Equateur. La révolution citoyenne en perte de vitesse. Résultats et analyse des élections municipales du 23 février 2014

Cinq victoires électorales de suite font de Rafael Correa l’un des présidents les plus aimés par ses concitoyens dans l’histoire de son pays, l’Equateur. Selon l’enquête Mitofsky, il s’est fait remarquer comme le dirigeant avec le plus fort niveau d’acceptation dans toute l’Amérique latine. Ce positionnement privilégié est resté stable de 2009 à juin 2013, et ce malgré le fait que presque 43% des Equatoriens n’aient pas voté pour lui lors des dernières élections présidentielles, en février 2013. Depuis sept ans à la tête de l’Equateur, le régime de la « Révolution Citoyenne » -nom donné à son mouvement- semblait plus fort que jamais. Cependant, à sa plus grande surprise, le gouvernement a connu son premier contrecoup le 23 février dernier, lors des élections municipales.  Les résultats témoignent non seulement d’une défaite incontestable dans les principales villes du pays, dont les trois plus importantes (Quito, Guayaquil et Cuenca), mais aussi une régression très significative sur l’échiquier politique national : sur  23 provinces, seules 4 capitales sont restées sous le contrôle de son parti « Alianza País » (Alliance PAYS). En outre, d’après les résultats préliminaires, « Alianza País » aurait aussi perdu la majorité dans les conseils municipaux de Quito et Guayaquil, ce qui mettra à l’épreuve  la capacité de ce parti à construire des alliances avec l’opposition, s’il veut toujours parvenir à peser dans les décisions locales.

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