs effets sur les populations concernées, en termes d’inégalités et/ou de discriminations ; mais aussi à la façon dont ces populations perçoivent l’action publique et parfois la redéfinissent.

La comparaison internationale permet de ne pas isoler l’analyse comparée de la stratification sociale et des inégalités, des configurations politico-institutionnelles.

L’activité scientifique est structurée autour de 5 axes principaux :

  • Villes et dynamiques urbaines
  • Cultures et modes de vie 
  • Politiques et dynamiques éducatives 
  • Mobilités et migrations 
  • Marché du travail et dynamiques familiales

Rattaché·e·s à Sciences Po, les chercheur·e·s sont fortement impliqué·e·s dans l’enseignement de la sociologie et encadrent des mémoires de master et des thèses de doctorat.
L’OSC assure une intégration dans des réseaux internationaux tant sur le plan de la recherche que sur celui de la formation doctorale.

Toute l’équipe de l’OSC est disposée à accompagner les projets qui s’inscrivent dans ce programme, tout en étant ouverte à de nouveaux objets et thèmes de recherche. Nous restons très attentifs aux méthodes, en particulier aux « mixed-methods ».

Nous nous engageons à recevoir les candidat·e·s potentiel·le·s et à les préparer dans les meilleures conditions possibles au concours de recrutement (finalisation du projet, auditions blanches).

Les candidat.e.s sont invité.e.s à prendre contact avant le 15 décembre avec le directeur de l’OSC, Marco Oberti (marco.oberti(at)sciencespo.fr),  ou avec la secrétaire générale Marie Ferrazzini (marie.ferrazzini(at)sciencespo.fr), en leur communiquant un CV ainsi qu’un projet ou un avant-projet de recherche.

Dropout patterns in higher education: social origin differences in the impact of early academic failure

Estelle Herbaut
Séminaire scientifique de l'OSC, 20 octobre 2017
  • Image Guillaume Serpe / Sciences Po - Salle de cours 711AImage Guillaume Serpe / Sciences Po - Salle de cours 711A

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 20 octobre 2017 de 10h30 à 12h

Dropout patterns in higher education:
social origin differences in the impact of early academic failure

Estelle Herbaut (IUE Florence)
Estelle Herbaut
PhD Candidate
Department of Political and Social Sciences
European University Institute, Florence, Italy

A large and growing body of literature has studied the predictors of success or failure in higher education and results have consistently shown that social background is a key determinant of higher education attainment in many countries. However, less is known on the mechanisms of social stratification in the last stage of the education system. This study  builds on the theoretical framework of the compensatory advantage mechanism to investigate the consequences of early academic failure on dropout patterns, depending of students’ social background. I apply a discrete-time method for competing risks event history analysis to estimate the occurrence of dropout from higher education over time. Results show that early academic failure is quite common, but that its consequences on dropout behaviours varies greatly depending of social origin, even when controlling for academic preparation.

Inscription pour les extérieurs à Sciences Po / Register: marie.ferrazzini(at)sciencespo.fr.


La tyrannie du genre

Marie Duru-Bellat
Presses de Sciences Po
  • Image : Mikagoto, Gender studies (CC BY-NC 2.0)Image : Mikagoto, Gender studies (CC BY-NC 2.0)

Presses de Sciences Po, 2017La tyrannie du genre

Marie Duru-Bellat

Presses de Sciences Po, octobre 2017, 308 p., EAN 9782724621402

Marie Duru-Bellat

Un déguisement de princesse et un aspirateur pour les filles, un château fort et une voiture radiocommandée pour les garçons… On pourrait penser qu'un choix de jouets aussi stéréotypé appartiendrait au passé. Il n’en est rien. Une sexualisation de plus en plus marquée s’observe dans l’éducation comme dans tous les domaines de la vie sociale.

Ces traitements différenciés ne sont pas systématiquement perçus comme des inégalités. Ils sont justifiés par des croyances en des distinctions essentielles, d’ordre « naturel », entre femmes et hommes. Cet ensemble de discours psychologisants, de normes et de symboles en découle a des conséquences multiformes sur les rôles assignés à chacun et chacune.

Alors que la notion de genre a été promue par les sociologues pour révéler les rapports de domination, l’invoquer à tout propos, qu’il s’agisse de féminiser la langue ou de prôner la parité, instille l’idée que femmes et hommes sont toujours, partout et avant tout, non des personnes uniques mais des prototypes de leur groupe de sexe.

N'est-il pas temps de laisser s’exprimer la multiplicité et la richesse des différences individuelles, de rejeter les assignations identitaires et les définitions brevetées qui enjoignent d’être strictement l’une ou bien l’autre ?

Cet ouvrage est un plaidoyer pour détricoter les stéréotypes de genre et s'en émanciper.

Le plafond de verre et l'État

Construction des inégalités de genre dans la fonction publique
C. Marry, L. Bereni, A. Jacquemart, S. Pochic, A. Revillard
  • Image USB, "Business Men" (CC BY-SA 2.0) via FlickrImage USB, "Business Men" (CC BY-SA 2.0) via Flickr


Armand Colin, 2017

Le plafond de verre et l'État
La construction des inégalités de genre dans la fonction publique

Catherine Marry (Directrice de recherche CNRS, Centre Maurice Halbwachs)
Laure Bereni
(Chargée de recherche CNRS, Centre Maurice Halbwachs)
Alban Jacquemart (Maître de conférence, IRISSO, Paris-Dauphine)
Sophie Pochic (Chargée de recherche CNRS, Centre Maurice Halbwachs)
Anne Revillard (Professeure associée, Sciences Po, OSC-LIEPP)

Paris, Armand Colin, octobre 2017 - 228 p. - EAN 9782200617387

 L'écart entre la place des femmes à la base et au sommet des hiérarchies des grades et des corps de la haute fonction publique est encore aujourd'hui frappant. Majoritaires dans l’ensemble des personnels de la fonction publique d’État (55 % en 2014), et parmi les cadres A (61 %), elles butent sur les dernières marches de l’échelle des carrières, celles qui conduisent aux positions de cadres supérieurs et dirigeants. Elles ne constituent que 38 % de la catégorie A+, qui regroupe les corps de fonctionnaires les mieux rémunérés. Elles ne représentent que 31 % des « emplois de direction » et 22 % des « emplois à décision du Gouvernement » (ambassadeurs, préfets, directeurs généraux d’administrations centrales). Elles sont également minoritaires dans les entourages politiques les plus convoités, malgré l’affirmation publique de la norme de parité : en 2012, alors que la moitié des portefeuilles ministériels étaient attribués à des femmes, celles-ci ne constituaient qu’un quart des équipes de l’Élysée et de Matignon, et moins d’un cinquième des directeurs et directrices des cabinets ministériels.

Dans le sillage des lois sur la parité des années 2000, la rareté des femmes aux sommets des organisations professionnelles est devenue un problème public, objet de lois et de dispositifs de plus en plus contraignants (quotas).
Ce livre, issu d’une enquête approfondie dans quatre directions ministérielles, offre des pistes d’interprétation originales. Au-delà des discours récurrents sur l’« autocensure » et les « choix » des femmes, les récits de vie des cadres supérieur.es et dirigeant.es dévoilent la fabrique quotidienne de l’avantage masculin au coeur même des organisations. Les horaires extensifs et rigides, la faible légitimité du droit au congé maternité, l’opacité des critères de promotion ou encore le sexisme de l’environnement professionnel, sont autant de sources d’inégalités.
Le plafond de verre n’est toutefois ni homogène, ni immuable. Les ministères et directions sont diversement féminisés et conciliants. Les destins professionnels des femmes et des hommes varient selon leurs titres scolaires, leur origine sociale, leur histoire conjugale et familiale. Les politiques d’égalité professionnelle ont des effets limités, mais sont aussi le support de la dénonciation des inégalités et de la valorisation de nouvelles identités dirigeantes, pour les femmes comme pour les hommes.

Ce livre est, en partie, le produit d'un nouveau contexte de mise en visibilité et de critique des inégalités sexuées dans la bureaucratie d’État. C’est à la demande de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), coordinatrice de la mise en œuvre des politiques d’égalité dans cette sphère, que nous avons engagé cette recherche (...) en braquant le regard, plus spécifiquement, sur ses plus hauts étages. Nous nous inscrivons dans le sillage de travaux précédemment menés, en France ou dans d’autres contextes nationaux, sur la manière dont le genre travaille les organisations, privées comme publiques, et sur la manière dont celles-ci, en retour, façonnent le genre.

L'ouvrage s'appuie sur une enquête inédite, qui repose principalement sur une série d’entretiens biographiques menés auprès de cadres supérieur.es ou dirigeant.es, en administration centrale ou dans les services déconcentrés. Au total, 95 entretiens ont été conduits en 2011-2012 auprès de deux tiers de femmes et un tiers d’hommes appartenant à quatre directions générales, issues de deux périmètres ministériels – « Bercy » et les « ministères sociaux ». Les profils des personnes enquêtées se caractérisent par une grande variété de positions hiérarchiques, d’âges, de niveaux de diplôme, d’origines sociales ou de configuration familiale.

Graphique 3 - Part des femmes au concours ENA externe et Plytechnique parmi les grands corps (2012)

 

Graphique 3. Part des femmes (en %) admises aux concours de l’ENA externe et de Polytechnique et parmi les principaux grands corps (2012)