Aux origines

La recherche française souffre d’un grand retard en matière d’équipements dédiés à la production, la diffusion et la réexploitation des données pour les sciences humaines et sociales :

  • Absence de structure proprement académique pour mener des enquêtes quantitatives sur des échantillons statistiquement représentatifs de la population ;
  • Absence de banque centralisée d’archivage et de diffusion d’enquêtes menées selon des méthodologies qualitatives ;
  • Absence de dispositif permettant de récupérer et de traiter les données issues du web.

Les conséquences de ce retard sont multiples :

  • Grande dépendance envers les instituts de sondage privés pour recruter les enquêtés ;
  • Absence de possibilité de réutilisation, et donc sous-exploitation des données d’enquêtes qualitatives ;
  • Dépendance envers des opérateurs privés pour analyser le web ;
  • Recherche méthodologique peu développée.

Plusieurs initiatives ont été prises ces dernières années pour tenter de remédier à cette situation:

  • Multiplication des alertes (rapport Silberman en 1999, rapport Cribier en 2003) et sensibilisation accrue de la communauté scientifique à ces enjeux (programme ARSHS) ;
  • Mise en place de structures ou de réseaux destinés à améliorer la diffusion des données d’enquêtes (GIS Quetelet,TGIR Progedo, TGE Adonis, IR Corpus, etc.).

L’Equipex DIME-SHS vient compléter ce paysage en vue d’établir des ponts entre ces grandes infrastructures d’un côté et la recherche de l’autre, et en proposant d’intégrer dans un même équipement les trois types de données auxquels les chercheurs en sciences humaines et sociales peuvent avoir recours.