La condition humaine à l’heure des N.B.I.C.

Séminaire proposé par Elisabeth de Castex & Dominique Reynié
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Elisabeth de Castex, docteur en science politique (Sciences Po)

Dominique Reynié, professeur des Universités à Sciences Po.

Pour vous inscrire merci d’envoyer à Dominique Reynié (dominique.reynie@sciencespo.fr), Elisabeth de Castex (edecastex@gmail.com) et Marie-Rose PEREIRA (marietrose.pereira@sciencespo.fr) avant le 22 janvier 2018 un court CV (2 p. maximum) avec quelques lignes (5/10) expliquant le lien entre votre sujet de recherche et la thématique du séminaire.

Calendrier et lieu :
1ère séance le 25 janvier 2018 de 9h00 à 11h00
Salle de l’Ecole doctorale - 199 boulevard Saint-Germain 75007 Paris – 3ème étage
Les séances suivantes seront déterminées lors de la première.

Les progrès accomplis dans la connaissance du vivant associés aux nouvelles technologies disponibles nous permettent désormais de copier du vivant, d’accéder à la manipulation du génome, de maîtriser la reproduction ou de fabriquer des intelligences artificielles.

En entrecroisant des pouvoirs que semblent libérer les nanotechnologies (N), la biologie (B), l’informatique (I) et les sciences cognitives (C), on annonce le passage d’un humanisme classique, qui serait issu de la Renaissance, à un nouvel humanisme, voire une nouvelle espèce humaine dont le corps deviendrait non seulement réparable mais transformable, déployable et pérénisable presque à souhait. Pour certains théoriciens et praticiens de la convergence N.B.I.C., privilégier l’amélioration des capacités individuelles serait la nouvelle voie permettant de relancer l’idée de progrès politique.

Véritable utopie pour les uns, redoutable menace pour les autres, le débat est encore contenu à l’intérieur d’un cercle relativement limité. Si le retentissement public de certaines innovations (Crispr cas9, Deep Blue), de certaines notions (« transhumanisme », « post-humanisme ») ou le succès notable de livres de vulgarisation (Sapiens puis Homo Deus de Yuval Noah Harari) témoignent d’une présence dans le débat public, ces interrogations et controverses demeurent faiblement politisées, ouvrant sur l’épineuse question d’une hypothétique régulation.

Tout au long des séances, nous aurons à cœur d’observer la manière dont les savoirs issus des N.B.I.C. redéfinissent le territoire des sciences sociales en général et de la science politique en particulier.

Enfin, certaines séances se dérouleront autour de travaux de chercheurs invités. Ont d’ores et déjà donné un accord principe, les modalités pratiques restant à préciser : Laurent Alexandre, chirurgien et dirigeant d’entreprise ; Florence G’Sell, professeur des universités, professeur de droit privé à l’Université de Lorraine ; Emmanuelle Rial-Sebbag, juriste, directrice de recherche à l’INSERM ; Antoinette Rouvroy, chercheur au Fonds Scientifique National de la Recherche Scientifique Belge et Virginie Tournay, directrice de recherche CNRS, CEVIPOF.

 

=> Téléchargez le programme des séances ainsi que les éléments bibliographiques 

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