Saving money, losing lives

Analysis by David Paltiel, professor at Yale School of Public Health and a visiting professor at the Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies (LIEPP) at Sciences Po.

Recent cutbacks in global funding for HIV/AIDS force donor nations to confront how little they are willing to give up to save a life on another continent. For the last two decades, global assistance programmes have enjoyed robust support and remarkable success in providing HIV/AIDS prevention and treatment services in resource-limited settings.
Recently, however, there are signs of funder fatigue and mounting political resistance. In 2016, for example, donor government funding to support HIV efforts in low- and middle-income countries decreased for the second consecutive year, from US$7.5 billion to US$7 billion. The Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria has scaled back the number of funding-eligible nations it serves. Most recently, the White House proposed a 33% cut to the US foreign aid budget, jeopardizing more than US$6.7 billion currently earmarked for HIV/AIDS prevention, care, and research.
 
These developments raise important questions for donor and recipient nations alike: What are the likely health and economic effects of reduced global investment in HIV prevention and care? How much money can be saved while maintaining existing commitments? What cost-containment options are available, how much will each option save, and what harms will it create?
 
Working with colleagues in Côte d’Ivoire and the Republic of South Africa, we addressed these questions using a mathematical simulation and publicly available data. Here, we highlight four key findings:

The economic savings will be small and short-lived

Given existing commitments to persons already receiving care for HIV infection, savings greater than 30% of current outlays are unlikely. Moreover, most of the savings will dry up with time, as the downstream costs of patient neglect and failure to reduce HIV transmission accumulate.

The health harms will be large and lasting

Whether the yardstick is mortality, life-expectancy, or new HIV transmissions, cutbacks will almost certainly produce proportionally greater harm than economic good. We estimate more than 500,000 additional HIV transmissions and 1.6 million more HIV-related deaths in South Africa over the next 10 years. In Côte d’Ivoire, HIV-related deaths could increase 35% over that period.

For recipient nations, there are better and worse responses to reduced foreign assistance. 

Policies that either delay the presentation of the healthiest patients to care or reduce investments in patient retention will do the least harm in terms of deaths, years of life lost and new HIV transmissions.

Even if recipient nations act optimally to minimize the harm to their citizens, each year of life lost in Africa due to cutbacks will save donors no more than $900.

This fourth finding – and the shocking humanitarian cost it imposes on vulnerable populations – should take your breath away. Evidence abounds that citizens of resource-rich nations, like the United States and France, will willingly pay upwards of $100,000 to save a single year of life. Does the imposition of this disparity – a year of life to save ourselves $900 – accurately reflect how we in donor countries value life in Africa?
 
Scale-back of international aid to HIV programs in resource-limited settings will reverse enormous progress made over the past 20 years in curbing HIV transmission and improving HIV-related outcomes. We have it in our power – and even within our economic reach – to stop the global AIDS epidemic in its tracks. Now is the time to redouble our efforts, not to cut back and witness the reversal of hard-earned successes.


Related links

"Vous êtes romancier ou historien ?"

Le 18 novembre dernier, le traditionnel salon littéraire des étudiants de Sciences Po s’est tenu à la mairie du 7ème arrondissement. La “Journée des Auteurs”, organisée depuis 1947 par le Bureau des Arts, fêtait sa 70e édition en présence, entre autres, de l’auteur de bandes dessinées Joann Sfar et du romancier Olivier Guez, prix Renaudot 2017. Retour sur la littérature française, les filiations littéraires et le sens du romanesque.

Lire la suite
“Tout le monde peut postuler à Sciences Po”

“Tout le monde peut postuler à Sciences Po”

Samedi 25 novembre, Sciences Po ouvre ses portes pour la Journée des masters. L’occasion d’affiner un projet professionnel et d’y rencontrer les responsables des sept écoles de second cycle de Sciences Po. Pourquoi choisir un master à Sciences Po ? Quels sont les profils recherchés ? Réponses en amont de l’événement avec Cornelia Woll, directrice des études et de la scolarité.

Lire la suite
“Être doctorant, c’est être au cœur de la production du savoir”

“Être doctorant, c’est être au cœur de la production du savoir”

Parmi les 7 écoles que compte Sciences Po, l’une a un statut un peu à part : l’École doctorale. Délivrant à la fois des masters et des doctorats, c’est elle qui accompagne les aspirants chercheurs dans leurs premiers pas vers la recherche en droit, économie, histoire, science politique et sociologie. À l’occasion du Forum de la recherche, - événement qui invite chaque année les étudiants  à s’intéresser à une carrière scientifique - , entretien avec le nouveau doyen de l’École doctorale et chercheur au Centre de sociologie des organisations, Pierre François.  

Lire la suite
“L’histoire est aussi importante que la photo”

“L’histoire est aussi importante que la photo”

Avec la série à succès Humans of Paris, il photographie depuis de nombreuses années des personnes croisées dans les rues de Paris et sa page Facebook compte désormais plus de 300 000 fans. Marco Hazan, photographe amoureux des Parisiens, est également étudiant à Sciences Po, où il suit un master Marketing et études. Portrait vidéo d’un photographe convaincu que le digital permet de connecter les gens et d’encourager l’esprit de tolérance.

Lire la suite
Une recherche au cœur du politique

Une recherche au cœur du politique

Mardi 21 novembre, Sciences Po présente son Forum de la recherche. Une occasion unique de découvrir les centres et de dialoguer avec des chercheurs. Mais en quoi consiste la recherche ? Christine Musselin, directrice scientifique, nous éclaire sur ce qui constitue l’un des fondamentaux de Sciences Po.

Lire la suite
“Je veux rester proche des étudiants”

“Je veux rester proche des étudiants”

Elle a passé ses 20 dernières années au coeur du réacteur de la formation à Sciences Po : la direction des études et de la scolarité (DES). “J’ai commencé ma carrière au sein de la direction des systèmes d’information mais, très rapidement, j’ai eu envie de basculer du côté de la formation, le coeur de métier de l’école”, se souvient-elle. Il y a encore peu directrice du pilotage transversal au sein de la DES de Sciences Po, Pascale Leclercq vient d’entamer une nouvelle étape de sa carrière en devenant la toute nouvelle directrice du campus de Poitiers. Portrait.

Lire la suite
Agir face aux urgences du développement

Agir face aux urgences du développement

Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD) et Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po, ont signé le 15 novembre un nouveau partenariat qui vient renforcer et élargir une longue tradition de coopération. Son ambition : alimenter la recherche et le débat public sur les questions de développement, et mieux former les futurs acteurs du développement.

Lire la suite
Un chef étoilé en masterclass

Un chef étoilé en masterclass

Propriétaire du restaurant trois étoiles L’Arpège, Alain Passard est venu donner, ce 8 novembre 2017, une masterclass exceptionnelle aux étudiants de l’École du management et de l’innovation de Sciences Po. Créativité, importance du respect des saisons et des produits ou encore vision du chef d’entreprise, il a partagé ses inspirations.

Lire la suite
Se spécialiser en défense et sécurité

Se spécialiser en défense et sécurité

Une nouvelle formation a vu le jour dans le cadre du master Politiques publiques de l'École d'affaires publiques de Sciences Po : la spécialité Sécurité et défense. Inaugurée à la rentrée 2017 avec une promotion de 62 étudiants,  celle-ci vise à permettre aux étudiants de se forger une culture et une compréhension des enjeux de sécurité et de défense du XXIe siècle : nouvelles menaces, coopération public-privé, cybersurveillance, etc. Les étudiants qui la suivent auront ensuite la possibilité de travailler aussi bien dans des ministères (de l’Intérieur, de la Défense) que dans des entreprises de services de sécurité et de défense.

Lire la suite